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lundi 3 novembre 2014

Tragiques "vacances" au Maroc pour des jeunes Français. Comment connaitre la vérité ?

Malheureusement cette version des faits n'est pas la dernière. D'autres révélations,  en livrent l'enchainement, encore plus sordide. Bientôt sur solidmar.NDLR

un article de Marie-Jo  solidmar.blogspot.fr,  2/11/2014
Souad, Franco-Algérienne dont le frère est en prison à Tanger, me raconte : « Lors de mon  voyage au Maroc, à la prison de Tanger j'ai trouvé mon frère Abdel-Aziz très affaibli avec un regard vide comme s’il n'avait plus d'espoir.
Je lui ai ramené des médicaments et des vitamines de France et au parloir je l'ai forcé à manger une barre de céréales devant moi. Il y a trois mois ma sœur Sonia l’a aussi trouvé amaigri et affaibli, et l’a forcé à manger un peu devant elle.
Ma sœur et moi  avons  été très mal traitées lorsque nous sommes allées rendre visite à mon frère. Le personnel pénitentiaire ainsi que le directeur de la prison nous ont très mal parlé. J'ose à peine imaginer ce que mon frère subit dans cette prison où il est détenu depuis décembre.
Lui et Yassine continuent leur grève de la faim. »
A son retour de Tanger,  Souad me donne  de nouvelles  précisions sur cette incroyable affaire, qui est en fait une double affaire :
Au départ ils étaient quatre amis, trois Franco Maghrébins et un Marocain, partis au Maroc pour passer des vacances à la fin de l’année dernière. Mon frère Abdel-Aziz pensait y rencontrer Karima, une jeune Marocaine de Tanger qu’il a connue sur facebook.
A cette époque une “bande des quatre” malfrats sévissait dans les environs de Tanger, association de malfaiteurs qui commettaient vols, braquages, même un crime ...  Ils sont recherchés par la police. Arrive à Tanger une “bande de quatre “amis qui souhaite passer des vacances tranquilles.
Nos quatre voyageurs  ne comprennent pas pourquoi on les appelle parfois la “bande des quatre”, ni surtout pourquoi le 5 décembre des membres de la DST  les arrêtent brutalement pour “détention d’armes à feu”, leur bandent les yeux, leur attachent les mains et les pieds et les amènent en fourgonnette au commissariat de Casablanca, à 200 km de Tanger.
Pendant cinq jours ils sont torturés. Souad raconte : « Les policiers les ont tabassés, leur ont craché dessus ; ils leur ont mis la tête sous l'eau, leur ont envoyé des décharges électriques dans les testicules à l'aide de batterie de voiture. Ils les ont pendus par les pieds, et j'en passe, toujours en prenant soin de ne pas laisser de traces. “
La DST se serait-elle rendue compte de son erreur? Fallait-il trouver une autre raison à cette brutale arrestation ?
Souad poursuit :” Arrêtés sans la moindre preuve de culpabilité, les inspecteurs de police les ont forcés à s'accuser les uns les autres afin d'obtenir des aveux. Il n’a plus été question de détention d’armes à feu, mais la torture devait les amener à avouer un trafic de stupéfiant. Par la torture il était facile de faire avouer n’importe quoi ! »

Ils ont ensuite été ramenés à Tanger, à la prison où le juge les a informés qu’en appel seuls Abdel-Aziz et Yassine sont condamnés à 2 ans de prison ferme.Tarek, condamné à un an de prison, bénéficiera de la grâce royale le 20 aout  lors de l’Aïd. Quant à l’ami marocain il est déjà libéré deux semaines après l’arrestation.
Abdel-Aziz et Yassine sont condamnés à deux ans de prison, sans savoir pourquoi.
“Mon frère est asthmatique, ils l'ont traité comme un chien » écrit Souad. Il ne semble pas y avoir de suivi médical. Comme il ne connait au Maroc que sa petite amie à qui les visites sont interdites puisque pas mariés (mais est-elle vraiment légale, cette interdiction? Moi-même, étrangère, j’ai pu rendre visite à des prisonniers politiques marocains à la prison d’Oukacha...)
Seule sa famille, qui vit en France, peut le prendre en charge. Tous les trois mois, une de ses deux sœurs, ou sa mère fait le déplacement pour soutenir ce fils et frère parti en vacances qui se trouve en prison pour trafic de drogue qu’il n’a  avoué que sous la torture, mais qu’il a sinon toujours nié.
Désespéré en apprenant qu’il aura à passer deux ans dans cette prison, il a tenté de se suicider, heureusement ses codétenus l’en ont empêché.
Souad l’ainée des deux sœurs d’Abdel-Aziz  compte d’abord sur la justice marocaine pour rétablir la vérité.
«J’en suis au 4ème avocat. Ils ne servent à rien. Ils ont toujours menti en me disant: “Ça y est, il va bientôt passer devant le juge et de là il sortira”. Nous avons ainsi perdu plusieurs mois.»
Le consul, averti de la grève de la faim rend visite aux prisonniers... pour leur demander de l’arrêter . Maigre assistance consulaire ! Le juge leur rend visite pour leur parler d’une caution de 40 000€ !
Les gardiens volent plusieurs fois l’argent que la famille leur envoie.
Au bout de quelques mois, ne voyant rien bouger, découragée, Souad s’adresse à Amnesty, à l’ACAT, à des associations de droits de l’Homme, à la presse, à Hollande. Amnesty et l’ACAT craignent que tenter une action pour leur libération ne politise l’affaire et leur porte préjudice. Les associations de Droits de l’Homme ne réagissent pas, à part le Comité de soutien aux familles des prisonniers européens détenus au Maroc et Solidarité Maroc 05 qui lance une pétition sur cyberacteurs (http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/liberte-trois-francais-partis-vacan-802.html). A signer, même s’il manque les données récentes.
Début juin 2014 les prisonniers entament une grève de la faim, seul moyen pour des prisonniers de crier leur innocence. Depuis plus de 4 mois ils obligent ainsi l’administration pénitentiaire à assurer un suivi médical minimum et fournir ce qu’il faut pour, malgré tout, survivre (sucre, un peu d’eau, etc.), ce qui rend furieuse cette administration qui réagit par des menaces : vols, transfèrement vers une prison plus éloignée ...
Les conditions de vie en prison sont lamentables. Ils sont séparés et internés avec des prisonniers de droit commun. Leur vie est pourtant jalonnée d’espoirs (grâces royales, transfèrement en France) mais aussi de désespoirs et d’incompréhension, puisque toujours exclus.
Les deux prisonniers et leurs familles se posent toujours la question : De quoi Abdel-Aziz et Yassine sont-ils coupables alors que leurs compagnons sont libérés ? Qu’ont-ils fait que les deux autres n’ont pas fait ?
Il semble que le seul point commun qui leur a valu cette “distinction” est le fait d’avoir osé fréquenter des Marocaines . Abdel-Aziz,  amoureux de Karima a loué un appartement à Tanger pour pouvoir y rester quelque temps avec elle. Yassine, son ami franco-tunisien a aussi fréquenté quelque temps une jeune Marocaine, mais il a vite compris que celle-ci était surtout intéressée par ce que les touristes français sont sensés  apporter : argent ... aller en France ... et pourquoi pas : mariage...Pas d’accord il l’a quittée, et c’est à partir de ce moment que les ennuis ont commencé.
Après leur arrestation l’appartement d’Abdel-Aziz a été mis sens dessus dessous. La police n’a trouvé ni armes, ni drogue, mais le passeport de Karima qui a été emporté. Pour le récupérer elle s’est rendue avec l’avocat chez le juge qui lui a reproché :
« Tu n’as pas honte ! Pourquoi tu ne fréquentes pas un Marocain comme toi, au lieu de fréquenter un Français d’origine algérienne ?
- C’est parce que c’est lui que j’aime, tout simplement ! » réponse qui a irrité le juge.
Le 8 septembre : bonne nouvelle : la vraie “bande des quatre” est démasquée et arrêtée !
“Arrestation de 4 personnes recherchées dans une affaire d’association de malfaiteurs, d’enlèvements et de tentative d’extorsion”http://www.medias24.com/SOCIETE/14157-Tanger-deux-policiers-arretes-nouvelle-piste-pour-le-braquage-du-fourgon-blinde.html
C’est la joie ! Formidable espoir de libération ! enfin !!!
Mais rien ne change. Ils ne font pas partie des libérés suivants. Pourquoi ?
C’est le désespoir ! 

Il faut lever le silence sur cette injustice,  partout, par tous les moyens !  Le fait de n’être que de simples citoyens français et pas des militants n’est pas une raison pour ne pas se battre pour la libération de ces deux garçons toujours en prison alors que les vrais coupables ont été arrêtés !!
Publié il y a par

dimanche 7 septembre 2014

Urgent : Il faudrait un avocat indépendant pour défendre deux jeunes voyageurs franco-maghrébins

Souad, la sœur d’Abdel-Aziz Redaouia qui a été  torturé et  interné abusivement dans la prison de Tanger vient de m’envoyer ce mail :
Mon frère vient de m'appeler. Son ami Yassine et lui  ont été menacés par le chef des surveillants : S’ils n’arrêtent pas leur grève de la faim (commencée il y a trois mois !) ils seront transférés dans une autre prison au Maroc. Leur argent et toutes leurs affaires ont été volés.

Demain j'appelle le consulat français une fois de plus  pour qu'ils réagissent un peu !
Je suis vraiment indignée face à cette injustice et tous ces organismes qui ne bougent pas le petit doigt !
Ces deux garçons, simples voyageurs venus découvrir le Maroc, mériteraient vraiment un bon avocat indépendant pour débrouiller cette incroyable affaire !
Saluons leur courage et leur détermination à faire connaitre leur innocence par cette grève illimitée, seul moyen dont ils disposent !
Un transfert dans une autre prison au Maroc les éloignerait encore de leurs familles domiciliées en France, seuls contacts avec l'extérieur. L'amie marocaine d'Abdel-Aziz est interdite de visite, puisqu'ils ne sont pas mariés...

Relire toute l'affaire sur :
 http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/liberte-trois-francais-partis-vacan-802.html


jeudi 24 juillet 2014

cyberaction N° 634: Liberté pour trois Français partis en vacances au Maroc, arrêtés, torturés emprisonnés.

cyberaction N° 634: Liberté pour trois Français partis en vacances au Maroc, arrêtés, torturés emprisonnés.
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cyberaction mise en ligne le mercredi 23 juillet 2014

En partenariat avec : Solidarité Maroc Elle sera envoyée à : Monsieur Mustapha RAMID, ministre de la justice du royaume du Maroc,

Elle prendra fin le : mercredi 31 décembre 2014

Partis au Maroc pour passer des vacances ils se retrouvent en prison à Tanger après avoir été torturés. Leur crime : avoir fréquenté des Marocaines ?

Plus d'infos

Vers la fin 2013, Abdel-Aziz Redaouia, franco-algérien et 3 de ses amis : un Franco-Tunisien, un Franco-Marocain et un Marocain sont allés passer des vacances au Maroc.

Abdel-Aziz qui est tombé amoureux d’une jeune Marocaine a loué un appartement à Tanger pour pouvoir y rester quelque temps avec elle.

Yassine, son ami franco-tunisien a aussi fréquenté quelque temps une jeune Marocaine, mais il a vite compris qu’elle était surtout intéressée par ce que les touristes peuvent apporter : argent ... aller en France ... Pas d’accord il l’a quittée, et c’est à partir de ce moment que les ennuis ont commencé.


Le 5/12/2013 les 4 amis, dont 3 de nationalité française, étaient assis tranquillement dans un billard à Tanger lorsqu’ils ont été brutalement arrêtés par des membres de la DST pour “détention d’armes à feu”. L’ami de nationalité marocaine est prié de rentrer chez lui. Première mesure arbitraire.

Les policiers leur ont bandé les yeux, attaché les mains et les pieds et amenés en fourgonnette au commissariat de Casablanca à 200 km de Tanger.

Pendant cinq jours ils ont été torturés.

« Les policiers les ont tabassés, leur ont craché dessus ; ils leur ont mis la tête sous l'eau, leur ont envoyé des décharges électriques dans les testicules à l'aide de batterie de voiture. Ils les ont pendus par les pieds, et j'en passe, toujours en prenant soin de ne pas laisser de traces » écrit Souad, la sœur d’Abdel-Aziz

«Arrêtés sans la moindre preuve de culpabilité, les inspecteurs de police les ont forcés à s'accuser les uns les autres afin d'obtenir des aveux. Il n’a plus été question de détention d’armes à feu, mais les tortures devaient les amener à avouer un trafic de stupéfiant alors qu'ils n'ont pas été arrêtés pour ce motif-là au départ ! Par la torture il était facile de faire avouer n’importe quoi ! »

Leur garde-à-vue qui a duré 5 jours n’a été déclarée que deux jours plus tard.

Ils ont ensuite été ramenés à Tanger, à la prison où le juge leur a fait savoir qu’ils sont condamnés à 2 ans de prison.

Le 5 juin ils ont entamé une grève de la faim. Aujourd’hui, près de 45 jours plus tard, ils la continuent toujours. Fatigués, seuls, ils n’ont pas le moral.

Lors du jugement en appel fixé au 9 juin, le verdict n’a pas été modifié pour deux d’entre eux : 2 ans de prison pour Abdel-Aziz et Yassine, les deux qui ont osé fréquenter des Marocaines ! Tarik, le Franco-Marocain n’a écopé que d’une année. Deuxième mesure arbitraire !

Désespéré par cette nouvelle, mon frère a tenté de se suicider, heureusement ses codétenus l’en ont empêché.

“Mon frère est asthmatique, ils l'ont traité comme un chien » écrit Souad. Il ne semble pas y avoir de suivi médical. Comme il ne connaît au Maroc que sa petite amie à qui les visites sont interdites (puisque pas marié !) seule sa famille qui vit en France peut le prendre en charge. Tous les trois mois, une de ses sœurs, ou sa mère fait le déplacement pour soutenir ce fils parti en vacances, qui se trouve en prison pour deux ans, pour trafic de drogue qu’il a toujours nié mais avoué sous la torture.

Une perquisition a mis sens dessus dessous leur appartement, tout est cassé. Pour trouver les armes à feu ou la drogue ? Apparemment seul le passeport de l’amie d’Abdel-Aziz a été trouvé. Pour le récupérer elle s’est rendue avec l’avocat chez le juge qui lui a reproché : « Tu n’as pas honte ! Pourquoi tu ne fréquentes pas un Marocain comme toi, au lieu de fréquenter un Français d’origine algérienne ? - Non, c’est lui que j’aime, tout simplement ! » réponse qui n’a pas satisfait le juge, a-t-elle raconté. »

***

Pourquoi Souad a-t-elle attendu début juin pour lancer son appel au secours ?

« Aidez-nous s'il vous plait à savoir auprès de quel organisme, nous pouvons nous retourner, afin d'avoir un recours. Pour qu'ils soient relâchés et que ceux qui leur ont fait subir ces tortures soient punis. »

Souad explique qu’elle a d’abord eu confiance en la justice marocaine. Mais au bout de quelques mois ne voyant rien bouger, découragée, elle s’est adressée à Amnesty , à des associations de droits de l’Homme, à la presse, à Hollande.

«J’en suis au 4ème avocat. Ils ne servent à rien. Ils ont toujours menti en me disant: “Ça y est, il va bientôt passer devant le juge et de là il sortira”. Nous avons ainsi perdu plusieurs mois.»

Le consul a été averti de la grève de la faim. Il leur rend visite pour leur demander d’arrêter la grève. Maigre soutien à des compatriotes…

Le juge leur rend visite pour leur parler de caution. Point à éclaircir…

Les gardiens ont volé plusieurs fois l’argent que la famille leur envoyait.

Fréquenter une Marocaine, quand on est Français, ça se paie donc de cinq jours de torture et de deux ans de prison ?

Signer! http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/liberte-trois-francais-partis-vacan-802.html

Récapitulatif

Cette cyberaction va envoyer un courrier électronique à ramzi@maec.gov.ma
Avec les éléments suivant :
  • Sujet : Liberté pour trois Français
  • Message : A l'attention de Monsieur Mustapha RAMID, ministre de la justice du royaume du Maroc,
    sous couvert de monsieur l'ambassadeur du Maroc en France,

    Etrange affaire franco-marocaine qui prêterait à sourire si elle n’était si tragique. Trois Français d’origine maghrébine sont en prison à Tanger depuis le début de l’année. Arrêtés d’abord pour détention d’armes à feu, torturés de manière ignoble pour avouer un trafic de drogue alors que le premier chef d’inculpation est ignoré.

    Verdict lourd en appel : deux ans de prison ferme pour les deux qui ont eu l’audace de fréquenter de jeunes Marocaines, un an pour le troisième.

    Ils sont en grève de la faim depuis le 5 juin. Seule action du consul : il leur demande d’arrêter la grève de la faim.

    Je vous prie, Monsieur le Ministre, de leur rendre leur liberté.
  • Pour signer, allez sur :http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/liberte-trois-francais-partis-vacan-802.html

vendredi 13 juin 2014

2 ans de prison à Tanger pour les trois jeunes Français d'origine maghrébine

Par MJF, Solidmar, 11/6/2014

La routine au Maroc : ARRESTATION, TORTURE, AVEUX, CONDAMNATION pour trois jeunes Français d'origine maghrébine venus passer des vacances au Maroc !

 « Aidez-nous s'il vous plait à savoir auprès de quel organisme, nous pouvons  nous retourner, afin d'avoir un recours. Pour que mon frère et ses amis soient  relâchés et que ceux qui leur ont fait subir ces tortures  soient punis.

Je suis désespérée,  svp répondez-moi ! »


Le 28 mai 2014 nous avons reçu cet appel sur notre blog solidmar.  Souad R., franco-algérienne, nous fait part de son angoisse en expliquant ce qui est arrivé à son frère Abdel-Aziz parti en voyage au Maroc avec des amis. Abdel-Aziz Redaouia , 33 ans, est franco-algérien, son ami Yassine est franco-tunisien et Tayeb est franco-marocain. Un quatrième compagnon, marocain,  se trouvait avec eux à ce moment.


Abdel-Aziz  et ses amis étaient assis tranquillement dans un billard à Tanger lorsqu’ils voient des membres de la DST sortir d’un 4x4, se diriger vers eux et les arrêter brutalement. Motif : "détention d'armes à feu". Le seul des quatre amis qui est de nationalité marocaine est relâché, mon frère et ses amis sont de nationalité française.

Les policiers leur ont bandé les yeux, attaché les mains et les pieds et les ont amenés au commissariat de Casablanca à 200 km de Tanger, où ils les ont torturés durant 5 jours. 

« Ils les ont tabassés, les ont pendus par les pieds, leur ont mis la tête sous l'eau, leur ont envoyé des décharges électriques dans les parties intimes à l'aide de batterie de voiture,  leur ont craché dessus, et j'en passe...

Accusés sans la moindre preuve de culpabilité  les inspecteurs de polices les ont forcés à s'accuser les uns et les autres afin d'obtenir des aveux sous contraintes. 


Ils ont ensuite été ramenés à Tanger, à la prison où on leur a fait savoir qu’ils sont condamnés à 2 ans de prison. Leur garde-à-vue n’a été déclarée que deux jours plus tard ... au cas où les tortures leur auraient été fatales ?


Mon frère est asthmatique, ils l'ont traité comme un chien.

Aujourd'hui il se trouve incarcéré avec ses amis dans la prison de Tanger pour trafic de stupéfiants, alors qu'ils n'ont même pas été arrêtés pour ce motif-là au départ ! Les inspecteurs les ont torturés,  afin de leur faire avouer n'importe quoi. »

Ma sœur a pu se rendre à Tanger pour le rencontrer et lui apporter ses médicaments pour l'asthme.

Le jugement en appel est fixé au 9 juin. On leur a dit qu’il serait  probablement reporté au 16.


Mardi Souad nous écrit : «  Le procès n’a pas été reporté, il a eu lieu hier.   En appel le verdict n’a pas été modifié : *2 ans de prison. Pourquoi ?
Désespéré, mon frère a tenté de se suicider, les prisonniers de la même cellule l’en ont empêché.
Abdel-Aziz et ses  amis continuent leur grève de la faim. »

Rappelons que ces amis étaient venus au Maroc pour passer de paisibles vacances !

*Aux dernières nouvelles seuls Abdel-Aziz et Yassine ont à purger deux ans de peine, Tayeb 1 an.