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samedi 16 octobre 2010

Sahara occidental : Plusieurs milliers de Sahraouis fuient les villes de Smara, El Ayoun, et Djedour

Par Zineb Benzita, Tout sur l'Algérie,15/10/2010 

Les Sahraouis fuient par groupes les villes occupées du Sahara occidental pour protester contre la dégradation de leurs conditions de vie et réclamer l’organisation d’un référendum d’autodétermination, a-t-on appris vendredi de source diplomatique sahraouie.
Près de 6.000 habitants de Smara, la capitale El Ayoun et Djedour ont quitté leurs domiciles pour s’installer dans un camp de plus de 700 tentes à 18 km au Nord-est de la capitale du Sahara occidental occupé par le Maroc, selon la même source. Les forces d’occupation marocaine ont renforcé leur présence sur les lieux et entouré le camp avec du fil barbelé. Une délégation de hauts responsables politiques et militaires marocains a visité vendredi le nouveau camp.
Le Front Polisario a estimé que le mouvement de protestation dans les villes occupées est un signe du mécontentement de la population vis-à-vis de l’ONU qui a échoué dans le règlement du conflit au Sahara occidental. Le Front Polisario a dénoncé « l’intervention sauvage » des forces marocaines à Djedour où une dizaine de Sahraouis ont été blessés et demandé au gouvernement marocain de protéger les civils. Il a également demandé aux Nations unies d’intervenir pour obliger le Maroc à respecter les droits de l’Homme au Sahara occidental.

Maroc : Commissariats et gendarmeries : Des zones de non droit

Par le bureau exécutif de l’ASDHOM, 8/10/2010
Les citoyens marocains qui se sont rendus un jour au l’autre dans un commissariat ou dans une gendarmerie savent ce que représentent ces lieux : de véritables zones de non droit. Un citoyen y est considéré comme « coupable » avant toute chose, et ce quelles que soient les raisons qui l’y ont conduit. Les insultes, les brimades, les intimidations et les mauvais traitements y sont monnaie courante. Et il n’est pas rare que des citoyens payent de leur vie après un bref séjour forcé dans ces lieux.
L’Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM) a été saisie par des familles marocaines de cas de mort d’un des leurs après un passage par ces endroits.
Les deux histoires dramatiques qui vont suivre illustrent malheureusement la bien triste réalité que connaissent les commissariats et les gendarmeries au Maroc.
Il s’agit d’abord de Mohamed Aït Si Rahal qui a rendu l’âme après un passage à tabac au commissariat de la place Jamaâ Lafna à Marrakech. La famille Aït Si Rahal s’apprêtait à rentrer en France après avoir passé ses vacances estivales au Maroc quand, suite à une altercation banale survenue le 25 juillet 2002, Mohamed Aït Si Rahal s’est vu conduire au commissariat et rouer de coups en présence de sa femme et de son frère. L’épouse du défunt, Zoubida Aït Si Rahal, a porté plainte contre l’officier de police, Mohamed Kharbouch, auteur de ce passage à tabac. Dans un premier jugement prononcé le 1er mars 2005, le tribunal a condamné Mohamed Kharbouch à 10 ans de prison ferme. Au jour d’aujourd’hui, ce jugement reste lettre morte. L’officier incriminé continue à exercer son métier et à bénéficier de promotions en toute impunité, alors que la famille de la victime continue inlassablement et dignement son combat contre les atermoiements de la justice et des administrations.
Ensuite, il y a Faudel Aberkane, ce jeune maçon de 37 ans qui a eu le malheur de passer entre les mains de quelques policiers zélés au commissariat de Salé. Il a été arrêté le 9 septembre 2010 pour consommation de cannabis et passe deux jours au commissariat. Quelques affaires personnelles lui ont été confisquées entre temps. En revenant les réclamer quelques jours après, le ton monte, une altercation éclate et Faudel Aberkane est passé à tabac devant son frère qui l’accompagnait. Il est ensuite arrêté pour « outrage à agent en service » est conduit le 17 septembre à la prison Zaki de Salé où il va passer six heures. Le 18 septembre 2010, pendant son transfert à l’hôpital, Faudel Aberkane meurt des suites des coups qui lui ont été portés.
A travers ces deux exemples qui sont loin d’être isolés, l’ASDHOM dénonce et condamne fermement l’usage de la torture et les traitements cruels, inhumains et dégradants dans les locaux de la police et la gendarmerie marocaines. L’ASDHOM rappelle aux autorités marocaines que le Maroc est partie à la Convention de 1984 contre la torture. Il doit honorer ses engagements en matière de respect des droits de l’Homme. Les deux familles, Aït Si Rahal et Aberkane, réclament justice. L’ASDHOM demande à ce que justice soit rendue à la famille Aït Si Rahal, qu’une enquête impartiale fasse la lumière sur la mort de Faudel Aberkane et que les responsables de ce crime soient traduits devant la justice.

Quand l’aide alimentaire vire à la malbouffe...pour les jeunes enfants

Par CHLOÉ DEMOULIN, Bakchich, 16/10/2010
La politique d’aide alimentaire des pays du Nord à destination des pays du Sud repose encore sur l’écoulement de surplus agricoles qui sont inadaptés aux jeunes enfants. MSF tire la sonnette d’alarme.
Depuis les années 1960, la politique d’aide alimentaire développée par les pays du Nord à destination des pays du Sud repose sur l’écoulement des surplus agricoles. Mais aujourd’hui, ces excédents ne sont plus assez diversifiés pour lutter contre la malnutrition infantile. Au contraire, la majorité des programmes alimentaires internationaux distribuent des farines enrichies à base de soja et de maïs qui mettent en danger le développement des jeunes enfants. En clair, ces produits ne seraient jamais donnés aux enfants occidentaux.
A l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation le samedi 16 octobre, Médecins sans frontières (MSF) lance donc une campagne qui appelle à la réforme de l’aide alimentaire internationale et une pétition qui sera présentée aux dirigeants du sommet du G8 en France en 2011.
L’ONG demande expressément aux bailleurs de fonds, y compris à la France et à l’Union européenne, de changer leurs habitudes et de donner aux pays du Sud une nourriture adaptée aux enfants de 6 mois à 2 ans, les premières victimes de la malnutrition.
Dessin de Ray Clid - JPG - 45.4 ko
Dessin de Ray Clid
Paradoxalement, il existe un consensus autour de l’idée que les farines enrichies en protéines végétales distribuées aux jeunes enfants du Sud ne sont pas adaptées à leur croissance.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les syndicats de pédiatres nord-américains et européens, cette nourriture est loin de correspondre aux standards internationaux préconisés pour les enfants âgés de moins de 2 ans. En 2009, le Programme alimentaire mondial (PAM) a lui même reconnu qu’il existait des failles dans cette stratégie d’aide.
DOUBLE STANDARD
France Info - Pire, les pays donateurs eux-mêmes, comme les États-Unis ou l’Espagne, sont parvenus à réduire considérablement le taux de malnutrition infantile sur leur propre sol en misant sur des programmes de distribution d’aliments adaptés. « Arrêtons le double standard, arrêtons de distribuer aux enfants des pays du Sud de la nourriture que nous ne donnerions pas à nos propres enfants », s’insurge le Dr Marie-Pierre Allié, présidente de MSF. D’autant qu’il existe déjà des pâtes nutritives plus adaptées dont l’utilisation pourrait être généralisée.
Pour autant, le manque de volontarisme politique se fait encore sentir sur le terrain. Cet été, le PAM a de nouveau distribué des farines enrichies aux enfants lors de la crise nutritionnelle qui a touché le Niger.« C’est bien d’écrire une politique mais si on n’a pas les fonds pour les implémenter, ça ne sert à rien », explique Stéphane Doyon, responsable nutrition de la Campagne d’accès aux médicaments essentiels de MSF. Il faudrait doubler le prix des farines pour faire le saut qualitatif nécessaire. Ce que les bailleurs de fonds ne sont apparemment pas encore prêts à faire.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les syndicats de pédiatres nord-américains et européens, cette nourriture est loin de correspondre aux standards internationaux préconisés pour les enfants âgés de moins de 2 ans. En 2009, le Programme alimentaire mondial (PAM) a lui même reconnu qu’il existait des failles dans cette stratégie d’aide.

vendredi 15 octobre 2010

France : Mobilisons-nous contre le nucléaire et ses déchets dangereux

Par Laura Hameaux, Sortir du Nucléaire,15/10/2010
A l'occasion du transport le plus radioactif du monde, les vendredi 5 et samedi 6 novembre 2010, le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle à des rassemblements et à des actions de sensibilisation dans un maximum de gares SNCF de France pour dénoncer les transports nucléaires qui sillonnent les routes et les voies de chemin de fer.
Ensemble, faisons la lumière sur l'impasse nucléaire.
15 octobre 2010 : Le trajet du "train d’enfer" en France (carte)
Trajet des 5-6 nov
Dans le cadre de l'appel ci-dessous avec Greenpeace, des mobilisations seront organisées le long du trajet du transport (Manche, Calvados, Eure, Seine Maritime, Somme, Pas de Calais, Nord, Aisne , Ardennes, Meuse, Moselle, Meurthe et Moselle, Bas Rhin) et tout particulièrement dans les villes de Caen, Rouen, Amiens, Arras, Nancy, Strasbourg.
Pour connaître les horaires de passage du convoi, en savoir plus sur ce transport et agir à nos côtés partout en France :
Pour agir près de chez vous, nous mettons du matériel à votre disposition (banderole, affiche, tract, tee-shirts…).
Merci pour votre action à nos côtés.
Contact :
Laura Hameaux
Coordination Nationale des groupes et actions
Réseau Sortir du nucléaire
Mobile: +33 (0)685230511
Tel: +33 (0)320179491
Mail: laura.hameaux@sortirdunucleaire.fr

Retraites : Les Français ont le droit de savoir !

Rejeté, l'amendement n° 249 du 3 septembre 2010. Ils se gardent bien d'en parler !
Par un vote les députés ont rejeté à la quasi-unanimité l'amendement n°249 rectifié proposant d'aligner leur régime spécifique de retraite (dont bénéficient également les membres du gouvernement) sur le régime général des salariés.
Alors qu'ils n'ont de cesse d'expliquer l'importance de réformer rapidement un régime de retraite en déficit, les parlementaires refusent donc d'être soumis au régime de retraite de la majorité des Français.
C'est ce qu'ils appellent une réforme "juste" paraît-il !
L'Assemblée nationale a rejeté l'amendement 249 sur la réforme des retraites... des parlementaires !
Par Poolp1 le mardi 12/10/2010,
Le jeudi 9 septembre, l'Assemblée nationale, lors du débat sur la réforme des retraites avait été saisie d'un amendement 249 demandant l'alignement du régime de retraites des parlementaires (députés et sénateurs) sur le régime général.
M. le président. Je suis saisi d’un amendement n° 249 rectifié.
La parole est à M. François de Rugy.
M. François de Rugy. Notre amendement porte sur les indemnités de retraite versées aux parlementaires et aux membres du Gouvernement et sur le cumul des différentes indemnités. Ce n’est pas le même amendement que ceux précédemment présentés par des collègues qui ont fait un amalgame, s’agissant des régimes spéciaux. Je ne méconnais évidemment pas la séparation des pouvoirs. Il ne s’agit donc pas de demander au Gouvernement de se prononcer sur un amendement traitant du régime des parlementaires. Je reconnais aussi que l’enjeu financier est évidemment très faible par rapport à celui des retraites. Toutefois, le symbole est important.
Les Français ont été extrêmement choqués par ce qu’ils ont appris. En effet, on leur a caché la pratique en vogue au Gouvernement depuis 2007. Un certain nombre de ministres cumulaient alors leur indemnité de ministre -fortement revalorisée, rappelons-le, au cours de la précédente législature puisque, si j’ai bonne mémoire, elle s’élevait aux alentours de 10 000 euros au minimum par mois pour un secrétaire d’État- avec une retraite de parlementaire, de député ou de sénateur. De surcroît, la loi ayant été modifiée, un ministre élu en début de législature député ou sénateur, peut de nouveau siéger à l’Assemblée nationale ou au Sénat s’il vient à quitter le Gouvernement. Nous mesurons à quel point certains ont pu profiter des failles de la législation, ce qui est insupportable
.J’espère que l’Assemblée nationale saura prendre ses responsabilités. (...)
[ndlr : la suite des débats prouve que non !]

Solidarité avec Stéphane Hessel, Alima Boumediene-Thiery et toutes les victimes de la répression

Pétition en ligne
Par AFPS, Paris, 10/10/2010
Vous trouverez ci-après le texte d'un appel très important lancé à l'initiative de Stéphane Hessel. Il a été publié en début de semaine, notamment sur le site de l'AFPS : http://france-palestine.org/article15741.html, et signé d'une première liste de grandes personnalités et d'autres signataires.
Toutes entendent défendre d'un même mouvement le droit des peuples et les libertés conquises par le nôtre.
Merci de le lire et, s'il vous paraît juste, signez-le et faites le signer à l'adresse suivante http://www.collectifpaixjustepalestine.org/ - le plus vite possible - afin d'arracher:
- la relaxe de militants injustement accusés de "provocation publique" à la  "discrimination", et qui encourent de ce fait 45 000 euros d'amende et 5 ans de prison;
- l'annulation des directives répressives de la ministre de la Justice et de son administration.

Solidarité avec Stéphane Hessel,
Alima Boumediene-Thiery
et toutes les victimes de la répression
Bordeaux, Mulhouse, Perpignan, Pontoise… : en ce mois d'octobre, des hommes et des femmes sont poursuivis pour « provocation publique à la discrimination » - y compris une sénatrice de la République, Alima Boumediene-Thiery. Ailleurs, d'autres sont convoqués par les préfectures et menacés de procès du même type. Un ancien commissaire de police prétend même poursuivre... Stéphane Hessel, grand résistant, co-rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 et ambassadeur de France ! Tous risqueraient jusqu’à 45 000 euros d’amende et trois ans de prison suivant la qualification des poursuites …
Quel crime ont donc commis ces citoyens, connus et inconnus, pour mériter une accusation aussi infamante et encourir des peines aussi lourdes ? S'être dressés contre l'occupation et la colonisation de la Palestine par Israël, et notamment contre les « crimes de guerre » voire « contre l'Humanité » que le rapport Goldstone accuse son armée – et, dans une proportion nettement moindre, des groupes armés palestiniens - d’avoir perpétrés pendant la guerre de 2008-2009 contre la bande de Gaza. S'être révoltés contre l'impunité dont jouit un État qui viole pourtant ouvertement le droit international et les résolutions des Nations unies. Et avoir décidé de prendre leurs responsabilités en appelant eux-mêmes au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre cette politique condamnée par la grande majorité des opinions française, européenne et mondiale.
Pour présenter, contre toute évidence, cette action citoyenne comme raciste, il aura fallu que la ministre de la Justice s’abaisse à inventer, en février 2010, un « boycott des produits casher » qu'aucun dirigeant, aucun groupe, aucun militant du mouvement de solidarité pour une paix juste et durable au Proche-Orient n'a jamais prôné. Puis qu’elle exige des Parquets qu’ils poursuivent les militant-e-s pour « provocation publique à la discrimination ». Et celle qui diffame et menace ainsi des innocents appartient à un gouvernement qui, toute honte bue, non seulement stigmatise une communauté entière en raison de son origine ethnique, mais expulse illégalement de la « patrie des Droits de l'homme », sur cette base, des milliers de ressortissants d'Etats membres de l'Union européenne.
C'est pourquoi nous disons à Michèle Alliot-Marie : « Pas ça et pas vous ! ». Certains d’entre nous appellent au boycott de tous les produits israéliens ; d’autres « ciblent » les seuls produits des colonies israéliennes ; d’autres encore choisissent des formes d’action différentes. Mais nous sommes tous unis pour refuser catégoriquement que les militant-e-s de la campagne internationale Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) soient accusés et jugés pour « provocation publique à la discrimination » alors qu’au contraire ils combattent contre toute forme de discrimination, pour le droit de tous les peuples à l'autodétermination, pour l'application à tous les États du droit international et des sanctions prévues lorsqu'ils le bafouent.
Tous ensemble, nous exigeons, à la fois au nom du droit international et des libertés : le retrait immédiat des directives envoyées par la ministre de la Justice et son administration aux Parquets et la relaxe immédiate de ces innocents. Honneur à celles et ceux qui font leur le combat pour la justice et la paix que les autorités françaises ont trahi.

Premiers signataires :
Achcar Gilbert, Politologue, (Université de Londres et Paris 8)
Ackermann Houria, Militante de l'UJFP
Adler Laure, Écrivain et journaliste
Alliès Paul, Professeur (Faculté de Droit et de Science politique, Montpellier)
Alsoumi Omar, Président de Génération Palestine
Aron Jacques, Professeur honoraire, architecte et essayiste (Bruxelles)
Asquier Catherine, Professeure d'anglais (CPGE)
Attias Jean-Christophe, Directeur d'études (EPHE, Sorbonne)
Aubrac Raymond, Ancien résistant
Autain Clémentine, Directrice de Regards
Avran Isabelle, Journaliste
Badie Bertrand, Politologue, Professeur des Universités (Sciences Po), Chercheur associé au CERI
Balibar Etienne, Professeur émérite (Université de Paris-Ouest)
Barat Frank, Coordinateur du tribunal Russell sur la Palestine
Barthe Benjamin, Journaliste indépendant (Ramallah)
Baubérot Jean, Historien et sociologue, président d'honneur de l'EPHE (Sorbonne)
Bavay Francine, Conseillère régionale
Bédarida Renée, Historienne, ancienne résistante
Beaumale Michel, Maire de Stains
Belhassen Souhayr, Présidente de la FIDH
Belkaïd Akram, Journaliste indépendant
Benbassa Esther, Directeur d'études (EPHE, Sorbonne)
Ben Hiba Tarek, Président de la FTCR, ancien conseiller régional
Benslama Fethi, Psychanalyste, Professeur des Universités (Paris Diderot-Paris 7)
Besancenot Olivier, Porte-parole du NPA
Bianco Jean-Louis, Député, président du Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence
Billard Martine, Députée de Paris
Billion Didier , Chercheur (IRIS)
Bitton Simone, Cinéaste
Boniface Pascal, Universitaire
Bouexel Nicole, Responsable du groupe de travail Proche-Orient du Mouvement de la paix.
Bourdon William, Avocat à la cour de Paris, administrateur de la Fondation France Libertés
Bourdon William, Avocat à la cour de Paris, administrateur de la Fondation France Libertés
Boussois Sébastien, Chercheur postdoctorant (Université libre de Bruxelles)
Bras Gérard, Professeur de philosophie
Brauman Rony, Médecin, ancien président de Médecins sans frontières
Braun Henri, Avocat au barreau de Paris
Brousse Martine, Vice-présidente de la CNCDH
Brown Kenneth, Directeur de la revue Méditerranéennes
Brun Frédéric, Militant associatif et écologique
Brunswic Anne, Écrivain et journaliste
Brunswic Étienne, Ancien directeur de l'Unesco
Buffet Marie-George, Députée
Burch Noël, Ecrivain et cinéaste
Buttin Maurice, Avocat honoraire à la Cour
Cadiot Jean-Michel, journaliste
Cayrol Roland, Politologue
Cerisier-Ben Guigua Monique, Sénatrice
Chagnollaud Jean-Paul, Professeur de science politique (Cergy-Pontoise)
Chahal Nahla, Coordinatrice de la CCIPPP
Chebat Isabelle, Directrice de la communication Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH)
Chemillier-Gendreau Monique, Professeur émérite (Paris Diderot-Paris 7)
Chibani Ali, Doctorant
Cohn-Bendit Daniel, Député européen, coprésident du groupe Verts/ALE
Costaz Gilles, Écrivain
Coupé Annick, Porte-parole de l'Union syndicale Solidaires
Dayan-Herzbrun Sonia, Professeure émérite (Paris Diderot-Paris 7)
Debbash Hubert, P-DG de Témoignage chrétien et de « Terre entière »
Denis Arielle, Co-présidente du Mouvement de la paix,
De Véricourt Guillemette, Journaliste indépendante et écrivain, militante de la cause palestinienne
Diehlmann Françoise, Conseillère régionale
Doumandji Pierre Nadir, Ingénieur, ancien fonctionnaire (FAO / ONU)
Doze Étienne, Ancien magistrat
Doze Geneviève, Traductrice
Dubois Jean-Pierre, Président de la Ligue des Droits de l'Homme
Duclos Louis-Jean, Ancien chercheur (CERI-Sciences Po)
Duffour Michel, Ancien secrétaire d’État à la Décentralisation culturelle
Duflot Cécile, Secrétaire nationale des Verts
Elkadi Galila, Chercheuse (IRD), militante de la cause palestinienne
Endeweld Marc, Journaliste indépendant
Estrella Miguel Angel, Pianiste
Etienne Monique, Journaliste
Euvrard Janine, Déléguée générale du festival « Proche-Orient : que peut le cinéma ? »
Fassin Eric, Sociologue (ENS)
Fath Jacques, Responsable des relations internationales du PCF
Fiterman Charles, Ancien ministre des Transports
Garrido Raquel, Secrétaire nationale du Parti de gauche, chargée des relations internationales et européennes
Gèze François, Éditeur
Gigandet Alain, Enseignant-chercheur en histoire de la philosophie ancienne (Paris-Est Créteil)
Gillard Patrick, Historien, Bruxelles
Gleizes Jérôme, Responsable de la Commission transnationale des Verts français
Gruszow Larissa, Ingénieur diplômée de l'Université de Varsovie
Guenif Nacira, Sociologue
Guigou Elisabeth, Députée, ancienne ministre de la Justice
Halimi Gisèle, Avocate
Harbi Mohammed, Historien
Harmand Marie-Laure, Enseignante, membre du secrétariat du CAPRE Languedoc Roussillon
Héricher Jean-marie, Prêtre
Hugo Bernard, Maire honoraire de Trappes, ancien sénateur
Humblot Catherine, Journaliste indépendante
Jadot Yannick, Député européen
Jennar Raoul Marc, Consultant en relations internationales
Joly Eva, Députée européenne, présidente de la Commission du développement
Joxe Alain, Chercheur (EHESS)
Joxe Pierre, Premier président honoraire de la Cour des comptes
Junqua Daniel, Journaliste,ancien directeur général du CFPJ
Junqua Michèle, Bibliothécaire
Kahn Marcel-Francis, Professeur de médecine
Kalifa Jacques, Ancien enseignant-chercheur (Paris-Sud)
Kiil-Nielsen Nicole, Députée européenne
Kissous Robert, Membre du comité organisateur du Tribunal Russel sur la Palestine
Koumba Faty, Juriste et criminologue
Krivine Alain, Membre de la direction du NPA
Laacher Smaïn, Sociologue
Labastie Claire, Professeur
Lacouture Jean, Journaliste, historien et écrivain français
Lamoure Marie-Claire, Journaliste
Laneres Jean-Louis, Ingénieur
Lannuzel Olivier, Journaliste
Laurent Pierre, Secrétaire national du PCF
Le Hyaric Patrick, Député européen
Lecoq Jean-Paul, Député
Lederer Pascal, Directeur de recherche émérite (CNRS), co-animateur d'Une autre Voix Juive
Lefort Jean-Claude, Député honoraire, président de l'AFPS
Léostic Claude, Vice-présidente de l'AFPS
Lewkowicz Jacques, Professeur d'Université
Liégeois Yonnel, Journaliste
Lipietz Alain, Ancien député européen
Löwy Michael, Directeur de recherche émérite (CNRS)
Maldavsky José, Réalisateur, journaliste
Mamère Noël, Député-maire
Manceaux Michèle, Écrivain
Manceron Gilles, Historien, vice-président de la Ligue des Droits de l'Homme
Marange Valérie, Philosophe, enseignante
Marcus Michel, Magistrat
Mardam Bey Farouk, Éditeur
Marlière Philippe, Professeur de science politique (University College London)
Martelli Roger, Historien et journaliste
Maspero François, Écrivain
Mecary Caroline, Avocate
Mélenchon Jean-Luc, Président du Parti de gauche
Merlin Aude, Chargée de cours (Université libre de Bruxelles)
Miller Catherine, Chercheuse (CNRS)
Mirti Florence, Ancienne journaliste
Mitterrand Danielle, Présidente de la fondation France Libertés
Mordillat Gérard, Romancier et cinéaste
Morin Edgar, Sociologue et philosophe
Moynot Jean-Louis, Syndicaliste, ancien conseiller d’État
Nahoum-Grappe Véronique, Anthropologue (EHESS)
Neyrat Frédéric, Philosophe
Olff-Rastegar Perrine, Porte-parole du Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix
Paris de Bollardière Simone
Pauly-Maillart Emmanuelle, Journaliste
Poilane Emmanuel, Directeur de la fondation France Libertés
Rajfus Maurice, Écrivain
Ravenel Bernard, Président de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine
Raz Adi, Coordinateur du comité Israël de l'UPJB
Ribiere Jean-Pierre, Photographe
Robin Titi, Musicien
Rocard Michel, Ancien Premier Ministre et député européen
Roman Joël, Philosophe
Ronai Ernestine, Psychologue, féministe
Rosevègue André, Co-président de l'UJFP
Saliby Hoda, Journaliste
Saly Pierre, Maître de conférences honoraire (Paris 1), président du CJPP5
Sellier Geneviève, Professeur en études cinématographiques (Michel de Montaigne, Bordeaux 3)
Sibony Michèle, Co-présidente de l'UJFP
Sieffert Denis, Journaliste
Sintomer Yves, Professeur des Universités en sociologie (CNRS – Paris 8)
Tahani Taoufiq, Universitaire
Talahite Fatiha, Chercheur (CNRS)
Tasca Catherine, Vice-présidente du Sénat
Tevanian Pierre, Écrivain
Texier Philippe, Conseiller honoraire à la Cour de cassation, expert à l'ONU, membre de la CNCDH
Tissot Sylvie, Sociologue
Toulouse Gérard, Physicien, (ENS-Paris)
Traverso Enzo, Professeur de science politique (Université de Picardie)
Tubiana Jérôme, Journaliste
Varikas Eleni , Professeure de science politique (Paris 8)
Veinstein Alain, Poète et écrivain
Vidal Dominique, Historien et journaliste
Voguet Daniel, Avocat
Voynet Dominique, Maire de Montreuil, sénatrice
Wajnblum Mady, Permanente de l'UPJB
Wurtz Francis, Député européen honoraire
Védrine Hubert n'a pas signé l'appel mais nous a écrit :
« Bien que je ne signe en principe aucun appel, je suis prêt à soutenir Stéphane Hessel. Les positions courageuses ou audacieuses qu’il prend doivent pouvoir, dans un état de droit, être librement défendues. Les amalgames dont on se sert pour l’accuser sont mensongers. Il est à la fois grotesque et choquant de s’en prendre à une figure telle que lui et de vouloir judiciariser pour l’étouffer un débat qui devrait rester politique. Comme le sujet est très compliqué je préférerais apporter –publiquement- mon soutien à Stéphane Hessel, indépendamment du texte. »
Lire aussi : Boycott : procès d'Alima Boumediene-Thiery, le 14 octobre à Pontoise
solidmar 13/10/2010

Pourquoi le Canada n’a pas eu un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU

par Aziz Enhaili, tolérance, 13/10/2010
La Canada n’a pas réussi ce 12 octobre 2010 à décrocher un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Cet échec est notamment le fruit de choix diplomatiques du gouvernement de Stephen Harper.

Durant les soixante dernières années, le Canada briguait tous les dix ans un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Ce 12 octobre 2010, le Canada a fait de même. Il pensait (comme dans le passé) avoir, dès le premier tour de l’élection, toutes les chances de son côté. En vain! Ses résultats décevants, notamment au deuxième tour de l’exercice électoral onusien, l’ont amené à jeter l’éponge. Cédant la victoire, par défaut, au (modeste) concurrent portugais. À la satisfaction de plusieurs pays et groupes de pays critiques, du moins insatisfaits, de la politique étrangère d’Ottawa des dernières années.

Une défaite amère pour le gouvernement Harper

Le Conseil de sécurité est l’organe exécutif des Nations unies. Il est responsable du maintien de la paix et de la sécurité internationale, ainsi que de la déclaration de guerre et du vote de sanctions internationales contre un acteur mis au ban de la «communauté internationale». Tous les États membres de l’ONU sont tenus de se conformer à ses résolutions.

En son sein siègent cinq membres permanents (États-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne et France, des puissances nucléaires disposant du droit de veto) et cinq autres membres non permanents. Tous les deux ans, cinq nouveaux États remplacent cinq sortants, en fonction d’une distribution par bloc géographique. Cette année, deux sièges de la zone géographique «Europe occidentale et autres pays» étaient convoités par l’Allemagne, le Portugal et le Canada. Pour pouvoir succéder à l'Autriche et la Turquie, il fallait récolter deux-tiers des 192 votes, soit 128 suffrages. Si l’Allemagne était chanceuse dès le premier tour (elle a obtenu tout juste les 128 appuis exigés), le Portugal et le Canada ont quant à eux récolté respectivement 122 voix et 114 suffrages au premier tour (contre 113 voix et 78 appuis (!?) au second round). Avec cette déconfiture, Ottawa n’avait plus le choix. Elle a jeté l’éponge, permettant au Portugal de représenter, au côté de l’Allemagne, le bloc occidental.

Cette défaite n’est pas à l’avantage de la réputation du Canada dans le monde. Elle envois le signal de la perte d’influence du pays de Lester B. Pearson au niveau international. Elle plombe également la stratégie du Parti conservateur qui voulait se servir d’une victoire (considérée acquise) au Conseil de sécurité pour marquer des points lors des prochaines élections législatives face à ses adversaires politiques sur la Coline parlementaire.

Raisons de l’échec de la candidature canadienne

La position des représentants des 192 États membres de l’ONU face aux candidats aux sièges non permanents du Conseil de sécurité est notamment influencée par l’attitude du pays candidat vis-à-vis à la fois de l’institution onusienne et des enjeux internationaux qui comptent aux yeux de cette importante organisation internationale. À cela s’ajoute des considérations d’intérêt pour tel État ou groupe d’États. Des enjeux variables, évidemment.

D’abord, l’ONU. À ce forum international, on n’a pas compris (ou apprécié) la décision du Premier ministre canadien de s’absenter l’année dernière de l’Assemblée générale. Alors qu’un nouveau venu (mais déjà une star mondiale) faisait son entrée dans cette enceinte prestigieuse, M. Stephen Harper se trouvait en Ontario, dans un centre d'innovation de… Tim Hortons, à Oakville. Il s’est fait alors représenter par le ministre des Affaires étrangères, M. Lawrence Cannon. Pis, en 2008, cette tâche était revenue à un simple fonctionnaire. Ces gestes ont, à tort ou à raison, laissé l’impression aux autres États membres de l’ONU que le Canada (et non seulement son Premier ministre) est dédaigneux à l’égard des Nations unies.

Ensuite, les enjeux internationaux. Les options privilégiées dans plusieurs dossiers de politique étrangère ont également coûté très cher au Canada. Au niveau de l’image et des alliances. Plombant plusieurs objectifs d’Ottawa.

En bloquant les négociations cruciales sur le climat (dossier prioritaire pour l’ONU) à la Conférence de Copenhague, le Canada a déçu plusieurs de ses alliés, y compris en Europe. Tout comme c’était le cas aussi de nombreux pays insulaires, tes les Caraïbes et les îles du Pacifique, qui seront à terme (si on ne fait rien) les premiers menacés de disparaître le jour où le niveau de mer montera de quelques mètres. La croisade de Stephen Harper au G8 et au G20 contre l’adoption d'une taxe bancaire, chère à plusieurs pays européens (dont la France), a également mécontenté plus d’un.

Le refus d’Ottawa en 2008 d'adopter la Déclaration sur les droits des peuples autochtones a elle aussi été mal vu par plusieurs pays aux Nations unies. Rappelons que c’est un sujet très sensible dans des régions comme les Amériques, la Russie, le Caucase et l’Afrique du Nord.

Au niveau de l’aide au développement, de nombreux pays africains bénéficiaient d’une importante contribution du Canada. Mais avec l’arrivée de Stephen Harper au pouvoir, le Continent arc-en-ciel était largement mis de côté. Au nom de l’efficacité économique, Ottawa a préféré à la place, aidé l'Amérique latine en général et la Colombie en particulier. En plus de chercher à trouver de nouveaux débouchés pour ses marchandises dans cette partie des Amériques, Ottawa voulait éviter que le vacuum laissé par une administration américaine obnubilée par le Grand Moyen-Orient ne profite aux adversaires du consensus de Washington. Mais en réduisant drastiquement ses programmes d’aide au Continent arc-en-ciel (notamment la zone Afrique de l’Ouest), Ottawa a mécontenté plusieurs de ses pays.

Lors du dernier Sommet du G8 en juin 2010, Stephen Harper s’est retrouvé isolé. Son refus d’inclure dans son initiative le financement de l'avortement légal dans les pays en voie de développement afin d'améliorer la santé des femmes et des enfants, lui a attiré les remontrances, à peine voilées, de la secrétaire d’État américaine, Mme Hillary Clinton. Cette décision a également mécontenté plusieurs autres pays.

Le refus du Canada, pays inventeur des casques bleus, de diriger la mission de paix en République démocratique du Congo a mécontenté le Secrétariat général de l’ONU. Le déplacement à cet effet à Ottawa de Ban Kee-moon n’y a rien changé.

On est donc là très loin de l’époque où le fier pays du regretté Lester B. Pearson avait joué un rôle de leadership dans des dossiers internationaux d’importance, dont la Cour pénale internationale, la Convention internationale des droits des enfants et la Convention sur l'interdiction des mines anti-personnelles.

Le conflit israélo-palestinien est un autre dossier qui a coûté cher à Ottawa. Avant l’arrivée des conservateurs de Stephen Harper au pouvoir la position canadienne avait les apparences de neutralité, même si dans les faits elle avait toujours été plus proche du point de vue israélien que de celui palestinien (ou arabe). La nouveauté avec l’équipe Harper, c’est qu’elle a exprimé lors de différents épisodes dramatiques (la guerre du Liban de 2006, la guerre de Gaza de 2009, etc.) un soutien inconditionnel à la politique d’Israël. Allant jusqu’à se montrer plus pro-israélien que même le protecteur américain de l’État d’Israël. Provoquant la colère du monde musulman. D’ailleurs, la rencontre en janvier 2009 du ministre canadien des Affaires étrangères, M. Cannon, avec une délégation de quinze ambassadeurs arabes accrédités à Ottawa, rencontre qualifiée par eux de «décevante», n’a pas permis de calmer les inquiétudes du monde arabe à l’égard de ce qui est perçu là-bas comme un penchant trop pro-Israël.

Cette déception a visiblement laissé des traces sur les relations canado-islamiques. C’est pourquoi on peut dire sans hésiter que ce penchant «trop pro-israélien» a coûté au Canada les voix de la plupart (sinon de tous les) 57 pays membres de l’Organisation de la conférence islamique, États habitués dans le passé à voter en faveur du Canada et se satisfaisant alors de sa position dite «équilibrée».

Les diplomates des États musulmans accrédités à Ottawa ne sont en revanche nullement dupes. Ils sont conscients de l’influence au moins partielle des jeux politiques intérieurs au pays sur sa politique étrangère. Ils savent d’ores et déjà toute l’énergie mise dans une campagne incessante de charme par les conservateurs de Stephen Harper en vue d’attirer dans leur giron l’appui d’une partie au moins de la communauté canadienne juive, une clientèle traditionnelle pour le Parti libéral du Canada.

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Comme nous venons de le voir, les (ré-)orientations de la politique étrangère canadienne dans plusieurs dossiers cruciaux pour la «communauté internationale» ont mécontenté plusieurs États et groupes d’États. L’effet cumulé de ces frustrations a coûté cette année à Ottawa un siège de membre non permanent au sein du Conseil de sécurité. Au lieu de se contenter d’en jeter l’odieux sur le chef libéral fédéral, Michael Ignatieff, le gouvernement conservateur devrait plutôt se pencher sérieusement sur ce qui s’est passé cette journée du 12 octobre pour jeter une lumière crue sur les véritables raisons de l’échec de sa candidature et tirer les leçons qui s’imposent pour se donner plus de chances la prochaine fois.

Paris : La cité de l’immigration occupée par des immigrés

par ANAËLLE VERZAUX, BAKCHICH.TV,  15 /10/2010
Cité de l'immigration
Depuis un an, 6804 travailleurs sans-papiers sont en grève. 500 d’entre eux occupent la Cité de l’Immigration à Paris, en attendant que le ministère d’Eric Besson traite les 1800 dossiers déposés par la CGT. Comme il l’avait promis en juin dernier.
Paris, Porte dorée. Des drapeaux de la CGT et de la Cimade flottent sur la majestueuse Cité de l’Immigration. Mardi 12 octobre, les 6804 travailleurs sans-papiers en grève ont fêté leur un an de lutte. Après la Bourse du travail, les occupations d’entreprises et les marches de la Bastille, ils occupent, depuis jeudi 7 octobre, la très symbolique Cité de l’Immigration.
A l’entrée, deux hommes font le guet, sous le soleil. Fatigués. Voilà une semaine qu’ils occupent le musée, de jour comme de nuit, avec 500 autres grévistes.
Au mois de juin, le ministère de l’Immigration avait promis qu’il régulariserait les 1800 personnes qui avaient présenté un dossier, cet été. Le 18 juin, les grévistes avaient quitté les marches de la Bastille, après 20 jours d’occupation. Le gouvernement devait tenir ses promesses. Que nenni ! « Seuls 58 dossiers ont été traités et ont donné lieu à des autorisations de séjour provisoires ! », peste Hervé Goix, de la CGT, qui dénonce au passage l’hypocrisie du ministère. « Pour ne pas traiter les dossiers, on nous fait croire qu’ils leur manquent des pièces ». Alors, de guerre las, il y a une semaine, 6804 sans-papiers ont redémarré leur grève. Depuis, les rendez-vous avec le ministère de l’Immigration se succèdent. Sans résultat satisfaisant.
 Regardez les dernières vidéos d’actu. 
Dans la cour de la Cité de l’Immigration, les grévistes attendent, discutent par groupes, sur les marches, sur des parterres d’herbe, dans une ambiance conviviale. Mais les caméras ne sont pas d’emblée les bienvenues : on craint une intervention de la police. Puis les langues se délient, la confiance s’installe.
Les 500 sont bien décidés à poursuivre leur lutte, même s’il faut encore dormir par terre pendant plusieurs semaines, tassés les uns contre les autres, et ne repasser chez soi qu’un jour sur deux « juste le temps de prendre une douche ».
« C’est moins dur qu’à Bastille ! A Bastille, le sol était plus dur ! », s’exclame Grace Beugre, une femme d’une quarantaine d’années, porte-parole du groupe femme des sans-papiers grévistes. Et bien seule dans sa vie, en France. « J’ai dû quitter la Côte d’Ivoire, et laisser mes quatre enfants à Abidjan. Je ne les ai pas vus depuis neuf ans. Je ne peux pas les faire venir, je n’ai pas de papiers ! ».
Le dossier de Grace, femme de ménage, bonne à tout faire, n’a pas encore été déposé à la préfecture. Il ne serait pas valide, son employeur n’ayant pas voulu cocher les cases requises. « Les chefs d’entreprise ne tiennent pas à ce que nous soyons régularisés. Tant qu’on n’a pas de papiers, ils peuvent nous faire travailler plus, plus dur, et nous payer moins cher, sans problème : on n’a pas de droits ».
Mais, ajoute Grace, « je ne suis pas la seule, il y a plus de 6804 personnes qui attendent, je me bats pour tout le monde ! » Et quand on évoque les manifestations contre la réforme des retraites, Grace acquiesce sans hésiter : « Même si on n’a pas de papiers, on cotise pour les retraites. Ici, on se bat pour tous les travailleurs ».

jeudi 14 octobre 2010

Étudiants marocains : deux poids, deux mesures.

Par Ali Fkir, 13/10/2010

L'Etat n'a d'autres réponses que la bastonnade.
Des dizaines de diplômé-es enchômagé-es en sit in pacifique revendiquant leur droit au travail et à l'égalité des chances, ont été agressé-es sauvagement par les "forces d'ordre" (le 12 octobre 2010 dans la ville Taourirt)
Rappelons qu'au Maroc les jeunes diplômé-es issu-es de familles pauvres n'ont aucune chance de travailler: les concours se déroulent dans des conditions douteuses, le recrutement se fait par des intermédiaires (en contrepartie d'enveloppes bien garnies)...
Des milliers de jeunes diplômé-es s'organisent dans le cadre de l'ANDCM qui couvre tout le territoire national.
La lutte légitime de ces victimes des politiques de l'Etat marocain nous interpelle

--- En date de : Mer 13.10.10, Haouzi Abdelmalek a écrit :
تدخل قمعي عنيف ضد المعطلين المعتصمين بتاوريرت
تدخلت قوات القمع بكل جحافلها صباح هذا اليوم الثلاثاء 11 اكتوبر 2010 ، لتفك اعتصام الشباب المعطلين المنضوين بالفرع المحلي للجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب ـ تاوريرت ـ والذين يخوضون اعتصاما مفتوحا وجزئيا بالإقليم . وقد جوبه هذا التدخل الهمجي بوقفة شجاعة وحس نضالي عالي من طرف المعتصمات والمعتصمين مما استحال تفريقهم وثنيهم عن مواصلة الاعتصام . وقد سبق أن حررت لهم محاضر على خلفية الدعوى القضائية التي يرفعها رئيس البلدية ضدهم والتي يدعي فيها بأنهم : يتمردون ويحتلون رصيف البلدية ويعرقلون السير .هذا في الوقت الذي تغلق أبواب الحوار في وجههم وما وراء هذه الأبواب تنزلق ملفات مدهونة بالصابون تسوى على طبق من "الدراهم " من دون

Sahara Occidental occupé : mouvements de protestation de la population dans le désert.

Transmis par APSO, 8 au 12/10/2010
Depuis 15 jours, les protestations des Sahraouis dans les territoires occupés s'intensifient et se multiplient. Infos sur les mouvements des Sahraouis hors des villes, vers le désert, campements de Sahraouis réfugiés dans leur propre pays, à proximité de El Aaiun et Boujdour, et les manifestations sahraouies de Dakhla. Du 8 au 11 octobre 2010

Les 8 et 9 octobre 2010
Campements de El Aaiun et Boujdour
-  Plus de quatre cents citoyens et citoyennes sahraouis se sont déplacés hier et aujourd’hui des villes de El-Aaiun et Boujdour occupées hier et aujourd'hui, vers le désert.
-  Plus de deux cents citoyens et citoyennes sahraouis se sont déplacés ce matin vers la région de Alsroziat à 25 km à l'ouest de El-Aaiun occupée, un nombre similaire est allé vers la région de "Knaydlv" au nord de la ville.

Ce déplacement est une signe de protestation face à la politique d'occupation et d'appauvrissement des Sahrouis que le gouvernement marocain affame alors qu’il accorde des subventions et des logements aux colons marocains.
65 citoyens et citoyennes sahraouis se sont déplacés hier de la ville de Boujdour. Ils ont dormi en plein air après que la gendarmerie ait délibérément confisqué leurs tentes et leurs matelas.
Tous ont déclaré aux médias nationaux (sahraouis) qu’ils allaient intensifier leur résistance ouverte contre la politique des autorités d'occupation.
Ils affirment que ces mesures sont conformes aux chartes et conventions internationales, en particulier sur le Territoire Non Autonome du Sahara Occidental, toujours en attente de décolonisation. 

Le 10 octobre 2010
Manifestations à Dakhla
Un certain nombre de citoyens sahraouis ont été blessés hier après une intervention des forces d'occupation marocaines contre deux manifestations organisées dans le quartier, Oum Tounsi et Ksaikisat a Dakhla occupée.
Des dizaines des citoyens sahraouis ont organisé samedi soir et au même moment deux manifestations que les forces d'occupation ont dispersé par la force.
La charge contre les manifestants a laissé deux blessés, Sultan Hamoudi El A'abidi et Khatat Ould Naf'aa qui ont été arrêtés et transfèrés vers le commissariat où ils ont été interrogés.
Après l'intervention, les forces d'occupation ont pris d'assaut plusieurs maisons dont les maisons des citoyens sahraouis Omar Daikh, Babih Dah, Mohamed Boua'aila,
La maison des famille El Karadi, Mouloud ould Alali.
L’état d'alerte a été déclaré hier et dure jusqu'à maintenant.
Les forces d'occupation sont dirigées par le commissaire Hariz El-Arbi. Un fonctionnaire impliqué dans le meurtre de dizaines des citoyens sahraouis. Il a ordonné un blocus rigoureux sur les mouvements des membres de la délégation de résistance civile après le retour de leur visite en Algérie.
D’autre part, deux patrouilles des services de renseignement ont échoué dans l'enlèvement d'un militant des droits humains Ahmed Moussa, avant-hier. 

11 octobre 2010
Campements à proximité de El Aaiun occupée
Selon les informations, le campement des Sahraouis partis de El Aaiun occupée vers l’Est dans le désert compte maintenant entre 120 et 160 tentes. Une grande excitation et confusion régnait hier, du fait de l’arrivée de nouvelles familles et du survol de la zone par les hélicoptères des autorités marocaines.
Des membres de la Confédération des Travailleurs Sahraouis sont venus dans la soirée rendre une visite de soutien. Le président, Sid Ahmed Eddya, a répété le droit des Sahraouis à être propriétaires de leurs terres, et de leurs ressources naturelles, et en a expliqué la légitimité selon les résolutions, avis et affirmations de l’ONU.
Voir les photos : http://apsophotos.blogspot.com/2010/10/campements-sahrouis-en-territoires.html
Sources : EM, APSO Sahara
Photo ASE/Apso

Mohammedia : les enfants de la rue

  Par Nabila Benjelloun-Huruguen, 13/10/2010

Quand on arrive d’Europe au Maroc, on ne peut se voiler les yeux et ne pas voir cette misère des enfants de la rue. Ces enfants errant, très jeunes, livrés à eux même, sans famille, et sans autre attache que la loi de la rue. On voit ce Maroc qui s’ouvre au monde, qui ne cesse de se moderniser, certains parlent même du nouvel eldorado.... Mais que fait-on pour ces oubliés, ces enfants abandonnés à leur souffrance, ces filles se livrant très jeunes à la prostitution pour une bouchée de pain ?
En train de l’aéroport de Casablanca pour Mohammedia, on les voit au loin ces bidonvilles où la misère transpire, on comprend que le Maroc évolue à deux vitesses, trop vite peut être parfois…mais pas assez vite pour ses laissés pour compte…pas pour améliorer la vie de ses pauvres, eux aussi citoyens marocains. Certains touristes, détournant le regard, ne retiennent que les images des belles contrées du pays.
Mohammedia est à la porte de Casablanca, petite station balnéaire pleine de charme, attirant de plus en plus de touristes, avec une multiplication de résidences de vacances depuis ces 3 dernières années.

On ne peut pas ne pas voir à la sortie de la ville, ces baraquements, ces enfants allant chercher l’eau à l’heure où d’autres sont à l’école. On ne peut pas les laisser dans l’ignorance, à ne savoir ni lire et écrire… c’est comme les laisser mourir….. Il faut savoir que les parents sont pour la plupart illettrés, et malheureusement sans l’aide de l’État, on reproduit d’autres générations avec le même schéma de misère.
J’ai surpris une conversation de touristes français qui comparaient la Tunisie et le Maroc. Ils ne voulaient pas retourner au Maroc car ils se sentaient trop harcelés par les mendiants, même s’ils reconnaissaient que le Maroc est plus beau…
Si le Maroc a aujourd’hui l’ambitieux projet de développer le tourisme, ça passera nécessairement par la participation de ce petit peuple pauvre pour ne pas le desservir. Ça passera nécessairement par l’éducation et une prise de conscience du respect des touristes. On ne peut blâmer cette population, car dans une situation de détresse tous les moyens sont bons pour s’en sortir.
Ne laissons pas ces enfants sur le bord de la route, regardant leur Maroc avancer sans eux…