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samedi 12 février 2011

Vive tension sociale au Maroc


La fonction publique était en grève hier et appelle à « un changement urgent »

Par Merzak Tigrine, 10/2/2011
Outre l’appel, sur Facebook, à une grande marche pour le 20 février prochain, suivi par celui de l’association Justice et Bienfaisance, pour un “changement urgent”, le Maroc a été secoué, hier, par une grève des personnels des différents départements ministériels, des collectivités locales et autres établissements publics. Des avertissements à accélérer les réformes promises.
Pour protester contre la dégradation du pouvoir d'achat, l'échec du dialogue social depuis 2008 et les tergiversations du gouvernement dans l'application de ses engagements relatifs à la suppression des échelles de un à quatre, les personnels de différents départements ministériels, les collectivités locales et les établissements publics marocains soumis au statut de la Fonction publique, ont observé, hier, une grève qui a été suivie d’un sit-in devant le siège du ministère de la Modernisation des secteurs publics. C’est à l’appel de l’Union syndical des fonctionnaires, affiliée à l’Union marocaine du travail (UMT) que cette action a été décidée. Elle revendique notamment une augmentation générale des salaires, la suppression des échelles de un à quatre dans les collectivités locales et les établissements publics et une promotion exceptionnelle des fonctionnaires depuis 2003. Elle réclame aussi le respect des libertés syndicales.
Pour rappel, les fonctionnaires des collectivités locales marocaines avaient observé, fin janvier, une grève de vingt quatre heures en signe de rejet d’une décision unilatérale prise par le ministère de tutelle de promulguer des décrets relatifs aux statuts spéciaux pour certaines catégories de fonctionnaires. Dans cette ambiance de protestation sociale, le mouvement islamiste Justice et bienfaisance, considéré comme l'un des plus importants du Maroc, avait appelé lundi à un “changement démocratique urgent” et à “l'établissement de mécanismes mettant fin à l'autocratie”.
Cet appel intervient après celui du “mouvement du 20 février, le peuple veut le changement” et du “Mouvement de liberté et démocratie maintenant”, ainsi que d’autres groupes qui opèrent de façon similaire à ceux des internautes tunisiens et égyptiens avec les conséquences que tout un chacun connaît. “Nous appelons tous les Marocains à manifester le 20 février pour la dignité du peuple et pour des réformes démocratiques”, indique la “plate-forme” de ce groupe créé sur Facebook.
Quant au texte publié par l’association Justice et Bienfaisance, sur son site internet, il “salue les manifestations en Tunisie et en Égypte” et appelle “à un changement fondamental démocratique urgent (...) afin d'instaurer une véritable séparation des pouvoirs”. “Des millions de Marocains souffrent de la pauvreté et du manque. Il est injuste que la richesse du pays soit accaparée par une minorité”, souligne le mouvement. “Nous demandons aux autorités de mettre un terme à la “benalisation” que connaît le Maroc et à crédibiliser les institutions constitutionnelles”, précise encore Justice et Bienfaisance.
Dans le même ordre d’idées, le commissaire européen chargé de l'Élargissement, Stefan Füle, a estimé que le Maroc doit veiller à ce que les bénéfices du développement économique “soient partagés par tout le peuple marocain”, en évoquant les “leçons” des événements de Tunisie et d'Égypte. Soulignant que sa visite au Maroc intervenait quelques semaines après la révolte tunisienne qui a chassé l'ex-président Ben Ali et tourné l'attention sur la région du Maghreb, Füle a souhaité que les autorités marocaines “avancent davantage” sur la voie des réformes qu'elles ont engagées. Il a notamment cité les domaines de “l'éradication de la pauvreté, du développement social (...) des réformes démocratiques, de la liberté d'expression et de la réforme de la justice”, lors d'un point de presse commun avec le chef de la diplomatie marocaine Taieb Fassi Fihri.
Évoquant les “leçons à tirer” de ce qui vient de se passer en Tunisie, Stefan Füle a souligné que le “développement ne devrait jamais sous-estimer les aspirations légitimes des jeunes à accéder au travail et à la liberté d'expression”. Il a aussi insisté sur l'importance d'éviter un écart trop important entre développement économique et développement humain et social. Le commissaire européen a indiqué avoir souligné, lors de ses entretiens à Rabat, “l'importance de veiller à ce que les bénéfices du processus de réforme soient partagés par tout le peuple marocain”.
http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Merzak.Tigrine.100211.htm
http://www.fischer02003.over-blog.com/article-vive-tension-sociale-au-maroc-67028384.html
http://www.convergencedesluttes.fr/index.php?post/2011/02/12/VIVE-TENSION-SOCIALE-AU-MAROC

URGENT ARRESTATIONS EN ALGÉRIE


COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Par la Commission Information, du Collectif d’Algériens de soutien à la lutte en Algérie pour le changement et la démocratie, 12/2/2011
Nous, collectifs d’associations algériennes, dénonçons les arrestations arbitraires de nos confrères militants lors de la Marche nationale pacifique, prévue ce matin 12 février 2011, à Alger.
Nos sources sur place indiquent l’arrestation de 70 personnes, essentiellement des membres de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie – dont des représentants de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), du collectif Algérie pacifique, de SOS Disparus, des syndicats CLA, SATEF, SNAPAP, du RCD, des associations de femmes et de victimes du terrorisme. Parmi eux : Mouloud Boumghar, Amine Menadi, Kamel Moussaoui, Mohamed Salem Sadali, Idir Achour, Cherifa Kheddar, Sofiane Baroudi et Mourad Yahli.
Une trentaine de personnes sont toujours détenus à cette heure. Quelques milliers de personnes manifestent actuellement à Alger, place du 1er-Mai.
Nous demandons aux autorités algériennes de relâcher immédiatement toutes les personnes qui ont été arrêtées, et que leur sécurité soit assurée. Selon nos sources sur place, les détenus ont été maltraités par les services de police et continuent de subir un harcèlement moral dans les locaux de ces derniers.
Il est inadmissible, pour un régime qui se prétend « démocrate », de poursuivre sa logique répressive et illégale. Nous tenons à dénoncer ces pratiques extrajudiciaires, et appelons la communauté internationale à se mobiliser afin de permettre aux Algériennes et aux Algériens de réaliser leur vœux d’une Algérie démocratique fondée sur un véritable Etat de droit.
Tewfik Allal
06 81 60 65 43


Alger : La police bloque la marche anti-gouvernement

Par Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters, 12/2/2011
La manifestation réclamant la chute du gouvernement algérien a été en partie empêchée samedi par un important dispositif des forces de l'ordre dans les rues d'Alger.
Selon un porte-parole du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), la marche contre le pouvoir en place a réuni entre 7000 et 10 000 protestataires et un millier d'entre eux auraient été arrêtés.
Le président de la Ligue de la défense des droits de l'homme algérien, Ali Yahia Abdenour, comptabilise 400 arrestations, dont celles d'avocats et de représentants de la presse étrangère.


Photo: AFP/Farouk Batiche
Un manifestant se fait arrêter par la police à Alger.
Parmi eux, Othmane Maazouz, un député du RCD et Fodil Boumala, l'un des fondateurs de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), auraient été interpellés, selon l'Agence France Presse.
Ils auraient été arrêtés avant le début de la marche, après être arrivés en avance sur la place du 1er mai.
« J'ai le regret de dire que le gouvernement a déployé une force importante pour empêcher une marche pacifique. Ce n'est pas bon pour l'image de l'Algérie », a déploré Mustafa Bouchachi, un responsable de la Ligue des droits de l'homme.
Ali Belhadj, un des responsables du Front islamiste du salut (FIS), le principal parti politique islamiste en Algérie qui a été dissous par les autorités, a participé aussi à cette marche, en compagnie de dizaines de partisans.

Forte présence policière
Le nombre réel de personnes appréhendées est minimisé par les autorités. « Une tentative d'organisation d'une manifestation a été signalée Place du 1er Mai rassemblant une foule estimée à 250 personnes. Quatorze personnes ont été interpellées et ont été immédiatement relâchées », indique le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.
Dès le début de la matinée, toutes les rues menant à la place du 1er mai avaient été quadrillées par les forces anti-émeutes qui disposaient de véhicules blindés et de canons à eau.
En tout, ce sont près de 30 000 policiers qui avaient été réquisitionnés dans la capitale algérienne pour empêcher la manifestation, organisée par la CNCD.

Vers d'autres manifestations
Malgré la réaction ferme du pouvoir, les opposants comptent bien poursuivre leur mouvement. « 26 000 policiers pour empêcher une marche pacifique, cela témoigne non pas de la force, mais de la peur du pouvoir qui est aux abois. Nous allons continuer à manifester, à défier ce pouvoir jusqu'à ce qu'il tombe », a déclaré Saïd Sadi, le président du RCD.
« Au-delà du chiffre, cette manifestation est une réussite, cela fait dix ans que les gens n'ont pas pu marcher à Alger, le mur psychologique de la peur est tombé, il faut maintenant savoir entretenir cette dynamique pour la faire aboutir à la chute du régime », a aussi réagi Ali Rachedi, ex-premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS).

Photo: AFP/Farouk Batiche
Manifestation contre le gouvernement à Alger
Interdiction du rassemblement
Motivés par les événements qui viennent de se dérouler en Égypte, les protestataires réclament plus de liberté, un changement de gouvernement et des emplois.
Les autorités n'avaient pas autorisé cette manifestation, car elles disent craindre des affrontements entre protestataires et forces de l'ordre.
Le pouvoir dément vouloir étouffer la voix des opposants, mais affirme au contraire oeuvrer pour favoriser la création d'emplois, de logements et l'amélioration des services publics.
Le président Abdelaziz Bouteflika a pris des mesures de libéralisation. À la suite des manifestations de janvier, il a annoncé la levée prochaine de l'état d'urgence, en vigueur depuis 1992.
Un mois après le renversement du président tunisien Zine Ben Ali et au lendemain du départ du dirigeant égyptien, Hosni Moubarak, certains observateurs se demandent si l'Algérie ne va pas être le prochain pays arabe à se révolter contre le pouvoir en place.
Des troubles en Algérie pourraient se répercuter sur l'économie mondiale puisque le pays nord-africain exporte du gaz et du pétrole.
Une manifestation a également été organisée à Oran, la grande ville de l'ouest du pays, malgré son interdiction. Une dizaine d'arrestations auraient eu lieu. Des rassemblements étaient aussi programmés à Tizi Ouzou, Boumerdes, Bejaïa et Tipaza.
Des Algériens résidents à l'étranger ont aussi annoncé des manifestations au Canada, en France et dans d'autres pays occidentaux.

La CNDC
La Coordination nationale pour la démocratie et le changement regroupe le Rassemblement pour la culture et la démocratie, mais aussi la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme. Elle est née le 21 janvier lors des émeutes contre la vie chère qui ont fait 5 morts et plus de 800 blessés.

Photo: La Presse Canadienne /Sidali Djarboub
Des manifestants demandent le départ du président Abdelaziz Bouteflika.

AUDIO-VIDÉOhttp://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/02/12/002-algerie-manifestation-arrestations.shtml

Forum social Mondial de Dakar: marche de soutien à la cause sahraouie


Par La Rédaction le 11 février 2011 à 11:05
Une imposante marche de soutien au peuple sahraoui (Sahara Occidental) a été organisée, jeudi à Dakar, au 5e jour du Forum social mondial avec la participation de plusieurs ONG, associations, sympathisants et d’éminentes personnalités, saluant la grande mobilisation qui se poursuit autour de la question du Sahara occidental occupé.
Intervenant dans un contexte marqué par des agressions répétées menées par des « extrémistes marocains bien encadrés » contre les membres de la délégation sahraouie, cette marche a été saisie par les centaines de participants pour rappeler « la légalité et la légitimité du combat du peuple sahraoui pour l’autodétermination et l’indépendance ».
Une grande partie des participants à cette manifestation de solidarité ont défilé la bouche scotchée avec un ruban adhésif rouge, en signe de dénonciation des tentatives marocaines visant à museler toute expression de solidarité et de soutien au peuple sahraoui en lutte pacifique pour sa souveraineté et son indépendance.
« FSM libre aussi pour les Sahraouis », « Stop agressions marocaines » et « Respect pour les droits de l’homme », ont été entre autres les slogans écrits sur les banderoles brandies par des militants de mouvements sociaux venus du monde entier au FSM.
La marche qui a eu lieu en présence d’un nombre important de la presse sénégalaise et internationale, a montré l’attachement du peuple sahraoui aux idéaux de « la liberté, la dignité et la démocratie ». « Nous sommes très satisfaits de cet élan de solidarité envers notre cause pour laquelle nous continuons le combat.
Le FSM a été une bonne opportunité pour expliquer les sacrifices majeurs que les Sahraouis consentent sans faiblir pour leur liberté », a déclaré à la presse Radhi Seghir Bachir, chef de délégation de la RASD.
En outre, un communiqué a été lu à la fin de la marche dénonçant « les comportements violents et moyenâgeux des éléments marocains venus en trouble fête et avec l’objectif de saboter la participation sahraouie au FSM ». « Le gouvernement marocain a mobilisé des centaines pris en charge pour participer au FSM 2011, dans le but de provoquer et agresser les membres de la délégation sahraouie et pour venger ce qui s’est passé récemment à Pretoria lors du 17e Festival mondial des jeunes et des étudiants qui a été marqué par l’expulsion des Marocains à cause des agressions contre la délégation sahraouie », lit-on dans le communiqué.
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Marches du 20 février : Le régime au Maroc à l'épreuve

Publié par Mouqatil, Le Post,12/2/2011
non vérifié par la rédaction
Vous vous demandez encore qui sera le prochain après la chute de Moubarak? Il suffit de voir où les ministres de Sarkozy ont passé leurs vacances. C'est une blague, mais c'est une vérité aussi grande qu'un temple.
MAM a apporté la "malédiction" en Tunisie, et Fillon en Égypte. La plus grande des malédictions aura lieu là où le plus grand, Sarkozy, a passé ses vacances : le Maroc. Le 20 février sera le début de la fin de la mafia qui gouverne le Maroc.
Les sbires de la corruption se sont déjà exprimés : "le roi Mohamed VI a déjà fait la révolution des jasmins au Maroc". Veulent-ils protéger le roi ou se protéger eux-mêmes en défendant le régime actuel?
Cette fois-ci, ni le prétendu "consensus" autour de l'agression du Sahara Occidental, ni l'éternel ennemi algérien, ni jouer au Rambo dans la "lutte contre le terrorisme et l'immigration illégale" ne sauveront la dictature au Maroc du printemps arabe. Une seule chose l'aurait sauvée : anticiper les évènements et entamer une véritable réforme du système qui permettrait la levée de tous les ingrédients qui se trouvent derrière toute révolte : la misère, la répression, ma corruption, la hogra.
Le roi Mohamed VI, après sa visite à Paris, a cru que la complaisance de la France et son lobby suffisaient pour éviter la révolution des jeunes contre la dictature et pour les droits de l'homme et la démocratie. C'était une grosse erreur d'écouter ceux qui se sont mis du mauvais côté de l'histoire. Ceux qui ont fait de la real politik leur plat préféré au détriment du bien-être des peuples. Ceux-là mêmes qui ont voulu garder Moubarak et, avant lui Ben Ali. Ceux qui se croyaient les cerveaux illuminés de la géostratégie qui a fini en géo-catastrophe.
La population avait mis tous ses espoirs en la personne du roi, mais celui-ci n'a pas eu le courage de se débarrasser de la racaille qu'il a hérité de son père. Même les tortionnaires les plus odieux continuaient à s'afficher avec lui en photo.
Tout n'est pas riant au royaume enchanté du Maroc
La révolution au Maroc n'est plus qu'une question de jours. La question à un million demeure : quelle sera l'attitude de l'armée marocaine et des forces de sécurité qui ont toutes les deux un passé très peu glorieux? Seront-elles à la hauteur des espoirs de la jeunesse marocaine? La réponse, le 20 février.

http://www.lepost.fr/article/2011/02/12/2403173_le-regime-au-maroc-a-l-epreuve.html

Après Moubarak

Après Moubarak
Le 11 février 2011, le peuple égyptien a écrit une nouvelle page de son histoire millénaire en obtenant enfin le départ de l'invraisemblable dinosaure autiste qui lui tenait lieu de Raïs. La Révolution égyptienne n'est pas finie pour autant. Il lui reste maintenant à continuer le travail de nettoyage en se débarrassant du système mis en place par la mafia militaro-bureaucratique. Il lui faudra mobiliser toutes ses ressources d'intelligence, de courage et de clairvoyance. La Longue Marche continue, et elle est semée d'embûches .
En attendant, les regards sont tournés aujourd'hui vers Alger, où les apprentis-sorciers du RCD ont mis en route un processus qui risque fort de leur échapper et de les dépasser. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises.
 APPEL À LA MARCHE DE SOUTIEN
 Par Saïd Yanis, 11/2/2011
Nous, citoyennes, citoyens, associations, avons créé en France un Collectif d'Algériens en soutien à la lutte en Algérie pour le changement et la démocratie.
Notre Collectif exprime son soutien à la marche nationale pacifique à laquelle a appelé la « Coordination nationale pour le changement et la démocratie » qui s'est constituée à Alger le 21 janvier 2011. Cette marche nationale pacifique doit avoir lieu le 12 février à Alger.  
Nous faisons nôtres ses mots d'ordre :
- le changement et la démocratie
- la levée immédiate de l'état d'urgence
- la libération des détenus des émeutes
- l'ouverture des champs politique et médiatique
- le travail et la justice sociale
- une Algérie démocratique et sociale

Nous appelons à un rassemblement de soutien,
le même jour qu'à Alger
samedi 12 février 2011, à 14 heures
place de la République, à Paris
Pour vous joindre à cet appel : soutien.algerie@mailfr.com
PREMIERS SIGNATAIRES
Associations et groupements
Algérie pacifique, Association pour l'égalité devant la loi (APEL), Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie (CFDA), Initiatives de femmes pour la citoyenneté et les droits universels (WICUR), Mouvement pour les droits et libertés, Numidie, Pluri-elles Algérie...
Membres individuels du Collectif et leurs amis
Lhaouari Addi, Zahra Agsous, Sanhadja Akrouf, Fatiha Alaudat, Tewfik Allal, Samia Allalou, Salima Amari, Nadia Ammour, Samia Ammour, Samir Arjoum, Leïla Babès, Sidi Mohamed Barkat, Mansour Belgi, Fatima Bellili, Leïla Benallègue, Nedjma Benaziza, Aïcha Bendouba-Touati, Ali Bendris, Mohamed Benrabah, Ali Bensaad, M. Bouchachi, Linda Bougherara, Mouloud Boumghar, Omar Bouraba, Nordine Chabane, Amel Chekkat, Louiza Chennoub, Baroudia Cheqqat, Fanny Colonna, Ahmed Dahmani, Ziyad Demouche, Hacina Deramchi, Lalia Ducos, Samir El Hakim, Nabile Farès, Fatiha Ferchouche, Mohammed Gaya, Faïza Ghozali, Nassima Guessoum, Gyps, Rabah Hahad, Fatima Halassi, Mohammed Harbi, Naoual Harkat, Khadra Hessas, Sabrina Hessas,Nadia Kaci, Aissa Kadri, Omar Kasmi, Omar Kezouit, Naïma Kitouni, Fahima Laïdoudi, Feriel Lalami-Fates, Mehdi Lalloui, Djaffar Lesbet, Sherazad Louanchi, Denis Martinez, Salim Meftah, Yahia Mekhiouba, Leïla Marouane, Samy Mebarky, Samia Messaoudi, Djedjiga Metahri, Nadir Moknèche, Aïcha Moumène, Khadidja Naga, Abdenour Ouyahia, Nejma Dounia Rahal, Saïda Rahal-Sidhoum, Rihanna, Nourredine Saadi, Safi Saidi, Salim Samai, Nadia Sbihi, Hafida Seklaoui, Brahim Senouci, Djohar Sidhoum-Rahal, Slim, Karim Bey Smail, Meriem Souidi, Wassyla Tamzali, Omar Tibourtine, Karim Tinsalhi, Nesroullah Yous,Samir Zouaou
Sont solidaires de cet appel, les organisations suivantes
Association des communistes unitaires (ACU), Association du Manifeste des libertés (AML), Association des Marocains en France (AMF), Association de Parents et Amis de Disparus au Maroc (APADM), Association Amitié Solidarité avec le peuple algérien (ASAPA), Association des travailleurs maghrébins en France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), ATF-Paris, Association marocaine des droits de l’homme (AMDH-Paris), ASDHOM, Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP), Comité indépendant contre la répression des citoyens iraniens (CICRCI), Comité pour le respect des libertés et des droits de l'homme en Tunisie (CRLDHT), Congrès mondial amazigh (CMA), Ettajdid, Europe Ecologie – Les Verts (EELV), Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Forum Femmes Méditerranée, Ligue de défense des droits de l'homme en Iran (LDDHI), Ligue des droits de l’homme (LDH), le-militant.org, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti communiste de France (PCF), Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT), Parti de Gauche (PG), Parti Socialiste (PS), Society for Threatened Peoples (Allemagne),SOS Sexisme, Union juive française pour la paix (UJFP)

« Je cours pour pouvoir parler de la cause du Sahara Occidental. »

A Gap Salah Hmatou Amaïdan, sportif sahraoui de haut niveau, nous a raconté son parcours de sportif militant

Lundi 7 février 2011, l’association Solidarité Maroc 05, soutenue par le Mouvement de la Paix 05 et d’autres associations *, a organisé une soirée débat sur le Peuple du Sahara Occidental, sa lutte pacifique pour le référendum d’autodétermination et son inépuisable espoir d’indépendance.Nous avions de la chance d'avoir Salah Amaïdan parmi nous.

Salah  a passé une dizaine de jours dans la région gapençaise, profitant du climat idéal pour s’entraîner à la course. Ses spécialités sont les 1500m, 8000m, et 10 000m sur piste et sur route. En février 2008, il avait découvert Gap en participant au cross court hommes où il a terminé 2ème. Il nous a expliqué que pour lui, le sport de haut niveau est son seul moyen d' aider son pays, faire connaître son oppression par l'occupant marocain, et participer à la conquête de l’indépendance de cette dernière colonie africaine..

L'admirable DVD de Cheikh Djemaï « Une République en exil » a montré les conditions extrêmes, « provisoires » dans lesquelles survivent des Sahraouis dans des campements depuis 35 ans, dépendant de l'aide internationale, depuis qu’une partie de ce peuple a fui les bombardements  au napalm et au phosphore blanc et s’est réfugiée dans la région de Tindouf, au sud du désert algérien. « C’est très dur, mais au moins on est libre ! »

Salah a parlé ensuite l’autre partie de la population sahraouie qui vit au Sahara Occidental occupée par le Maroc, où vit sa famille : misère, chômage, surveillance de chaque instant, arrestations, répression,  tortures, enlèvements, meurtres...Et pillage de toutes les richesses : poissons, phosphates, tomates vendues avec le label "Maroc"(en particulier la marque idyl)...
Une vidéo nous montre l’installation du camp de protestation non violente de Gdeim Izik, d’abord par quelques jeunes, puis par une grande partie de la population, jusqu’à devenir une ville de 8000 tentes et 20 000 occupants qui commencent à jouir à ce petit air de liberté et veulent montrer au monde leur détermination à retrouver leur liberté et leur dignité.
démolition du camp par les forces de l'"ordre"
Mais les forces de l’ordre marocaines veillent, encerclent le camp, puis l’attaquent violemment le 8 novembre à la levée du jour, avec bombes lacrymogènes et jets d’eau chaude, obligeant vieillards, handicapés, enfants, mamans avec bébés à fuir et rejoindre à pied la ville distante d’une quinzaine de kilomètres, chassés par les policiers, survolés par les hélicoptères…

L’émotion dans la salle était palpable. Salah, en tenue blanche traditionnelle, a répondu aux nombreuses questions de l’assistance gagnée par la détermination, la simplicité et la grande gentillesse qui émane de ce garçon.
Sahara Marathon 2009
Il parle de son enfance, et, avec humour de ses premières courses  : «on court toujours avec la police ! », de sa formation de sportif en section sport du collège de Rabat où il subit le racisme à cause de sa différence dont il est fier. A 17 ans il entre en résistance active et connaît la prison et l'obligation de quitter le territoire occupé.
Avec l'équipe nationale du Maroc il participe à des courses en Europe, en catégorie minime et cadet.
En 2003, lors de la course des 8 km d’Agde, pour « fêter » sa victoire, il parcourt les 200 derniers mètres en brandissant le drapeau de la République Arabe Sahraouie Démocratique. Depuis il est réfugié politique en France et exilé de son pays. Il s’entraîne avec l’espoir d’être sélectionné un jour pour les Jeux olympiques, si toutefois les fédérations sahraouies d‘athlétisme bénéficient enfin d’une reconnaissance mondiale.
Ses prochaines courses : la demie-finale des championnats de France à Bastia et le Sahara-Marathon 2011 .
 
le mur de la honte
L’assistance a participé généreusement à la collecte pour le projet de formation de formateurs en vue d’initier la population à la prévention d’accidents dus aux mines antipersonnel : le mur de 2700 km qui « protège » la partie "utile" du Sahara Occidental occupé (sous sol, poissons, légumes...)  est la région au monde où il y a la plus grande concentration de ces mines. Les enfants dans leurs jeux,  et les nomades avec leurs troupeaux sont particulièrement exposés à ce danger.

*ATTAC 05, Aide et Action, Le collectif SSI, CCFD, France Palestine Solidarité 05,E’changeons le Monde, Les enfants du Mékong, La Ligue des Droits de l’Homme Gap et Gapençais
*******************************
 Salah à Lyon lundi dernier
Par APSO, le 6/2/2011
Lundi 31 janvier, le Toboggan de Décines a consacré sa journée au Sahara Occidental et au peuple Sahraoui dans le cadre du cycle « A la découverte de notre Terre ». Après les projections du film « Une république en exil » de Cheikh Djemai, des débats avec des membres d’APSO parmi lesquelles le sportif de haut niveau sahraoui Salah Amaidane, ont permis aux spectateurs de s’interroger sur ce peuple oublié.
Le public s’est dit très touché par la situation vécue par les Sahraouis aussi bien dans les campements de réfugiés que dans les territoires sous occupation marocaine. La discussion a soulevé de nombreuses questions, mais a aussi montré une grande incompréhension face au silence et à la passivité de la communauté internationale et des médias à propos du Sahara Occidental.
« Comment se fait-il que nous ne connaissions pas la situation d’un pays aussi proche que le Sahara Occidental ? Et pourquoi avons nous si peu d’information sur les agissements de cet autre pays proche qu’est le Maroc ? »
L’actualité des pays arabes est bien entendu venue s’immiscer dans le débat. Car là où on voyait il y a très peu de temps des régimes intouchables sans le moindre espoir de changement, le vent de révoltes conduit par les populations elles-mêmes commence à faire espérer du contraire. En Tunisie, en Égypte, en Algérie et aussi au Maroc.
Et là où la situation du Sahara Occidental apparaissait pour beaucoup comme éternellement bloquée et vouée au statu quo, une vague d’espoir et de réformes est en train de nous prouver que rien n'est immuable. Si tout le Maghreb et les pays arabes se soulèvent, le Sahara Occidental pourrait bien être le prochain pays à profiter de cette vague de soif de liberté et de rejet des dictatures.

Salah a été interviewé par radio Survie. 
A écouter demain dimanche 13 janvier à 17h,
sur http://www.campusfm.fr/  

vendredi 11 février 2011

Toulouse : journée de luttes et de soutien aux peuples du Maghreb


Concernant l'ensemble des luttes au Magreb: 

samedi 12 à 11h manif
samedi 12 à 17h30 Moncef Marzouki et Vincent Geisser à la librairie La Renaissance (à Toulouse).
jeudi 17 à 20h30 réunion publique de mobilisation avec Michel Tubiana (pdt d'honneur LDH et scrétaire général du REMDH) et Omar Bendera (CISA) et un représentant tunisien.


La communauté internationale salue la victoire du peuple égyptien


Par LEMONDE.FR Hussein Malla, avec AFP, 11/2/11 | 17h55

Les Egyptiens fêtent leur victoire sur le régime Hosni Moubarak au Caire vendredi



La pression de la rue a eu raison de Hosni Moubarak. La démission du raïs a immédiatement été saluée par la communauté internationale.
La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton s'est réjoui de ce départ de Moubarak qui doit ouvrir la voie à des "réformes plus rapides et plus profondes". La chancellière allemande Angela Merkel a salué un "changement historique" et a dit attendre de l'Egypte le respect du traité de paix avec Israël.

"UN JOUR HISTORIQUE"
Le premier ministre britannique David Cameron a exhorté la mise en place d'un "gouvernement civil et démocratique en Egypte". Nicolas Sarkozy a salué, aux alentours de 19 h 30, la décision "courageuse et nécessaire" de Moubarak. La "voix du peuple égyptien a été entendue" a estimé pour sa part le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon.
Le président des Etats-Unis, Barack Obama, doit s'exprimer dans la soirée. Le vice-président américain Joe Biden a pris les devants, saluant "un jour historique" en Egypte. Il a ajouté que la démission du président Hosni Moubarak devait mener à terme à la démocratie dans ce pays.
Des scènes de liesse ont éclaté place Tahrir au Caire vendredi 11 février.AP/Tara Todras-Whitehill
Le secrétaire général de la Ligue Arabe Amr Moussa, qui a fait son retour sur la scène politique égyptienne depuis un mois, a déclaré que le départ de Moubarak constitue une grande opportunité pour les Egyptiens et la "révolution blanche" était un nouvelle étape dans l'histoire de l'Egypte. Autre opposant, Mohamed ElBaradei a lancé : "La vie recommence pour nous". "Mon message au peuple égyptien est que vous avez gagné la liberté. Faisons-en le meilleur usage", a-t-il ajouté.
>>Lire l'interview d'Amr Moussa au Monde

"UNE TRANSITION SANS SECOUSSE"
La Turquie, qui avait déjà fait pression sur le régime de Moubarak ces derniers temps, a souhaité un nouveau "système" en Egypte pour répondre aux demandes du peuple. Le Qatar, dont les relations étaient tendues avec l'Égypte, a déclaré "respecter la volonté et le choix du peuple égyptien". "Le transfert du pouvoir au conseil suprême des forces armées est un pas positif important sur la voie de la réalisation des aspirations du peuple égyptien", a affirmé le palais de l'émir.
De son côté Israël a dit espérer une "transition sans secousse", selon les mots d'un responsable israélien. Ce dernier a également réaffirmé la nécessité de préserver le traité de paix conclu entre Israël et l'Egypte en 1979.
Israël a toutefois reconnu "une certaine inquiétude face aux incertitudes" créées par le départ du président Moubarak. Des incertitudes liées notamment au rôle que pourrait jouer le Hamas en Egypte.

LE HAMAS SALUE "LE DÉBUT DE LA VICTOIRE DE LA RÉVOLUTION"
Le mouvement islamiste palestinien n'a d'ailleurs pas tardé à réagir saluant "le début de la victoire de la révolution". Il a appelé le nouveau pouvoir égyptien "à décider immédiatement la levée du siège de Gaza et l'ouverture du terminal égyptien" à Rafah. Le Hezbollah a également félicité le peuple égyptien pour sa "victoire historique".
Le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, Ramin Mehmanparast, a qualifié la démission de Moubarak de "grande victoire" à la chaîne de télévision iranienne arabophone Al-Alam."Ce que la grande nation égyptienne a obtenu, par sa volonté, malgré la résistance (...) des responsables qui dépendaient des grandes puissances, est une grande victoire".
 

FSM : Violences inqualifiables contre la délégation sahraoui à Dakar

Par Pascal Savoldelli,  Vice-Président du Conseil général du Val-de-Marne, Conseiller général d'Ivry-sur-Seine Est, 10/2/2011
Le Forum Social Mondial qui se tient actuellement à Dakar a été l’objet , le 7 février , de violences inqualifiables contre la délégation sahraouie venue représenter la lutte menée depuis près de quarante ans pour l’indépendance du Sahara occidental. Cette agression a été perpétrée au moment où un député européen s’apprêtait à faire part aux participants au Forum d’une résolution sur cette question.
Une jeune ivryéenne, Lise Trégloze qui avait apporté sa solidarité dans le camp d’Agdem Izik en octobre dernier a été brutalisée , son matériel a été cassé et son sac volé. On comprend qu’elle soit très inquiète pour les conditions de sécurité de son retour en France .
Au delà de ma dénonciation de telles entraves à la liberté d’expression jusque dans un Forum social mondial, le fait qu’ une jeune habitante de la ville d’Ivry dont je suis conseiller général soit parmi les victimes me rend particulièrement sensible à la violence de cette attaque . Je tiens à assurer Lise de ma sincère émotion et mon total soutien face à de tels actes .

Plus de détails sur les évènements au sein du FMS-Dakar

Par Lise et Tony, cinéastes, TotasproD
Atelier sahraoui perturbé au forum social mondial
Voici des nouvelles un peu plus détaillées sur les évènements au sein du Forum Social Mondial à Dakar concernant les sahraouis.
1er jour du FSM : durant la marche d'ouverture, on déplore les premiers heurts entre la délégation sahraouie venue de Tindouf et des territoires occupés ; et des délégations de centaines de Marocains apparemment issus d'aucun mouvement social mais tout simplement venus pour semer le trouble et empêcher la libre expression des Sahraouis.
2ème jour du Forum : l'atelier intitulé "Le Sahara Occidental, dernière colonie d'Afrique" est tellement perturbé qu'il sera annulé sans avoir commencé : voir les images sur la vidéo
français http://www.youtube.com/watch?v=18wibCL2W4Y
espagnol http://www.youtube.com/watch?v=aHl3OutlDos

Des centaines de Marocains y sèment le trouble et agressent les Sahraouis, les organisateurs de l'atelier, les bénévoles du forum, les caméramans...
Ils tentent de casser la caméra d'Anthony, mon sac avec tous mes papiers se fait voler, et nous sommes impuissants malgré notre statut de membre du comité d'organisation du forum.
Une conférence de presse est organisée à la suite de cet évènement, elle se tient difficilement, mais les organisateurs de l'atelier diffusent tout de même l'information (voir communiqué).
3ème jour du Forum : l'information circule sur les évènements de la veille et une mobilisation de la part de divers mouvements sociaux dont les ATTAC Afrique (dont un membre d'ATTAC Maroc, et de Tunisie) et le réseau No-Vox se met en place. Des flyers sont diffusés dans tout le forum (voir en PJ) pour annoncer une mobilisation demandant la liberté d'expression des Sahraouis et l'expulsion des Marocains qui empêchent la tenue des ateliers. Une petite manif s'improvise à midi juste avant l'atelier, tandis que les participants tentent difficilement de rentrer dans leur salle d'atelier. Des heurts et bagarre ont lieu devant la porte de l'atelier et continueront à l'intérieur. Mais nous avons été plus prévoyants, et une 20 aine d'agents de la sécurité sont présents pour contenir tant bien que mal les semeurs de troubles. De nombreux participants parmi les personnes mobilisées pour la manif ne connaissent pas le sujet du Sahara et sont nombreux dans la salle.
Il faudra plus d'une heure pour débuter l'atelier après l'intervention de nombreux volontaires de la sécurité dont le responsable de la commission sécurité du forum, puis le coordinateur du comité d'organisation du forum qui viendra en personne constater les troubles et appeler au calme pour la tenue de l'atelier.
Dans un climat tendu, une salle bondée, des participants difficilement maitrisables, les femmes sahraouies arrivent tout de même à s'exprimer, avec traduction française et espagnole. L'atelier durera environ 2 heures  avec plusieurs témoignages et un essai de débat avec la salle qui se résumera à quelques questions posés par des participants.
Pour le lendemain il est prévu de reprogrammer le premier atelier, puis de diffuser des vidéos sur Gdeym-Izik dans la tente desSahraouis au village des associations.
Nos contacts sur Dakar :
Lise 00 221 77 254 09 28
Tony 221 77 28 88 651
bien à vous tous
solidairement
Lise et Tony
Interre-Accion / TotasproD
Projet "en route vers le forum"
http://www.totasprod.com/petition-sahraouis/
http://openfsm.net/projects/paroles-vers-le-fsm/project-home


POINT DE VUE DU RÉSEAU DÉMOCRATIQUE
Les services marocains sont devenus coutumiers de ces interventions musclées au cours des différentes éditions du FSM. Il en fut ainsi en 2007 à Nairobi. Nous ne comprenons pas ce que les militants du Forum Social Marocain aient pu laisser faire pareille ignominie. Un autre Maroc sera-t-il possible avec de pareilles pratiques?

Casablanca : les opprimés aiment-ils vraiment leur roi ?

La résistance des opprimé-es
La solidarité active des militant-es
Par Ali Fkir , coordinateur du comité de suivi du dossier de l'habitat à Casablanca, 10/2/2011 

Principales activités du comité de suivi du dossier de l’habitat à Casablanca au cours des derniers jours :

- Le dimanche 6 février grand sit in devant la wilaya de Casablanca
                                 
- ٍLe mardi 8 février 2011, visite à Tit Mlil qui se trouve dans la périphérie de Casablanca, où les autorités locales ont détruit arbitrairement des logements et ont jeté à la rue des familles, arrêté deux jeunes (relâchés par la suite grâce à la pression)

Nous ne sommes ni en Irak, ni à Gaza. Nous sommes en zone rurale, à 15 km de Casablanca, capitale économique du Maroc: l'État déloge des familles paysannes

"لنرى الواقع في هذا الدوار ، لنرى بوضوح ما هي الحقوق في منطق الدولة و ما معنى
محاربة السكن غير اللائق، فالحقيقة هي محاربة الإنسان "غير اللائق" في منظور الدولة و محاربة الفقير بدلا من محاربة الفقر، و محاربة الفلاح البدوي بدلا من محاربة السكن العشوائي، فهذه الزيارة قامت بها الجمعية المغربية لحقوق الإنسان (فرع الدار البيضاء) و لجنة متابعة ملف السكن بالدار البيضاء، لمنطقة طيط مليل بضواحي البيضاء و ذلك يوم 8 فبراير 2011" (السعدية. ب)
Que deviendra cette famille?

- Le mercredi 9 février 2011, au cours de la journée participation au sit in organisé par les « pensionnaires » ( jeunes orphelins, marginalisés…) du grand orphelinat de Aïn Chok, véritable dépotoir humain, et par les personnes handicapées victimes des politiques antisociales de l’Etat.

Orphelins, exclus, handicapés, opprimés, même combat! L'État marocain est la source des malheurs!
 - Le mercredi soir du 9 février 2011, réunion élargie du comité de suivi du dossier de l’habitat à Casablanca, composé des représentants des quartiers populaires et de l’AMDH, section de Casablanca.

Parmi les décisions prises , il faut signaler celle relative au sit in de protestation qui sera organisé le dimanche 13 février 2011 devant la wilaya du grand Casablanca
Bravo militant-es de Casablanca ! Bravo l’AMDH, cette consciente de la société marocaine !
Le makhzen, les dénigreurs de tous poils et autres bras-cassés ne peuvent en aucun cas nuire à ton image populaire.

Maroc : le culte de la personnalité rend aveugle ...


Un amour de roi

Par Zineb El Rhazoui, Vox Maroc, 10/2/2011
L’amour peut-il empêcher la révolution? Quelques facebookers marocains y ont cru dur comme fer. “La marche de l’amour de Sa Majesté le roi Mohammed VI que Dieu le Glorifie”, prévue le 6 février 2011, n’a finalement pas eu lieu, mais elle n’en est pas moins emblématique du culte de la personnalité dont se drape le monarque.

Aliénation au culte de la personnalité ou opération des services? 
Les observateurs de la scène politique marocaine en sont perplexes. Quelques groupes facebook ont appelé les Marocains à descendre dans la rue pour crier leur “amour” à Mohammed VI, plutôt que de céder à la fièvre contestataire qui secoue les pays de la région. Bien que le plus fourni de ces groupes ne compte guère plus de 500 internautes, il n’en demeurent pas moins symptomatiques de la vague de cyber patriotisme qui déferle sur la toile marocaine. Le seul autre chef d’Etat arabe choyé par un tel honneur : Kadhafi. C’est dire si l’amour ne rend pas aveugle.
L’amour du roi vaut une marche, mais deux amoureux qui marchent main dans la main au Maroc risquent bien des ennuis. Cela peut aller du classique “quel est votre lien de parenté?” du haut de la moustache d’un policier ou gendarme, au racket de quelques billets pour que l’agent de l’ordre, converti en gardien des mœurs, ferme les yeux sur ce “crime” que peut être l’amour au Maroc. Certains élans amoureux peuvent même mener en prison, auquel cas la femme sera condamnée pour “prostitution”, car la loi marocaine ne prévoit que trois possibilités pour les citoyennes chérifiennes : mariée, abstinente ou pute. L’article 490 du code pénal marocain est formel à ce sujet, il prévoit une peine d’emprisonnement d’un mois à un an contre toute personne ayant des rapports sexuels avec une personne de sexe opposé en dehors des liens du mariage, mais le plus souvent, ce sont les femmes qui en écopent. Les amours sodomites ou saphiques ne sont guère mieux loties dans ce royaume où l’amour se veut dorénavant vecteur de stabilité politique. Amis LGBT, excusez l’écart de langage, mais au Maroc, ça n’en est pas. C’est même ainsi que sont qualifiés les homosexuels dans la presse proche du pouvoir. D’ailleurs, certains députés n’hésitent pas à utiliser les termes “pervers”, “déviants”, “pédérastes” et “malades” en plein hémicycle. Pourquoi s’en priveraient-ils, dans un pays où “tout acte tendancieux entre deux personnes du même sexe est passible de 6 mois à 3 ans de prison?”, dixit l’article 489 du code pénal marocain? Faut-il dans une société où l’amour a tant de mal à s’épanouir, et où le roi concentre l’ensemble des pouvoirs entre ses mains, qu’il ait aussi le monopole du cœur? Certes, celui-ci a des raisons que la raison ignore, mais pour ces fidèles sujets de Mohammed VI, rien n’est trop beau pour Sidna*.
Début 2010, un autre groupe de facebookers, non moins épris de leur roi, tentaient de rassembler un million de signatures pour réclamer un prix Nobel de la paix au profit du monarque. Alain Delon devait même faire partie du comité de soutien à cette candidature, jusqu’à ce que le Palais, gêné, et sans doute rattrapé par le sens des réalités, a fait savoir par le biais de l’ambassade du Maroc à Bruxelles qu’il n’était pas derrière cette campagne. Finalement, la distinction est attribuée au dissident chinois Liu Xiaobo, et le Maroc sera l’un des six pays qui cèderont aux pressions de Pékin et boycotteront la cérémonie d’octroi. Cela dit, Mohammed VI n’y est pas pour rien dans cette sublimation du culte de la personnalité.
Depuis son accession au trône en 1999, ses prétentions de modernisation du protocole hassanien ne l’ont pas empêché de maintenir les fastes de l’apparat makhzenien, y compris dans ses manifestations les plus archaïques, comme le baisemain, insigne symbole de soumission. Son discours du 6 novembre 2010, à l’occasion du 34e anniversaire de la marche verte, qui concordait avec la crise politique autour de la militante sahraouie Aminatou Haidar, avait des accents éminemment nationalistes : “En toute responsabilité, Nous affirmons qu’il n’y a plus de place pour l’ambigüité et la duplicité : ou le citoyen est marocain, ou il ne l’est pas. Fini le temps du double jeu et de la dérobade. L’heure est à la clarté et au devoir assumé. Ou on est patriote ou on est traitre. Il n’y a pas de juste milieu entre le patriotisme et la trahison“. Depuis, la chasse aux sorcières est ouverte, la traque aux “ennemis de l’intégrité territoriale” est décomplexée, le nationalisme est poussé à son paroxysme, et l’anathème est systématiquement jeté sur les voix dissonantes.
*Sidna : littéralement “notre maître” en dialecte marocain, c’est ainsi qu’il est de bon ton d’appeler le roi.

jeudi 10 février 2011

Moubarak joue-t-il avec le feu ?

Minute après minute, l'attente de la foule, puis la déclaration de Moubarak et la désillusion
Forum entre des journalistes du Monde, des spectateurs sur place et des passionnés de nouvelles, 10/2/2011

(...) 21h25 Hosni Moubarak va amender cinq articles de la constitution et annuler un sixième, vient d'annoncer la chaîne Al-Arabiya.
21h26  [Commentaire de la part de albe ] Il est en train de parler ?
21h27  Selon la chaîne, Hosni Moubarak dit ne pas accepter des ordres de l'extérieur.
21h28  Toujours selon la chaîne, le président égyptien présenterait ses excuses aux familles des victimes des troubles.
21h29 Commentaire de la part de juliette ] mais ils ne le retransmettent pas?
21h29  Hosni Moubarak transfère ses pouvoirs au vice-président Omar Souleiman, selon Al-Arabiya qui cite des "sources sûres".
21h29  Al-Arabiya semble avoir eu accès au discours du président égyptien.
21h30  Hosni Moubarak confirme qu'il ne briguera pas de nouveau mandat présidentiel, selon Al-Arabiya.
21h31  Hosni Moubarak pourrait annoncer la levée de l'état d'urgence, annonce encore Al-Arabiya.
21h32  Al Arabiya en live : http://www.dailymotion.com/video/xg7h6w_al-arabiya_news
21h33  Ces annonces de Hosni Moubarak viennent de la chaîne Al-Arabiya, reprise par Reuters. La chaîne ne se fonde pas sur des déclarations en direct du président mais semble avoir eu accès au discours à l'avance.
21h34  Toujours selon Al-Arabiya, Hosni Moubarak va annoncer un transfert des pouvoirs au vice-président Omar Souleiman, conformément à la Constitution.
21h34  [Commentaire de la part de nicolas ] Est ce commencé ?
21h35 @nicolas Non, ces annonces de Hosni Moubarak viennent de la chaîne Al-Arabiya, reprises par Reuters. La chaîne ne se fonde pas sur des déclarations en direct du président mais semble avoir eu accès au discours à l'avance.
21h38 La télévision d'Etat égyptienne annonce toujours que le discours de Moubarak va bientôt commencer.
21h39  Al-Arabiya (http://www.alarabiya.net/articles/2011/02/10/137146.html) fait également le point sur le lieu où est Moubarak ce soir : la télévision d'Etat assure qu'il va parler en direct du palais présidentiel ; d'autres sources égyptiennes évoquent un départ à Sharm El-Sheikh ; d'autres enfin parlent de Dubaï.
21h39   Sur la place Tahrir, les manifestants s'impatientent toujours plus.
21h42  [Commentaire de la part de Jean ] Qui prend les photos de la place Tahrir ?
21h42  @Jean : la plupart des dernières photos que nous avons publiées ont été prises par le photographe Patrick Baz de l'AFP.
21h43  [Commentaire de la part de Poucou ] Des réactions sur place ?
21h43  @Poucou Pas de réactions, puisque le discours n'a pas été prononcé. On attend la déclaration de Moubarak dans quelques minutes (rien n'est sûr). Nous vous en rendrons compte ici. Pour la regarder en direct : Al Jazira http://english.aljazeera.net/watch_now/ et sur France 24 probablement traduite en français http://www.france24.com/fr/tv-en-direct-chaine-live
21h44  [Commentaire de la part de Une tunisienne ] Toute la Tunisie est devant la TV en zappant comme des fous vive la révolution
21h45  [Commentaire de la part de Soufiane ] Les Marocains aussi suivent cela de très près

21h46  Moubarak parle.
 "Le sang de vos martyres ne sera pas inutile. "
"Les responsables seront punis. "
"Aux familles des victimes innocentes : mon coeur a été peiné par ce qui s'est passé, comme votre coeur a été peiné. "
"Je réponds à vos revendications et à votre voix".
"Vos intentions sont pures et sincères. Vos revendications sont justes et légitimes."
"Il est important de reconnaître ses erreurs."
"En tant que président, je n'ai aucun scrupule pour écouter les jeunes de mon pays et pour y répondre"
"Ce qui est inacceptable est d'écouter des injonctions de l'étranger, qu'elles que soient leurs origines."
"Chers jeunes égyptiens, je me suis exprimé dans des termes clairs, pour dire que je ne présenterai pas aux prochaines élections, je me contente de ce que j'ai déjà donné pour le pays"
"J'ai annoncé cela et je ferai respecter la constitution et les intérêts du peuple jusqu'à ce qu'on transmette le pouvoir en septembre prochain lors d'élections justes et transparentes."
"C'est ce que j'ai juré devant Dieu et la patrie, et je m'y tiendrai"
"Je veux garantir la stabilité de la société et satisfaire les revendications des jeunes dans le cadre d'un dialogue entre toutes les forces de la société."
"Je me suis engagé à respecter toutes les étapes une à une, heure par heure, pour concrétiser tout cela, conformément à un consensus national large sous la supervision de nos forces armées."
"Nous avons commencé un dialogue qui inclut les jeunes et toutes les forces politiques."
"De cela il résulte un accord qui nous met sur le chemin de la sortie de crise."
"Nous allons vers une feuille de route claire avec un calendrier précis."
"La transmission du pouvoir commence aujourd'hui et finit en septembre avec les élections."
21h53 [Commentaire de la part de Durifon ] Il ne semble pas vouloir démissionner...
"Ce dialogue national s'est mis d'accord sur la constitution d'une commission sociale pour veiller à l'application fidèle de ce que j'ai promis devant le peuple et d'une commission constitutionnelle pour changer la Constitution."
21h54 [Commentaire de la part de Nico ]  Le pays va s'embraser ...
"J'ai reçu hier le premier rapport concernant les amendements constitutionnels. Conformément à ce rapport, j'ai demandé l'amendement de six articles – les articles 76, 77, 88, 93 et 189 – de la Constitution."
"en plus de l'annulation de l'article 179 de la Constitution". (Cet amendement prévoit des pouvoirs exceptionnels en cas de terrorisme)
"Ces amendements doivent faciliter les candidatures à la présidence de la République et fixer un nombre précis de mandats, garantir la transparence et la régularité"
"Nous pourrons lever l'état d'urgence aussitôt que le calme sera revenu."
[Commentaire de la part de Laurent ] C'est un peu surréaliste : la foule, partout dans le pays, demande son départ et il parle modification d'articles de la Constitution.
21h57
[Commentaire de la part de Julien ] La place est étrangement calme.
"Ce qui est urgent actuellement est de retrouver la confiance entre nous, notre réputation internationale"
"On ne peut accepter les événements dramatiques qui se déroulent" 
21h57(Nous essaierons de décrypter au mieux les annonces institutionnelles à la fin du discours)
"Pour que l'Égypte dépasse cette crise et que le pays retrouve sa stabilité"
21h58 [Commentaire de la part de Martin ] J'espère que M.Moubarak est conscient qu'il joue avec le feu...
21h58 [Commentaire de la part de jmg ] il essaye de préparer une transition en douceur.
21h58 [Commentaire de la part de AVI ] Ça chauffe place Tahrir Les cris couvrent le discours !
"J'ai été dans le passé un jeune égyptien comme les jeunes égyptiens d'aujourd'hui. J'ai appris la loyauté envers le pays. J'ai connu l'occupation, les victoires et la libération. Le plus heureux de mes jours a été celui où j'ai levé le drapeau égyptien dans le Sinaï".
"J'ai veillé à la paix, à la sécurité de l'Egypte. Je n'ai jamais cherché le pouvoir."
"La majorité du peuple sait qui est Hosni Moubarak"
"Je suis conscient de la délicatesse de la situation".

 21h59 [Commentaire de la part de Rais ] Tahrir est en train de s'enflammer
"Je suis convaincu que l'Egypte vit une étape importante, cruciale de son histoire, qui nous impose à tous d'accorder la priorité à l'intérêt national".
"Il faut déléguer au vice-président les pouvoirs du président de la République, conformément à la Constitution."

21h59 Sur la place Tahrir, des manifestants brandissent des chaussures pour dénoncer les propos d'Hosni Moubarak.
"Personne ne nous impose nos décisions"
22h01 [Commentaire de la part de martine ] delegation des pouvoirs quand même !!!
"J'ai vécu pour ce pays. Garant de sa sécurité. L'Egypte demeurera par-dessus les individualités."
22h02 [Commentaire de la part de Corroyer ] C'est comme s'il démissionnait, il n'aura plus qu'un pouvoir honorifique
"Jusqu'à ce que je transfère son étendard, l'Égypte restera ma responsabilité".
"L'Égypte demeure une patrie chère qui ne peut me quitter et que je ne peux quitter, jusqu'à ce que je meure sur cette terre."

22h03 Sur la place Tahrir, les manifestants hurlent actuellement, alors que le président Moubarak a achevé son discours.
22h05 Commentaire de la part de Pierre ] Certains scandent "Moubarak, démission"
22h05 [Commentaire de la part de tunisien ] Cris sur place tahrir (Al Jazeera) : "nous ne partirons pas, c'est lui qui doit partir"
22h07 Le discours correspond à l'un des scénarios attendus :
- Moubarak ne démissionne pas;
- un nouveau président sera élu en septembre
- d'ici septembre, Moubarak transfère ses pouvoirs au vice-président Souleiman
- l'état d'ugence ne sera aboli qu'une fois le calme revenu
- les changements constitutionnels doivent garantir des élections transparentes, pluralistes et limiter le nombre de mandats présidentiels
22h07 [Commentaire de la part de Alain ] Je suis sur la place: un mouvement de foule vers le palais du président
22h08
Hosni Moubarak a évoqué des amendements aux articles suivants :
L'article 76 porte sur l'élection du président de la république
L'article 77 fixe la durée du mandat présidentiel à 6 ans.
L'article 88 porte sur les conditions que doivent remplir les membres de l'Assemblée du Peuple, ainsi que les dispositions régissant les élections et le référendum, précisant que le scrutin doit avoir lieu sous le contrôle de membres appartenant à la magistrature.
L'article 93 dit que l'Assemblée est seule compétente pour juger de la validité du mandat de ses membres.
L'article 189 précise que le président de la République et l'Assemblée du Peuple peuvent tous les deux demander l'amendement d'un article ou plus de la Constitution.
22h09 [Commentaire de la part de Alain ] On entend des tirs de sommation
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22h44 [Commentaire de la part de Egyptien girl ] Les manifestants demandent à Souleyman de partir aussi !
22h44 Le point du correspondant du "Monde" place Tahrir, Jean-Philippe Rémy. Il y a une déception énorme sur la place Tahrir. La foule s'attendait à la démission de Moubarak, tout le monde était persuadé que l'annonce en serait faite ce soir. La colère a commencé à monter pendant le discours, avec des cris ("Dégage !"). Tout le monde n'a pas tout entendu, ni tout compris.
Mais maintenant il n'y a pas de mouvement de foule vers la télévision d'Etat ou le palais présidentiel. Le dispositif de l'armée 'a rien d'exceptionnel, il n'y a pas eu de renforts par rapport à ce qu'on a vu ces derniers jours. C'est la journée de demain qui s'annonce chaude, avec un appel à manifester lancé pour après la prière.
Sur le fond, les manifestants ne devraient pas se contenter de cet espèce de demi-retrait. L'armée était forcément associée aux annonces, en tout cas l'état-major. La question est de savoir quels pouvoirs sont
transférés à Souleiman, on ne le sait pas encore.

22h46 [Commentaire de la part de Xab]l'ambiance place Tahrir est-elle plutôt à la désillusion ou à la révolte ?
22h47 @Xab  D'après le correspondant du "Monde", on pourrait parler de colère froide : colère car la foule s'attendait au départ de Moubarak et se sent trahie, froide car il n'y a pas de mouvement prévu avant demain.
22h48 [Commentaire de la part de Mathilde ] Quel est le rôle de l'armée ? Soutient-elle Moubarak et Souleiman ?
22h49 @Mathilde  D'après JP Rémy, le correspondant du "Monde", l'état-major a été associé aux annonces du président, donc oui, un soutien. Mais il faut voir comment réagiront les officiers et les soldats si la protestation continue et qu'ils reçoivent l'ordre de réprimer.
(...)