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samedi 22 février 2014

La question sahraouie pendant la semaine anticoloniale (14 février-3 mars 2014)

Cette année encore, le Sahara occidental, dernière colonie d'Afrique, sera à l'ordre du jour de nombreux évènements pendant la 9ème édition de la "Semaine anticoloniale et antiraciste" (semaine qui dure en réalité 15 jours du 14 février au 3 mars).
Le Salon  anticolonial a été inauguré le samedi 15 février par Omar Mansour, représentant du Front Polisario en France. Le stand de soutien au peuple sahraoui a été remarqué avec la participation de nombreux militants des associations sahraouies et françaises et de très nombreux contacts avec les visiteurs (les radios et les télévisions algérienne et sahraouie étaient présentes).

          - Jeudi 20 février à 19h: Soirée -débat "Contre les procès inéquitables de l'Etat marocain et pour la libération des prisonniers politiques marocains et sahraouis" avec la participation d'Ayad Ahram, Raymond Benhaim, Bachir Moutik, Régine Villemont sous la responsabilité de l'Association des Amis de la RASD (AARASD) à la mairie du 2ème arrondissement (rue de la Bourse métro Bourse)

          - Samedi 22 février à 19h: Soirée sur "Femmes en résistance", dont les femmes sahraouies, sous la responsabilité de l'AFASPA à la mairie du 2ème

          - Jeudi 27 février (38ème anniversaire de la proclamation de la RASD) :
- 15h: Rassemblement de soutien au peuple sahraoui Place Edouard Herriot (près de l'Assemblée nationale) et délégation au Ministère des Affaires étrangères
          - 19h: Sahara occidental et Palestine: Etat de la colonisation et luttes sur place au siège de la CNT 33 rue des Vignoles Paris 20ème métro Avron ou Buzenval
- Samedi 1er mars à 14h:
          Manifestation anticoloniale et antiraciste Place de la République Paris 11ème (l'an dernier, la forte participation des Sahraouis à la manifestation de clôture de la Semaine avait été remarquée)

- Lundi 3 mars à 19h30 à la Maison de la poésie: lecture de poèmes, dont ceux de Nana Rachid par Najem

Mais il y a aussi d'autres évènements intéressants pendant la "Semaine anticoloniale": consulter le site www.anticolonial.net

                             * * * *
Et n'oubliez  pas!

        - La souscription pour le film-documentaire sur Ennaâma Asfari et les prisonniers politiques sahraouis, continue (www.touscoprod.com/saharoui)

        - La campagne de parrainage des prisonniers politiques sahraouis est relancée:

Après le silence dans la presse française sur la plainte contre le patron de la DST, la France prend le parti des tortionnaires et non des victimes

Par Badr Soundouss, 22/2/2014
tortures
La presse française dans son ensemble est restée silencieuse après la plainte déposée en France pour « tortures » contre Abdellatif Hammouchi, le patron de la DST, la police politique marocaine.
A part une dépêche de l’AFP, agence de presse publique en France, toute la presse française est restée silencieuse. Alors que généralement, cette même presse n’est pas si muette que ça quand il s’agit de dossiers de tortures ou d’atteintes aux droits humains impliquant des pays voisins qui, il est vrai, ne savent pas aussi bien recevoir que nous.
Pour exemple, la dépêche de l’AFP a été reprise par le site The Huffington Post du … Québec. A l’autre bout du monde. Alors que le Huffington Post français dirigé par Anne Sinclair ne dit rien sur cette importante information. 
Est-ce parce que  Mme Sinclair est l’heureuse propriétaire d’un immense riad à Marrakech ?
Et si le site de l’hebdomadaire français L’Express parle de procédures judiciaires impliquant le Maroc, il ne donne pas le nom de Abdellatif Hammouchi qui est pourtant en première ligne dans cette affaire.
Pourquoi ce silence ? Certaines mauvaises langues avancent méchamment qu’en raison de l’affluence massive des classes dirigeantes françaises à Marrakech cette dernière décennie, la DST, comme pour le reste de la population « sensible », a amassé des tonnes d’informations, pas très reluisantes!, sur les mœurs et coutumes de beaucoup de personnalités de premier ordre. « Tu m’embêtes, je t’embête ! », semble être la politique de cette centrale « d’intelligence » à l’adresse des empêcheurs de tourner en rond.
Une centrale d’intelligence qui n’a d’ailleurs, vu les accusations de tortures qui s’accumulent contre elle, d’intelligent que le nom.

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La France des droits de l'Homme défend les tortionnaires :  Le Quai d'Orsay a déploré un "incident regrettable". 

Maroc: incident diplomatique avec la France à propos du patron du contre-espionnage

Par LEXPRESS.fr, publié le 22/02/2014 

Une ONG française avait demandé une audition en France du patron du contre-espionnage marocain pour des accusations de "complicité de torture". Le Quai d'Orsay a déploré un "incident regrettable". 


Le ministère français des Affaires étrangères a déploré samedi un "incident regrettable" après la demande par une ONG française d'une audition en France du patron du contre-espionnage marocain pour des accusations de "complicité de torture" et la démarche policière qui en a découlé.
afp.com/Abdelhak Senna
Le ministère français des Affaires étrangères a déploré samedi un "incident regrettable" après la demande par une ONG française d'une audition en France du patron du contre-espionnage marocain. l'association Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) a demandé aux autorités françaises de profiter de la présence dans l'Hexagone d'Abdellatif Hammouchi, pour l'auditionner au sujet de deux plaintes pour torture au sein du centre de détention marocain de Temara, qui dépendrait de la Direction générale marocaine de la surveillance du territoire (DGST). 
Abdellatif Hammouchi accompagnait jeudi le ministre marocain de l'Intérieur Mohamed Hassad pour un G4 formé avec ses homologues français, espagnol et portugais. 
"Un incident regrettable, dans l'esprit de l'amitié confiante qui lie la France et le Maroc"

Le Maroc a dénoncé "la violation des règles et usages diplomatiques universels et le non-respect des conventions entre les deux pays suscitent de nombreuses interrogations". Selon elle, sept policiers se sont rendus jeudi à la résidence de l'ambassadeur du Maroc "pour notifier une convocation émanant d'un juge d'instruction" au directeur général de la surveillance du territoire, en ignorant "le recours au canal diplomatique". 
Le Quai d'Orsay a présenté ses excuses au Maroc: "en réponse à la demande des autorités marocaines, nous avons immédiatement demandé que toute la lumière soit faite, le plus rapidement possible, sur cet incident regrettable, dans l'esprit de l'amitié confiante qui lie la France et le Maroc", a indiqué dans un communiqué le porte-parole du ministère, Romain Nadal. Le Maroc avait convoqué l'ambassadeur français après la venue jeudi chez l'ambassadeur marocain à Paris d'une demi-douzaine de policiers. 




Affaire Hammouchi : L’ambassadeur de France à Rabat convoqué

Charles Fries (Photo MAP)
Charles Fries (Photo MAP)

La ministre déléguée aux Affaires étrangères et à la Coopération (MAEC), Mbarka Bouaida, a convoqué hier soir l’ambassadeur de France à Rabat, Charles Fries, pour lui signifier la colère du régime pour les plaintes pour « complicité de torture au Maroc » déposées contre Abdellatif Hammouchi, le patron de la DST, la police politique marocaine. 

Selon une dépêche de la MAP, l’agence de presse officielle, Mme Bouaida a convoqué l’ambassadeur Fries « pour lui signifier la protestation vigoureuse du Royaume du Maroc, à la suite des informations faisant état d’une plainte contre le Directeur général de la surveillance du territoire (DGST) pour une prétendue complicité de torture au Maroc« .
Toujours selon la MAP, un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération indique que Mme Bouaida a, en outre, précisé que « le Maroc rejette, catégoriquement, aussi bien la procédure cavalière et contraire aux usages diplomatiques utilisée et davantage encore les cas judiciaires, sans fondements, évoqués ».
La ministre déléguée a affirmé que « cet incident grave et inédit dans les relations entre les deux pays est de nature à porter atteinte au climat de confiance et de respect mutuel qui a, toujours, existé entre le Maroc et la France ».
Le royaume du Maroc, ajoute le communiqué, « exige, avec insistance, que des explications urgentes et précises soient données à cette démarche inadmissible et que les responsabilités soient identifiées ».
Bien sûr ! Que la France arrête les victimes et qu’elle les renvoie au Maroc pour qu’elles soient soumises à la question. C’est-à-dire qu’elles passent à la gégène pour que des « explications urgentes et précises soient données à cette démarche inadmissible et que les responsabilités soient identifiées ». 
Quelques heures après la convocation de l’ambassadeur français, l’ambassade du Maroc à Paris, dont le second est impliqué dans une affaire policière en France, commettait un communiqué dans lequel elle exprimait son étonnement face à « l’absurdité » de cette affaire.
Dans ce communiqué, qui avait tout l’air d’avoir été rédigé au ministère marocain de l’intérieur, l’ambassade s’en prend d’une manière extraordinairement véhémente aux victimes.
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=30102




vendredi 21 février 2014

Plaintes pour torture: le Maroc "avertit" la France

Par h24info.ma, 22/2/2014 


Le patron du contre-espionnage marocain, Abdellatif Hammouchi, est accusé de "complicité de torture" par une ONG française.
Le patron du contre-espionnage marocain, Abdellatif Hammouchi, est accusé de "complicité de torture" par une ONG française. ©DR


Un incident diplomatique entre le Maroc et la France a été provoqué par la plainte, cette semaine, d'une ONG française réclamant l'audition du patron du contre-espionnage marocain, Abdellatif Hammouchi, sur des accusations de "complicité de torture".
 L'ambassadeur de France au Maroc a été convoqué vendredi soir au ministère des Affaires étrangères à Rabat. Le Maroc "proteste vigoureusement" contre la plainte d'une ONG française concernant le patron de la DGST, Abdellatif Hammouchi, accusé de complicité de torture. 


Un communiqué des Affaires étrangères publié ce samedi matin indique que la ministre déléguée Mbarka Bouaida vendredi soir au siège du ministère, l'ambassadeur de France à Rabat, Charles Fries, "pour lui signifier la protestation vigoureuse du Royaume du Maroc, à la suite des informations faisant état d'une plainte contre le Directeur général de la surveillance du territoire (DGST) pour une prétendue complicité de torture au Maroc".


Un avertissement envoyé à la France

Après avoir rejetté "catégoriquement, aussi bien la procédure cavalière et contraire aux usages diplomatiques utilisée et davantage encore les cas judiciaires, sans fondements, évoqués", Mbarka Bouaida a même ajouté que "cet incident grave et inédit dans les relations entre les deux pays est de nature à porter atteinte au climat de confiance et de respect mutuel qui a, toujours, existé entre le Maroc et la France". Ce qui sonne indéniablement comme un avertissement.

L'association Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat) avait demandé jeudi aux autorités françaises de profiter de la présence en France du patron de la DGST, Abdellatif Hammouchi, pour l'auditionner dans le cadre de plaintes déposées à Paris concernant notamment des faits présumés de torture au sein du centre de détention marocain de Temara, qui dépendrait de la Direction générale marocaine de la surveillance du territoire (DGST).

M. Hammouchi accompagnait jeudi le ministre marocain de l'Intérieur Mohamed Hassad pour un G4 avec ses homologues français, espagnol et portugais.


Des policiers à la résidence de l'ambassadeur à Paris

L'ambassade du Maroc en France a rapporté dans un communiqué que sept policiers français s'étaient rendus jeudi à la résidence de l'ambassadeur à Paris"pour notifier une convocation émanant d'un juge d'instruction" au directeur général de la surveillance du territoire, en ignorant "le recours au canal diplomatique".
 
L'ambassade a exprimé  "son étonnement face à l'absurdité de cette affaire" et a dénoncé la démarche qui viole "les règles et usages diplomatiques universels" et  "les conventions entre les deux pays" et qui "suscite de nombreuses interrogations sur les motivations réelles de cette affaire et ses véritables commanditaires".
 
D'après l'ambassade, les cas évoqués par l'ONG et qui motivent sa demande d'audition "concernent des affaires dans lesquelles la DGST, conformément à ses attributions, n'a été nullement et de quelque manière que ce soit concernée".
 

Accusations de torture à Temara et Laayoune

L'une des plaintes, déposée avec constitution de partie civile par Adil Lamtalsi, un Franco-Marocain de 33 ans, avait donné lieu à l'ouverture fin 2013 d'une information judiciaire à Paris, selon une source proche du dossier. Adil Lamtalsi affirme avoir été arrêté en octobre 2008 près de Tanger (nord), puis torturé pendant trois jours à Temara, près de Rabat, avant qu'on ne l'oblige -selon lui- à signer des aveux.


Il a nié devant le tribunal marocain les faits qui lui étaient reprochés mais a été condamné en novembre 2008 à 10 ans de prison pour détention et trafic de cannabis. Il a par la suite été transféré en France pour y purger sa peine. M. Hammouchi est visé dans cette plainte pour complicité de torture.

La deuxième plainte est plus récente puisqu'elle a été déposée cette semaine (le 20 février) par l'avocat d'un militant indépendantiste sahraoui, Naâma Asfari. Un des condamnés du procès Gdim Izik (30 ans de prison), Naâma Asfari, a porté plainte en France et à l'ONU contre le Maroc: il aurait été frappé et affamé dans les prisons de Laâyoune.
A.C. avec agences
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Point de vue de la MAP : 

Charles Fries (Photo MAP)
Charles Fries (Photo MAP)

La ministre déléguée aux Affaires étrangères et à la Coopération (MAEC), Mbarka Bouaida, a convoqué hier soir l’ambassadeur de France à Rabat, Charles Fries, pour lui signifier la colère du régime pour les plaintes pour « complicité de torture au Maroc » déposées contre Abdellatif Hammouchi, le patron de la DST, la police politique marocaine. 

Selon une dépêche de la MAP, l’agence de presse officielle, Mme Bouaida a convoqué l’ambassadeur Fries « pour lui signifier la protestation vigoureuse du Royaume du Maroc, à la suite des informations faisant état d’une plainte contre le Directeur général de la surveillance du territoire (DGST) pour une prétendue complicité de torture au Maroc« .
Toujours selon la MAP, un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération indique que Mme Bouaida a, en outre, précisé que « le Maroc rejette, catégoriquement, aussi bien la procédure cavalière et contraire aux usages diplomatiques utilisée et davantage encore les cas judiciaires, sans fondements, évoqués ».
La ministre déléguée a affirmé que « cet incident grave et inédit dans les relations entre les deux pays est de nature à porter atteinte au climat de confiance et de respect mutuel qui a, toujours, existé entre le Maroc et la France ».
Le royaume du Maroc, ajoute le communiqué, « exige, avec insistance, que des explications urgentes et précises soient données à cette démarche inadmissible et que les responsabilités soient identifiées ».
Bien sûr ! Que la France arrête les victimes et qu’elle les renvoie au Maroc pour qu’elles soient soumises à la question. C’est-à-dire qu’elles passent à la gégène pour donner des « explications urgentes et précises soient données à cette démarche inadmissible et que les responsabilités soient identifiées ». 
Quelques heures après la convocation de l’ambassadeur français, l’ambassade du Maroc à Paris, dont le second est impliqué dans une affaire policière en France, commettait un communiqué dans lequel elle exprimait son étonnement face à « l’absurdité » de cette affaire.
Dans ce communiqué, qui avait tout l’air d’avoir été rédigé au ministère marocain de l’intérieur, l’ambassade s’en prend d’une manière extraordinairement véhémente aux victimes.

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Zakaria Moumni attaque Abdellatif Hammouchi, le patron de la DST marocaine




Abdellatif Hammouchi (Photo capture d'écran)
Abdellatif Hammouchi (Photo capture d’écran)
Patrick Baudouin, avocat au Barreau de Paris et président d’honneur de la FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’homme), a déposé aujourd’hui au nom de Zakaria Moumni une plainte auprès du procureur du pôle spécialisé crimes contre l’Humanité /crimes de guerre du tribunal de grande instance de Paris visant Abdellatif Hammouchi, le directeur général de la DGST, la police politique marocaine.
La plainte sur le fondement de la compétence universelle des juridictions françaises pour crimes de torture a été déposée alors que M. Hammouchi se trouvait en France ce qui engendre automatiquement la compétence du tribunal de grande Instance de Paris pour instruire cette affaire.
Le 27 sept 2010,  Zakaria Moumni, champion du monde de boxe thaïe, a été enlevé et torturé pendant 4 jours au centre de détention de Témara, ex-siège de la DST, actuellement à Aïn Aoudan dans la banlieue de Rabat. Au cours de ces quatre jours, il a pu reconnaître Abdellatif Hammouchi qui était présent à Témara.
Il a ensuite fait l’objet d’une procédure inique au Maroc et il n’a pu regagner la France qu’après 18 mois de détention arbitraire.
Les proches de Zakaria Moumi en France « espèrent que cette plainte fera l’objet dune enquête approfondie, indépendante et impartiale, le Maroc ayant démontré son absence de volonté politique pour rendre justice aux victimes de torture ». Cette plainte fait suite à une plainte déposée la veille contre le même Hammouchi par l’ACAT (l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture).
Demain
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Petit Rappel de l'affaire
 

 

ACAT - Sahara occidental : dépôt de plaintes auprès de la France et de l'ONU pour la torture de Naama Asfari, et derniers rebondissements.



ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) - Cabinet Joseph Breham, 21/2/2014
Communiqué de presse
L’ACAT et Maître Joseph Breham ont déposé le 20 février deux plaintes pour que la lumière soit faite sur les tortures subies par Naama Asfari, défenseur des droits de l’homme et militant pour l’autodétermination du Sahara occidental, condamné en 2013 à 30 ans de détention par la justice militaire marocaine sur la base d’aveux signés sous la torture.
Une plainte a été déposée auprès du Comité contre la torture de l’ONU contre le Maroc pour les sévices subis par Naama Asfari, la prise en compte des aveux forcés par le juge militaire et l’absence d’enquête malgré la réitération de ses allégations de torture. Naama Asfari et son épouse, Claude Mangin [1], ont aussi adressé une plainte pénale au doyen des juges d’instruction de Paris. L’ACAT s’est constitué partie civile aux côtés des victimes.
Selon Maître Joseph Breham, avocat de Naama Asfari et de son épouse, « La plainte déposée en France doit amener la justice française à identifier les auteurs et donneurs d’ordre des tortures fréquemment infligées aux militants sahraouis. Actuellement, l’État de droit est tel au Maroc qu’une telle enquête n’y est pas possible. »
Malgré les dénonciations réitérées et documentées tant de la société civile que de la communauté internationale, l’Etat Marocain n’a jamais enquêté sérieusement sur les graves violations des droits de l’homme perpétrés à l’encontre des militants Sahraouis.
Selon Hélène Legeay, responsable Maghreb/Moyen-Orient à l’ACAT, « à travers le cas de Naama Asfari, nous appelons le CAT et les Nations unies à condamner le phénomène tortionnaire et l’impunité au Maroc. Le royaume, soucieux de son image sur la scène internationale, sera amené à rendre des comptes s’il est condamné. Une condamnation par le Comité contre la torture serait un premier pas significatif dans la lutte contre l’impunité et encouragerait les autres victimes sahraouies et marocaines à porter plainte devant l’ONU, jusqu’à ce que la justice marocaine décide de rendre justice elle-même ».
Naama Asfari est un défenseur des droits de l’homme et militant pour l’autodétermination du Sahara occidental. Le 16 février 2013, après plus de 27 mois de détention préventive, il a été condamné à 30 ans d’emprisonnement par le tribunal militaire de Rabat à l’issue de neuf jours d’un procès inéquitable marqué par la prise en compte des aveux signés sous la torture.
Il a été arrêté le 7 novembre 2011 à Laayoune, région du Sahara occidental sous administration marocaine, la veille du démantèlement du camp de Gdeim Izik [2]. Plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées dans ce contexte, parmi lesquelles Naama Asfari et 23 autres opposants politiques et défenseurs des droits de l’homme sahraouis – pour la plupart soumis à la torture – et très lourdement condamnés par le tribunal militaire. Les accusés ont déclaré à plusieurs reprises avoir été torturés. Les juges militaires ont refusé d’ordonner une expertise médicale et les ont condamnés sans preuve, sur la base d’aveux signés sous la torture.
Naama Asfari a été condamné à 30 ans d’emprisonnement, bien qu’arrêté la veille des faits qui lui sont reprochés. Neuf de ses co-accusés ont été condamnés à l’emprisonnement à perpétuité. Ces condamnations sont définitives, les jugements rendus par des tribunaux militaires ne pouvant pas faire l’objet d’appel en droit marocain.
Contact presse :
·         Pierre Motin, ACAT, 01 40 40 99 69 / 06 12 12 63 94 pierre.motin@acatfrance.fr  
·         Maître Joseph Breham, 01 53 01 92 20, jb@jb-juris.fr  
Notes aux rédactions :
·         [1] Claude Mangin est de nationalité française, et peut dès lors porter plainte auprès des autorités françaises.
·         [2]Le camp de Gdeim Izik avait été érigé un mois plus tôt par des milliers de Sahraouis pour protester contre les discriminations économiques et sociales dont ils s’estiment victimes de la part du gouvernement chérifien. Lors du démantèlement du camp par les forces de sécurité, des affrontements ont éclaté avec les manifestants. Selon les autorités marocaines, neuf soldats ont été tués. 

mangin claude claudemangin@yahoo.fr

18:23 (Il y a 15 heures)


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Derniers rebondissements suite au dépôt de plainte pour Ennaâma Asfari

Par helene.legeay@acatfrance.fr,21/2/2014




Voici les derniers rebondissements suite au dépôt de plainte pour Ennaâma Asfari hier.
 Nous avons appris que le directeur de la DGST (impliqué dans plusieurs plaintes pour torture déposées par l'ACAT, dont celle d'Ennaâma) était de passage à Paris hier. Nous avons tenté de le faire interpeler.



Une association demande l'audition d'un responsable marocain en visite en France

Paris (France)  -  20 février 2014 21:19  -  AFP  -  LEAD , ajoute précisions sur la plainte de M. Asfari
 
/  INF  -  POL - CLJ  -  405 Mots  /  diplomatie prison droitsHomme enquête France Maroc  /  FRS-FR 20 février 2014 

Une ONG française a demandé jeudi l'audition du patron du contre-espionnage marocain actuellement en visite en France, Abdellatif Hammouchi, qu'elle accuse de complicité de torture au Maroc.

"Nous demandons aux autorités françaises de profiter de sa présence pour l'entendre dans le cadre des plaintes que nous avons déposées à Paris", a déclaré à l'AFP Hélène Legeay, responsable des programmes Maghreb-Moyen-Orient de l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat-France).

La présence en France du patron de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) a été confirmée à l'AFP de source proche de l'ambassade du Maroc. M. Hammouchi accompagnait le ministre marocain de l'Intérieur, Mohamed Hassad, en visite à Paris.

L'Acat s'est associée à plusieurs plaintes relatives à des faits présumés de torture au sein du centre de détention marocain de Temara, qui dépendrait de la DGST.
Une des plaintes, déposée avec constitution de partie civile par Adil Lamtalsi, un Franco-Marocain de 33 ans, a donné lieu à l'ouverture fin 2013 d'une information judiciaire à Paris, selon une source proche du dossier.
M. Lamtalsi affirme avoir été arrêté en octobre 2008
près de Tanger, puis torturé pendant trois jours à Temara avant qu'on ne l'oblige selon lui à signer des aveux.

Il a nié devant le tribunal marocain les faits qui lui étaient reprochés mais a été condamné selon l'Acat en novembre 2008 à 10 ans de prison pour détention et trafic de cannabis. Il a par la suite été transféré en France pour y purger sa peine.

M. Hammouchi est visé dans cette plainte pour complicité de torture.

C'est également le cas dans une autre plainte déposée jeudi au parquet par un Marocain de 44 ans, Ennaâma Asfari.
 

Ce défenseur des droits de l'homme sahraoui incarcéré au Maroc où il purge une peine de 30 années de réclusion criminelle estime que la justice française peut enquêter sur des faits commis à son encontre au Maroc au nom de la compétence universelle, du fait de la présence en France de M. Hammouchi.

"Nous espérons que le parquet ne sacrifiera pas la nécessité de lutter contre la torture sur l'autel des bonnes relations avec le Maroc", a déclaré à l'AFP Me Joseph Breham, avocat des plaignants.

De source judiciaire, on indiquait jeudi soir qu'une éventuelle audition de M. Hammouchi impliquait au préalable de vérifier avec le ministère des Affaires étrangères si la DGST peut éventuellement faire valoir une immunité.

jac/bat/fm
 

jeudi 20 février 2014

20 février : Heureux anniversaire à tous les irréductibles qui ont gardé la lueur dans les yeux et l'espoir dans le coeur!!!

 Le mouvement du 20 février n'est pas un rêve, c'est une réalité entrevue et qui a fait vibrer les cœurs, les jeunes frétillants et les cœurs comme le mien flétris par tant de désillusion et de rêves cassés par la force opportuniste d'inertie qui cultive l'2i7bat chez notre belle jeunesse.

Des projets et des passions j'en ai construit tout au long de ma vie politique, syndicale, associative et sociale et toujours à la fin je revenais chez moi le cœur gros et l'espoir déçu!!!
Le projet né avec le M20, peut être le dernier dans mon parcours du combattant, est vivant, différent inextinguible et tenace!!! Parce que le M20 m'a révélé l'existence d'une jeunesse d'une humanité que je n'ai pas rencontrée depuis mes premières année à l'UNEM ni à l'USFP, ni à l'OMMDH ni à Transparency, pas du tout au contact des artistes marocains que j'ai côtoyés et aidés!!!!! Cette humanité jeune ou moins jeune est sincère, désintéressée et déterminée à arracher son droit!!!
J'ai entrepris d'archiver ma découverte la plus éblouissante et qui est le débat politique et la maturité des jeunes de tout bord à discuter, analyser les situations avec courage, honnêteté et sens de la responsabilité!!! Voici un livre qui attend son heure.
Deuxième projet j'ai invité un certain nombre de membres ou sympathisants du M20 à me confier ce qui a changé dans leur vie avec l'avènement du M20!!! Les témoignages que j'ai recueillis sont une mine d'émotions mais pas que ça!!! C'est l'histoire du mouvement à travers des histoires de ses promoteurs.
Finalement les marches du M20 ont été documentées par des photographes professionnels ou amateurs et mon ambition est de faire un livre de photos. J'ai sollicité mes amis et Dire Li Bghiti a été le premier à répondre et a mis à disposition un trésor inestimable!!! Maria Karim m'a aussi donné des photos fabuleuses!!! D'autres photographes, artistes pas du tout membres du mouvement, m'ont confié des photos superbes!!!!
L'élaboration de ces projets demande une énergie incroyable et un logistique importante, et donc le retard est du en aux moyens humains et matériels pour les réaliser!!!!
En attendant la réalisation de ces livres et ce travail de mémoire, j'ai été tentée de montrer les photos des marches que les amis ont mis à ma disposition!!! J'ai commencé la sélection et contacté les imprimeurs pour réaliser une exposition de 50 reproductions sur un support d'un mètre sur mètre sur bâche à montrer lors du Festival Résistances et Alternatives!!! Vu le déroulement de toute la machine du makhzen pour contrer toute célébration de l'anniversaire du M20 et l'interdiction de ce Festival culturel à la Fabrique culturelle des Abattoirs, j'ai décidé de retirer l'exposition qui est d'un caractère politique et qui pourrait gêner ce festival!!!!
Je vous invite à vous rendre aux Abattoirs pour défendre ce lieu qui dernièrement a été makhzenisé!!!

Débat sur "Les libertés démocratiques au Maroc à l’aune du 20-Février".

‪#‎PARIS‬ ‪#‎M20F‬

Débat sur "Les libertés démocratiques au Maroc à l’aune du 20-Février".

Comme d'habitude, débat de haut niveau, et très enrichissant, en présence de Maitre Maurice BUTTIN, 85 ans, avocat de l'affaire BEN BARKA depuis 50 ans, de Hayatt BOUSSETTA et d'autres militants progressistes de tous les bords : très beau !

Le M20 affaibli, son esprit se déploie...autrement


 Par  Nizar Bennamat, 20/2/2014
Le théâtre de l'opprimé lors d'une de ses représentation
Le théâtre de l'opprimé lors d'une de ses représentation. © DR
Alors qu'on commémore le 3e anniversaire du mouvement contestataire du "20 Février", nous sommes allés à la rencontre de ces jeunes qui ont créé leurs propres outils pour le changement.
Il y a trois ans, le Maroc assistait à la première sortie du Mouvement du 20 février (M20F). La contestation a perdu sa force de frappe. Les personnes derrière la naissance du mouvement n'ont pas baissé les bras pour autant. Du culturel aux droits de l'Homme, plusieurs initiatives ont vu le jour, gardant l'esprit du mouvement qu'ils ont participé à créer. H24info vous livre une liste non exhaustive de projets qui ont vu le jour après le recul du M20.

Le théâtre de l'opprimé: rendre le mégaphone aux citoyens
Après un an d'activisme au sein du M20, Hosni Almoukhlis et ses amis sont arrivés à un constat: les manifestations du M20 ne sont plus pertinentes. "Répéter le même discours dans un contexte qui a changé revenait à du Don-quichottisme", souligne Almoukhlis. "Il était inimaginable pour nous de tomber dans les discours creux de plusieurs partis politiques", ajoute-t-il. Le jeune homme décide alors, avec un groupe d'activistes du M20F, de travailler sur le front culturel en donnant des représentations de pièces de théâtre dans la rue. Le concept du théâtre de l'opprimée du Brésilien Augusto Boal les séduit.

En mars 2012, Hosni Almoukhlis et les siens commencent les répétitions. Un mois plus tard, la troupe donne sa première représentation. Oppression, corruption, argent public, voilà autant de thèmes traités par ces jeunes qui, dans leurs représentations, trouvent le moyen d'inviter le public à interpréter un rôle. "C'est notre façon de donner le mégaphone aux citoyens lambda", déclare Hosni Almoukhlis.

La troupe de théâtre compte déjà une dizaine de performances à son actif, dont une tournée dans quatre villes avec Transparency Maroc sur le thème de la corruption. Actuellement, la bande à Hosni se livre à des séances d'écoute avec les femmes du quartier Sidi Moumen à Casablanca.

Le but est de recueillir les témoignages et de traiter le thème le plus récurrent dans une représentation qui se tiendra dans le même quartier. "Être citoyen, ce n'est pas vivre en société, c'est la changer", disait le père du théâtre de l'opprimé Augusto Boal. Une citation érigée en leitmotiv par Hosni Almoukhlis et les siens.

Institut Prometheus pour la démocratie et les droits de l'Homme
Lors de la montée des contestations, certains jeunes militants ont remarqué un manque d'adhésion aux valeurs de la démocratie et des droits de l'Homme. Ils décident alors de créer l'Institut Prometheus, dédié à la promotion de ces valeurs.

"C'est essentiel de réformer les institutions, les lois, la constitution. Mais cela n'aura pas l'effet escompté tant que nous n'avons pas travaillé sur la démocratisation de la société" analyse Yassin Bazzaz, président de l'institut.

Prometheus entend d'abord travailler sur l'enseignement, afin qu'il soit porteur des valeurs des droits de l'homme. Les médias, puis l'art et la Culture sont les autres axes de réflexion de l'institut. Bazzaz nous confie que son équipe travaille actuellement sur les manuels scolaires pour trouver tout ce qui peut aller à l'encontre des droits de l'homme.

Un mémorandum doit être publié fin septembre. En attendant, l'institut multiplie les conférences, ateliers et formations en direction de leur cible: élèves, étudiants et diplômés chômeurs. L'institut travaille également sur des petites émissions autour de la promotion des droits de l'Homme destinées aux radios et à internet.

UX: l'activisme en faveur de l'enseignement
L'Union des étudiants pour le changement du système éducatif (Uecse, aussi dit "UX") a une histoire un peu particulière. La révolte des étudiants, en juillet 2012 contre les seuils très élevés pour l'accès aux écoles et instituts supérieurs, a posé les bases d'une réflexion sur une autre manière de militer pour l'égalité des chances.

Au début, il était question d'organiser des sit-in dans différentes villes du pays pour protester. L'UX a ensuite trouvé d'autres formes d'expression à l'instar de "Lfelsafa f Zen9a" (la philosophie dans la rue), qui consiste en une rencontre dans un lieu public où les jeunes débattent de thèmes philosophiques. La liberté, l'amour, l'oppression, la démocratie sont autant de sujets discutés dans un cadre décontracté. L'UX a également lancé l'initiative "Node te9ra" durant laquelle des jeunes, livre en main, se rencontrent une heure ou deux, pour lire. Un moyen d'inciter à la lecture dans une société qui lit très peu. Récemment, le mouvement s'est constitué en association.

Le Festival Résistance et Alternatives (F.R.A): parce qu'il faut résister
C'est l'un des rendez-vous qui a commencé avec le premier anniversaire du M20. Youness Belghazi et Hamza Mahfoudi, deux activistes, et amis inséparables, remarquent que les formes d'expression culturelle lors des manifestations du M20 avaient besoin de plus de visibilité. Le festival offre une paillette d'activités: de la musique, des ateliers sur l'expression corporelle, des tables rondes, des pièces de théâtre dans la rue, des documentaires et des films. Le tout dans un espace d'échange et de discussion ouverts à tous.

Le F.R.A est généralement organisé sur les trois jours les plus proches de la date du 20 février. "C'est notre façon de commémorer une date et non seulement un mouvement", nous confie Youness Belghazi co-fondateur du FRA. Il nous explique que le festival est un lieu de rencontre qui donne une idée sur ce qui a été fait dans le domaine culturel et ce qui va être fait l'année suivante. Par exemple, c'est du festival qu'est né le groupe Guérilla Cinéma. Un groupe de jeunes qui réalise des documentaires sur des questions sociales et politiques au Maroc. Ils comptent déjà à leur actif plusieurs productions comme "My Makhzen and me" et "475". La 3e édition qui commence aujourd'hui a été interdite par les autorités aux anciens abattoirs, où était prévu le festival. Très vite, les activistes du festival ont trouvé un plan B.