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lundi 2 janvier 2017

Où est le changement au Maroc ?

La realité de la femme rurale au maroc
قادمون اليكم مادام النظام الراسمالي جاثما فالشعوب تعاني !
صورة : من مغرب 1916 -2016.

mercredi 16 septembre 2015

A Mohammedia, une piscine interdite «aux femmes de plus de 12 ans» et aux chiens


Narjis Rerhaye,Libération, 15/9/2015

 

A Mohammedia, une piscine interdite «aux femmes de plus de 12 ans» et aux chiens
C’est la consigne de trop.  L’interdiction de trop qui fait craindre le pire. La scène se passe  non loin de Mohammedia, ce dimanche 13 septembre. Un père de famille conduit ses fillettes à la piscine.  En cet été finissant, il entend faire profiter ses filles des derniers rayons de soleil de la saison alors que les établissements scolaires ont ouvert leurs portes.
Direction «La noria»,  un club réputé pour ses espaces réservés au fitness, au tennis, à la natation pour petits et grands.    Le lieu est  ultramoderne. «La noria» est située dans la commune de Sidi Moussa Mejdoub, sur la route nationale 1 Casablanca-Rabat.
A l’entrée de la piscine, un panneau retient pourtant l’attention du père de famille.  C’est le règlement intérieur de la piscine affiché sous forme de vignettes et d’infographies  bleues et rouges pour décliner ce qui est appelé par les propriétaires de cet espace « les consignes générales » pour pouvoir accéder ou pas à la piscine.
En rouge et sous forme de médaillon barré, une longue liste d’interdictions est égrenée.  Interdiction de fumer, de plonger, de pousser, de courir et d’utiliser des objets gonflables… Rien de bien anormal  jusque-là. Sauf que les interdictions ne s’arrêtent pas là.  
La pancarte des consignes générales à respecter dans ce centre de loisirs précise en grosses lettres rouges que la baignade est interdite aux « femmes de plus de 12 ans ».  Autrement dit, les filles pas encore pubères ou à peine n’ont pas le droit de se baigner au même titre que les citoyennes de ce pays qui auraient eu la mauvaise idée de faire trempette à Mohammedia, dans ce centre de loisirs.
L’interdiction ne vaut pas pour les hommes de plus de 12 ans. Mais elle est par contre valable pour les chiens. Le règlement intérieur de cette piscine leur en interdit l’accès.
Indigné, révolté et surtout très en colère, le père de famille décide de rebrousser chemin. Pas question de laisser ses filles dans un tel lieu. Elles n’ont pas 12 ans mais leur père croit fort à ce principe de l’égalité entre les femmes et les hommes. Au sortir de cet espace de loisirs –il faudra trouver une autre appellation pour désigner cette nouvelle zone d’apartheid interdite aux citoyennes de ce pays- il donne l’alerte sur Twitter. «Ma découverte au centre de loisirs aujourd’hui. Piscine interdite aux femmes et filles de plus de 12 ans», twitte-t-il, photo à l’appui.
Passée l’indignation, les questions se bousculent. Les clubs et autres espaces de loisirs –fussent-ils privés- ont-ils le droit de décréter de telles interdictions en totale contradiction avec la Constitution? Quel est le recours face à une telle violation de l’article 19  de la loi suprême et qui consacre l’égalité entre les femmes et les hommes? Que comptent faire les pouvoirs publics pour que ne s’installent pas des zones de non droit telles que ce centre de loisirs où «les femmes de plus de 12 ans» n’ont pas droit de cité?
En l’absence de l’autorité de la parité et de l’égalité qui n’a toujours pas vu le jour et alors que le gouvernement Benkirane est déjà en campagne féroce dans la perspective des législatives, le pire est à craindre, redoutent les activistes du mouvement féminin.
Ce lundi 14 septembre 2015, la pancarte interdisant l’accès à la piscine aux «femmes de plus de 12 ans» et aux chiens était toujours accrochée à l’entrée de la piscine du club «La noria».

 

jeudi 9 juillet 2015

Les Marocaines victimes de discrimination peuvent maintenant porter plainte à l’Onu

Marche des femmes, à Rabat, le 13 avril 2014. Crédit : DR Les Marocaines victimes de discrimination peuvent maintenant porter plainte à l’Onu

La Chambre des représentants a adopté un texte qui introduit la possibilité pour des citoyens de porter plainte contre le Maroc en cas de discrimination faite à l’égard des femmes.

En 1996 le Maroc a adhéré à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW). Ce texte contraint les Etats signataires à abroger les lois discriminatoires et à garantir une certaine égalité dans les domaines de la santé, de l’emploi et de l’éducation. Le 7 juillet, la Chambre des représentants a adopté le protocole facultatif, subsidiaire à cette convention.
Ce texte-ci permet à des particuliers, des groupes de particuliers ou même des ONG représentant ces particuliers de porter plainte contre le Maroc auprès du comité de surveillance de la convention en cas de non respect du texte. Dans l’absolu, le royaume pourrait ainsi être sanctionné pour certaines lois comme celle de l’héritage par exemple.

Pas de plainte anonyme

L’article 11 du protocole exige que l’État s’assure que les plaignants ne soient pas victimes de mauvais traitements ou d’intimidation. L’article 13 le contraint à informer ses citoyens à propos de la convention, du protocole facultatif et du fonctionnement du comité afin de faciliter l’enregistrement des plaintes.
Les plaintes sont étudiées seulement si tous les recours nationaux ont été épuisés et bien sûr l’enquête n’est ouverte que si les plaignants apportent suffisamment d’informations documentées. Les plaintes anonymes et celles se référant à des événements précédant la signature du protocole facultatif ne sont pas recevables.
D’après le quotidien Aujourd’hui le Maroc, certains membres du PJD et d’autant plus du MUR étaient contre l’adoption de ce protocole. Le journal site notamment le parlementaire Rachid Slimani pour qui « certaines dispositions dans le même protocole sont contraires aux composantes de la civilisation et la religion musulmanes des Marocains » et qui regrette que le texte porte atteinte à la souveraineté du royaume.

Les parlementaires pressés par le CNDH

Le Maroc a ratifié ce protocole depuis 1999 mais il a pris plus de vingt ans à être voté. Dans un communiqué dans lequel il se félicite de cette adoption qu’il qualifie de « pas décisif », le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) précise d’ailleurs qu’il a relancé le président de la Chambre des représentants en 2014 puis en 2015 pour accélérer le processus d’adoption.
Mais le CNDH rappelle aussi « la nécessité de parachever dans les plus brefs délais le système national de protection des droits des femmes en adoptant la loi sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes » et rappelle par la même occasion que la réforme du code pénal est justement une occasion de le faire.

lundi 4 mai 2015

Accusations de viols d'enfants commis par des soldats français en Centrafrique : la justice au bon vouloir du pouvoir


De : Mathieu , SURVIE, 30/4/2015

Bonjour, ci-joint le communiqué de Survie suite aux révélations du Guardian sur des accusations de viol contre des soldats français en Centrafrique.

Militaires français en opération : la justice au bon vouloir du pouvoir

Les révélations, par le journal britannique The Guardian, d’accusations de viols sur mineurs par des soldats français en Centrafrique illustrent qu’il existe un risque d’étouffement des affaires lorsque les faits incriminent des militaires. L’association Survie rappelle que depuis la Loi de Programmation Militaire votée par la majorité actuelle, les victimes et associations de défense des droits humains ne peuvent plus déclencher d’enquête par constitution de partie civile en cas de crime commis par des militaires français en opération. Il est urgent de mettre fin à cette main-mise du pouvoir exécutif sur la justice.
Cette accusation de viol d’enfants par des militaires français en opération rappelle douloureusement l’affaire des femmes violées au Rwanda en 1994 pendant l’opération Turquoise : là aussi il s’agissait de victimes dans des camps, que les militaires étaient censés protéger, et qui avaient dans certains cas été violées pour de la nourriture. A l’époque où une plainte avait été déposée, la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie s’était insurgée face à ceux qui osaient mettre en doute la conduite prétendument irréprochable et l’honneur des militaires. Bien d’autres cas d’exactions ont pourtant montré que, ne faisant pas exception aux autres armées, les soldats français pouvaient se rendre coupables de crimes lors d’opérations, parfois sur ordre de leurs supérieurs [1].
La décision des autorités françaises d’avoir accepté l’ouverture d’une instruction judiciaire ne doit pas masquer que, depuis la Loi de Programmation Militaire (LPM) votée en 2013, le parquet - dépendant de l’exécutif - a désormais le monopole des poursuites. Le principe de séparation des pouvoirs a volé en éclats concernant les crimes commis par les militaires français en opération : une plainte des victimes se constituant partie civile ne suffit désormais plus à déclencher une enquête (article 30 de la LPM publiée au Journal officiel le 19 décembre 2013) [2]. Cette atteinte au droit des victimes a été voulue par le gouvernement français sous la présidence de François Hollande, et défendue par la députée Patricia Adam, présidente de la commission Défense à l’Assemblée nationale.
Par ailleurs, au delà des modifications dues à la LPM, les autorités françaises ont obtenu auprès de la Centrafrique une impunité pour les soldats français en vertu de l’accord entre la France et les autorités de Centrafrique portant sur Sangaris et signé à Bangui le 18 décembre 2013, stipulant :
« les Membres du personnel du détachement français bénéficient des immunités et privilèges identiques à ceux accordés aux experts en mission par la convention sur les privilèges et immunités des Nations unies du 13 février 1946. » [3].
Une disposition identique est prévue pour les militaires français au Mali et l’opacité sur les accords avec d’autres pays africains où l’armée française est présente laisse craindre une impunité systématique.
Les enfants centrafricains ou leurs représentants ne pouvaient donc en aucun cas déclencher une enquête : ni en Centrafrique, ni en France. Les victimes de militaires français en opération sont soumises au bon vouloir des autorités françaises dans leur droit à la justice. Cette situation, inacceptable d’un point de vue moral et politique, doit changer.
L’argument – que ne manqueront pas d’utiliser des officiel français – que dans le cas présent une instruction a bien été ouverte, n’enlève rien à cette exigence. C’est à une justice indépendante de trancher entre ce qui relève de crimes bien réels et ce qui pourrait relever de témoignages mensongers. Conserver un monopole des poursuites par le parquet permet uniquement à l’armée et à l’exécutif de se donner la possibilité, un jour, d’étouffer une affaire trop sensible [4].
L’association Survie demande aux autorités françaises :
  • de cesser d’imposer aux pays où intervient l’armée française, une impunité pour ses soldats
  • de supprimer en droit français le monopole des poursuites par le parquet, pour redonner le droit aux victimes et associations de défense des droits humains de pouvoir déclencher une enquête par constitution de partie civile en cas de crime commis par des militaires français en opération
L’association Survie demande en outre à l’ONU de refuser tout mandat à des troupes de pays qui ne garantissent pas un recours à une justice indépendante pour de tels crimes.
 Contacts presse:

Thomas Noirot - 06.16.97.42.87
Mathieu Lopes - 06.01.87.80.88

Notes au rédaction:
[1] Un cas de torture commis par des militaires français en République Démocratique du Congo pendant l’opération Artémis, en 2003, avait été dénoncé par des militaires suédois, avant que l’affaire ne soit étouffée par l’armée française (Victor Sègre,"Un colonel français mène la torture", Billets d’Afrique n°169, mai 2008). En 2004, l’armée française s’est rendue coupable de plusieurs crimes en Côte d’Ivoire, dont le meurtre de Firmin Mahé, pour lequel un procès a finalement eu lieu en 2012 mais avec des condamnations particulièrement faibles et sans remonter la chaîne de commandement, et dont le massacre de civils suite au bombardement de Bouaké, pour laquelle l’impunité règne encore. Plus récemment, le cas des agressions sexuelles au sein même de l’armée a été documenté en 2014 dans le livre de deux journalistes de Causette (L’uniforme onusien n’offre pas de garantie spécifique, les cas d’exactions commises par des casques bleus d’autres pays étant nombreux (voir par exemple Roland N’Dekploman, "Cinq scandales qui ont éclaboussé les casques bleus de l’ONU", Le Monde Afrique, 29 avril 2015 ; ou Yanis Thomas,"Les soudards en Centrafrique", Billets d’Afrique n°238, septembre 2014).
[2] L’association Survie avait déjà dénoncé cette main-mise du parquet : Les victimes peuvent toujours porter plainte mais rien ne se passera tant que le parquet ne décide pas d’une enquête : contrairement à des crimes ou délits commis en France, il détient désormais le monopole de la mise en action des poursuites judiciaires. Ce type de monopole des poursuites n’est cependant pas unique : il en est de même dans le cas des criminels contre l’humanité étranger présents en France, depuis la loi d’adaptation des statuts de la Cour Pénale Internationale (CPI), un principe qui a été utilisé comme modèle pour justifier, lors de la discussion de la LPM, le monopole des poursuites dans le cas des militaires français en opération. C’est en effet la même philosophie : c’est l’exécutif qui décide, pas la victime. D’ailleurs, selon France 24, François Hollande a déclaré le 30 avril, concernant ce scandale, que si des militaires s’étaient mal comportés, il serait « implacable » : c’est le fait du prince assumé, qui rend la justice au lieu de laisser le pouvoir judiciaire, supposé indépendant, faire son travail. Voir aussi le communiqué de Survie sur le sujet
[3] Voir le texte de l’accord sur http://www.legifrance.gouv.fr/affic... Sur la disposition identique prévue pour les militaires français au Mali, lire Yanis Thomas, "L’armée française hors de tout contrôle au Mali", Billets d’Afrique n°231, janvier 2014
[4] Voir le communiqué du Syndicat de la magistrature du 29 octobre 2009 : "Lettre ouverte à ceux qui feignent de croire en l’indépendance du parquet"
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 Le billet de Laure Heinrich sur son blog.

http://blogs.rue89.nouvelobs.com/derriere-le-barreau/2015/05/01/viols-contre-nourriture-scandale-en-centrafrique-et-au-rwanda-234522

Viols contre nourriture : scandale en Centrafrique. Et au Rwanda ?

Publié le 1/5/2015 à 15h03
Des soldats français de l’opération Sangaris engagés pour la paix en Centrafrique auraient perpétré des viols sur des mineurs. Un crime en soi. Aggravé par leur fonction et la vulnérabilité de ceux qu’ils étaient venus protéger. Quatre garçons de 9 à 13 ans en auraient été victimes courant 2013 et 2014.
Selon les sources du Guardian qui révèle l’affaire, les enfants étaient affamés. Les militaires auraient alors proposé des rapports sexuels contre de la nourriture.
François Hollande promet d’être implacable et l’armée assure qu’elle ne veut pas cacher quoi que ce soit.
Making of
Notre blogueuse Laure Heinich-Luijer est l’avocate de plusieurs victimes du génocide du Rwanda, qui ont déposé une plainte avec constitution de partie civile visant l’armée française. Rue89
Que pensent les femmes tutsies qui ont déposé plainte en 2009, victimes elles aussi de viols commis par des militaires français venus les secourir au Rwanda ? Leur première plainte date de 2005, elles l’ont réitérée quatre ans plus tard. Les faits dénoncés sont donc connus des autorités – et des médias – depuis dix ans.
Elles aussi étaient affamées. Pour elles aussi, c’était viol contre nourriture dans les camps de réfugiés « protégés » par l’opération Turquoise. Parfois, les soldats proposaient de leur remettre du bois de chauffage sous les tentes. Mais c’était contre du sexe. Elles sont six parties civiles aujourd’hui. Et beaucoup d’autres témoignent.


Dans leurs récits, les plaignantes tutsies ne donnent pas le nom de leurs agresseurs mais quand même des prénoms. Elles donnent des descriptions physiques précises. Leurs plaintes ont reçu la qualification de crime contre l’humanité car le viol pratiqué en temps de guerre et utilisé comme une arme de terreur relève du crime contre l’humanité. Mais l’instruction s’éternise sans possibilité de mettre des noms sur les visages décrits, l’armée ne dévoilant pas qui étaient ses soldats.
François Hollande n’a pas promis d’être implacable et l’armée n’a pas assuré qu’elle ne cacherait pas quoi que ce soit.
L’enquête est donc ouverte pour les crimes dénoncés en Centrafrique. Une enquête préliminaire. Ensuite viendra la désignation d’un juge d’instruction. Puis les juges d’instruction se succéderont des années durant. Quatre juges se sont succédés pour le dossier des plaignantes rwandaises mais elles n’ont eu l’honneur de n’en rencontrer qu’un.
Alors, du Rwanda, les plaignantes souhaitent bonne chance aux enfants de Centrafrique.
Elles s’interrogent aussi : pourquoi cet emballement médiatique et cette réponse politique pour eux et pas pour elles ?
Pourquoi deux poids, deux mesures ?
Parce que violer des enfants est immédiatement scandaleux.
Et violer des femmes ?

dimanche 15 mars 2015

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 8 au 15/3/2015

Crans Montana, un forum basé sur un mensonge : Dakhla n’est pas une ville marocaine !
Sahara Occidental : Le Maroc n’a pas tenu sa promesse faite il y a un an, de veiller au respect des droits de l’Homme...bien au contraire !
Maroc : panique, répression et crispation
Journée de la femme, pas seulement le 8 mars
Ailleurs dans le monde
 
La fonction “Pages” : Ailleurs sur le web, ne fonctionne plus . Pour plus d’ informations hors Maroc et Sahara Occidental merci de consulter http://azls.blogspot.com/. 
Pour les rendez-vous importants vous serez informés sur solidmar.

vendredi 27 février 2015

Situation des femmes au Maroc : Discrimination dans tous les domaines






26/2/2015 à 11:44

Un rapport publié mercredi à Rabat, 20 ans après la Conférence mondiale sur les femmes à Beijing, fait état de discrimination persistante à l’égard des femmes au Maroc. Une conférence sur le sujet est prévue vendredi à Rabat par le ministère des Affaires étrangères et ONU-Femmes, à l’occasion de la Journée internationale de la femme.

Des ONGs marocaines ont rendu public, mercredi à Rabat, un rapport coordonné par l’Association démocratique des femmes du Maroc, avec l’appui de l’Union européenne, sur la mise en œoeuvre de la Déclaration et du programme d’action de Beijing. Ce rapport dresse l’état des lieux et propose des recommandations concernant la situation des femmes au Maroc, 20 ans après la quatrième Conférence mondiale sur les femmes – Beijing 1995.

Le Maroc, qui a ratifié la plupart des instruments généraux et internationaux visant à instaurer et promouvoir le principe de l’égalité hommes-femmes, est engagé politiquement et moralement dans le processus de la concrétisation des droits des femmes, note le rapport.

Sur les réformes législatives engagées pour améliorer la situation des femmes, l’étude fait état de « la persistance de discriminations basées sur le genre dans tous les domaines, entravant l’instauration d’une égalité effective entre les femmes et les hommes ».

Promotion de la situation des femmes


Selon le rapport, les lois régissant le domaine de la presse et de l’audiovisuel devraient inscrire l’égalité femmes-hommes parmi leurs principes structurants afin qu’elle s’applique à l’ensemble des métiers de ce secteur. Les médias sont en effet appelés à lutter contre les images stéréotypées des femmes et l’inégalité de l’accès et de la participation à tous les systèmes de communication.
Les ONGs ont aussi fait remarqué l’insuffisance de mécanismes de promotion de la situation de la femme, préconisant la mise en place d’un mécanisme national chargé de la coordination des politiques nationales. Il aura pour tâche principal d’appuyer l’intégration de la problématique hommes-femmes dans tous les secteurs et toutes les entités de l’Etat.

Le rapport s’intéresse également à la question de la représentation des femmes dans les instances dirigeantes des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Dans ce sens, l’étude fait ressortir les résultats de l’enquête emploi réalisée par le Haut-Commissariat au Plan (HCP) en 2012. Dans cette enquête, le HCP soutient que les femmes restent sous représentées (24,2%) dans les fonctions de responsabilité notamment en tant que membres des corps législatif, responsables hiérarchiques de la fonction publique, directeurs et cadres dirigeants des entreprises.

Mariage des mineures


Par ailleurs, pour lutter contre toutes les formes de violence à l’égard des femme, le rapport des ONGs prône la mise en œplace du Plan gouvernemental ainsi que l’opérationnalisation réelle et coordonnée des stratégies des différents départements ministériels, avec l’implication de l’ensemble des acteurs concernés à tous les niveaux territoriaux.
En dépit des avancées enregistrées en matière de lutte contre l’analphabétisme, les femmes demeurent les plus touchées par ce fléau avec un taux de 47,6%en 2012 conte 25,3% pour les hommes, note le rapport.  Les ONGs appellent ainsi à la mise en œoeuvre de la loi sur l’obligation de la scolarisation à travers une stratégie d’application à court terme.
Les associations soulignent aussi le problème de travail des petites filles domestiques et les mariages précoces, suggérant d’une part la révision du code de la famille et son harmonisation avec la nouvelle Constitution et d’autre part l’abrogation des dispositions juridiques autorisant le mariage des mineurs.

Une conférence-débat, ce vendredi à Rabat

Le ministère des Affaires étrangères et de la coopération et l’ONU-Femmes vont célébrer ce vendredi la Journée internationale de la femme, en organisant conjointement, à Rabat, une conférence-débat sous le thème « Les droits des femmes au Maroc, 20 ans après Beijing ».
L’objectif de la conférence consiste, entre autres, à approfondir la réflexion et à renouveler l’engagement politique et à mobiliser l’opinion publique en faveur de l’égalité de genre et l’autonomisation des femmes au Maroc, indique le communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la coopération.
aufait avec MAP



samedi 27 décembre 2014

La violence faite aux femmes : un fléau au Maroc

Par Le 20 heures, 24 /12/2014




Ce ne sont pas les rapports des organisations internationales qui manquent sur le sujet. Cette fois, c’est l’Observatoire de la violence contre les femmes qui tire la sonnette d’alarme. Il a publié hier, mardi 23 décembre, son 6ème rapport. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 5.000 femmes ont été victimes de 40.000 actes de violence au cours de l’année précédente, soit une moyenne de 8 sévices par victime. Parmi elles, 10 ont perdu la vie sous la torture, 22 ont été enchaînées et maltraitées, 38 ont été brûlées par leur mari ou leur amant.


 Il faut ajouter à cela toutes les violences morales et psychologiques qui elles aussi font un ravage autant sur les victimes que leur entourage. Dans son rapport, l’observatoire regrette la stagnation depuis 2007 du rendement des cellules de lutte contre la violence à l’égard des femmes au sein des juridictions, des hôpitaux et des commissariats. Il est plus que temps d’arrêter de parler et d’agir !

samedi 10 mai 2014

Femmes et Sida au Maroc. De l'inégalité biologique à l'inégalité sociale



Femmes et Sida au Maroc. De l'inégalité biologique à l'inégalité sociale

  Par 



Si le monde entier est concerné par l’expansion croissante de la pandémie du sida, l’impact socio-économique dans le cas particulier de l’Afrique pèse très lourd sur les systèmes de santé ainsi que sur les populations les plus vulnérables. Le Maroc ne fait pas exception et l’épidémie touche une tranche  fragile de la population composée majoritairement de femmes engendrant, ainsi, un processus de féminisation de la pandémie[1]. Dès lors, les spécialistes, médecins, sociologues, anthropologues et épidémiologies se sont attelés à décortiquer les logiques biologiques et sociales qui sous-tendent ce processus de féminisation de la maladie et ses conséquences sur leurs vécus entachés de leur vulnérabilité économique et sociale.

http://farzyat.cjb.ma/femmes-et-sida-au-maroc-de-linegalite-biologique-a-linegalite-sociale

mardi 18 mars 2014

Titres des articles de Solidmar parus du 9/3 au 15/3/2014.


L’absurdité, l’horreur, l’inhumanité de la gestion de la politique au Maroc  par la détention et la torture, et la coupable indifférence des autre Etats, et au premier plan, la fidèle complicité de la France (ex)pays des droits de l’Homme.






samedi 15 mars 2014

Maroc : les femmes manifestent pour la liberté sexuelle et l’avortement

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L’ONG Amnesty International a appelé à un sit-in devant le Parlement marocain afin d’exiger la liberté sexuelle pour les femmes et le droit à l’avortement.

Bien que le Parlement marocain ait supprimé l’alinéa 2 de l’article 475 du code pénal permettant à un violeur d’épouser sa victime, les Marocaines libérales n’ont pas dit leur dernier mot. Les plus féministes d’entre elles entendent manifester mercredi prochain devant le Parlement, à Rabat, pour réclamer leurs libertés sexuelles et le droit à l’avortement. Malgré la modernité qu’affiche le Maroc, la base du pays est conservatrice et ces sujets sont tabous.
Le sit-in du 12 mars est à l’initiative de la section locale d’Amnesty international. L’ONG, qui a salué l’abrogation de l’alinéa 2 de l’article 475, milite pour le retrait d’un tas d’autres articles du code pénal : le 488 qui définit le viol, le 487 qui ne reconnaît pas le viol comme par un homme sur son épouse, le 488 qui répartit les victimes de viol entre les vierges et celles qui ne le sont pas au moment de l’agression, le 490 qui prévoit des peines d’emprisonnement d’un mois à un an contre toute relation sexuelle consentie en dehors du cadre du mariage et le 496 qui précise que quiconque cache une femme mariée « qui se dérobe à l’autorité à laquelle est légalement soumise » est passible d’une peine d’une à cinq années d’emprisonnement et d’une amende.
Le ministre de la Justice et des Libertés a répondu à l’appel d’Amnesty International. Ce dimanche, lors d’une conférence organisée par le ministère de la Solidarité et de la Femme, Mostafa Ramid a promis de « nouveaux amendements des textes juridiques afin de garantir une meilleure protection des droits des femmes », rapporte Yabiladi. Et d’ajouter : « La porte est toujours ouverte à des modifications et révisions ».