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dimanche 21 juillet 2013

Survie : Des associations dénoncent un défilé néocolonial le 14 juillet

 

Réunis à l’occasion d’une conférence tenue à Paris le 11 juin, des militants de l’association Survie, de Sortir du Colonialisme et un activiste tchadien ont dénoncé l’organisation par la France le 14 juillet d’un défilé sur les Champs-Élysées mettant à l’honneur des troupes françaises et tchadiennes mobilisées dans la guerre au Mali.
« Ce défilé donne un parfum de victoire à une opération militaire qui est loin de pouvoir être présentée ainsi étant donné les nombreuses zones d’ombre qui l’entourent et les incertitudes qui demeurent sur son issue » a déclaré Fabrice Tarrit, Président de l’association Survie, rappelant que la France était probablement le pays le moins légitime pour intervenir au Mali, du fait de son passif historique dans la sous-région et de la succession d’interventions militaires qu’elle y a mené depuis 50 ans, contribuant à sa déstabilisation ». 
Une publication de l’association, intitulée « La France en guerre au Mali : enjeux et zones d’ombre » [1] apporte de nombreux éclairages sur ces aspects qui ont été jusque-là peu développés dans les médias.
Pour le Président de Survie, « sous couvert de mobilisation en faveur de la démocratie et des droits de l’Homme, cette intervention sert clairement les intérêts politiques, économiques et militaires de la France au Mali. Un parallèle peut être dressé avec le défilé organisé par Nicolas Sarkozy en 2010, année de commémoration du cinquantenaire des indépendances africaines, en présence de 10 chefs d’État africains. François Hollande perpétue cette politique, en prenant l’initiative sur des dossiers qui concernent avant tout les africains, en s’entourant d’un aréopage de chefs d’État et dictateurs alliés et en vantant l’ingérence militaire française sur le continent. »
« Cette intervention marque un échec », a renchéri David Mauger, lui aussi membre de Survie, « l’échec du multilatéralisme, tant il est flagrant que la France, concernant le Mali, a tenu le stylo pour toutes les initiatives, toutes les résolutions de l’ONU, qu’elle a dû constater l’incapacité opérationnelle des forces africaines de la Cedeao qu’elle est supposée renforcer depuis des décennies, et que par ailleurs elle n’a trouvé aucun partenaire pour intervenir au niveau de l’OTAN, peinant même à obtenir des soutiens européens à la mission de formation EUTM ». « Nous assistons à un retour du bilatéral entre la France et l’Afrique », a-t-il ajouté.
Ce retour du bilatéralisme est visible concernant la mobilisation des troupes tchadiennes au Mali, qui a fait l’objet de tractations diplomatiques entre la France et le Tchad, pays dirigé par le dictateur Idriss Déby et dont les forces armées sont réputées pour leurs violations des droits de l’homme et le recrutement d’enfants soldats. « La société civile tchadienne, est la victime principale de cette intervention militaire française appuyée par le Tchad » a relevé Abdelkerim Yacoub Koundougoumi, soulignant la vague de répression qui a suivi ce début de retour en grâce de Déby sur le plan diplomatique, donnant lieu à de très faibles réprobations, de la France en particulier. « Je suis choqué et déçu que les troupes tchadiennes soient mobilisées pour défendre la liberté et la démocratie dans un pays étranger alors qu’elles les refusent à leur propre peuple », Le militant tchadien en a profité pour lancer un appel de soutien à Makaila Nguebla, blogueur poursuivi par le régime tchadien jusqu’au Sénégal, dont il a été récemment expulsé, actuellement en attente d’un visa pour la France.
Le porte-parole de Sortir du Colonialisme, Patrick Farbiaz a appuyé cette demande et exprimé sa préoccupation à propos du refus de visa subi récemment par l’écrivaine malienne Aminata Traoré, jusque-là considérée en France comme une interlocutrice de poids, mais victime de son discours discordant sur l’intervention militaire française.
Le mouvement Sortir du Colonialisme, qui a émis en février un appel intitulé « Mali : la politique de la canonnière n’est pas une solution » voit dans ce défilé du 14 juillet une relégitimation de l’ordre colonial, à travers la mise en scène d’une armée française intervenant en Afrique, de troupes africaines lavées de tout soupçon d’exactions, et plus globalement d’une Françafrique qui a adopté un nouveau look tout en restant dans le giron de l’Élysée, de l’Etat-major et des entreprises françaises. Le nouveau Livre Blanc de la Défense, redonne une légitimité d’intervention militaire française en Afrique, cautionnant cette « stratégie du gendarme ».
Ce défilé intervient en effet à mi-chemin entre deux dates importantes. Le lancement le 1er juillet de la MINUSMA, la mission onusienne censée prendre le relais de Serval pour « pacifier » le pays, au sein de laquelle la France conserve un rôle de commandement, disposant par ailleurs de sa propres force « parallèle » d’intervention. D’autre part la date prévue du premier tour de la Présidentielle malienne, le 28 juillet, date imposée par la France, qui avait menacé d’être « intraitable » selon les propres mots de François Hollande, alors que les conditions d’organisation de l’élection sont bien loin d’être réunies. A la veille de ce scrutin, alors que la France est très investie dans la course aux marchés pour la reconstruction du Mali, qu’elle engrange peu à peu, il y a fort à redouter que le régime qui sera issu de ce processus peine à conquérir une vraie légitimité, continuant ainsi à laisser la part belle à ceux qui, comme la France, ont décidé de maintenir le pays sous tutelle.
Les représentants de l’association Survie, en conclusion de la conférence de presse ont tenu à dénoncer le rôle autoproclamé de gendarme de l’Afrique que la France s’est octroyé au Mali et condamné l’ingérence politique, diplomatique et militaire dont elle a fait preuve depuis le déclenchement de la crise malienne, appelant à un départ des troupes françaises du pays et plus globalement du continent africain.
Un appel à la vigilance et à la mobilisation citoyenne a également été lancé en prévision de l’organisation à Paris les 5 et 6 décembre d’une conférence internationale consacrée à la sécurité en Afrique, initiative pilotée par la France et qui s’apparente à une nouvelle version des Sommets France-Afrique dont les prédécesseurs de François Hollande ont tous usé pour rassembler la « famille françafricaine ».

Conférence Survie : La France en guerre au Mali... par survie-media
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18/7/2013 /

Mali - Les enfants, premières victimes des explosifs de guerre


mali
© Handicap International
Au Nord du Mali, les combats et les groupes armés ont laissé derrière eux des armes et des restes explosifs de guerre. Pour limiter les accidents, dont les enfants sont les premières victimes, Handicap International sensibilise les populations aux risques liés à ces armes et mobilise des démineurs pour nettoyer les champs de bataille.

Plus d'un an après avoir fui le Nord du Mali, les personnes déplacées ne peuvent toujours pas rentrer chez elles. Nombre d'entre elles vivent dans des conditions très difficiles, notamment à Mopti, où Handicap International concentre une part importante de ses opérations d'urgence, notamment la prévention des risques liés aux restes explosifs de guerre.

La sensibilisation au danger vise particulièrement les enfants qui sont spontanément attirés par les engins explosifs. Aujourd'hui, elle cible plus spécifiquement les personnes déplacées qui seront amenées à retourner sur des zones où des combats ont eu lieu et les personnes dont la profession implique un risque élevé, comme les agriculteurs.

Il est impératif de sécuriser au plus vite les zones contaminées. C'est pourquoi, l'association déploie des opérations de dépollution, en particulier des axes de circulation et des lieux de vie autour des localités de Diabali et de Tombouctou.

Soutenez nos actions au Mali et améliorez les conditions de vies des personnes en situation de handicap.
Je fais un don Je deviens parrain

mercredi 18 avril 2012

Palestine : Face au blocus : boycott et pétition

 Par L’équipe d’animation de la campagne BDS France, 17/4/2012


 On ne demandait pas un si bel aveu à l'état israélien, qui a ostensiblement refusé ce week-end encore à des centaines de citoyens du monde de se rendre dans les territoires occupés en réponse à l'appel international des Palestiniens. 
Et pourtant, quel bel aveu par là non seulement de sa politique de colonisation et d'apartheid justifiant d'empêcher la visite de témoins, mais aussi de son racisme (mis en œuvre par les compagnies aériennes sommées de demander la nationalité ou la confession de passagers), et de sa capacité à faire de l'ingérence jusque dans les aéroports européens au détriment de libertés individuelles les plus fondamentales.
 Face au blocus : le boycott. Car en cette période électorale, faut-il rappeler que c'est aussi et surtout chez nous que se jouent la solidarité internationale et la justice en refusant quotidiennement toute compromission avec ce qui encourage la politique israélienne.

 Signez la pétition à l'attention des députés européens contre le renouvellement de l'accord commercial privilégié entre l'Union européenne et Israël. BDS France relaie la campagne BDS espagnole : signez la pétition demandant aux compositeur et chanteurs Joan Manuel Serrat et Joaquín Sabina de renoncer à leur spectacle prévu à Tel-Aviv.
 Texte de la pétition sur campagnebdsfrance@yahoo.fr

jeudi 31 mars 2011

Le Comité Marocain de Suivi du 20 février interpelle Monsieur Alain Juppé, Ministre des affaires étrangères,

Par Mohamed Jaite Coordinateur du  Comité Marocain de Suivi du 20 février,31/3/2011

Allocution à l’occasion du rassemblement du 30 mars face au ministère des affaires étrangères

Monsieur Alain Juppé, Ministre des affaires étrangères,
Le Comité Marocain de Suivi du 20 février, composé d’une vingtaine d’associations et d’organisations démocratiques issues de l’immigration marocaine en France, tient à exprimer son indignation suite à votre déclaration du 17 mars à l’ONU relative à la situation au Maroc.
Au moment où le peuple marocain descendait dans la rue pour dénoncer la démagogie des discours et promesses du Makhzen, vous vous êtes permis de saluer « le courage de Mohamed VI qui dans son discours a tracé la voie d'une monarchie constitutionnelle ».
Faut-il vous rappeler la faute politique que la France a commise à l’égard du peuple tunisien avant et pendant sa révolution héroïque par la voix de l’ancienne ministre des affaires étrangères et du nouvel ambassadeur français en Tunisie.. Vos propos sont dans le droit fil de ceux de Rama Yade, lors de son intervention télévisuelle, qui considère le Maroc comme une exception, un modèle de démocratie et qui appuie le statut de « commandeur des croyants » du chef de l’Etat marocain.
L’Adjoint à l'Ambassadeur de France à Rabat est allé un peu plus loin. Dans une tentative de sonder l’opinion marocaine, il organise le vendredi 18 mars une rencontre avec un groupe de jeunes issus de partis politiques marocains pour les mettre ouvertement en garde contre ce qu’il appelle « la manipulation des islamistes et l’extrême gauche » et les dissuader de continuer à manifester dans le cadre du mouvement du 20 février.

Monsieur le Ministre des affaires étrangères,
Les Marocains de France s'indignent de l'attitude de la diplomatie française et tiennent à vous l’exprimer. Par vos propos à l’ONU, vous participez de fait à la propagande officielle de dénigrement orchestrée par l’Etat marocain contre le mouvement populaire du 20 février qui aspire à de vrais changements démocratiques.
Aujourd’hui, 30 mars 2011, ils tiennent à vous dire que le 30 mars 1912 et son traité de protectorat sont révolus.
Les Marocains d’aujourd’hui comme leurs ainés du mouvement de libération national refusent votre paternalisme et n’acceptent pas votre ingérence. Le Maroc n’est pas un pré-carré de la France et les Marocains ne sont pas prêts à céder sur leur autodétermination. Ils ne laisseront personne s’immiscer dans leurs affaires. Ils sont capables d’écrire seuls leur page d’histoire comme sont en train de le faire les autres peuples de la région.
Le Comité Marocain de Suivi du 20 février vous demande de revoir votre attitude vis-à-vis du peuple marocain. Celui-ci a entamé sa marche vers l’émancipation et la liberté et il balayera tous ceux qui se dresseront devant son chemin. Il salue et rend hommage à toutes les forces démocratiques françaises qui ont choisi de le soutenir dans son combat.
Salutations militantes,
JAITE Mohamed
Pour le bureau des Amis de l'AMDH-Paris
Tél : 06.12.84.33.64
Le Comité Marocain de Suivi du 20 février a organisé le mercredi 30 mars un rassemblement devant le ministère français des affaires étrangères.
Une lettre avait été adressée à Alain Juppé pour lui demander de recevoir une délégation à l’occasion de ce rassemblement. Le Comité n’a pas été reçu et pour cause ; Alain Juppé recevait au même moment son homologue marocain, Tayeb Fassi Fihri.
Dans la réponse reçue par la Comité, la responsable du Maghreb-Moyen Orient au MAE se propose de nous recevoir la semaine prochaine.

vendredi 25 mars 2011

Le comité marocain de suivi du 20 février appelle à un rassemblement contre l’ingérence de la France au Maroc


Le Maroc connait un large mouvement populaire réclamant des changements démocratiques et politiques profonds. Le mouvement 20 février est né d'un rassemblement de jeunes pour le changement. Des jeunes ont pris la responsabilité de s'inscrire dans une dynamique de participation positive dans la construction.
Face au mouvement de la jeunesse pour le changement, la France réitère les mêmes erreurs historiques et politiquement impardonnables par un peuple qui souffre de l’absolutisme.
En effet, l'ingérence française s'est à nouveau exprimée au mépris de la dignité du peuple marocain et de sa volonté de reconstruire son propre espoir.
Acte 1 : L'intervention télévisuelle de Rama Yade, citant le Maroc comme une exception, un modèle de démocratie et appuyant le statut de « commandeur des croyants », est une faute politique.
Acte 2 : L'intervention à la tribune de l'ONU, le 17 mars dernier, du chef de la diplomatie française, M. Alain Juppé, après le fiasco de son prédécesseur, Mme Alliot-Marie, lors de la révolution Tunisienne, qualifiant de « courageux et visionnaire la mise en place d'une monarchie constitutionnelle », relève d’un paternalisme inacceptable et constitue une offense envers le peuple marocain.
Acte 3 : Le vendredi 18 mars, l’Adjoint à l'Ambassadeur de France à Rabat rencontre un groupe de jeunes issus de partis politiques marocains pour les mettre ouvertement en garde contre « la manipulation des islamistes et l’extrême gauche » et les dissuader de continuer à manifester dans le cadre du mouvement du 20 février.

La diplomatie française ne DOIT pas participer à la propagande de l'État Makhzenien répressif pour faire taire le peuple marocain et sauvegarder les intérêts économiques et stratégiques des corrompus et leurs amis.
Les Marocains de France, acteurs du changement, s'indignent de l'attitude de la diplomatie française. Rassemblés au sein du Comité Marocain de suivi du mouvement du 20 février, nous appelons l'ensemble des marocains libres, ainsi que tous les défenseurs des peuples aspirant à l'émancipation démocratique, à un :
RASSEMBLEMENT LE MERCREDI 30 MARS A 18h
DEVANT LE MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
37, Quai d’Orsay 75007 Paris
Métro : Invalides

Organisations du comité : AMF, ASDHOM, ATMF, FMVJ-France, Amis AMDH-Paris, APADM, FSCME, RIAS, Voie Démocratique, PSU, PADS, 20 février-Désir de changement, Maroc Ecologie les Verts, CAPDEMA, Cri des Marocains, GIM, Tamaynut.

Pour tout contact : Mohamed, m.jaite@gmail.com, Tél : 06.12.84.33.64

mercredi 12 août 2009

Censure…ingérence…nationalisme

Par Smirnova, 8/8/2009 (extraits)

…Des groupes se sont formés
des contre la censure
et des soit disant contre l'arrogance française !!
et bizarrement la fibre de" l'intérêt suprême de la nation" a été soulevée
par ceux et celles qui veulent justifier l'arbitraire..
Des "militantEs" nationalistes
arguant que la France par le biais de son ministre des affaires étrangères
a exprimé "son regret" de la censure du journal "le Monde"…
parlant de "nationalisme", d" ingérence des étrangers" dans les affaires intérieures du pays!!!comme si vraiment les décisions politiques dans ce pays étaient "nationales"!!!
Même le ministre de la communication est sorti de ses gonds
et a sorti un papier hallucinant
où il invective la société civile, les partis politiques
qui, selon lui, devraient être à l 'avant garde
pour défendre les valeurs "sacrées " du royaume...!!!
On sait tous et toutes que notre pays fonctionne selon le bon vouloir de la Banque Mondiale,
que nous sommes un état" qui suit scrupuleusement à l'œil et au doigt les directives de l'UE !Même qu'il est classé bon élève quant à l'application de leurs directives !!
et hop
par miracle on devient nationaliste et on refuse d'être jugé par l'extérieur !!
Où étaient ces "nationalistes" de la dernière heure
quand nos citoyens se faisaient et se font humilier quotidiennement pour un visa ???
Où étaient ces "nationalistes "

quand on nous imposait des traités,
des accords qui ne servent en rien notre pays ?????
Le régime est entrain de fabriquer sa nouvelle assise arrogante
prêt à tout pour intimider,
jouant sur la fibre d'un nationalisme... juste au service du régime !!!
essayant de légitimer un pouvoir qui a brûlé toutes ses cartes
qui appauvrit
qui marginalise
qui emprisonne
et qui n'est même plus capable de permettre les critiques
des néo libéraux comme Benchemsi et autres..
L'absence d'une gauche se ressent plus que jamais,
une gauche qui remettrait les pendules à l'heure
une gauche au cœur des luttes,
auprès de ces millions de marocainEs
qui luttent pour survivre
dans ce monde
que la démission de quelques uns
a rendu si cruel .. !