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dimanche 3 juillet 2016

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 26 juin au 3 juillet 2016

Aucun Etat au monde ne reconnait la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental. Pourtant Mohammed VI s’acharne à l’occuper illégalement, soutenu par la France. À quoi sert l’ONU ? Lire les articles de Stephen Zunes.
Maroc, des problèmes tous azimuts, mais le roi se déguise...
 
Bravo !
 Ramadan
 
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samedi 23 avril 2016

«Les puissances qui soutiennent le Maroc doivent comprendre l’intérêt d’éviter que le cessez-le feu soit rompu»

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Par Zine Cherfaoui, 20/4/2016 

 
 Gianfranco Fattorini
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Gianfranco Fattorini. Représentant permanent de l’Association américaine de juristes (AAJ) auprès de l’ONU

La décision du Maroc d’expulser, en mars dernier, les membres de la composante politique de la Mission de l’ONU pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) risque, selon de nombreux spécialistes du conflit du Sahara occidental, de provoquer une escalade dans la région.

- Le Conseil de sécurité est resté pratiquement aphone face aux violentes attaques marocaines qui ont ciblé, en mars dernier, Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU. Comment expliquez-vous l’impunité dont jouit le Maroc au niveau international ?
Le système, mis en place par les vainqueurs de la Deuxième Guerre mondiale, qui régit le fonctionnement de l’ONU, en particulier celui du Conseil de sécurité, explique cet état de fait. La liberté d’expression et la capacité d’action du Conseil de sécurité sont sous le strict contrôle de ses cinq membres permanents. Lorsqu’un Etat tel que le royaume du Maroc ne respecte pas la légalité internationale, s’il jouit de la protection d’un des membres permanents du Conseil de sécurité, ce dernier perd ses attributions fondamentales. 

- Pourquoi le Conseil de sécurité de l’ONU n’arrive toujours pas à faire respecter ses propres résolutions se rapportant au conflit du Sahara occidental ?
Le problème fondamental dans la solution du conflit du Sahara occidental tient au processus imposé par le royaume du Maroc grâce au soutien inconditionnel, pour le moment, de la France. Dans ses résolutions, le Conseil de sécurité demande aux parties (le royaume du Maroc et le Front Polisario) de «poursuivre les négociations sans conditions préalables et de bonne foi». Or, chacun sait que le royaume du Maroc n’envisage en aucune manière l’organisation d’un référendum qui donne la possibilité au peuple sahraoui de choisir l’indépendance, ce qui est son droit légitime.
Par ailleurs, les entraves utilisées par le royaume du Maroc à l’encontre du représentant personnel du secrétaire général, du chef de la Minurso, du secrétaire général et finalement à l’organisation matérielle du référendum poussent à se poser légitimement la question de la bonne foi du royaume du Maroc. Après 25 ans d’existence, la Minurso devrait recevoir de la part du Conseil de sécurité les moyens adéquats pour l’organisation du référendum.

- En mars dernier, le gouvernement marocain a expulsé les éléments de la composante politique de la Minurso en réaction à la visite du secrétaire général de l’ONU dans les camps de réfugiés sahraouis. Quel est, selon vous, le but recherché par le Maroc à travers cette décision ?
En réalité, ce sont certains termes employés par le secrétaire général à l’occasion de cette visite qui ont déclenché la violente réaction des autorités marocaines. Parmi ces termes, celui d’occupation. En réalité, le secrétaire général ne faisait là qu’énoncer une vérité juridique que l’Assemblée générale des Nations unies a eu l’occasion de condamner par le passé. Une vérité que le royaume du Maroc, adoptant une attitude autiste, feint d’ignorer.
Les décisions prises par les autorités marocaines le mois dernier font partie d’une tactique à court terme. Acculé par les démarches entreprises par le secrétaire général à quelques semaines de l’adoption de la résolution par le Conseil de sécurité d’une résolution sur le renouvellement du mandat de la Minurso, le royaume du Maroc a choisi de renverser la table de sorte que chacun s’emploiera à essayer de remettre tout en l’état sans même espérer de pouvoir obtenir une quelconque avancée dans la solution du conflit.
- Qu’est-ce qui explique la réaction violente du Maroc à l’égard de l’ONU et de son secrétaire général ? Est-ce là le résultat de la peur d’un effet boule de neige de la décision prise par la Cour européenne de justice (CEJ) d’annuler l’accord agricole et de pêche UE-Maroc ?
La décision de la CEJ n’a fait que rappeler aux instances européennes la vérité que je viens d’évoquer : le territoire non autonome du Sahara occidental se trouve actuellement sous l’occupation du royaume du Maroc. La Commission européenne est tenue de se conformer aux normes du droit international lorsqu’elle signe des accords commerciaux avec une puissance occupante en ce qui concerne le territoire sous occupation.
La décision adoptée par le Parlement européen, quelques jours après la CEJ, dans le cadre de l’adoption de son Rapport annuel sur les droits de l’homme dans le monde et sur la politique de l’UE en la matière par laquelle il demande l’intégration d’une composante «droits de l’homme» dans le mandat de la Minurso, ce dont le royaume du Maroc ne veut pas entendre parler, tient compte également de cette vérité juridique.
En réalité, l’effet boule de neige est déjà en cours : dans plusieurs pays, les chaînes de grande distribution exigent de pouvoir identifier clairement les produits exportés depuis le territoire non-autonome du Sahara occidental ; d’autres ont déjà annoncé qu’ils cesseront de distribuer ces produits ; des fonds d’investissement souverains se désengagent de projets réalisés au Sahara occidental. Ce mouvement est appelé à s’amplifier tant en Europe, qu’aux Etats-Unis.
- Après en avoir accepté le principe en 1991, le Maroc refuse maintenant l’idée de la tenue d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental. Rabat ferme également la porte aux négociations directes avec le Front Polisario. Que cherche le roi Mohammed VI ?
En effet, depuis les années 1960 déjà, le royaume du Maroc a suivi le processus de décolonisation du Sahara occidental avec grande attention dans la perspective de son intégration aux frontières du royaume. C’est pourquoi, entre autres, il accepte de participer au financement de la Minurso, bien que cela puisse paraître abscons qu’une des parties au conflit participe au financement la Mission de maintien de la paix mandatée dans le cadre de ce même conflit.
Dans les faits, Mohammed VI, en reniant l’engagement pris par son père devant la communauté internationale, souhaite que le peuple sahraoui ne puisse pas choisir librement la manière dont il entend exercer son droit inaliénable à l’autodétermination. C’est pourquoi, dès son accession au trône, il a tout mis en œuvre pour saborder le plan de règlement.
- Le Maroc n’est-il pas en train de pousser l’ONU à renoncer à sa mission de décolonisation du Sahara occidental, empêchant ainsi le peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination ?  N’est-ce pas là une tentative d’aliénation du caractère juridique du conflit ?
Le royaume du Maroc est surtout en train de pousser la jeunesse sahraouie, notamment celle qui a vu le jour et grandi dans le désert et qui n’a pas de perspectives devant elle, dans un désespoir tel qu’elle pourrait être tentée par un mouvement de révolte aventureux dont les régions du Sahel et du Maghreb n’ont nullement besoin.
Il faut espérer que les puissances qui soutiennent le royaume du Maroc, au premier rang desquelles la France, comprendront l’intérêt pour chacun d’éviter que le cessez-le-feu soit rompu. L’ONU a une responsabilité particulière vis-à-vis du Sahara occidental dans la mesure où il s’agit là du seul territoire non autonome pour lequel la communauté internationale ne reconnaît aucune puissance administrante. Au-delà de la rhétorique marocaine, tous les membres des Nations unies, ainsi que l’ONU ont une obligation de faire respecter le droit international, y compris le droit international humanitaire.
- Les territoires sahraouis occupés illégalement par le Maroc depuis 40 ans sont pour ainsi dire décrétés zone interdite. Des délégations d’avocats et de juristes viennent d’ailleurs d’être refoulées. Quelle est actuellement la situation des droits de l’homme dans les villes sahraouies occupées ?
En effet, au fil des ans, ce sont des centaines d’élus locaux, régionaux, nationaux et internationaux, avocats et juristes, journalistes, défenseurs des droits de l’homme qui ont été arrêtés et refoulés du territoire non autonome du Sahara occidental par les autorités d’occupation marocaines, justement pour que ces personnes ne puissent pas témoigner des violations graves et persistantes dont est victime le peuple sahraoui.
Bien que le royaume du Maroc soit particulièrement actif sur la scène internationale en matière de droits de l’homme, il se comporte comme toute autre puissance occupante dans le monde en adoptant les réflexes répressifs classiques d’une force d’occupation dont ont été également témoins les membres de la mission technique dépêchée par le Haut-Commissaire aux droits de l’homme il y a un an. La manifestation pacifique de milliers de Sahraouis à Gdeim Izik, en 2010, réprimée par la force, n’a probablement été qu’un avant-goût de la révolte qui gronde dans les territoires occupés.

samedi 19 mars 2016

Le Congrès américain organise une audition sur le Sahara Occidental occupé


17 mars 2016

La Commission Tom Lantos des droits de l’Homme de la Chambre des représentants des Etats-Unis tiendra le 23 mars prochain une audition sur le Sahara Occidental et qui sera consacrée essentiellement à l’examen du mandat de la Minurso dans les territoires occupés, a annoncé mercredi cette commission.

Intitulée "droits de l’homme menacés, l’autodétermination reportée: le statut du Sahara Occidental", l’audition sera animée par un panel composé de plusieurs personnalités américaines et internationales, dont Kerry Kennedy, présidente de la fondation Kennedy, Francesco Bastagli, ancien représentant du secrétaire général de l’ONU au Sahara Occidental, Eric Goldstein, directeur adjoint à Human Rights Watch et Erik Hagen, directeur de l’observatoire pour la protection des ressources naturelles au Sahara Occidental.
L’audition sera centrée sur l'examen du mandat de la Minurso et les efforts déployés pour la protection des droits de l’homme au Sahara Occidental ainsi que la tenue d’un référendum d’autodétermination pour déterminer le statut final des territoires occupés.
Il est aussi question d’aborder les mécanismes pour protéger les droits de l’Homme au Sahara Occidental, en incitant le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme à s’engager fortement dans une mission de surveillance dans ces territoires.
La Commission relève que le Maroc continue d’occuper la majeure partie du Sahara Occidental bien qu’elle soit considérée par l’ONU comme un territoire non autonome en attente de décolonisation. Elle souligne que ni l’Assemblée générale des Nations Unies ni aucun autre organe de l’ONU ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur ces territoires.


vendredi 15 janvier 2016

Rappel : Urgent ! Une pétition internationale a été lancée et sera transmise à l’ONU “Référendum maintenant au Sahara occidental !”


Une pétition, initiée par les comités suisses de soutien au peuple sahraoui, a été lancée le 1er janvier à l’échelle européenne, voire mondiale, demandant au Conseil de sécurité des Nations unies d’organiser le référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui “avant la fin 2017”. 
Dans un appel intitulé “Sahara occidental – Référendum maintenant !”, les promoteurs suisses appellent “toutes les personnes éprises de justice à travers le monde” à signer la pétition et à la faire connaître le plus largement possible, en précisant que la récolte de signatures se fera du 1er janvier au 15 août prochain. Coïncidant avec le 40e anniversaire de la République sahraouie (RASD), cette pétition avec toutes les signatures récoltées sur internet (consulter le site www.westernsahara-referendum.org) sera remise à l’instance onusienne en septembre 2016, “avant la session de la Commission de décolonisation”.
Dans leur lettre aux “amis du peuple sahraoui”, ils estiment “qu’il est grand temps pour l’ONU de passer aux actes”. “Depuis 1965 et jusqu’à ce jour, l’ONU affirme le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, sans que ces déclarations ne soient transformées en actions concrètes”, écrivent-ils, notant que la décolonisation du Sahara occidental, ancienne colonie espagnole, doit enfin être réalisée “sans tarder, selon les règles que l’ONU elle-même a fixées”. Dans un autre document explicitant les “raisons” du lancement de la pétition, il est souligné que depuis 1963, le Sahara occidental figure sur “la liste onusienne des territoires non autonomes”.
Il est également rappelé l’avis juridique de la Cour internationale de La Haye (octobre 1975), constatant “qu’il existe une population autochtone au Sahara occidental et qu’il n’existe aucun lien juridique de souveraineté territoriale du royaume du Maroc sur le Sahara occidental”. Par ailleurs, il est fait mention de l’occupation “illégale” du territoire sahraoui et du dérapage de l’Espagne qui a négligé “son devoir de décolonisation”.
L’entêtement du Maroc s’est poursuivi, même après son acceptation du Plan de paix de 1991. Et alors que les Sahraouis sont maintenus dans les situations de privations et de violations des droits humains, le royaume du Maroc, “en violation de la 1re Convention de Genève”, a procédé au peuplement du territoire et “exploite les richesses naturelles à son propre profit, avec la complicité d’entreprises multinationales”.
H. Ameyar

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mercredi 11 novembre 2015

Le dernier discours du roi du Maroc consacre "une mentalité obsolète d'occupant



Par universitaire sahraoui, ACCUEIL»MONDE», 9/11/2015

ALGER- L'universitaire sahraoui, Baba Mustapha a réaffirmé dimanche à Alger l'attachement du peuple sahraoui à son droit à l'autodétermination et son choix pour un règlement pacifique et urgent de la question sahraouie, soulignant qui'"il est temps de consacrer la légalité internationale concernant l'organisation du référendum consacrant le droit des Sahraouis à l'autodétermination et à l'indépendance.
"'Il est grand temps de consacrer la légalité internationale concernant l'organisation du référendum devant garantir le droit des Sahraouis à l'autodétermination et à l'indépendance" , a soutenu ce maître de conférence sahraoui lors d'une conférence ayant pour thème "Une histoire d'occupation nommée Marche Verte", organisée par le forum du quotidien "Echaab", à l'occasion du 40e anniversaire de l'occupation des territoires sahraouis par le Maroc.
"Si les Nations unies ne parviennent pas à réaliser cette démarche, les Sahraouis n'hésiteront point à choisir leur chemin après 40 ans de résistance face à la répression et l'oppression de l'occupant", a averti M. Baba Mustapha.

Revenant sur les différentes étapes de l'Histoire du Sahara occidental depuis la colonisation espagnole en 1884 à l'occupation marocaine en 1975 (après le retrait de l'Espagne sous pression de l'ONU dans le cadre de la décolonisation), le conférencier a rappelé l'avis consultatif de la Cour internationale de justice (CIJ), qui avait tranché alors en faveur de l'inexistence de liens de souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental.
Par ailleurs, l'universitaire a qualifié de "vain" le discours du roi marocain prononcé lors de sa dernière visite à la ville d'El-Ayoun occupée, car résumant, a-t-il dit, "une mentalité obsolète d'occupant".
Il a souligné dans le même contexte que la pseudo Marche verte" qui a consacré l'invasion des territoires du Sahara occidental était une "couverture" pour des opérations militaires et des massacres perpétrés contre les Sahraouis sans défense qui célébraient le départ de l'occupant espagnol.
"Le Maroc continue de faire obstruction à la tenue d'un referendum avec la complicité de pays occidentaux à leur tête, la France qui use de son influence au conseil de sécurité pour faire échec aux résolutions susceptibles de faire aboutir les efforts de la mission des nations unies pour le referendum au Sahara occidental (Minurso) et l'élargissement de son mandat à la protection des droits de l'Homme", a-t-il dit.
Le représentant du Front Polisario au Moyen Orient, Mustapha Mohamed Lamine est revenu sur les véritables motivations de l'invasion marocaine des territoires sahraouis qu'il résumera en deux facteurs: le premier interne, lié aux difficultés du front social au Maroc et autres différends avec l'armée, le second externe concernant les ressources naturelles du Sahara occidental.
Pour le président de la commission nationale algérienne de solidarité avec le peuple sahraoui Saïd Ayachi, les propos du roi Mohamed IV relèvent de la "provocation"  vis à vis de la communauté internationale.

vendredi 31 mai 2013

La vie au Sahara Occidental, pays de tous les dangers...


Par Philippe Leclercq,  militant de la paix et Président de l'Association de Solidarité avec le Peuple Sahraoui, 28/5/2013

On lit souvent des commentaires de personnes qui sont probablement d'origine marocaine et qui consistent à expliquer que le Sahara Occidental est une « propriété » de Maroc depuis la nuit des temps. Hé bien, sur le même mode de raisonnement, je peux affirmer que l'Alsace et la Lorraine ont été allemandes il y a quelques 150 ans et que nos ancêtres, les gaulois, … Mais c'est l'histoire ancienne et il faut vivre avec son temps !!!

Plaisanterie mise à part, la question qui prévaut dans ce débat est : à quel moment va-t-on enfin demander l'avis aux intéressés plutôt que de lire les propos de quelques vindicatifs, installés tranquillement derrière leur clavier. Et payés pour ça !
Car, quand on est sur place, les Sahraouis parlent Hassanya, ils ne parlent pas la même langue que les Marocains. Les femmes sont en Melfa et les hommes portent souvent la tenue traditionnelle, le Draa.
Tant que j'y suis, je vous explique : d'importants travaux de forage sont en cours afin d'améliorer l'alimentation en eau des familles. Mais les nappes sont d'eau salée ; il faudra donc traiter cette eau si elle doit être propre à la consommation. Des ingénieurs espagnols s'y emploient.
L'aide internationale fournit quelques produits mais les carences alimentaires sont, hélas, clairement établies désormais chez les enfants.
Un centre de travail pour les jeunes fabrique des tables et des chaises destinées aux organisations caritatives qui travaillent sur place. Le pain fabriqué dans ce centre est livré dans les écoles au camp de Smara. 
Voilà en quelques lignes des nouvelles de ceux qui vont sur place … Si vous en souhaitez d'autres, n'hésitez pas à me demander !
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Apso Lument, 29/5/2013
Amis du peuple du Sahara Occidental

Les Sahraouis parlent Hassanya, comme les Mauritaniens


111431343.jpgCarte très enseignante des langues parlées du Sultanat d'Oman au Sahara Occidental.
A l'ouest en bleu ciel le hassanya, langue parlée par les Sahraouis, bleu foncé le marocain tout au nord.
S'il y a un paramètre bien évident, c'est que les Sahraouis, en territoires occupés du Sahara Occidental, zones sahraouies non contestées (frontières de 56) au sud du Maroc, et dans les campements de réfugiés parlent hassanya. qui est une langue tout à fait différente du marocain.
Les Mauritaniens et les habitants d'une partie du Mali parlent aussi Hassanya.

Mettre fin aux souffrances du peuple sahraoui ! On en parle, mais pas tous !





Sécessionnisme A l'issue des 2 jours de réunion à Addis-Abeba, les dirigeants africains ont confirmé leur soutien indéfectible à la lutte du Peuple du Sahara Occidental ; dans la proclamation du cinquantenaire de l'OUA/UA, signée solennellement lors des travaux de la 21e session de leur sommet, ils ont réaffirmé leur «attachement» au droit du peuple du Sahara occidental à l'autodétermination, œuvrant ainsi au parachèvement «total et définitif» du processus de décolonisation de l'Afrique, entamé par les pères fondateurs de l'OUA/UA.
Ils ont appelé aussi à mettre fin «rapidement» à «l'occupation illégale» des territoires du Sahara occidental, tout en insistant pour que les Nations unies et le Conseil de sécurité «prennent leurs responsabilités vis-à-vis de ce dossier dont le règlement a trop duré».
La proclamation lance aussi un appel à l'Union africaine pour «contribuer au processus de règlement de la question sahraouie qui reste, aujourd'hui, domiciliée aux Nations unies».
Une décision qui a été favorablement accueillie par la militante sahraouie des droits de l'Homme, Aminatou Haider, qui estime que «le soutien de l'UA pourra faire avancer le processus de négociations entre le Front Polisario et le Maroc pour aboutir à une solution politique définitive qui peut mettre fin aux souffrances du peuple sahraoui».
Cela fait partie des 16 projets qui ont été approuvés par le Conseil exécutif de l'UA (réuni du 22 au 24 mai dans la capitale éthiopienne), et devant être examinés par le sommet, dont il était attendu des «positions fortes» pour renforcer l'action africaine commune en matière de paix et de sécurité dans le continent.
Les chefs d'Etat et de gouvernement africains, qui ont exprimé leur «détermination à atteindre l'objectif d'une Afrique sans conflits», ont, d'autre part, pris la décision de constituer une capacité africaine de réponse immédiate aux crises.
D'après le Commissaire à la paix et à la sécurité, Ramtane Lamamra, il s'agit d'«un développement de portée historique dans la mesure où jusque-là, (... ) il n'y avait pas d'instruments pour la mise en œuvre de ce principe au-delà des instruments pacifiques».
«La crise au Mali et en République Centrafricaine et l'agression terroriste contre le Niger ont montré qu'il y avait un besoin pour l'Afrique d'être en mesure de déployer rapidement une force pour aider les pays africains qui en font la demande ou dans les situations comme en Somalie où il n'y avait pas de gouvernement pour en faire la demande», a-t-il expliqué.
c'est ce qu'écrit Amar Rafa, dans La Tribune, le quotidien d'information algérien. Curieusement aucun média marocain n'a rapporté le compte rendu de cette réunion ! Etonnant, non ?
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30/5/2013
Danger pour la santé des enfants

La proportion d'enfants en retard de croissance au Sahara occidental est de 40% (Unicef)

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La proportion d'enfants en retard de croissance au Sahara occidental sous occupation marocaine est de 40%, a affirmé mercredi à Alger le représentant du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), Thomas Davin. "Il y a un vrai besoin. La proportion d'enfants en retard de croissance au Sahara occidental est de 40%, c'est absolument grave", a souligné M. Davin lors d'une conférence au forum hebdomadaire au quotidien "Liberté".

Une partie de la population sahraouie vit dans des conditions extrêmement difficiles dans les territoires occupés du Sahara occidental, alors que celle se trouvant dans les camps de réfugiés, depuis 1975, survit grâce aux aides humanitaires.

Inscrit depuis 1964 sur la liste des territoires non autonomes et éligibles à l'application de la résolution 1514 de l'Assemblée générale de l'ONU portant déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique, occupé depuis 1975 par le Maroc avec le soutien de la France.
Posté par amaidan-salah 
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Le mur marocain qui coupe le Sahara Occidental en 2 parties, une partie occupée une partie libérée




Photo de Apso Lument
Apso Lument, Amis du peuple du Sahara Occidental, 29/5/2013

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Le mur marocain qui coupe le Sahara Occidental en deux, et sépare les familles sahraouies depuis les années 80.

A l'ouest, la partie "utile", ou se trouvent les mines de phosphate, de sel, la côté très poissonneuse, occupée par le Maroc, et l'autre le désert, administré par le peuple originaire, les sahraouis, organisés autour du mouvement de libération le POLISARIO.

Ci-dessous les étapes de la construction de ce mur marocain, à grand renfort, selon plusieurs sources, de l'aide de pays européens, des USA et d'Israël.
Le mur actuel est celui que l'on voit sur les cartes officielles de l'Organisation des Nations Unies (voir en dessous).
Media
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Philippe Leclercq, militant de la paix et Président de l'Association de Solidarité avec le Peuple Sahraoui, 31/5/2013

Un grand danger pour tous !



De plus en plus de voix s'élèvent des deux côtés du mur de la honte ; tous s'inquiètent du déminage qu'il faudra bien effectuer un jour ou l'autre... quelle que soit la solution finalement adoptée par le Peuple du Sahara Occidental.
Le danger existe aujourd'hui pour quiconque s'approche de ce mur. Lorsqu'on est du coté du territoire libéré, on peut s'approcher du mur pour constater (de loin !) que les soldats marocains surveillent continuellement les faits et gestes ... Ce qui, soit dit en passant, coute une fortune au budget du royaume.
Mais une autre question est au moins aussi important pour TOUS : qui sait où sont les mines ? Les agents du roi qui ont eu la "bonne idée" de les disséminer au long des 2.700 kms ne sont plus tous vivants ! Et AUCUN plan n'a été dressé de ces implantations... Ce qui a pour conséquence que qui que ce soit, partisans ou opposants, qui s'aventurera plus tard dans cette partie du monde, courra un énorme risque !
Ça sera peut être nos enfants ou petits-enfants... Chacun est concerné ! 
C'est d'ailleurs le sens du communiqué de la "REMMSO" : "Il a également appelé à la nécessité de supprimer le mur qui constitue une catastrophe humanitaire et le désarmement de toutes les mines et de déterminer leur emplacement."
Ne pas l'organiser serait criminel et irresponsable ! Et personne ne doit l'être ici...