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jeudi 25 août 2016

"Des migrants qui dorment dans la rue, on n'en trouve qu'en France"



Résultat de recherche d'images pour "enfants réfugiés Grande Synthe"

Un rapport de l'Unicef s'alarme du sort des migrants mineurs qui transitent par la France. Entretien avec l'un de ses auteurs : Olivier Peyroux.


Le Le Point.fr

vendredi 27 février 2015

Situation des femmes au Maroc : Discrimination dans tous les domaines






26/2/2015 à 11:44

Un rapport publié mercredi à Rabat, 20 ans après la Conférence mondiale sur les femmes à Beijing, fait état de discrimination persistante à l’égard des femmes au Maroc. Une conférence sur le sujet est prévue vendredi à Rabat par le ministère des Affaires étrangères et ONU-Femmes, à l’occasion de la Journée internationale de la femme.

Des ONGs marocaines ont rendu public, mercredi à Rabat, un rapport coordonné par l’Association démocratique des femmes du Maroc, avec l’appui de l’Union européenne, sur la mise en œoeuvre de la Déclaration et du programme d’action de Beijing. Ce rapport dresse l’état des lieux et propose des recommandations concernant la situation des femmes au Maroc, 20 ans après la quatrième Conférence mondiale sur les femmes – Beijing 1995.

Le Maroc, qui a ratifié la plupart des instruments généraux et internationaux visant à instaurer et promouvoir le principe de l’égalité hommes-femmes, est engagé politiquement et moralement dans le processus de la concrétisation des droits des femmes, note le rapport.

Sur les réformes législatives engagées pour améliorer la situation des femmes, l’étude fait état de « la persistance de discriminations basées sur le genre dans tous les domaines, entravant l’instauration d’une égalité effective entre les femmes et les hommes ».

Promotion de la situation des femmes


Selon le rapport, les lois régissant le domaine de la presse et de l’audiovisuel devraient inscrire l’égalité femmes-hommes parmi leurs principes structurants afin qu’elle s’applique à l’ensemble des métiers de ce secteur. Les médias sont en effet appelés à lutter contre les images stéréotypées des femmes et l’inégalité de l’accès et de la participation à tous les systèmes de communication.
Les ONGs ont aussi fait remarqué l’insuffisance de mécanismes de promotion de la situation de la femme, préconisant la mise en place d’un mécanisme national chargé de la coordination des politiques nationales. Il aura pour tâche principal d’appuyer l’intégration de la problématique hommes-femmes dans tous les secteurs et toutes les entités de l’Etat.

Le rapport s’intéresse également à la question de la représentation des femmes dans les instances dirigeantes des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Dans ce sens, l’étude fait ressortir les résultats de l’enquête emploi réalisée par le Haut-Commissariat au Plan (HCP) en 2012. Dans cette enquête, le HCP soutient que les femmes restent sous représentées (24,2%) dans les fonctions de responsabilité notamment en tant que membres des corps législatif, responsables hiérarchiques de la fonction publique, directeurs et cadres dirigeants des entreprises.

Mariage des mineures


Par ailleurs, pour lutter contre toutes les formes de violence à l’égard des femme, le rapport des ONGs prône la mise en œplace du Plan gouvernemental ainsi que l’opérationnalisation réelle et coordonnée des stratégies des différents départements ministériels, avec l’implication de l’ensemble des acteurs concernés à tous les niveaux territoriaux.
En dépit des avancées enregistrées en matière de lutte contre l’analphabétisme, les femmes demeurent les plus touchées par ce fléau avec un taux de 47,6%en 2012 conte 25,3% pour les hommes, note le rapport.  Les ONGs appellent ainsi à la mise en œoeuvre de la loi sur l’obligation de la scolarisation à travers une stratégie d’application à court terme.
Les associations soulignent aussi le problème de travail des petites filles domestiques et les mariages précoces, suggérant d’une part la révision du code de la famille et son harmonisation avec la nouvelle Constitution et d’autre part l’abrogation des dispositions juridiques autorisant le mariage des mineurs.

Une conférence-débat, ce vendredi à Rabat

Le ministère des Affaires étrangères et de la coopération et l’ONU-Femmes vont célébrer ce vendredi la Journée internationale de la femme, en organisant conjointement, à Rabat, une conférence-débat sous le thème « Les droits des femmes au Maroc, 20 ans après Beijing ».
L’objectif de la conférence consiste, entre autres, à approfondir la réflexion et à renouveler l’engagement politique et à mobiliser l’opinion publique en faveur de l’égalité de genre et l’autonomisation des femmes au Maroc, indique le communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la coopération.
aufait avec MAP



lundi 22 décembre 2014

Abus sexuels sur mineurs au Maroc : 5 chiffres alarmants

par K.N., Aufait, 20/12/2014

5 chiffres alarmants sur les abus sexuels sur mineurs au Maroc
Plus de 8.000 jeunes filles ont été abusées sexuellement
au Maroc entre 2007 et 2012./DR

Une étude nationale sur les violences sexuelles sur les mineurs au Maroc montre que le phénomène ne cesse d’augmenter d’année en année. Le document pointe surtout du doigt les mariages précoces. Voici 5 chiffres alarmants issus de cette étude présentée vendredi à Rabat.

- 11.599
C’est le nombre de cas d’abus sexuels sur mineurs qui ont été officiellement enregistrés au Maroc entre 2007 et 2012, selon une étude nationale sur les violences sexuelles à l’encontre des enfants, dévoilée vendredi à Rabat. L’étude a été réalisée par l’experte marocaine Hind Ayoubi Idrissi, sous la supervision d’une commission composée de représentants des ministères de la Justice et des libertés et de la Santé, de la Direction générale de la sûreté nationale et du Conseil national des droits de l’Homme.

- 8.129
C’est le nombre de filles abusées sexuellement, soit 70%des enfants victimes des violences sexuelles au Maroc entre 2007 et 2012.

- 35.152
Ce sont les actes de mariages sur mineurs, « forme de violence sexuelle », explique l’étude, qui ont été enregistrés en 2013. C’est une progression d’environ 92% du phénomène, quand on sait qu’en 2004, seulement 18.341 cas ont été relevés.

- 26%
C’est le pourcentage de violences sexuelles ayant concerné des mineurs au Maroc sur l’ensemble des cas d’abus sexuels enregistrés par le ministère de la Justice et des libertés entre 2010 et 2012.

- 15 à 18 ans
C’est la tranche d’âge la plus touchée par les violences sexuelles, suivie par les 12 – 15 ans.
Élaborée suite à une série de « Focus groups » initiés aux villes de Meknès, Casablanca et Marrakech, cette étude lève le voile sur de nouvelles formes d’abus sexuels à des fins commerciales, à savoir la traite des enfants à des desseins d’exploitation sexuelle, la prostitution des enfants, l’exploitation dans le tourisme, le voyage et la pornographie. Ces manifestations de la violence sexuelle sont très peu documentées, précise l’étude.
D’autres formes surgissent au Maroc à travers le développement des technologies de l’information et de la communication, dont les sollicitations en ligne, via les réseaux sociaux notamment, indique l’enquête.
Les chiffres dévoilés par cette étude ne reflètent pas la réalité, en l’absence d’un système d’infirmation national regroupant des données sur la violence sexuelle et vu le caractère tabou de ce phénomène, en particulier chez les familles des enfants victimes, ont souligné les participants.
K.N

dimanche 29 décembre 2013

Maroc: le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire exprime plusieurs préoccupations

Maroc: le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire exprime plusieurs préoccupations

 Le Groupe de travail des Nations-Unies sur la détention arbitraire (GTDA) a exprimé mardi à Rabat sa préoccupation quant à "l’importance considérable donnée aux aveux dans les procès-verbaux d’enquêtes préliminaires" affirmant avoir été informé par des détenus que "des aveux obtenus sous l’effet de la torture constituent dans la plupart des cas le fondement des condamnations".
"Le groupe de travail a été informé à travers ses entretiens avec des détenus que des aveux obtenus sous l’effet de la torture constituent dans la plupart des cas le fondement des condamnations", a indiqué le GTDA dans un communiqué remis lors d'une conférence de presse à l’issue d’une visite de dix jours (9-18 décembre) au Maroc et au Sahara occidental.
Le communiqué a fait observer que le Groupe s’est rendu à El Ayoun (Sahara occidental) les 15 et 16 décembre "en tant que titulaire de mandat indépendant et sa visite ne doit pas être interprétée comme l’expression d’une quelconque opinion politique concernant le statut actuel ou futur du territoire non autonome du Sahara occidental", ajoutant que "le droit à l’autodétermination s’applique au territoire en vertu des principes énoncés dans les résolutions 1514 et 1541 de l’assemblée générale des Nations-Unies".
Le communiqué a souligné que l’expert sénégalais El Hadji Malick Sow, a réitéré, "en référence à la jurisprudence du groupe de travail que les aveux faits sans la présence d’un avocat et en l’absence de toute garantie juridique ne peuvent pas être admissibles comme moyen de preuve dans une procédure pénale, surtout si les aveux ont été obtenus pendant la période de garde à vue".
Le GTDA a, en outre, exprimé ses préoccupations par rapport à "l’accès limité à un avocat, le recours systématique à la détention provisoire, la détention des migrants et des demandeurs d’asile, des mineurs en conflit avec la loi et les irrégularités dans les registres de garde à vue".
En ce qui concerne la justice militaire, le communiqué a indiqué que M. Roberto Garreton (Chili), membre du groupe, a exprimé la préoccupation du GTDA  par rapport à "la compétence très large accordée au tribunal militaire permanent, lequel peut juger dans certaines circonstances", réaffirmant que "la compétence du tribunal militaire devrait se limiter uniquement à juger des militaires et pour des délits exclusivement militaires".
D’autre part, le communiqué indique que le groupe de travail a demandé au gouvernement du Maroc à "procéder sans retard à l’examen de son cadre législatif pénal afin de le mettre en conformité avec les normes internationales des droits de l’homme".
Le président-rapporteur du groupe de travail, le Norvégien Mads Andenas a estimé que "la loi anti-terroriste adoptée à la suite des attentats de Casablanca de 2003 qui est toujours en vigueur, est le cadre légal de nombreuses violations des droits de l’homme", considérant que "cette loi doit être modifiée pour rendre les incriminations plus précises, réduire les délais de garde à vue et instituer une procédure qui garantit un procès équitable".
La délégation du groupe de travail a visité 12 centres de privation de liberté à Rabat, Casablanca, Salé, Tanger et à El Ayoun (Sahara occidental).
Lors de sa visite, le groupe de travail a rencontré les autorités concernées des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire et des représentants de l’institution nationale des droits de l’homme, de la société civile et des agences des Nations-Unies.
Il doit présenter le rapport final de sa visite au Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies en septembre 2014.
Le GDTA a été établi par l’ancienne Commission des droits de l’homme en 1991 pour enquêter sur des cas de présumée privation arbitraire de liberté.
Il est composé de cinq experts indépendants de différentes régions du monde.(SPS)
093/090/700

thttp://spsrasd.info/fr/content/maroc-le-groupe-de-travail-de-l%E2%80%99onu-sur-la-d%C3%A9tention-arbitraire-exprime-plusieurs-pr%C3%A9occupat

Le groupe de travail sur les détentions arbitraires rencontre des prisonniers sahraouis à Carcel negra

El  Aaiun (territoires sahraouis occupés) 18 déc 2013 (SPS)

 Le groupe de travail onusien sur les détentions arbitraires s'est enquis des conditions "inhumaines" de détention des prisonniers politiques sahraouis à Carcel negra (prison noire) à El Ayoun, a indiqué mercredi le bureau exécutif du collectif des défenseurs sahraouis des droits de l’homme.
Le bureau a fait savoir que le groupe de travail onusien a rencontré à Carcel negra les deux prisonniers sahraouis Mahdjoub Ouled Cheikh et Kamel Tarih.
La rencontre a été mise à profit pour évoquer les traitements inhumains réservés à l'ensemble des détenus sahraouis.
Ces derniers ont appelé l'Onu à mettre en place un mécanisme de contrôle des droits de l'Homme au Sahara occidental, affirmant avoir été incarcérés en raison de leurs opinions politiques. (SPS)
093/090

Lire aussi

  • Le Mozambique réitère son soutien à la lutte du peuple sahraoui pour la liberté et l’indépendance
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     AUFAIT MAROC - Presse Marocaine et Actualités Maroc

    Détention arbitraire au Maroc :L'ONU souffle le chaud  et le froid

    Par Yassine Benargane, Aufait,

    Le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire (GTDA), au Maroc depuis le 9 décembre, a salué mercredi à Rabat la coopération du gouvernement marocain, qui a assuré, “sans restriction”, l'accès à tous les lieux de détentions. Le GTDA a cependant exprimé sa préoccupation quant à l'application de la loi anti-terroriste adoptée en 2003, ainsi que sur les aveux obtenus sous la torture.

    El Hadji Malick Sow (c), le rapporteur du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, avec les autres membres de ce groupe, lors de la conférence de presse tenue mercredi à Rabat. /MAP

    El Hadji Malick Sow (c), le rapporteur du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, avec les autres membres de ce groupe, lors de la conférence de presse tenue mercredi à Rabat. /MAP Agrandir

    Alors qu'“ils ne se sont toujours pas rendus à Guantánamo à cause des restrictions des autorités américaines”, les membres du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire (GTDA) ont mis en relief, mercredi, la coopération du gouvernement, qui lui a permis d'accéder  “sans restriction” aux lieux de détentions.
    Des félicitations...
    Lors d'une conférence organisée par à Rabat, El Hadji Malick Sow, rapporteur du groupe onusien, a souligné les aspects positifs de l'évolution des conditions de détention au Maroc, rappelant à cet égard le rôle du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) et des commissions régionales des droits de l'Homme (CRDH), qu'il a qualifié d'“avancées remarquables”.
    El Hadji Malick Sow, rapporteur du GTDA.
    “Beaucoup d'efforts en matière de consolidation des droits de l'Homme sont à souligner. Toutes les autorités ont fourni les preuves d'une volonté de maintenir ce processus et cette dynamique.”
     M. Sow a également rappelé “les efforts importants et déterminants pour affronter un passé de violations des droits humains, que certains ont qualifié d'années de plomb”, mettant en exergue le rôle de l'Instance Équité et Réconciliation.
    ...et quelques sujets de préoccupation
    Après une introduction très flatteuse à l'égard du Maroc, le GTDA a abordé les sujets sérieux, ou plutôt les “quelques sujets de préoccupation”, pour reprendre l'expression d'El Hadji Malick Sow.
    Tout d'abord, la fameuse loi anti-terroriste, adoptée par le Maroc en 2003, suite aux attentats sanglants de Casablanca. Une loi qui doit être “revue, corrigée et réactualisée”, afin que “les incriminations soient plus précises et les délais de garde à vue réduits”. Le GTDA précise aussi qu'il est temps “d'instituer des procédures qui garantissent désormais le droit à un procès équitable”.
    Un autre sujet a également retenu l'attention du GTDA : la “valeur accordée aux aveux obtenus lors des enquêtes préliminaires de police, sous la torture.”
    “Ce sont des questions très importantes et d'autant plus sérieuses et révélatrices de violations. Ce sont des aveux obtenus dans des périodes de garde à vue durant lesquelles les individus ne bénéficient pas de la présence d'un avocat pour vérifier effectivement si toutes les dispositions légales sont respectées.”
    El Hadji Malick Sow.
    Absence de conformité avec les droits universels
    Toujours pour l'accès à un avocat, aussi bien durant  la garde à vue que lors du processus judiciaire, le rapporteur du GTDA a noté que l'article 66 de la procédure pénale “ne prévoit pas l'accès à un avocat avant l'expiration de la moitié du délai initial de garde à vue”.
    “Elle le subordonne ensuite à l'autorisation du procureur général et reste limité à 30 minutes et l'avocat qui intervient n'a pas accès aux pièces de la procédure pour pouvoir correctement organiser sa réponse”, a précisé M. Sow.
    “Ces dispositions ne sont pas en conformité avec l'article 14 de la convention sur les droits civiques et politiques. Paradoxalement, la Constitution marocaine accorde, elle-même, aux conventions internationales une valeur juridique supérieure au droit interne du pays.”
    El Hadji Malick Sow.

    À cet égard, le GTDA souligne une “absence systématique” d'un texte sur ces violations des droits de l'Homme relatives aux aveux obtenus lors des enquêtes préliminaires par le biais de la contrainte.
    Il recommande la mise en place, dans ces cas et particulièrement au niveau du pouvoir judiciaire, d'une enquête “indépendante, objective et appropriée”.
    Il recommande également que le protocole facultatif à la convention contre la torture soit ratifié par le Maroc, ce qui permettrait “probablement” de renforcer les mécanismes contre cette pratique, et “faire en sorte que, comme disait le président du CNDH (Driss El Yazami, ndlr), l'année 2014 soit l'année de l'abolition définitive de la torture au Maroc”.

    Le GTDA refuse de politiser sa visite au Sahara
    Répondant à une question relative à la détention arbitraire au Sahara, El Hadji Malick Sow a catégoriquement rejeté l'idée de politiser la visite du GTDA à Laâyoune. Selon ses propos, les mêmes remarques faites dans les centres de détentions et les commissariats au nord du Maroc ont été relevées dans les centres de Laâyoune.
    Il a avancé que le groupe avait eu l'occasion de rencontrer les “prisonniers de Gdim Izik”, poursuivis pour “des infractions à la loi pénale”, et a rappelé que la seule “irrégularité” soulevée est celle relative à la procédure engagée devant un tribunal militaire: une procédure pénale “qui ne répond pas aux normes internationales”, selon ses propos.
    Quant aux “maisons secrètes”, M. Sow a estimé que ce genre de centres n'existent plus au Maroc, citant le CNDH. “On nous en a parlé, mais nous ne pouvons pas l'affirmer”, a-t-il souligné.