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jeudi 1 décembre 2016

La France pille 440 milliards d'euros par an à ses "anciennes" colonies d'Afrique

Franc CFA : quand les Allemands s'en mêlent
Un journal économique allemand accuse la France de piller chaque année 440 milliards d'euros aux Africains à travers le Franc CFA. 
 Par Ivoirebusiness, 7/11/2016
Cet esclavage économique est important pour l’essor de l’économie française. À chaque fois que ce trafic est susceptible de faillir, la France est prête à tout pour le reconquérir. Si un dirigeant de la zone CFA ne répond plus aux exigences de la France, Paris bloque ses réserves de devises et plus encore, la France ferme les banques dans ce pays jugé «rebelle». C’est fut le cas de la Côte d’Ivoire avec Laurent Gbagbo.
"Le gouvernement français recueille auprès de ses anciennes colonies chaque année 440 milliards d'euros de taxes. La France repose sur les recettes venant d'Afrique, pour ne pas sombrer dans l'insignifiance économique, prévient l'ancien président Jacques Chirac.
Dans les années 1950 et 60, la France a décidé les colonies françaises d'Afrique à devenir indépendante. Bien que le gouvernement de Paris ait accepté les déclarations d'indépendance formelles, il a appelé les pays africains à signer un soi-disant «pacte pour la poursuite de la colonisation". Ils y ont convenu d'introduire la monnaie coloniale française FCFA ( «Franc pour les colonies françaises en Afrique"), de maintenir les écoles françaises et le système militaire, et d'établir le français comme langue officielle.
Le Franc CFA est la dénomination de la monnaie commune de 14 pays africains membres de la zone Franc. Cette monnaie qui constitue un frein à l’émergence de ces pays a été créée en 1945, date où la France a ratifié les accords de Bretton Woods et procédé à la mise en œuvre de sa première déclaration de parité au Fonds monétaire international (FMI). Cela s’appelait à l’époque «Franc des Colonies Françaises d’Afrique».
En vertu de cette loi, 14 pays africains sont encore obligés de stocker environ 85 pour cent de leurs réserves en devises à la Banque de France à Paris. Ils sont sous le contrôle direct du Trésor français. Les pays concernés n'ont pas accès à cette partie de leurs réserves. Les 15 pour cent des réserves ne suffisant pas à leurs besoins, ils doivent emprunter des fonds supplémentaires du Trésor français au prix du marché. Depuis 1961, Paris contrôle toutes les réserves en devises étrangères du Bénin, du Burkina Faso, la Guinée-Bissau, Côte-d'Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Congo, Guinée équatoriale et le Gabon.
En outre, ces pays doivent chaque année transférer leur «dette coloniale» pour l'infrastructure construite en France à Paris comme la Silicon Afrique 3 a rapporté en détail. La France prend environ 440 milliards d'euros par an. Le gouvernement à Paris dispose également d'un droit de premier refus sur toutes les ressources naturelles nouvellement découvertes dans les pays africains. Enfin, les entreprises françaises doivent avoir la priorité dans l'attribution des contrats dans les ex-colonies. En conséquence, il y a le plus d'actifs dans les domaines de l'approvisionnement, de la finance, le transport, l'énergie et l'agriculture dans les mains des sociétés françaises.
L'élite dirigeante dans chaque pays africain doit remplir ces créances obligatoires sans aucun autre choix. Les dirigeants africains qui refusent sont menacés d'assassinat ou de renversement de leur gouvernement. Au cours des 50 dernières années, on a eu 67 coups d’État dans 26 pays africains. 16 de ces 26 pays étaient d'anciennes colonies de la France.
Un exemple est le premier président du Togo Afrique de l'Ouest, Sylvanus Olympio, renversé par un coup d’État. Il avait refusé de signer le «Pacte pour la poursuite de la colonisation". Mais la France a insisté pour que le Togo paie la compensation pour les infrastructures qui avaient été construites par les Français pendant la période coloniale. La somme équivaut en une année à environ 40 pour cent des ressources des ménages du Togo en 1963, obligeant le pays juste indépendant à atteindre rapidement ses limites économiques.
En outre, le nouveau président du Togo a décidé de supprimer la monnaie coloniale française FCFA et d'imprimer sa propre monnaie nationale. Trois jours après cette décision, le nouveau gouvernement a été renversé par un groupe d'anciens légionnaires étrangers et le Président tué. Le chef des Légionnaires, Gnassingbe Eyadema, a reçu 550 euros de l'ambassade française pour l'attaque, selon le Telegraph britannique. Quatre ans plus tard Eyadema a été promu avec le soutien de Paris, nouveau président du Togo. Il a établi une dictature tyrannique dans ce pays d'Afrique occidentale et est resté au pouvoir jusqu'à sa mort en 2005.
Dans les années suivantes, le gouvernement de Paris a gardé le lien avec les anciens légionnaires pour renverser des gouvernements impopulaires dans ses ex-colonies. Ce fut le cas du premier président de la République centrafricaine, David Dacko, renversé par les anciens membres de la Légion étrangère en 1966.
La même chose est arrivée au Président du Burkina Faso, Maurice Yaméogo, et avec le président du Bénin, Mathieu Kérékou, auteur d'un putsch. Ce fut aussi le cas du premier président de la République du Mali Modiba Keita, qui a lui aussi été victime d'un coup d’État par d'ex-légionnaires en 1968.
La raison : quelques années plus tôt, il avait simplement décidé de se séparer de la monnaie coloniale française."
Lire la suite sur...http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/2015/03/15/frankreich-kann-se...

mercredi 11 mars 2015

France-Maroc : un arrangement à l’amiable sur le dos des victimes de torture

Publié le 9 mars 2015 (rédigé le 2 mars 2015) par Raphaël Granvaud

Le Maroc a obtenu une garantie d’impunité en échange du rétablissement de ses relations judiciaires et sécuritaires avec la France.
Le 31 janvier, les ministres de la Justice des deux pays annonçaient le « rétablissement immédiat de la coopération judiciaire et juridique », un peu moins d’un an après sa suspension par le Maroc. 
La crise entre les deux pays avait commencé quand des policiers étaient venus à la résidence de l’ambassadeur du Maroc en France pour notifier au chef du renseignement marocain une demande d’audition de la justice française. Abdellatif Hammouchi, qui a sous ses ordres le centre de détention de Temara, était en effet visé par une plainte pour complicité de torture à l’initiative de l’association ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture).

Je t’aime, moi non plus

Depuis plusieurs mois, les autorités françaises, à commencer par le Président et son Premier ministre, multipliaient les déclarations publiques d’amitié à destination du royaume chérifien, tandis que les autorités marocaines semblaient au contraire faire monter la pression et les enchères. La rupture était bien entendu superficielle, personne n’entendant remettre en cause les intérêts croisés entre les deux pays, notamment la forte présence économique française dans le pays (près de 700 filiales), ou le soutien français au Maroc sur son occupation du Sahara occidental. Si l’on en croit Rfi.fr (02/02), les autorités françaises étaient surtout gênées par la rupture de la coopération sécuritaire et de l’échange d’informations entre services : « depuis un an, les informations concernant les mouvements des combattants islamistes, notamment dans la bande sahélosaharienne, ne remontent plus, handicapant lourdement les services de renseignement français et européens ».

lundi 27 octobre 2014

Algérie : une frontière et des dangers












































Algérie résistance

Algérie : une frontière et des dangers

Par Mohsen Abdelmoumen, 26/10/2014



L’Algérie face au danger terroriste. D.R.




L’Algérie a une frontière commune avec sept pays africains, sur une longueur totale de plus de 6300 km, ce qui constitue un facteur géostratégique très important. Cependant, elle fait face en ce moment à un siège qui ne dit pas son nom, allant de sa frontière Est à celle du Sud, pendant qu’à l’Ouest, le régime monarchique du Maroc mobilise ses troupes de contrebandiers de la drogue et du carburant dans une manœuvre pernicieuse visant l’Algérie. 

Non content de cela, le royaume du tourisme sexuel n’a pas hésité à acheter de nombreux journalistes dans des médias français pour discréditer l’Algérie, comme ce fut révélé par le mystérieux Chris Coleman, celui que l’on appelle désormais le Snowden arabe. Celui-ci a détaillé le rapport qu’entretient le Makhzen avec ces journalistes français, chargés d’appuyer la monarchie archaïque du Maroc dans sa gestion du dossier du Sahara Occidental qui, rappelons-le, reste un cas non résolu de colonisation. La campagne de dénigrement du Maroc envers l’Algérie dure depuis des années mais elle a pris un tour nouveau avec une rumeur qui a fait le tour des réseaux sociaux concernant le redessinnement de la frontière algéro-marocaine sous la supervision de militaires français quand, peu avant la fête de l’Aid El Kébir, le Maroc aurait annexé, d’après une information qui émane du Makhzen, une partie du sol algérien à 15 km d’Oujda. Quelque temps plus tard, le Maroc inventait un incident qui se serait produit à la frontière, accusant l’armée algérienne d’avoir tiré sur des ressortissants marocains et d’avoir blessé grièvement l’un d’entre eux. Par ailleurs, les récentes sorties fracassantes de l’avocat des familles des moines de Tibhirine, le français Patrick Baudouin, après la visite en Algérie du juge Trévidic, ont à nouveau propagé la bonne vieille thèse du « qui-tue-qui » si chère à la France, mais sachant qu’il existe une relation douteuse entre l’avocat et la monarchie du Maroc, cet acharnement ne nous étonne pas outre mesure.
En effet, les liens très étroits entre Patrick Baudouin et le franco-marocain Driss el-Yazami qui ont siégé tous deux au sein de la FIDH (Fédération Internationale des ligues des droits de l’homme) et dont ils ont été respectivement président et secrétaire général adjoint, nous démontrent s’il en est besoin que la main du Makhzen traîne en des lieux où elle ne devrait pas être. Surnommé « l’homme du Makhzen », Driss el-Yazami est un proche de la famille royale et il n’a jamais cessé de nier l’existence des centres de détention et de torture au Maroc, malgré un rapport de 6600 pages de la CIA publié en 2014 le contredisant, ce qui est tout de même assez étonnant de la part d’un défenseur acharné des droits de l’homme, qui plus est, récipiendaire de la Légion d’honneur. A travers ces deux compères, Baudouin et el-Yazami, nous assistons donc à autre forme de campagne de dénigrement ciblant l’Algérie et émanant de la monarchie obsolète du Maroc et de la France en déclin. Le Maroc, au lieu de respecter le droit international et les résolutions de l’ONU, met sa tête dans le sable comme l’autruche et persiste à fabriquer un ennemi imaginaire qui n’est autre que l’Algérie qu’il considère comme son ennemi personnel, poussant l’effronterie jusqu’à construire un mur le long de sa frontière, imitant ainsi son bon ami Israël, sous l’œil bienveillant de la France qui joue la double carte, montrant patte blanche à Alger tout en entretenant une crise entre le Maroc et l’Algérie. Plus l’Algérie s’affaiblit sur le plan régional et sur le plan national, plus la France se renforce, que ce soit en décrochant des contrats faramineux, ou en s’implantant de plus en plus en Afrique et en récupérant ses anciennes colonies. Ce n’est pas un hasard si la France est derrière les tentatives du Maroc de vouloir jouer un rôle majeur au Sahel, bien que son ambassadeur pour les Nations Unies, Gérard Araud, ait déclaré en 2011, comme l’a relaté Javier Bardem, le grand défenseur de l’autonomie du Sahara Occidental : « le Maroc est une maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n’est pas particulièrement amoureux, mais qu’on doit défendre ». La France coloniale machiavélique n’est savante que dans la division, attisant le feu entre l’un et l’autre tout en assurant son soutien aux deux camps. Jamais les relations entre l’Algérie et la France n’ont été meilleures, pourtant celle-ci continue à alimenter et à soutenir le Maroc dans sa démarche aveugle à vouloir déstabiliser l’Algérie par son plan d’inondation du territoire algérien avec des tonnes de drogue et le trafic des contrebandiers. La stigmatisation de l’Algérie menée par les journalistes français soudoyés par le Makhzen n’est donc pas incohérente et s’accorde parfaitement avec la politique coloniale de la France qui profite plus que certainement de la faiblesse du pouvoir algérien actuel qui a avantagé les entreprises françaises en leur octroyant des contrats mirobolants. En soufflant le chaud et le froid au Maghreb et au Sahel, la France applique à la lettre le « chaos constructif » prôné par Susan Rice. Les néocons seraient-ils au pouvoir à Paris ? La même configuration a eu lieu en Libye où la France a armé des terroristes pour démolir le pays après avoir entretenu des rapports amicaux avec Kadhafi, le recevant à Paris et obtenant de lui des apports financiers juteux. Les deux paradigmes, à savoir l’influence de l’ancien colonisateur et la faiblesse des pouvoirs en place dans les pays africains, nous montre à quel point l’instabilité avec ses différents visages sera une conséquence inévitable pour le continent africain. Pour s’affranchir du néocolonialisme français ou autre, il faut de véritables Etats, solides, avec des gouvernements forts ayant un ancrage populaire. Actuellement le continent africain vit des fléaux comme la pauvreté, l’analphabétisme, les guerres tribales et diverses maladies, ce qui ne l’immunise certes pas contre les manœuvres ordurières de l’ancien colonisateur qui continue à dicter sa loi à des pouvoirs fantoches et faibles, quand ils ne sont pas anti nationaux.
Les gesticulations compulsives de la monarchie marocaine sont loin d’être innocentes et comportent un danger qui vient s’ajouter à l’instabilité totale qui règne le long de la frontière Est longeant la Libye, où des tentatives d’incursions terroristes ne cessent de se produire. L’armée algérienne, l’ANP, fait face à de véritables épreuves, tant dans la lutte contre les terroristes qui cherchent à commettre des attentats en Algérie, que dans la poursuite des contrebandiers qui se sont multipliés après la chute de la Libye dévastée. N‘oublions pas non plus la Tunisie, où les groupes terroristes sévissent à leur guise et où les attentats sont le lot quotidien de la population, et la déclaration du Premier ministre tunisien affirmant que les terroristes basés en Libye ont des plans d’attaque visant la Tunisie et l’Algérie confirme nos propos. En Tunisie, les résultats des élections verront les ex-responsables du régime de Ben Ali et le parti Ennahdha se partager le gâteau, et on nous parle de « révolution » ! Face au retour en force des ex-responsables de Ben Ali, Ennahdha a promis aux Américains de faire profil bas dans le but d’accueillir la confrérie des Frères musulmans chassés récemment du Qatar. En effet, comment expliquer le silence d’Ennahdha, spécialiste des manifestations « spontanées », face au retour des anciens du régime de Ben Ali ? Sans parler de la base secrète américaine sur le sol tunisien concédée par Ennahdha. Encore un pays instable le long de nos frontières immenses. Et les « bobos » rêvant des révolutions à la Gene Sharp d’Otpor nous vantent le modèle tunisien ! Les frontières Sud, quant à elles, sont loin d’être sûres et, bien pire, comportent de nombreux périls, notamment de la part des terroristes qui circulent librement depuis le chaos que la France et l’Otan ont installé en Libye en broyant ce pays. Le président égyptien Al Sissi, dans une lettre transmise par son ministre des Affaires étrangères aux autorités algériennes, évoque un danger visant l’Algérie et l’Egypte à travers la Libye. Un attentat ciblant l’armée égyptienne qui a tué 30 soldats et blessé 29 autres a eu lieu à Al-Ariche, ce vendredi 24, corroborant les avertissements du président égyptien. Un scénario du type Tiguentourine contre l’Algérie n’est pas à exclure, et notre armée déjoue tous les jours des tentatives d’attentats. En réalité, l’Algérie est en guerre permanente sur plusieurs fronts. Ajoutons à ce tableau la crise des réfugiés maliens et subsahariens qui ont afflué par milliers en Algérie avec tous les dangers que cela comporte, tant au niveau sanitaire que sécuritaire. Les autorités algériennes n’étant aucunement préparées à ce flux migratoire, elles ont laissé une énorme quantité de réfugiés se mêler à la population sans contrôle ni organisation, or nul pays au monde ne peut accepter des migrants sans connaître leur origine et leur passé, et sans avoir minutieusement étudié leur cas. Cet afflux de réfugiés comporte un risque supplémentaire allant de la contrebande aux différents trafics, voire même au terrorisme. Aucune mesure sérieuse n’a été prise par le gouvernement algérien dans l’accueil des réfugiés, alors que l’on évoque des cas d’Ebola au Mali.
De ce constat accablant, il appert que quelque 6300 km doivent impérativement être surveillés et sécurisés par l’armée algérienne et les garde-frontières, ce qui constitue un défi majeur et pose un véritable problème en terme de charge de travail, sachant que des nations comme la Libye ont quasiment disparu de la carte, et que nous sommes entourés de pays démantelés, pratiquement sans armée, si ce n’est des milices islamistes qui ont prêté allégeance à Daech-ISIS, comme dans le califat de Darna en Libye. La France s’en lave les mains, bien qu’elle ait semé le chaos en Libye, au Sahel, au Mali, en laissant ce cadeau empoisonné à l’Algérie et celle-ci est amenée à jouer un rôle essentiel dans le règlement de ces conflits, car il y va de la stabilité du territoire algérien. Contrairement à ce que croient les politiciens occidentaux dans leur aveuglement à ignorer les menaces réelles, la problématique des frontières algériennes et leur instabilité concerne toute l’Europe. Si aujourd’hui l’Algérie tient bon, c’est grâce à son armée endurcie depuis des années dans la lutte antiterroriste. Cependant, les puissances occidentales n’organisent aucun sommet ou congrès pour évaluer et étudier les implications concernant l’insécurité qui prévaut au Sahel et qui menace la stabilité déjà précaire de tout le continent africain. Au contraire, les gouvernements occidentaux pratiquent une politique de fuite en avant en refusant d’appuyer la feuille de route algérienne pour régler la crise libyenne, les pays occidentaux s’alignant sur la France qui n’a jamais abandonné sa politique Françafrique. On constate une fois de plus avec ahurissement l’arrogance des politiciens français qui osent donner des leçons de démocratie à toute la planète, comme le député UMP Jacques Myard, membre de la Commission des Affaires étrangères du Parlement français et engraissé par l’argent du contribuable, qui lance un appel contre la venue des réfugiés en France. Messieurs les Français, vous semblez oublier que vous avez armé les djihadistes en Syrie et en Libye et que la crise actuelle du Sahel, à laquelle l’Algérie fait face bien malgré elle, n’est que la résultante de votre aventurisme politique ! Allez donc régler la crise du Sahel, Monsieur Myard, et emmenez avec vous Marine Le Pen qui est partie en croisade contre les immigrants à Calais. Devant de tels comportements, il est évident que la droite et l’extrême-droite françaises continuent à jouer sur la fibre de la xénophobie et du racisme primaire, démontrant ainsi que la France n’a pas changé depuis Pétain. Il faut noter par ailleurs que le dispositif Frontex, agence européenne pour la sécurité et les frontières extérieures de l’Union européenne, est un échec monumental imputable aux Européens hypocrites qui pourchassent les réfugiés tout en déstabilisant et détruisant leurs pays d’origine.
L’enjeu des frontières algériennes ne concerne pas que l’Algérie et sachant qu’elle est la porte vers l’Europe, le continent européen doit prendre cette affaire au sérieux au lieu de se livrer à un jeu pervers en affirmant une chose et son contraire.
 Messieurs les Français, on vous attend sur le dossier sahraoui. Pourquoi tenez-vous tant à ce que le Sahara occidental soit marocain à tout prix, et cela en dépit des résolutions de l’ONU ? Il est clair que vous n’appliquez que les règlements qui vous conviennent. Pourquoi ne pas soutenir la feuille de route algérienne dans la résolution de la crise libyenne ? Pourquoi le dossier des réfugiés maliens, libyens et tant d’autres n’a-t-il pas été évoqué dans vos assemblées et vos conseils des ministres qui, au lieu de se pencher sur ces sujets graves, ressemblent de plus en plus à des cours de récréation ? Vos guéguerres partisanes ne sont que des chamailleries de gamins. Un peu de dignité, Messieurs les politiciens français ! Votre pays symbolise le déclin, il faudra bien l’accepter, et il est inutile de chercher des ennemis à l’extérieur alors qu’il est en vous-mêmes, dans votre atavisme de nation colonisatrice. Quel est le bilan de vos opérations militaires Serval et Barkhane ? Nous ne voyons aucun résultat, à quoi a servi votre présence au Sahel ? Qu’avez-vous fait pour combattre le terrorisme ? Donnez-nous des chiffres et pas seulement des bobards ! Ce n’est pas coutumier de la part de « grandes gueules » de pratiquer l’omerta sur leurs conquêtes militaires et votre silence qui ne correspond pas à votre profil de franchouillards arrogants et prétentieux en dit long sur votre fiasco militaire au Mali et au Sahel en général. Réglez les problèmes et les crises que vous avez créés plutôt que de nous transmettre la patate chaude en ignorant vos responsabilités. Prenez en charge les millions de gens que vous avez jetés sur les routes avec vos bombardements et vos interventions criminelles, plutôt que de compter sur l’Algérie pour réparer vos dégâts ! Pendant que vous entraînez l’Afrique dans des conflits sans fin, le troisième round de négociations entre Bamako et les groupes armés du nord Mali s’est ouvert à Alger, ce mardi 21 octobre, dans le but de rétablir la paix dans le nord du Mali. C’est donc encore l’Algérie qui doit assumer une charge dont elle se serait passée et qui vous incombe ! Personne ne voulant prendre la peine de trouver des solutions, il est essentiel pour l’Algérie de régler ces conflits en pesant avec sa diplomatie bien rodée dans des pays comme la Libye ou le Mali. L’Algérie doit jouer un rôle pour que ces crises ne débordent pas d’avantage sur son territoire, la géographie étant primordiale en matière de diplomatie. Cette démarche diplomatique algérienne est vitale, mais il faut aussi apporter des solutions politiques à nos problèmes internes comme celui de la crise de Ghardaïa qui est très dangereuse pour le pays. Le prolongement stratégique de l’Algérie ne peut qu’être africain, et à cette fin il faut intensifier la présence algérienne avec le lobbying partout en Afrique en renouant avec notre art de la diplomatie et en renforçant les relations entre nations, aussi bien par des coopérations que par des investissements qui couvrent tout le continent. Cet objectif ambitieux est à la portée de notre pays qui a les moyens et les compétences nécessaires, à condition qu’il existe une volonté et un courage politique.
Il ne faut pas mésestimer l’exode massif de réfugiés subsahariens qui constitue une véritable bombe à retardement pour l’Algérie et qui s’ajoute à toutes les menaces qui ciblent notre pays. Dans notre enquête de terrain, nous avons vu une situation catastrophique pour les Algériens due à l’ingérence de la France en Afrique. Au lieu d’organiser des ratonnades à Calais, Marine Le Pen et consorts devraient s’occuper de ces immigrés subsahariens. L’Algérie n’a pas l’exclusivité de la résolution des problèmes de ces réfugiés. La France est à l’origine de la crise du Sahel, qu’elle la solutionne ! Qu’elle prenne ses responsabilités en accueillant tous ces gens que sa politique insensée a précipités dans la misère et la détresse ! Le laxisme des autorités algériennes concernant le traitement  de ces réfugiés est plus que douteux, et s’il y a un accord entre le pouvoir algérien actuel faible et la France concernant ce dossier, en l’occurrence l’accueil des migrants subsahariens dont les Maliens sont majoritaires, il ne peut qu’être caduc, car il ne concerne pas le peuple algérien. Si le pouvoir algérien actuel en manque de légitimité avec un président impotent qui ne représente que lui-même s’est porté garant avec son frère cadet des intérêts de la France, il ne représente en rien les intérêts algériens. Messieurs les politiciens français, rendez-nous service, prenez en charge les réfugiés des pays que vous déstabilisez, c’est la moindre de choses.
Mohsen Abdelmoumen
Publié sur Oximity le 26/10/2014:https://www.oximity.com/article/Alg%C3%A9rie-une-fronti%C3%A8re-et-des-1
sur Whatsupic:http://fr.whatsupic.com/sp%C3%A9ciale-monde/alg%C3%A9rie-une45098.html
 

 




 

Source : Mohsen Abdelmoumen
http://mohsenabdelmoumen.wordpress.com/...





vendredi 14 février 2014

dimanche 12 janvier 2014

La France expulse le président centrafricain du pouvoir : chasse aux musulmans à Bangui

Soldats français en Afrique (Photo DR)
Soldats français en Afrique (Photo DR)

Pillages, tirs, affrontements meurtriers: Bangui n’a pas retrouvé la paix samedi, après la « démission » la veille du président Michel Djotodia qui laisse la Centrafrique sans exécutif jusqu’à l’élection d’un nouveau chef de l’Etat par le Parlement provisoire.
En fait, selon le quotidien français Le Monde, c’est la France qui a précipité le départ de Michel Djotodia.

Depuis, c’est la chasse aux musulmans à Bangui. Fuyant les violences et le climat de haine, les étrangers établis en Centrafrique – Tchadiens musulmans surtout mais aussi ouest-africains – continuent de quitter le pays en masse. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) organise de nouveaux vols à partir de samedi pour évacuer dans un premier temps 800 Tchadiens.
Au total, 60.000 immigrés africains ont demandé de l’aide à leurs ambassades respectives, selon l’OIM.

Samedi matin, au carrefour de la Réconciliation, au centre-ville, des pillards vidaient des commerces après avoir défoncé les portes, ont constaté des journalistes de l’AFP. Au moins deux personnes ont été blessées par balle pendant ces pillages.
« Il y a des pillages depuis hier (vendredi). Ce sont les magasins musulmans qui ont été pillés dans le secteur », a expliqué Berson, étudiant à l’AFP.: « il y a beaucoup de Séléka (ex-rébellion, soutien de Djotodia) dans le coin. Il faut qu’on les désarme vite, sinon c’est un carnage », redoutait-il.

Mosquée démembrée
Des scènes similaires se déroulaient dans d’autres secteurs de la capitale, quadrillée par les blindés français de l’opération Sangaris et des détachements de la force africaine (Misca), ont constaté des journalistes de l’AFP.
Au quartier Bimbo, dans le sud, un groupe majoritairement composé de jeunes hommes vidait et démembrait une mosquée, emportant toiture et briques. « C’est impossible de vivre avec des musulmans. On ne veut pas des Arabes en Afrique centrale », lançait un des pillards, Béranger.

Selon le président de la Croix-rouge centrafricaine, le pasteur Antoine Mbaobogolui, il y a eu « énormément de pillages » pendant la nuit. « Ceux qui ont été pillés à l’arrivée des Séléka (en mars, à la prise du pouvoir par M. Djotodia) pillent à leur tour. Pour eux, c’est le 14 juillet », a expliqué à l’AFP le pasteur.

Des tirs, entendus durant la nuit, ont fait au moins trois morts par balle: un civil, un « anti-balaka » (milicien hostile à l’ancien président) et un ex-séléka (combattant issu du mouvement de M. Djotodia), selon la Croix-rouge.

Le président Djotodia, accusé par la communauté internationale de passivité face aux violences inter-religieuses qui ont tourné en tueries de masse, a démissionné vendredi à N’Djamena sous la pression des dirigeants d’Afrique centrale qui l’y avaient convoqué pour un sommet extraordinaire.

Trouver au plus vite un nouveau président
Désormais sans exécutif, puisque le Premier ministre de transition Nicolas Tiangaye a lui aussi démissionné, la Centrafrique doit se trouver – au plus vite a demandé la France qui souhaitait le départ de Djotodia – un nouveau président de transition. Comme à la bonne époque, qui n’est pas finie, de la Françafrique.
La tâche revient au Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire), composé de 135 membres nommés après la prise de pouvoir en mars de M. Djotodia, issus des différents partis politique, du mouvement Séléka, de la société civile et d’institutions publiques.
Le CNT doit ouvrir une session spéciale en début de semaine pour élire le nouveau chef de l’Etat, une fois que la Cour constitutionnelle provisoire aura constaté la vacance du pouvoir.
L’intérim, 15 jours au maximum, sera assuré par le président du CNT, Alexandre-Ferdinand Nguendet. « Nous attendons que la Cour Constitutionnelle nous notifie la démission du chef de l’Etat de transition. C’est à partir de cet instant que je vais assumer la vacance (du pouvoir) » en vertu de la Constitution de transition, a-t-il expliqué vendredi à l’AFP.
Le nouvel élu aura la lourde tâche de pacifier le pays, de remettre une administration totalement paralysée en état de marche et de permettre aux centaines de milliers de déplacés de rentrer chez eux afin de pouvoir organiser des élections générales, que la France souhaite voir se tenir « avant la fin 2014″.
Demain avec AFP
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