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lundi 8 juin 2015

Un Marocain impliqué dans l’affaire des viols d’enfants en Centrafrique?


Un Marocain impliqué dans l’affaire des viols d’enfants en Centrafrique?

👤 Par AFP, 5/6/2015

La mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) a annoncé jeudi 4 juin l’ouverture d’une enquête sur un nouveau cas d’agression sexuelle présumée sur une enfant, impliquant l’un de ses Casques bleus.

Babacar Gaye, le chef de la Minusca, a ordonné l’ouverture d’une enquête après la divulgation mardi d’informations accusant un militaire de la force de maintien de la paix d’avoir abusé sexuellement d’une enfant. Le pays d’origine du Casque bleu n’a pas été communiqué, mais une source diplomatique a affirmé qu’il s’agissait d’un Marocain.
« Des mesures immédiates ont été prises pour protéger la victime et lui prodiguer des soins appropriés« , a assuré la Minusca dans un communiqué. L’ONU a par ailleurs appelé le pays d’origine du Casque bleu à mener sa propre enquête.
L’ouverture de l’enquête onusienne intervient au lendemain de l’annonce d’une investigation sur la gestion par l’ONU d’une autre affaire d’agressions sexuelles présumées d’enfants en Centrafrique par des militaires étrangers n’étant sous l’autorité des Nations unies.
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a décidé mercredi de mettre en place une enquête externe indépendante sur la façon dont l’ONU a géré cette affaire, mettant en cause des soldats français et africains entre décembre 2013 et juin 2014.
Lire aussi: Viols d’enfants en Centrafrique: 14 militaires français mis en cause

lundi 4 mai 2015

Accusations de viols d'enfants commis par des soldats français en Centrafrique : la justice au bon vouloir du pouvoir


De : Mathieu , SURVIE, 30/4/2015

Bonjour, ci-joint le communiqué de Survie suite aux révélations du Guardian sur des accusations de viol contre des soldats français en Centrafrique.

Militaires français en opération : la justice au bon vouloir du pouvoir

Les révélations, par le journal britannique The Guardian, d’accusations de viols sur mineurs par des soldats français en Centrafrique illustrent qu’il existe un risque d’étouffement des affaires lorsque les faits incriminent des militaires. L’association Survie rappelle que depuis la Loi de Programmation Militaire votée par la majorité actuelle, les victimes et associations de défense des droits humains ne peuvent plus déclencher d’enquête par constitution de partie civile en cas de crime commis par des militaires français en opération. Il est urgent de mettre fin à cette main-mise du pouvoir exécutif sur la justice.
Cette accusation de viol d’enfants par des militaires français en opération rappelle douloureusement l’affaire des femmes violées au Rwanda en 1994 pendant l’opération Turquoise : là aussi il s’agissait de victimes dans des camps, que les militaires étaient censés protéger, et qui avaient dans certains cas été violées pour de la nourriture. A l’époque où une plainte avait été déposée, la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie s’était insurgée face à ceux qui osaient mettre en doute la conduite prétendument irréprochable et l’honneur des militaires. Bien d’autres cas d’exactions ont pourtant montré que, ne faisant pas exception aux autres armées, les soldats français pouvaient se rendre coupables de crimes lors d’opérations, parfois sur ordre de leurs supérieurs [1].
La décision des autorités françaises d’avoir accepté l’ouverture d’une instruction judiciaire ne doit pas masquer que, depuis la Loi de Programmation Militaire (LPM) votée en 2013, le parquet - dépendant de l’exécutif - a désormais le monopole des poursuites. Le principe de séparation des pouvoirs a volé en éclats concernant les crimes commis par les militaires français en opération : une plainte des victimes se constituant partie civile ne suffit désormais plus à déclencher une enquête (article 30 de la LPM publiée au Journal officiel le 19 décembre 2013) [2]. Cette atteinte au droit des victimes a été voulue par le gouvernement français sous la présidence de François Hollande, et défendue par la députée Patricia Adam, présidente de la commission Défense à l’Assemblée nationale.
Par ailleurs, au delà des modifications dues à la LPM, les autorités françaises ont obtenu auprès de la Centrafrique une impunité pour les soldats français en vertu de l’accord entre la France et les autorités de Centrafrique portant sur Sangaris et signé à Bangui le 18 décembre 2013, stipulant :
« les Membres du personnel du détachement français bénéficient des immunités et privilèges identiques à ceux accordés aux experts en mission par la convention sur les privilèges et immunités des Nations unies du 13 février 1946. » [3].
Une disposition identique est prévue pour les militaires français au Mali et l’opacité sur les accords avec d’autres pays africains où l’armée française est présente laisse craindre une impunité systématique.
Les enfants centrafricains ou leurs représentants ne pouvaient donc en aucun cas déclencher une enquête : ni en Centrafrique, ni en France. Les victimes de militaires français en opération sont soumises au bon vouloir des autorités françaises dans leur droit à la justice. Cette situation, inacceptable d’un point de vue moral et politique, doit changer.
L’argument – que ne manqueront pas d’utiliser des officiel français – que dans le cas présent une instruction a bien été ouverte, n’enlève rien à cette exigence. C’est à une justice indépendante de trancher entre ce qui relève de crimes bien réels et ce qui pourrait relever de témoignages mensongers. Conserver un monopole des poursuites par le parquet permet uniquement à l’armée et à l’exécutif de se donner la possibilité, un jour, d’étouffer une affaire trop sensible [4].
L’association Survie demande aux autorités françaises :
  • de cesser d’imposer aux pays où intervient l’armée française, une impunité pour ses soldats
  • de supprimer en droit français le monopole des poursuites par le parquet, pour redonner le droit aux victimes et associations de défense des droits humains de pouvoir déclencher une enquête par constitution de partie civile en cas de crime commis par des militaires français en opération
L’association Survie demande en outre à l’ONU de refuser tout mandat à des troupes de pays qui ne garantissent pas un recours à une justice indépendante pour de tels crimes.
 Contacts presse:

Thomas Noirot - 06.16.97.42.87
Mathieu Lopes - 06.01.87.80.88

Notes au rédaction:
[1] Un cas de torture commis par des militaires français en République Démocratique du Congo pendant l’opération Artémis, en 2003, avait été dénoncé par des militaires suédois, avant que l’affaire ne soit étouffée par l’armée française (Victor Sègre,"Un colonel français mène la torture", Billets d’Afrique n°169, mai 2008). En 2004, l’armée française s’est rendue coupable de plusieurs crimes en Côte d’Ivoire, dont le meurtre de Firmin Mahé, pour lequel un procès a finalement eu lieu en 2012 mais avec des condamnations particulièrement faibles et sans remonter la chaîne de commandement, et dont le massacre de civils suite au bombardement de Bouaké, pour laquelle l’impunité règne encore. Plus récemment, le cas des agressions sexuelles au sein même de l’armée a été documenté en 2014 dans le livre de deux journalistes de Causette (L’uniforme onusien n’offre pas de garantie spécifique, les cas d’exactions commises par des casques bleus d’autres pays étant nombreux (voir par exemple Roland N’Dekploman, "Cinq scandales qui ont éclaboussé les casques bleus de l’ONU", Le Monde Afrique, 29 avril 2015 ; ou Yanis Thomas,"Les soudards en Centrafrique", Billets d’Afrique n°238, septembre 2014).
[2] L’association Survie avait déjà dénoncé cette main-mise du parquet : Les victimes peuvent toujours porter plainte mais rien ne se passera tant que le parquet ne décide pas d’une enquête : contrairement à des crimes ou délits commis en France, il détient désormais le monopole de la mise en action des poursuites judiciaires. Ce type de monopole des poursuites n’est cependant pas unique : il en est de même dans le cas des criminels contre l’humanité étranger présents en France, depuis la loi d’adaptation des statuts de la Cour Pénale Internationale (CPI), un principe qui a été utilisé comme modèle pour justifier, lors de la discussion de la LPM, le monopole des poursuites dans le cas des militaires français en opération. C’est en effet la même philosophie : c’est l’exécutif qui décide, pas la victime. D’ailleurs, selon France 24, François Hollande a déclaré le 30 avril, concernant ce scandale, que si des militaires s’étaient mal comportés, il serait « implacable » : c’est le fait du prince assumé, qui rend la justice au lieu de laisser le pouvoir judiciaire, supposé indépendant, faire son travail. Voir aussi le communiqué de Survie sur le sujet
[3] Voir le texte de l’accord sur http://www.legifrance.gouv.fr/affic... Sur la disposition identique prévue pour les militaires français au Mali, lire Yanis Thomas, "L’armée française hors de tout contrôle au Mali", Billets d’Afrique n°231, janvier 2014
[4] Voir le communiqué du Syndicat de la magistrature du 29 octobre 2009 : "Lettre ouverte à ceux qui feignent de croire en l’indépendance du parquet"
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 Le billet de Laure Heinrich sur son blog.

http://blogs.rue89.nouvelobs.com/derriere-le-barreau/2015/05/01/viols-contre-nourriture-scandale-en-centrafrique-et-au-rwanda-234522

Viols contre nourriture : scandale en Centrafrique. Et au Rwanda ?

Publié le 1/5/2015 à 15h03
Des soldats français de l’opération Sangaris engagés pour la paix en Centrafrique auraient perpétré des viols sur des mineurs. Un crime en soi. Aggravé par leur fonction et la vulnérabilité de ceux qu’ils étaient venus protéger. Quatre garçons de 9 à 13 ans en auraient été victimes courant 2013 et 2014.
Selon les sources du Guardian qui révèle l’affaire, les enfants étaient affamés. Les militaires auraient alors proposé des rapports sexuels contre de la nourriture.
François Hollande promet d’être implacable et l’armée assure qu’elle ne veut pas cacher quoi que ce soit.
Making of
Notre blogueuse Laure Heinich-Luijer est l’avocate de plusieurs victimes du génocide du Rwanda, qui ont déposé une plainte avec constitution de partie civile visant l’armée française. Rue89
Que pensent les femmes tutsies qui ont déposé plainte en 2009, victimes elles aussi de viols commis par des militaires français venus les secourir au Rwanda ? Leur première plainte date de 2005, elles l’ont réitérée quatre ans plus tard. Les faits dénoncés sont donc connus des autorités – et des médias – depuis dix ans.
Elles aussi étaient affamées. Pour elles aussi, c’était viol contre nourriture dans les camps de réfugiés « protégés » par l’opération Turquoise. Parfois, les soldats proposaient de leur remettre du bois de chauffage sous les tentes. Mais c’était contre du sexe. Elles sont six parties civiles aujourd’hui. Et beaucoup d’autres témoignent.


Dans leurs récits, les plaignantes tutsies ne donnent pas le nom de leurs agresseurs mais quand même des prénoms. Elles donnent des descriptions physiques précises. Leurs plaintes ont reçu la qualification de crime contre l’humanité car le viol pratiqué en temps de guerre et utilisé comme une arme de terreur relève du crime contre l’humanité. Mais l’instruction s’éternise sans possibilité de mettre des noms sur les visages décrits, l’armée ne dévoilant pas qui étaient ses soldats.
François Hollande n’a pas promis d’être implacable et l’armée n’a pas assuré qu’elle ne cacherait pas quoi que ce soit.
L’enquête est donc ouverte pour les crimes dénoncés en Centrafrique. Une enquête préliminaire. Ensuite viendra la désignation d’un juge d’instruction. Puis les juges d’instruction se succéderont des années durant. Quatre juges se sont succédés pour le dossier des plaignantes rwandaises mais elles n’ont eu l’honneur de n’en rencontrer qu’un.
Alors, du Rwanda, les plaignantes souhaitent bonne chance aux enfants de Centrafrique.
Elles s’interrogent aussi : pourquoi cet emballement médiatique et cette réponse politique pour eux et pas pour elles ?
Pourquoi deux poids, deux mesures ?
Parce que violer des enfants est immédiatement scandaleux.
Et violer des femmes ?

dimanche 12 janvier 2014

La France expulse le président centrafricain du pouvoir : chasse aux musulmans à Bangui

Soldats français en Afrique (Photo DR)
Soldats français en Afrique (Photo DR)

Pillages, tirs, affrontements meurtriers: Bangui n’a pas retrouvé la paix samedi, après la « démission » la veille du président Michel Djotodia qui laisse la Centrafrique sans exécutif jusqu’à l’élection d’un nouveau chef de l’Etat par le Parlement provisoire.
En fait, selon le quotidien français Le Monde, c’est la France qui a précipité le départ de Michel Djotodia.

Depuis, c’est la chasse aux musulmans à Bangui. Fuyant les violences et le climat de haine, les étrangers établis en Centrafrique – Tchadiens musulmans surtout mais aussi ouest-africains – continuent de quitter le pays en masse. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) organise de nouveaux vols à partir de samedi pour évacuer dans un premier temps 800 Tchadiens.
Au total, 60.000 immigrés africains ont demandé de l’aide à leurs ambassades respectives, selon l’OIM.

Samedi matin, au carrefour de la Réconciliation, au centre-ville, des pillards vidaient des commerces après avoir défoncé les portes, ont constaté des journalistes de l’AFP. Au moins deux personnes ont été blessées par balle pendant ces pillages.
« Il y a des pillages depuis hier (vendredi). Ce sont les magasins musulmans qui ont été pillés dans le secteur », a expliqué Berson, étudiant à l’AFP.: « il y a beaucoup de Séléka (ex-rébellion, soutien de Djotodia) dans le coin. Il faut qu’on les désarme vite, sinon c’est un carnage », redoutait-il.

Mosquée démembrée
Des scènes similaires se déroulaient dans d’autres secteurs de la capitale, quadrillée par les blindés français de l’opération Sangaris et des détachements de la force africaine (Misca), ont constaté des journalistes de l’AFP.
Au quartier Bimbo, dans le sud, un groupe majoritairement composé de jeunes hommes vidait et démembrait une mosquée, emportant toiture et briques. « C’est impossible de vivre avec des musulmans. On ne veut pas des Arabes en Afrique centrale », lançait un des pillards, Béranger.

Selon le président de la Croix-rouge centrafricaine, le pasteur Antoine Mbaobogolui, il y a eu « énormément de pillages » pendant la nuit. « Ceux qui ont été pillés à l’arrivée des Séléka (en mars, à la prise du pouvoir par M. Djotodia) pillent à leur tour. Pour eux, c’est le 14 juillet », a expliqué à l’AFP le pasteur.

Des tirs, entendus durant la nuit, ont fait au moins trois morts par balle: un civil, un « anti-balaka » (milicien hostile à l’ancien président) et un ex-séléka (combattant issu du mouvement de M. Djotodia), selon la Croix-rouge.

Le président Djotodia, accusé par la communauté internationale de passivité face aux violences inter-religieuses qui ont tourné en tueries de masse, a démissionné vendredi à N’Djamena sous la pression des dirigeants d’Afrique centrale qui l’y avaient convoqué pour un sommet extraordinaire.

Trouver au plus vite un nouveau président
Désormais sans exécutif, puisque le Premier ministre de transition Nicolas Tiangaye a lui aussi démissionné, la Centrafrique doit se trouver – au plus vite a demandé la France qui souhaitait le départ de Djotodia – un nouveau président de transition. Comme à la bonne époque, qui n’est pas finie, de la Françafrique.
La tâche revient au Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire), composé de 135 membres nommés après la prise de pouvoir en mars de M. Djotodia, issus des différents partis politique, du mouvement Séléka, de la société civile et d’institutions publiques.
Le CNT doit ouvrir une session spéciale en début de semaine pour élire le nouveau chef de l’Etat, une fois que la Cour constitutionnelle provisoire aura constaté la vacance du pouvoir.
L’intérim, 15 jours au maximum, sera assuré par le président du CNT, Alexandre-Ferdinand Nguendet. « Nous attendons que la Cour Constitutionnelle nous notifie la démission du chef de l’Etat de transition. C’est à partir de cet instant que je vais assumer la vacance (du pouvoir) » en vertu de la Constitution de transition, a-t-il expliqué vendredi à l’AFP.
Le nouvel élu aura la lourde tâche de pacifier le pays, de remettre une administration totalement paralysée en état de marche et de permettre aux centaines de milliers de déplacés de rentrer chez eux afin de pouvoir organiser des élections générales, que la France souhaite voir se tenir « avant la fin 2014″.
Demain avec AFP
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=29179

jeudi 9 janvier 2014

GEOSTRATEGIE : LA FRANCE VEUT RESTER DANS LE CLUB DES GRANDS, LE MAROC LUI APPORTE SON APPUI

GEOSTRATEGIE : LA FRANCE VEUT RESTER DANS LE CLUB DES GRANDS, LE MAROC LUI APPORTE SON APPUI
La visite de François Hollande au Maroc Alifpost-Analyse - 6 يناير، 2014 
 
Dans un monde en mutation, et où de nouvelles grandes puissances émergent, comme la Chine, l’Inde et le Brésil, la France tente de rester au sein du club des grands. Elle trouve dans le monde arabe et en Afrique des occasions pour assouvir cette ambition, et ce à travers des interventions militaires ou en tissant de nouvelles relations avec les pays qu’elle considère comme influents, en particulier l’Arabie saoudite. Le  Maroc contribue aux efforts de la France, en particulier au niveau africain.
Des analyses politiques et universitaires françaises reconnaissent que la France est entrain de perdre progressivement sa place dans le club des grands pays de ce monde,  en raison des développements internationaux qui favorisent des forces et des nouvelles civilisations, la plupart étant situées dans le nouveau centre du monde, qui s’est déplacé de l’Atlantique au Pacifique.
La France ne trouve pas seulement en concurrence avec les nouvelles forces telles que le Brésil, l’Inde et la Chine, mais aussi au sein de l’Union européenne, où l’Allemagne ne se contente plus d’un leadership économique mais revendique un rôle politique et diplomatique majeur. C’est ainsi que dans le dossier Syrien, la France s’est heurtée à la diplomatie Allemande qui ne partageait pas la même vision.
En 2013, la France a tout fait pour renforcer sa présence en tant que grande puissance dans plusieurs dossiers,  après avoir échoué en 2012 à tisser une relation stratégique avec le Brésil. Maintenant, elle essaie de tisser des relations avec un pays central au sein du monde arabe et islamique, à savoir l’Arabie saoudite. Cette relation dépasse le volet économique et les ventes d’armes pour englober aussi la coordination dans les affaires internationales, y compris le programme nucléaire iranien et la crise syrienne.
Il s’agit d’un échange d’intérêts : d’un côté, l’Arabie saoudite qui est en litige profond avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, mise sur un allié  alternatif qui dispose du droit de veto au Conseil de Sécurité. De l’autre côté, Paris est conscience qu’en pariant sur Riyad,  elle peut influer indirectement sur un ensemble de pays qui gravitent dans l’orbite saoudien : pays du Golfe, Jordanie et certains pays d’Asie.
Le continent africain demeure le premier théâtre où la France tente de confirmer sa présence en tant que force qui sauvegarde la stabilité internationale. Elle a commencé l’année 2013 par une intervention au Mali       pour essayer de neutraliser Al-Qaïda au Maghreb Islamique, ce processus  a été relativement facile et peu coûteux pour Paris, en moyens matériels et vies humaines. Paris a achevé l’année 2013 par une intervention en  République centrafricaine pour tenter de régler un conflit  à connotation religieuse entre chrétiens et musulmans.
Le Maroc est un allié stratégique de la France dans sa nouvelle politique, surtout après avoir vu que  Washington l’a un peu abandonné dans le dossier du Sahara, comme cela s’est produit en avril 2013 avec sa   tentative d’imposer la surveillance des droits de l’homme dans le Sahara par les forces de la MINURSO.
Le Maroc a accompagné l’intervention militaire de la France au Mali. En plus de l’accord du survol du sol marocain par les avions militaires français, il semblerait que le Maroc participe par des unités commandos actives et par un appui fort des services de renseignement marocain.
En République centrafricaine, le Maroc prête également main-forte à la France, qui commande les forces onusiennes dans ce pays, en y envoyant un contingent militaire dont l’effectif n’a pas été révélé.
Le Maroc dispose de bonnes marges de manœuvre en Afrique pour appuyer la France. En effet, il désire revenir à la gestion des affaires du continent africain après une longue absence due à l’adhésion du Polisario à l’Organisation de l’Unité Africaine. A la différence des pays membres de cette organisation,  le Maroc a l’avantage de ne pas être obligé de revenir aux instances de cette dernière avant de prendre ses propres décisions. Par conséquent, il reste libre de ses initiatives.

vendredi 3 janvier 2014

La France entraîne le Maroc avec elle dans le bourbier centrafricain

En réalité, le roi du Maroc complètement asservi à François Hollande est prêt à sacrifier ses troupes formées des enfants du petit peuple pour sauvegarder ses intérêts personnels et surtout pour s’assurer le soutien de la France à l’occupation du Sahara Occidental.

En mauvaise posture en Centrafrique après l’aggravation de la situation sécuritaire et l’hostilité exprimée par la population contre la présence des troupes étrangères, après l’augmentation du nombre de victimes, la France a décidé d’entraîner le Maroc avec elle dans ce qu’on peut appeler le bourbier centrafricain. 
Plusieurs centaines de soldats marocains ont ainsi été envoyés en Centrafrique officiellement pour «rassurer la communauté musulmane hostile au déploiement de troupes françaises, accusées de prendre le parti de la majorité chrétienne». En réalité, le Maroc exécute un plan français et espère en tirer des dividendes en termes de soutien dans la question sahraouie. 
Malgré la propagande dont elle est chargée, et qui vise à prouver aux Marocains que les soldats sont envoyés en Centrafrique pour la bonne cause, la presse marocaine reconnaît qu’«en Centrafrique, le premier contingent marocain arrivé à Bangui est sur un terrain miné». Les médias marocains ont été instruits par le Makhzen de louer les efforts du roi pour «pacifier» la Centrafrique afin d’éviter tout signe de mécontentement et d’hostilité contre cette décision périlleuse. Une propagande qui sera difficile à assumer en cas de mort de ses soldats sacrifiés pour une cause perdue d’avance et qui de surcroît ne les concerne pas. 
En réalité, le roi du Maroc complètement asservi à François Hollande est prêt à sacrifier ses troupes formées des enfants du petit peuple pour sauvegarder ses intérêts personnels et surtout pour s’assurer le soutien de la France à l’occupation du Sahara Occidental. Selon un communiqué du cabinet royal, cité par la presse, le roi Mohammed VI a affirmé au président français que «le royaume du Maroc entend contribuer activement à faire cesser la spirale d’attaques et de représailles violentes qui visent la population, ce qui constitue un développement hautement préoccupant et particulièrement inhabituel pour le continent africain». En fait, le roi s’en va défendre des principes qu’il bafoue quotidiennement au Sahara Occidental. Les exactions commises sur le peuple sahraoui sont tout aussi inhumaines que ceux commis en Centrafrique. La France ne s’en émeut pas, elle a des intérêts à préserver au Maroc, comme au Mali et en Centrafrique. Dans cette optique, les soldats marocains et leurs familles feront, malgré eux, les frais de cette stratégie.
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Maroc: SM le Roi adresse un message aux membres des FAR

Par Autres médias - 02/01/2014

Un contingent des Forces Armées Royales (FAR) a été déployé en République centrafricaine


SM le Roi Mohammed VI, Chef Suprême et Chef d'Etat Major général des Forces Armées Royales (FAR), a adressé un message aux membres du contingent des FAR devant se rendre en République centrafricaine, et dont lecture a été donnée mercredi lors d'une cérémonie au siège de l’Etat-Major de la Zone sud.

25 décembre 2013

Voici la traduction du message royal :

Louange à Dieu,

Que la bénédiction et la paix soient sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons,

Officiers, sous-officiers et hommes de troupe du contingent marocain devant se rendre en République de Centrafrique,
En réponse à l’appel du devoir de solidarité internationale et partant de la considération que porte Notre Majesté aux missions de bons offices déployées par l’Organisation des Nations unies en vue de préserver la sécurité et la paix dans le monde, Nous avons décidé, par la grâce de Dieu, de dépêcher ce contingent de Nos Forces Armées Royales en République Centrafricaine pour participer à la mission de l’ONU déployée dans ce pays africain frère, comme contribution du Royaume du Maroc aux efforts de la communauté internationale visant à défendre les nobles valeurs humaines universelles et à soutenir le dialogue, la réconciliation nationale et le développement.

A la veille de votre départ pour l’accomplissement de votre noble mission, Il Nous convient d’implorer le Très Haut de guider vos pas, éclairer votre chemin et couronner de succès et de réussite vos efforts, en gardant constamment à l’esprit la lourde responsabilité qui vous incombe, en restant fidèles à l’esprit de sacrifice que vous ne cessez de consentir, et attachés, comme à l’accoutumée, aux valeurs de l’armée marocaine et de son authenticité ancestrale, qui sont en harmonie avec les principes universels des droits de l’Homme , de coexistence et de solidarité civilisationnelle entre les peuples.

Notre initiative d’aujourd’hui, qui renforce le grand et riche capital de notre pays dans les opérations de maintien de la paix sur la scène internationale, puise son fondement dans nos traditions islamiques et civilisationnelles ancrées dans l’histoire et de notre appartenance africaine enracinée, ainsi que de l’engagement historique de Notre Majesté en faveur d’une nécessaire coopération internationale multilatérale, en vue de garantir la paix et la sécurité internationales et de préserver l’unité territoriale et nationale des peuples.

Officiers, sous-officiers et hommes de troupe,
Les nobles missions que vous allez accomplir, conformément aux Hautes orientations de Notre Majesté, constitueront incontestablement une nouvelle page qui s’ajoutera aux pages glorieuses immortalisées par les précédents contingents sur différents fronts tels que le Congo, la Somalie, la Bosnie-Herzégovine et Haïti, et qui se poursuivent encore au Kosovo, en République Démocratique du Congo et en République de Côte d’Ivoire, consacrant ainsi par excellence le professionnalisme et l’efficacité du soldat marocain connu pour sa grande capacité d’adaptation à l’environnement extérieur, dans le respect total des principes de la légalité internationale.

Ayez, que Dieu vous comble de Son soutien, constamment à l’esprit l’amour de la Patrie, ses principes et ses valeurs suprêmes, et tachez d’accomplir votre noble mission avec dévouement, une profonde détermination, une foi inébranlable dans l’exercice des responsabilités et une grande capacité à agir dans le cadre de la communauté internationale, ce qui contribuera amplement au renforcement du rayonnement du Royaume à l’international.

Nous prions également Dieu de vous aider, de guider vos pas et d’assurer plein succès à votre mission. Vous devez rester, comme vous l’avez toujours été, un exemple de droiture et de discipline, en faisant toujours preuve de capacité à vivre dans la cohabitation et l’entente, surtout que vous allez être les hôtes de ce pays frère auquel nous sommes unis par les liens de la fraternité africaine ancestrale et solide.

Que la paix, la bénédiction et la miséricorde de Dieu soient sur vous.
25 décembre 2013
Agadir
http://www.journaldebangui.com/article.php?aid=5857

jeudi 28 novembre 2013

Centrafrique :Après le Mali, la France intervient avec un millier de soldats

 aufait avec agences
 Des militaires français en août à l’aéroport de Bangui. /afp.com
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Après le Mali, la France s'apprête à intervenir en Centrafrique avec un millier de soldats et un projet de résolution à l'ONU proposant à terme à l'envoi de Casques bleus dans ce pays en proie au chaos.


 
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“Un millier de soldats” français vont être déployés en Centrafrique “pour une période brève, de l'ordre de six mois à peu près”, afin de rétablir l'ordre en appui d'une force africaine, a annoncé mardi le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.
“Pour faire en sorte que ce massacre s'arrête” a-t-il précisé à la radio Europe 1, évoquant “l'effondrement d'un Etat et une tendance à l'affrontement confessionnel”.
La France qui prend soin de souligner que l'opération en Centrafrique “n'a rien à voir avec le Mali”, où son intervention armée du début de l'année visait à neutraliser des groupes islamistes armés, apparaît cependant comme pour le Mali, à la manœuvre sur tous les fronts, diplomatique comme militaire.
A l'ONU, Paris a soumis lundi soir à ses partenaires du Conseil de sécurité un projet de résolution visant à renforcer la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) déjà présente, avec la perspective de la transformer en force de l'ONU de maintien de la paix.
Jusqu'à présent plusieurs pays, notamment les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne, semblaient réticents à financer une nouvelle opération de maintien de la paix en Afrique.
Dans un premier rapport examiné lundi par les 15 membres du Conseil, Ban Ki-moon avait évoqué le déploiement de 6.000 à 9.000 Casques bleus pour sécuriser le pays, en proie à l'anarchie depuis le renversement du président François Bozizé en mars.
Selon l'ONU, sans “action rapide et décisive” en Centrafrique, il existe le risque “que la crise échappe à tout contrôle” et s'aggrave dans un “conflit religieux et ethnique”, entre chrétiens et musulmans, la République centrafricaine risquant aussi de “devenir un vivier pour les extrémistes et les groupes armés”.

Les Français autorisés à “toutes mesures nécessaires”
Lundi, l'ambassadeur français à l'ONU Gérard Araud a estimé que le projet de résolution proposé par Paris pourrait être adopté la semaine prochaine.
La résolution, dont l'agence française AFP a obtenu copie, est placée sous le chapitre 7 de la Charte de l'ONU, qui prévoit le recours à la force. Elle autorise la Misca à se déployer “pour une période initiale de six mois”, pour tenter de rétablir la sécurité et de protéger les civils.
La force panafricaine compte actuellement 2.500 hommes, sur un total prévu de 3.600, mais elle peine à atteindre son effectif plein et manque de moyens.
Le projet de résolution, qui réclame “l'application rapide des accords de transition” en RCA, “autorise les forces françaises” présentes en RCA à “prendre toutes les mesures nécessaires pour soutenir la Misca”.
La Centrafrique est en proie aux violences depuis le renversement, le 24 mars, du régime de François Bozizé par Michel Djotodia, chef de la coalition rebelle Séléka, devenu depuis président.
Il y a quelques mois, les chrétiens, largement majoritaires, et les musulmans vivaient en bonne intelligence. Mais les exactions à répétition de l'ex-rébellion Séléka, à majorité musulmane, ont rapidement généré des tensions, poussant des populations chrétiennes à former des “groupes d'autodéfense” (anti-balaka) pour s'en prendre aux musulmans.
aufait avec agences