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vendredi 11 décembre 2015

Aux Etats-Unis, des enfants gagnent un procès contre l’État de Washington, aux États-Unis.pour protéger le climat


 par Elisabeth Schneiter (Reporterre), 26/11/2015




La cour supérieure de l’Etat de Washington, aux Etats-Unis, vient de rendre une décision favorable aux enfants. Ceux-ci attaquaient le ministère local de l’Environnement. Le juge confirme que les lois de l’Etat sur le CO2 sont insuffisantes. Cette décision s’inscrit dans un mouvement international de justice pour le climat.
« Je ne vais pas rester assise et regarder mon gouvernement ne rien faire. Nous n’avons pas de temps à perdre. Je pousse mon gouvernement à prendre des mesures concrètes sur le climat, et je ne m’arrêterai pas jusqu’à ce qu’ils changent d’attitude », C’est ce qu’a dit Zoe Foster, 13 ans, l’une des enfants qui viennent de gagner un procès contre l’État de Washington, aux États-Unis.
Les États ne réussissant à se mettre d’accord sur le climat et traînant les pieds pour agir lorsqu’ils ont décidé quelque chose, les citoyens saisissent depuis quelques années, la justice. En 2015, plusieurs procès ont été gagnés et d’autres commencent.
En juin dernier, le Tribunal de La Haye donnait raison aux neuf cents citoyens néerlandais et à la fondation environnementaliste Urgenda, qui demandaient au gouvernement des Pays-Bas de réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

jeudi 7 mai 2015

Le Maroc parmi les pires endroits au monde pour être mère. Le Maroc se place à la 125e place sur 179 pays.



Crédit : CC Yolande / Pixabay Le Maroc parmi les pires endroits au monde pour être mère

L’ONG Save the Children a publié mardi 5 mai son 16e classement annuel des pays où il fait bon être mère. Le Maroc se place à la 125e place sur 179 pays.

À l’approche de la fête des mères, l’ONG Save the Children publie chaque année son rapport State of the World’s Mothers (État du monde des mères). Il s’agit d’un état des lieux de la maternité dans le monde et d’un classement des pays où il fait bon être mère.
La situation ne s’améliore guère au Maroc. Le royaume perd quatre places par rapport à l’an dernier, pour se situer en 125e position sur 179, derrière des pays arabes comme la Syrie (111e), l’Algérie (76e) ou la Libye (50e). Le classement prend en compte des indicateurs liés à la santé maternelle, la mortalité infantile, le niveau de revenu, l’éducation et le taux de participation des femmes en politique.
Selon ces critères, c’est en Norvège que les femmes vivent leur maternité dans les meilleures conditions. À la dernière place, on trouve la Somalie, où une femme sur 18 décède pendant l’accouchement.

lundi 4 mai 2015

Accusations de viols d'enfants commis par des soldats français en Centrafrique : la justice au bon vouloir du pouvoir


De : Mathieu , SURVIE, 30/4/2015

Bonjour, ci-joint le communiqué de Survie suite aux révélations du Guardian sur des accusations de viol contre des soldats français en Centrafrique.

Militaires français en opération : la justice au bon vouloir du pouvoir

Les révélations, par le journal britannique The Guardian, d’accusations de viols sur mineurs par des soldats français en Centrafrique illustrent qu’il existe un risque d’étouffement des affaires lorsque les faits incriminent des militaires. L’association Survie rappelle que depuis la Loi de Programmation Militaire votée par la majorité actuelle, les victimes et associations de défense des droits humains ne peuvent plus déclencher d’enquête par constitution de partie civile en cas de crime commis par des militaires français en opération. Il est urgent de mettre fin à cette main-mise du pouvoir exécutif sur la justice.
Cette accusation de viol d’enfants par des militaires français en opération rappelle douloureusement l’affaire des femmes violées au Rwanda en 1994 pendant l’opération Turquoise : là aussi il s’agissait de victimes dans des camps, que les militaires étaient censés protéger, et qui avaient dans certains cas été violées pour de la nourriture. A l’époque où une plainte avait été déposée, la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie s’était insurgée face à ceux qui osaient mettre en doute la conduite prétendument irréprochable et l’honneur des militaires. Bien d’autres cas d’exactions ont pourtant montré que, ne faisant pas exception aux autres armées, les soldats français pouvaient se rendre coupables de crimes lors d’opérations, parfois sur ordre de leurs supérieurs [1].
La décision des autorités françaises d’avoir accepté l’ouverture d’une instruction judiciaire ne doit pas masquer que, depuis la Loi de Programmation Militaire (LPM) votée en 2013, le parquet - dépendant de l’exécutif - a désormais le monopole des poursuites. Le principe de séparation des pouvoirs a volé en éclats concernant les crimes commis par les militaires français en opération : une plainte des victimes se constituant partie civile ne suffit désormais plus à déclencher une enquête (article 30 de la LPM publiée au Journal officiel le 19 décembre 2013) [2]. Cette atteinte au droit des victimes a été voulue par le gouvernement français sous la présidence de François Hollande, et défendue par la députée Patricia Adam, présidente de la commission Défense à l’Assemblée nationale.
Par ailleurs, au delà des modifications dues à la LPM, les autorités françaises ont obtenu auprès de la Centrafrique une impunité pour les soldats français en vertu de l’accord entre la France et les autorités de Centrafrique portant sur Sangaris et signé à Bangui le 18 décembre 2013, stipulant :
« les Membres du personnel du détachement français bénéficient des immunités et privilèges identiques à ceux accordés aux experts en mission par la convention sur les privilèges et immunités des Nations unies du 13 février 1946. » [3].
Une disposition identique est prévue pour les militaires français au Mali et l’opacité sur les accords avec d’autres pays africains où l’armée française est présente laisse craindre une impunité systématique.
Les enfants centrafricains ou leurs représentants ne pouvaient donc en aucun cas déclencher une enquête : ni en Centrafrique, ni en France. Les victimes de militaires français en opération sont soumises au bon vouloir des autorités françaises dans leur droit à la justice. Cette situation, inacceptable d’un point de vue moral et politique, doit changer.
L’argument – que ne manqueront pas d’utiliser des officiel français – que dans le cas présent une instruction a bien été ouverte, n’enlève rien à cette exigence. C’est à une justice indépendante de trancher entre ce qui relève de crimes bien réels et ce qui pourrait relever de témoignages mensongers. Conserver un monopole des poursuites par le parquet permet uniquement à l’armée et à l’exécutif de se donner la possibilité, un jour, d’étouffer une affaire trop sensible [4].
L’association Survie demande aux autorités françaises :
  • de cesser d’imposer aux pays où intervient l’armée française, une impunité pour ses soldats
  • de supprimer en droit français le monopole des poursuites par le parquet, pour redonner le droit aux victimes et associations de défense des droits humains de pouvoir déclencher une enquête par constitution de partie civile en cas de crime commis par des militaires français en opération
L’association Survie demande en outre à l’ONU de refuser tout mandat à des troupes de pays qui ne garantissent pas un recours à une justice indépendante pour de tels crimes.
 Contacts presse:

Thomas Noirot - 06.16.97.42.87
Mathieu Lopes - 06.01.87.80.88

Notes au rédaction:
[1] Un cas de torture commis par des militaires français en République Démocratique du Congo pendant l’opération Artémis, en 2003, avait été dénoncé par des militaires suédois, avant que l’affaire ne soit étouffée par l’armée française (Victor Sègre,"Un colonel français mène la torture", Billets d’Afrique n°169, mai 2008). En 2004, l’armée française s’est rendue coupable de plusieurs crimes en Côte d’Ivoire, dont le meurtre de Firmin Mahé, pour lequel un procès a finalement eu lieu en 2012 mais avec des condamnations particulièrement faibles et sans remonter la chaîne de commandement, et dont le massacre de civils suite au bombardement de Bouaké, pour laquelle l’impunité règne encore. Plus récemment, le cas des agressions sexuelles au sein même de l’armée a été documenté en 2014 dans le livre de deux journalistes de Causette (L’uniforme onusien n’offre pas de garantie spécifique, les cas d’exactions commises par des casques bleus d’autres pays étant nombreux (voir par exemple Roland N’Dekploman, "Cinq scandales qui ont éclaboussé les casques bleus de l’ONU", Le Monde Afrique, 29 avril 2015 ; ou Yanis Thomas,"Les soudards en Centrafrique", Billets d’Afrique n°238, septembre 2014).
[2] L’association Survie avait déjà dénoncé cette main-mise du parquet : Les victimes peuvent toujours porter plainte mais rien ne se passera tant que le parquet ne décide pas d’une enquête : contrairement à des crimes ou délits commis en France, il détient désormais le monopole de la mise en action des poursuites judiciaires. Ce type de monopole des poursuites n’est cependant pas unique : il en est de même dans le cas des criminels contre l’humanité étranger présents en France, depuis la loi d’adaptation des statuts de la Cour Pénale Internationale (CPI), un principe qui a été utilisé comme modèle pour justifier, lors de la discussion de la LPM, le monopole des poursuites dans le cas des militaires français en opération. C’est en effet la même philosophie : c’est l’exécutif qui décide, pas la victime. D’ailleurs, selon France 24, François Hollande a déclaré le 30 avril, concernant ce scandale, que si des militaires s’étaient mal comportés, il serait « implacable » : c’est le fait du prince assumé, qui rend la justice au lieu de laisser le pouvoir judiciaire, supposé indépendant, faire son travail. Voir aussi le communiqué de Survie sur le sujet
[3] Voir le texte de l’accord sur http://www.legifrance.gouv.fr/affic... Sur la disposition identique prévue pour les militaires français au Mali, lire Yanis Thomas, "L’armée française hors de tout contrôle au Mali", Billets d’Afrique n°231, janvier 2014
[4] Voir le communiqué du Syndicat de la magistrature du 29 octobre 2009 : "Lettre ouverte à ceux qui feignent de croire en l’indépendance du parquet"
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 Le billet de Laure Heinrich sur son blog.

http://blogs.rue89.nouvelobs.com/derriere-le-barreau/2015/05/01/viols-contre-nourriture-scandale-en-centrafrique-et-au-rwanda-234522

Viols contre nourriture : scandale en Centrafrique. Et au Rwanda ?

Publié le 1/5/2015 à 15h03
Des soldats français de l’opération Sangaris engagés pour la paix en Centrafrique auraient perpétré des viols sur des mineurs. Un crime en soi. Aggravé par leur fonction et la vulnérabilité de ceux qu’ils étaient venus protéger. Quatre garçons de 9 à 13 ans en auraient été victimes courant 2013 et 2014.
Selon les sources du Guardian qui révèle l’affaire, les enfants étaient affamés. Les militaires auraient alors proposé des rapports sexuels contre de la nourriture.
François Hollande promet d’être implacable et l’armée assure qu’elle ne veut pas cacher quoi que ce soit.
Making of
Notre blogueuse Laure Heinich-Luijer est l’avocate de plusieurs victimes du génocide du Rwanda, qui ont déposé une plainte avec constitution de partie civile visant l’armée française. Rue89
Que pensent les femmes tutsies qui ont déposé plainte en 2009, victimes elles aussi de viols commis par des militaires français venus les secourir au Rwanda ? Leur première plainte date de 2005, elles l’ont réitérée quatre ans plus tard. Les faits dénoncés sont donc connus des autorités – et des médias – depuis dix ans.
Elles aussi étaient affamées. Pour elles aussi, c’était viol contre nourriture dans les camps de réfugiés « protégés » par l’opération Turquoise. Parfois, les soldats proposaient de leur remettre du bois de chauffage sous les tentes. Mais c’était contre du sexe. Elles sont six parties civiles aujourd’hui. Et beaucoup d’autres témoignent.


Dans leurs récits, les plaignantes tutsies ne donnent pas le nom de leurs agresseurs mais quand même des prénoms. Elles donnent des descriptions physiques précises. Leurs plaintes ont reçu la qualification de crime contre l’humanité car le viol pratiqué en temps de guerre et utilisé comme une arme de terreur relève du crime contre l’humanité. Mais l’instruction s’éternise sans possibilité de mettre des noms sur les visages décrits, l’armée ne dévoilant pas qui étaient ses soldats.
François Hollande n’a pas promis d’être implacable et l’armée n’a pas assuré qu’elle ne cacherait pas quoi que ce soit.
L’enquête est donc ouverte pour les crimes dénoncés en Centrafrique. Une enquête préliminaire. Ensuite viendra la désignation d’un juge d’instruction. Puis les juges d’instruction se succéderont des années durant. Quatre juges se sont succédés pour le dossier des plaignantes rwandaises mais elles n’ont eu l’honneur de n’en rencontrer qu’un.
Alors, du Rwanda, les plaignantes souhaitent bonne chance aux enfants de Centrafrique.
Elles s’interrogent aussi : pourquoi cet emballement médiatique et cette réponse politique pour eux et pas pour elles ?
Pourquoi deux poids, deux mesures ?
Parce que violer des enfants est immédiatement scandaleux.
Et violer des femmes ?

mercredi 15 avril 2015

Le ministère de l’Intérieur assure que le camion entré en collision avec un autocar ne transportait pas de carburant.


  Par Amanda Chapon, Telquel

L’accident a causé la mort de 33 personnes, dont de nombreux enfants.

Le ministère de l’Intérieur dément « catégoriquement », ce dimanche dans un communiqué,  que le camion entré en collision avec un autocar vendredi 10 avril près de Chbika dans la province de Tan-Tan soit « un camion citerne utilisé dans le trafic de carburant et qu’il serait doté d’une citerne supplémentaire transportant une grande quantité d’essence », comme cela a été relayé par « certains sites électroniques » et sur les réseaux sociaux.
 L’Intérieur assure en effet que le deuxième véhicule impliqué dans l’accident est « un camion de transport international de marchandises appartenant à une société basée à Casablanca ». La même source rappelle que les services de la Gendarmerie Royale ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de l’accident qui a fait 33 morts, dont de nombreux enfants qui revenaient à Laâyoune après avoir participé à une compétition sportive à Bouznika.
Vendredi, lors de son déplacement sur les lieux du drame, le ministre Mohamed Hassad, tout en indiquant qu’il « était prématuré de se prononcer sur les circonstances de l’accident », avait confirmé que la collision frontale de l’autocar avec le camion semi-remorque « a déclenché un incendie dans le réservoir d’essence, ce qui a accentué encore plus la gravité de l’accident ».

Lire aussi

dimanche 15 mars 2015

Le calvaire d’un enfant torturé pendant 6 mois révèle les failles de la kafala


Le calvaire d’un enfant torturé pendant 6 mois révèle les failles de la kafala

Un petit garçon a été gravement maltraité par sa tutrice pendant 6 mois à Meknès. Un fait divers qui met en lumière les failles de la procédure de la kafala.

Le 23 février dernier, tard dans la soirée, le procureur du tribunal de la Cour d’appel de Meknès amène un enfant de 5 ans et demi au centre Le Nid de la Fondation Rita Zniber à l’hôpital Mohammed V, qui accueille des enfants et adolescents non adoptés. Le petit Aymane est dans un état grave : son corps porte les traces des sévices qui lui ont été infligés pendant près de six mois. Brûlures, coups, et abus sexuels graves. « Il est extrêmement traumatisé », nous explique une membre de la Fondation Rita Zniber. Elle précise que quelques jours plus tôt, la directrice de la crèche avait remarqué que l’enfant, en arrivant à l’école, avait du mal à marcher.
blessureCette dernière avait alors demandé au petit garçon si elle pouvait regarder ses pieds. Mais Aymane s’y est farouchement opposé, indiquant que sa mère lui avait interdit d’enlever ses chaussures. Il a fallu plusieurs heures à la directrice pour amadouer l’enfant. Et quand elle a finalement enlevé ses chaussures, elle a découvert que les pieds de ce dernier, recouverts de plastique, étaient brûlés au troisième degré. Aymane a alors expliqué que sa mère avait renversé du lait bouillant dessus, avant de craquer et de commencer à raconter les sévices dont il était victime.

Les failles de la kafala

Sauf que ce n’est pas sa mère qui lui a infligé ces tortures, mais sa tutrice. La Fondation Rita Zniber nous confirme qu’il s’agit d’une ancienne employée au tribunal de Meknès et mutée à Ifrane, désormais incarcérée. Elle avait obtenu la kafala (prise en charge) du petit garçon il y a un peu moins de six mois.
Une kafala qui lui a été accordée par la Cour d’appel de Meknès, indique la Fondation Rita Zniber, qui explique que les deux premières demandes de cette femme n’avaient pas abouti. Dans un premier temps,  l’assistante sociale de la Fondation (qui aide les familles désirant prendre un enfant en kafala) a refusé de présenter son dossier et dans un deuxième temps, le tribunal de première instance de Fès a également dû le refuser, puisque le dossier est ensuite passé en appel. Une source proche du dossier précise qu’« il était clair que cette femme avait des problèmes psychologiques. En outre, sa situation familiale n’était pas claire. Elle changeait de version tout le temps : un jour elle était mariée, une autre fois divorcée, puis à nouveau en couple. L’assistante sociale a donc refusé ».
blessure

Aucun contrôle du bien-être de l’enfant

Comment alors la Cour d’appel de Fès a-t-elle donc pu l’autoriser à prendre en charge Aymane ? C’est la question que se pose la Fondation Rita Zniber, pour qui ce drame met en lumière les deux maillons faibles principaux de la procédure de kafala: l’absence d’évaluation psychologique des candidats, et le manque de suivi dans la prise en charge des enfants.
Ainsi, aucune assistante sociale ne s’est déplacée, pendant ces 6 mois, pour s’assurer du bien-être de l’enfant dans son nouveau foyer. Fatim-Zohra Alami, présidente d’Osraty, association marocaine des parents kafil (tuteurs adoptifs), explique que la loi 15-01 sur la kafala des enfants abandonnés, prévoit bien un contrôle, mais qu’en réalité, « il n’est quasiment jamais fait ». Notre source à la Fondation Rita Zniber estime que c’est surtout par manque de moyens : les assistantes sociales, trop peu nombreuses, sont débordées.

Pas d’examen psychologique des futurs tuteurs

Mais cette affaire révèle aussi l’une des autres failles de la procédure, indique Fatim-Zohra Alami. La loi ne prévoit pas d’examen ou d’évaluation psychologique du futur tuteur : « Sont prévus une enquête sociale (menée par l’assistante sociale) et une enquête de police ». Ensuite, c’est au juge « de jouer le rôle de psychologue », explique-t-elle, avant d’ajouter : « Dans cette affaire, un juge a joué son rôle en refusant la demande de kafala de cette femme, mais comment se fait-il que la Cour d’appel le lui ait accordé ? C’est étrange. »
Le collectif Kafala (SOS Villages, Fondation Rita Zniber, Dar Atfal de Fès, Osraty…) dont la porte-parole est Fatim-Zohra Alami, réclame une révision de la loi depuis plusieurs années, et a notamment contacté à plusieurs reprises les ministères de la Justice et de la Famille et de la solidarité. « Nous avons de nombreuses revendications mais les premières concernent la protection physique et psychologique des enfants ». Le collectif compte saisir à nouveau le ministère de la Justice, mais aussi le CNDH, « car nous savons que ce cas n’est pas isolé : il y en a d’autres, c’est juste que la plupart des affaires passent  »inaperçues » de la justice ou des médias ». En plus des mauvais traitements, la présidente d’Osraty explique, sans pouvoir donner de chiffres, « qu’il n’est pas rare que des enfants donnés en kafala finissent à la rue ».
« C’est une catégorie très vulnérable en raison du manque de contrôle », confirme Najia Adib, présidente de l’association Touche pas à mes enfants (TPME). Elle se souvient particulièrement de deux affaires impliquant des tuteurs indignes ; « une à Oujda il y a quelques années, et une autre à Marrakech, où un enfant avait été enfermé pendant deux ans sur une terrasse ». Me Mohamed Adib, l’avocat de l’association, qui défend les enfants maltraités ou victimes d’abus sexuels, nous apprend que la première audience du procès est prévue le 18 mars prochain, et que TPME et d’autres associations comptent se porter partie civile.

samedi 21 juin 2014

Ces Marocaines obligées de se prostituer dans le Golfe

Par Fatima Moho (Twitter) ,15/6/2014
 
TRAFIC HUMAINS
© Copyright : DR
 
Kiosque360. Dans son dernier rapport, la rapporteuse spéciale de l'ONU sur la traite des personnes estime le nombre de femmes marocaines obligées de se prostituer à plus de 2.500.
En un peu plus de dix ans, 2.500 Marocaines ont fait les frais des réseaux de trafic des êtres humains. C'est l'une des conclusions d'un récent rapport réalisé par Joy Ngozi Ezeilo, rapporteuse spéciale de l'ONU sur la traite des personnes. Akhbar Al Yaoum, qui s'intéresse au sujet dans son édition de ce lundi 16 juin, fait savoir que la responsable onusienne a précisé que ces réseaux organisés piègent leurs proies principalement sur l'axe Rabat-Casablanca. Joy Ngozi Ezeilo, poursuit Akhbar Al Yaoum, s'est aussi basée dans son rapport sur une précédente étude élaborée en 2007 par l'Observatoire de la communauté marocaine à l'étranger. Cette étude avait indiqué que les victimes de ces réseaux obtiennent d'abord des contrats de travail avant de partir vers les pays du Golfe. Sauf qu'une fois sur place, elles se trouvent obligées de faire un autre travail : se prostituer et rester à la merci de véritables mafias. Sinon, se retrouver en prison.

Al Massae s'intéresse lui aussi au rapport de Joy Ngozi Ezeilo, particulièrement à la partie réservée à la traite des enfants. Les autorités judiciaires marocaines, écrit le journal, n'ont relevé aucun cas de rapt d'enfants ces dernières années. Et ce contrairement à l'époque allant de 1978 et 1985 avec 11 cas portant presque tous sur des affaires de traite de nourrissons. Quant aux autres affaires d'enlèvement, elles ont été surtout l’œuvre de parents séparés cherchant chacun à arracher la garde des enfants. Al Massae conclut, en citant le ministère de la Justice, que la seule année 2011 a été marquée par 130 affaires d'exploitation d'enfants dans la mendicité, alors que le nombre des agressions sexuelles a été de 11.

Un ancien rapport de la Ligue marocaine pour la citoyenneté et les droits humains (LMCDH) avait attiré l'attention sur la traite des personnes au Maroc. Le pays a fini par devenir une sorte de plaque tournante non seulement pour l'envoi de femmes aux pays du Golfe, mais aussi en Afrique subsaharienne. D'autres ONG n'ont cessé d'attirer l'attention sur la corrélation qui existe entre réseaux de trafic d'êtres humains et réseaux de prostitution. La traite des femmes enregistrent annuellement entre 600.000 et 800.000 cas à travers le monde.

samedi 31 août 2013

Urgence Syrie : LES ENFANTS SONT LES PREMIERES VICTIMES. AGISSONS !

Handicap International France a partagé un lien.
 

Urgence Syrie
LES ENFANTS SONT
LES
PREMIERES VICTIMES.AGISSONS !

Plus d'un million d'enfants syriens sont réfugiés, victimes d'une répression sauvage et sanglante.
Ne restons pas sans rien faire !

Ils ont besoin de votre aide !


Les équipes de Handicap International sont sur place pour leur porter secours et leur donner les premiers soins d'urgence.
Faites un don d'urgence dès maintenant !
Dyaa, 6 ans, blessé par un sniper, en séance de rééducation avec un

URGENCE Syrie – Aidez-nous à collecter 220 000 € pour couvrir les besoins de première nécessité (alimentation, hygiène, couchage) de 5500 réfugiés syriens !
• Plus d’un million d’enfants syriens réfugiés
• ¼ des bénéficiaires de Handicap International a moins de 12 ans
• depuis le début de la crise, plus de 36 000 personnes vulnérables ou handicapées identifiées et prises en charge par Handicap International en Jordanie et au Liban. http://bit.ly/17nYIkz

samedi 18 mai 2013

Les coups de la police marocaine le laissent amnésique, il est Sahraoui, il a 16 ans

Par Equipe Media, El Aaiun Sahara Occidental occupé, 14/05/13



Un enfant sahraoui reste amnésique suite aux tortures que lui ont infligées les policiers marocains. C’était il y a 15 jours, après le renouvellement à l’identique par l’ONU de sa mission du notre territoire. La mission doit organiser le referendum d’autodétermination du peuple sahraoui depuis 1991. Elle n’avance à l’évidence pas dans sa mission, et ne peut pas protéger les supposés bénéficiaires du même référendum.

Adnan Ahmed Amsa'aed, 16 ans, a été enlevé le 30 avril 2013 vers 17h sur le boulevard d'El Qairaouan à El Aaiun occupée. Il a été torturé par les policiers marocains pendant 2h, dans une camionnette qui se déplaçait, et relâché loin de sa maison.
Il souffre d’hématomes évidents au niveau de la tête et de la mâchoire inférieure, et de douleurs violentes au niveau des parties génitales.
Adnan est né à El Aaiun occupée en 1997, il a étudié jusqu’en troisième année au collège et savait lire et écrire avant son arrestation. Mais après avoir été frappé et torturé le 30 avril, il ne plus reconnaît les lettres ni les mots, et ne reconnaît pas l'école où il étudiait. Il ne reconnaît d’autre part pas tous les membres de sa famille. Il est effrayé quand des hommes portant des lunettes s’approchent de lui, et l’appel à la prière le met dans un état de grande angoisse. La famille a identifié que cela était en relation avec les caractéristiques physiques des tortionnaires et la période de la torture.
Selon la famille, le traumatisme de l’enfant leur a semblé très fort au niveau psychologique. Sachant qu’il n’y aucun entité de soins psychiatriques à El Aaiun, ils ont gardé le jeune à la maison pour le protéger.
Néanmoins, le 13 mai 2013, Adnan a été transporté à l'hôpital Ben Mehdi pour les fortes douleurs qui persistait au niveau de ses parties génitales. Le docteur marocain Hajji a refusé de le soigner et a dit qu’il fallait le transporter à Agadir.
Selon des activistes sahraouis M.Hajji semble refuser régulièrement de soigner les sahraouis. C’est le même docteur qui avait menacé Fatma Daouidi, blessée aux doigts lors des manifestations du 25 avril,  de lui casser les autres.

Le cas d'Adnan Amsa'aed montre les pratiques réelles du Maroc alors que le Royaume prétend respecter les droits humains, a signé la Convention relative aux droits de l'enfant le 26 juin 1990 et l'a ratifiée le 21 juin 1993.
Le royaume torture et se permet de réfuter les rapports et vidéos qui exposent et montrent  les faits. Il adopte même une attitude d’agressé, pour tenter de cacher ses exactions.
La famille Amsa'aed a déposé une plainte devant le procureur, mais aucune enquête n'a été ouverte. C’est une pratique courante de justice sélective pratiquée par le Maroc au Sahara Occidental.
Le royaume poursuit les sahraouis avec des accusations fabriquées, mais ne fait rien pour traiter les milliers des plaintes déposées par les victimes sahraouies.

Si l’information de la torture de cet enfant n’a été portée à la connaissance de notre équipe que 15 jours après les faits, il est probable que d’autres enfants ont subit des sorts similaires.
L'équipe Media se tient à la disposition des familles pour les informer des démarches à suivre pour des cas similaires, et les orienter vers les organismes locaux et internationaux crédibles et sérieux de protections des mineurs.
Alors que le monde s’apprête à célébrer le 1er juin la Journée mondiale de l'enfance, et que le Maroc affichera des slogans auto-satisfaits, ses pratiques policières sur les enfants sahraouis laissent des blessures physiques et psychologiques qu’il semble espérer indélébiles et dissuasives.
Email : d.equipe.media2011@gmail.com

vendredi 7 décembre 2012

Attention OGM : la santé de nos enfants menacée !

Ce que nous somme en train de donner à nos enfants (les ogm)..!
Ce que nous somme en train de donner à nos enfants (les ogm)..!

jeudi 11 octobre 2012

Près de 2,3 millions d'enfants espagnols vivent sous le seuil de la pauvreté

Lorsque les événements nous échappent, donnons l’impression d’en être les instigateurs.
Jean Cocteau (1889-1963)
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Les conditions sociales des Espagnols ne cessent de se détériorer avec la persistance de la crise économique qui frappe durement, depuis quatre déjà, le royaume ibérique. Selon l’Unicef, quelque 2.267.000 d’enfants mineurs placés dans des foyers, vivent aujourd’hui, sous le seuil de la pauvreté en Espagne. 

 Dans un rapport présenté mardi à Madrid, l'Unicef Espagne prévient que ce chiffre qui a progressé de 80.000 enfants, en comparaison avec les statistiques publiées en 2011, risque de s’amplifier. Le collectif des enfants mineurs en Espagne est affecté de plus en plus par la crise économique et peine à répondre aux besoins des enfants dont il a la charge. Dans le même contexte, note le rapport, le nombre de familles qui reçoivent de l'aide sociale est estimé à plus d'un million.

La directrice exécutive de l'Unicef Espagne, Paloma Escudero, a appelé le gouvernement à prendre au séreux les conséquences de ses décisions politiques sur l’avenir de cette catégorie d’enfants, mettant l’accent sur l'importance de la coopération internationale pour aider les familles défavorisées à sortir de cette situation difficile. La responsable de l’Unicef Espagne, estime que le budget de 2013 adopté par le gouvernement espagnol, ne fera qu’aggraver la situation des enfants et des familles en détresse. Par ailleurs, le taux de chômage en Espagne qui bat tous les records en Union européenne, ne cesse de croître dans ce pays qui compte actuellement, 760.000 familles, dont aucun des membres n'a de travail, soit une hausse de 46.000 par rapport à l'année dernière. Depuis le début de la crise, le taux de chômage n’a fait qu’augmenter en Espagne sans donner le moindre signe de ralentissement. En juillet, il touchait 25,1 % de la population active, selon l'OCDE, alors que les allocations chômage ont été réduites afin de pallier l'augmentation du nombre de nouveaux demandeurs d'emploi. Initialement, dans son budget 2012, le gouvernement de Mariano Rajoy avait prévu une baisse de 5 % des dépenses d'allocations chômage. Mais sur les sept premiers mois de 2012, avec l'arrivée de milliers de nouveaux demandeurs d'emplois, les dépenses ont au contraire augmenté de 5,4 %. Devant l’aggravation de la situation, le gouvernement espagnol de droite semble naviguer à la dérive en l’absence de tout scénario fiable pouvant sortir le pays de la crise.