Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est droit de l'homme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est droit de l'homme. Afficher tous les articles

samedi 5 juillet 2014

Maroc : La police dément la création d’une unité pour traquer les non-jeûneurs sur la voie publique

Religion
Comme à chaque Ramadan, certaines associations de défense des libertés individuelles ont appelé les autorités au respect du droit des non-jeûneurs de manger publiquement. Un appel suivi de la diffusion d’une rumeur sur la formation d’une unité de policiers destinée, exclusivement, à poursuivre les personnes qui n’observent pas le jeûne.
Pendant le Ramadan de cette année, il n’y aura pas de brigade de police spécialement créée pour traquer les non-jeuneurs sur la voie publique. C’est une source au sein de la Direction générale de la sureté nationale (DGSN) qui l’affirme. Une précision qui intervient au lendemain de la publication de la rumeur sur certains sites d’actualité et sur un hebdomadaire arabophone.

Des associations de non-jeûneurs montent au créneau
Dans son démenti, la même source réitère l’engagement des éléments de la DGSN à poursuivre et arrêter toute personne qui n’observe pas le jeûne durant ce mois sacré, et ce, conformément à l’article 222 du code pénal. Le texte menace, en effet, tout Marocain « notoirement connu pour son appartenance à la religion musulmane, (qui) rompt ostensiblement le jeûne dans un lieu public pendant le temps du ramadan, sans motif admis par cette religion, est puni de l'emprisonnement d'un à six mois et d'une amende de 12 à 120 dirhams ».
Quelques jours avant le début du Ramadan, deux ONG (le Mouvement MALI et le Conseil des anciens musulmans) ont appelé les autorités, lors d’un point de presse tenu au siège de l’AMDH à Rabat, à respecter les droits des minorités qui se déclarent athées de pratiquer leurs convictions en mangeant publiquement. Un principe, qu’ils affirment, consacré par les conventions internationales des droits de l’Homme insistant sur la liberté de conscience, dûment ratifiées par l’Etat marocain.

Ramadan et les droits de l'homme
D’ailleurs, le préambule de la constitution du 1er juillet 2011 souligne que « le Royaume du Maroc, membre actif au sein des organisations internationales, s’engage à souscrire aux principes, droits et obligations énoncés dans leurs chartes et conventions respectives, il réaffirme son attachement aux droits de l’homme tels qu’ils sont universellement reconnus. »
En dépit de cet appel, les deux associations n’ont pas, pour l’instant, programmé l’organisation d’actions similaires au pique-nique de 2009 à Mohammedia, à l’initiative du Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (MALI). Depuis, les partisans de non-jeûner le Ramadan se sont contenté d’annoncer, sur les réseaux sociaux, des initiatives mais sans parvenir à les concrétiser sur le terrain.

vendredi 18 avril 2014

Urgent : Minurso, Action 2014, DH et ressources naturelles

APSO, 15/4/2014


Action Surveillance des ressources naturelles et droits de l'Homme au Sahara Occidental, MINURSO 2014 – Suite
Cette semaine, les négociations sur le Sahara occidental s’élargissent à l'ensemble du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Le Sahara Occidental est devenu l'une des questions les plus controversées de l'ONU  
  D’autre part, information importante, deux compagnies pétrolières ont annoncé leurs premiers forages au Sahara Occidental pour cette année. Il faut que la surveillance des droits de l'Homme par la MINURSO inclut le suivi du droit des sahraouis à leurs ressources naturelles.

  Il faut que l'ensemble du Conseil de Sécurité des Nations unies reçoive ce message ! Cette semaine est cruciale pour les négociations, nous devons faire entendre nos voix. S'il vous plaît écrivez au gouvernement nigérian, qui exerce la présidence du Conseil de Sécurité, en demandant que votre lettre soit distribuée à tous les membres du conseil de sécurité ainsi qu’à l'Espagne. Une lettre envoyée en papier est mieux, mais si vous n'avez pas le temps, envoyez un courriel à tous les membres du Conseil de Sécurité.
--------
Addresse :
H.E. U. Joy Ogwu
Permanent Mission of Nigeria to the United Nations
828 Second Avenue
New York, N.Y. 10017
United States of America
ou par e-mail: permny@nigeriaunmission.org
avec copie à toutes les missions des pays au Conseil de Sécurité de l’ONU + l’Espagne :
USUNPolFax@state.gov, UK@UN.int, Rep.nuevayorkonu@maec.es, france@franceonu.org, mission@russiaun.ru, chinesemission@yahoo.com, enaun@mrecic.gov.ar, australia@un.int, chadmission@gmail.com, chile.un@minrel.gov.cl, missionun@jordanmissionun.com, lithuania@un.int, newyork.rp@mae.etat.lu, korea.un@mofa.go.kr, ambanewyork@minaffet.gov.rw
Proposition de texte :


Dear Ambassador
MINURSO must monitor human rights
There are well documented violations of human rights including, torture, false imprisonment and sexual violence perpetrated against Saharawi citizens in Moroccan occupied Western Sahara.
Despite this the UN Security Council has so far failed in its duty  - Under Article 73 of the Charter of the United Nations – to protect the citizens of this non self-governing territory.
MINURSO remains one of only a handful of peacekeeping missions without a human rights mandate.
The people of Western Sahara need independent, impartial, comprehensive and sustained monitoring of human rights in Western Sahara, as recommended by the UN Secretary General.
Ad hoc measures to assess human rights are ineffective. MINURSO must be empowered to monitor human rights in Moroccan occupied Western Sahara and the refugee camps in Tindouf.
The right of the Saharawi people to their natural resources is also being exploited by Morocco. Given the acceleration of plans for drilling in Western Sahara, MINURSO must also be given the power to report on the rights of the Saharawi to access their natural resources.
I ask you to fulfil your duty to the people of Western Sahara and give MINURSO the power to monitor human rights.
Yours sincerely

samedi 22 mars 2014

Où va l’O.M.D.H. ?


Par Said SOUGTY, Lille, 14/3/2014






Dans ce Maroc, nous avons tout vécu. Durant les années de plomb, plusieurs détenus déclaraient que parfois, aux séances de torture, assistaient des médecins ou des infirmiers. Sans doute pour faire "le coaching" des tortionnaires, et éviter le coup mortel. Mais de là à ce qu’une association se déclarant attachée au standard international des droits de l’Homme se mobilise pour innocenter les responsables de l’appareil répressif, c'est "l’exception marocaine" du règne de Mohamed IV.

Une délégation de l’Organisation Marocaine des Droits de l’Homme (l’OMDH) conduite par son président Mohamed Nechnach a déclaré avoir organisé une visite, le 12 février 2014 à la prison de Salé, à des fins d’enquête demandée par la FIDH, sur des faits de torture qu’aurait subi le détenu sahraoui Nâama ASFARI. Il s’agit d’un détenu concerné par des plaintes déposées par l’association  Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture (l’ACAT) contre le patron de la DST marocaine Abdellatif HAMMOUCHI.
Du résultat de cette enquête, l’OMDH a « indiqué qu’il (Nâama ASFARI) n’a souffert d’aucune forme de mauvais traitements bien que des tentatives aient eu lieu sur le trajet entre Laayoune et le tribunal militaire». Il serait même indigné de l’« l’association de son nom avec certaines campagnes (ndlr : médiatiques) sans en avoir été informé ».(voir le communiqué de Naâma Asfari ci dessous- ndlr solidmar)

Or selon la représentante de l’ACAT Madame LEGEAY, la FIDH n’a jamais eu connaissance de cette visite. « Cela montre que l’OMDH est une organisation politiquement instrumentalisée » a déclaré Madame LEGEAY.
Dans un communiqué de la prison de Salé le détenu Nâama ASFARI, s’insurgeait de la falsification de la date de la visite que la délégation de l’OMDH lui a rendue : leur rencontre aurait eu lieu le 24 février, et non le 12 février 2014 telle qu’elle est soutenue par le porte parole de l’association.
 Il en ressort de l’exposition de ces faits, la volonté farouche de l’OMDH d’utiliser la FIDH comme un donneur d’ordre crédible pour sa mission, qui à priori pourrait être louable de soucier si la torture était utilisé contre Nâama ASFARI pour lui extorquer des aveux. Mais par la falsification de la date, l’OMDH s’est trahie, et se montre partie intégrante de ce clan qui nie l’existence de la torture au Maroc pour sauver la peau du directeur de la DST marocaine Abdellatif HAMMOUCHI. Ce dernier est poursuivi, dans le cadre de plaintes déposées par l’ACAT le 20 février 2014 pour faits de tortures.

Pourtant, dans le procès militaire des 22 détenus sahraouis, plusieurs camarades d’ASFARI ont évoqué la pratique de la torture. Hélas, les goeliers au Maroc continuent de torturer.

Il y a plus d’un an déjà, le rapporteur de l’ONU Juan E. MENDEZ informait la communauté internationale dans son rapport unisien qu’il a« … reçu des témoignages crédibles selon lesquels les détenus étaient soumis à des pressions mentales et physiques injustifiées lors d'interrogatoires » ; et d’alerter que « Ces pratiques sont suffisamment fréquentes pour mériter l'attention et exiger que des efforts soient déployés pour y mettre fin ».
 Par le journal Tel Quel, maitre Joseph BREHAM, l’avocat de Nâama ASFARI en France,  a qualifié la communication de l’OMDH de « ridicule. Ces propos sont complètement faux,(…) Cela démontre que l’AMDH est justifiée et nécessaire au vu des manipulations de l’OMDH ».

En effet, l’Association Marocaine des Droits Humains, qui couvre tout le territoire marocain et quelques villes en Europe, n’a de cesse dénoncer le comportement répressif et l’Etat de non droit qui règnent au Maroc.
Dans le même journal Claude MANGIN, épouse de Nâama ASFARI a apporté le témoignage suivant : «…on l’a battu, empêché de se doucher, de se nourrir et de dormir. On le menaçait d’exécution, on lui a marché sur le corps et sur la tête. Malgré tous ces mauvais traitements, il a été laissé sans soin et est arrivé ensanglanté au tribunal militaire… »
Le rapporteur onusien M. Juan E. MENDEZ a relevé que le recours aux mauvais traitements et à la torture sont fréquents. Il a déclaré que « les autorités n'avaient pas le droit de recourir à une force excessive, que les manifestations aient été autorisées ou non ». Il soutenait même que l’usage excessif de la force était en hausse « lorsque la police ou d'autres autorités font face à des incidents impliquant des rassemblements ». Ce que ne peut pas cacher l’OMDH.

L’ASDHOM, une association crédible des droits humains à Paris a recensé plus de 280 détenus politiques, syndicaux où suite à des mouvements sociaux.

L’absence de démocratie, les augmentations des prix, les remises en cause des droits, l’augmentation du chômage, de la misère… alors qu’au même moment la fortune des classes dirigeantes ne cesse d’accroitre, à leur tête la fortune royale, c'est la réalité du Maroc aujourd'hui, tout cela favorise la contestation et l’exigence d’un régime démocratique et de justice sociale.

Said SOUGTY, Lille, 14/3/2014


Publié par APSO avec l'autorisation de l'auteur.