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Affichage des articles dont le libellé est arrestation arbitraire. Afficher tous les articles
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dimanche 17 mai 2015

URGENT MERCI DE DIFFUSER de la part de Betty Ibtissame LACHAGAR


 
 Par Ahmed BENANI il y a 43 min
 Betty Ibtissame LACHAGAR vient de m'informer (30mn) de son portable et de l'intérieur d'une estafette de police, qu'elle est en route, avec une amie journaliste, pour le commissariat central de police de la ville de Rabat. Après une manifestation ou un début de rassemblement à Rabat, la Journaliste SARA AOUNI poursuivie par les agents des" Forces de l'Ordre" pour lui arracher son matériel de travail et ses notes a essayée de trouver refuge au domicile de Betty Ibtissame LACHGAR. 
Les forces de police ont forcé la porte et les ont immédiatement embarquées sous l'accusation "d'apologie de la prostitution et de l'homosexualité". C'est tout ce qu'elle a eu le temps de me dire, avant sans doute, qu'on lui arrache son appareil téléphonique mobile. Je transmets son appel à la solidarité et à la dénonciation de la brutalité policière et en définitif à ce qui s'apparente à une arrestation totalement arbitraire
Merci de faire circuler l'info et d'alerter les médias. Cordialement à vous toutes et tous, Ahmed BENANI

jeudi 12 mars 2015

Sahara Occidental: Les autorités d'occupation marocaines arrêtent Ali Salem Tamek, militant sahraoui des droits de l'homme à Tan-tan

Tan-Tan (sud du Maroc) 10 mars 2015 (SPS) - Les autorités d'occupation marocaines ont arrêté lundi le militant de droits de l'homme et  prisonnier politique sahraoui Ali Salem Tamek, selon rapporté par une source de bureau Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l'homme (CODESA).
Selon la même source, la police marocaine a  arrêté le défenseur des droits humains sans être en mesure de lui faire connaître les véritables raisons qui l'ont incitée à prendre avec cette action arbitraire.
Suite à cette blessante arrestation arbitraire, le défenseur sahraoui, souffrant d'asthme  a été transféré à l'hôpital de la même ville pendant 45 minutes, a ajouté la source.
En rappel Ali Salem Tamek a protesté contre cette mesure arbitraire, soulignant qu'il a été arrêté plusieurs fois par la police marocaine dans ce même endroit, sans aucune explication concrète .

vendredi 15 août 2014

Le Maroc interdit l’observation des procès politiques : Arrestation arbitraire de Michèle Decaster, secrétaire générale de l’AFASPA




RAPPORT DE MISSION au procès de Wafae Charaf et Boubker Khamlichi devant le Tribunal de Tanger
 11 août 2014

mardi 12 août 2014
J’ai été missionnée le 8 août 2014 par Jean-Paul Escoffier, Président de l’Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique (AFASPA), pour observer le procès de Wafae Charaf, (en détention préventive) et Boubker Khamlichi. Le report du procès, initialement prévu le 4 août, et le temps libéré par les autorités marocaines depuis l’annulation de mes vacances au Sahara occidental, m’ont permis de réaliser le suivi de cette affaire judiciaire évoquée sur le site de l’AFASPA le 17 juillet 2014.
L’observation de procès devant des tribunaux marocains n’est pas nouvelle pour notre organisation ; j’ai eu l’occasion d’assister à plusieurs procès de militants sahraouis devant les juridictions. En 2002 à El Ayoun, puis Agadir, Casablanca, le dernier au Tribunal militaire de Rabat en 2013. Jusqu’à présent j’ai eu accès sans problème aux salles d’audience après avoir dûment présenté mon accréditation lors des audiences comme les autres observateurs internationaux.
Rappel des faits
Les deux militants sont conjointement inculpés pour « accusations calomnieuse » (art 445 du code pénal) à propos de la plainte déposée par Wafae Charaf suite à l’arrestation dont elle a été victime, en infraction des lois en vigueur. L’arrestation arbitraire est devenue une pratique courante de la police marocaine, tant au Maroc qu’au Sahara occidental . Le mois passé un jeune militant du Mouvement du 20 février, Oussama Housne, a été condamné à 3 ans de prison ferme et 100 000 dirhams d’amende pour « allégation mensongère de torture et de viol ».Son témoignage avait été filmé en mai dernier et posté sur les réseaux sociaux. Ce qui est moins courant, c’est qu’une victime marocaine porte plainte.
Je suis donc arrivée à Tanger en début d’après midi le lundi 11 août vers 13h. Le véhicule au bord duquel je me trouvais a emprunté la rue du Tribunal. Face au bâtiment se tenait une manifestation pacifique d’une centaine de personnes, rassemblées derrière trois banderoles : l’une du Mouvement du 20 février, l’autre de l’AMDH et la troisième de la Voie Démocratique. Les manifestants scandaient des mots d’ordre demandant la libération de Wafae Charaf et brandissaient ses photos. Un cordon de policiers en tenue leur faisait face sans agressivité. Le chauffeur est allé garer son véhicule quelques rues plus loin et nous sommes revenus sur les lieux.
Mon arrestation arbitraire
Alors que je me dirigeais vers le tribunal pour présenter mon ordre de mission au Président, j’ai été coursée par des policiers qui voulaient visiblement m’empêcher d’y aborder. Je me suis alors réfugiée parmi les manifestants qui ont tenté de me protéger. Les policiers ont alors forcé violemment la foule pour me saisir brutalement. Certains m’ont poussée dans le dos, d’autres me tiraient par les bras pour m’emmener vers une petite voiture (taxi ?) où ils m’ont littéralement soulevée et jetée sur le siège arrière. Un policier s’est assis à ma droite, un autre, très gros, est monté à ma gauche. Ils ont donné des ordres au conducteur, un homme âgé vêtu d’une gandoura.
 Il conduit son véhicule à la Préfecture de police de Tanger. Ils m’ont fait entrer au service des étrangers dans un bureau qui établit les documents administratifs. Un policier m’a demandé mon passeport, je le lui ai remis. J’ai immédiatement demandé à téléphoner à l’Ambassade de France, ignorant qu’il y avait à Tanger un Consulat Général, je voulais protester d’avoir été arrêtée et traitée comme une criminelle, avant même que l’ont m’eût demandé de présenter une pièce d’identité.
 Puis ils ont tenté à plusieurs reprises de fouiller les poches de mon pantalon où se trouvait mon téléphone, ce que je refusais, ayant été échaudée à El Ayoun où il avait été mis hors service. J’ai par contre accepté d’ouvrir mon sac et de présenter les quelques objets qui s’y trouvaient : le cahier pour prendre des notes au tribunal, un stylo, la pochette de mon appareil photo, mon porte monnaie. Mon passeport étant déjà entre leurs mains.
J’ai eu affaire à deux types de fonctionnaires de police. Des administratifs qui ne savaient rien des raisons pour lesquelles j’étais là, ni ce qui m’était arrivé quelques jours plus tôt. Ils étaient chargés de me garder et de me faire parler de manière informelle. Un inspecteur qui m’interrogeait. Il insistait pour me demander si je savais que le sit-in était interdit. J’ai répondu que j’avais découvert ce rassemblement à mon arrivée et que le but de ma présence était d’assister à l’audience. On m’affirmait qu’il fallait pour cela demander une autorisation, ce à quoi je répondais avoir assisté à de nombreux procès dont les séances sont publiques et que par courtoisie nous présentons les accréditations de nos organisations au Président du Tribunal, la police n’ayant aucunement le droit de s’y opposer. J’ai finalement décidé de ne plus me prêter à cette procédure qui ne présentait pas les garanties de légalité, tant que l’on me refusait d’entrer en contact avec les autorités françaises. On m’affirmait depuis le début que l’Ambassade était prévenue et que quelqu’un allait venir, mais je n’y croyais plus.
Quand j’ai pu, j’ai passé des appels téléphoniques pour rassurer ma famille et indiquer à Khadyja Ryadi (ex Présidente de l’AMDH) l’endroit où je me trouvais. Je me faisais rappeler à l’ordre régulièrement car, étant sur écoute, la personne prévenait mes « gardiens » qui me suppliaient de « collaborer » avec eux et d’être « raisonnable ». Vers 16h on m’a apporté un café et une bouteille d’eau. J’ai fini par informer ces personnes de l’origine de toute cette lamentable affaire en leur donnant l’adresse du site de l’AFASPA sur lequel ils sont allés découvrir les informations qu’on leur cachait. Je tiens à préciser que ces agents n’ont jamais été violents à mon égard. Assez vindicative, cependant, une personne qui estimait, en tant que femme sans doute qu’elle était habilitée à me fouiller. On a continué à me raconter qu’il ne s’agissait que d’un contrôle d’identité. Il me semblait se prolonger très longtemps, il était probant qu’il s’agissait de m’empêcher d'assister au procès.
On m’a ensuite demandé si je disposais d’une photo, dans la négative on m’a demandé si on pouvait me photographier ! J’ai accepté en précisant que les divers services de police disposaient déjà d’une grande collection de photos, y compris le film de mon enlèvement à El Ayoun. Mais trop c’est trop, j’ai refusé de donner mes empreintes, n’ayant commis aucun crime ni délit.
A 16h05 j’ai reçu un SMS de Khadyja Riady indiquant que le Procureur Général avait déclaré aux dirigeants de l’AMDH que j’avais été libérée, ils avaient également contacté le Ministre de la Justice. Elle m’indiquait d’autre part que Claude Mangin-Asfari présente à Rabat avait alerté l’Ambassade de France où on lui a assuré avertir le Consulat de Tanger. Pourtant c’est seulement à 20h 30 passé qu’une personne a informé le Président de l’AFASPA qu’elle entrait au commissariat. J’avais été remise en liberté depuis environ une demi-heure. En France, Nicole Gasnier de l’Association des Amis de la RASD avait contacté le Ministère des Affaires Etrangères dans l’après-midi ; Monsieur Antoine Lhéritière lui a assuré avoir prévenu le Consulat de France à Tanger où on l’avait informé des propos du Wali de Tanger, à savoir que j’avais été conduite au commissariat de police pour n’avoir pas présenté de pièce d’identité lors de mon interpellation, qu’il s’agissait d’un simple contrôle d’identité et que j’allais être libérée !! Deuxième grossier mensonge d’une personnalité marocaine, détentrice de l’autorité publique.
Vers 19h30 les policiers ont commencé seuls, la rédaction d’un procès verbal qui leur a pris une bonne demi-heure. Ils sont allés le montrer au Commissaire principal au nom de qui il était rédigé. L’inspecteur me l’a présenté pour signature. Il était plein d’erreurs : dans mon nom et ma date de naissance (indiquée en 1981 alors que j’ai 67 ans), de fautes de frappe et d’orthographe. Le document a été refait deux fois mais je ne pouvais toujours pas signer puisqu’il me faisait dire des inexactitudes. Par exemple que je serais venue à Tanger pour participer à un sit-in, que c’était Madame Khadyja Ryadi qui m’avait invitée... Finalement, et contre toute attente, l’inspecteur m’a dit que je pouvais partir, en insistant sur l’interdiction formelle de rejoindre le sit-in devant le tribunal. Je fus étonnée car je pensais que le procès, dont l’ouverture était prévue à 14h, était terminé. Je n’ai pas voulu quitter seule les lieux sans être accompagnée de Madame Khadyja Riady. J’ai demandé soit qu’un agent aille la prévenir, soit de la faire appeler car la batterie de mon téléphone était déchargée. L’inspecteur après m’avoir promis de me prêter son chargeur, a changé d’idée et a demandé à un policier de m’accompagner à une boutique de proximité. Avant de partir je me suis inquiétée de savoir quand nous allions poursuivre la lecture du PV, il m’a assuré que je serai contactée ultérieurement sans plus de précision. Je n’ai toujours pas été appelée et je n’ai pas achevé la lecture de ce PV que je n’ai donc ni signé, ni refusé de signer.
Dès que mon portable fut utilisable, à la téléboutique, j’ai constaté qu’il était 20h20. J’ai alors pu contacter Khadyja Ryadi, et le président de l’AFASPA et je suis retournée au commissariat de police accompagnée du policier pour retrouver Khadyja Ryadi et plusieurs défenseurs des droits de l’Homme qui m’attendaient.
Nous  sommes allés au carrefour de la rue du tribunal, pour apercevoir le groupe manifestants. J’ai appris là que ce rassemblement, qui avait été ni interdit ni autorisé, n’avait pas été dispersé et que personne d’autre n’avait été arrêté.
Les débats se sont poursuivis toute la nuit. Une trentaine d’avocats avait volontairement pris la défense des accusés par solidarité avec la jeune femme en détention depuis le 9 juillet. Parmi eux un ancien bâtonnier. Ils ont démontré les nombreuses irrégularités de procédure et l’absence de preuve de l’accusation.
Le verdict a été prononcé vers 9h le 12 août. Boubker Khamlichi est relaxé, mais Wafae Charaf est condamnée à 1 an de prison ferme et 5000Dh d’amende et 50 000 dh de dédommagement pour la partie civile.
Rabat le 13 août 2014
https://www.youtube.com/watch ?v=WxmcuMJ4nNg&feature=share

jeudi 24 juillet 2014

cyberaction N° 634: Liberté pour trois Français partis en vacances au Maroc, arrêtés, torturés emprisonnés.

cyberaction N° 634: Liberté pour trois Français partis en vacances au Maroc, arrêtés, torturés emprisonnés.
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cyberaction mise en ligne le mercredi 23 juillet 2014

En partenariat avec : Solidarité Maroc Elle sera envoyée à : Monsieur Mustapha RAMID, ministre de la justice du royaume du Maroc,

Elle prendra fin le : mercredi 31 décembre 2014

Partis au Maroc pour passer des vacances ils se retrouvent en prison à Tanger après avoir été torturés. Leur crime : avoir fréquenté des Marocaines ?

Plus d'infos

Vers la fin 2013, Abdel-Aziz Redaouia, franco-algérien et 3 de ses amis : un Franco-Tunisien, un Franco-Marocain et un Marocain sont allés passer des vacances au Maroc.

Abdel-Aziz qui est tombé amoureux d’une jeune Marocaine a loué un appartement à Tanger pour pouvoir y rester quelque temps avec elle.

Yassine, son ami franco-tunisien a aussi fréquenté quelque temps une jeune Marocaine, mais il a vite compris qu’elle était surtout intéressée par ce que les touristes peuvent apporter : argent ... aller en France ... Pas d’accord il l’a quittée, et c’est à partir de ce moment que les ennuis ont commencé.


Le 5/12/2013 les 4 amis, dont 3 de nationalité française, étaient assis tranquillement dans un billard à Tanger lorsqu’ils ont été brutalement arrêtés par des membres de la DST pour “détention d’armes à feu”. L’ami de nationalité marocaine est prié de rentrer chez lui. Première mesure arbitraire.

Les policiers leur ont bandé les yeux, attaché les mains et les pieds et amenés en fourgonnette au commissariat de Casablanca à 200 km de Tanger.

Pendant cinq jours ils ont été torturés.

« Les policiers les ont tabassés, leur ont craché dessus ; ils leur ont mis la tête sous l'eau, leur ont envoyé des décharges électriques dans les testicules à l'aide de batterie de voiture. Ils les ont pendus par les pieds, et j'en passe, toujours en prenant soin de ne pas laisser de traces » écrit Souad, la sœur d’Abdel-Aziz

«Arrêtés sans la moindre preuve de culpabilité, les inspecteurs de police les ont forcés à s'accuser les uns les autres afin d'obtenir des aveux. Il n’a plus été question de détention d’armes à feu, mais les tortures devaient les amener à avouer un trafic de stupéfiant alors qu'ils n'ont pas été arrêtés pour ce motif-là au départ ! Par la torture il était facile de faire avouer n’importe quoi ! »

Leur garde-à-vue qui a duré 5 jours n’a été déclarée que deux jours plus tard.

Ils ont ensuite été ramenés à Tanger, à la prison où le juge leur a fait savoir qu’ils sont condamnés à 2 ans de prison.

Le 5 juin ils ont entamé une grève de la faim. Aujourd’hui, près de 45 jours plus tard, ils la continuent toujours. Fatigués, seuls, ils n’ont pas le moral.

Lors du jugement en appel fixé au 9 juin, le verdict n’a pas été modifié pour deux d’entre eux : 2 ans de prison pour Abdel-Aziz et Yassine, les deux qui ont osé fréquenter des Marocaines ! Tarik, le Franco-Marocain n’a écopé que d’une année. Deuxième mesure arbitraire !

Désespéré par cette nouvelle, mon frère a tenté de se suicider, heureusement ses codétenus l’en ont empêché.

“Mon frère est asthmatique, ils l'ont traité comme un chien » écrit Souad. Il ne semble pas y avoir de suivi médical. Comme il ne connaît au Maroc que sa petite amie à qui les visites sont interdites (puisque pas marié !) seule sa famille qui vit en France peut le prendre en charge. Tous les trois mois, une de ses sœurs, ou sa mère fait le déplacement pour soutenir ce fils parti en vacances, qui se trouve en prison pour deux ans, pour trafic de drogue qu’il a toujours nié mais avoué sous la torture.

Une perquisition a mis sens dessus dessous leur appartement, tout est cassé. Pour trouver les armes à feu ou la drogue ? Apparemment seul le passeport de l’amie d’Abdel-Aziz a été trouvé. Pour le récupérer elle s’est rendue avec l’avocat chez le juge qui lui a reproché : « Tu n’as pas honte ! Pourquoi tu ne fréquentes pas un Marocain comme toi, au lieu de fréquenter un Français d’origine algérienne ? - Non, c’est lui que j’aime, tout simplement ! » réponse qui n’a pas satisfait le juge, a-t-elle raconté. »

***

Pourquoi Souad a-t-elle attendu début juin pour lancer son appel au secours ?

« Aidez-nous s'il vous plait à savoir auprès de quel organisme, nous pouvons nous retourner, afin d'avoir un recours. Pour qu'ils soient relâchés et que ceux qui leur ont fait subir ces tortures soient punis. »

Souad explique qu’elle a d’abord eu confiance en la justice marocaine. Mais au bout de quelques mois ne voyant rien bouger, découragée, elle s’est adressée à Amnesty , à des associations de droits de l’Homme, à la presse, à Hollande.

«J’en suis au 4ème avocat. Ils ne servent à rien. Ils ont toujours menti en me disant: “Ça y est, il va bientôt passer devant le juge et de là il sortira”. Nous avons ainsi perdu plusieurs mois.»

Le consul a été averti de la grève de la faim. Il leur rend visite pour leur demander d’arrêter la grève. Maigre soutien à des compatriotes…

Le juge leur rend visite pour leur parler de caution. Point à éclaircir…

Les gardiens ont volé plusieurs fois l’argent que la famille leur envoyait.

Fréquenter une Marocaine, quand on est Français, ça se paie donc de cinq jours de torture et de deux ans de prison ?

Signer! http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/liberte-trois-francais-partis-vacan-802.html

Récapitulatif

Cette cyberaction va envoyer un courrier électronique à ramzi@maec.gov.ma
Avec les éléments suivant :
  • Sujet : Liberté pour trois Français
  • Message : A l'attention de Monsieur Mustapha RAMID, ministre de la justice du royaume du Maroc,
    sous couvert de monsieur l'ambassadeur du Maroc en France,

    Etrange affaire franco-marocaine qui prêterait à sourire si elle n’était si tragique. Trois Français d’origine maghrébine sont en prison à Tanger depuis le début de l’année. Arrêtés d’abord pour détention d’armes à feu, torturés de manière ignoble pour avouer un trafic de drogue alors que le premier chef d’inculpation est ignoré.

    Verdict lourd en appel : deux ans de prison ferme pour les deux qui ont eu l’audace de fréquenter de jeunes Marocaines, un an pour le troisième.

    Ils sont en grève de la faim depuis le 5 juin. Seule action du consul : il leur demande d’arrêter la grève de la faim.

    Je vous prie, Monsieur le Ministre, de leur rendre leur liberté.
  • Pour signer, allez sur :http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/liberte-trois-francais-partis-vacan-802.html

samedi 19 juillet 2014

Français en vacances au Maroc torturés, 2 ans de prison, ahurissant...éléments pour tenter de comprendre



 Partis au Maroc pour passer des vacances trois Français  se retrouvent en prison à Tanger après avoir été torturés. Leur crime : avoir fréquenté des Marocaines ?

Vers la fin 2013, Abdel-Aziz Redaouia, franco-algérien  et 3 de ses amis : un Franco-Tunisien, un Franco-Marocain et un Marocain sont allés passer des vacances au Maroc.

 Abdel-Aziz qui est tombé amoureux d’une jeune Marocaine a loué un appartement à Tanger pour pouvoir y rester quelque temps avec elle.

Yassine, son ami franco-tunisien a aussi fréquenté quelque temps une jeune marocaine, mais il a vite compris qu’elle  était surtout intéressée par ce que les touristes peuvent apporter : argent ... aller en France ... Pas d’accord il l’a quittée,  et c’est à partir de ce moment que les ennuis ont commencé.

 Le 5/12/2013 les 4 amis, dont 3 de nationalité française,  étaient assis tranquillement dans un billard à Tanger lorsqu’ils ont été brutalement arrêtés par des membres de la DST pour “détention d’armes à feu”. L’ami de nationalité marocaine est prié de rentrer chez lui. Première mesure arbitraire.
Les policiers leur ont bandé les yeux, attaché les mains et les pieds et amenés en fourgonnette  au commissariat de Casablanca à 200 km de Tanger.

Pendant cinq jours ils ont été torturés.
« Les policiers les ont tabassés, leur ont craché dessus ;  ils leur ont mis la tête sous l'eau, leur ont envoyé des décharges électriques dans les testicules à l'aide de batterie de voiture. Ils les ont pendus par les pieds, et j'en passe, toujours en prenant soin de ne pas laisser de traces » écrit Souad, la sœur d’Abdel-Aziz
«Arrêtés sans la moindre preuve de culpabilité,  les inspecteurs de police les ont forcés à s'accuser les uns les autres afin d'obtenir des aveux. Il n’a plus été question de détention d’armes à feu, mais les tortures devaient les amener à avouer un trafic de stupéfiant alors qu'ils n'ont pas été arrêtés pour ce motif-là au départ ! Par la torture il était facile de faire avouer n’importe quoi ! »
 Leur garde-à-vue qui a duré 5 jours n’a été déclarée que deux jours plus tard.
Ils ont ensuite été ramenés  à Tanger, à la prison où le juge leur a fait savoir qu’ils sont condamnés à 2 ans de prison

Le 5 juin ils ont entamé une grève de la faim.
 Aujourd’hui, plus de 40 jours plus tard, ils la continuent toujours. Fatigués, seuls, ils n’ont pas le moral.

Lors du jugement en appel fixé au 9 juin,  le verdict n’a pas été modifié pour deux d’entre eux : 2 ans de prison pour Abdel-Aziz et Yassine, les deux qui ont osé fréquenter des Marocaines ! Tarik, le Franco-Marocain n’a écopé que d’une année. Deuxième mesure arbitraire !
Désespéré par cette nouvelle, mon frère a tenté de se suicider, heureusement ses codétenus l’en ont empêché.
“Mon frère est asthmatique, ils l'ont traité comme un chien » écrit Souad. Il ne semble pas y avoir de suivi médical. Comme il ne connaît au Maroc que sa petite amie à qui les visites sont interdites (puisque pas mariés ...est-ce vraiment légal ?) seule sa famille qui vit en France peut le prendre en charge. Tous les trois mois, une de ses sœurs, ou sa mère fait le déplacement pour soutenir ce fils parti en vacances, qui se trouve en prison pour deux ans, pour trafic de drogue qu’il a toujours nié en conscience, mais avoué sous la torture.
Une perquisition a mis sens dessus-dessous leur appartement, tout a été cassé. Pour trouver les armes à feu ou la drogue ? Apparemment seul le passeport de l’amie d’Abdel-Aziz a été trouvé. Pour le récupérer elle s’est rendue avec l’avocat chez le juge qui lui a reproché : «  Tu n’as pas honte ! Pourquoi tu ne fréquentes pas un Marocain comme toi, au lieu de fréquenter un Français d’origine algérienne ? - Non, c’est lui que j’aime, tout simplement ! » réponse qui n’a pas satisfait le juge, a-t-elle raconté. »
***
Pourquoi avoir attendu 6 mois pour lancer son appel au secours ?

« Aidez-nous s'il vous plait à savoir auprès de quel organisme, nous pouvons  nous retourner, afin d'avoir un recours. Pour qu'ils soient  relâchés et que ceux qui leur ont fait subir ces tortures  soient punis. »
Souad explique qu’elle a d’abord eu confiance en la justice marocaine. Mais au bout de quelques mois ne voyant rien bouger, découragée, elle s’est adressée à Amnesty , à des associations de droits de l’Homme, à la presse, à Hollande.
«J’en suis au 4ème avocat. Ils ne servent à rien. Ils ont toujours menti en  me disant: “Ça y est, il va bientôt passer  devant le juge et de là il sortira”. Nous avons ainsi perdu plusieurs mois.»

Le consul a été averti de la grève de la faim. Il leur rend visite pour leur demander d’arrêter la grève. Maigre soutien à des compatriotes…

Le juge leur rend visite  pour leur parler de caution. Point à éclaircir…

Les  gardiens ont volé plusieurs fois l’argent que la famille leur envoyait.

Fréquenter une Marocaine, quand on est Français ou pire, Franco-Algérien,  ça se paie donc de cinq jours de torture et de deux ans de prison ?

L’arrestation du secrétaire général du syndicat des travailleurs des sociétés de l’intérim-STSI (le groupe chérifien du phosphate)

Le comité de solidarité avec les phosphateurs de l’intérim
Le CSPI – Maroc
Communiqué URGENT  :
l’arrestation du secrétaire général du syndicat des travailleurs des sociétés de l’intérim-STSI (le groupe chérifien du phosphate)
Le secrétaire général du STSI, le militant Mohamed Assad,  a été arbitrairement arrêté le vendredi 18 juillet 2014. Il se trouve actuellement (16h15 GMT du 18/07/2014) au commissariat principal de Khouribga. Motif invoqué ? Il serait recherché depuis les émeutes qu’a connues la ville de Khouribga (la capitale minière du Maroc) en mai 2011, au cours desquelles des ouvriers ont été arrêtés. 11 ont été injustement condamnés à 18 mois de prison ferme et arbitrairement licenciés. 
Or le militant Assad travaille normalement jusqu’aujourd’hui au sein du groupe, dirige légalement le syndicat des victimes de l’intérim, assiste normalement aux réunions avec les responsables locaux de l’Etat (y compris la police), fréquente les différentes administrations et ce, dans le cadre de ses responsabilités syndicales et dans le cadre de ses affaires familiales
L’arrestation d’aujourd’hui ne peut s’inscrire que dans le cadre de la répression du mouvement de ouvriers et des ouvrières qui ne demandent que leur intégration légitime au sein du géant du phosphate au sein duquel  des centaines de prolétaires ont travaillé des années et des années sans régularisation aucune. Assad a y travaillé lui-même plus de 8 ans sans régularisation.
Le CSPI tient :
- A Condamner cette scandaleuse arrestation
- A exprimer sa solidarité avec le STSI, le syndicat des victimes de l’arbitraire, les victimes de la précarité
  - A exprimer sa solidarité avec le militant Mohamed Assad, le secrétaire général du STSI
- A Exiger la libération du militant Assad
    Pour le CSPI, Ali Fkir le coordinateur
Le 18 juillet 2014



samedi 31 mai 2014

  • Étudiant ingénieur, le jeune Ayoub est en prison pour participation à une manifestation légale à l'occasion de la fête du (travail).
    Triste vidéo des proches et amis pleurant le jeune Ayoub. Le Maroc vire mal!!!
    http://youtu.be/dXPFqpjhIWc

samedi 3 mai 2014

L'Association AILES femmes du Maroc dénonce la recrudescence de la répression et le non respect de la liberté d'expression

Ailes Femmes du MarocParis le 02/05/2014

Hind Bhatri a été arrêtée pendant une manifestation pacifique en soutien à des familles réclamant un logement décent.
Elle a été emprisonnée pendant plusieurs semaines et a été condamnée à trois mois de prison ferme dans la ville de Rachidya le 28 Avril 2014.
Hind est une jeune militante des droits humains .C’est une mère de famille de 29 ans qui n’a enfreint aucune loi, elle n’a pas causé de tort à autrui, elle a juste participé à un rassemblement pacifique et autorisé . Elle a été condamné pour outrage à agent car elle a scandé des slogans accusant les autorités de corruption en dénonçant le système des pots de vins.
Ce n’est pas la première fois que des militant-e-s sont arrêtés pendant les manifestations, cela devient un fait courant ! Les arrestations débouchent sur des jours voir des semaines de prison suivies ou pas de condamnations. On cherche à intimider , à faire peur et à détourner les militantes et les militants de la lutte.
L'Association AILES femmes du Maroc dénonce la recrudescence de la répression et le non respect de la liberté d'expression au Maroc. Cette répression intolérable de tout travail associatif et militant touche les femmes au même titre que les hommes. Le 27 Avril, Wafae jeune militante de Tanger a été enlevée à la fin d'une manifestation ouvrière et elle a été séquestrées, torturée et insultée avant d’être abandonnée à 12 Km de la ville tandis que des jeunes sont arrêtés lors d'une manifestations à Casablanca le 6 Avril.
L’association Ailes-femmes du Maroc demande la libération de Hind et de tous les prisonniers d’opinion au Maroc et renouvelle sa solidarité avec les femmes marocaines qui luttent pour la liberté et la justice. Elle appelle toutes les personnes éprises de justice à écrire à l’ambassade du Maroc à Paris pour demander le respect du droit de manifester , réclamer la libération de Hind et la relaxe de tous les prisonniers politiques.
Association Ailes-femmes du Maroc
Ailesfm@gmail.com

mercredi 19 février 2014

l'ONU appelle à la libération immédiate du journaliste Mustapha El Hasnaoui


Par Alkarama, 18 Février 2014


images 1Dans une décision récemment rendue publique, le Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations Unies a appelé à la libération immédiate de Mustapha El Hasnaoui, un journaliste et défenseur des droits de l'homme marocain de 34 ans condamné le 11 juillet 2013 par la Cour de Rabat à 4 ans de prison pour « terrorisme ». 
Les experts de l'ONU considèrent que sa détention est arbitraire « dans la mesure où elle se fonde sur le légitime exercice de ses droits humains à la liberté de pensée, d'opinion, d'expression et de religion, ainsi que ses activités de défense des personnes persécutées en raison de leurs pensées, idéologies ou opinions ».

L'Affaire El Hasnaoui
Dans le cadre de ses activités de journaliste et de militant des droits de l'homme, Mustapha El Hasnaoui a documenté et dénoncé de nombreux cas de violations de droits dans l'homme dans le pays, en particulier dans les milieux islamistes victimes d'une vaste campagne de répression à la suite des attentats de Casablanca de 2003.

Il été arrêté à l'aéroport de Casablanca le 11 mai 2013 après avoir été refoulé par les autorités turques à Istanbul où il s'était rendu pour effectuer un reportage sur les camps de réfugiés syriens. Libéré le même jour, il a été convoqué 5 jours plus tard au commissariat de Maarif à Casablanca par la police judiciaire.

A son arrivée, il a été immédiatement arrêté et placé en garde à vue sans qu'aucun motif légal ne lui soit notifié. Il a été interrogé pendant de longues heures sur ses activités de journaliste, ses convictions politiques, ainsi que sur ses activités de défenseur des droits de l'homme et ses contacts avec les familles de détenus accusés d'appartenir à la Salafiya Djihadiya (mouvement salafiste djihadiste)

Aucune accusation claire ne lui a été notifiée et aucun fait précis ne semblait lui être reproché, sinon son refus d'accepter les propositions réitérées de la police à les informer sur les activités des personnes proches des milieux salafistes.

La garde à vue de Mustapha El Hasnaoui a duré douze jours, la durée maximum prévue par la loi, sans aucun motif légal, ni aucune nécessité liée à une enquête, qui dans son cas a été réduite à un interrogatoire, sur les convictions politiques du prévenu. Au douzième jour de détention, un officier de la police judiciaire lui a assuré que la procédure était terminée, qu'aucun fait ne lui était finalement reproché et qu'il serait libéré après avoir signé le procès verbal d'audition lui assurant que ses déclarations avaient été fidèlement notées. Très affecté par sa longue détention en garde à vue et pressé par l'officier d'apposer son paraphe, il a finalement accepté de signer sans relire le contenu du document.

Il a donc été surpris de se voir présenter le même jour devant le procureur du Roi du tribunal de Salé le 27 mai 2013. Bien qu'aucun fait établi ne lui ait été imputé, le juge d'instruction a cependant, contre toute attente, décidé de l'inculper de « constitution de bande criminelle en vue de commettre des actes terroristes dans le cadre d'une entreprise collective visant l'atteinte grave à l'ordre public par l'intimidation, la terreur ou la violence » et ordonné sa détention préventive à la prison de Salé.

Cette accusation est d'autant plus étonnante qu'aucune autre personne que Mustapha El Hasnaoui n'est citée ou poursuivie dans cette affaire de prétendue « bande criminelle » agissant dans le cadre « d'une entreprise collective » et qu'aucun fait précis punissable n'a été établi tant au cours de l'enquête de police que pendant l'instruction judiciaire.

Mustapha El Hasnaoui a ainsi été déféré devant la cour d'appel de Rabat le 11 juillet 2013. Lors de l'audience, il a nié avoir commis les faits qui lui ont été reprochés et a justifié ses relations avec les milieux salafistes par ses activités de défenseur des droits de l'homme et de journaliste préoccupé par cette thématique.Malgré ces explications, et sans qu'aucun élément matériel ne vienne étayer ou confirmer les charges pesant contre lui, il a été condamné à quatre ans de prison ferme.

Ce qu'en disent les experts de l'ONU
Le Groupe de travail sur la détention arbitraire considère que Mustapha El Hasnaoui est détenu arbitrairement, notamment en raison de l'exercice légitime de son droit à la liberté d'expression et pour avoir défendu les droits de personnes persécutées pour leurs opinions.

Les experts affirment qu'il a été victime de graves violations de ses droits fondamentaux et qu'il n'a pas bénéficié de procès équitable. Ils n'excluent pas que les mesures de persécution dont il a été victime soient liées aux contacts qu'il a établis avec des personnes liées au mouvement salafiste.

Le Groupe de travail ajoute : « les accusations formulées contre M. El Hasnaoui ne font référence à aucune activité violente et encore moins terroriste. Aucun acte de terrorisme ne [lui a] été imputé. Ses activités de défense des droits de l'homme, ainsi que ses activités comme intellectuel et journaliste semblant être parfaitement licites ».

Alkarama appelle les autorités marocaines à mettre en œuvre la décision du Groupe de travail des Nations Unies en libérant immédiatement Mustapha El Hasnaoui et en lui accordant une réparation adéquate pour le grave préjudice subi du fait de sa privation arbitraire de liberté.