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dimanche 25 novembre 2012

Au Maroc: on marche pour la Palestine

Par Ali Fkir le 25/11/2012  


                                 Au Maroc: on marche pour la Palestine

La déclaration du camarade Mustapha Brahma SG d'ANNAHJ ADDIMOCRAI (la VD) + autre vidéo
 

 Diverses villes marocaines ont connu le 25 novembre 2012 des marches et des sit in de solidarité avec le peuple palestinien.
Les plus importantes marches "nationales" ont été organisées à Rabat (marche officielle à 90% makhzenienne), et à Casablanca (à 90% populaire et indépendante ).
L'Etat a mobilisé des cars et autres moyens de transport pour assurer la présence (sans frais aucun) des milliers de personnes.
Les dizaines de milliers de personnes ont assisté à leurs frais à la marche grandiose de Casablanca.
A part ANNAHJ ADDIMOCRATI (la VOIE DÉMOCRATIQUE) qui a appelé toutes et tous ses militants  ainsi que ses sympathisantEs et les masses populaires à n'assister qu'à la marche de Casablanca, les autres organisations politiques et syndicales ont assisté en force à la marche semi-officielle  de Rabat, marche parrainée par le gouvernement des barbus et autres forces réactionnaires makhzeniennes.
A Casablanca, toutes les forces d'opposition et antimakhzenienne se sont retrouvées dans la même marche: ANNAHJ ADDIMOCRATI (la VD) le marxiste, Al Adl l'islamiste en passant par le PSU, PADS...
Comme toute marche populaire et composite, toutes les sensibilités se sont , plus ou moins, exprimées par des slogans et drapeaux différents. Chacun s'y est trouvé. C'est une marche plurielle. C'est la réalité de l'opposition au Maroc. Les antimakhzeniens se retrouvent sur le terrain et ce, malgré les divergences de fonds quant aux repères idéologiques et aux projets de société.
        Notons que la marche de Casablanca a été organisée par le Comité de soutien au peuple palestinien composé des organisations de gauches et démocratiques,  comité dont le coordinateur et le porte parole n'est autre que la camarade Abdelmajid Radi
 Le grand et infatigable communiste, le camarade Mohamed FEKKAK, qui n'a jamais manqué ses rendez-vous avec l'Histoire n'a pas pu assister à la marche organisée à Casablanca le 25 novembre 2012 et ce, pour des raisons de santé graves. JE SOUHAITE AU CAMARADE ET AMI (de 44ans) FEKKAK UN PROMPT RETABLISSEMENT
















Même à Rabat où la marche organisée le 25 novembre 2012 est à 90% officielle, les citoyens libres ont pu passer un certain nombre de messages.
http://www.youtube.com/watch?v=FNdwum61Kmw
مسيرة الشعب يريد تحرير 
فلسطين و تجريم التطبيع
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La sortie tonitruante de la bande des prédateurs, Bekirane et consort, à Rabat pour manifester pour Gaza, n'a pas pu monopoliser totalement l'espace publique... Tout juste là derrière, la contestation du peuple marocain s'amuse et rit à la gueule des hypocrites qui pillent le pays et jouent à nous tromper!!


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Belle image d'un avenir souhaité !

vendredi 16 novembre 2012

La police agresse des journalistes , des photographes et des militants M20Fà Casablanca

 
Le 22 août à Rabat, des journalistes venus couvrir une manifestation à Rabat d’un groupe opposé à la cérémonie d’allégeance, ont été agressés par les forces de l’ordre. Le remake de ce scénario s’est produit, mardi à Casablanca. Un incident de plus qui coïncide avec la commémoration de la journée nationale de la presse.
 Le 13 novembre à 20 heures, Place Prince à Casablanca. Des membres du Mouvement du 20 février ont choisi ce lieu, très fréquenté, pour organiser un sit-in réclamant la libération des détenus politiques. La manifestation a été vite dispersée par les forces de l’ordre. L’intervention n’a pas épargné des journalistes et des photographes, venus pour couvrir cet évènement.
 Le 13 novembre à 20 heures, Place Prince à Casablanca. Des membres du Mouvement du 20 février ont choisi ce lieu, très fréquenté, pour organiser un sit-in réclamant la libération des détenus politiques. La manifestation a été vite dispersée par les forces de l’ordre. L’intervention n’a pas épargné des journalistes et des photographes, venus pour couvrir cet évènement.
Notre confrère Oussi Mouh Lahcen du quotidien arabophone Al Ahdath Al Magrhibia a été roué de coups sur tout son corps, notamment la tête, causant son évanouissement. Il a dû, être, évacué vers l’hôpital Ibn Rochd pour effectuer un diagnostic de son état de santé. Le médecin traitant son cas lui a prescrit une semaine de repos. Trois photographes, Mourad Bourja, Mohamed Mouâniss et Ahmed El Jarfi, ont certes eu plus de chance ; ils ont été frappés et leurs appareils photos endommagés. Visiblement, la police ne veut pas de preuves attestant de son intervention.

Le syndicat de la presse dénonce
Cette nouvelle agression des forces de l’ordre contre des journalistes a coïncidé avec la célébration, le 14 novembre, de la journée nationale de la presse. Dans un communiqué, le syndicat nationale de la presse marocaine (SNPM) fustige ce recours à la matraque, annonce l’organisation d’une campagne visant la protection des hommes et des femmes travaillant dans les médias et la rédaction d’un mémorandum qu’elle compte adresser au chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, et au CNDH.
Par ailleurs, le SNPM a appelé les associations des droits de l’Homme a davantage de soutien et de solidarité avec les journalistes. Hier, devant le siège du ministère de la Justice, à l’initiative du SNPM, un sit-in a été organisé réclamant la protection des journalistes des agressions des forces de l’ordre.

Arrestation de membres du M20
Le sit-in du mardi 13 novembre a connu également son lot de victimes dans les rangs du Mouvement du 20 février. Un militant, Rabiî Houmazene, a été arrêté et conduit dans les locaux de la police avant sa libération. Par ailleurs, hier, le procès de cinq membres du M20F a été ajourné au 28 de ce mois.
 http://www.yabiladi.com/articles/details/13909/maroc-police-agresse-journalistes-photographes.html
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Informations sur facebook, le soir de la manifestation 
Par Samira Kinani, 13/11/201
Répression du sit in du 13/11 du M20F de Casa devant la Chope, des blessés et arrestation de RABI
Les appareils photo des journalistes confisqués par la police. Ils essayent de les récupérer en vain


  • phto du sit in de casa avant la repression ,matraquesau moins un blessé grave,lejeune qui parle est Rabi celui qui a été arrete


    Photo du sit in de Casa avant la répression à la matraque. Il y a au moins un blessé grave,le jeune qui parle est Rabi celui qui a été arrêté — avec Montasser Drissi et 4 autres personnes
  • Par Salah Elayoubi
    URGENT !!!
Maroc : Voici l'une des rares photos du Sit-in organisé par le M20F Casa, le mardi 13 Novembre 2012; sit-in réprimé par les forces de répression.
Sur la photo, on voit Rabii (un militant au sein du M20F Casa) traîné sur le sol par deux policiers en civile.
Il sera enlevé et embarqué dans une voiture de police pour être jeté devant le port de Casablanca, après avoir été agressé.


    Sur la photo, on voit Rabii (un militant au sein du M20F Casa) traîné sur le sol par deux policiers en civil.
    Il sera enlevé et embarqué dans une voiture de police pour être jeté devant le port de Casablanca, après avoir été agressé.
    http://youtu.be/FZPv_VKkCng

mardi 23 octobre 2012

Urgent : arrestations à Casablanca de militants du Mouvement du 20 février



Follow us on FacebookPublier sur Mamfakinch Mamfakinch.com 

Des militants arrêtés ont auparavant été tabassés dans le véhicule de police tout au long du trajet vers le port de Casablanca, où ils ont été relâchés.
La manifestation du mouvement du 20 février à Casablanca, prévu aujourd'hui à 16h à place Wadi Al Makhazine, n'a pas  lieu.

Une vingtaine de manifestants se sont rassemblés, en contrepartie d'une descente impressionnante de forces publiques : plusieurs estafettes de PJ, de CIMI et de forces auxiliaires, un grand nombre de motards, de policiers en tenue civile et de petites voitures de gradés de police.
A peine les manifestants rassemblés, les forces publiques ont entamé les arrestations. Plusieurs militants de la coordination casablancaise de FEB20 ont été soulevés et fourrés dans une voiture 4x4 appartenant à la police judiciaire et conduits vers une destination jusqu'à maintenant inconnue.

L'arrestation des militants suivants est confirmée :
  • Rabii Houmazen
  • Maamoune Khalki
  • Allal Aitaoui
  • Jalal Hdidane
D'autres sources ont confirmé l'arrestation d'un photographe, relâché après la confiscation de sa carte de mémoire contenant les photos des arrestations. D'autres militants ont été arrêtés puis relâchés, dont Bouchra Ouzlali, Rabah et Idrissi. Le reste des manifestants a été ensuite évacué par force par des agents de police, et suivi par des agents en tenue civile.

Des militants du mouvement du 20 février à Casa ont rapporté avoir subi des menaces dans la soirée d'hier.

Lors de l'arrestation, des passants curieux ont demandé à des policiers la raison de cette descente et arrestation spectaculaire. Un policier a répondu qu'il s'agit de voleurs.

samedi 11 août 2012

France Inter :2 émissions sur Casablanca, 11 et 12 août 2012

l'émission du samedi 11 août 2012

Casablanca en mouvement. La Nayda - Partie 1

Casablanca © CC Jaberien - 2012

Elle fait rêver tout le Maghreb. Effervescente, atypique, bigarrée, caractérielle, extravagante, Casablanca ne laisse pas indifférent et vit depuis quelques années une renaissance culturelle surnommée la Nayda, en référence à la Movida espagnole…
Une plongée au cœur de ce mouvement culturel en compagnie de ces jeunes qui incarnent le Printemps Arabe.

INVITES
* Mohamed Merhari, créateur du Polygone.
* le rappeur Mouad
* Fedwa Misk
* Le goupe Haoussa
* Nour -Eddine Lakhmari, réalisateur du film "Casanegra"
* Aberrahim Kassou des Abattoirs
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l'émission du dimanche 12 août 2012

Casablanca en résistance - Partie 2



Les Abattoirs à Casablanca © CC Colors - 2012 / Colors 

Casablanca, la capitale économique ne va pas bien : inégalités, corruption, violence, misère…
Et pourtant, au milieu de ces difficultés, que de ressources, d’energie portées par la jeunesse.
Des hommes et des femmes combattent aujourd’hui les démons de la ville et inventent de nouveaux modèles culturels et sociaux.

INVITES
  • Aberrahim Kassou de l’association Casamémoire qui réinvestit les lieux de mémoire et les transforme en lieux de résistance comme les Abattoirs
  • L’initiateur « des Mercredis Racines », issu du mouvement du 20 Février
  • La journaliste Kenza Sefrioui
  • Le cinéaste Nabil Ayouch, son film : "Les Chevaux de Dieu", adapté du livre de Mahi Binebine, "Les étoiles de Sidi Moumen", sortira prochainement. 
  • Karim Tazi, de l'association "Banque alimentaire"
  • L’association Initiative Urbaine
  • La styliste Kebbaj

REMERCIEMENTS  à l'Institut Culturel Français, à Kenza Sefrioui, journaliste et à Lamia Barrada-Berca, écrivain



lundi 23 juillet 2012

Urgent : Répression violente lors des marches du M20, le dimanche 22 juillet

 Par Ali Fkir, facebook, 23/7/2012

URGENT: des dizaines d'arrestations et de blessés à Bernoussi (Casablanca) parmi les jeunes du MVT20FEVRIER au cours de la marche organisée le dimanche soir (22 juillet 2012). Le quartier a été quadrillé par les forces de répression. 

 Carnage à Casablanca, El Jedida...blessés, arrestations... » A Casablanca: affrontements et tirs


 
عاجل من الجديدة اعتداءات خطيرة على مناضلي حركة 20 فبراير والهيآت المساندة لا زال لحدود الآن الرفاق في المستشفى الإقليمي بالجديدة يتابعون الحالة الخطيرة للااعتداءات على مناضلي حركة 20 فبراير والهيآت المساندة. وحسب المعلومات المتوفرة حاليا فقد تم الاعتداء بشكل وحشي على المناضل غلياس أحمد الملقب بباسكال حيث يعاني من الضرب المبرح الذي تعرض له في مختلف أنحاء جسمه، ووصف الرفيق العسال الإصابات التي تعرض لها بالهمجية حيث أن آثار الضرب في مختلف أنحاء جسمه. كما تعرض محمد الرجدالي رئيس فرع جمعية المعطلين لإصابات خطيرة على مستوى الصدر..وتم اعتقال الرفيق محمد حمودو الكاتب العام الجهوي للجامعة الوطنية للفلاحة وأحد الرفاق من وجدة وتم إطلاق سراحهم. 
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La police réprime une manifestation du M20F
 à Casablanca
Par Demainonline, 23/7/2012
Casablanca.- L’été commence bien. La manifestation organisée hier par la section casablancaise
du Mouvement du 20 Février au quartier Bernoussi de la capitale économique du royaume s’est très mal terminée parce que réprimée par les forces du désordre.

Pourtant, les 300 personnes qui se sont réunies pacifiquement en scandant des slogans contre la vie chère, la gratuité des services publics, la libération des prisonniers d’opinion se sont plutôt bien comportées. Pas de vandalisme ni de débordement.

Mais allez expliquer cela à des imbéciles casqués et en uniforme pour qui contestation équivaut à dangereuse subversion.

Le site Mamfakinch a publié une première liste de détenus dans les commissariats de cette chère démocratie mohammedienne :

Le surnomé Golasso, Laila Nassimi, Ichrak Attaf, Abderrahmane Essale, Mohamed Koumira, Youssef Eloulfa, Nourreddine Kamama, Mustapha Benslimane.

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=19908
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Des milliers de jeunes sont à nouveau descendus dans les rues de Rabat dimanche pour réclamer plus de justice sociale et dénoncer la corruption à l’appel du Mouvement du 20 février. Il s’agit de la première manifestation d’envergure depuis plusieurs mois. Nouvelle manifestation d’envergure à Rabat. Le ramadan n’a pas empêché les jeunes de descendre dimanche dans les rues de la capitale pour réclamer plus de justice sociale et protester contre la corruption. Une manifestation à l’initiative du Mouvement du 20 février. Les protestataires étaient nombreux. Près de 3000. Ils ont commencé à sillonner les quartiers de Rabat après la rupture du jeune. Depuis plusieurs mois, le Maroc n’avait pas connu une manifestation aussi importante. Le Mouvement du 20 février, créé dans la mouvance des révolutions arabes, a perdu de sa superbe. Le taux de chômage des jeunes toujours élevé Les contestations répétées du Mouvement du 20 février ont pesé sur l’adoption de la nouvelle Constitution en juillet. Elle a été suivie de législatives anticipées qui ont donné la victoire aux islamistes du parti Justice et développement (PJD) à la tête du gouvernement. Une période d’accalmie s’était pourtant installée dans le royaume chérifien depuis la formation du gouvernement dirigé par l’islamiste Abdelillah Benkirane en janvier. Un programme de réforme sociale était notamment prévu. Mais pour le Mouvement, les réformes engagées par le gouvernement sont insuffisantes. Les jeunes notamment vivent toujours dans une très grande précarité. Le taux de chômage est encore très élevé. Les diplômés sont dépréciés à la fin de leurs études. Même s’il a perdu de son aura, le mouvement du 20 février a montré dimanche qu’il ne baisse pas sa garde face au pouvoir.

  Quelques instants seulement avant la fin de la manifestation, les forces d'intervention ont réprimé la manifestation pacifique, plusieurs arrestations et blessés
    Voici la première liste d'arrestation : Le surnomé Golasso, Laila Nassimi, Ichrak Attaf, Abderrahmane Essale, Mohamed Koumira, Youssef    Eloulfa, Nourreddine Kamama, Mustapha Benslimane. 
Selon nos témoins,  ces personnes se trouvent actuellement dans le poste de police du quartier Annassi.






jeudi 9 février 2012

Maroc - L'enfer des enfants des rues de Casablanca

Par Slate Afrique,  09/02/2012,

Véritable problème de société au Maroc, les enfants des rues sont au cœur du dernier dossier réalisé par l’hebdomadaire marocain Actuel.
Les journalistes de cette publication sont allés à la rencontre des «chamkers», les abandonnés, qui errent sur les trottoirs de Casablanca.

«Alors que les "mieux lotis" vendent des chewing-gums aux feux rouges, certains mendient ou fouillent dans les poubelles pour trouver de quoi manger, et d’autres acceptent de monter dans la première voiture qui passe pour une poignée de dirhams et un aller simple en enfer», peut-on lire dans le magazine.

Dans la capitale économique du Maroc, «Rédouane, 13 ans, drogué, prostitué», traîne la nuit. Sans se poser de questions, il grimpe dans la première voiture qui passe. Pourtant, «il n’est pas orphelin, ses parents vivent à Lalla Meriem et son grand frère est marié. Il rentre chez lui quelquefois, se lave, mange, se repose un peu puis retourne à la nuit et ses vapeurs de colle.»

Comme tant d’autres gamins, il est sous l’emprise de Hamid, le chef de bande.

«Cet homme a une trentaine d’années et, comme dans Oliver Twist de Charles Dickens, règne sur un petit groupe d’enfants perdus qui ont eu le malheur de croiser sa route.»

Beaucoup de ces garçons et filles de la rue en sont réduits à vendre leur corps.

«Les réseaux de prostitution enfantine n’existent donc pas qu’à Marrakech, pour une clientèle étrangère aisée en quête d’interdit, mais aussi ici, pour une clientèle locale, qui ne nage pas dans l’opulence», explique Actuel.

Pour tenter d’aider ces jeunes, «peut-être un millier, dont 300 qui passent chaque nuit dans la rue», le Samu social fait le tour chaque nuit de Casablanca.

«En véritable service d’aide d’urgence, les trios qui composent les Equipes mobiles d’aide (EMA) du Samu social vont quotidiennement à la rencontre des enfants des rues, leur apporter une écoute, du réconfort, des conseils pas toujours suivis, du café chaud, des sandwichs au fromage et des soins de premiers secours», explique le journaliste.

Cette structure accueille aussi au quotidien des jeunes dans son centre où «des éducateurs sociaux, des psychologues, des médecins et des médiateurs essaieront, dès le lendemain matin, de recréer le lien familial brisé ou de trouver une solution concrète pour le bénéficiaire.»

Les travailleurs sociaux se battent sans relâche pour que ces enfants ne tombent pas dans l’oubli. Mais comme le souligne, Actuel, le problème réside surtout dans l’indifférence de la population et des autorités.

«Ils ne sont que quelques centaines dans cette ville. Est-il vraiment impossible de les aider? Le Samu social manque cruellement de moyens. Et nous manquons tous de volonté pour oser nous attaquer à ce fléau. Nous vivons dans une société qui ignore ces enfants et c’est une honte collective que nous partageons tous, du gouvernement aux passants.»