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samedi 12 juillet 2014

LIBERTÉS INDIVIDUELLES: QUID DE L’ARTICLE 222?


Par illionweb, 27/7/2014


10013966_10152351680695522_662981327_nL’article 222 du Code pénal marocain prévoit que : « Celui qui, notoirement connu pour son appartenance à la religion musulmane, rompt ostensiblement le jeûne dans un lieu public pendant le temps du Ramadan, sans motif admis par cette religion, est puni de l’emprisonnement d’un à six mois » ainsi que d’une amende. A cet effet, une conférence de presse a eu lieu dernièrement dans les locaux de l’AMDH. 

Plus de détails avec Ibtissam Lachgar, co-fondatrice du Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles (M.A.L.I). 

Qui est exactement derrière l’appel à l’abrogation de l’article 222? 
M.A.L.I depuis 2009 rejoint par de nombreuses associations, mouvements et indépendants comme  le conseil des ex-musulmans Maroc lors de notre conférence de presse.
 
Chaque année, à l’approche du ramadan, vous lancez cet appel. Ne pensez-vous pas que c’est devenu le marronnier des libertés individuelles, et que l’opinion public finira par se désintéresser?
En ce qui concerne M.A.L.I le combat pour les libertés individuelles dure toute l’année, mais il est symboliquement marqué lors des occasions, périodes données ou faits marquants ( journée mondiale, Ramadan, affaire médiatisée etc). Si l’opinion public se désintéresse des victimes des lois liberticides et autres méthodes fascistes, cela serait désolant pour un éventuel changement des mentalités. Nous refusons la dictature religieuse. Le mois de Ramadan est la partie visible de l’iceberg.
 
Êtes-vous derrière l’appel pour la liberté de conscience des enfants? Profitez vous de la question du jeûne pour élargir le débat sur le poids de la religion sur les libertés individuelles? 
Oui nous sommes un groupe de jeunes dont nombre de membres de M.A.L.I a appelé à la liberté de conscience. Celle des enfants n’est pas respectée, l’enfant né de facto musulman à vie. Une religion lui est imposé, l’enfant devenu adulte est dépossédé de son libre-arbitre, infantilisé et ne peut effectuer ses choix de vie.

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Des Marocains en prison pour avoir mangé et bu de l’alcool pendant le ramadan

Par Jalil Laaboudi, Bladi.net, 5 /7/ 2014
Des Marocains en prison pour avoir mangé et bu de l'alcool pendant le ramadan

Cinq jeunes marocains ont été condamnés vendredi à six mois de prison ferme chacun pour ivresse sur la voie publique et pour avoir mangé en plein Ramadan par le tribunal de première instance de Souk El Arbaa du Gharb, à une quarantaine de kilomètres au nord de Kénitra.

Les accusés ont été arrêtés en flagrant délit par des éléments de la gendarmerie royale à Sidi Allal Tazi, commune rurale de la région de Souk El Arbaa, alors qu’ils sirotaient du vin et mangeaient en plein public pendant le mois de Ramadan.
Le juge qui a prononcé la sentence a affirmé à l’issue de ce procès que si la législation le lui permettait, il aurait condamné les jeunes Marocains à des peines beaucoup plus sévères. Actuellement, au Maroc, tout musulman coupable d’avoir mangé en pleine période de jeûne, est puni de l’emprisonnement d’un à six mois et d’une amende de 12 à 120 dirhams.
A Rabat, un jeune marocain de 19 ans avait été condamné à trois mois de prison pour avoir fumé une cigarette dans la rue. Devant le parquet, il avait répondu au magistrat qu’il ne faisait qu’exercer sa liberté individuelle.

Des Marocains revendiquent le droit manger en plein public pendant Ramadan

Ce droit de manger en plein public pendant le mois de Ramadan, les membres du Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles (MALI) et le mouvement dénommé "le conseil des anciens musulmans", l’ont encore revendiqué cette année à Rabat, à la veille du mois de Ramadan 2014. Les militants considèrent qu’en tant que citoyens marocains non musulmans, ils devraient être autorisés à rompre le jeûne en public sans être inquiétés par les autorités, ni d’ailleurs pas les citoyens.
D’après l’hebdomadaire Al Ayam, une nouvelle unité de police créée récemment au Maroc, aurait notamment pour mission de traquer les adultes qui mangent en plein public pendant le mois de Ramadan. L’information a été vivement démentie par les autorités.

samedi 5 juillet 2014

Maroc : La police dément la création d’une unité pour traquer les non-jeûneurs sur la voie publique

Religion
Comme à chaque Ramadan, certaines associations de défense des libertés individuelles ont appelé les autorités au respect du droit des non-jeûneurs de manger publiquement. Un appel suivi de la diffusion d’une rumeur sur la formation d’une unité de policiers destinée, exclusivement, à poursuivre les personnes qui n’observent pas le jeûne.
Pendant le Ramadan de cette année, il n’y aura pas de brigade de police spécialement créée pour traquer les non-jeuneurs sur la voie publique. C’est une source au sein de la Direction générale de la sureté nationale (DGSN) qui l’affirme. Une précision qui intervient au lendemain de la publication de la rumeur sur certains sites d’actualité et sur un hebdomadaire arabophone.

Des associations de non-jeûneurs montent au créneau
Dans son démenti, la même source réitère l’engagement des éléments de la DGSN à poursuivre et arrêter toute personne qui n’observe pas le jeûne durant ce mois sacré, et ce, conformément à l’article 222 du code pénal. Le texte menace, en effet, tout Marocain « notoirement connu pour son appartenance à la religion musulmane, (qui) rompt ostensiblement le jeûne dans un lieu public pendant le temps du ramadan, sans motif admis par cette religion, est puni de l'emprisonnement d'un à six mois et d'une amende de 12 à 120 dirhams ».
Quelques jours avant le début du Ramadan, deux ONG (le Mouvement MALI et le Conseil des anciens musulmans) ont appelé les autorités, lors d’un point de presse tenu au siège de l’AMDH à Rabat, à respecter les droits des minorités qui se déclarent athées de pratiquer leurs convictions en mangeant publiquement. Un principe, qu’ils affirment, consacré par les conventions internationales des droits de l’Homme insistant sur la liberté de conscience, dûment ratifiées par l’Etat marocain.

Ramadan et les droits de l'homme
D’ailleurs, le préambule de la constitution du 1er juillet 2011 souligne que « le Royaume du Maroc, membre actif au sein des organisations internationales, s’engage à souscrire aux principes, droits et obligations énoncés dans leurs chartes et conventions respectives, il réaffirme son attachement aux droits de l’homme tels qu’ils sont universellement reconnus. »
En dépit de cet appel, les deux associations n’ont pas, pour l’instant, programmé l’organisation d’actions similaires au pique-nique de 2009 à Mohammedia, à l’initiative du Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (MALI). Depuis, les partisans de non-jeûner le Ramadan se sont contenté d’annoncer, sur les réseaux sociaux, des initiatives mais sans parvenir à les concrétiser sur le terrain.

samedi 25 janvier 2014

Le Maroc rattrapé par ses mensonges sur le Mali




Sahara occidental : l’Algérie et le Mali pour une solution "politique mutuellement acceptable"



L’Algérie et le Mali ont réaffirmé leur soutien aux efforts consentis pour trouver une solution "politique mutuellement acceptable" à la question du Sahara occidental, "conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité et de l’Assemblée générale des Nations Unies". 



"S’agissant de la question du Sahara occidental, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et son homologue malien, Ibrahim Boubacar Keita, ont réaffirmé leur soutien aux efforts du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki mon, et son envoyé personnel, Christopher Ross, visant à trouver une solution politique mutuellement acceptable, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité et de l’Assemblée générale des Nations Unies", indique dimanche un communiqué commun sanctionnant la visite d’amitié et de travail du président malien en Algérie.



APS, 20/01/2014



jeudi 9 janvier 2014

GEOSTRATEGIE : LA FRANCE VEUT RESTER DANS LE CLUB DES GRANDS, LE MAROC LUI APPORTE SON APPUI

GEOSTRATEGIE : LA FRANCE VEUT RESTER DANS LE CLUB DES GRANDS, LE MAROC LUI APPORTE SON APPUI
La visite de François Hollande au Maroc Alifpost-Analyse - 6 يناير، 2014 
 
Dans un monde en mutation, et où de nouvelles grandes puissances émergent, comme la Chine, l’Inde et le Brésil, la France tente de rester au sein du club des grands. Elle trouve dans le monde arabe et en Afrique des occasions pour assouvir cette ambition, et ce à travers des interventions militaires ou en tissant de nouvelles relations avec les pays qu’elle considère comme influents, en particulier l’Arabie saoudite. Le  Maroc contribue aux efforts de la France, en particulier au niveau africain.
Des analyses politiques et universitaires françaises reconnaissent que la France est entrain de perdre progressivement sa place dans le club des grands pays de ce monde,  en raison des développements internationaux qui favorisent des forces et des nouvelles civilisations, la plupart étant situées dans le nouveau centre du monde, qui s’est déplacé de l’Atlantique au Pacifique.
La France ne trouve pas seulement en concurrence avec les nouvelles forces telles que le Brésil, l’Inde et la Chine, mais aussi au sein de l’Union européenne, où l’Allemagne ne se contente plus d’un leadership économique mais revendique un rôle politique et diplomatique majeur. C’est ainsi que dans le dossier Syrien, la France s’est heurtée à la diplomatie Allemande qui ne partageait pas la même vision.
En 2013, la France a tout fait pour renforcer sa présence en tant que grande puissance dans plusieurs dossiers,  après avoir échoué en 2012 à tisser une relation stratégique avec le Brésil. Maintenant, elle essaie de tisser des relations avec un pays central au sein du monde arabe et islamique, à savoir l’Arabie saoudite. Cette relation dépasse le volet économique et les ventes d’armes pour englober aussi la coordination dans les affaires internationales, y compris le programme nucléaire iranien et la crise syrienne.
Il s’agit d’un échange d’intérêts : d’un côté, l’Arabie saoudite qui est en litige profond avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, mise sur un allié  alternatif qui dispose du droit de veto au Conseil de Sécurité. De l’autre côté, Paris est conscience qu’en pariant sur Riyad,  elle peut influer indirectement sur un ensemble de pays qui gravitent dans l’orbite saoudien : pays du Golfe, Jordanie et certains pays d’Asie.
Le continent africain demeure le premier théâtre où la France tente de confirmer sa présence en tant que force qui sauvegarde la stabilité internationale. Elle a commencé l’année 2013 par une intervention au Mali       pour essayer de neutraliser Al-Qaïda au Maghreb Islamique, ce processus  a été relativement facile et peu coûteux pour Paris, en moyens matériels et vies humaines. Paris a achevé l’année 2013 par une intervention en  République centrafricaine pour tenter de régler un conflit  à connotation religieuse entre chrétiens et musulmans.
Le Maroc est un allié stratégique de la France dans sa nouvelle politique, surtout après avoir vu que  Washington l’a un peu abandonné dans le dossier du Sahara, comme cela s’est produit en avril 2013 avec sa   tentative d’imposer la surveillance des droits de l’homme dans le Sahara par les forces de la MINURSO.
Le Maroc a accompagné l’intervention militaire de la France au Mali. En plus de l’accord du survol du sol marocain par les avions militaires français, il semblerait que le Maroc participe par des unités commandos actives et par un appui fort des services de renseignement marocain.
En République centrafricaine, le Maroc prête également main-forte à la France, qui commande les forces onusiennes dans ce pays, en y envoyant un contingent militaire dont l’effectif n’a pas été révélé.
Le Maroc dispose de bonnes marges de manœuvre en Afrique pour appuyer la France. En effet, il désire revenir à la gestion des affaires du continent africain après une longue absence due à l’adhésion du Polisario à l’Organisation de l’Unité Africaine. A la différence des pays membres de cette organisation,  le Maroc a l’avantage de ne pas être obligé de revenir aux instances de cette dernière avant de prendre ses propres décisions. Par conséquent, il reste libre de ses initiatives.

vendredi 22 novembre 2013

Débat à Toulouse : Enjeux et zones d'ombres de l'intervention française au Mali

Mardi 26 novembre à 20H30 à Toulouse,
salle Frédéric Mistral (5 rue du pont de Tounis, métro Esquirol ou Carmes)
L'association Survie Midi-Pyrénées vous propose, dans le cadre de la Semaine de la solidarité internationale, une
Rencontre-débat avec Issa Ndiaye*:
Enjeux et zones d'ombres de l'intervention française, quelles perspectives pour le Mali?
* Issa Ndiaye, professeur de Philosophie à l'Université de Bamako et Président du Forum Civique Mali, association qui se veut un espace de réflexion et d'action pour la démocratie.  Ancien ministre de l'Education sous ATT et ministre de la Culture sous Alpha Konaré,  Issa N'Diaye est également le postfacier de l'ouvrage coordonné par Survie: 'La France en guerre au Mali. Enjeux et zones d'ombre'

jeudi 7 novembre 2013

Deux journalistes de RFI assassinés au Mali

  Par La rédaction de Mediapart, 3/10/2013

Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux journalistes français travaillant pour RFI, effectuaient une enquête sur le MNLA touareg.

Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux journalistes français qui effectuaient un reportage pour la radio RFI, ont été enlevés samedi 2 novembre à Kidal (Mali). Selon plusieurs sources officielles maliennes citées par l'agence Reuters, les deux journalistes ont été assassinés peu après leur enlèvement. Samedi en fin d'après-midi, RFI a confirmé leur mort sur le réseau social Twitter.
Samedi soir, François Hollande a exprimé dans un communiqué « son indignation à l'égard de cet acte odieux ». Une réunion de crise s'est tenue dimanche matin à l'Elysée. A l'issue, le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius a assuré que Ghislaine Dupont et Claude Verlon avaient été tués « par balles ». « Les assassins sont ceux que nous combattons, les groupes terroristes qui refusent la démocratie et refusent les élections », a-t-il dit, sans plus de précision.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour enlèvement et séquestration suivis de meurtres en lien avec une entreprise terroriste. L'enquête va être confiée à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et à la sous-direction antiterroriste (SDAT).
Les deux reporters, qui effectuaient une enquête sur le MNLA (Mouvement national pour la libération de l'Azawad) touareg, avaient été kidnappés samedi en tout début d'après-midi à Kidal-ville par un groupe de quatre hommes circulant à bord d'une Toyota.  « Nos envoyés spéciaux dans le nord du Mali, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, ont été kidnappés à Kidal par des hommes armés aux alentours de 13H00 TU. RFI est sans nouvelles d’eux depuis », indiquait le site francophone de RFI vers 18 heures.
Ghislaine Dupont et Claude Verlon 
Ghislaine Dupont et Claude Verlon© RFI
« Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été enlevés devant le domicile d'Ambéry Ag Rissa, un éminent représentant du MNLA de Kidal. Ambéry Ag Rissa a entendu un bruit suspect dans la rue, des coups de crosse portés contre le véhicule de nos reporters, a indiqué RFI sur son site web. Il a alors entrouvert sa porte et a vu les ravisseurs embarquer nos deux journalistes dans un véhicule 4×4 beige. Les ravisseurs l'ont menacé de leurs armes et l'ont sommé de rentrer chez lui. (...) Selon plusieurs sources, les ravisseurs se sont enfuis et ont mis le cap vers Tin-Essako, à l'est de Kidal. »
Plusieurs sources maliennes ont ensuite indiqué à l'agence Reuters que les deux reporters avaient été tués. « Quelques minutes après le début de la poursuite des ravisseurs des deux Français, on nous a informés que leurs corps ont été retrouvés criblés de balles à l'extérieur de la ville », a déclaré Paul-Marie Sidibé, préfet de la localité de Tinzawaten, cité par Le Monde. Un haut responsable du MNLA a confirmé l'information. Selon une source de la sécurité malienne citée par Reuters, les journalistes ont été tués à une dizaine de kilomètres à l'extérieur de la ville.

Kidal, grande ville du nord malien, est le fief historique de la rébellion touareg. La situation militaire y reste très tendue, près de dix mois après l'opération Serval lancée par la France en janvier 2013 pour stopper l'avancée des islamistes sur Bamako. Ghislaine Dupont et Claude Verlon s'y étaient rendus en juillet dernier à l'occasion de l'élection présidentielle. Cliquer ici pour réécouter cette série de reportages.
Deux autres Français, Gilberto Rodriguez Léal et Serge Lazarevic, sont toujours otages au Mali. Il y a quelques jours, la fille de ce dernier s'est dite sur Europe 1 « en colère contre le gouvernement » français, qu'elle soupçonne de ne pas négocier avec les ravisseurs. 
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lundi 29 juillet 2013

La démocratie aux USA

Par  Ali Fkir <ali_fkir@yahoo.fr>
Le respect des droits humains: ne le cherchez pas du côté des USA.
 Seuls les niais y croient encore. Les USA ont été crées dans le brasier de l'extermination des peuples indiens du "nouveau continent". Hier le cowboys ("l'homme blanc", ex bagnard des geôles de l’Europe) tuait sans sommation tout ce qui bougeait du côté des "peaux rouges" (hommes, femmes, enfants, bisons...), aujourd'hui les USA jouent le même rôle à l'échelle planétaire. C'est le cowboy géant . Tous les moyens sont bons pour "domestiquer"les peuples. 
 Regardez la démocratie installée en Irak. L'Irak n'a jamais connu ce chaos depuis les guerres fratricides du lendemain de la mort du prophète. Des dizaines de personnes croupissent inhumainement  dans le bagne de Guantánamo sans jugement aucun et ce, depuis des années et des années. Les USA sous-traitent la torture à travers le monde. Les tortionnaires marocains s'y prêtent à cœur. La France dénonce l'ingérence de hizbo Allah dans les affaires intérieures de la Syrie, ce qui ne l'empêche pas d'envahir le Mali, d'installer ses troupes au Niger, en côte-d'ivoire, au Sénégal...pour maintenir au pouvoir, par la force des arme, des régimes qui protègent les intérêts français avant ceux de leurs peuples,   d'envahir la Libye, de soutenir les milliers de mercenaires qui viennent du Pakistan, d'Afghanistan, du Maroc...pour " faire la révolution" en Syrie.
La démocratie telle qu'elle est pratiquée à travers le monde a une seule limite: les intérêts des dominants/régnants. En mai 1968, lorsque le peuple français est à la porte de la victoire, l'armée est descendue dans la rue pour sauver le gros capital et sa république. Lorsque le peuple marocain s'était redressé contre la tyrannie, Hassan II n'a pas hésité à annoncer qu'il était prêt à exterminer les deux "mauvais tiers"   pour sauver le "bon tiers".
                              Ali Fkir, le 30 juillet 2013 

dimanche 21 juillet 2013

Survie : Des associations dénoncent un défilé néocolonial le 14 juillet

 

Réunis à l’occasion d’une conférence tenue à Paris le 11 juin, des militants de l’association Survie, de Sortir du Colonialisme et un activiste tchadien ont dénoncé l’organisation par la France le 14 juillet d’un défilé sur les Champs-Élysées mettant à l’honneur des troupes françaises et tchadiennes mobilisées dans la guerre au Mali.
« Ce défilé donne un parfum de victoire à une opération militaire qui est loin de pouvoir être présentée ainsi étant donné les nombreuses zones d’ombre qui l’entourent et les incertitudes qui demeurent sur son issue » a déclaré Fabrice Tarrit, Président de l’association Survie, rappelant que la France était probablement le pays le moins légitime pour intervenir au Mali, du fait de son passif historique dans la sous-région et de la succession d’interventions militaires qu’elle y a mené depuis 50 ans, contribuant à sa déstabilisation ». 
Une publication de l’association, intitulée « La France en guerre au Mali : enjeux et zones d’ombre » [1] apporte de nombreux éclairages sur ces aspects qui ont été jusque-là peu développés dans les médias.
Pour le Président de Survie, « sous couvert de mobilisation en faveur de la démocratie et des droits de l’Homme, cette intervention sert clairement les intérêts politiques, économiques et militaires de la France au Mali. Un parallèle peut être dressé avec le défilé organisé par Nicolas Sarkozy en 2010, année de commémoration du cinquantenaire des indépendances africaines, en présence de 10 chefs d’État africains. François Hollande perpétue cette politique, en prenant l’initiative sur des dossiers qui concernent avant tout les africains, en s’entourant d’un aréopage de chefs d’État et dictateurs alliés et en vantant l’ingérence militaire française sur le continent. »
« Cette intervention marque un échec », a renchéri David Mauger, lui aussi membre de Survie, « l’échec du multilatéralisme, tant il est flagrant que la France, concernant le Mali, a tenu le stylo pour toutes les initiatives, toutes les résolutions de l’ONU, qu’elle a dû constater l’incapacité opérationnelle des forces africaines de la Cedeao qu’elle est supposée renforcer depuis des décennies, et que par ailleurs elle n’a trouvé aucun partenaire pour intervenir au niveau de l’OTAN, peinant même à obtenir des soutiens européens à la mission de formation EUTM ». « Nous assistons à un retour du bilatéral entre la France et l’Afrique », a-t-il ajouté.
Ce retour du bilatéralisme est visible concernant la mobilisation des troupes tchadiennes au Mali, qui a fait l’objet de tractations diplomatiques entre la France et le Tchad, pays dirigé par le dictateur Idriss Déby et dont les forces armées sont réputées pour leurs violations des droits de l’homme et le recrutement d’enfants soldats. « La société civile tchadienne, est la victime principale de cette intervention militaire française appuyée par le Tchad » a relevé Abdelkerim Yacoub Koundougoumi, soulignant la vague de répression qui a suivi ce début de retour en grâce de Déby sur le plan diplomatique, donnant lieu à de très faibles réprobations, de la France en particulier. « Je suis choqué et déçu que les troupes tchadiennes soient mobilisées pour défendre la liberté et la démocratie dans un pays étranger alors qu’elles les refusent à leur propre peuple », Le militant tchadien en a profité pour lancer un appel de soutien à Makaila Nguebla, blogueur poursuivi par le régime tchadien jusqu’au Sénégal, dont il a été récemment expulsé, actuellement en attente d’un visa pour la France.
Le porte-parole de Sortir du Colonialisme, Patrick Farbiaz a appuyé cette demande et exprimé sa préoccupation à propos du refus de visa subi récemment par l’écrivaine malienne Aminata Traoré, jusque-là considérée en France comme une interlocutrice de poids, mais victime de son discours discordant sur l’intervention militaire française.
Le mouvement Sortir du Colonialisme, qui a émis en février un appel intitulé « Mali : la politique de la canonnière n’est pas une solution » voit dans ce défilé du 14 juillet une relégitimation de l’ordre colonial, à travers la mise en scène d’une armée française intervenant en Afrique, de troupes africaines lavées de tout soupçon d’exactions, et plus globalement d’une Françafrique qui a adopté un nouveau look tout en restant dans le giron de l’Élysée, de l’Etat-major et des entreprises françaises. Le nouveau Livre Blanc de la Défense, redonne une légitimité d’intervention militaire française en Afrique, cautionnant cette « stratégie du gendarme ».
Ce défilé intervient en effet à mi-chemin entre deux dates importantes. Le lancement le 1er juillet de la MINUSMA, la mission onusienne censée prendre le relais de Serval pour « pacifier » le pays, au sein de laquelle la France conserve un rôle de commandement, disposant par ailleurs de sa propres force « parallèle » d’intervention. D’autre part la date prévue du premier tour de la Présidentielle malienne, le 28 juillet, date imposée par la France, qui avait menacé d’être « intraitable » selon les propres mots de François Hollande, alors que les conditions d’organisation de l’élection sont bien loin d’être réunies. A la veille de ce scrutin, alors que la France est très investie dans la course aux marchés pour la reconstruction du Mali, qu’elle engrange peu à peu, il y a fort à redouter que le régime qui sera issu de ce processus peine à conquérir une vraie légitimité, continuant ainsi à laisser la part belle à ceux qui, comme la France, ont décidé de maintenir le pays sous tutelle.
Les représentants de l’association Survie, en conclusion de la conférence de presse ont tenu à dénoncer le rôle autoproclamé de gendarme de l’Afrique que la France s’est octroyé au Mali et condamné l’ingérence politique, diplomatique et militaire dont elle a fait preuve depuis le déclenchement de la crise malienne, appelant à un départ des troupes françaises du pays et plus globalement du continent africain.
Un appel à la vigilance et à la mobilisation citoyenne a également été lancé en prévision de l’organisation à Paris les 5 et 6 décembre d’une conférence internationale consacrée à la sécurité en Afrique, initiative pilotée par la France et qui s’apparente à une nouvelle version des Sommets France-Afrique dont les prédécesseurs de François Hollande ont tous usé pour rassembler la « famille françafricaine ».

Conférence Survie : La France en guerre au Mali... par survie-media
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18/7/2013 /

Mali - Les enfants, premières victimes des explosifs de guerre


mali
© Handicap International
Au Nord du Mali, les combats et les groupes armés ont laissé derrière eux des armes et des restes explosifs de guerre. Pour limiter les accidents, dont les enfants sont les premières victimes, Handicap International sensibilise les populations aux risques liés à ces armes et mobilise des démineurs pour nettoyer les champs de bataille.

Plus d'un an après avoir fui le Nord du Mali, les personnes déplacées ne peuvent toujours pas rentrer chez elles. Nombre d'entre elles vivent dans des conditions très difficiles, notamment à Mopti, où Handicap International concentre une part importante de ses opérations d'urgence, notamment la prévention des risques liés aux restes explosifs de guerre.

La sensibilisation au danger vise particulièrement les enfants qui sont spontanément attirés par les engins explosifs. Aujourd'hui, elle cible plus spécifiquement les personnes déplacées qui seront amenées à retourner sur des zones où des combats ont eu lieu et les personnes dont la profession implique un risque élevé, comme les agriculteurs.

Il est impératif de sécuriser au plus vite les zones contaminées. C'est pourquoi, l'association déploie des opérations de dépollution, en particulier des axes de circulation et des lieux de vie autour des localités de Diabali et de Tombouctou.

Soutenez nos actions au Mali et améliorez les conditions de vies des personnes en situation de handicap.
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