Les
Sahraouis accueillent chaque visiteur comme un ambassadeur de leur
cause. (...)
Je me suis glissé entre les multiples visiteurs des camps de réfugiés
à proximité de la petite ville algérienne de Tindouf. Comme cela semble
être l’usage ici, la responsable (une femme) de la daïra (commune)
m’a assigné une famille, qui recevra de l’argent du gouvernement pour
cet accueil. Les visiteurs réguliers peuvent choisir leur résidence.
Je
dors dans une maison en pierre, sur un matelas de mousse élégamment
recouvert d’étoffes tissées, dans le salon. Partout, des tapis couvrent
le sol. À l’extérieur, un cabanon abrite la toilette et la douche. Un
tuyau y conduit l’eau, qui jaillit d’un robinet moderne. Au matin, le
petit-déjeuner nous est apporté sur un plateau. Il y a du thé, du café,
du lait, du sucre, des baguettes et du fromage La Vache Qui Rit. Durant
les quatre jours de notre visite au camp Boujdour, nous ne manquons de
rien. Notre famille d’accueil dort sous une tente, dehors. En été, les
températures y sont par ailleurs bien plus agréables qu’à l’intérieur
des maisons en pierre, qui accumulent beaucoup trop de chaleur.
