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samedi 12 mai 2012

Un verdict subreptice pour une justice furtive

Par Salah Elayoubi, 12/5/2012
C’est l’histoire d’un ouvrier qui rêvait tellement de démocratie qu’il s’est mis à le chanter. Il l’a chanté avec tellement de talent et de conviction qu’il a réussi à fédérer autour de lui, des milliers de ses semblables, épris de liberté. Alors « Ils » décidèrent de le faire taire !

C’est là, résumée dans sa réalité la plus crue, la tragédie de Mouad Belghouat. Tout le reste relève de l’anecdote, du mensonge ou du complot. Un an de silence ferme. C’est la peine pour avoir chanté haut et fort ce qu'une majorité de citoyens de ce pays pense et murmure tout bas. Le verdict interpelle sur le fond, par sa dureté, bien qu'il n'ait échappé à personne, que l'heure était à la répression, depuis l'arrivée de la nouvelle équipe gouvernementale aux commandes. 

 La sentence interpelle surtout sur sa forme. Prévu à seize heures, le prononcé du jugement a été avancé, prenant de court le comité de soutien. Prévenu et avocats ayant refusé de siéger, pour protester contre les conditions dans lesquelles se déroule le procès. Précipitation suspecte, pour un tribunal qui avait, jusque là, pris le temps au temps. Une peine infligée dans des conditions à nulle autre comparable. Tant de moyens, tant de policiers, tant de magistrats, tant d’intrigues et tant de manigances, pour, au final, susurrer ce verdict, à l’abri des oreilles concernées, histoire de ne pas rameuter les sympathisants du militant. 

La justice marocaine nous avait habitués à toutes sortes de turpitudes et de comportements déviants. On savait nos magistrats majoritairement retors. Ceux qui ont sévi en cet après-midi, frappé du sceau de l’infamie, évoluent en équipe nationale des vicieux. Un verdict subreptice, presque en secret. « En loucedé » même, tant ce terme emprunté aux voyous sied, à merveille à la situation. Car tout dans la genèse de cette affaire, comme, dans les autres, ourdies de toutes pièces contre les militants du « Vingt février », nous renvoie à un comportement de voyous, agissant en bande et sur commande, aux antipodes de toute justice, et complotant quelques mauvais coups contre leurs contemporains. 

 En règle générale, la justice se prononce, s’administre et passe dans la sérénité. Celle dont il était question ce vendredi 11 mai, était tout, sauf sereine. Il s'agissait d'une justice furtive et précipitée. Ni vu, ni connu, je te condamne ! Ce qui a été conduit, à ce jour, relève d’une forfaiture grimée en justice. Il ne s’agissait, ni plus, ni moins, que de punir Mouad d’avoir eu tant de courage, d’audace et de dignité, pendant ce procès qui déshonore, une fois de plus, notre pays.

 L’attitude du rappeur a renvoyé ces juges d’un autre âge, de l’autre côté du miroir, face à leur propre compromission avec la dictature. Il était à chacune de ses comparutions, fidèle à son image: résolu et déterminé ! Une leçon qu’apprécient rarement les absolutistes accoutumés à ne lire dans les yeux de leurs vis-à-vis que terreur ou servilité. 

 La veille de ce verdict, Mohamed VI, entouré d’un aréopage de « Marcheurs à reculons », toujours les mêmes, acquis à la cause de la dictature, a promis une énième réforme de la justice. Un pur chef-d’œuvre de cynisme et d'hypocrisie, destiné à leurrer la communauté internationale sur les intentions liberticides immuables du régime marocain et faire oublier la répression sauvage du printemps marocain, les assassinats des militants, les procès à la chaîne et les verdicts injustes. 
  Voilà que l'antre de l’injustice et de l'absolutisme prétend se préoccuper de redonner, d’une main, de l’indépendance à un département, après l’avoir verrouillé à y placer ses suppôts, des années durant. Qui serait tenté d'avaler pareille couleuvre ? 

 La tragédie de Mouad marque une pause momentanée. Le rappeur a regagné sa cellule , le temps de comparaître en appel.

 Dans le plus beau pays du monde, la tyrannie a repris ses droits. La bêtise des absolutistes aussi, en attendant que le souffle de la liberté ne vienne mettre fin à cette malheureuse parenthèse de l’histoire contemporaine du Maroc.

"Après la condamnation de L7a9ed, c'est le retour aux années de plomb"


Revoir l'émission passée ce matin sur TV5Monde, évènement trop rare sur nos médias
Said Zouini a partagé la vidéo de الحقــــــــائق الخفيَــــــة()فرع المغرب/The Hidden Truth Morocco : Au lendemain de la manifestation contre la cérémonie d'allégeance.
طقوس البيعة تصل للصحافة العالمية
Durée : ‎6:04
 "Après la condamnation de L7a9ed, c'est le retour aux années de plomb"

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L'Ex capitaine Mustapha Adib, qui avait , lui aussi, dénoncé la corruption, dans l'armée, a lui aussi connu les geôles marocaines où il a passé deux ans ... Il a quitté l'armée, et il quitte son pays et sa marocanité... Il adresse un message à Mouad :
"Un an de prison à Moud lhaked pour avoir dit la vérité brute. Je suis en colère, et j'ai honte, durant ces derniers jours de ma marocanité. Rien à regretter, vraiment rien côté roi. Baisse pas les mains Mouad. On est des millions à te soutenir."

Quel drame, Maître Ramid, quel drame !

 Par Larbi 12/5/2012

 Trouver les mots, ce n’est pas si facile en ce moment. Le sentiment de ne plus avoir rien d’autre à commenter que des injustices encore plus criantes et révoltantes. Mouad L7a9ed avait un tort. Comme Hamza Haddi, comme Walid Bahmane, comme beaucoup d’autres jeunes. Et leur seul tort, est d’être nés dans un mauvais endroit du monde caractérisé par le déni de la pensée, l’inhumanité et l’absence de liberté. Je pèse mes mots.

 Au tribunal de Ain Sbeaa, la justice s’est transformée en un outil de vengeance, en un détestable support de la politique de la peur. La sentence d’un an de prison ferme prononcée aujourd’hui l’encontre de Mouad L7a9ed, après une lecture faite dans la clandestinité, est une honte et un déshonneur. 

Vous avez dit un jour, Cher Maître Mostapha Ramid, « Je présenterai ma démission si un seul citoyen marocain est touché dans sa dignité ». La vérité, et au vu des jugements en chaîne contre les activistes marocains, c’est que même si vous la présentiez, votre démission, cela ne changerait rien tant le mal a été fait. Vous avez souillé définitivement votre réputation, vous vous êtes jeté, vous-même, dans le déshonneur. 

Parce que vous avez laissé le ministère public continuer sur ses pratiques détestables, et vous aviez pourtant autorité pour le recadrer. 

Parce que vous vous êtes tu et vous avez détourné le regard quand tout le monde vous interpellait. Parce que dès le départ vous vous êtes comporté comme le chef des fonctionnaires de la justice et non comme Ministre de la Justice et des Libertés. C’est l’intitulé de votre fonction officielle, faudra vous le rappeler, vous avez tendance à l’oublier. 

Vous avez fait le choix, vous l’avocat respectable, d’intégrer un gouvernement sans pouvoirs alors que tous les militants sincères vous disaient de ne pas y aller jouer la figuration. Vous avez dit que vous auriez les moyens et l’autorité pour changer les choses. Aujourd’hui force est de constater que non seulement vous n’avez pas amorcé le moindre changement mais vous êtes transformé en à peine quelques mois en un élément de la machine à réprimer. Quel drame, Maître Ramid, quel drame ! 

Vous avez, en seulement quelques mois, fait la trajectoire empruntée par les militants de gauche au bout de dizaines d’années et qui se sont transformés, bien avant vous, en auxiliaires d’une politique répressive. Quel drame, Maître Ramid, quel drame ! 

Dans l’enceinte du tribunal d’Ain Sbeaa, les policiers se sont comportés comme des voyous, kidnappant la militante Maria Karim sans respect pour la dignité de la maison de la justice. Comment acceptez-vous ça, comment acceptez-vous qu’on interpelle des militants dans l’enceinte même du tribunal ? Avec vous, comme avec vos prédécesseurs, on n’est à l’abri nulle part, même dans les tribunaux ! 

 Au tribunal de Ain Sbeaa, l’avocat de la police s’est comporté en un minable, insultant l’intelligence des gens , vous utilisant vous et votre gouvernement comme une caution pour donner un semblant de normalité à un procès qui n’avait absolument rien de normal. A croire que c’est votre utilité : vous servez à justifier toutes les exactions, du moment que vous êtes ministre de la justice c’est que le plus aberrant des procès est un acte de justice. Voilà à quoi vous servez désormais : un blanc-seing au pouvoir dans son entreprise de répression. Ne vous y trompez pas ! 

Au tribunal de Ain Sbeaa, il y avait un accusé, que tout le monde savait innocent, mais que le pouvoir voulait condamner. Il y avait un dossier vide , une accusation qui ne résiste à aucun examen sérieux. Tout le monde savait que Mouad L7a9ed est innocent, que son procès n’est rien d’autre qu’un procès politique. Un procès surréaliste où le parquet lisait laborieusement et sans conviction un semblant de réquisitoire qu’on lui a écrit et où le juge gérait « les affaires courantes » s’impatientant devant le temps, pressé de lire enfin un jugement que tout le monde savait déjà écrit. Pourrais-je vous suggérer , Maître Ramid, de faire gagner à tout le monde en temps ce qu’il perdra en parodie de justice et de faire lire directement la sentence à l’ouverture. Ça serait au moins une réforme économisant l’argent du contribuable. 

Au tribunal de Ain Sbeaa, la police, à la fois partie civile et acteur de la procédure, a empêché les militants d’assister à des audiences qui sont pourtant publiques par le force de la loi dont vous êtes censé être le garant. Et vous n’avez pas pris une seule décision pour demander aux forces de l’ordre de respecter la chose la plus élémentaire : respecter la publicité des débats. Même ça, ce petit geste, vous y étiez incapable !

 Au tribunal de Ain Sbeaa, il y avait une dizaine d’avocats de la défense, de très bons avocats. ET vous connaissez certainement la situation, puisque vous-même vous vous y êtes retrouvé avant votre « recrutement », des avocats qui plaident avec la conviction que les meilleurs pénalistes du monde ne peuvent rien devant cette parodie de justice. Parce que justement ce n’est pas une affaire de droit ni de loi. Vous connaissez-bien la situation et ironie du sort vous vous retrouvez aujourd’hui du mauvais côté du prétoire. Quel drame, Maître Ramid, quel drame !

 Au tribunal de Ain Sbeaa, le juge n’a même pas eu le courage de lire le jugement en présence de Mouad et de sa défense, les yeux dans les yeux. Comme vous, quand vous choisissez de fuir le regard des administrés, préférant désormais les palais du royaume, le juge a choisi de fuir celui des militants lisant sa sentence en catimini, trois heures avant l’heure prévue. Il est vrai que le courage n’est pas une des qualités du système que vous défendiez désormais. 

Au tribunal de Ain Sbeaa, on a condamné pour la première fois de l’histoire du Maroc, un rappeur pour une chanson. Cette « première » ne se passait pas sous le règne de Hassan II, ni dans les années 80. Elle se passe aujourd’hui sous le règne de Mohammed VI dont vous êtes le ministre de la justice (et des libertés). Et pour cela vous allez certainement rentrer dans l’histoire par la petite porte. Et vous savez ce qui est le plus dramatique dans tout cela, Cher Maître Ramid ? Qu’un gars comme vous, arrive en quelques mois à se transformer d’un militant respecté à un auxiliaire d’une justice de vengeance, c’est que tout espoir de changement parait complétement vain. Vous en êtes la démonstration vivante et éloquente.

Desmond Tutu a dit un jour, «Si vous êtes neutres devant une situation d'injustice, c'est que vous avez choisi d'être du côté de l'oppresseur.». Et que dire dans votre cas, vous qui êtes censé être à la tête du ministère de la Justice (et des Libertés) ? Quel drame, Mostapha Ramid, quel drame ! 


Justice marocaine : réflexions citoyennes glanées sur facebook

 Mohammed Belmaïzi
  Le Makhzen salaud ne cesse de nous provoquer. Notre artiste et poète L'7a9ed vient d'écoper d'un an de prison. Il est puni pour avoir dit très haut et d'une manière rythmique, musicale, éthique et poétique, ce que nous pensons bas ou plutôt ce que nous ne cessons de crier à la gueule des prédateurs de notre pays. En prison pour un an,  mais la voix de notre L'7a9ed ira sillonner toutes les consciences du monde. Il sera l'un des rappeurs les plus connus au monde. Et toz toz pour le Makhzen débile!
 Je suggère d'organiser partout en Europe, au Canada, aux USA... des concerts de rappeurs en soutien à L'7a9ed, et en coordination avec l'ensemble des Mouvements du 20 février (l'idéal serait le même le jour!)... On se concerte, on s'organise les ami-es!
Nous ne sommes pas à comparer les militants, qui doit être grand ou petit ou utile ou inutile. L'7a9ad a, à son actif, des chansons et des mélodies qui resteront tracées dans notre mémoire musicale et rythmique. Tous les soulèvements du monde ont leurs chanteurs et poètes, et L'7a9ad est l'un de nos plus jeunes symboles protestataires. Je ne peux qu'être fier de lui et le soutenir jusqu'au bout...
Jill Elyse 
C'est le moment. On le ressent comme dans un match de foot où il y a soudain plein de tirs au but, tous en même temps, d'une intensité croissante. On ne lâche pas. L'attention mondiale commencera à inquiéter le régime puisque l'opinon des citoyens marocains ne les concerne guère.
 Ahmed Benani
 Le Makhzen, après avoir raté l'occasion de réformer valablement le pays, dans un contexte des révolutions qui n'en finissent pas, perd aujourd'hui la boussole et croit recourir à la coercition pour étouffer notre combat pour l’État de Droit. Notre amie Saida souligne ici la gravité de l'escalade qu'a choisi ce Makhzen débile! Maître Saida Rouissi parle du retrait des avocats et de l'arrestation de Maria Karim Procès de Mouad Al 7a9ed Tribunal de Ain Sebaa, Casablanca Lundi 7 Mai 2012 http://youtu.be/bgjgbMRF-f0

Affirmer ou espérer que la monarchie puisse s'écrouler dans moins d'un an, n'est pas une boutade! C'est une saine provocation, non à l'endroit de l'occupant du trône dont je me fous royalement, elle s'adresse plutôt à celles et ceux qui persistent dans l'impensé du changement. Quelle est donc cette instance non-dite qui nous lierait pour l'éternité à la monarchie absolue? Qui nous force à concéder positivement à la sacralité du pouvoir? Qui encore, nous empêcherait de raisonner en termes de République? Par quelle fatalité serions-nous condamnés à rester les éternels sujets d'un despote de surcroît autiste? Ma provocation dit bien l'inébranlable volonté de dépasser cet immobilisme politique dans lequel on semble s'enfermer, elle affirme tout aussi fort mon refus, qui rejoint celui de beaucoup je l'espère, de se cantonner dans la dénonciation récurrente des dérapages criminels du régime.

 Greta Alegre 
 Un an de prison ferme, en l'absence de ses avocats !!! Même méthode, immonde !!! On ne lâchera pas !!! car l'armée des fourmis laborieuses et intelligentes que nous formons est plus nombreuse et plus obstinée que tous les rois et les services de police. Mamfakinch !

Salah Elayoubi 
Si j'osais, je ferais la suggestion aux uns et aux autres de nos amis de recentrer le débat sur les priorités du moment, à savoir la lutte contre la dictature du makhzen, le combat pour la liberté et la dignité, histoire de faire preuve d'un minimum de décence, envers ceux de nos militants qui croupissent dans les geôles ignobles du régime, qui subissent la vindicte d'une justice aux ordres ou qui sont prives du minimum, parce qu'ils ont osé dénoncer les turpitudes des thuriféraires du régime Il y en a même qui passent des annonces pour vendre un bien immobilier, une voiture, un scooter..........
Demandez à Mouad s'il a besoin d'une voiture là où il est !
Demandez au Capitaine Adib, s'il peut encore rêver changer de logement !
Demandez à Ali Arrass s'il peut encore se projeter dans l'avenir !
Demandez à Younes Belkhdim s'il a seulement une feuille blanche et le dernier des crayons !

 Mª Antonia Del Toro
 Les révoltes et les manifestations qui ont éclaté en 2011 dans de diverses parties de la planète nous ont rapprochés des mondes que beaucoup de personnes considéraient étrangers et lointains

 Younes Derraz,
 40 personnes pour réformer la justice ! 40 ! Mon Dieu 40 !!!!! ça ne vous rappelle rien ce chiffre ? Ali baba et les 40 voleurs !! M6 nomme TOUS ceux qui sont empêtrés dans le système makhzénien corrompu pour ... soit disant réformer la justice ! Quelle blague ! ça sent la propagande et la manipulation à 3 années lumière à la ronde ! C'est très simple de réformer la justice, t'as pas besoin de tout ce monde pour savoir ce que c'est ! Il faut qu'elle soit totalement autonome et en premier lieu AUTONOME de ta majesté !!! Ça veut dire que le fait que ce soit toi qui est derrière la réforme, c'est déjà un très très très mauvais départ ! Il vaut mieux faire appel à un seul juge suisse, espagnol norvégien, ou italien, et il te dira ce qu'une justice autonome veut dire ! Nommer 40 personnes qui vont discutailler, parlementer, tenir compte des lignes rouges, oranges et jaunes ... on appelle cela noyer tout un banc de poissons pour essayer du gagner du temps alors que la grogne des juges qui, eux, souhaitent une véritable autonomie de la justice monte, monte et monte

 Mohammed Elmajdi 
Mouad Belghawat est l'un des chanteurs les plus célèbres du Mouvement du 20-Février, qui revendique des changements politiques profonds, l'élimination de la corruption et une monarchie parlementaire  pour essayer du gagner du temps alors que la grogne des juges qui, eux, souhaitent une véritable autonomie de la justice monte, monte et monte

 Salima Lahlou 
  Le pouvoir est par nature, criminel chez Mohamed VI, qui n'a pas encore compris que contre l'innocence on ne peut rien. l'ONU a disparu dans les coulisses du despotisme féodal, impérialiste, gardant un silence ignominieux quand les enfants du peuple ont comme case de départ le viol, la torture, l'humiliation, sans aucune justice indépendante… Mr Mohamed VI un roi contesté…(…) Mr Mohamed VI ça suffit !

Le 21 mai Mediapart invite à un grand débat sur les urgences de l'Europe

 "NOUS VOULONS CHANGER L'EUROPE"

RETENEZ VOTRE SOIREE DU 21 MAI ! 

 Mediapart vous invite à un grand débat sur les urgences de l'Europe  au Théâtre National de la Colline, à 20h00. 

 Élections grecques, présidentielle française, enjeux et échéances communautaires, autant de questions qui seront abordées au cours de cette soirée, avec des personnalités politiques et européennes. 

Pour participer, réservez vos places en envoyant un mail à : debats@mediapart.fr (merci de préciser un nom de famille et le nombre de places souhaitées) 
 Le programme complet et détaillé vous sera envoyé la semaine prochaine. 
Ce débat sera retransmis en direct sur Mediapart.fr 
Débat annulé

vendredi 11 mai 2012

Acharnement répressif contre les militants du Mouvement de 20 février (M20)

Par ATTAC MAROC, Contre la mondialisation libérale, Rabat, 11/5/2012

 Casablanca. Un an de prison ferme pour le rappeur Moad Haked. Le rappeur Moad Haked a été condamné à un an de prison ferme et sans présence de ses avocats dans un procès expéditif. Alors que les militants s'apprêtaient à se rendre au tribunal de Aïn Sabaa à Casablanca où le procès devrait se dérouler ce vendredi 11 mai 2012 à 16h, on vient d'apprendre que la sentence est tombée : 1 an de prison ferme pour le rappeur Moad Haked, sans la présence de ses avocats, sans la présence de Haked lui-même. 
Les juges ont profité de la tenue de la prière du vendredi pour rendre leur verdict, éviter ainsi le rassemblement qui était appelé devant le tribunal de tous les militant-e-s venu-e-s le soutenir. 
Motif de son jugement : après avoir été condamné une première fois le 9 septembre, Moad Haked avait été relâché après de nombreux reports de son procès après avoir passé 4 mois de prison .Un procès monté de toute pièce pour étouffer la voix de ce jeune ouvrier de 24 ans engagé dans le M20F et dont le rap a contribué à engager et mobiliser les jeunes de son quartier dit "Oukacha", quartier à l'abandon de la périphérie de Casablanca. Haked est enlevé de nouveau devant chez lui le 29 mars 2012 , suite à une plainte de la Direction Générale de la Sûreté Nationale l'accusant de porter atteinte à l'image de son institution .Pour preuve, un montage photo illustrant un clip d'une chanson de Moad Haked qui dénonce la corruption de la police . Bien que Moad ait nié avoir fait ce montage, son procès est plusieurs fois reporté et sa mise en liberté est rejetée. Devenu très populaire parmi les jeunes qui se reconnaissent dans les paroles de son rap, le pouvoir veut taire sa voix, briser la solidarité, et intimider toute voix contestataire. La répression se durcit à l'encontre des militants-e-s du M20F pour tenter de démoraliser et saper le moral des militants actifs. 

Les faux procès se multiplient à Casablanca, plusieurs militants sont interpellés, et d'autres sont emprisonnés. Parmi lesquels : 
- Hassan EL Hainoussi ; 
- Youness Benlkhdim, poète, arrêté, violemment tabassé, son procès reporté ; 
- Hamza Hadi : 19 ans, chômeur, arrêté et condamné le 6 mai à 4 mois de prison ferme pour avoir protesté contre l’expulsion de sa famille du logement, ses deux frères sont également en détention ; 
- Maria Karim, artiste membre du M20F Casa avait été enlevée en plein tribunal le 7 mai puis maintenue en détention, elle n’a été relâchée que le mercredi 9 mai après avoir subi un long interrogatoire. Son jugement est fixé au 11 juin prochain

Mouad Lhaqed : un an de prison ferme ! Un rappeur contestataire marocain condamné à un an de prison ferme Le Monde.fr avec AFP | 11.05.2012 à 18h48 Mouad Belghawat, rappeur contestataire condamné à un an de prison ferme par la justice marocaine. Le rappeur contestataire marocain, Mouad Belghawat, poursuivi pour outrage à la police, a été condamné à un an de prison ferme, a indiqué une source judiciaire, vendredi 11 mai. Le chanteur "a été condamné à un an de prison ferme par le tribunal de première instance de Casablanca et à une amende de 1 000 dirhams (90 euros)", selon la même source. Mouad Belghawat, 24 ans, connu pour ses chansons critiques vis-à-vis de la monarchie, a été arrêté le 28 mars par trois policiers en civil et présenté le lendemain devant un tribunal de Casablanca. Le rappeur est accusé "d'outrage à un officier public dans le cadre de ses fonctions et à un corps constitué" sur la base d'une vidéo diffusée sur le réseau social Youtube, où apparaissent des policiers marocains sur fond d'une chanson du jeune rappeur. Surnommé "Al-Haqed" (le "rancunier"), le jeune rappeur avait déclaré devant le juge, lors de l'audience du 8 avril, qu'il n'avait pas diffusé cette vidéo et que sur Youtube, "n'importe qui peut diffuser n'importe quoi". "UN PROCÈS CONTRE LA LIBERTÉ D'EXPRESSION" Son procès a été reporté plusieurs fois avant le jugement de vendredi. "C'est une sentence lourde. Malheureusement le juge a prononcé une sentence extrême, sans sursis et sans circonstances atténuantes", a déclaré à l'AFP Me Omar Bendjelloun. Lors de la dernière audience, le tribunal avait arrêté et placé en garde à vue, pour "injure" à l'avocat de la police, la militante Maria Karim venue soutenir le rappeur, provoquant le retrait de la défense. "A cause de ce retrait, la plaidoirie de la défense n'a pas été notifiée et le juge ne l'avait pas prise en considération dans son jugement", poursuit Me Bendjelloun. "Nous allons faire appel de ce jugement. C'est un procès contre la liberté d'expression", conclut l'avocat. Human Rights Watch (HRW) avait pour sa part demandé aux autorités marocaines d'"annuler les accusations" contre le contestataire et de le libérer. "Cette affaire est tout simplement une affaire de liberté d'expression. Chaque jour qu'il (le rappeur) passe en prison rappelle la distance entre les lois du Maroc et sa pratique, ainsi que les droits garantis par sa nouvelle Constitution", selon l'organisation non gouvernementale basée à New York. Mouad Belghawat est l'un des chanteurs les plus célèbres du Mouvement du 20-Février, qui revendique des changements politiques profonds, l'élimination de la corruption et une monarchie parlementaire à l'image de l'Espagne. Jacques PEREZ 11/05/2012 - 19h51

Un rappeur contestataire marocain condamné à un an de prison ferme
le Monde avec AFP |
Mouad Belghawat, rappeur contestataire condamné à un an de prison ferme par la justice marocaine.
Le rappeur contestataire marocain, Mouad Belghawat, poursuivi pour outrage à la police, a été condamné à un an de prison ferme, a indiqué une source judiciaire, vendredi 11 mai. Le chanteur "a été condamné à un an de prison ferme par le tribunal de première instance de Casablanca et à une amende de 1 000 dirhams (90 euros)", selon la même source.
Mouad Belghawat, 24 ans, connu pour ses chansons critiques vis-à-vis de la monarchie, a été arrêté le 28 mars par trois policiers en civil et présenté le lendemain devant un tribunal de Casablanca. Le rappeur est accusé "d'outrage à un officier public dans le cadre de ses fonctions et à un corps constitué" sur la base d'une vidéo diffusée sur le réseau social Youtube, où apparaissent des policiers marocains sur fond d'une chanson du jeune rappeur. Surnommé "Al-Haqed" (le "rancunier"), le jeune rappeur avait déclaré devant le juge, lors de l'audience du 8 avril, qu'il n'avait pas diffusé cette vidéo et que sur Youtube, "n'importe qui peut diffuser n'importe quoi".
"UN PROCÈS CONTRE LA LIBERTÉ D'EXPRESSION"
Son procès a été reporté plusieurs fois avant le jugement de vendredi. "C'est une sentence lourde. Malheureusement le juge a prononcé une sentence extrême, sans sursis et sans circonstances atténuantes", a déclaré à l'AFP Me Omar Bendjelloun. Lors de la dernière audience, le tribunal avait arrêté et placé en garde à vue, pour "injure" à l'avocat de la police, la militante Maria Karim venue soutenir le rappeur, provoquant le retrait de la défense. "A cause de ce retrait, la plaidoirie de la défense n'a pas été notifiée et le juge ne l'avait pas prise en considération dans son jugement", poursuit Me Bendjelloun. "Nous allons faire appel de ce jugement. C'est un procès contre la liberté d'expression", conclut l'avocat.
Human Rights Watch (HRW) avait pour sa part demandé aux autorités marocaines d'"annuler les accusations" contre le contestataire et de le libérer. "Cette affaire est tout simplement une affaire de liberté d'expression. Chaque jour qu'il (le rappeur) passe en prison rappelle la distance entre les lois du Maroc et sa pratique, ainsi que les droits garantis par sa nouvelle Constitution", selon l'organisation non gouvernementale basée à New York. Mouad Belghawat est l'un des chanteurs les plus célèbres du Mouvement du 20-Février, qui revendique des changements politiques profonds, l'élimination de la corruption et une monarchie parlementaire à l'image de l'Espagne.
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 ATTAC MAROC, Contre la mondialisation libérale, Rabat, 11/5/2012  
Maroc. Casablanca. Acharnement répressif contre les militants du Mouvement de 20 février (M20)
Un an de prison ferme pour le rappeur Moad Haked.
Le rappeur Moad Haked a été condamné à un an de prison ferme et sans présence de ses avocats dans un procès expéditif.
Alors que les militants s'apprêtaient à se rendre au tribunal de Aïn Sabaa à Casablanca où le procès devrait se déroulait ce vendredi 11 mai 2012 à 16h, on vient d'apprendre que la sentence est tombée : 1 an de prison ferme pour le rappeur Moad Haked, sans la présence de ses avocats, sans la présence de Haked lui-même. Les juges ont profité de la tenue de la prière du vendredi pour rendre leur verdict, éviter ainsi le rassemblement qui était appelé devant le tribunal de tous les militant-e-s venu-e-s le soutenir.
Motif de son jugement :
après avoir été condamné une première fois le 9 septembre, Moad Haked avait été relâché  après de nombreux reports de son procès après avoir passé  4 mois de prison .Un procès monté de toute pièce pour étouffer la voix de ce jeune ouvrier de 24 ans engagé dans le M20F et dont le rap a contribué à engager  et mobiliser les jeunes de son quartier dit "Oukacha", quartier à l'abandon de la périphérie de Casablanca.
Haked est enlevé de nouveau devant chez lui le 29 mars 2012 , suite à une plainte de la Direction Générale de la Sûreté Nationale l'accusant de porter atteinte à l'image de son institution .Pour preuve,  un montage photo illustrant un clip d'une  chanson de Moad Haked qui dénonce la corruption de la police . Bien que Moad ait nié avoir fait ce montage, son procès est plusieurs fois reporté et sa mise en liberté est rejetée.
Devenu très  populaire parmi les jeunes qui se reconnaissent dans les paroles de son rap, le pouvoir veut taire sa voix,  briser la solidarité, et intimider toute voix contestataire. La répression se durcit à l'encontre des militants-e-s du M20F pour tenter de  démoraliser et saper le moral des militants actifs. Les faux procès se multiplient à Casablanca, plusieurs militants sont interpellés, et d'autres sont emprisonnés. Parmi lesquels :
-    Hassan EL Hainoussi ;
-    Youness Benlkhdim, poète, arrêté, violemment tabassé, son procès reporté ;
-    Hamza Hadi : 19 ans, chômeurs, arrêté et condamné le 6 mai à 4 mois de prison ferme pour avoir protesté contre l’expulsion de sa famille du logement, ses deux frères sont également en détention ;
-    Maria Karim, artiste membre du M20F Casa avait été enlevée en plein tribunal le 7 mai puis maintenue en détention, elle n’a été relâchée que le mercredi 9 mai après avoir subi un long interrogatoire. Son jugement est fixé au 11 juin prochain ;
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ATTAC MAROC tout en condamnant ce jugement inique et toutes ces méthodes d’intimidation contre les militants actifs du M20 à Casablanca, exige :
-     la libération immédiate de Moad Haked ;
-    L’annulation de toutes les poursuites contre les actifs du M20 ;
-     l’arrêt de toutes les provocations contre les militants.

Et les cris des prisonniers palestiniens ?

Par  Ziad Medoukh , 10/5/2012

Depuis un mois, plus de 2000 prisonniers palestiniens ont entamé une grève de la faim illimitée. Leur mouvement, d'une ampleur nationale et politique sans pareille, n'aboutit à aucune réalisation de leurs revendications pourtant légitimes. Le gouvernement israélien refuse de répondre à leurs demandes : ils réclament l'amélioration de leurs conditions de détention, la fin de l'isolement, l'autorisation de visite pour leurs familles, la suppression des arrestations arbitraires et l'abolition de l'arrestation administrative sans aucun jugement 

  Ce mouvement est suivi en Cisjordanie et dans la bande de Gaza par des milliers de Palestiniens qui organisent partout des manifestations de soutien à ces prisonniers, dans leur combat pour la liberté et la vie. Et des centaines de personnes ont commencé une grève de la faim en solidarité avec eux. Cette grève est historique, c’est la plus longue dans l’histoire des prisonniers politiques du monde*. C’est une résistance remarquable que celle de ces hommes et de ces femmes de bonne volonté qui, par leur patience et leur persévérance, sont un exemple pour le monde entier Malgré quelques initiatives prises par des associations de la société civile dans certains pays, en solidarité avec les prisonniers palestiniens grévistes de la faim, on observe le profond silence des médias, des intellectuels, des partis politiques et celui des gouvernements d'un monde qui se dit libre et démocrate. 

Personne ne bouge pour réagir devant le sort réservé à ces prisonniers ? Pourquoi? Vont-ils continuer longtemps à souffrir ? Où sont donc les organisations des droits de l’homme ? Où donc est le monde libre ? Quand y aura-t-il une réelle pression sur les autorités israéliennes d’occupation ? Les cris des estomacs vides de nos prisonniers vont-ils être entendus ? 

 En attendant, derrière les prisonniers palestiniens, tout notre peuple va poursuivre le combat, jusqu’à la conquête de ses droits légitimes et jusqu’à la sortie du dernier détenu des prisons et des ghettos israéliens
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Voici deux lettres à copier et envoyer à l'ambassadeur de France et au Ministre des Affaires étrangères de France


[Cette lettre peut  être envoyée par internet à l’adresse : information@mfa.paris.gov.il  en indiquant en objet : « A l’attention de Monsieur l’Ambassadeur Yossi Gal »

Monsieur Yossi Gal
Ambassadeur d’Israël en France
3 rue Rabelais
5008 Paris
Nom
Adresse
Date
 
Monsieur l’Ambassadeur,

Je tiens à vous faire part de mon extrême préoccupation au sujet de la grève de la faim menée par plus de 2000 prisonniers palestiniens.

Ils exigent l’abolition du régime de détention administrative qui permet de maintenir un détenu indéfiniment en prison sans que lui soit notifiée la moindre charge et demandent une modification de leurs conditions d’enfermement (fin des mesures d’isolement, des mauvais traitements, des humiliations à l’encontre des visiteurs, de l’interdiction des visites pour les familles de Gaza…). Ces pratiques sont en contradiction avec les Conventions internationales pourtant signées par Israël.

Certains prisonniers sont en grève depuis le 1er mars et arrivent à un seuil critique pour leur survie même. J’éprouve notamment une très vive inquiétude pour Bilal Diab, Thaer Halahleh, Hassan Safadi, Omar Abu Shalal, Mahmoud Sarsak, Mahmoud Sarsal, Mohammad Taj et Jaafar Azzedine.

C’est pourquoi je vous demande instamment, Monsieur l’Ambassadeur, de faire tout votre possible pour qu’il soit fait droit aux revendications des prisonniers.

Respectueusement.

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Cette lettre peut  être envoyée par internet à l’adresse : nicolas.kassianides@diplomatie.gouv.fr]


Monsieur le Ministre des Affaires étrangères
37, quai d’Orsay
75007 Paris


Nom
Adresse
Date


Monsieur le Ministre,

Je tiens à vous faire part de mon extrême préoccupation au sujet de la grève de la faim menée par plus de 2000 prisonniers palestiniens.

Ils exigent l’abolition du régime de détention administrative qui permet de maintenir un détenu indéfiniment en prison sans que lui soit notifiée la moindre charge et demandent une modification de leurs conditions d’enfermement (fin des mesures d’isolement, des mauvais traitements, des humiliations à l’encontre des visiteurs, de l’interdiction des visites pour les familles de Gaza…). Ces pratiques sont en contradiction avec les Conventions internationales pourtant signées par Israël.

Certains prisonniers sont en grève depuis le 1er mars et arrivent à un seuil critique pour leur survie même. J’éprouve notamment une très vive inquiétude pour Bilal Diab, Thaer Halahleh, Hassan Safadi, Omar Abu Shalal, Mahmoud Sarsak, Mahmoud Sarsal, Mohammad Taj et Jaafar Azzedine.

C’est pourquoi je vous demande instamment, Monsieur le Ministre, de faire tout votre possible pour qu’il soit fait droit aux revendications des prisonniers palestiniens.

Respectueusement.
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* En même temps, dans le même silence international des médias et des gouvernements, des prisonniers politiques marocains sont en grève de la faim illimitée, avec les mêmes revendication. 
Ezedine Erouissi, le plus ancien, a été libéré début mai  après avoir terminé sa peine de 5 mois, vivant après 135 jours de grève de la faim. D'autres prisonniers ont dépassé les deux mois de grève