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samedi 16 avril 2016

IMPORTANT ! Madrid rouvre le 16 avril prochain le dossier sahraoui - L’honneur après la trahison


De notre bureau de Bruxelles, Aziouz Mokhtari
Ça bouge de partout pour le peuple sahraoui, New York, Bruxelles, Madrid. Récit d’une manifestation dans la capitale espagnole qui ne sera pas sans suite.
Le 16 avril prochain, les associations — nombreuses — et personnalités politiques qui portent l’autodétermination du peuple sahraoui manifesteront à Madrid. Cette marche pour le droit et pour la paix est très importante au moins pour trois raisons. 

La première est que l’Espagne est l’épicentre de la question.Ex-colonisateur des territoires de Saguia El Hamra et Rio de Oro, elle est en plus identifiée comme la seule puissance administrante au Sahara occidental par l’ONU. Ce statut n’étant pas dévolu au Maroc. La société civile espagnole se base sur cette qualité pour contraindre le gouvernement de Madrid à assumer ses responsabilités en permettant — sans triche — un processus référendaire.
La seconde raison a trait au calendrier du rassemblement madrilène qui coïncide, les organisateurs n’ont pas choisi par hasard la date, avec la remise du rapport du SG de l’ONU sur le dossier aux membres du Conseil de sécurité qui devront trancher en dernière lecture. Les premières indiscrétions indiquent que Ban Ki-moon aurait axé son travail sur trois axes distincts dans la présentation et qui, tous, mènent vers l’inéluctabilité d’un référendum sous le commandement onusien. Elargissement des missions de la mission des Nations-Unies (Minurso) à la défense des droits de l’homme ; inscription de la question sahraouie dans l’agenda international des années 2016 et 2017 ; l’établissement, enfin, d’un calendrier contraignant pour les deux parties en conflit, Polisario et Maroc, pour l’organisation d’une ou de plusieurs journées de vote.
Ban Ki-moon aurait écrit dans sa copie qu’il faudra limiter le nombre de recours pour aboutir et empêcher les manœuvres dilatoires qui risqueraient de plomber les opérations. Selon la Minurso, précisent nos sources, les listes électorales sont prêtes et que leur actualisation ne poserait pas de problèmes particuliers. Les experts onusiens privilégient, toutefois, des arrangements préalables entre Rabat et Tifariti pour mieux baliser. Au niveau des membres permanents du Conseil de sécurité, il semblerait que la France, soutien indéfectible du Maroc, préférerait que le rapport soit plus consensuel et qu’il n’en réfère pas à un calendrier précis pour le processus référendaire de même que Paris ne souhaite pas que la Minurso ne s’occupe pas de droits de l’homme au Sahara occidental. Pourtant, même avec ses réserves françaises fondamentales, la diplomatie marocaine n’est pas tout à fait rassurée. Rabat craint que la pression algérienne sur Paris n’ait apporté quelques résultats probants. La troisième raison de l’importance du rassemblement de Madrid est, sans doute, cruciale.

jeudi 14 avril 2016

«Le Maroc est la cause de l’impasse actuelle»

Jacob Mundy. Spécialiste des conflits et enseignant à l’université Colgate (Etats-Unis)

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Zine Cherfaoui, 14/4/2016

Inscrit depuis 1966 sur la liste des territoires non autonomes — et donc éligible à l’application de la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’ONU portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux —, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique, occupé depuis 1975 par le Maroc qui est soutenu par la France. Jacob Mundy, enseignant à l’université Colgate de New York, explique les raisons des récentes attaques dirigées par le Maroc contre le secrétaire général de l’ONU.

- Les relations entre le Maroc et les Nations unies se sont considérablement détériorées depuis la visite, en mars, de Ban Ki-moon dans les camps de réfugiés sahraouis. Vous attendiez-vous à une telle situation ?
J’ai été surpris de voir le secrétaire général de l’ONU afficher ouvertement une pareille hostilité à l’égard du Maroc. La source de cette hostilité est bien connue. Durant des années, le Maroc a refusé de travailler avec son envoyé personnel pour le Sahara occidental, l’ambassadeur Christopher Ross. Dans le passé, le secrétariat a montré certains signes de frustration, mais cela est resté discret et gardé sous silence.
Quand le Maroc a décidé de bloquer la visite de Ban Ki-moon dans les territoires (cela inclut aussi le refus d’accorder à son avion l’autorisation d’atterrir à El Ayoun), ce fut la goutte de trop… le coup final. En affichant sa frustration publiquement, le secrétaire général de l’ONU a créé un précédent. De Waldheim à Annan, les secrétaires généraux de l’ONU ont généralement été plus favorables au Maroc qu’au Front Polisario. 

- Que pensez-vous des raisons invoquées par le Maroc pour essayer de disqualifier Ban Ki-moon et l’approche de l’ONU du conflit ?
Les Marocains n’aiment pas entendre la vérité à propos du Sahara occidental. La vérité est que le Sahara occidental est le dernier territoire non autonome d’Afrique. De plus : selon les documents de l’ONU, l’Espagne est officiellement la puissance administrante. Donc, si l’Espagne est la puissance administrante et que le Sahara occidental est non autonome, alors quel est le statut légal du Maroc dans ce territoire ? Cela ne peut être autre chose qu’une occupation.
Ban Ki-moon a dit la vérité quand il a défini la situation comme une occupation. L’Assemblée générale de l’ONU a aussi qualifié la situation d’occupation. L’avis légal émis en 2002 par les Nations unies sur la question est aussi clair. En fait, quand Ban Ki-moon a qualifié le Sahara occidental de «territoire occupé», il a parlé simplement d’un fait reconnu comme tel par la loi internationale.

- Comment décryptez-vous la décision du Maroc d’expulser les membres de la composante politique de la Minurso ? Quel message le roi Mohammed VI a-t-il voulu délivrer ? Le Maroc a toujours eu une relation inconfortable avec la Minurso. Tout d’abord, le nom de la mission onusienne reconnaît que sa vocation est d’organiser un référendum d’autodétermination. Le cessez-le-feu n’était pas le but principal de cette mission. Il ne s’agissait là que d’une étape dans le processus devant mener à l’organisation d’un référendum sur l’indépendance.
Le Maroc s’en est quand même accommodé. Le cessez-le-feu et les observateurs militaires onusiens le long de la berme sont devenus très utiles pour Rabat. Le Maroc sait que beaucoup de Sahraouis veulent que le Polisario reprenne la guerre. Rabat utilise donc les forces de maintien de la paix de la Minurso pour garder un œil sur le Polisario et dissuader les Sahraouis de se lancer dans une nouvelle lutte armée.
Cependant, l’administration civile de la Minurso est un problème pour le Maroc vu la pression internationale grandissante en faveur de la surveillance des droits de l’homme dans les territoires occupés, surtout que la demande est soutenue par les gouvernements américain et britannique.
Si la Minurso est mandatée pour surveiller les droits de l’homme, ce sera forcément ses administrateurs civils qui se chargeront d’accomplir la mission. A certains égards, la Minurso a déjà surveillé les droits de l’homme de façon informelle. Le Maroc a donc fait une action préventive destinée à empêcher la Minurso de surveiller les droits de l’homme.

- Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) vient de se dire «inquiet» au sujet de la situation dans la région. Pour l’UA, la décision du Maroc d’expulser les membres de la composante politique de la Minurso «menace la sécurité régionale». Partagez-vous la même inquiétude ? Pensez-vous que la situation pourrait un jour dégénérer si rien n’est fait pour résoudre ce vieux conflit ?
Je partage les préoccupations de l’UA. Les tensions ne cessent d’augmenter au Sahara occidental. Néanmoins, il est peu probable que le Front Polisario se lance, dans un avenir proche, dans une guerre et cela par respect pour l’Algérie qui se débat avec la question de l’«après-Bouteflika». Le Maroc, quant à lui, attend tout simplement l’élection d’un nouveau président aux Etats-Unis. Il espère une deuxième Administration Clinton qui signifiera probablement le soutien total des Etats-Unis pour «l’autonomie».
Mais si le Maroc et le Conseil de sécurité des Nations unies continuent à fermer toutes les issues qui conduisent concrètement vers un référendum, il est difficile d’imaginer qu’il n’y aura pas de manifestations du conflit. Cela sous une forme ou une autre. Après, AQMI et Daech pourraient tirer profit d’une telle situation, comme ils l’ont déjà fait au Mali.

- Pourquoi le Conseil de sécurité n’a pas condamné l’attitude agressive du Maroc envers le secrétaire général de l’ONU, comme cela a été demandé par Ban Ki-moon lui-même ? Comment le Maroc peut-il se permettre de défier ainsi la communauté internationale ?
La réponse est simple : c’est la France. Le gouvernement français a toujours soutenu le Maroc au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. La France est au Maroc ce que les Etats-Unis sont à Israël. Quand il y avait un consensus total sur le plan Baker en 2003 — qui aurait pu résoudre ce conflit en 2010 —, la France avait sonné la charge et s’y était opposée. Depuis lors, le Maroc ne cesse de se sentir conforté et renforcé dans son attitude. Ban Ki-moon est également sur le point de terminer son mandat. En France et aux Etats-Unis, le Maroc est plus important qu’un secrétaire général sortant.

- Qu’est-ce qui empêche concrètement le règlement du conflit du Sahara occidental, conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies ?
Les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU appellent actuellement une solution politique négociée qui permettra un référendum d’autodétermination au Sahara occidental. Le Polisario est prêt à discuter de l’autonomie dans le contexte d’une solution politique qui équivaudrait au final au vote d’un statut définitif. Cependant, le Maroc estime que sa proposition d’autonomie avancée en 2007 est la solution optimale, même si elle ne prévoit pas de référendum d’autodétermination.
C’est le Maroc qui a généré l’impasse. Mais le Conseil de sécurité ne veut pas mettre de pression sur le Maroc. Et cela, même pas au plan du discours. Comme nous l’avons vu durant les derniers événements, le Maroc est prêt à tout pour parvenir à ses fins, y compris exploiter comme il l’a fait un événement sans conséquence (visite de Ban Ki-moon) ou créer une crise régionale.

- A votre avis, que devons-nous attendre de la prochaine réunion du Conseil de sécurité sur le conflit du Sahara occidental ?
Le rapport du secrétaire général de l’ONU a été retardé. Il semble donc qu’il y ait actuellement des tractations et un intense travail de coulisses. Il n’en sortira probablement pas grand-chose. La dernière fois que nous avons assisté à une levée de boucliers du Maroc concernant la surveillance des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés, le Conseil de sécurité de l’ONU avait fini par trouver le moyen de le calmer. Un processus similaire est probablement en cours.

Bio express

Spécialiste du Maghreb, Jacob Mundy anime actuellement un cours sur la paix et les conflits à l’université Colgate de New York. Il a particulièrement travaillé sur les conflits armés et les interventions humanitaires en Afrique du Nord, une région où il a séjourné de nombreuses fois.
Jacob Mundy a publié des articles très fouillés sur le conflit sahraoui dans plusieurs revues spécialisées. Le dernier remonte à 2014 et est intitulé «Sahara occidental : La résistance non violente comme dernier recours». Il a été coécrit avec Stephen Zune. Jacob Mundy est diplômé des universités d’Exeter et de Seattle.
 

 

samedi 19 mars 2016

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 13 au 20/3/2016

Sahara Occidental : toujours la répression
Le bras de fer Ban Ki-moon-Mohammed VI (suite)
Réponse du Maroc : haine et injures envers le secrétaire général de l’ONU au cours de la manifestation organisée par le pouvoir

Le Congrès américain organise une audition sur le Sahara Occidental occupé


17 mars 2016

La Commission Tom Lantos des droits de l’Homme de la Chambre des représentants des Etats-Unis tiendra le 23 mars prochain une audition sur le Sahara Occidental et qui sera consacrée essentiellement à l’examen du mandat de la Minurso dans les territoires occupés, a annoncé mercredi cette commission.

Intitulée "droits de l’homme menacés, l’autodétermination reportée: le statut du Sahara Occidental", l’audition sera animée par un panel composé de plusieurs personnalités américaines et internationales, dont Kerry Kennedy, présidente de la fondation Kennedy, Francesco Bastagli, ancien représentant du secrétaire général de l’ONU au Sahara Occidental, Eric Goldstein, directeur adjoint à Human Rights Watch et Erik Hagen, directeur de l’observatoire pour la protection des ressources naturelles au Sahara Occidental.
L’audition sera centrée sur l'examen du mandat de la Minurso et les efforts déployés pour la protection des droits de l’homme au Sahara Occidental ainsi que la tenue d’un référendum d’autodétermination pour déterminer le statut final des territoires occupés.
Il est aussi question d’aborder les mécanismes pour protéger les droits de l’Homme au Sahara Occidental, en incitant le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme à s’engager fortement dans une mission de surveillance dans ces territoires.
La Commission relève que le Maroc continue d’occuper la majeure partie du Sahara Occidental bien qu’elle soit considérée par l’ONU comme un territoire non autonome en attente de décolonisation. Elle souligne que ni l’Assemblée générale des Nations Unies ni aucun autre organe de l’ONU ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur ces territoires.


jeudi 17 mars 2016

[Video] Des divergences entre le Maroc et les Etats-Unis en toile de fond de la crise avec Ban Ki-moon ?


Les déclarations de Ban Ki-moon dans les camps de Tindouf et à Alger hostiles aux intérêts marocains, indiqueraient une grave divergence de vues entre le Maroc et les Etats-Unis, soutenus par la Grande-Bretagne, sur la question du Sahara. Les deux pays seraient favorables à une autre voie qui dépasserait la proposition d'autonomie proposée par le Maroc.

Et si l’actuelle crise avec Ban Ki-moon n'était que la face émergée de l’iceberg ? Un bras de fer qui cacherait de graves divergences entre le Maroc et deux membres influents au Conseil de sécurité, à savoir les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Le refus catégorique du secrétaire général d’assouplir ses postions hostiles au royaume ne serait pas anodin et ne résulterait pas d’un simple entêtement de la part du Sud-coréen.
D’autant plus que depuis qu’il a succédé, en 2006 à Kofi Annan, Ban Ki-moon n’a pas fait montre d’une grande autorité sur la scène internationale. En témoigne, ses faibles positions sur les dossiers irakien, syrien, libyen, malien. Et même sur le conflit du Burundi -moins important que celui du Sahara occidental- il n’a éprouvé aucune gêne à composer avec le président Pierre Nkurunziza lors de sa visite du 22 février.

Une nouvelle crise avec les Etats-Unis en perspective ?
Sur la question du Sahara, c’est Washington qui tire les ficelles. C’est elle qui donne en effet le tempo politique à ce différend territorial, vieux de quatre décennies. Le rôle de l'ONU et des secrétaires généraux qui se sont succédés depuis, se limitent à accompagner la vision des responsables américains qui manœuvrent sur le terrain du Sahara grâce aux leviers des « Envoyés personnels ».
Étrange coïncidence, sur les trois diplomates nommés à ce poste deux sont américains : James Baker et Christopher Ross. Et même lorsque le Maroc avait retiré sa confiance en Ross en 2012, c’est le nom de Colin Powell qui était pressenti pour le remplacer. C’est dire l’importance stratégique pour les Etats-Unis de rester le seul et unique acteur majeur sur le dossier du Sahara occidental. Face à une Union européenne affaiblie par son manque de cohésion, Washington a su imposer sa politique, soutenue en cela par Londres.

Un nouveau projet pour le Sahara ?
Les deux capitales préparaient d'ailleurs un projet, une sorte de troisième voie qui serait plus que l’autonomie, moins que l’indépendance. Une solution portant la signature de Christopher Ross qui pourrait prendre la forme d'un fédéralisme plus ambitieux. Seulement le Maroc refuse catégoriquement cette option.
Autre coïncidence inquiétante pour le Maroc, les déclarations de Ban Ki-moon interviennent seulement un mois après le voyage de l’ambassadrice des Etats-Unis à Alger, dans les camps de Tindouf. La diplomate était accompagnée par Margarette Mckelvey, responsable Afrique auprès du Département d’Etat. 
Après l'épisode d'avril 2013, sommes-nous face à une nouvelle crise avec les Etats-Unis ? A l’époque, les services de John Kerry avaient soumis au Conseil de sécurité un projet de résolution proposant d’élargir le mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara. Une manœuvre que le Maroc avait réussi à déjouer grâce aux concours de ses relais au Pentagone, le lobby juif aux Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, l’Espagne et la Russie.
Copyright Yabiladi.com

http://yabiladi.com/articles/details/43233/divergences-entre-maroc-etats-unis-toile.htm
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vendredi 11 mars 2016

L’ONU clame la « neutralité » après les critiques du Maroc à l’égard de Ban Ki-moon



Le porte-parole de l’ONU insiste sur la neutralité de l’organisation, après un communiqué du Maroc accusant son secrétaire général Ban Ki-moon de partialité.

« Le secrétaire général estime que lui et les Nations unies sont des partenaires neutres » sur le dossier du Sahara, a assuré le porte-parole de l’ONU, Farhan Haq, ce 9 mars, à New-York, rapporte l’AFP. Une déclaration qui intervient deux jours après le communiqué du Maroc dénonçant des « dérapages verbaux [...] et les gestes de complaisance injustifiés » de Ban-Ki Moon, lors de sa visite en Algérie et dans les camps de Tindouf, ce 6 mars.
Le secrétaire général de l’ONU « a fait tout ce qu’il pouvait pour résoudre la situation au Sahara occidental », qui dure « depuis un certain temps », a poursuivi Haq. Avant d’insister sur la volonté de Ban-Ki Moon de faire figurer ce dossier « à l’agenda international » pour sa dernière année de mandat.
Selon le communiqué de l’exécutif marocain, le secrétaire général de l’ONU avait qualifié d’ « occupation » la présence marocaine dans les provinces du Sud, rompant avec « la terminologie traditionnellement utilisée par les Nations Unies s’agissant du Sahara Marocain ». 

vendredi 22 janvier 2016

Le Maroc accepte de reprendre ses enfants des rues en Suède









image: http://s2.lemde.fr/image/2016/01/21/768x0/4851506_6_21a6_image-tiree-d-un-reportage-de-la-tele_add0a276425d9f43adcb8ae3351a4a08.jpg
Image tirée d'un reportage de la télé suédoise SVT sur les enfants marocains des rues. Ici près de la gare de Stockholm. Emission: Uppdrag Granskning (mission investigation).
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Chaque année, au moins 400 mineurs non accompagnés d’origine marocaine entrent clandestinement en Suède et déposent une demande d’asile politique. Un accord conclu le 19 janvier entre les deux pays va enfin permettre le retour de ces enfants au Maroc.

Le ministre suédois de l’Intérieur, Anders Ygeman, et le président de la Chambre des représentants du Maroc, Rachid Talbi Alami, en visite à Stockholm, ont pris l’engagement d’« œuvrer de concert à un meilleur retour des ressortissants marocains ». Le royaume chérifien, longtemps réticent, est désormais « disposé à reprendre un plus grand nombre de ses citoyens », indique un communiqué ministériel suédois.
Sur un total de 35 369 mineurs non accompagnés ayant déposé une demande d’asile l’an dernier en Suède, 403 étaient marocains, à peu après autant en 2014. Une partie d’entre eux vivent dans la rue. Or ces chiffres sont inférieurs à la réalité : l’Office des migrations estime qu’un mineur marocain sur trois ou quatre disparaît dans la nature après son entrée sur le territoire scandinave, de peur de se voir refuser l’asile. Seul 4 % des demandes d’asile de ressortissants marocains ont reçu un avis favorable en 2015.
Pour faciliter les rapatriements, un comité va travailler à l’identification des mineurs marocains, a annoncé le porte-parole du ministre de l’Intérieur. Stockholm se dit prêt à « soutenir les organisations de la société civile pour permettre une meilleure réadaptation des enfants au Maroc ». Une aide en matière de « formation et d’expertise technique » est notamment envisagée.

La Suède lâche le Sahara occidental

Le déblocage des consultations sur les enfants des rues intervient quelques jours après la décision de la Suède de renoncer à étudier la possibilité de reconnaître l’indépendance du Sahara occidental. Les deux pays nient toutefois tout lien entre les deux dossiers : [le président marocain de la Chambre des représentants] « a été clair sur le fait que ça n’avait rien à voir », a affirmé un porte-parole du ministère suédois de l’intérieur.
Le Maroc propose au Sahara occidental, vaste territoire peuplé d’un demi-million d’habitants, une large autonomie sous sa souveraineté, tandis que le Polisario, soutenu par l’Algérie, réclame un référendum d’autodétermination. Les efforts de médiation de l’ONU sont dans l’impasse.
En décembre 2012, les sociaux-démocrates suédois, alors dans l’opposition, avaient fait voter au Parlement une motion demandant la reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Mais depuis son retour au pouvoir, en octobre 2014, le parti de gauche semble faire volte-face. « Toute notre énergie sera consacrée à soutenir le processus de l’ONU [de médiation entre ces deux parties], a déclaré le 15 janvier la ministre des Affaires étrangères suédoise, Margot Wallström. Une reconnaissance ne favoriserait pas ce processus. La situation au Sahara occidental diffère par ailleurs de celle des États que la Suède a reconnus par le passé. »
Cette question épineuse empoisonnait les relations maroco-suédoises. Le revirement suédois s’est d’ailleurs fait au terme d’un « processus de consultation interne » de plusieurs mois. La position suédoise sur le Sahara occidental avait été pointée du doigt lorsque le Maroc avait empêché en septembre 2015 l’ouverture du premier magasin Ikea dans le pays, dans la périphérie de Casablanca, officiellement pour manque d’un « certificat de conformité ». Des discussions avaient alors eu lieu entre les deux pays, lesquelles se sont terminées à la satisfaction du Maroc.

jeudi 21 janvier 2016

Une source diplomatique : «Rabat pratique une stratégie de tension avec tous ses partenaires»

Par Karim Bouali ,Algériepatriotique,  7 /1/ 2016

Une source diplomatique algérienne a fustigé la «stratégie de la tension permanente» que le régime de Rabat «pratique avec l'ensemble de ses partenaires, en cas de déconvenue». 
Dans une déclaration à Algeriepatriotique,notre source indique que la réaction du Maroc, qui vient de décider la suspension de sa participation à toutes les réunions organisées par l'Union européenne et de mettre en quarantaine la délégation de l'UE à Rabat, est symptomatique de l’«état de choc profond» dans lequel se trouve le Makhzen à la suite de l’arrêt rendu le 10 décembre dernier par le tribunal de l'UE annulant l'accord sur la libéralisation des produits agricoles. 
«Les responsables marocains, explique notre source, comptent user de ce stratagème de "rupture" pour mettre la pression sur la Commission européenne et l'inciter à peser sur la Cour de justice de l'Union européenne en vue de l'annulation dudit arrêt qui reproche à l'UE de ne pas s’être penchée sur "la question de savoir si l'exploitation des ressources naturelles" du Sahara Occidental occupé "se faisait au profit de la population de ce territoire".» 
Il convient de souligner que le recours introduit par l'UE n'est pas suspensif pour l'exportation des produits issus des territoires sahraouis occupés et qu'il faut attendre l'examen de cette question par la Cour de justice européenne. Notre source rappelle que «la stratégie de la tension qu'affectionne particulièrement notre voisin de l'ouest a été utilisée par le Makhzen en 2013 lorsque l'administration américaine avait voulu étendre la surveillance des droits de l'Homme au Sahara Occidental». Le Maroc avait alors annulé les manœuvres militaires «African Lions 2013». 
Le régime monarchique de Rabat avait également utilisé cette stratégie «sans vergogne» avec la France «pour créer une crise diplomatique en février 2014 lorsque des policiers français, en gilet pare-balles, ont effectué une descente sur la résidence de l'ambassadeur du Maroc pour interpeller le patron des renseignements marocains, poursuivi pour torture par de nombreux opposants marocains», note encore notre source.


vendredi 15 janvier 2016

Sahara Occidental : comment négocier l’« inacceptable » ?

Par Santiago Fischer, Commission Justice et Paix Belgique francophone , 13/1/2016

 Au Sahara Occidental, le peuple lutte depuis plus de 40 ans pour obtenir son indépendance. Au terme de 16 années de guerre, un accord de cessez-le-feu avait pourtant été signé en 1991 entre les deux parties, en vue de mettre en place un référendum d’autodétermination. Mais le Maroc bloque encore sa mise en place ce qui explique que le peuple sahraoui continue toujours de lutter pour son indépendance, sous occupation et dans l’exil.
Récemment, de nombreux rapports d’organisations des Droits de l’Homme tels qu’Amnesty International et Human Right Watch ont alerté les médias et les décideurs politiques sur une intensification des violations des droits de l’Homme au Maroc ainsi que dans les territoires occupés du Sahara Occidental. Ce sont des centaines de cas de torture, de discrimination et d’arrestations arbitraires qui sont répertoriés. Il est important de signaler que la MINURSO est la seule mission des Nations Unies qui n’a pas, dans son mandat, la protection des droits de l’Homme. En effet, la mission avait été déployée pour surveiller le cessez-le-feu et mettre en place le référendum d’autodétermination.
La situation s’est pourtant prolongée et les violations des droits de l’Homme à l’encontre des sahraouis sont quotidiennes et multiples. Depuis plusieurs années, des réseaux de solidarité se mobilisent en vue d’obtenir du Conseil de Sécurité des Nations Unies l’extension du mandat. Cependant, le Maroc compte sur le soutien des pays présents au sein même du Conseil afin d’empêcher l’extension de celui-ci.

mardi 12 janvier 2016

Les droits de l’Homme au centre d’un entretien entre Khadad et le Haut commissaire de l’ONU

La situation des droits de l’Homme au Sahara occidental a été au centre d’un entretien entre Mhamed Khadad, membre du secrétariat national du Front Polisario, et Zeid Raad Al Hussein, Haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme à Genève. 
Les discussions ont porté sur la situation des droits de l’homme au Sahara occidental et l’action du Haut commissariat à cet égard, dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité et conformément au statut juridique du territoire non-autonome du Sahara occidental, a rapporté l’agence de presse sahraouie (SPS). 
Les visites de missions techniques du Haut commissariat dans les territoires occupés, «même importantes, ne peuvent constituer une surveillance permanente et crédible de la situation des droits de l’homme que seule la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso), présente sur le terrain, peut assumer», a estimé M. Khadad, qui est le coordonnateur du Front Polisario avec la Minurso. 
Il a appelé de ce fait, le Haut commissariat aux droits de l’homme à intervenir afin d’assurer l’ouverture du territoire aux observateurs étrangers et surtout, comme vient de le recommander le Parlement européen dans sa résolution du mois de décembre 2015, la libération immédiate des détenus politiques sahraouis dans les geôles marocaines, notamment ceux condamnés à la suite du soulèvement de Gdeim Izik. 
L’entretien s’est déroulé en présence de la représentante du Front Polisario en Suisse, Mme Oumaima Abdessalam, a précisé SPS. Plusieurs ONG, dont Amnesty international et Human Rights Watch (HRW), ont signalé et dénoncé des violations flagrantes des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental, ainsi que des cas d’atteintes aux droits de prisonniers, tels que le recours à la torture et à d’autres méthodes illégales et inhumaines.

lundi 31 août 2015

Rapport A/70/201 du SG ONU sur le Sahara Occidental


La presse a rapporté que le Secrétaire Général des Nations Unies a publié, récemment, un rapport sur le Sahara Occidental, la considérant comme un territoire non autonome relevant d’une question de décolonisation.  
Quelques éclairages
Ce bref rapport (6 pages) publié le 27 juillet 2015 sous le symbole A/70/201 est un document de travail de la 70ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, prévue à partir du 15 septembre 2015 à New York.
La publication de ce rapport intervient en application des dispositions de la résolution A/69/101 du 14 décembre 2014 de l’AG, intitulée Question du Sahara Occidental, qui, à travers le 7ème paragraphe de son dispositif « Invite le Secrétaire général à lui présenter, à sa soixante-dixième session, un rapport sur l’application de la présente résolution (A/69/101) ».
L’examen de ce rapport, ainsi que des travaux de la 4ème Commission, donnera lieu à l’adoption par l’AG d’une résolution sur le Sahara Occidental vers le mois de décembre 2015.

dimanche 29 mars 2015

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 22 au 29/3/2015 mars 2015

De plus en plus de pays préoccupés du sort des Sahraouis
 
 
  • Lettre de la société civile au S. O. adressée au président de la République Française François Hollande
  • Au Sahara Occidental le Maroc bastonne à tour de bras
  • Situation des droits de l’Homme au Maroc et au Sahara Occidental (rapport REMDH)
  • Sahara occidental : Les manifestations politiques réprimées dans la violence (REMDH).
  • Rabat en mode silencieux
  • Une délégation des militants sahraouis des ddH entame une visite des camps de réfugiés sahraouis
  •  Le Conseil fédéral suisse saisi pour l'extension du mandat de la MINURSO aux droits de l’Homme au Sahara Occidental
  • São Tomé and Príncipe: L'UA maintient sa position de principe sur l’autodétermination du peuple sahraoui
  • Christopher Ross rencontre la délégation de négociations sahraouies
  • Ignobles pratiques coloniales "royales" du Makhzen sur les populations sahraouies
  • Dix pays "profondément préoccupés" à propos des violations des droits humains au Sahara Occidental
  • Une marche à Madrid pour une solution juste et durable au conflit au Sahara Occidental
  • La Norvège pour l'élargissement du mandat de la MINURSO à la surveillance des drois de l’Homme
  •  
    Le FSM et le Sahara Occidental: après 40 ans d’occupation, il arrive que les nerfs lâchent
     
    Au pays du 8ème roi le plus riche du monde !
     
  • Roi Mohammed VI : 8ème  roi le plus riche du monde
  • Au pays du très riche roi M6 : Scandale des hôpitaux publics marocains : les patients doivent payer le matériel chirurgical pour leur opération
  • L’état de l’enseignement est « catastrophique » selon Belmokhtar, le ministre de l’Education nationale
  • Grève de la faim illimitée menée par le groupe des prisonniers politiques Aziz Elkhalfawi et Aziz Elbour
  • Ecrire pour la libération de Hicham Mansouri de l’Association Marocaine pour le Journalisme d’Investigation
  • Le rappeur marocain El 7aqed remporte le Freedom of Expression Anwards dans la catégorie Arts
  • Les funérailles de la veuve de Cheikh Yassine réprimées
  • Lancement du Site web Officiel du Mouvement protestataire IMIDER
  • Justice pour les victimes de pédophilie
  • Salé : 4 filles tailladées au visage parce qu’elles ne portaient pas le voile
  • Nouveau Conseil d’Administration de l’ASDHOM
  • Mossad, Hassan II et Ben Barka : De nouvelles révélations sur d’obscures relations
  • Droits de l’Homme ? Le Maroc soutient l’Arabie saoudite contre la Suède...
  •  

  • Et ailleurs...
     



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