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lundi 23 juillet 2012

Urgent : Répression violente lors des marches du M20, le dimanche 22 juillet

 Par Ali Fkir, facebook, 23/7/2012

URGENT: des dizaines d'arrestations et de blessés à Bernoussi (Casablanca) parmi les jeunes du MVT20FEVRIER au cours de la marche organisée le dimanche soir (22 juillet 2012). Le quartier a été quadrillé par les forces de répression. 

 Carnage à Casablanca, El Jedida...blessés, arrestations... » A Casablanca: affrontements et tirs


 
عاجل من الجديدة اعتداءات خطيرة على مناضلي حركة 20 فبراير والهيآت المساندة لا زال لحدود الآن الرفاق في المستشفى الإقليمي بالجديدة يتابعون الحالة الخطيرة للااعتداءات على مناضلي حركة 20 فبراير والهيآت المساندة. وحسب المعلومات المتوفرة حاليا فقد تم الاعتداء بشكل وحشي على المناضل غلياس أحمد الملقب بباسكال حيث يعاني من الضرب المبرح الذي تعرض له في مختلف أنحاء جسمه، ووصف الرفيق العسال الإصابات التي تعرض لها بالهمجية حيث أن آثار الضرب في مختلف أنحاء جسمه. كما تعرض محمد الرجدالي رئيس فرع جمعية المعطلين لإصابات خطيرة على مستوى الصدر..وتم اعتقال الرفيق محمد حمودو الكاتب العام الجهوي للجامعة الوطنية للفلاحة وأحد الرفاق من وجدة وتم إطلاق سراحهم. 
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La police réprime une manifestation du M20F
 à Casablanca
Par Demainonline, 23/7/2012
Casablanca.- L’été commence bien. La manifestation organisée hier par la section casablancaise
du Mouvement du 20 Février au quartier Bernoussi de la capitale économique du royaume s’est très mal terminée parce que réprimée par les forces du désordre.

Pourtant, les 300 personnes qui se sont réunies pacifiquement en scandant des slogans contre la vie chère, la gratuité des services publics, la libération des prisonniers d’opinion se sont plutôt bien comportées. Pas de vandalisme ni de débordement.

Mais allez expliquer cela à des imbéciles casqués et en uniforme pour qui contestation équivaut à dangereuse subversion.

Le site Mamfakinch a publié une première liste de détenus dans les commissariats de cette chère démocratie mohammedienne :

Le surnomé Golasso, Laila Nassimi, Ichrak Attaf, Abderrahmane Essale, Mohamed Koumira, Youssef Eloulfa, Nourreddine Kamama, Mustapha Benslimane.

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=19908
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Des milliers de jeunes sont à nouveau descendus dans les rues de Rabat dimanche pour réclamer plus de justice sociale et dénoncer la corruption à l’appel du Mouvement du 20 février. Il s’agit de la première manifestation d’envergure depuis plusieurs mois. Nouvelle manifestation d’envergure à Rabat. Le ramadan n’a pas empêché les jeunes de descendre dimanche dans les rues de la capitale pour réclamer plus de justice sociale et protester contre la corruption. Une manifestation à l’initiative du Mouvement du 20 février. Les protestataires étaient nombreux. Près de 3000. Ils ont commencé à sillonner les quartiers de Rabat après la rupture du jeune. Depuis plusieurs mois, le Maroc n’avait pas connu une manifestation aussi importante. Le Mouvement du 20 février, créé dans la mouvance des révolutions arabes, a perdu de sa superbe. Le taux de chômage des jeunes toujours élevé Les contestations répétées du Mouvement du 20 février ont pesé sur l’adoption de la nouvelle Constitution en juillet. Elle a été suivie de législatives anticipées qui ont donné la victoire aux islamistes du parti Justice et développement (PJD) à la tête du gouvernement. Une période d’accalmie s’était pourtant installée dans le royaume chérifien depuis la formation du gouvernement dirigé par l’islamiste Abdelillah Benkirane en janvier. Un programme de réforme sociale était notamment prévu. Mais pour le Mouvement, les réformes engagées par le gouvernement sont insuffisantes. Les jeunes notamment vivent toujours dans une très grande précarité. Le taux de chômage est encore très élevé. Les diplômés sont dépréciés à la fin de leurs études. Même s’il a perdu de son aura, le mouvement du 20 février a montré dimanche qu’il ne baisse pas sa garde face au pouvoir.

  Quelques instants seulement avant la fin de la manifestation, les forces d'intervention ont réprimé la manifestation pacifique, plusieurs arrestations et blessés
    Voici la première liste d'arrestation : Le surnomé Golasso, Laila Nassimi, Ichrak Attaf, Abderrahmane Essale, Mohamed Koumira, Youssef    Eloulfa, Nourreddine Kamama, Mustapha Benslimane. 
Selon nos témoins,  ces personnes se trouvent actuellement dans le poste de police du quartier Annassi.






samedi 12 mai 2012

Quel drame, Maître Ramid, quel drame !

 Par Larbi 12/5/2012

 Trouver les mots, ce n’est pas si facile en ce moment. Le sentiment de ne plus avoir rien d’autre à commenter que des injustices encore plus criantes et révoltantes. Mouad L7a9ed avait un tort. Comme Hamza Haddi, comme Walid Bahmane, comme beaucoup d’autres jeunes. Et leur seul tort, est d’être nés dans un mauvais endroit du monde caractérisé par le déni de la pensée, l’inhumanité et l’absence de liberté. Je pèse mes mots.

 Au tribunal de Ain Sbeaa, la justice s’est transformée en un outil de vengeance, en un détestable support de la politique de la peur. La sentence d’un an de prison ferme prononcée aujourd’hui l’encontre de Mouad L7a9ed, après une lecture faite dans la clandestinité, est une honte et un déshonneur. 

Vous avez dit un jour, Cher Maître Mostapha Ramid, « Je présenterai ma démission si un seul citoyen marocain est touché dans sa dignité ». La vérité, et au vu des jugements en chaîne contre les activistes marocains, c’est que même si vous la présentiez, votre démission, cela ne changerait rien tant le mal a été fait. Vous avez souillé définitivement votre réputation, vous vous êtes jeté, vous-même, dans le déshonneur. 

Parce que vous avez laissé le ministère public continuer sur ses pratiques détestables, et vous aviez pourtant autorité pour le recadrer. 

Parce que vous vous êtes tu et vous avez détourné le regard quand tout le monde vous interpellait. Parce que dès le départ vous vous êtes comporté comme le chef des fonctionnaires de la justice et non comme Ministre de la Justice et des Libertés. C’est l’intitulé de votre fonction officielle, faudra vous le rappeler, vous avez tendance à l’oublier. 

Vous avez fait le choix, vous l’avocat respectable, d’intégrer un gouvernement sans pouvoirs alors que tous les militants sincères vous disaient de ne pas y aller jouer la figuration. Vous avez dit que vous auriez les moyens et l’autorité pour changer les choses. Aujourd’hui force est de constater que non seulement vous n’avez pas amorcé le moindre changement mais vous êtes transformé en à peine quelques mois en un élément de la machine à réprimer. Quel drame, Maître Ramid, quel drame ! 

Vous avez, en seulement quelques mois, fait la trajectoire empruntée par les militants de gauche au bout de dizaines d’années et qui se sont transformés, bien avant vous, en auxiliaires d’une politique répressive. Quel drame, Maître Ramid, quel drame ! 

Dans l’enceinte du tribunal d’Ain Sbeaa, les policiers se sont comportés comme des voyous, kidnappant la militante Maria Karim sans respect pour la dignité de la maison de la justice. Comment acceptez-vous ça, comment acceptez-vous qu’on interpelle des militants dans l’enceinte même du tribunal ? Avec vous, comme avec vos prédécesseurs, on n’est à l’abri nulle part, même dans les tribunaux ! 

 Au tribunal de Ain Sbeaa, l’avocat de la police s’est comporté en un minable, insultant l’intelligence des gens , vous utilisant vous et votre gouvernement comme une caution pour donner un semblant de normalité à un procès qui n’avait absolument rien de normal. A croire que c’est votre utilité : vous servez à justifier toutes les exactions, du moment que vous êtes ministre de la justice c’est que le plus aberrant des procès est un acte de justice. Voilà à quoi vous servez désormais : un blanc-seing au pouvoir dans son entreprise de répression. Ne vous y trompez pas ! 

Au tribunal de Ain Sbeaa, il y avait un accusé, que tout le monde savait innocent, mais que le pouvoir voulait condamner. Il y avait un dossier vide , une accusation qui ne résiste à aucun examen sérieux. Tout le monde savait que Mouad L7a9ed est innocent, que son procès n’est rien d’autre qu’un procès politique. Un procès surréaliste où le parquet lisait laborieusement et sans conviction un semblant de réquisitoire qu’on lui a écrit et où le juge gérait « les affaires courantes » s’impatientant devant le temps, pressé de lire enfin un jugement que tout le monde savait déjà écrit. Pourrais-je vous suggérer , Maître Ramid, de faire gagner à tout le monde en temps ce qu’il perdra en parodie de justice et de faire lire directement la sentence à l’ouverture. Ça serait au moins une réforme économisant l’argent du contribuable. 

Au tribunal de Ain Sbeaa, la police, à la fois partie civile et acteur de la procédure, a empêché les militants d’assister à des audiences qui sont pourtant publiques par le force de la loi dont vous êtes censé être le garant. Et vous n’avez pas pris une seule décision pour demander aux forces de l’ordre de respecter la chose la plus élémentaire : respecter la publicité des débats. Même ça, ce petit geste, vous y étiez incapable !

 Au tribunal de Ain Sbeaa, il y avait une dizaine d’avocats de la défense, de très bons avocats. ET vous connaissez certainement la situation, puisque vous-même vous vous y êtes retrouvé avant votre « recrutement », des avocats qui plaident avec la conviction que les meilleurs pénalistes du monde ne peuvent rien devant cette parodie de justice. Parce que justement ce n’est pas une affaire de droit ni de loi. Vous connaissez-bien la situation et ironie du sort vous vous retrouvez aujourd’hui du mauvais côté du prétoire. Quel drame, Maître Ramid, quel drame !

 Au tribunal de Ain Sbeaa, le juge n’a même pas eu le courage de lire le jugement en présence de Mouad et de sa défense, les yeux dans les yeux. Comme vous, quand vous choisissez de fuir le regard des administrés, préférant désormais les palais du royaume, le juge a choisi de fuir celui des militants lisant sa sentence en catimini, trois heures avant l’heure prévue. Il est vrai que le courage n’est pas une des qualités du système que vous défendiez désormais. 

Au tribunal de Ain Sbeaa, on a condamné pour la première fois de l’histoire du Maroc, un rappeur pour une chanson. Cette « première » ne se passait pas sous le règne de Hassan II, ni dans les années 80. Elle se passe aujourd’hui sous le règne de Mohammed VI dont vous êtes le ministre de la justice (et des libertés). Et pour cela vous allez certainement rentrer dans l’histoire par la petite porte. Et vous savez ce qui est le plus dramatique dans tout cela, Cher Maître Ramid ? Qu’un gars comme vous, arrive en quelques mois à se transformer d’un militant respecté à un auxiliaire d’une justice de vengeance, c’est que tout espoir de changement parait complétement vain. Vous en êtes la démonstration vivante et éloquente.

Desmond Tutu a dit un jour, «Si vous êtes neutres devant une situation d'injustice, c'est que vous avez choisi d'être du côté de l'oppresseur.». Et que dire dans votre cas, vous qui êtes censé être à la tête du ministère de la Justice (et des Libertés) ? Quel drame, Mostapha Ramid, quel drame ! 


vendredi 11 mai 2012

Acharnement répressif contre les militants du Mouvement de 20 février (M20)

Par ATTAC MAROC, Contre la mondialisation libérale, Rabat, 11/5/2012

 Casablanca. Un an de prison ferme pour le rappeur Moad Haked. Le rappeur Moad Haked a été condamné à un an de prison ferme et sans présence de ses avocats dans un procès expéditif. Alors que les militants s'apprêtaient à se rendre au tribunal de Aïn Sabaa à Casablanca où le procès devrait se dérouler ce vendredi 11 mai 2012 à 16h, on vient d'apprendre que la sentence est tombée : 1 an de prison ferme pour le rappeur Moad Haked, sans la présence de ses avocats, sans la présence de Haked lui-même. 
Les juges ont profité de la tenue de la prière du vendredi pour rendre leur verdict, éviter ainsi le rassemblement qui était appelé devant le tribunal de tous les militant-e-s venu-e-s le soutenir. 
Motif de son jugement : après avoir été condamné une première fois le 9 septembre, Moad Haked avait été relâché après de nombreux reports de son procès après avoir passé 4 mois de prison .Un procès monté de toute pièce pour étouffer la voix de ce jeune ouvrier de 24 ans engagé dans le M20F et dont le rap a contribué à engager et mobiliser les jeunes de son quartier dit "Oukacha", quartier à l'abandon de la périphérie de Casablanca. Haked est enlevé de nouveau devant chez lui le 29 mars 2012 , suite à une plainte de la Direction Générale de la Sûreté Nationale l'accusant de porter atteinte à l'image de son institution .Pour preuve, un montage photo illustrant un clip d'une chanson de Moad Haked qui dénonce la corruption de la police . Bien que Moad ait nié avoir fait ce montage, son procès est plusieurs fois reporté et sa mise en liberté est rejetée. Devenu très populaire parmi les jeunes qui se reconnaissent dans les paroles de son rap, le pouvoir veut taire sa voix, briser la solidarité, et intimider toute voix contestataire. La répression se durcit à l'encontre des militants-e-s du M20F pour tenter de démoraliser et saper le moral des militants actifs. 

Les faux procès se multiplient à Casablanca, plusieurs militants sont interpellés, et d'autres sont emprisonnés. Parmi lesquels : 
- Hassan EL Hainoussi ; 
- Youness Benlkhdim, poète, arrêté, violemment tabassé, son procès reporté ; 
- Hamza Hadi : 19 ans, chômeur, arrêté et condamné le 6 mai à 4 mois de prison ferme pour avoir protesté contre l’expulsion de sa famille du logement, ses deux frères sont également en détention ; 
- Maria Karim, artiste membre du M20F Casa avait été enlevée en plein tribunal le 7 mai puis maintenue en détention, elle n’a été relâchée que le mercredi 9 mai après avoir subi un long interrogatoire. Son jugement est fixé au 11 juin prochain