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vendredi 22 janvier 2016

Le Maroc accepte de reprendre ses enfants des rues en Suède









image: http://s2.lemde.fr/image/2016/01/21/768x0/4851506_6_21a6_image-tiree-d-un-reportage-de-la-tele_add0a276425d9f43adcb8ae3351a4a08.jpg
Image tirée d'un reportage de la télé suédoise SVT sur les enfants marocains des rues. Ici près de la gare de Stockholm. Emission: Uppdrag Granskning (mission investigation).
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Chaque année, au moins 400 mineurs non accompagnés d’origine marocaine entrent clandestinement en Suède et déposent une demande d’asile politique. Un accord conclu le 19 janvier entre les deux pays va enfin permettre le retour de ces enfants au Maroc.

Le ministre suédois de l’Intérieur, Anders Ygeman, et le président de la Chambre des représentants du Maroc, Rachid Talbi Alami, en visite à Stockholm, ont pris l’engagement d’« œuvrer de concert à un meilleur retour des ressortissants marocains ». Le royaume chérifien, longtemps réticent, est désormais « disposé à reprendre un plus grand nombre de ses citoyens », indique un communiqué ministériel suédois.
Sur un total de 35 369 mineurs non accompagnés ayant déposé une demande d’asile l’an dernier en Suède, 403 étaient marocains, à peu après autant en 2014. Une partie d’entre eux vivent dans la rue. Or ces chiffres sont inférieurs à la réalité : l’Office des migrations estime qu’un mineur marocain sur trois ou quatre disparaît dans la nature après son entrée sur le territoire scandinave, de peur de se voir refuser l’asile. Seul 4 % des demandes d’asile de ressortissants marocains ont reçu un avis favorable en 2015.
Pour faciliter les rapatriements, un comité va travailler à l’identification des mineurs marocains, a annoncé le porte-parole du ministre de l’Intérieur. Stockholm se dit prêt à « soutenir les organisations de la société civile pour permettre une meilleure réadaptation des enfants au Maroc ». Une aide en matière de « formation et d’expertise technique » est notamment envisagée.

La Suède lâche le Sahara occidental

Le déblocage des consultations sur les enfants des rues intervient quelques jours après la décision de la Suède de renoncer à étudier la possibilité de reconnaître l’indépendance du Sahara occidental. Les deux pays nient toutefois tout lien entre les deux dossiers : [le président marocain de la Chambre des représentants] « a été clair sur le fait que ça n’avait rien à voir », a affirmé un porte-parole du ministère suédois de l’intérieur.
Le Maroc propose au Sahara occidental, vaste territoire peuplé d’un demi-million d’habitants, une large autonomie sous sa souveraineté, tandis que le Polisario, soutenu par l’Algérie, réclame un référendum d’autodétermination. Les efforts de médiation de l’ONU sont dans l’impasse.
En décembre 2012, les sociaux-démocrates suédois, alors dans l’opposition, avaient fait voter au Parlement une motion demandant la reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Mais depuis son retour au pouvoir, en octobre 2014, le parti de gauche semble faire volte-face. « Toute notre énergie sera consacrée à soutenir le processus de l’ONU [de médiation entre ces deux parties], a déclaré le 15 janvier la ministre des Affaires étrangères suédoise, Margot Wallström. Une reconnaissance ne favoriserait pas ce processus. La situation au Sahara occidental diffère par ailleurs de celle des États que la Suède a reconnus par le passé. »
Cette question épineuse empoisonnait les relations maroco-suédoises. Le revirement suédois s’est d’ailleurs fait au terme d’un « processus de consultation interne » de plusieurs mois. La position suédoise sur le Sahara occidental avait été pointée du doigt lorsque le Maroc avait empêché en septembre 2015 l’ouverture du premier magasin Ikea dans le pays, dans la périphérie de Casablanca, officiellement pour manque d’un « certificat de conformité ». Des discussions avaient alors eu lieu entre les deux pays, lesquelles se sont terminées à la satisfaction du Maroc.

vendredi 15 janvier 2016

Pour les enfants marocains en situation précaire, un beau projet : les 4L Solidaires de l'IGR

Trophées campus 2015-2016

Les 4L Solidaires de l'IGR participe aux Trophées Campus organisés par le site Jactiv, en partenariat avec la Caisse d'Epargne Bretagne - Pays de Loire.

Qui ?

Les 4L Solidaires de l’IGR (Institut de gestion de Rennes) est une association étudiante (20 membres) existant depuis 11 ans.

Quoi ?

La participation au 4L Trophy et « Ensemble Pour le Maroc » : fondée sur des valeurs humaines telles que l’entraide, le partage et la solidarité, ces-derniers consistent à soutenir des populations dans le besoin. Tout au long de l’année universitaire, leur mission consiste à effectuer un certain nombre de démarches et d’actions qui financeront ces deux projets représentant l’aboutissement de nos ambitions. De plus, les évènements et actions menés par l’association permettent de faire vivre la vie associative au sein de l’IGR, un des IAE de France les plus actifs dans ce domaine. Durant cet échange d’environ une semaine, l'objectif est d’apporter aux enfants de la structure des ressources matérielles ainsi que des ressources humaines. Le second projet est la participation au 4L Trophy : un raid en 4L visant à apporter des fournitures scolaires à des enfants vivant dans les régions les plus reculées du Maroc.

Objectifs ?

L'association se compose de deux projets: Le premier projet intitulé « Ensemble pour le Maroc » vise à soutenir une association marocaine venant en aide aux populations en difficulté. Pour la troisième année consécutive, l'équipe souhaite être auprès de l’association marocaine AMESIP (Association marocaine d’aide aux enfants en situation précaire) venant en aide aux enfants des rues, âgés de 5 à 18 ans et ayant des liens distendus voire inexistants avec leur famille. Une dizaine de centres d’accueil à travers tout le territoire marocain permettent aux enfants de grandir dans un milieu stable et éducatif, en suivant des cours d’arabe et de français notamment. L'objectif pour cette année est de porter les couleurs de l’IGR et du réseau IAE pour participer à la 18ème édition du raid, mais également de collecter un maximum de fournitures scolaires grâce à notre recherche auprès de particuliers et de sponsors afin de venir en aide à ces écoliers.

Où, quand ?

L’aboutissement principal de ce partenariat avec AMESIP se traduit par le déplacement de 11 membres de l’association fin avril 2015 à Rabat au Maroc dans l’un des centres, celui-ci restant encore à déterminer.

Public visé ?

Le projet vise principalement les enfants marocains des rues âgés de 15 à 18 ans et ayant des liens distendus voire inexistants avec leur famille.

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mardi 8 septembre 2015

"Les pédophiles peuvent avoir ce qu'ils veulent au Maroc à moindre prix"



Le Maroc peut bien rejoindre en 2015 le Comité sur les droits de l'enfant (CRC) lié à l'ONU, plusieurs organisations de défense des droits des enfants tirent la sonnette d'alarme à propos de l'exploitation des enfants et la prostitution enfantine.
"Les pédophiles peuvent avoir ce qu'ils veulent au Maroc à moindre prix"
© Wided Bouchrika
Le Maroc va faire partie, dès le mois de mars 2015, des 194 pays qui contrôlent l'application de la Convention internationale des droits de l'enfant des Nations unies. Or, en 2011 le pays avait eu un rapport défavorable des autorités américaines à propos du trafic d'être humain. Aurait-il fait autant de progrès en 4 ans? De nombreuses associations tirent la sonnette d'alarme autour des enfants des rues laissés pour compte, des nombreux abus subis dans les orphelinats et d'une prostitution enfantine qui ne cesse de croître. Knack.be a cherché ce qui se cachait derrière l'image idyllique d'un Maroc fait de plages, de soleil et de palmiers. 

dimanche 31 mai 2015

Le travail des enfants au Maroc reste élevé malgré un net recul, selon le rapport de l’Observatoire national des droits de l’enfant et de l’Unicef.

86.000 enfants travaillent au Maroc

86.000 enfants travaillent au Maroc
Le travail des enfants au Maroc reste élevé malgré un net recul, selon le rapport de l’Observatoire national des droits de l’enfant et de l’Unicef. 

Le rapport publié à l’occasion de la Journée nationale de l’enfant indique que 86.000 enfants travaillaient en 2013 dans le royaume, soit 1,8% du total des enfants ayant entre 7 et 15 ans. Même si le phénomène est encore très présent, il enregistre néanmoins une grande baisse, puisque ce taux était de 9,7% en 1999.

Si les progrès sont indiscutables, le chiffre reste élevé à cause essentiellement du travail domestique des petites filles. Souvent écartées de l’école dans les zones rurales, ces petites filles sont exploitées par des employeurs de la ville. Une situation qui s’est aggravée d’après le rapport due à « l’absence d’un cadre juridique réglementant ce secteur, ce qui diminue la protection de ces enfants. ». En effet, l’application du projet de loi relatif au travail domestique de 2011 tarde encore à venir.
En ce qui concerne les enfants des rues, l’absence des données à propos de cette catégorie d’enfants les met en grand danger : agressions, maladies, accidents, abus sexuels, etc. Les associations estiment le nombre de ces enfants à 25.000 au niveau national, dont 20 à 25% se trouvant à Casablanca.
Pour échapper à la violence domestique ou à l’extrême pauvreté, certains enfants quittent leur pays cherchant de meilleures opportunités. Le Haut commissariat des réfugiés (HCR) a enregistré 850 réfugiés parmi eux 243 enfants ayant entre 0 et 17 ans, et 3942 demandeurs d’asile politique, dont 744 enfants.

Plus de 195.000 mendiants au Maroc
Autre point très répandue au Maroc à ce sujet : la mendicité des enfants. L’enquête nationale réalisée par le ministère de Solidarité, de la femme, de la famille et développement social estime le nombre de mendiants à 195.950 personnes, dont 48% d’hommes, 51% de femmes. 62% de cette catégorie pratique la mendicité de manière professionnelle. Ce phénomène inclut également les enfants.
Quand à la relation des enfants avec la loi, la situation générale de la réforme du système judiciaire de 2013 a mis l’accent sur plusieurs déséquilibres et points faibles qui concernent ou affectent la protection de l’enfant. Viennent en tête de ces points, la lenteur et la complexité des procédures, et le manque d’intérêts aux victimes d’actes criminels.
Quant aux enfants handicapés, le coût élevé dans la protection de leurs droits constitue un vrai handicap pour s’occuper de ces enfants, particulièrement quand ils font partie de familles en situation de précarité.
Pour ce qui est des établissements de protection sociale, le rapport indique que le nombre d’enfants quittant ces établissements est en augmentation (175% entre 1999 et 2010). Cette hausse est due au budget limité consacré de la part de l’État et des communes pour la protection des enfants.
Enfin, le rapport note également l’augmentation des situations et formes de violences, agressions, marginalisation et exploitation des enfants. En 2011 et 2012, d’après les données du ministère de la Justice, ces deux années ont enregistrés une aggravation et augmentation inquiétante des taux de négligence des familles et des situations de non-déclaration des enfants.

 http://www.medias24.com/SOCIETE/155262-86.000-enfants-travaillent-au-Maroc.html

jeudi 18 septembre 2014

De Casablanca à Marrakech, les rues appartiennent aux enfants


Enfants des rues au Maroc_Laurine JobinAu Maroc, on recense environ 30’000 enfants des rues. Un chiffre effrayant lorsque l’on sait les dommages qu’une telle situation a sur le développement et l’avenir des enfants. Sortis du système scolaire, en situation de pauvreté, en proie aux violences urbaines et cible de tous les trafics – qu’ils soient de drogues ou sexuels -, ces enfants ont un avenir aussi sombre que les rues dans lesquelles ils vivent.

A Casablanca, la plus grande ville du Maroc, on compte environ 7’000 enfants dans cette situation. Les «chamkers» sont ces enfants abandonnés ou ayant décidé de fuir de leur plein gré un environnement familial parfois violent et souvent peu commode. Si certains d’entre eux travaillent la journée dans la rue et rentrent le soir chez eux pour dormir, d’autres font d’un simple carton ou d’une marche d’escalier un matelas peu confortable pour passer la nuit.
Dans les rues de « Casa », poumon économique du pays qui offre un travail à plus de la moitié de tous les habitants du pays, les enfants des rues vendent de petites marchandises et des services aux piétons et aux automobilistes.

Ce phénomène n’est pas unique à Casablanca. À Marrakech, autour du plus grand souk du Maroc, les millions de touristes ne sont pas les seuls à battre le pavé : les enfants des rues y ont également pris leur quartier. Parfois organisés en clans, ils gagnent quelques sous autour du célèbre marché en vendant aux touristes des paquets de mouchoirs, d’autres produits ou des conseils.
Avec quelques Dirhams, ces enfants pourront acheter de la drogue. Pour rendre leur quotidien moins difficile, ils sniffent souvent de la colle, drogue bon marché et facile d’accès, ou d’autres produits hallucinogènes.
Le nombre précis d’enfants des rues, à Casablanca,  Marrakech et ailleurs, est difficile à établir étant donné leur mobilité. Selon le Ministère marocain de la solidarité, de la femme, de la famille et du développement social, ce chiffre évoluerait entre dix et trente mille enfants. Par contre, l’origine de ce fléau est plus facilement identifiable : la pauvreté et le chômage qui touchent de nombreuses familles marocaines et le manque de soins et d’affection reçu par certains enfants dans le milieu familial, sont autant de facteurs qui poussent les enfants dans la rue.
Une touche de couleur dans ce sombre tableau : la société civile marocaine, incarnée par des associations et organisations non gouvernementales, tente de venir en aide à ces enfants. Parfois sur l’initiative du gouvernement, des centres d’accueil ont été ouverts et tâchent de réintégrer les enfants des rues dans le système scolaire, dans une famille et plus généralement dans la société. Cependant, le nombre d’enfants à prendre en charge est trop élevé par rapport à celui des infrastructures et du personnel qualifié affectés à cette cause. De plus, la relation de confiance entre les acteurs sociaux-éducatifs et les victimes n’est pas toujours aisée à établir : ces enfants, abandonnés par leur famille et laissés-pour-compte de la société, ont perdu toute confiance envers les adultes et tout espoir dans l’avenir.
Il convient pourtant de leur garantir leurs droits fondamentaux et, notamment, leur droit à l’enfance.


samedi 21 juin 2014

L'enfer des enfants de la rue à Casablanca.

Bonjour
L'enfer des enfants de la rue a Casablanca.
Ils sont a peu prés 5000-7000 ;50 000 au Maroc selon les travailleurs sociaux.
L'etat se décharge sur les associations.
Le SAMU social manque cruellement de moyens.
Le probleme réside aussi dans l'indifference de la population et des autorités.Enfants au pays du roi des pauvres ! autrement dit du roi le plus riche d'Afrique !

L'enfer des enfants de la rue à Casablanca, qui sont à peu près 5000-7000 .50 000 au Maroc selon les travailleurs sociaux.
L'Etat se décharge sur les associations.
Le SAMU social manque cruellement de moyens.
Le problème réside aussi dans l’indifférence de la population et des autorités.

samedi 11 janvier 2014

Que faire pour ces 160 000 jeunes filles qui quittent l’école chaque année?

Par JAOUAD MDIDECH. La Vie éco, 2/1/2014
La section féminine du ministère de la jeunesse, avec ses 792 établissements et ses 2 450 cadres spécialisés et agents, essaie tant bien que mal de sauver quelques milliers de jeunes filles par an. Une meilleure protection de ces jeunes filles passera par la création d’une Instance nationale dédiée exclusivement à cette catégorie de la population.
 jeunes filles, maroc

Que faut-il faire pour venir en aide aux jeunes filles en situation de vulnérabilité, celles qui n’ont jamais fréquenté l’école et celles l’ayant quittée précocement, pour les aider à vivre en dignité ? La question mérite d’être posée quand on sait les dangers qui guettent cette catégorie de la population. C’est certain, une fille non éduquée, négligée par la famille, non prise en charge par la société, engluée dans l’ignorance, est une proie facile à toutes les tentations malveillantes. Dans le milieu urbain comme dans le monde rural, elles se comptent par dizaines de milliers. Ces chiffres sont éclairants, rappelons-les : 300 000 enfants quittent les bancs de l’école chaque année, 58% parmi eux sont des filles. Le monde rural en est le plus touché pour les raisons que l’on connaît (pauvreté, ignorance des parents, éloignement de l’école...) ; 16% des filles dans cette partie du Maroc ne vont même jamais à l’école, et seulement 57,8% fréquentent le niveau collégial, selon les statistiques 2012-2013 du ministère de l’éducation nationale (MEN).
Sans école, c’est le vide, sans prise en charge précoce, ces jeunes filles risquent d’être un vivier de la prostitution, de la traite des enfants, du travail précoce comme petites «bonnes». Dans ce registre et selon les chiffres du Haut commissariat au plan (HCP) suite à une enquête nationale sur l’emploi réalisée en 2009, parmi les 8,9 millions d’enfants âgés de moins de 15 ans, environ 174 000 sont soumis au travail précoce (soit 3,8%), dont 44% sont des fillettes. Cela dit, les 30 000 enfants de la rue dont ne cessent de parler les ONG, les médias et les instances internationales, sont souvent, si ce n’est pas à cause de parents désunis et de familles disloquées, le fruit de relations extraconjugales de ces jeunes filles. Une récente étude réalisée par des ONG marocaines et françaises (publiée par le média arabophone Alyaoum24) a mentionné que la proportion des filles parmi ces 30 000 enfants de la rue est passée de 11% en 2009 à 27% en 2013. Il n’est pas question ici de créditer à 100% ces estimations, mais il est absolument avéré, comme le note cette étude, que ce sont les filles qui sont le plus victimes d’agressions sexuelles. Violées, elles tombent enceintes, «ce qui augure pour l’avenir d’une multiplication du nombre d’enfants de la rue, si rien n’est fait pour les prendre en charge et les protéger».

La tranche d’âge 13-18 ans est cruciale, les jeunes filles encourent tous les dangers
Plusieurs institutions existent au Maroc, elles sont censées protéger et défendre les droits des enfants, mais une instance nationale dédiée aux jeunes filles en situation de précarité et de vulnérabilité sociale, il n’en existe pas encore. Or, il est urgent, selon Hayat Bouffrrachen, chef de la section des affaires féminines au ministère de la jeunesse et des sports (MJS), de doter le Maroc d’une telle institution. «J’ai assisté récemment en Jordanie, raconte-t-elle, à la quatrième édition d’une rencontre organisée par la Ligue Arabe dédiée aux jeunes filles. Chargés de la jeunesse, nous étions en tant que ministère bien à notre place dans cette rencontre, mais pas en tant qu’instance nationale exclusivement dédiée aux jeunes filles. Nous étions le seul pays arabe à ne pas disposer encore d’une telle structure». Et d’argumenter sa proposition en connaissance de cause puisque cette responsable est aussi présidente de l’Organisation marocaine de l’équité familiale: cette tranche d’âge 13-18 ans, dit-elle, est cruciale. La fille qui abandonne l’école devient vulnérable: «Mariage précoce, travail comme petite “bonne”, consommation de drogues, exploitation sexuelle, viol avec son lot de prostitution, de grossesses, d’avortement dans des conditions inhumaines ou d’enfants nés hors du lien du mariage. Tous les dangers guettent cette catégorie de la population, sans suivi et sans protection elle risque de sombrer dans tous les malheurs» (voir entretien).
En attendant la mise en œuvre des deux instances prévues par la Constitution de 2011 et dédiées à l’enfance, à la famille et à la jeunesse, et qui ne seront en fait que des organes consultatifs et non de proximité (voir encadré), il y a actuellement, outre les ONG qui travaillent avec les filles rurales en matière de scolarisation, trois structures dédiées aux questions féminines. Il y a d’abord le ministère de la solidarité, de la femme, de la famille et du développement social (MSFFDS), mais ce département a plutôt vocation à chapeauter des initiatives à caractère stratégique se rapportant aux questions féminines (projets de loi, plans d’action nationaux…) que de faire un travail de proximité en faveur des jeunes filles en situation de vulnérabilité. Il y a ensuite l’Observatoire national des droits des enfants (ONDE), présidé par la princesse Lalla Meriem, une institution créée au début des années 1990 : là aussi, il s’agit d’un organisme qui verse plus dans la protection des droits des enfants que dans des actions d’aide et de soutien aux jeunes filles vulnérables. Il y a, enfin, et c’est là l’organisme de proximité le plus important (et le plus ancien), la Division des affaires féminines au sein du ministère de la jeunesse et des sports (MJS) qui assure la gestion administrative, financière et pédagogique des Foyers féminins, des Centres de formation professionnelle et des jardins d’enfants. La Division œuvre notamment dans le domaine de la femme, de la jeune fille et de la petite enfance.

Le budget de la section féminine est passé de 8 MDH en 2009 à 300 MDH en 2014
Que fait alors cet organisme et quel est son bilan pour l’année 2013 ?
Par rapport aux attentes et aux défis que présente cette catégorie de la population, avouons que les résultats ne sont pas énormes, mais la section féminine au MJS a le mérite d’exister, de pouvoir approcher quelques milliers de ces jeunes filles vulnérables, ne serait-ce que parce qu’elle dispose d’une structure s’étendant sur tout le territoire national, avec 792 établissements, 2 450 cadres spécialisés et agents, entre fonctionnaires du ministère et prestataires externes de service. Les actions de cette section féminine sont directes, faites dans le cadre de foyers féminins, de centres de formation professionnelle, de programmes de lutte contre l’analphabétisme, d’activités de sensibilisation et de rayonnement, de jardins d’enfants...
Au titre de 2013, estime Hayat Bouffrrachen, «plus de 7000 jeunes femmes et jeunes filles (entre 13 et 30 ans) ont bénéficié dans nos établissements d’une formation professionnelle, avec un diplôme reconnu par l’Etat, avec 95% d’insertion professionnelle ; et plus de 74000 ont pu suivre nos actions d’accompagnement et de sensibilisation. N’oubliez pas qu’on est le deuxième secteur formateur au Maroc après notre partenaire l’OFPPT, avec cette spécificité de se consacrer aux jeunes filles».
Les filières que cette section féminine du ministère propose touchent des domaines aussi variés que la couture, la coiffure, l’informatique, la broderie, la tapisserie, la gastronomie, le bureautique...Elle prodigue même des formations pour des jeunes diplômées de l’université qui n’ont pas pu avoir une formation adéquate avec le marché du travail.
Mais que peut un seul organisme de cette dimension pour une population féminine estimée à plus de 160 000 élèves dont l’âge varie de 12 à 18 ans et qui quitte l’école chaque année ? Certes, il y a une augmentation continue de son budget, qui est passé de 8 MDH en 2009 à 300 MDH en 2014 (sur un budget global du MJS estimé à 1,3 milliard de dirhams dans l’actuelle Loi de finances), mais on est encore loin du compte...



samedi 7 décembre 2013

Un carton pour dormir...


Bonjour. Je reviens pour quelques jours sur Facebook saluer mes amis et dénoncer l'inexistence d'un plan "urgence-hiver" pour Casablanca. Des enfants et des âgés sont allongés à même le sol pour seul un carton leur servant de couverture durant près de 6 heures de nuit. 
Il est honteux que les 17.000 fonctionnaires élus locaux se couchent tous les soirs dans une bienveillance confortable quand les démunis comptent les minutes de froid jusqu'au petit matin. 
Obligation de l'Etat de leur procurer un lit, des couvertures et un repas chaud financés par nos impôts locaux : TVA et taxe urbaine. Puisque les Mosquées ne veulent pas les accueillir car trop impurs comparé à la "pureté" de certains impurs pratiquants, il y a des salles omnisports où l'on ne gagne rien qui pourraient servir d'abris. Il y a sur Casablanca 10.000 sans abris c'est à dire des gens errants entre le vagabondage et le vol. 
Société musulmane, société de l'humanisme pourtant société de l'indifférence.

jeudi 20 décembre 2012

Le 22 décembre Hassan El Fed fait rimer rire et solidarité avec les enfants de la rue

  
Aufait,19/12/2012

L'artiste humoriste Hassan El Fed parraine une manifestation caritative pour le bénéfice des enfants en situation de rue à Marrakech. Il animera, en compagnie de plusieurs autres jeunes comédiens, et pour la troisième fois consécutive, une soirée organisée par l'association KeepSmiling, baptisée soirée du Rire Solidaire.


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Un artiste engagé, talentueux, bourré d'humour et avec de la suite dans les idées: Hassan El Fed parraine une troisième soirée de levée de fonds, afin de venir en aide aux enfants en situation de rue à Marrakech, avec l'association KeepSmiling.
Les revenus de cette soirée du Rire Solidaire, où le grand humoriste sera accompagné par plusieurs autres jeunes et talentueux comédiens, seront consacrés à la gestion d'un centre d'accueil du jour des enfants en situation de rue, mis en place à Marrakech par l'association.
En hommage à cette enfance en détresse, le show de Hassan El Fed, intitulé “Aïn Sebaâ”, reviendra sur sa propre enfance à Casablanca. L'artiste sera rejoint par d’autres jeunes humoristes: Nabil Doukkali, le duo Amine et Rachid, Samia Orosemane, et Youssef Ksiyer partageront la scène avec le parrain du spectacle.
Et si on parle de suite dans les idées, c'est parce ce que cette soirée est la troisième que Hassan El Fed parraine avec KeepSmiling; la première au Maroc, après celles organisées en France.
Deux précédentes éditions qui avaient eu lieu à Paris, avaient en effet permis à KeepSmiling de finaliser les travaux du centre d’accueil du jour, mis en place par l’association à Marrakech, qui avait pu ouvrir ses portes aux premiers enfants, puis de réunir des fonds pour sa gestion. Une finalité également visée par l'organisation de cette troisième édition.
Ce centre, créé en 2010 à Marrakech, entièrement dédié aux enfants en situation de rue, leur offre un espace à accès libre durant la journée, avec des dispositifs éducatifs, des services d’aide (scolaire, alimentaire,  hygiène, médicale et administrative), et un accompagnement personnalisé par des éducateurs spécialisés. Il a permis, depuis, la réinsertion sociale de 78 enfants en situation de rue.
Le monde associatif et l'artiste engagé qu'est Hassan el Fed ont fait de l'humour leur ambassadeur et agissent pour la protection des enfants en situation de rue au Maroc. Pour se solidariser avec cette action, et joindre le très utile au très agréable, la soirée se tiendra le 22 décembre à 19h30, au Théâtre MohamMed V, à Rabat.

samedi 1 décembre 2012

Mohammed VI, écoute ces enfants...


  •  Mohammed VI, écoute  ces enfants...

     
     http://youtu.be/hITfkgC3qic

    La Misère est une "VIOLATION DES DROITS HUMAINS"

    Il est de bon ton de déclarer La Misère comme une atteinte grave à la dignité de l’Être Humain. Elle est une maltraitance aussi inhumaine que la torture...

    Indignons-nous pour pouvoir condamner les prédateurs et les responsables de cet ordre immonde!
    La Misère est une "VIOLATION DES DROITS HUMAINS"

Il est de bon ton de déclarer La Misère comme une atteinte grave à la dignité de l’Être Humain. Elle est une maltraitance aussi inhumaine que la torture... 

Indignons-nous pour pouvoir condamner les prédateurs et les responsables de cet ordre immonde!
    La Misère est une "VIOLATION DES DROITS HUMAINS"
    Notre système économique, notre système politique, l'idéologique dominante, la croyance qui prétend que Dieu a partagé les êtres humains en hommes et femmes et que ces dernières ne doivent qu'être au service des premier: le mec peut disposer de 4 nanas, le frère prend le double de sa sœur dans le cas d'un héritage; devant les juges, le témoignage d'une femme n'a pas de grande valeur..., la croyance qui prétend que c'est Dieu qui planifie d'en haut l’itinéraire de chacun de nous, qui divise les gens en riches et en pauvres, et que cette couche de "chamkara" est le produit de la volonté divine...C'est tout cela qui explique la misère humaine où pataugent, sans espoir aucun, ces jeunes  Marocains dont parle la vidéo ci-dessous. Ils sont des dizaines de milliers à Casa, des milliers à Mohammedia, des Millions au Maroc à vivre l'enfer terrestre. Personne n'osera faire parler les filles "chamkara". "L'horribilité" (pardon Molière) de la situation
    oblige!

    Ô âmes sensibles pleurez!
    ô! femmes et hommes libres luttez pour que ça change!
    Rien à faire! Il faut balayer la racaille qui est à l'origine cet état de chose!
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    La réponse de la ministre !
     Par Aziz Enhaili
    La ministre marocaine du développement social  explique la source du problème de l'itinérance des enfants...
    • Quelques réflexions sur facebook
       C'est une idiote cette dame. Elle parle de foot. Les gosses pleurent du sang et elle nous parle de foot ! 

    •  L'acrobatie ministérielle! Le niveau de l'imagination est précaire, ses fautes de conjugaison sont innombrables. Le Marocain ne mérite pas cette tragédie, c'est trop!

    •  Un jour, des Français affamés étaient rassemblés devant le palais de Versailles pour crier leur colère. Marie-Antoinette demanda alors le pourquoi de la chose. Quand ses servantes lui répondirent: ''ils ont faim. Ils n'ont pas mangé depuis quelques jours''. Et elle: ''S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche !"