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mercredi 18 mai 2016

Pour le Défenseur des droits, la France discrimine ses étrangers

LE MONDE, 9/5/2016

La file d'attente pour le renouvellement des permis de séjour devant la préfecture de Lyon, le 16 février 2015.

Au cœur de la pensée d’extrême droite, la préférence nationale s’est doucement instillée au pays des Lumières… Chaque page du rapport intitulé « Les droits fondamentaux des étrangers en France », rendu public lundi 9 mai par le Défenseur des droits, Jacques Toubon, affirme cette réalité.

Si M. Toubon n’emploie jamais l’expression politiquement marquée de « préférence nationale », il montre combien l’accès à des droits aussi fondamentaux que la scolarisation ou la santé peut être entravé pour les extra-nationaux. Pire, il rappelle qu’on n’interroge même plus ces discriminations, tant elles se sont banalisées. « L’idée de traiter différemment les personnes n’ayant pas la nationalité française, de leur accorder moins de droits qu’aux nationaux est si usuelle et convenue qu’elle laisserait croire que la question de la légitimité d’une telle distinction est dépourvue de toute utilité et de tout intérêt », note-t-il dès les premières lignes de son travail.

vendredi 15 janvier 2016

EM : Interdiction de visite, violence et humiliation pour la famille de Salek Laasiri.

APSO, 15 /1/ 2016


Mardi 12 janvier 2016,  la mère, un frère et une sœur du prisonnier politique sahraoui Salek Laasiri se sont présentés à la prison Locale ait Melloul à Agadir, à 400km de chez eux, pour une visite à leur parent.
A l’interdiction de rencontrer Salek se sont ajoutées brutalité, fouille au corps humiliante et insultes raciales par les gardiens de la prison.

Selon Salka Laasiri, qui a accepté de se confier à notre équipe, pendant une heure, trois gardiennes ont obligé sans ménagement sa mère et elle-même à se mettre totalement nues, pour des fouilles allant jusqu’à l’exploration vaginale manuelle, sans question ni explication, mais insultes à caractère racial et crachats.
Cette fouille s’est déroulée devant des gardiens hommes qui ont pris des photos, et des visiteurs.

Après la fouille dégradante, les gardiens ont informé de l’interdiction de la visite.
La mère, Jmaaia, 66 ans, qui n’a pas vu son fils depuis 2 ans, la sœur depuis 3 ans et le frère ainé depuis 17 ans, ont insisté et attendu toute la journée.
Le frère Ali, malgré les insultes et crachats qui lui étaient adressés, a expliqué aux gardiens que sa santé très précaire après plusieurs opérations chirurgicales subies au poumon et foie lui faisait craindre que se soit la dernière fois qu’il puisse visiter son frère, sans que ceux-ci ne lui accordent plus d’attention.
Après la journée d’attente, la famille est repartie chez elle à Tan Tan, au sud du Maroc.
Salka a ajouté qu’elle avait été harcelée et agressée plusieurs fois par les gardiens de la prison de Kénitra alors qu’elle venait rendre visite à son frère lorsqu’il y était.

Le lendemain, mercredi 13 janvier, Jmaaia et Salka ont déposé une plainte devant le procureur du roi du Maroc auprès la cour de Tan Tan, en accusant les gardiennes de viols et harcèlements  sexuels, et les gardiens (les hommes qui ont regardé) d’avoir pris des photos, de les avoir frappées, couvertes de crachats, et expulsées.

Salek Laasiri a 33 ans, il a été arrêté le 13/10/2004 et condamné le 6/12/2005 par la cour martiale à la réclusion à perpétuité, selon le chef d'accusation meurtre d’un officier marocain. Il est maintenant incarcéré à Ait Melloul au Maroc et son numéro d’écrou est le 7533.

Plusieurs tentatives de l’Equipe Média de joindre par téléphone les autorités de prison locale d’Ait Melloul et la Haute Délégation des prisons pour avoir des commentaires sur les faits  sont restées sans interlocuteurs.

Quant à elle, la ligue pour la protection des prisonniers sahraouis a dénoncé fortement le harcèlement subi par la famille Laasiri, le considérant comme un acte raciste contraire à toutes les affirmations officielles marocaines.

Equipe Média, El Aaiun occupée, Sahara Occidental
Le 15 janvier 2016


jeudi 9 juillet 2015

Les Marocaines victimes de discrimination peuvent maintenant porter plainte à l’Onu

Marche des femmes, à Rabat, le 13 avril 2014. Crédit : DR Les Marocaines victimes de discrimination peuvent maintenant porter plainte à l’Onu

La Chambre des représentants a adopté un texte qui introduit la possibilité pour des citoyens de porter plainte contre le Maroc en cas de discrimination faite à l’égard des femmes.

En 1996 le Maroc a adhéré à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW). Ce texte contraint les Etats signataires à abroger les lois discriminatoires et à garantir une certaine égalité dans les domaines de la santé, de l’emploi et de l’éducation. Le 7 juillet, la Chambre des représentants a adopté le protocole facultatif, subsidiaire à cette convention.
Ce texte-ci permet à des particuliers, des groupes de particuliers ou même des ONG représentant ces particuliers de porter plainte contre le Maroc auprès du comité de surveillance de la convention en cas de non respect du texte. Dans l’absolu, le royaume pourrait ainsi être sanctionné pour certaines lois comme celle de l’héritage par exemple.

Pas de plainte anonyme

L’article 11 du protocole exige que l’État s’assure que les plaignants ne soient pas victimes de mauvais traitements ou d’intimidation. L’article 13 le contraint à informer ses citoyens à propos de la convention, du protocole facultatif et du fonctionnement du comité afin de faciliter l’enregistrement des plaintes.
Les plaintes sont étudiées seulement si tous les recours nationaux ont été épuisés et bien sûr l’enquête n’est ouverte que si les plaignants apportent suffisamment d’informations documentées. Les plaintes anonymes et celles se référant à des événements précédant la signature du protocole facultatif ne sont pas recevables.
D’après le quotidien Aujourd’hui le Maroc, certains membres du PJD et d’autant plus du MUR étaient contre l’adoption de ce protocole. Le journal site notamment le parlementaire Rachid Slimani pour qui « certaines dispositions dans le même protocole sont contraires aux composantes de la civilisation et la religion musulmanes des Marocains » et qui regrette que le texte porte atteinte à la souveraineté du royaume.

Les parlementaires pressés par le CNDH

Le Maroc a ratifié ce protocole depuis 1999 mais il a pris plus de vingt ans à être voté. Dans un communiqué dans lequel il se félicite de cette adoption qu’il qualifie de « pas décisif », le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) précise d’ailleurs qu’il a relancé le président de la Chambre des représentants en 2014 puis en 2015 pour accélérer le processus d’adoption.
Mais le CNDH rappelle aussi « la nécessité de parachever dans les plus brefs délais le système national de protection des droits des femmes en adoptant la loi sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes » et rappelle par la même occasion que la réforme du code pénal est justement une occasion de le faire.

vendredi 27 février 2015

Situation des femmes au Maroc : Discrimination dans tous les domaines






26/2/2015 à 11:44

Un rapport publié mercredi à Rabat, 20 ans après la Conférence mondiale sur les femmes à Beijing, fait état de discrimination persistante à l’égard des femmes au Maroc. Une conférence sur le sujet est prévue vendredi à Rabat par le ministère des Affaires étrangères et ONU-Femmes, à l’occasion de la Journée internationale de la femme.

Des ONGs marocaines ont rendu public, mercredi à Rabat, un rapport coordonné par l’Association démocratique des femmes du Maroc, avec l’appui de l’Union européenne, sur la mise en œoeuvre de la Déclaration et du programme d’action de Beijing. Ce rapport dresse l’état des lieux et propose des recommandations concernant la situation des femmes au Maroc, 20 ans après la quatrième Conférence mondiale sur les femmes – Beijing 1995.

Le Maroc, qui a ratifié la plupart des instruments généraux et internationaux visant à instaurer et promouvoir le principe de l’égalité hommes-femmes, est engagé politiquement et moralement dans le processus de la concrétisation des droits des femmes, note le rapport.

Sur les réformes législatives engagées pour améliorer la situation des femmes, l’étude fait état de « la persistance de discriminations basées sur le genre dans tous les domaines, entravant l’instauration d’une égalité effective entre les femmes et les hommes ».

Promotion de la situation des femmes


Selon le rapport, les lois régissant le domaine de la presse et de l’audiovisuel devraient inscrire l’égalité femmes-hommes parmi leurs principes structurants afin qu’elle s’applique à l’ensemble des métiers de ce secteur. Les médias sont en effet appelés à lutter contre les images stéréotypées des femmes et l’inégalité de l’accès et de la participation à tous les systèmes de communication.
Les ONGs ont aussi fait remarqué l’insuffisance de mécanismes de promotion de la situation de la femme, préconisant la mise en place d’un mécanisme national chargé de la coordination des politiques nationales. Il aura pour tâche principal d’appuyer l’intégration de la problématique hommes-femmes dans tous les secteurs et toutes les entités de l’Etat.

Le rapport s’intéresse également à la question de la représentation des femmes dans les instances dirigeantes des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Dans ce sens, l’étude fait ressortir les résultats de l’enquête emploi réalisée par le Haut-Commissariat au Plan (HCP) en 2012. Dans cette enquête, le HCP soutient que les femmes restent sous représentées (24,2%) dans les fonctions de responsabilité notamment en tant que membres des corps législatif, responsables hiérarchiques de la fonction publique, directeurs et cadres dirigeants des entreprises.

Mariage des mineures


Par ailleurs, pour lutter contre toutes les formes de violence à l’égard des femme, le rapport des ONGs prône la mise en œplace du Plan gouvernemental ainsi que l’opérationnalisation réelle et coordonnée des stratégies des différents départements ministériels, avec l’implication de l’ensemble des acteurs concernés à tous les niveaux territoriaux.
En dépit des avancées enregistrées en matière de lutte contre l’analphabétisme, les femmes demeurent les plus touchées par ce fléau avec un taux de 47,6%en 2012 conte 25,3% pour les hommes, note le rapport.  Les ONGs appellent ainsi à la mise en œoeuvre de la loi sur l’obligation de la scolarisation à travers une stratégie d’application à court terme.
Les associations soulignent aussi le problème de travail des petites filles domestiques et les mariages précoces, suggérant d’une part la révision du code de la famille et son harmonisation avec la nouvelle Constitution et d’autre part l’abrogation des dispositions juridiques autorisant le mariage des mineurs.

Une conférence-débat, ce vendredi à Rabat

Le ministère des Affaires étrangères et de la coopération et l’ONU-Femmes vont célébrer ce vendredi la Journée internationale de la femme, en organisant conjointement, à Rabat, une conférence-débat sous le thème « Les droits des femmes au Maroc, 20 ans après Beijing ».
L’objectif de la conférence consiste, entre autres, à approfondir la réflexion et à renouveler l’engagement politique et à mobiliser l’opinion publique en faveur de l’égalité de genre et l’autonomisation des femmes au Maroc, indique le communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la coopération.
aufait avec MAP



samedi 12 juillet 2014

HRW demande au Maroc de ne plus poursuivre les homosexuels

TelQuel, 7/7/2014

HRW demande au Maroc de ne plus poursuivre les homosexuels

HRW demande au Maroc de plus poursuivre les homosexuels

  « Le gouvernement marocain devrait cesser de poursuivre des personnes en justice pour homosexualité », demande officiellement dans un communiqué daté du lundi 7 juillet Human Rights Watch (HRW).
L’ONG américaine Human Rights Watch (HRW) réagit à la confirmation en appel de peines de prison ferme prononcées à Fqih Bensalah contre six citoyens poursuivis pour homosexualité. Sarah Leah Whitson, responsable Moyen-Orient et Afrique du Nord à HRW, exhorte le Maroc à changer sa législation :
 Si le Maroc aspire à devenir un leader régional en matière de droits humains, il devrait prendre l’initiative d’abolir certaines de ses lois qui établissent une discrimination à l’égard de certaines activités entre adultes consentants pour la seule raison qu’ils sont du même sexe.
Selon HRW, la criminalisation de l’homosexualité « constitue une violation de droits humains fondamentaux qui sont protégés par le droit international ».
 L’ONG fonde son argumentaire sur le fait que le Maroc est signataire du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP).

 Elle note également que la Constitution marocaine s’engage à « bannir et combattre toute discrimination à l’encontre de quiconque, en raison du sexe (…) ou de quelque circonstance personnelle que ce soit ».

 HRW s’interroge sur « l’équité des procédures »

Pour rappel, six personnes inculpées pour homosexualité en mai 2014 ont été condamnées à des peines allant jusqu’à trois ans de prison (la peine maximale prévue par l’article 489 du code pénal, ndlr) et à l’expulsion de la ville au terme de leur détention.

 Ces verdicts ont été en partie confirmés le 2 juillet devant la Cour d’appel, qui « a réduit les deux peines de prison les plus longues, a assorti de sursis les autres peines de prison et annulé les mesures de bannissement », relève HRW.
L’ONG américaine soulève par ailleurs des interrogations sur « l’équité des procédures ». « La Cour d’appel n’a appelé aucun témoin à la barre et n’a examiné aucun autre élément de preuve, et lors de l’audience, tous les accusés ont nié être homosexuels », estime HRW qui cite la défense des condamnés.
(avec AFP)
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lundi 17 février 2014

Amnesty : Maroc, Il faut protéger les victimes de violences liées au genre

Le 8 janvier 2014, la Commission de justice, de législation et des droits de l’homme de la Chambre basse du Maroc a adopté une proposition visant à abroger le paragraphe 2 de l’article 475 du Code pénal marocain, qui permet à un violeur d’échapper aux poursuites s’il épouse sa victime dans le cas où elle est âgée de moins de 18 ans.
Cette proposition vient un an après que la Chambre haute a voté l’amendement de l’article 475 et presque deux après le suicide d’Amina Filali, qui avait été forcée de se marier à l’homme qu’elle disait être son violeur. 

 La mort d’Amina avait alors suscité un tollé général au sein de la population marocaine et avait appelé à ce que la loi soit modifiée.
Depuis le suicide d’Amina, d’autres cas similaires ont été signalés et Amnesty International a appelé de manière répétée à des réformes en matière de violences liées au genre.
L’adoption à l’unanimité, le 22 janvier 2014, par le parlement marocain de l’abrogation de la disposition de l’article 475, qui permettait au violeur d’épouser sa victime pour échapper aux poursuites, est un pas important vers la protection des victimes de violences liées au genre au Maroc.
Le retard dans l’adoption de cet amendement a coûté la vie à plusieurs jeunes filles.
Maintenant, il faut continuer à faire pression sur le parlement marocain pour obtenir la modification des toutes les autres dispositions discriminatoires du Code pénal.

vendredi 10 janvier 2014

Interdire Dieudonné ? Et pourquoi pas interdire le spectacle de Hollande à Ryad ?

Par Bahar Kimyongür, 8/1/2014
Faut-il rire ou pleurer devant le lynchage médiatique, judiciaire et financier mené par les élites françaises envers un humoriste au moment même où le président de la République François Hollande drague la dynastie des Saoud à savoir l'une des familles royales les plus obscurantistes, les plus violentes et les plus racistes de la planète.
Dans ce pays qui porte le nom de la famille régnante, un cas unique au monde, les plus hautes autorités religieuses affirment que la terre est plate comme un tapis de prière et accusent de blasphème ceux qui contestent leurs thèses.
Selon les estimations, il y aurait  entre 10.000 et 30.000 prisonniers politiques en Arabie saoudite.
La discrimination y est érigée en système: envers les chiites, les femmes, les travailleurs immigrés, les laïcs...
Selon l'index mondial de persécution des chrétiens publié par l'ONG Portes ouvertes, l'Arabie saoudite est le 2e pays au monde où les chrétiens sont le plus persécutés.
Les non-musulmans ne peuvent se rendre à La Mecque ni à Médine.
Tortures, châtiments corporels, exécutions, censure viennent compléter le sombre tableau de chasse de la famille régnante.
En août dernier, le blogueur saoudien Raif Badawi a été condamné à sept ans de prison et à 600 coups de fouet pour avoir clamé l'égalité entre "musulmans, chrétiens, juifs et athées".
Aujourd'hui, Raif Badawi est menacé de décapitation pour avoir proposé de lancer un débat sur la religion. Il est accusé d'apostasie, un crime passible de la peine capitale.
La politique étrangère des Saoud n'est guère plus réjouissante.
Plusieurs groupes terroristes ont en effet été mis sur pied par les services secrets saoudiens en Syrie, en Irak, au Liban, au Sahel, au Yémen, dans le Caucase ou au Pakistan.
Inspirées par le discours des autorités religieuses saoudiennes, ces armées de la haine assassinent chaque jour des dizaines d'innocents, juste pour le plaisir, à la manière des SS.
Est-il vraiment nécessaire de rappeler que, contrairement aux prêches wahhabites, les sketches de Dieudonné n'ont jamais tué personne?

Des millions de citoyens français ont du mal à comprendre que leurs dirigeants puissent à la fois jeter l'opprobre sur un comique et encenser des régimes tyranniques comme celui des Saoud.
Si la "démocratie française" tient absolument à se couvrir de ridicule et de honte en interdisant la tournée d'un Dieudonné, par souci d'équité, elle devrait également interdire le spectacle de son président  à Ryad où il a loué la "sagesse précieuse" du roi Abdallah.
L'humour de Monsieur Hollande aura peut-être amusé la Cour mais il ne fera sans doute pas rire les Syriens victimes des missiles français MILAN livrés par l'Arabie saoudite à Al Qaïda.

samedi 24 août 2013

Dans la foulée du DanielGate les Amazighs se plaignent de discrimination



Après le scandale internationalisé de la grâce royale accordé au prédateur Daniel GALVAN, le cabinet royal a publié trois communiqués en 72 heures. 
Un communiqué a indiqué que Sa Majesté n'était pas au courant des crimes commis par Daniel GALVAN.
Un communiqué a annoncé qu'une enquête ordonnée par SM le Roi au sujet de la procédure de libération du dénommé Daniel Galvan Fina, a permis de localiser la défaillance au niveau de la Délégation générale de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion et de retenir son entière responsabilité. Et continue le communiqué « En conséquence Sa Majesté le Roi a donné Ses Hautes Instructions à l'effet de procéder à la révocation du délégué général à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion ».
Et enfin un autre communiqué annonce le retrait de la grâce royale à Daniel Galvan Fina et quelques heures après, on apprend par les médias espagnols l'arrestation de Daniel Galvan Fina.

 
Aujourd'hui et dans ce sens, plusieurs militants amazighs des droits de l'homme ont exprimé leur étonnement quant à l'exclusion totale, qu'ils ont qualifié de raciale, des artistes Amazighs et de la chanson amazighe de la liste des artistes décorés par le Roi hier le mercredi 21 Aout 2013 au Palais royal de Rabat, à l'occasion du 50e anniversaire du Souverain !
Comment des dizaines, parmi les centaines de chansons amazighes sont-elles exclues, continue notre source, comme :

  • Au Sous : le Haj Belaid, Mouy Ahmed Ihihi qui a plus de 170 albums et qui vit aujourd'hui dans la totale pauvreté, dans sa dernière interview à la radio Amazigh il cite en pleurant qu'à la fin de la journée s'il n'a rien recueilli de la mendicité il dortsans manger, c'est un message terrible à tout ceux qui veulent chanter en amazigh!;  Mr Hmad Amentague qui a plus 80 albums et aujourd'hui très pauvre à l'âge de 80 ans; Mr My Ahmed Ajoujguen ; Mr Ammouri Mbark ; le groupe Izenzaren ; le groupe Archache ; Rkiya talbenssirt ; Mohamed Albenssir le roi du Ribab ; Outtaleb Lemzoudi et la liste est longue.
  • Au Moyen Atlas : la très célèbre Chrifa ; le roi de Louar Mohamed Rouicha ; Faycal ; Najat Aatabou et beaucoup d'autres
  • Dans le Haut Atlas : Madame Sfiyya oulte Teloute avec sa fameuse chanson « wa siyyeh a tawenza » que tout le monde petit et grand  cite depuis l'enfance par cœur, aujourd'hui une très vielle pauvre femme ; Ahmed lemzoudi ; Moulay Idar d'Amizmiz et beaucoup d'autres.
  • Au Rif : le célèbre Walid Mimoune, Ralid izri, le groupe Thrane, Lefroua; Imtalaa ; Noumedya et beaucoup d'autres.
  • Au Sud Est : Moha Mellal; Leouardi ; Nba Mbark Oulalrbi ; le groupe Regba et beaucoup d'autres.
  • Au Sahara : le chanteur Sghir d'ait baamrane; Massouda ; Rachida Talal d'ait Baamrane et d'autres
Ce qui est encore plus symbolique et significatif, rapporte une autre source, c'est qu'il n'y a que deux chanteurs d'origine du Souss qui ont été décorés, mais pour la chanson non amazighe! Comme le chanteur Vigon fils d'Agadir décoré pour la chanson occidentale et le chanteur Bouhssine Foulane décoré pour la chanson arabe avec le groupe Mazagan et non pas avec le groupe fusion et Ribab chantant en Amazigh. N'est-il pas ça un message pour orienter les chanteurs amazighs à chanter autres qu'en Amazighe? 
Exactement comme on propose des prénoms arabes équivalents à tous ceux qui arrivent avec des prénoms amazighs pour leur nouveaux-nés aux bureaux de l'État civil ! continue notre source.
A ladite liste- rapporte d'autres revendicateurs- on trouve même des personnalités étrangères alors qu'aucun artistea mazigh n'y est ! C'est scandaleux ! Ce qui repose encore une fois la question de la reconnaissance de l'identité Amazighe du Maroc.

Sur les réseaux Facebook, d'autres posent la question sur les motivations de la décoration royale de la chanteuse Dounia Batma qui  vient d'être connue  il y a un an, pire encore : une fois célèbre elle change de nationalité, de langue et même de l'accent de son parler pour qu'elle ne soit plus arabe car le Darija marocain est moins arabe ! HCHOUMA. Sa décoration est-elle motivée autrement que par la promotion de la chanson arabe d'orient  dans le cadre de « Approfondir le sens d'appartenance à la Oumma arabo-islamique, et renforcer les liens de fraternité » cité dans le préambule de la constitution du 1er juillet 2011?
Comment a-t-on fait pour oublier toutes ces personnes ? Sinon quels sont les critères définis et qui les a définis ? Qui prépare et soumet ces listes au Roi ? Pourquoi cette discrimination ? Les Marocains ne sont-ils pas égaux en droits ?
D'autres militants Amazighs sont allés encore plus loin en considérant la suite des événements suivants:

  • l'absence de l'amazighité dans le programme de l'Equité et renonciation lancé par l'état,
  • la marche arrière des télévisions nationales 2M et RTM sur leurs engaement à introduire Tamazighte à 40% dans leur programmes,
  • l'abstention du gouvernement à éditer la loi organique sur le Tamazighte après son officialisation,
  • la continuité de l'interdiction des prénoms Amazighs pour les nouveaux nés,
  • l'interdiction des marches pacifiques TAWADA à Agadir et Hoceima et l'autorisation des marches pour le soutien des frères musulmans en Egypte et en Palestine,
  • le silence de la justice marocaine sur les Fatwas des Salafistes Wahabites autorisant le meurtre des écrivains Amazighs,
  • le silence du ministère des affaires religieuses et de la justice sur l'utilisation des mosquées de l'État contre les militants Amazighs,
  • l'absence de volonté de corriger la position falsifiée des Amazighs dans l'histoire du Royaume,
  • l'absence de volonté de réparer le mépris des personnalités historiques Amazighs ne prenant que l'exemple de la tombe du grand Roi Amazigh Youssef ben Tachfine qui est une vraie toilette publique à Sidi Moumene à la Medina de Marrakech alors que celle de son prisonnier arabe Moutamid ben Abbad a un mausolée a Rhmat,
  • l'interdiction du seul parti politique d'essence Amazighe sous prétexte raciale et l'autorisation de partis politiques qui font de l'arabité et de l'Islam des conditions d'adhésion aux dits partis, pire encore elle sont spécifiées dans leur statut de parti bien qu'elles soient interdites à la fois par la loi des partis et la constitution elle même,
  • l'indifférence du gouvernement quant aux manifestations depuis trois ans de la population Amazighe d'Imider à laquelle la société du Holding ONA a spolié la terre, les richesses et cette fois leur eau par l'exploitation minière poussée,
  • l'exclusion des artistes Amazighs des medias nationaux et des subventions de l'État,
  • l'exclusion des films Amazighs et des festivals de films Amazighs des subventions de l'État,
  • l'exclusion des chanteurs marocains de Studio 2M depuis plusieurs années,
  • l'exclusion de la production cinématographique Amazighe dans les deux chaines 2M et RTM même au mois de Ramadan,
  • l'exclusion de l'identité amazighe dans les nouveaux billets de banque et le maintien uniquement  de l'identité arabe et française sur les billets
  • l'exclusion des détenus politiques amazighs de la grâce royale et la grâce des islamistes jugés impliqués dans les actes terroristes par les tribunaux marocains et la grâce du pédophile espagnol,
  • l'exclusion des artistes Amazighs de la décoration royale,
  • l'appel de  la monarchie à l'application de la charte nationale de l'éducation et de la formation de 1999 qui avait exclu complètement l'identité amazighe en mettant carrément la langue amazighe dans les orientations de la charte pour faciliter l'apprentissage de la langue arabe sans parler du fait que la charte conçoit la langue arabe comme  la seule langue officielle du pays !
Comme un réel signal qui montre que la reconnaissance de l'identité amazighe au Maroc est une poudre aux yeux en attendant l'arabisation totale du reste du peuple marocain par l'école, les médias et les institutions de l'état. Cela n'est-il pas un génocide culturel prémédité?
Quant à d'autres militants sur les réseaux sociaux, ils déclarent qu'ils ont déjà perdu confiance de la réelle sincérité du Royaume a se réconcilier avec les Amazighs, il y a bien longtemps !

 http://www.amazighworld.org/human_rights/index_show.php?id=4042

dimanche 14 juillet 2013

La colère de Khadija Moutik : la discrimination au Sahara Occidental

Par Philippe Leclercq, 12/7/2013
Un de nos adhérents (Oumar, tout le monde s'en souvient) qui rentrait du Sahara Occidental occupé, nous a raconté ici comment les étudiants sahraouis n'avaient pas les mêmes droits que les étudiants marocains!
Voilà aujourd'hui que nous arrive un autre témoignage ; c'est une jeune femme militante des droits de l'homme (tout le monde sait ce que c'est ?) qui a été licenciée parce qu'il y a un an elle a refusé la nationalité marocaine.
Vous me direz, normal, puisqu'elle est sahraouie !
Elle l'explique d'ailleurs dans un extrait de son témoignage : "On entend les Nations Unies et l'Union Européenne parler d' une paix au Sahara occidental ; nous, les Sahraouis nous leurs demandons de qu’elle paix vous parlez au Sahara occidental ?
Est-ce que chez eux l'assassinat d'un mineur ; l'assassinat des étudiants sahraouis ; l' assassinat de deux prisonniers de l'opinion sahraouis ; le viol des femmes et des prisonniers ; l'arrestation ; l'enlèvement ; les violations de droit de homme au Sahara occidental ; les mines dans les territoires qui assassinent jusqu’à maintenant les Sahraouis ; un mur ( de mine) qui sépare le peuple sahraoui ;les prisonniers de guerres sahraouis dont personne ne sait ce qu’ ils vivent ; le vol de la richesse de Sahara occidental qui est illégale ; le peuple sahraoui aux zones occupé vit la pauvreté et le chômage ; sans les soigner et la deuxième partie de peuple sahraoui vit aux camps de refugiés à Tindouf dans des circonstances difficiles ; ce sont des signes de la paix? on parle d' une paix sans même  accorder l'extension de MINURSO pour leurs donner le droit de la surveillance de droit de l' homme ni au moins qu’ il aura au Sahara occidental le Croissant - Rouge ou le Croix - Rouge pour soigner ce peuple ; le Maroc n' a même pas respecté la dernière décision de nation unie N° 2099/2013 qui dit le droit de peuple sahraoui a une autodétermination avec le respect de droit humain pour le Maroc et le Polisario."

Comment voulez vous que ces gens aient envie de devenir marocains avec toutes ces humiliations subies ? Vous feriez quoi, vous, à sa place ?
Et elle poursuivra plus tard son récit !
Dernière précision : elle s'appelle Moutik Khadija

samedi 1 juin 2013

Grève des enseignants marocains de la langue arabe et culture d’origine (ELCO) en poste dans l’Union Européenne

Par Tahani Zeroual, 27/5/2013
                        COMMUNIQUE DE PRESSE

Dans la perspective d’accéder à une vie socioprofessionnelle décente, conformément aux lois du Maroc ou des pays d’accueil, nous, les enseignants marocains de la langue arabe et culture d’origine (ELCO) en poste dans l’Union Européenne, annonçons avoir décidé d’une journée de grève, le lundi 3 juin 2013, accompagnée de 2 sit-in de protestation de 12 h 00 à 14 h 00, devant les ambassades du Royaume du Maroc à 
Paris et Madrid. 
Ces actions s’inscrivent dans la continuité de la dynamique sociale déjà initiée par l’entremise de deux sit-in de protestation tenus, les 14 mai et 27 juin 2012, devant la représentation diplomatique marocaine à Paris.
Nos opérations émanent d’une démarche purement revendicative puisqu’elles ont pour vocation d’essentiellement mettre un terme aux très graves discriminations administratives auxquelles est soumis le corps enseignant marocain en Europe dont notamment le sous-paiement et l’absence de couvertures sociale et médicale sur les lieux de travail. Nous nous estimons victimes de conditions de travail injustes, inhumaines et illégales au vu des privilèges offerts aux autres fonctionnaires marocains en poste en Europe ou même par rapport aux droits les plus élémentaires octroyés aux citoyens lambda de l’Union Européenne.

Nous nous considérons intentionnellement maintenus en situation de semi-clandestinité, en équilibre précaire entre les systèmes juridiques du Maroc et ceux des pays d’affectation. Nous sommes officiellement déclarés fonctionnaires des ambassades et consulats marocains en Europe alors que nous ne bénéficions ni des droits et privilèges liés à ce statut, ni des prestations médicales et sociales fournies par les services des pays d’accueil.
Ces sit-in sont donc organisés afin de dénoncer ce cas de déni de droit, unanimement jugé peu flatteur pour l’image du Maroc car en déphasage complet avec les principes de démocratie et des droits de l’Homme dont s’en revendique le pays. 
Notre situation socioprofessionnelle en Europe est un cinglant camouflet au discours de transparence et de bonne gouvernance, sans cesse martelé par le premier gouvernement issu de la nouvelle constitution; de même qu’elle met en évidence l’incapacité du Maroc du statut avancé à se conformer à la loi sur le travail.
Non satisfait d’avoir renié la quasi-totalité des engagements des gouvernements précédents quant à ce dossier, le gouvernement actuel, pour pense-t-il se débarrasser du problème, s’est encore distingué par la prise d’une nouvelle mesure de rétorsion. Elle consiste à rapatrier, sans ménagement et en urgence, un nombre important d’enseignants et leurs familles, en attendant de totalement renouveler le staff éducatif et culturel dans les 3 prochaines années. Décision prise de façon unilatérale, sans aucun respect pour la réglementation en vigueur pour ces cas et sans réelle considération pour les intérêts de ces enseignants ou de leur progéniture, encore scolarisée dans les pays d’accueil.
Face à cette nouvelle escalade, le corps enseignant marocain en Europe, dans toutes ses composantes, n’a d’autre alternative que de renouveler sa ferme résolution à persévérer dans la défense des droits légitimes des enseignants et, le cas échéant, à en accentuer et durcir la cadence, par tous les moyens qu’offre la légalité. Le recours aux instances juridiques européennes et l’organisation de sit-in de protestation devant les institutions politiques de l’Union Européenne demeurent des options ouvertes dont le gouvernement marocain endossera l’entière responsabilité pour s’être, complètement et illégalement, dessaisi du dossier ELCO, au profit de la Fondation Hassan II pour les Marocains résidant à l’étranger. Organisme dispensé du contrôle de l’Etat sur les deniers publics dont les statuts sont frappés d’anticonstitutionnalité, depuis l’avènement de la nouvelle constitution instituant la corrélation entre la responsabilité et la reddition des comptes.
 Enfin, nous renouvelons notre intention de continuer à profiter de l’expertise des organismes de soutien des sociétés civiles marocaine, française et européenne en vue de recouvrir tous les droits inhérents à notre situation socioprofessionnelle.


samedi 25 mai 2013

1500 ouvriers et ouvrières agricoles ont exprimé leur colère devant le siège du ministère de l'emploi.



Par Aziki Omar , Attac-Maroc, 17/5/2013


1500 ouvriers et ouvrières agricoles venant de différentes régions agricoles du pays ont exprimé leur colère devant le siège du ministère de l'emploi.
 Ce dernier, dont la mission principale est de veiller (soi disant) sur le respect du code de travail, n'a pas pris la peine de descendre de son bureau pour répondre aux revendications des protestataires , au contraire il a fait appel aux forces de l'ordre pour barrer la porte du ministère afin de le protéger. 
Les victimes de l'exploitation et de la discrimination , encadré (e)s par la FNSA,  connaissent la source de leurs malheurs et ils ont décides de conquérir leur dignité et arracher leurs droits.

http://www.youtube.com/watch?v=u9FXBcsJ5cM
   بدل النزول من مكتبه للتحاور مع العاملات والعمال اختار وزير التشغيل الاحتماء بقوات البوليس

وقفة غضب واحتجاج ضد القهر والتهميش والتمييز وغياب الحوار نظمتها الجامعة الوطنية للقطاع الفلاحي امام مقر وزارة التشغيل ضمت ما يناهز 1500 عامل وعاملة زراعية قدموا من مختلف المناطق . 3 ساعات انزوى فيها وزير التشغيل في مكتبه الوثير بعد ان استدعى قوات السيمي لحمايته من غضب العمال والعاملات الذين من اجلهم تم اسوزاره . الجبن وانعدام الديمقراطية وتواطؤه مع فاروق شهير و فقدان القدرة على التجاوب مع مطالب العاملات والعمال الزراعيين جعلت السيد سهيل غير قادر على مواجهة اكبر واقوى نقابة بالقطاع الفلاحي والغابوي

Extrait d'un article de Lakome :


La question du salaire minimum agricole est un autre point de contentieux. Les syndicats ont d'ailleurs organisé une grande marche nationale début mai devant le ministère de l'Emploi pour réclamer la mise en œuvre de cet accord signé en avril 2011, qui prévoyait d'aligner progressivement le Smag d'ici trois ans.

Le salaire minimum agricole ne s'élève qu'à 1576 DH par mois (48h de travail par semaine), contre 2431 DH pour le commerce et les services (44h par semaine). 80% des ouvriers agricoles ne sont pas déclarés à la CNSS. Les grands exploitants agricoles, le roi Mohammed VI en tête avec les Domaines Agricoles, disposent eux d'une exonération fiscale décidée par le roi lui-même (4,1 milliards DH de manque à gagner pour l'Etat au total en 2012), ainsi que des subventions publiques pouvant représenter aujourd'hui plus de 40% du coût d'investissement...

 http://fr.lakome.com/index.php/politique/831-embauche-directe-des-diplomes-chomeurs-la-justice-dement-benkirane

mardi 18 décembre 2012

Le combat de cheminots marocains contre la SNCF

 

le logo de la SNCF


Un dossier à "tiroirs", des "situations différentes" et un long combat judiciaire: environ 800 salariés, ou retraités, de nationalité ou d'origine marocaine, poursuivent la SNCF pour discrimination. Lundi, la première audience de jugement se tiendra aux prud'hommes de Paris.



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Ce sera la première audience de jugement plaidée dans cette affaire "mille-feuilles", en cours depuis des années. Lundi, le cas de 58 plaignants sera étudié, 58 cas regroupés dans l'un des 15 groupes de demandeurs qui se sont constitués au fil des ans. Aujourd'hui, quasiment 800 salariés ou ex-salariés poursuivent la SNCF.
"Sur ces 58 personnes, 26 sont Françaises, et sur ces 26, seules 5 ont pu accéder au cadre permanent (de cheminots). Ils étaient contractuels. Pourquoi n'ont-ils pas pu obtenir le statut de cheminots comme les statutaires?", s'interroge Leopold Mendes, avocats des demandeurs.
"Au début, on leur avait dit que c'était parce qu'ils n'étaient pas de nationalité française, puis quand ils ont acquis la nationalité française, on leur a dit que c'est parce qu'ils étaient trop vieux, et puis quand ce n'était ni la question de l'âge ni celle de la nationalité française, on leur disait que c'était trop tard, donc on a une discrimination qui a muté", poursuit l'avocat.
"Le but c'est de faire condamner la SNCF pour discrimination, de faire reconnaître le principe de la discrimination pour toutes ces personnes", résume Me Mendes.
Selon lui, environ la moitié des quelque 800 demandeurs est française, l'autre marocaine, à quelques exceptions près. Il s'agit de Marocains recrutés au Maroc entre 1972 et 1974, soit après la fin du protectorat, et qui ont acquis pour certains la nationalité française.
Me Mendes explique que dans ces dossiers, qui partagent tous la discrimination comme chef de demande, apparaissent "plein de tiroirs qui montrent des situations différentes".
Selon ses calculs, si la justice donnait raison aux demandeurs, la SNCF devrait débourser entre 300.000 et 450.000 euros par salarié, soit au total plus de 300 millions d'euros.
Ces salariés ont été recrutés au Maroc par la SNCF avec un statut de contractuel, donc de droit privé, et non avec le statut de cheminot, longtemps réservé aux seuls détenteurs de la nationalité française, et depuis quelques années ouvert aux ressortissants de l'Union européenne.
Le statut, qui n'est pas non plus accessible aux personnes embauchées au-delà de 30 ans et à certains temps partiels, donne notamment droit à certains avantages en matière de protection sociale et de retraite.
Selon le cabinet Hirsch, pour la SNCF, "le dossier est complexe d'un point de vue juridique, mais la difficulté est que si les situations (des demandeurs, ndlr) sont similaires sur le principe, elles ne le sont pas dans la pratique et nécessitent une analyse".
La procédure traîne en longueur, comme s'en plaignait en septembre Abdelkader Ider à l'annonce du renvoi de son audience. "C'est décevant, ça traîne, c'est trop long", déplorait-il alors. Embauché en 1973, cet ancien manoeuvre, naturalisé Français, dénonçait sa pension inférieure, selon lui, à celle qu'il aurait pu avoir s'il avait eu le statut de cheminots.
"Quand on a été embauchés, on était jeunes, prêts à travailler et on n'a pas fait attention aux détails, mais aujourd'hui on demande l'égalité de traitement", commentait pour sa part un ancien agent de l'équipement.
Mais lundi, Me Mendes ne s'attend pas à une décision.
"Vu la complexité du dossier, les juges devraient renvoyer le délibéré à plusieurs semaines, voire plusieurs mois", prédit-il.
AFP

mercredi 24 octobre 2012

Les discriminations à l’encontre des femmes du Maroc à l’Iran


                   COLLOQUE FEMMES/ MAGHREB MOYEN-ORIENT

                        Entre espoir et désillusion
       Les discriminations à l’encontre des femmes du Maroc à l’Iran

                    Le 17 novembre 2012  de 9h à 17h15
           à la Mairie du 3ème arrondissement – Paris République

Alors  qu'on  s'apprête  à  commémorer  le  2ème  anniversaire  du début des soulèvements  dans  les  pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, Amnesty International organise un colloque sur les discriminations à l'encontre des femmes du Maroc à l'Iran.

Quel est, dans ces pays, le combat des femmes qui font face à toutes sortes de  discriminations  ?  Comment et avec quels moyens espérèrent-elles créer une société plus juste pour elles-mêmes et pour les générations à venir ?

Etat des lieux, des témoignages d’acteurs et d’actrices de ces révolutions, ces   rencontres  souhaitent  ouvrir le débat sur les changements portés par les récents événements et  les enjeux pour les générations futures.

Programme colloque - 17 novembre 2012
Les tables rondes seront ponctuées d’échanges avec le public et d’intermède musicaux par le groupe algérien Tighri Uzar, La voix des racines.

Date :      Samedi 17 novembre 2012
Lieu :      Mairie du 3ème arrondissement, 2 rue Eugène Spuller 75003 Paris
Métro : République (lignes 5, 8, 9, 11) Arts et Métiers (lignes 3, 11) Plan
Horaires : 9.00-17.15

                             
Ouverture : Pierre Aidenbaum, Maire du 3ème arrondissement, et  Geneviève Garrigos, Présidente d’Amnesty International France (AIF).

09.30 Introduction par Hassiba Hadj Sahraoui, Directrice adjointe du  programme Moyen Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International
      Questions – réponses

10.00       Pause

10.15 Les femmes dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord : état des lieux
      Table ronde animée par : (modérateur à confirmer)
      Avec : Yves Aubin de la Messuzière : ancien Ambassadeur de France en      Tunisie/Président de la Mission laïque française.
      Nadia Leila Aïssaoui : Secrétaire générale du Fonds pour les femmes       en
Méditerranée
      Questions-réponses

12.00 Déjeuner

13.30 Témoignages – La paroles aux femmes témoins et actrices des
révolutions
      Table ronde animée par : Caroline Barbary, chercheur en sociologie
politique
      Pour l’Egypte : Marie-Ange Barbary,  Militante égyptienne
      Pour la Syrie : Samar Yazbek,  Ecrivain/ journaliste.
      Pour la Tunisie : Amel Jaïdi,  Directrice du département d’anglais de
      la Faculté des lettres de la Manouba
      Questions-réponses

15.00       Pause

15.15  Les différentes facettes de la discrimination
      Table ronde animée par Caroline Laurent-Simon, Grand Reporter au
      magazine Elle
      Pour l’Egypte : Claude Guibal, Grand Reporter/écrivain/chroniqueuse
            Pour la Syrie : Sophie Bessis,  historienne/FIDH
      Questions-réponses

17.00 Conclusion et fin : Francis Perrin, AIF.

Avec le concours du groupe algérien Tighri Uzar « La voix des racines »


Colloque public ouvert à tous avec inscription obligatoire.

Merci de bien vouloir vous inscrire auprès de Catherine Jaureguy :
cjaureguy@amnesty.fr