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jeudi 4 février 2016

Manifestation à El Aaiun des diplômés chômeurs sahraouis


samedi 12 juillet 2014

Le mouvement berbère au coeur des luttes démocratiques marocaines








Le mouvement berbère marocain ne porte plus seulement des revendications culturelles et identitaires. Parties prenantes du Printemps de 2011 et actifs dans différentes luttes sociales de ces dernières années, les Amazighs veulent maintenant trouver leur place dans les forces du changement à l’œuvre au Maroc.
 


En novembre 2013, deux regroupements d’associations voient le jour : la Fédération nationale des associations amazighes (FNAA) et la Coordination nationale amazighe (CNA). Chacune entend regrouper les 900 associations que compte le mouvement berbère qui recrute largement dans un pays en majorité berbérophone dont le quart le serait exclusivement. Si la FNAA, dans son texte fondateur, met l’accent sur des revendications culturelles et identitaires proprement amazighes1, la CNA se propose d’emblée d’œuvrer à l’édification d’un Maroc fédéral et laïc. Une différence de taille dans la «  hiérarchisation  » de leurs objectifs qui témoigne du virage que prend le vigoureux mouvement amazigh marocain et des défis qui sont devant lui.

Deux combats inséparables

Certes, les revendications culturelles et linguistiques berbérophones ont été, dans une certaines mesure, prises en compte par le pouvoir. Dès 2001, le roi Mohammed VI, dans son discours dit «  d’Ajdir  », a reconnu l’existence de l’ «  amazighité  » et créé l’Institut royal de la culture amazigh. Avant 2011, date de l’inscription dans la nouvelle Constitution de la composante amazighe de l’identité marocaine, le mouvement a remporté des succès, à l’instar de la création en 2010 de Tamazight, une chaîne de télévision publique chargée de présenter la culture amazighe. Malgré tout, le scepticisme reste de mise chez les plus militants : «  Rien n’a été réalisé et on attend toujours la mise en œuvre pratique de l’officialisation de la langue2 et de la culture  », résume Ahmed Assid, intellectuel et écrivain, une des figures de proue du mouvement qui a publié en 2010 Lettres à l’élite marocaine.
Pour autant, même s’il reste beaucoup à faire pour concrétiser les concessions consenties sur la langue et la culture berbère, Assid, comme de nombreux autres militants, refuse de circonscrire la lutte aux seuls revendications culturelles. Il s’est aussi fait connaître de l’opinion marocaine par ses nombreuses polémiques avec les islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD) qui dominent au gouvernement comme avec les partisans d’une monarchie «  forte  ». Berbériste, il défend l’établissement d’une démocratie politique sans restriction et la consécration effective des libertés individuelles.
Son avis, partagé par de nombreux militants et chercheurs, est que les deux combats sont inséparables. Le mouvement amazigh s’est construit au cours des années 1970 contre les valeurs mises en avant tant par la monarchie que par les islamistes et par les vieux partis marocains, les «  historiques  », plus ou moins proches de l’idéal panarabe. Confrontés à ces acteurs politiques qui défendent une histoire officielle construite autour de l’identité arabo-islamique, les militants amazighs ont proclamé leur attachement à «  un Maroc pluriel  » selon les mots de Assid. L’un d’eux, Mounir Kejji, bien connu dans son pays, le rappelle : «  Les activistes amazighs ont été les premiers à manifester devant le Parlement, dans les 24 heures qui ont suivi les attentats de Casablanca3. Non seulement pour condamner ce crime haineux, mais aussi “pour appeler à séparer plus largement, le religieux du politique”.  »

Un discours culturel avec un horizon politique

Hostile aux options politiques dominantes, le mouvement s’attache en premier lieu à proposer des alternatives. Au début des années 2000, son travail théorique s’accélère. Des associations signent un Manifeste amazigh en mars 2000, où, selon Ahmed Assid, «  la discrimination ne fait plus qu’un, qu’elle soit linguistique, identitaire ou sociale  ». Le discours devient ouvertement «  culturel avec un horizon politique  ». De nombreuses associations amazighes marocaines se rapprochent des altermondialistes, ce qu’illustre leur forte présence au Forum social maghrébin de 2008 tenu à Bouznika, entre Rabat et Casablanca. «  Déjà dans les années 1980, le mouvement était fort, parlait des droits culturels, du pluralisme de la société et exigeait le droit à la liberté d’association, alors que les réseaux associatifs se lançaient encore timidement  », se souvient, Kamal Lahbib. Le président du Forum des alternatives Maroc (FMAS) ne s’étonne pas «  qu’aujourd’hui, le mouvement soit à ce point impliqué aux côtés des progressistes et des altermondialistes dans la recherche d’alternatives sociales, économiques et politiques.  »
Malgré tout, encore au sein du mouvement, certaines causes ne font pas l’unanimité et l’articulation entre luttes culturelles et combats politiques peut être source de conflit. Ainsi, «  la laïcité continue à être un sujet de controverse, car en mettant en cause une base solide du régime marocain, elle risque d’avoir des conséquences sur le terrain de la reconnaissance identitaire  », souligne Jacopo Granci, un chercheur qui travaille au Centre Jacques Berque de Rabat sur la question amazighe4.

Le 20 février et les luttes sociales

Durant les manifestations du 20 février 2011 qui accompagnent le Printemps arabe en Tunisie et en Égypte, le mouvement se joint aux marches de protestation  ; jusqu’à Rabat, la capitale, des drapeaux amazighs sont brandis dans les cortèges unitaires où flottent des banderoles écrites en tifinagh5. Un nouveau manifeste, L’Appel pour Timmouzgha est lancé par plusieurs personnalités amazighes alors que la contestation bat son plein. Son texte est «  encore plus politique et “dissident” dans ses tons et sa formulation  », souligne Granci. C’est aussi à ce moment que la force du mouvement éclate aux yeux du chercheur : «  il a aidé à la tenue de manifestations importantes dans des villages reculés du Maroc, où la population reste attachée à la culture berbère. Il a ainsi participé à “démocratiser” des revendications souvent cantonnées jusque-là à un cercle élitiste  ». Un phénomène positif mais pas étonnant pour Ahmed Assid : «  Depuis quelques années, des associations amazighes réparties sur tout le territoire du royaume se sont attaquées aux problèmes des terres confisquées et des ressources naturelles spoliées  ». Des milliers d’hectares qui composent les terres tribales sont souvent sources de conflit entre l’État ou des investisseurs puissants désireux de s’y implanter et les populations en place qui défendent leur moyen de subsistance et leur mode de vie.
Kejji abonde dans le même sens : «  Le mouvement n’a plus rien de culturaliste. Il incarne aujourd’hui la lutte contre l’expropriation des terres des tribus dans le monde rural et la défense des enfants qui meurent de froid comme à Angfou  », un petit village du Moyen Atlas enclavé et oublié de la puissance publique où des enfants meurent chaque hiver, forcément rigoureux à cet altitude (1 600 m). Son ancrage dans les campagnes a fait du réseau amazighiste un soutien et un relais pour de nombreuses luttes sociales, comme celle des «  diplômés chômeurs  » d’Al-Hoceïma au nord du Maroc, ou plus récemment, à Imiter, à l’est du pays, où la population manifeste contre la précarité et l’exploitation sans précautions d’une mine d’argent par la Société Métallurgique d’Imiter (SMI), côtée à la bourse de Casablanca et propriété de la famille royale.

Pour un Etat fédéral

Le mouvement amazigh saura t-il renforcer sa participation à la lutte démocratique  ? Le risque existe de voir ses revendications identitaires l’éloigner de certaines secteurs de l’opinion. Malgré tout, Granci remarque que durant les événements du 20 février, les militants berbéristes ont su marcher et cohabiter avec les autres forces contestataires, islamistes ou de gauche. «  Le langage et la rhétorique du mouvement a changé : si au début on y revendiquait l’identité amazighe en opposition à l’identité nationale, maintenant on revendique une amazighité commune à tous les Marocains et pas seulement aux berbérophones.  »
Son rejet des idéologies particularistes, désavouées par de nombreux militants progressistes et révolutionnaires depuis 2011, lui a aussi permis de se présenter comme un quasi-mouvement d’avant-garde. «  Notre mouvement est la seule force à proposer l’édification d’un État fédéral. Nous savons à quel point les Berbères ont souffert du centralisme et de l’État  », rappelle Ahmed Assid. Leurs associations travaillent activement aussi à la construction d’une union des pays du Maghreb et à la réouverture des frontières terrestres entre le Maroc et l’Algérie fermées depuis 1994.
Indépendants des partis et des pouvoirs, les militants berbéristes créent une culture politique autonome et leur mouvement abrite souvent des débats audacieux. C’est par exemple une association amazighe du Rif, au nord du Maroc, qui a soumis aux autres forces politiques, en décembre 2013, un projet de loi visant à légaliser la culture du cannabis qui est la principale ressources du Rif, longtemps l’une des régions les plus pauvres du pays. L’idée a été reprise et le Parlement en discute en ce moment même à Rabat.
1NDLR. Le pluriel «  amazigh(e)s  » est une francisation de «  Imazighen  ».
2NDLR. Ce débat s’inscrit dans un autre débat concernant les langues et qui divise le pays, entre partisans de l’arabe littéraire et du dialecte darija
3Les attentats perpétrés le 16 mai 2003 visaient entre autres des établissements fréquentés habituellement par des étrangers ou des membres de la communauté juive marocaine. La majorité des 45 victimes étaient des Marocains. Les attentats ont été attribués par les autorités à un groupuscule terroriste islamiste.
4Cédric Baylocq et Jacopo Granci, «  20 février  ». Discours et portraits d’un mouvement de révolte au Maroc  », in Année du Maghreb, 2012.
5NDLR. Alphabet berbère.


http://orientxxi.info/magazine/le-maroc-se-dirige-t-il-vers-un,0630

samedi 23 novembre 2013

Maroc : Projet de loi de finances 2014. Affrontements.


Par Aufait,

Des affrontements ont eu lieu mercredi soir devant l'hémicycle, au moment où les députés votaient le projet de loi de finances 2014. Six policiers blessés et 15 jeunes diplômés chômeurs interpellés, tel est le bilan de ces incidents. Le feuilleton des diplômés chômeurs se poursuit, au moment où la majorité a refusé un amendement de l'opposition pour leur insertion. Cette dernière compte saisir le Conseil constitutionnel.

Au moment où les députés adoptaient mercredi soir à Rabat le budget 2014, des incidents se sont déroulés devant le Parlement entre forces de l'ordre et diplômés chômeurs. /DR

Au moment où les députés adoptaient mercredi soir à Rabat le budget 2014, des incidents se sont déroulés devant le Parlement entre forces de l'ordre et diplômés chômeurs. /DR Agrandir

Au moment où les députés adoptaient mercredi soir à Rabat le budget 2014, des incidents se sont déroulés devant le Parlement entre forces de l'ordre et diplômés chômeurs.
Selon la MAP, plusieurs personnes, parmi un groupe de “300 diplômés chômeurs”, ont tenté d'escalader la clôture arrière du siège du Parlement, avant d'être repoussées par les forces de l'ordre, après sommation.
Six policiers ont été blessés et 15 jeunes diplômés chômeurs interpellés, d'après la même source.
“Les chômeurs s'étaient enchaînés et voulaient manifester pacifiquement contre le projet de loi”, a de son côté affirmé à l'AFP Ikram Sahli, elle-même diplômée en recherche d'emploi, qui a assisté aux affrontements.
Des groupes de jeunes diplômés chômeurs manifestent presque quotidiennement depuis plusieurs années pour réclamer un emploi dans la fonction publique, se référant à une promesse faite par le précédent gouvernement dans le contexte du printemps arabe.
image archives Google
 La majorité refuse un amendement sur le PV du 20 juillet
Mercredi, la majorité des députés ont rejeté un amendement proposé par le parti de l'Istiqlal (opposition), dans lequel la formation politique dirigée par Hamid Chabat, suggère la création de 3.000 postes budgétaires destinés notamment aux diplômés chômeurs, dans le cadre du procès verbal du 20 juillet 2011.
“Un amendement qui s'inscrit dans le cadre du respect des promesses de l'Etat à travers la continuité des engagements pris par les précédents gouvernements, afin de préserver l'élément de confiance entre les différentes composantes de l'Etat”, selon des sources de l'opposition.
Le refus de cette proposition et des autres amendements de l'opposition a été qualifié jeudi par Omar Hjira, député de l'Istiqlal, de “mentalité fossilisée de la majorité et du parti au pouvoir”.
L'opposition compte également saisir le Conseil constitutionnel pour que les onze savants de Mohamed Achergui se prononcent sur la constitutionnalité de cette loi. La fameuse histoire d'inconstitutionnalité du nouveau Cabinet Benkirane II reviendra en chœur également comme l'un des motifs de cette saisine.
Rappelons que le Conseil constitutionnel avait rendu le 7 novembre dernier sa décision concernant ce gouvernement “non investi par l’hémicycle”, dans laquelle il avait estimé qu'il n'est pas compétent pour trancher dans cette histoire.
Y. B. avec agences 


vendredi 27 septembre 2013

Assa Zag : les diplômés chômeurs appellent au soulèvement



Selon un communiqué de la Commission sahraouie de défense des droits de l’homme (CSDDH) de Guelmime et dont Lakome détient une copie,  « le mercredi 25 septembre, des manifestants ont été victimes de violences et traînés à même le sol en essuyant toutes sortes d’insultes portant atteinte à la dignité humaine dans les rues et les avenues de la ville d’Assa Zag au sud du Maroc ».

Les diplômés-chômeurs appellent au soulèvement contre « le premier responsable »
Dans une vidéo diffusée sur Youtube, la porte-parole des diplômés chômeurs de la ville appelle les « masses populaires d’Assa » à se soulever « pour défendre les acquis sociaux ». « La coupe est pleine ! » peut-on entendre sur l’enregistrement. « Soulevez-vous pour changer l’Histoire et faites savoir au « premier responsable » et à ceux qui le soutiennent que les masses populaires triomphent lorsqu’elles se soulèvent et aussi pour répondre aux dangereuses provocations commises par le « premier responsable » à l’encontre des diplômés chômeurs ». 

Dans le même temps, la section locale du PJD demandait la révocation du gouverneur de la province d’Assa pour motif d’ « incompétence dans la gestion des affaires locales ».
Ce dernier avait convoqué les personnes mandatées par les différents groupes protestataires de la ville pour un dialogue suite aux sit-in organisés le même jour devant les sièges de la préfecture et de la délégation ministérielle du ministère de l’Artisanat. Selon le communiqué du CSDDH, le gouverneur, qui était accompagné des responsables locaux des Forces auxiliaires et de la Gendarmerie royale « a menacé d’un ton ferme d’user de la force publique si les protestations continuaient, fussent-elles pacifiques, ce qui a décidé le comité de médiation à se retirer de la réunion » ajoute le communiqué.

La mort d’un citoyen ravive les tensions
La CSDDH informe également que « les manifestations se sont accentuées suite à l’échec du dialogue avec le gouverneur », surtout après la mort du jeune Rachid Chine, tombé le 23 septembre lors des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre. Le déplacement du corps, de l’hôpital local vers une destination inconnue  a également ravivé les tensions. Une source bien informée révèle à Lakome, que le cadavre a été transporté à la morgue sur ordre du Procureur du roi.

Les autorités appellent des renforts
En ce moment, les autorités continuent d’imposer un état de siège dans la ville et reçoivent des renforts pour pallier une éventuelle recrudescence des tensions.
A minuit, hier, le chef de la sécurité provinciale de Guelmime a été hospitalisé ainsi que trois éléments des forces auxiliaires suite aux violents heurts qui ont éclaté sur les avenues Kharchi et Jdid de la ville d’Assa. D’après des sources proches d’organismes locaux de défense de droits de l’homme, de nombreux civils blessés refusent de se rendre aux centres de soins publics de peur de représailles ou de se faire arrêter.
Rappelons que l’origine des événements remonte à un conflit opposant deux tribus de la région, les Ait Oussi et les Ait Nass qui se disputent un point d’eau et qui demandent aux autorités locales de procéder à une délimitation territoriale pour solutionner les rivalités sur une ressource qui se fait de plus en plus rare dans la région.

samedi 1 juin 2013

Embauche directe des diplômés-chômeurs : la justice dément Benkirane

par Lakome, 23/5/2013

Les diplômés-chômeurs réclament la mise en oeuvre de l'accord de juillet 2011


Le tribunal administratif de Rabat estime que l'accord de juillet 2011 portant sur l'embauche directe de diplômés-chômeurs dans la fonction publique doit être respecté. Abdelilah Benkirane affirmait que cet accord est anticonstitutionnel.
Le tribunal administratif de Rabat vient de donner raison aux diplômés-chômeurs qui réclamaient la mise en œuvre de l'accord d'embauche directe dans la fonction publique conclu en juillet 2011 avec le gouvernement, a confirmé à Lakome Said Azougar, membre du Conseil de la coordination des diplômés-chômeurs.
Les diplômés-chômeurs réclamaient cette mise en œuvre depuis plus d'un an mais le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a toujours refusé d'appliquer cet accord conclu par son prédécesseur Abbas El Fassi.
Benkirane avait même affirmé devant le Parlement en mai 2012 qu'une embauche dans la fonction publique sans passer de concours était «anticonstitutionnelle et non conforme au statut de la fonction publique» depuis l'adoption de la nouvelle constitution. «Le recrutement dans la fonction publique sera effectué sur la base de la méritocratie», avait-il souligné lors de cette session mensuelle consacrée à la politique générale.
Les diplômés-chômeurs contestaient la position de Benkirane et 19 d'entre eux ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Rabat, qui vient donc de leur donner raison. L'Etat peut toutefois faire appel de la décision.

Des gestes pour calmer la rue
Cet accord de juillet 2011 faisait partie des mesures exceptionnelles prises par le autorités pendant le mouvement du 20 février pour éviter l'explosion sociale, comme l'augmentation des salaires de la fonction publique et la promesse faite aux ouvriers agricoles d'aligner le salaire minimum agricole (Smag) sur celui des autres secteurs (Smig).
En juillet 2011, les diplômés-chômeurs avaient manifesté non pas devant le ministère de l'Emploi mais au siège de l'Istiqlal à Rabat, mettant la pression sur le Premier ministre istiqlalien de l'époque Abbas El Fassi, qui avait finalement cédé.
La question du salaire minimum agricole est un autre point de contentieux. Les syndicats ont d'ailleurs organisé une grande marche nationale début mai devant le ministère de l'Emploi pour réclamer la mise en œuvre de cet accord signé en avril 2011, qui prévoyait d'aligner progressivement le Smag d'ici trois ans.
Le salaire minimum agricole ne s'élève qu'à 1576 DH par mois (48h de travail par semaine), contre 2431 DH pour le commerce et les services (44h par semaine). 80% des ouvriers agricoles ne sont pas déclarés à la CNSS. Les grands exploitants agricoles, le roi Mohammed VI en tête avec les Domaines Agricoles, disposent eux d'une exonération fiscale décidée par le roi lui-même (4,1 milliards DH de manque à gagner pour l'Etat au total en 2012), ainsi que des subventions publiques pouvant représenter aujourd'hui plus de 40% du coût d'investissement...

samedi 18 mai 2013

C'est ainsi que sont prises en compte les doléances des diplômés au chômage au Maroc

Et on continue la répression...les diplômés chômeurs aujourd'hui à Rabat.
15 mai 2013

تدخل همجي خطير للقوات المخزنية في حق أطر التنسيق الميداني للمجازين المعطلين 15/05/2013
http://youtu.be/wqxIea9Z_MA


jeudi 9 mai 2013

Les diplômés chômeurs du Sahara reçus par les autorités à Rabat ? Pour apaiser la tension sociale et répondre à la pression de la rue ?





Des représentants des diplômés chômeurs des provinces du sud ont été contactés pour participer à une réunion à Rabat. L'objectif affiché est la constitution d'une base de données pour les aider à trouver un emploi.
Lakome a appris que des représentants des diplômés chômeurs des provinces du sud ont été contactés pour participer à une réunion à Rabat. Selon eux, l'objectif de cette rencontre présentée comme «importante» est la mise en place d'une base de données des diplômés chômeurs des provinces du sud, afin de les aider à trouver un emploi.
Cette prise de contact intervient à une période de tensions au Sahara. Les autorités tentent peut être d'apaiser la situation au niveau social alors que les revendications politiques des sahraouis pro-indépendance posent problème à Rabat.
Le gouvernement Benkirane a déjà pris des mesures exceptionnelles en faveur des habitants des provinces du sud en leur offrant des emplois publics sans en soumettre l'accès à un concours. Des mesures contraires aux propres déclarations d'Abdelilah Benkirane, qui s'oppose aux diplômés chômeurs du reste du pays en refusant de mettre en oeuvre l'accord conclu avec le gouvernement précédent en juillet 2011. Le gouvernement avait indiqué que ces mesures exceptionnelles au Sahara relevaient de l'application des recommandations de l'IER.
Devant le parlement il y a tout juste un an, le chef du gouvernement avait pourtant affirmé qu'intégrer la fonction publique sans passer par un concours était désormais contraire à la constitution. «Cela passera par des concours groupés et selon les compétences. La pression de la rue est terminée. Pourquoi embaucher celui qui organise le sit-in devant le Parlement et pas celui qui habite Ouarzazate ou ailleurs?», déclarait-il à l'époque.

http://fr.lakome.com/index.php/politique/747-les-diplomes-chomeurs-du-sahara-recus-par-les-autorites-a-rabat

samedi 30 mars 2013

27 mars 2013, devant le siège du "parlement", près du palais royal, près des ministères, spectacle insoutenable


Il faut reconnaître que le makhzen et le gouvernement des barbus, et en dehors de la matraque et des prêches religieuses, n'ont d'autres solutions aux problèmes.
La seule "légitimé" reconnue au Maroc est le fruit de la répression et de la religion.
La tyrannie affublée d' âme religieuse est l'enfer terrestre par excellence!
Que peut-on attendre de ce que symbolisent Benkirane et Laenser ?
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=1RBbO-uEC1s#!


 (D'après traduction google) Mercredi 27, sur la rue Hassan II, puis l'avenue Mohamed V chantant leurs exigences. Arrivés à la jonction menant au Parlement, les forces publiques se sont abattues sur les militants, aux prises avec des coups et des coups de pied, laissant de nombreux chômeurs blessés transférés évacués à l'hôpital pour traitement.
  

mercredi 27 mars 2013

Le gouvernement déclare son incapacité à régler le problème des diplômés chômeurs

Écrit par Boualem Alami,26 /3/2013  







Maroc Manifestation Diplômés Chômeurs
Les diplômés-chômeurs marocains manifestent cycliquement depuis dix ans (dr.)

Le problème des diplômés chômeurs est en passe de devenir la hantise des gouvernements qui se succèdent depuis l'ère Jettou au Maroc. L'actuel gouvernement, dirigé par Abdelilah Benkirane, n'a pas trouvé le sésame pour régler définitivement cette crise de l'emploi des universitaires marocains qui manifestent pratiquement chaque jour depuis une dizaine d'années devant le Parlement, à Rabat.

En 2006 plusieurs de ces demandeurs d'emplois avaient ingurgité de l'essence et tenté de s'immoler. En janvier 2012, cinq se sont immolés près du Parlement, et l’un d'entre eux n'avait pas survécu à ses blessures. Cela n'a pas suffit pour trouver des solutions au problème du chômage des universitaire au Maroc. Le gouvernement dirigé par le PJD (islamiste), qui avait annoncé en novembre 2011 lors de sa victoire électorale un ''ambitieux'' programme de prise en charge des diplômés-chômeurs, a jeté finalement l'éponge mardi. La tâche ingrate d'annoncer la mauvaise nouvelle aux universitaires en quête d'un travail a été confiée au ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, Abdelouahed Souhail. Pour lui, ''l'Administration n'est pas en mesure d'assurer du travail à chaque jeune fille ou garçon qui sort de l'université". Il a précisé dans un entretien publié mardi par ''L'Economiste'' que ''le rôle de l'Administration consiste à préparer les jeunes et les moins jeunes à acquérir de nouvelles compétences, un nouveau savoir, pour pouvoir évoluer dans un monde moderne qui est devenu extrêmement difficile". "C'est un grand problème de société, qui a besoin de l'implication de tous pour le résoudre et tracer la bonne voie à nos jeunes", a-t-il ajouté, avant de suggérer la piste d'un partenariat entre les universités et les entreprises. Cela devrait permettre, selon le ministre marocain de l'emploi, ''de parfaire l'éducation des étudiants et leur permettre une insertion réussie dans le monde du travail''.
Echec de la croissance par l'emploi
Devant le parlement, le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane avait en novembre 2011 présenté un programme économique centré sur une croissance de 5,5%, avec comme objectif de réduire le chômage à 8%. Une année et quelque mois après, les chiffres restent moroses : le chômage est toujours officiellement à 9% avec une hausse de 0,1 point en 2012, selon le Haut Commissariat au Plan (HCP), et le sous emploi est passé de 10,5% en 2011 à 9,2% en 2012. Les marches et manifestations de protestation des diplômés-chômeurs ont par ailleurs fini par donner naissance à l'association nationale des diplômés-chômeurs. Une réponse aux promesses non tenues du gouvernement, notamment l'intégration de plus de 1.000 universitaires dans l'administration en juillet dernier. Plus que jamais, la question de l'emploi des jeunes diplômés chômeurs, qui observent depuis plus de dix ans des manifestations et des sit-in cycliques devant le parlement, est un réel souci pour le gouvernement.
 http://maghrebemergent.info/economie/70-maroc/22587-maroc-le-gouvernement-declare-son-incapacite-a-regler-le-probleme-des-diplomes-chomeurs.html