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mardi 27 décembre 2016

La Cour de justice de l'Union européenne a confirmé mercredi 21 décembre, que le Sahara occidental ne faisait pas partie du Maroc

La Cour de justice de l'Union européenne a confirmé mercredi 21 décembre, que le Sahara occidental ne faisait pas partie du Maroc et par conséquent, aucun des accords d'association ou ceux portant sur l'agriculture, la pêche ou d'autres secteurs conclus avec Rabat et l'UE ne pouvaient y être appliqué, sans le consentement des populations concernées !
Un verdict passé sous silence par les autorités marocaines et leurs porte-voix officiels !
Tout ça pour vous dire que le régime marocain persiste et signe avec ses dissimulations, ses mensonges et ses manipulations de la vérité, lorsqu'il s'agit de ses fonds de commerce traditionnels.

mardi 22 novembre 2016

Maroc : « Démystifier les mensonges sur “l’exception marocaine”, ....et autres balivernes... »


  « Démystifier les mensonges sur “l’exception marocaine”, la “transition démocratique”, “la monarchie éclairée” et autres balivernes... »

Les articles de la rubrique Idées n’expriment pas nécessairement le point de vue de l’organisation mais de camarades qui interviennent dans les débats du mouvement ouvrier. Certains sont publiés par notre presse, d’autres sont issus de nos débats internes, d’autres encore sont des points de vue extérieurs à notre organisation, qui nous paraissent utiles.

Entretien. Dirigeant de la Voie démocratique, principale organisation marxiste du Maroc, Abdallah El Harif est actuellement responsable des relations internationales. Avec lui, nous revenons sur la situation sociale et politique du pays après l’indignation soulevée par la mort de Mohcine Fikri.

La mort du jeune pêcheur Mohcine Fikri provoque une vague de manifestations au Maroc. Comment la Voie démocratique voit ce mouvement, ses prolongements ?
La Voie démocratique considère que la vague de manifestations actuelles au Maroc constitue la deuxième vague du processus révolutionnaire lancé par le Mouvement du 20 Février (2011 NDR). Elle en est, en même temps, la continuité et s’en distingue par plusieurs aspects. L’étincelle est interne (la mort de Mohcine Fikri), contrairement au Mouvement du 20 février qui a été déclenché par le « Printemps arabe ». De plus, l’ennemi, responsable de l’acte ignoble, est clairement identifié et incarné par le Makhzen (l’appareil étatique de la monarchie NDR).

lundi 21 novembre 2016

Maroc : Condamnations basées sur des « aveux » douteux : Deux Français condamnés ont pourtant infirmé les dépositions en arabe









(Tunis) – Des tribunaux marocains ont récemment condamné deux ressortissants français à des peines de prison, dans des affaires sans lien entre elles, en se fondant sur des « aveux » écrits en arabe, langue qu’ils ne savent pas lire, ont déclaré aujourd’hui Human Rights Watch, la FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme) et Amnesty International. À peine en ont-ils entendu le contenu que les deux accusés ont réfuté ces aveux.
Ces affaires illustrent une pratique récurrente des tribunaux marocains – documentée en détail par les trois organisations – qui est de se baser sur des déclarations qui auraient été faites à la police, en tant que preuves de culpabilité. Les tribunaux ont l’habitude d’ignorer ou de rejeter d’office les arguments de la défense qui plaide que les policiers ont utilisé des méthodes douteuses pour obtenir des aveux et en falsifier le contenu.


« Au Maroc, même si la police vous empêche de lire vos ‘aveux’ ou qu’ils sont rédigés dans une langue qui vous est incompréhensible – une fois que vous les signez, vous voilà embarqué sur un train fou, destination, prison », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch.
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Thomas Gallay.




samedi 28 mai 2016

El-Himma, El-Majidi, Hammouchi et Mansouri : les quatre «copains» du roi qui dirigent le Maroc (article à lire jusqu'au bout !)


Fouad Ali El-Himma, reçu à Alger par l'ancien ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci. D. R.
Fouad Ali El-Himma, reçu à Alger par l'ancien ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci. D. R.
 
Les documents confidentiels révélés par le mystérieux hacker Chris Coleman ont mis en évidence une réalité déjà connue de tous : ce sont les copains de collège de Mohammed VI qui tirent les ficelles au Maroc. Une génération qui constitue un pur produit du Makhzen et dont il a hérité des méthodes de répression. 

Fouad Ali El-Himma, né le 6 décembre 1962 à Marrakech, ami intime du roi Mohammed VI, est son conseiller depuis décembre 2011. C'est lui le ministre de l'Intérieur dans l'ombre. C’est un grand connaisseur des rouages de la politique interne du Maroc grâce aux nombreuses fonctions qu'il a assumées au sein de ce ministère. 

Mohamed Mounir El-Majidi, né le 19 janvier 1965 à Rabat, homme d’affaires marocain, secrétaire particulier du roi Mohammed VI depuis 2000 et président de la Siger, la holding royale, depuis 2002. Il est le gardien de la fortune de Mohammed VI et ministre de l'Economie dans l'ombre. 

Abdellatif Hammouchi, né à Fès en 1966, actuel directeur général de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et directeur de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). 

Yassine Mansouri, né le 2 avril 1962 à Boujad, directeur du service de contre-espionnage (DGED) et véritable patron de la diplomatie marocaine. 

En 2010, El-Majidi et El-Himma ont été cités par Wikileaks dans des scandales de corruption, un phénomène qui «s'est institutionnalisé sous le règne de Mohammed VI». Un télégramme du consulat américain à Casablanca évoque «l'avidité consternante de ceux qui sont proches du roi Mohammed VI». En 2014, le nom d’El-Majidi est cité dans l'affaire de la banque HSBC, appelée Swissleaks, et, en 2016, dans les «Panama Papers». El-Himma et El-Majidi ont été aussi visés par le Mouvement 20-Février en 2011. Ils sont intouchables.

jeudi 29 janvier 2015

Les prétendus détournements de l’assistance humanitaire accordée aux réfugiés sahraouis.

Point de vue : C’est un refrain malsain

Tristes  manœuvres marocaines de bas étage...

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Saïd Ayachi,El Watan,  28/1/2015

Une responsable au niveau de la Commission européenne concernée par les affaires humanitaires, probablement induite en erreur par des collaborateurs mal intentionnés, vient de faire des déclarations sur de prétendus détournements importants de l’assistance humanitaire accordée aux réfugiés sahraouis. Elle base ses assertions sur un rapport vieux de 8 ans, qui a été démenti, arguments à l’appui, et donc déjà rejeté à son époque, mais que l’on vient de déterrer pour la circonstance.
Ces fausses accusations sont récurrentes depuis au moins deux décennies, et sont le résultat d’un travail de sape que réalise le Maroc par l’intermédiaire de fonctionnaires européens embusqués dans les appareils de la Commission européenne, et recrutés par les «diplomates» marocains, avec l’objectif de priver les réfugiés sahraouis de toute assistance humanitaire, ou pour le moins, la ramener à son plus bas niveau possible.
Et cela dans un but évident : affamer ces mêmes réfugiés sahraouis afin de les pousser à la rébellion contre leurs propres dirigeants, qui seront alors contraints de s’occuper à régler en priorité ce problème existentiel, et les détourner ainsi de leur mission politique de faire aboutir les revendications justes et légitimes du peuple sahraoui.
Mais alors, pourquoi l’Union européenne se prête-t-elle à ce jeu ignoble et dangereux ? N’a-t-elle pas comme première condition dans sa charte d’association avec les pays postulants d’exiger de ceux-ci d’abord et avant tout le respect des droits de l’homme (DH) ? Or, dès 2006, puis en 2009 et 2013 des rapports officiels de missions déléguées par le Parlement européen ont établi, sans aucun doute possible, des violations massives et répétées des droits de l’homme par le Maroc à l’encontre de la population sahraouie au Sahara occidental.
Cela en plus de tous les autres rapports qui concluent au même résultat : le Maroc viole les droits de l’homme, de façon caractérisée, dans les territoires occupés du Sahara occidental (Amnesty International, Human Rights Watch, Frontline, Fondation Kennedy, département d’Etat américain, multiples missions de juristes internationaux, nombreuses observations d’ONG internationales…).

Non seulement le Maroc n’a pas été sanctionné pour ces manquements graves dans le domaine des DH, mais, prime au crime, il bénéficie du statut avancé en tant que partenaire de l’Union européenne ! Et aujourd’hui (comme de nombreuses autres années passées), on accuse les responsables sahraouis de détournement de dons humanitaires, sans produire aucune preuve irréfutable.
Cela est impossible pour la simple raison que les dons sont reçus et enregistrés à Oran, transportés à Tindouf avec les documents appropriés, entreposés dans les magasins du Croissant-Rouge sahraoui sous le contrôle des ONG étrangères européennes représentant ECHO (Extended Care Health Option) et des agences spécialisées de l’ONU (HCR et PAM) pour être enfin distribués aux bénéficiaires selon un monitoring clair et vérifiable à tout moment.
On ne peut exclure un certain pourcentage de déperdition dû aux manœuvres de manutention. Comme on peut admettre, ainsi qu’il en est fait universellement, que certaines familles vendent une modeste partie de leur quota afin d’acquérir des produits prioritaires que dicte leur situation familiale du moment : médicaments, trousseaux scolaires, frais de transport, etc. Mais cette pratique, connue et admise à travers le monde chez tous les réfugiés, reste marginale et exceptionnelle. Il est d’ailleurs intéressant de noter que les rapports annuels du PAM ont, par le passé, signalé que le taux de déperdition des denrées alimentaires chez les réfugiés sahraouis est l’un des plus bas du monde et que, de l’avis du HCR, les camps de réfugiés sahraouis sont les mieux organisés du monde.
Alors que cache cette énième menace de la Commission européenne et de sa division ECHO à l’encontre des réfugiés sahraouis ?
C’est un refrain malsain que nous entendons chaque début d’année, afin d’opérer une revue à la baisse de l’enveloppe dédiée aux réfugiés sahraouis, décision que rien ne peut justifier, sauf à l’expliquer par des manœuvres marocaines de bas étage, facilitées par des complicités inacceptables.
A chaque fois, on aurait connu la situation du pire, n’était des responsables européens sages qui savent raison garder. Et c’est ainsi que, déclarant se baser sur de nobles sentiments et s’organisant pour mener des opérations d’assistance, on verse, à force de pressions et de manipulations intolérables, dans des contrevérités honteuses et un abominable chantage humanitaire portant atteinte à la dignité des personnes que l’on est censé secourir. C’est pour ce droit à la dignité que combattent les Sahraouis, et que, pour rien au monde, il n’y à y déroger.
Saïd Ayachi

mercredi 10 décembre 2014

Sahara Occidental : le Maroc ne peut pas être garant de démocratie



Maghrebnaute, par La Rédaction , 8/12/2014

Le Sahara Occidental

Sahara Occidental - Pour le vice-président du Parlement européen, Fernando Maura Barandiaran, le Maroc ne peut offrir aux Sahraouis ce qu'il ne peut assurer à son propre peuple : le principe de la démocratie.  
Rencontré au siège du Parlement européen, le député espagnol Fernando Maura Barandiaran s'est montré particulièrement inquiet quant à la question du Sahara occidental. Il craint, en effet, que la situation de blocage qui prévaut sur ce dossier ne pousse les jeunes Sahraouis à l'option des armes contre le Maroc.  
«Il faut savoir que les jeunes Sahraouis avec lesquels nous avons discuté ont une perception différente de celle de leurs aînés sur le conflit avec le Maroc. Depuis quelque temps, ils poussent leurs chefs vers l'option militaire. La force plutôt que le dialogue diplomatique qui n'avance pas», a-t-il signifié.
Une option qui, de son point de vue, n'arrange pas les affaires de l'Algérie : «Vu ses intérêts dans la région, l'Algérie ne veut pas d'un autre conflit armé à ses frontières. Elle favorise plutôt l'option diplomatique internationale. En clair, le dialogue.»  
En se voulant plus explicite sur la question de blocage qui pèse sur le dossier sahraoui, le vice-président du Parlement européen considère que la France tout comme l'Espagne en ont une grande responsabilité.  
«La France bloque toujours l'initiative de la mission des Nations-Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso). L'Espagne suit les idées de la France», a-t-il relevé tout en avouant qu'«il y a des conflits larvés sur la question».  
Et c'est justement pour cette raison que Fernando Maura Barandiaran estime que l'Union européenne devrait se pencher sérieusement sur le dossier : «La question sahraouie ne doit pas rester entre le Maroc, l'Algérie, la France et l'Espagne.
L'Union européenne doit traiter de ce problème en tant qu'institution.» Parallèlement, et sur la question de l'organisation d'un référendum pour l'autodétermination du peuple sahraoui, par le Maroc, le député espagnol estime que ce pays ne peut offrir ce qu'il n'a pas. «Un pays qui n'assure pas le principe de la démocratie à son propre peuple ne peut le faire avec le peuple sahraoui.  
Ce n'est pas un pays démocratique, et par conséquent, il ne peut faire des promesses démocratiques. Sur ce plan, le Maroc n'a pas de crédibilité pour offrir une autonomie aux Sahraouis.»  
Par ailleurs, et sur la question des prisonniers sahraouis à El Ayoun, le même interlocuteur considère que le Maroc a menti. La représentation marocaine sur les droits de l'Homme qui est passé devant le Parlement européen a menti sur les 10 cas de condamnations à mort à El Ayoun et qui existent réellement», a-t-il affirmé.  
Enfin, aux accusations marocaines portées contre l'Algérie, sur le cantonnement des Sahraouis dans des camps de concentration à Tindouf, Fernando Maura Barandiaran conclut : «Jamais on ne m'a présenté une situation concrète vis-à-vis de ces accusations.
Je ne peux donc affirmer une telle histoire car on parle en termes vagues sur parfois une personne qui a pu souffrir dans un camp sahraoui à Tindouf.» 
CHRONIQUEUR

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samedi 22 mars 2014

Où va l’O.M.D.H. ?


Par Said SOUGTY, Lille, 14/3/2014






Dans ce Maroc, nous avons tout vécu. Durant les années de plomb, plusieurs détenus déclaraient que parfois, aux séances de torture, assistaient des médecins ou des infirmiers. Sans doute pour faire "le coaching" des tortionnaires, et éviter le coup mortel. Mais de là à ce qu’une association se déclarant attachée au standard international des droits de l’Homme se mobilise pour innocenter les responsables de l’appareil répressif, c'est "l’exception marocaine" du règne de Mohamed IV.

Une délégation de l’Organisation Marocaine des Droits de l’Homme (l’OMDH) conduite par son président Mohamed Nechnach a déclaré avoir organisé une visite, le 12 février 2014 à la prison de Salé, à des fins d’enquête demandée par la FIDH, sur des faits de torture qu’aurait subi le détenu sahraoui Nâama ASFARI. Il s’agit d’un détenu concerné par des plaintes déposées par l’association  Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture (l’ACAT) contre le patron de la DST marocaine Abdellatif HAMMOUCHI.
Du résultat de cette enquête, l’OMDH a « indiqué qu’il (Nâama ASFARI) n’a souffert d’aucune forme de mauvais traitements bien que des tentatives aient eu lieu sur le trajet entre Laayoune et le tribunal militaire». Il serait même indigné de l’« l’association de son nom avec certaines campagnes (ndlr : médiatiques) sans en avoir été informé ».(voir le communiqué de Naâma Asfari ci dessous- ndlr solidmar)

Or selon la représentante de l’ACAT Madame LEGEAY, la FIDH n’a jamais eu connaissance de cette visite. « Cela montre que l’OMDH est une organisation politiquement instrumentalisée » a déclaré Madame LEGEAY.
Dans un communiqué de la prison de Salé le détenu Nâama ASFARI, s’insurgeait de la falsification de la date de la visite que la délégation de l’OMDH lui a rendue : leur rencontre aurait eu lieu le 24 février, et non le 12 février 2014 telle qu’elle est soutenue par le porte parole de l’association.
 Il en ressort de l’exposition de ces faits, la volonté farouche de l’OMDH d’utiliser la FIDH comme un donneur d’ordre crédible pour sa mission, qui à priori pourrait être louable de soucier si la torture était utilisé contre Nâama ASFARI pour lui extorquer des aveux. Mais par la falsification de la date, l’OMDH s’est trahie, et se montre partie intégrante de ce clan qui nie l’existence de la torture au Maroc pour sauver la peau du directeur de la DST marocaine Abdellatif HAMMOUCHI. Ce dernier est poursuivi, dans le cadre de plaintes déposées par l’ACAT le 20 février 2014 pour faits de tortures.

Pourtant, dans le procès militaire des 22 détenus sahraouis, plusieurs camarades d’ASFARI ont évoqué la pratique de la torture. Hélas, les goeliers au Maroc continuent de torturer.

Il y a plus d’un an déjà, le rapporteur de l’ONU Juan E. MENDEZ informait la communauté internationale dans son rapport unisien qu’il a« … reçu des témoignages crédibles selon lesquels les détenus étaient soumis à des pressions mentales et physiques injustifiées lors d'interrogatoires » ; et d’alerter que « Ces pratiques sont suffisamment fréquentes pour mériter l'attention et exiger que des efforts soient déployés pour y mettre fin ».
 Par le journal Tel Quel, maitre Joseph BREHAM, l’avocat de Nâama ASFARI en France,  a qualifié la communication de l’OMDH de « ridicule. Ces propos sont complètement faux,(…) Cela démontre que l’AMDH est justifiée et nécessaire au vu des manipulations de l’OMDH ».

En effet, l’Association Marocaine des Droits Humains, qui couvre tout le territoire marocain et quelques villes en Europe, n’a de cesse dénoncer le comportement répressif et l’Etat de non droit qui règnent au Maroc.
Dans le même journal Claude MANGIN, épouse de Nâama ASFARI a apporté le témoignage suivant : «…on l’a battu, empêché de se doucher, de se nourrir et de dormir. On le menaçait d’exécution, on lui a marché sur le corps et sur la tête. Malgré tous ces mauvais traitements, il a été laissé sans soin et est arrivé ensanglanté au tribunal militaire… »
Le rapporteur onusien M. Juan E. MENDEZ a relevé que le recours aux mauvais traitements et à la torture sont fréquents. Il a déclaré que « les autorités n'avaient pas le droit de recourir à une force excessive, que les manifestations aient été autorisées ou non ». Il soutenait même que l’usage excessif de la force était en hausse « lorsque la police ou d'autres autorités font face à des incidents impliquant des rassemblements ». Ce que ne peut pas cacher l’OMDH.

L’ASDHOM, une association crédible des droits humains à Paris a recensé plus de 280 détenus politiques, syndicaux où suite à des mouvements sociaux.

L’absence de démocratie, les augmentations des prix, les remises en cause des droits, l’augmentation du chômage, de la misère… alors qu’au même moment la fortune des classes dirigeantes ne cesse d’accroitre, à leur tête la fortune royale, c'est la réalité du Maroc aujourd'hui, tout cela favorise la contestation et l’exigence d’un régime démocratique et de justice sociale.

Said SOUGTY, Lille, 14/3/2014


Publié par APSO avec l'autorisation de l'auteur.

vendredi 21 mars 2014

A lire : Abdelkader Belliraj raconté par sa femme

Par Khadija Belliraj, demainonline

Rachida Belliraj (Photo Demain)

Opinion. Je m’appelle Rachida Belliraj, et je suis l’épouse d’Abdelkader Belliraj. Je suis actuellement au Maroc pour rendre visite à mon mari qui se trouve en prison.
Je suis la mère de trois enfants : Anas, Oussama, Yassine. Mon mari est détenu depuis presque cinq ans maintenant. Je vis avec mes enfants en Belgique, dans la ville de Gand, et nous vivons comme une famille séparée. C’est certainement très difficile pour les enfants.
Quand Abdelkader a quitté notre maison pour la dernière fois, le plus petit de nos fils avait trois ans et demi, aujourd’hui Yassine a huit ans. Mes autres enfants sont maintenant dans l’âge de l’adolescence.
C’est sûr, ce n’est pas facile sans leur père, ils ont besoin de lui, mais malheureusement, il n’est pas là, il est détenu ici, et on ne peut le voir qu’une seule fois par an, pendant les vacances scolaires et pour une durée d’un mois.
D’une façon générale la vie est devenue difficile sans Abdelkader. Et cette détention est incompréhensible, nous ne savons pas pourquoi on nous fait subir cette séparation.
Le dossier judiciaire avait déjà été traité avant l’arrivée du nouveau gouvernement d’Abdelilah Benkirane, et avant que Mustapha Ramid ne soit devenu ministre de la justice.
Ramid, avocat, était parmi ceux qui défendaient le dossier Belliraj, le dossier qu’on appelle ici « Les six politiques ». J’avais de l’espoir car Ramid est de ceux qui connaissent le mieux le dossier de mon mari, et une fois ministre de la justice, nous espérions vraiment qu’il allait règler cette situation intolérable.
On avait l’espoir qu’avec l’arrivée de ce nouveau gouvernement, et avec Ramid comme ministre de la justice, il allait y avoir une amélioration dans ce dossier.
Quand nous revoyons toutes les déclarations de Ramid du temps de la lutte pour la libération des « six politiques », et la manière dont il s’est dirigé à Mohamed El Marouani [NDLR : président du Mouvement pour la Oumma, l'un des "six politiques"] : « Attention à ne pas oublier le groupe qui reste en prison derrière toi. Il faut tout faire pour pour que le reste des détenus retrouve la libérté. » Ces propos, vous pouvez les retrouver sur Youtube.
C’est pour cela qu’on a été surpris, à notre arrivée au Maroc, d’entendre sa réaction face aux femmes des détenus et dire que le dossier Belliraj n’était pas sa priorité pour le moment. Il le consultera l’année prochaine, quand il aura du temps libre.
C’est sûr, on est désagréablement surpris.C’était une déception, on a été déçus.
On imaginait vraiment mieux, on était optimistes avec ce nouveau gouvernement. C’est vrai qu’au début nous étions contents. Mais aujourd’hui, nous sommes extrêmement déçus des déclarations de Ramid.
Quand j’ai visité Abdelkader Belliraj j’ai découvert un homme affaibli physiquement, car il avait entamé une grève de la faim pendant un mois, juste avant notre arrivée au Maroc. Du point de vue de sa corpulence, il a perdu pas mal de kilos. Mais Dieu merci, il y a eu l’intervention de Mme Khadija Rouissi. Elle a pu le voir en prison et le convaincre d’arrêter sa grève, ou du moins de la suspendre. J’étais contente lorsque je suis arrivée, car il ne faisait pas de grève.
En ce qui concerne ces cinq années de détention, est-ce qu’il y a eu un changement, une amélioration dans ce dossier ?
Tout d’abord, Abdelkader à été arrêté à Marrakech et non à l’aéroport comme nous l’avons entendre dans les médias et par la bouche du ministre de la justice.
Abdelkader a été enlevé dans un café et a disparu pendant un mois. Nous l’avons cherché partout : dans les commissariats, dans les hôpitaux, mais en vain !
C’est par les médias et par l’intermédiaire du ministre de l’intérieur que nous avons appris qu’Abdelkader avait été incarcéré.
Il a été enlevé, puis torturé. La famille a encaissé le coup, nous ne savions pas où était Abdelkader et le pourquoi de sa disparition. Du jour au lendemain, Abdelkader est devenu l’ennemi public n°1 au Maroc, et cette affaire, l’affaire du siècle.
Le ministre de l’intérieur a donné des informations aux médias avant même qu’Abdelkader ne soit présenté devant un juge. Une violation flagrante du secret de l’instruction. Puis quand une question lui a été posée sur ce détail, il a simplement répondu que ce n’était qu’un détail futile et sans importance.
Dans un véritable État de droit, c’est une violation flagrante des procédures judiciaires. Avant qu’Abdelkader ne soit présenté à la justice, avant toute enquête, des informations vraies et fausses paraissaient dans la presse.
Après un an de procès et plus d’une centaine de séances, Abdelkader a été condamné à vie en première instance, une peine qui a été confirmée en appel.
Dès ce moment, ma maison en Belgique est devenue la destination prisée des médias belges et marocains et parmi eux la deuxième chaîne de télévision publique marocaine, 2M. J’ai même été poursuivie par les médias en voiture lors de la conduite de mes enfants à l’école pour une déclaration.
Ils m’ont demandé une déclaration en face de l’école, devant tous les parents. J’ai refusé, c’était honteux, et ils ont continué… Un lynchage médiatique sans précédent. Vingt années de vie commune avec Abdelkader et je n’avais jamais rien vu de tel ou ressenti qui pouvait amener à la situation actuelle. Abdelkader qui a vécu quarante années en Belgique n’a aucune relation avec cette soit disant « affaire Belliraj »
Khadija Belliraj

mardi 18 mars 2014

Titres des articles de Solidmar parus du 9/3 au 15/3/2014.


L’absurdité, l’horreur, l’inhumanité de la gestion de la politique au Maroc  par la détention et la torture, et la coupable indifférence des autre Etats, et au premier plan, la fidèle complicité de la France (ex)pays des droits de l’Homme.






samedi 15 mars 2014

Communiqué de Naama Asfari depuis sa prison de Salé qui s'inscrit en faux sur ce qui a été rapporté par l'OMDH

Par Chahid El Hafedh, 13/3/2014 (SPS).- 

Le prisonnier politique sahraoui, Ennaama Asfari a publié un communiqué dont une copie est parvenue à SPS et dont nous publions l'intégralité de son contenu.
 
Communiqué de Naama Asfari depuis sa prison de Salé

Le Communiqué de l'OMDH a la même valeur que les PV de gendarmerie et que le jugement du tribunal militaire qui m'a condamné en 2013 à 30 ans de prison sur la base d'aveux signés sous la torture.
 
Le Communiqué de l'OMDH et les propos de son Président tels que rapportés par TELQUEL sont inéxacts.
Le 25 février 2014, la direction de la prison de Salé m'a prévenu que j'avais une visite: c'était le Président de l'OMDH qui demandait à me voir . 
Il s'est présenté mandaté par la FIDH- Fédération Internationale des Droits de l'Homme - pour s'enquérir de mes conditions de détention.
A aucun moment, il n'a été question de la plainte déposée contre le Maroc par mon avocat Maître Breham et par l'ACAT- France-Association des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture-le 20 février 2014 auprès du Comité Contre la Torture de l'ONU ni de la plainte pénale adressée au doyen des juges d'instruction de Paris.
En effet, cette question ne pourrait être abordée qu'avec un juge français ou devant le Comité précité.
Partant :
Je confirme avoir déposé plainte devant les juridictions française et onusienne.
Je dénonce le contenu du Communiqué de cette Organisation marocaine et l'instrumentalisation qui en a été faite par les médias marocains.
Je m'inscris en faux sur tout ce qui a été dit et rapporté sur le fait que je n'aurais pas porté plainte.

Fait à Rabat le 13 mars 2014 à 16h30 mn

Naama Asfari, Défenseur des Droits de l'Homme et militant pour l'Autodétermination du Sahara Occidental.
Prison de Salé