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samedi 1 juin 2013

Embauche directe des diplômés-chômeurs : la justice dément Benkirane

par Lakome, 23/5/2013

Les diplômés-chômeurs réclament la mise en oeuvre de l'accord de juillet 2011


Le tribunal administratif de Rabat estime que l'accord de juillet 2011 portant sur l'embauche directe de diplômés-chômeurs dans la fonction publique doit être respecté. Abdelilah Benkirane affirmait que cet accord est anticonstitutionnel.
Le tribunal administratif de Rabat vient de donner raison aux diplômés-chômeurs qui réclamaient la mise en œuvre de l'accord d'embauche directe dans la fonction publique conclu en juillet 2011 avec le gouvernement, a confirmé à Lakome Said Azougar, membre du Conseil de la coordination des diplômés-chômeurs.
Les diplômés-chômeurs réclamaient cette mise en œuvre depuis plus d'un an mais le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a toujours refusé d'appliquer cet accord conclu par son prédécesseur Abbas El Fassi.
Benkirane avait même affirmé devant le Parlement en mai 2012 qu'une embauche dans la fonction publique sans passer de concours était «anticonstitutionnelle et non conforme au statut de la fonction publique» depuis l'adoption de la nouvelle constitution. «Le recrutement dans la fonction publique sera effectué sur la base de la méritocratie», avait-il souligné lors de cette session mensuelle consacrée à la politique générale.
Les diplômés-chômeurs contestaient la position de Benkirane et 19 d'entre eux ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Rabat, qui vient donc de leur donner raison. L'Etat peut toutefois faire appel de la décision.

Des gestes pour calmer la rue
Cet accord de juillet 2011 faisait partie des mesures exceptionnelles prises par le autorités pendant le mouvement du 20 février pour éviter l'explosion sociale, comme l'augmentation des salaires de la fonction publique et la promesse faite aux ouvriers agricoles d'aligner le salaire minimum agricole (Smag) sur celui des autres secteurs (Smig).
En juillet 2011, les diplômés-chômeurs avaient manifesté non pas devant le ministère de l'Emploi mais au siège de l'Istiqlal à Rabat, mettant la pression sur le Premier ministre istiqlalien de l'époque Abbas El Fassi, qui avait finalement cédé.
La question du salaire minimum agricole est un autre point de contentieux. Les syndicats ont d'ailleurs organisé une grande marche nationale début mai devant le ministère de l'Emploi pour réclamer la mise en œuvre de cet accord signé en avril 2011, qui prévoyait d'aligner progressivement le Smag d'ici trois ans.
Le salaire minimum agricole ne s'élève qu'à 1576 DH par mois (48h de travail par semaine), contre 2431 DH pour le commerce et les services (44h par semaine). 80% des ouvriers agricoles ne sont pas déclarés à la CNSS. Les grands exploitants agricoles, le roi Mohammed VI en tête avec les Domaines Agricoles, disposent eux d'une exonération fiscale décidée par le roi lui-même (4,1 milliards DH de manque à gagner pour l'Etat au total en 2012), ainsi que des subventions publiques pouvant représenter aujourd'hui plus de 40% du coût d'investissement...

samedi 25 mai 2013

1500 ouvriers et ouvrières agricoles ont exprimé leur colère devant le siège du ministère de l'emploi.



Par Aziki Omar , Attac-Maroc, 17/5/2013


1500 ouvriers et ouvrières agricoles venant de différentes régions agricoles du pays ont exprimé leur colère devant le siège du ministère de l'emploi.
 Ce dernier, dont la mission principale est de veiller (soi disant) sur le respect du code de travail, n'a pas pris la peine de descendre de son bureau pour répondre aux revendications des protestataires , au contraire il a fait appel aux forces de l'ordre pour barrer la porte du ministère afin de le protéger. 
Les victimes de l'exploitation et de la discrimination , encadré (e)s par la FNSA,  connaissent la source de leurs malheurs et ils ont décides de conquérir leur dignité et arracher leurs droits.

http://www.youtube.com/watch?v=u9FXBcsJ5cM
   بدل النزول من مكتبه للتحاور مع العاملات والعمال اختار وزير التشغيل الاحتماء بقوات البوليس

وقفة غضب واحتجاج ضد القهر والتهميش والتمييز وغياب الحوار نظمتها الجامعة الوطنية للقطاع الفلاحي امام مقر وزارة التشغيل ضمت ما يناهز 1500 عامل وعاملة زراعية قدموا من مختلف المناطق . 3 ساعات انزوى فيها وزير التشغيل في مكتبه الوثير بعد ان استدعى قوات السيمي لحمايته من غضب العمال والعاملات الذين من اجلهم تم اسوزاره . الجبن وانعدام الديمقراطية وتواطؤه مع فاروق شهير و فقدان القدرة على التجاوب مع مطالب العاملات والعمال الزراعيين جعلت السيد سهيل غير قادر على مواجهة اكبر واقوى نقابة بالقطاع الفلاحي والغابوي

Extrait d'un article de Lakome :


La question du salaire minimum agricole est un autre point de contentieux. Les syndicats ont d'ailleurs organisé une grande marche nationale début mai devant le ministère de l'Emploi pour réclamer la mise en œuvre de cet accord signé en avril 2011, qui prévoyait d'aligner progressivement le Smag d'ici trois ans.

Le salaire minimum agricole ne s'élève qu'à 1576 DH par mois (48h de travail par semaine), contre 2431 DH pour le commerce et les services (44h par semaine). 80% des ouvriers agricoles ne sont pas déclarés à la CNSS. Les grands exploitants agricoles, le roi Mohammed VI en tête avec les Domaines Agricoles, disposent eux d'une exonération fiscale décidée par le roi lui-même (4,1 milliards DH de manque à gagner pour l'Etat au total en 2012), ainsi que des subventions publiques pouvant représenter aujourd'hui plus de 40% du coût d'investissement...

 http://fr.lakome.com/index.php/politique/831-embauche-directe-des-diplomes-chomeurs-la-justice-dement-benkirane

vendredi 17 juillet 2009

Surexploitation des ouvrierEs agricoles de Chtouka Aït Bah


Par Ali Fkir, 17/07/2009

- Halte aux pratiques moyenâgeuses
- Halte à la violence dont sont victimes les travailleurs et travailleuses de Chtouka Aït Baha: 70 milles personnes
- Halte aux harcèlements sexuels dont sont victimes les ouvrières agricoles
-Dénonçons la guerre menée par le patronat, avec la complicité de l'Etat, contre le mouvement syndical
- Dénonçons la répression qui s'abat sur les militantEs syndicalistes
- Dénonçons la ségrégation salariale dont sont victimes les ouvrierEs agricoles.

Exemple: le SMAG(salaire minimum agricole garanti) est aux environs de 50 dh la journée, alors que l'ouvrierE agricole trime plus de 10 heures la journée de travail ; le SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) est supérieur à 10 dh l'heure: plus de 80 dh la journée de travail .

C'est scandaleux!
Solidarisons - nous avec ces damnéEs/persécutéEs et qui ne sont autres que les producteurs et productrices de richesse. Par sa nature le capitalisme est inhumain, le capitalisme agraire constitue sa face la plus hideuse.