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mercredi 22 février 2017

Un mur encercle la dernière colonie d’Afrique

MO*redactie
Afrika-redacteur
21 Février 2017


Les Sahraouis accueillent chaque visiteur comme un ambassadeur de leur cause. (...)

Je me suis glissé entre les multiples visiteurs des camps de réfugiés à proximité de la petite ville algérienne de Tindouf. Comme cela semble être l’usage ici, la responsable (une femme) de la daïra (commune) m’a assigné une famille, qui recevra de l’argent du gouvernement pour cet accueil. Les visiteurs réguliers peuvent choisir leur résidence.
Je dors dans une maison en pierre, sur un matelas de mousse élégamment recouvert d’étoffes tissées, dans le salon. Partout, des tapis couvrent le sol. À l’extérieur, un cabanon abrite la toilette et la douche. Un tuyau y conduit l’eau, qui jaillit d’un robinet moderne. Au matin, le petit-déjeuner nous est apporté sur un plateau. Il y a du thé, du café, du lait, du sucre, des baguettes et du fromage La Vache Qui Rit. Durant les quatre jours de notre visite au camp Boujdour, nous ne manquons de rien. Notre famille d’accueil dort sous une tente, dehors. En été, les températures y sont par ailleurs bien plus agréables qu’à l’intérieur des maisons en pierre, qui accumulent beaucoup trop de chaleur.

samedi 10 septembre 2016

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 4 au 11 septembre 2016

 

samedi 23 avril 2016

«Les puissances qui soutiennent le Maroc doivent comprendre l’intérêt d’éviter que le cessez-le feu soit rompu»

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Par Zine Cherfaoui, 20/4/2016 

 
 Gianfranco Fattorini
zoom

Gianfranco Fattorini. Représentant permanent de l’Association américaine de juristes (AAJ) auprès de l’ONU

La décision du Maroc d’expulser, en mars dernier, les membres de la composante politique de la Mission de l’ONU pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) risque, selon de nombreux spécialistes du conflit du Sahara occidental, de provoquer une escalade dans la région.

- Le Conseil de sécurité est resté pratiquement aphone face aux violentes attaques marocaines qui ont ciblé, en mars dernier, Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU. Comment expliquez-vous l’impunité dont jouit le Maroc au niveau international ?
Le système, mis en place par les vainqueurs de la Deuxième Guerre mondiale, qui régit le fonctionnement de l’ONU, en particulier celui du Conseil de sécurité, explique cet état de fait. La liberté d’expression et la capacité d’action du Conseil de sécurité sont sous le strict contrôle de ses cinq membres permanents. Lorsqu’un Etat tel que le royaume du Maroc ne respecte pas la légalité internationale, s’il jouit de la protection d’un des membres permanents du Conseil de sécurité, ce dernier perd ses attributions fondamentales. 

- Pourquoi le Conseil de sécurité de l’ONU n’arrive toujours pas à faire respecter ses propres résolutions se rapportant au conflit du Sahara occidental ?
Le problème fondamental dans la solution du conflit du Sahara occidental tient au processus imposé par le royaume du Maroc grâce au soutien inconditionnel, pour le moment, de la France. Dans ses résolutions, le Conseil de sécurité demande aux parties (le royaume du Maroc et le Front Polisario) de «poursuivre les négociations sans conditions préalables et de bonne foi». Or, chacun sait que le royaume du Maroc n’envisage en aucune manière l’organisation d’un référendum qui donne la possibilité au peuple sahraoui de choisir l’indépendance, ce qui est son droit légitime.
Par ailleurs, les entraves utilisées par le royaume du Maroc à l’encontre du représentant personnel du secrétaire général, du chef de la Minurso, du secrétaire général et finalement à l’organisation matérielle du référendum poussent à se poser légitimement la question de la bonne foi du royaume du Maroc. Après 25 ans d’existence, la Minurso devrait recevoir de la part du Conseil de sécurité les moyens adéquats pour l’organisation du référendum.

- En mars dernier, le gouvernement marocain a expulsé les éléments de la composante politique de la Minurso en réaction à la visite du secrétaire général de l’ONU dans les camps de réfugiés sahraouis. Quel est, selon vous, le but recherché par le Maroc à travers cette décision ?
En réalité, ce sont certains termes employés par le secrétaire général à l’occasion de cette visite qui ont déclenché la violente réaction des autorités marocaines. Parmi ces termes, celui d’occupation. En réalité, le secrétaire général ne faisait là qu’énoncer une vérité juridique que l’Assemblée générale des Nations unies a eu l’occasion de condamner par le passé. Une vérité que le royaume du Maroc, adoptant une attitude autiste, feint d’ignorer.
Les décisions prises par les autorités marocaines le mois dernier font partie d’une tactique à court terme. Acculé par les démarches entreprises par le secrétaire général à quelques semaines de l’adoption de la résolution par le Conseil de sécurité d’une résolution sur le renouvellement du mandat de la Minurso, le royaume du Maroc a choisi de renverser la table de sorte que chacun s’emploiera à essayer de remettre tout en l’état sans même espérer de pouvoir obtenir une quelconque avancée dans la solution du conflit.
- Qu’est-ce qui explique la réaction violente du Maroc à l’égard de l’ONU et de son secrétaire général ? Est-ce là le résultat de la peur d’un effet boule de neige de la décision prise par la Cour européenne de justice (CEJ) d’annuler l’accord agricole et de pêche UE-Maroc ?
La décision de la CEJ n’a fait que rappeler aux instances européennes la vérité que je viens d’évoquer : le territoire non autonome du Sahara occidental se trouve actuellement sous l’occupation du royaume du Maroc. La Commission européenne est tenue de se conformer aux normes du droit international lorsqu’elle signe des accords commerciaux avec une puissance occupante en ce qui concerne le territoire sous occupation.
La décision adoptée par le Parlement européen, quelques jours après la CEJ, dans le cadre de l’adoption de son Rapport annuel sur les droits de l’homme dans le monde et sur la politique de l’UE en la matière par laquelle il demande l’intégration d’une composante «droits de l’homme» dans le mandat de la Minurso, ce dont le royaume du Maroc ne veut pas entendre parler, tient compte également de cette vérité juridique.
En réalité, l’effet boule de neige est déjà en cours : dans plusieurs pays, les chaînes de grande distribution exigent de pouvoir identifier clairement les produits exportés depuis le territoire non-autonome du Sahara occidental ; d’autres ont déjà annoncé qu’ils cesseront de distribuer ces produits ; des fonds d’investissement souverains se désengagent de projets réalisés au Sahara occidental. Ce mouvement est appelé à s’amplifier tant en Europe, qu’aux Etats-Unis.
- Après en avoir accepté le principe en 1991, le Maroc refuse maintenant l’idée de la tenue d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental. Rabat ferme également la porte aux négociations directes avec le Front Polisario. Que cherche le roi Mohammed VI ?
En effet, depuis les années 1960 déjà, le royaume du Maroc a suivi le processus de décolonisation du Sahara occidental avec grande attention dans la perspective de son intégration aux frontières du royaume. C’est pourquoi, entre autres, il accepte de participer au financement de la Minurso, bien que cela puisse paraître abscons qu’une des parties au conflit participe au financement la Mission de maintien de la paix mandatée dans le cadre de ce même conflit.
Dans les faits, Mohammed VI, en reniant l’engagement pris par son père devant la communauté internationale, souhaite que le peuple sahraoui ne puisse pas choisir librement la manière dont il entend exercer son droit inaliénable à l’autodétermination. C’est pourquoi, dès son accession au trône, il a tout mis en œuvre pour saborder le plan de règlement.
- Le Maroc n’est-il pas en train de pousser l’ONU à renoncer à sa mission de décolonisation du Sahara occidental, empêchant ainsi le peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination ?  N’est-ce pas là une tentative d’aliénation du caractère juridique du conflit ?
Le royaume du Maroc est surtout en train de pousser la jeunesse sahraouie, notamment celle qui a vu le jour et grandi dans le désert et qui n’a pas de perspectives devant elle, dans un désespoir tel qu’elle pourrait être tentée par un mouvement de révolte aventureux dont les régions du Sahel et du Maghreb n’ont nullement besoin.
Il faut espérer que les puissances qui soutiennent le royaume du Maroc, au premier rang desquelles la France, comprendront l’intérêt pour chacun d’éviter que le cessez-le-feu soit rompu. L’ONU a une responsabilité particulière vis-à-vis du Sahara occidental dans la mesure où il s’agit là du seul territoire non autonome pour lequel la communauté internationale ne reconnaît aucune puissance administrante. Au-delà de la rhétorique marocaine, tous les membres des Nations unies, ainsi que l’ONU ont une obligation de faire respecter le droit international, y compris le droit international humanitaire.
- Les territoires sahraouis occupés illégalement par le Maroc depuis 40 ans sont pour ainsi dire décrétés zone interdite. Des délégations d’avocats et de juristes viennent d’ailleurs d’être refoulées. Quelle est actuellement la situation des droits de l’homme dans les villes sahraouies occupées ?
En effet, au fil des ans, ce sont des centaines d’élus locaux, régionaux, nationaux et internationaux, avocats et juristes, journalistes, défenseurs des droits de l’homme qui ont été arrêtés et refoulés du territoire non autonome du Sahara occidental par les autorités d’occupation marocaines, justement pour que ces personnes ne puissent pas témoigner des violations graves et persistantes dont est victime le peuple sahraoui.
Bien que le royaume du Maroc soit particulièrement actif sur la scène internationale en matière de droits de l’homme, il se comporte comme toute autre puissance occupante dans le monde en adoptant les réflexes répressifs classiques d’une force d’occupation dont ont été également témoins les membres de la mission technique dépêchée par le Haut-Commissaire aux droits de l’homme il y a un an. La manifestation pacifique de milliers de Sahraouis à Gdeim Izik, en 2010, réprimée par la force, n’a probablement été qu’un avant-goût de la révolte qui gronde dans les territoires occupés.

mardi 19 avril 2016

Un responsable sahraoui appelle l’UE à condamner la mort sous torture d'un prisonnier sahraoui dans un commissariat marocain


Bruxelles,19 avr 2016(SPS) - 

Le ministre sahraoui délégué pour l’Europe, M.Mohamed Sidati, a lancé lundi un appel à l’Union européenne (UE) pour "dénoncer" et "condamner" la mort sous torture du jeune prisonnier politique sahraoui, Brahim Saika, dans un commissariat marocain. 

"Nous nous attendons à une intervention rapide et urgente de l'Union européenne, condamnant et dénonçant la mort de M. Brahim Saika, et exiger du Royaume du Maroc le respect des accords de partenariats, conclus avec l'UE notamment en ce qui concerne le volet respect des droits de l’homme", a écrit M. Sidati dans une lettre adressée aux institutions européennes.
Le responsable sahraoui a exhorté, à ce titre, l’UE à exiger du Maroc de "cesser immédiatement sa politique de répression, de persécution politique et d'apartheid".
Soulignant l’importance qu’accorde l’UE au respect des droits de l’homme qui constitue "un des points cardinaux" de ses relations avec les pays tiers, le ministre sahraoui a estimé que "le Maroc ne peut pas continuer à jouir de l'impunité totale".
Tenant le Maroc pour "responsable de cette nouvelle tragédie (mort de Brahim Saika)",  M. Sidati a estimé que l’UE peut apporter son aide en soutenant la demande de sa famille, de ses amis et de tout son peuple pour qu’une enquête soit menée par un organisme indépendant pour faire la lumière sur  les circonstances de sa mort en vue de déterminer les causes réelles et les évènements qui ont entraîné la mort de ce jeune prisonnier politique. 
Il a rappelé, à ce titre, que les autorités marocaines ont rejeté la demande de la famille de Brahim Saika qui a exigé une autopsie et a porté plainte contre la police marocaine pour "détention illégale" et "mauvais traitement".
Le militant de la Coordination des chômeurs sahraouis, Brahim Saika est décédé samedi 16 avril dans un hôpital d'Agadir (Maroc), où il avait été admis suite à la détérioration de son état de santé après une grève de la faim entamée, le 6 avril, pour protester contre les mauvais traitements auxquels il était soumis.
Il avait été arrêté arbitrairement et torturé au commissariat de police de Guelmim (Sud du Maroc).
Selon le ministre sahraoui délégué pour l’Europe, Brahim Saika est la dernière victime connue de la longue liste des Sahraouis décédés en garde à vue suite à la torture et aux mauvais traitements que la police marocaine leur a infligés, citant notamment le cas du prisonnier politique Hassan El Wali, décédé en prison après sa torture et ceux des jeunes Saïd Dambar, assassiné par la police marocaine en 2010 et Mohamed Lamin Haddi, décédé en garde à vue et dont les corps n’ont toujours pas été remis à leurs familles.
Le traitement réservé par la police marocaine à Brahim Saika, est "un exemple édifiant de la répression utilisée par les autorités marocaines contre la population sahraouie non seulement dans les territoires occupés du Sahara occidental, mais aussi au sud du Maroc", a affirmé M. Sidati.
Le Royaume du Maroc, a-t-il poursuivi, "continue de violer toutes les lois, accords et engagements auxquels il a souscrit au niveau international".
Pour le ministre sahraoui, le non-respect par le Maroc de la Charte des droits de l’Homme et des Nations Unies est "évident", relevant les récentes actions du royaume envers la MINURSO (Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental), avec l'expulsion de son personnel civil, ce qui constitue, a-t-il prévenu, "une menace sérieuse pour la paix et la stabilité dans la région". (SPS).

mercredi 13 avril 2016

Sahara occidental : La séance du Conseil de sécurité s'est tenue vendredi


Le Conseil de sécurité a tenu, vendredi, une séance sur le Sahara occidental pour examiner les derniers développements de la question marquée par l'entêtement du Maroc qui s'obstine à violer la légalité internationale. 
Cette séance, qui s'est tenue à la demande du Venezuela et de l'Uruguay, est la cinquième du genre en ce mois d'avril au niveau du Conseil de sécurité sur le dossier du Sahara occidental, et précède la présentation du rapport du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon prévue à la mi-avril courant. Le Venezuela a demandé au Secrétariat général de l'ONU d'informer le Conseil de sécurité sur la situation humanitaire des réfugiés sahraouis et de celle des droits de l'Homme dans les territoires sahraouis occupés. L'envoyé personnel du SG de l'ONU au Sahara Occidental, Christopher Ross a présenté son rapport lors de cette séance durant laquelle un rapport sur la situation dans la région a été présenté suite aux mesures prises par le Maroc contre la Minurso. Prévue initialement lors de cette réunion, la présentation du rapport de Ban Ki-Moon sur le Sahara occidental a été reportée à la mi-avril courant, a souligné Ahmed Boukhari, représentant du Front Polisario auprès de l'ONU, indiquant que "le rapport tant attendu par le peuple sahraoui et la communauté internationale, sera présenté par Ban Ki-Moon ou l'un de ses adjoints le 17 ou le 18 avril devant le Conseil de sécurité". 
Présidé actuellement par la Chine, le Conseil de sécurité a approuvé lors d'une réunion à huis clos tenue le 1er avril son programme d'action mensuel et consacré trois rendez-vous au débat du dossier du Sahara occidental occupé. Par ailleurs, le Conseil de sécurité consacrera la séance de jeudi 28 avril à l'adoption de la décision annuelle du Conseil de sécurité sur le Sahara Occidental portant prorogation du mandat de la MINURSO qui doit prendre fin le 30 de ce mois. 
Appel sahraoui en direction du Conseil de sécurité 
Ces réunions interviennent après "l'appel urgent" lancé par le gouvernement sahraoui et le Front Polisario au Conseil de sécurité en vue d'amener le Maroc à se conformer à la légalité internationale et à respecter ses engagements signés dans le cadre du plan de règlement de 1991. 
A cet effet, le Premier ministre sahraoui Abdelkader Taleb Omar a appelé le Conseil de sécurité à faire pression sur le Maroc pour l'amener à reconsidérer sa décision d'expulsion du personnel civil de la Minurso, soulignant la nécessité "d'accélérer le retour de la Minurso avec ses pleines prérogatives et un calendrier fixant la tenue d'un referendum pour éviter la détérioration de la situation dans la région". Par ailleurs, le ministre sahraoui des affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek a lancé, au nom du gouvernement et du Front Polisario, "un appel urgent au Conseil de sécurité afin d'amener le Maroc à se conformer à la légalité internationale et respecter ses engagement pris dans le cadre du plan de règlement de 1991. 
Il a mis en garde contre la "décision grave" prise par le Maroc de réduire la composante politique et administrative de la Minurso, estimant que ce geste est "une déclaration de guerre lancée par le Maroc au Sahara Occidental et à l'ONU car il annule l'accord de cessez-le-feu, principale condition pour l'organisation d'un referendum". 
Pour sa part, l'ambassadeur sahraoui à Alger, Bechraya Hamoudi Bayoune tient le Conseil de sécurité pour "seul responsable" de ce qui pourrait se produire après le 30 avril, date d'expiration du mandat de la Minurso, appelant à l'élaboration d'un calendrier pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental. 
M. Beyoune a affirmé que le peuple sahraoui avait choisi la lutte pacifique pour son indépendance, mais la poursuite de l'occupation marocaine amènerait ce peuple "vers la lutte armée". L'eurodéputé Joao Ferreira a exhorté la Haute représentante de l'Union européenne (UE) aux Affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, à exiger des autorités marocaines le respect des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental et la cessation de toute répression à l'encontre des populations civiles.

jeudi 31 mars 2016

«Le forcing de la jeunesse sahraouie pour reprendre les armes»

Conflit du Sahara Occidental

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Zine Cherfaoui, 30/3/2016
 
 Conférence sur le conflit du Sahara occidental animée 
 par Tahar-Eddine Ammari et Ahmed Kateb à Alger
Conférence sur le conflit du Sahara occidental animée...

Tahar-Eddine Ammari, maître de conférences à la faculté de droit de l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, et Ahmed Kateb, enseignant à l’université d’Alger, ont animé hier à Alger une intéressante conférence sur le conflit du Sahara occidental.

Intéressante car elle pointe le curseur sur les raisons des dernières manœuvres marocaines. Entrant directement dans le vif du sujet, M. Ammari a expliqué la querelle qui oppose depuis peu le Maroc à l’Organisation des Nations unies (ONU) autour de la question du Sahara occidental par «les revers essuyés cette année par la diplomatie marocaine» (annulation par la Cour européenne de justice d’un accord agricole et de pêche liant l’UE au Maroc et résolution adoptée par le Parlement européen sur la situation des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés).

jeudi 24 mars 2016

Sahara occidental : Le comportement du Maroc ne peut pas être toléré . Des démineurs spécialistes renvoyés


Le Maroc a demandé à l'ONU de fermer un bureau de liaison de sa mission au Sahara occidental (Minurso), un nouvel épisode de la querelle avec le gouvernement marocain sur le sort de ce territoire contesté. La Minurso a reçu une demande de fermeture de son bureau de liaison militaire à Dakhla, a indiqué lundi le porte-parole adjoint de l'ONU Farhan Haq. C'est la première demande visant directement la composante militaire de la Minurso, a-t-il souligné. 
Les Marocains ont déjà expulsé dimanche la majeure partie des experts civils internationaux de la Minurso. Il s'agit de 70 personnes de différents statuts dépendant de l'ONU et de trois civils dépendant de l'Union africaine. La liste comprend notamment les six spécialistes du déminage de la mission et deux sous-traitants. Le Maroc avait initialement donné les noms de 81 employés civils expatriés de l'ONU mais onze ne travaillaient plus pour la Mission.

vendredi 30 août 2013

La paix au Sahara Occidental ? ... Le roi prendra-t-il le risque d'un conflit ?


Par Philippe Leclercq, 24/8/2013

Rencontrant récemment un ami marocain, celui-ci me faisait remarquer qu'aucun média international n'utilisait le terme "Sahara marocain" à l'exception des médias ... marocains dans lesquels on sait la prégnance de l’idéologie du makhzen !
En cherchant un peu, il est vrai que "Sahara Occidental est la dénomination usuellement retenue pour désigner le territoire par l'ONU dans tous les documents officiels.
En réalité, le "sahara marocain", c'est comme ceux qui parlaient d'"Algérie française" . De plus cet "adjectif" pour qualifier le Sahara n'est apparu qu'après l'annexion du Sahara Occidental par le Maroc.
Mais l'emploi de ce qualificatif a un autre effet ... celui de stigmatiser les habitants du territoire actuellement colonisé.
Et le danger est grand de voir la jeune population sahraouie, et se revendiquant comme telle, ne plus se contenter de vivre "derrière le mur" ! Certains, que ce soit dans les camps de réfugiés ou dans le territoire occupé, ne connaissent même pas leur famille ! Depuis bientôt 40 ans, les mines dispersées le long du mur de sable militarisé empêchent quiconque de s'aventurer dans cette partie du monde.( à part quelques visites organisées officiellement ndlr)

Oui ça existe encore aujourd'hui !
Alors, face à la "monarchie de droit divin" on comprend les réactions de mécontentement comme celle de Hakima, cette jeune sahraouie qui vit à proximité de Tindouf ...
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Beaucoup comme elle ont vécu à l'étranger. Hakima est née dans les camps et elle a passé une grande partie de sa vie au nord de l'Espagne pour y faire ses études. «Partout où je vais, je sais qui je suis, je suis sahraouie» dit-elle !
Elle tient aussi à préciser : "Nous luttons tous pour le Sahara libre, mais ne partageons pas les mêmes idées." Ce qui tend à prouver que la démocratie existe bel et bien dans les camps ... Et le fait que des femmes prennent la parole n'est pas anodin : Au cours des dernières années, le pourcentage de femmes parlementaires au Parlement a augmenté de 30% et l'Union nationale des femmes sahraouies est devenue un partenaire de plus en plus indispensable !
D'autres, "nés dans les tentes du désert algérien, le hammada, cette zone est connue comme le Sahara" partagent l'analyse ; "le Polisario demande de la patience mais quelles mesures sont avancées pour tenir une consultation sur l'autodétermination du Sahara occidental ?"
Faute d'avancées notoires sur les questions posées par cette jeune population et alors que le cessez le feu est pourtant respecté depuis plus de 20 ans, le roi du Maroc prend un risque considérable de voir monter les tensions ... et alors, ou s’arrêtera l'escalade ?
Les représentants du secrétaire général de l'ONU (Mendès en particulier mais Ross également) ont averti leurs interlocuteurs marocains. La balle est donc dans leur camp.