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mercredi 25 janvier 2017

Il y a un an :Des milliers d'enseignants stagiaires manifestent à Rabat


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Solidarité, les souvenirs que vous partagez ici sont précieux. Nous avons pensé que vous aimeriez revoir cette publication d’il y a un an.

mardi 1 novembre 2016

Citoyens Marocains et belges devant l'ambassade du Maroc à Bruxelles pour dire NON au Makhzen


                                                          

dimanche 3 mai 2015

Equipe Media : Territoires occupés, infos diverses, semaine du 28 avril au 2 mai 2015

    EM : Territoires occupés, infos diverses, semaine du 28 avril au 2 mai 2015


    Est de Smara, 1er mai
    L'explosion d'une mine antipersonnel au passage d'une Land-Rover dans la région Skikima à l’est de Essmara, au Sahara Occidental occupé à fait 4 victimes d’une même famille.
    L’ambulance de l’hôpital de Smara, administré par les autorités marocaines, a refusé de faire les 2km de pistes séparant la route goudronnée de l’accident. Ce sont donc des Sahraouis qui ont transporté les corps des blessés du lieu de l’accident à l’ambulance, soit une prise en charge médicale 3h après l’explosion.
    La mère, Mme Ahjab Ghafiri, dont la jambe avait été arrachée est morte, probablement du fait de l’hémorragie, au moment de l’arrivée dans l’ambulance.
    Son mari, Boutomit Ali, son fils Essahel (13 ans) et sa fille  Lala (15 ans) ont été  conduits à l'hôpital provincial de Smara pour des soins d’urgence. Selon les informations recueillies, le jeune garçon est toujours dans un état critique.
    Le dernier rapport de l'observatoire des mines de l’ONU estime que  10 millions de mines ont été enterrées au Sahara Occidental par l'armée marocaine des deux côtés du mur, qui est pour les Sahraouis le mur de la honte.

    Smara, le 30 avril
    Plus de 30 Sahraouis ont manifesté dans le quartier Essoukna pour revendiquer l’indépendance du Sahara Occidental, en solidarité avec deux jeunes Sahraouis arrêtés par la police marocaine lors de la visite de la commission onusienne des Droits de l’Homme dans les territoires occupées.
    Lahfoud Karoum est encore dans la prison d’Essmara et l’étudiant Rahmoun Hamdi est en liberté provisoire après sa participation à une manifestation contre les discriminations marocaines contre les Sahraouis et contre la partialité de certains hauts fonctionnaires du HCDH en faveur du Maroc laissant supposer leur corruption.

    Dakhla, 1er et 2 mai
    Vendredi 1er mai, 400 Sahraouis ont participé à des manifestations  pacifiques dans les quartiers Ksikisat, Oum Tounsi, et Lebichat, pour protester contre la décision du conseil de sécurité qui a ignoré leurs revendications et leurs appels, ceux des gouvernements et associations des doits de l’homme, pour élargir les compétences de la MINURSO à la surveillance des Droits humains.
    De nombreux drapeaux de la République Arabe Sahraouie Démocratique étaient visibles dans la manifestation, et les manifestants ont également prononcé des slogans contre le pillage de leurs ressources naturelles.
    La police et les blairs (soldats en tenues de police) marocains ont violemment réprimé la manifestation, frappant femmes et hommes. 5 manifestants ont été conduits à la préfecture de police de la ville occupée, interrogés et relâchés le lendemain.

    Samedi 2 mai 2015, à 14h, plus de dix véhicules de la police marocaine ont encerclé la maison de Atikou Barai, située dans le quartier El Ghofran, avant s'y introduire de force en cassant la porte. Ils ont arrêté le militant sahraoui, libéré depuis 4 mois, après 4 ans de prison pour sa participation aux manifestations pacifiques de Dakhla en 2011.
    Selon notre correspondant à Dakhla, quatre autres activistes sahraouis ont été arrêtés dans la rue dans différents quartiers de la ville. Il s’agit de Mohamed Salem Sidi, Mansour Sbaai, Wanati Rbani et Sid Ahmed Bairouk.
    Environ 55 manifestants ont protesté pendant une heure devant la préfecture contre ces arrestations avant d’être dispersés violemment par la police marocaine. À l’heure de la publication de cette information, les militants sont toujours en garde à vue.

    À El Aaiun occupée
    D’importants convois de renforts sécuritaire et paramilitaires sont arrivés à El Aaiun en provenance des villes marocaines de Casablanca, Marakech et Agadir durant cette dernière semaine comprenant la résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU concernant sa mission sur place et son mandat.
    Depuis le 28 avril, les observateurs ont pu estimer à plus de 2000 policiers, agents de force auxiliaires, blairs, et les agents du renseignements généraux stationnés autour des rues et ruelles menant à la rue Essmara et au quartier Ma’atala, des endroits traditionnels de manifestation des militants sahraouis.

    Conséquence de cette présence répressive, la coordination locale des cadres sahraouis chômeurs et le groupe OCP SKILLS n’ont pas pu célébrer le 1er mai.
    Plus de 200 chômeurs sahraouis ont tenté en deux groupe de se rendre rue du 24 février où ils avaient prévu de manifester, à proximité de la banque populaire du centre ville.
    Les policiers en uniforme et en civil sont intervenus violemment pour les empêcher de passer et ont confisqué casquettes et gilets.
    Cinq chômeurs ont été blessés : mesdames Naya Abali, Oum  La’aid El Ansari, Yehdiha Achmir, et messieurs Mohamed Babait, et Salek El Qadi.

    EM, le 3 mai 2015
    Sahara Occidental occupé

    samedi 24 janvier 2015

    En Algérie "Marée humaine contre le gaz de schiste",



    "Marée humaine contre le gaz de schiste", à la une d'El-Watan du 16 janvier.

     "Aujourd'hui, ce sont les populations du sud du pays qui donnent une belle leçon de citoyenneté et de civisme. Furieuses du lancement des forages en vue de l'exploitation du gaz et du pétrole de schiste [annoncé le 27 décembre], ces populations sont sorties pour manifester pacifiquement, non pas pour exiger du pain, du travail et des logements, mais pour demander le respect de l'environnement et qu'on ne pollue pas leur eau, une des conséquences de la fracturation du sous-sol avec l'utilisation, entre autres, de produits chimiques. Tout cela sans casser un bien public ou détériorer des bâtiments administratifs. Elles ne sont pas prêtes à renoncer à leur droit de vivre dans un environnement sain", souligne El-Watan
     "A In Salah [petite ville du sud, à plus de 1 000 kilomètres d'Alger et déjà productrice de gaz naturel] se joue l'avenir de l'Algérie. Oui, dans cette bourgade saharienne située à l'extrême sud du pays, des Algériens manifestent, se rassemblent, crient leur colère, leur rage et se battent depuis le 1er janvier dernier pour une nouvelle Algérie", estime le site d'information Algérie-Focus.

    La chute brutale du prix du pétrole
    "Le front anti-gaz de schiste, né de la jonction des différents collectifs de wilaya, a gagné son pari", se félicite pour sa part El-Watan. Le mouvement de protestation lancé le 1er janvier à In Salah a réussi à rassembler jeudi 15 janvier plus de 15 000 manifestants à In Salah, 4 000 à Tamanrasset, 5 000 à Ouargla. "Pour la première fois, le sud de l'Algérie apparaît sous son vrai jour, loin de l'image purement industrielle ou touristique, il offre au pays sa diversité ethnique et culturelle colorée dans un paysage de citoyenneté dynamique, mobilisée, fusionnée et qui regarde dans la même direction." "Une mobilisation qui étonne de par son ampleur et sa spontanéité, au point que les pouvoirs publics, pris de court, n'ont pas réussi, pour l'instant, à donner une réponse adéquate pour calmer les esprits. Le pourront-ils au demeurant ? La chute brutale du prix du pétrole a créé la panique en haut lieu. Les autorités sont obligées de puiser dans les réserves dans l'espoir de préserver la paix sociale. Surtout qu'elles n'ont jamais pensé à mettre au point une économie de substitution au pétrole, alors que le pays accumulait des revenus uniques dans son histoire", relève le quotidien algérien.

    Inéquitable répartition des richesses nationales
    "Le jeudi de l'union, de la solidarité ou encore de la résistance a tenu ses promesses", enchaîne Algérie-Focus. "Non à l'Algérie rentière qui épuise ses richesses au grand bonheur de ses dirigeants, et de leurs portefeuilles, qui paniquent face à la chute brutale des prix du pétrole.
    "Non à l'Algérie du gaz de schiste qui veut prolonger cette inéquitable répartition des richesses nationales entre un Club des Pins [station balnéaire à 25 km à l'ouest d'Alger] reluisant, festif, prospère et des régions entières de l'Algérie où les simples gens défient des routes défoncées pour pouvoir rentrer et sortir de chez eux matin et soir. Non à cette Algérie où le pétrole et le gaz étouffent le génie d'une jeunesse en empêchant les institutions de leur pays d'innover pour se développer."

    vendredi 7 mars 2014

    MANIFESTONS PARTOUT POUR LES DROITS DES FEMMES !

    samedi 23 novembre 2013

    Les habitants de Beni Tadjit annoncent une grève générale demain 22/11

    Depuis une quinzaine de jours, les habitants de Beni Tadjit manifestent quotidiennement. Hier, mardi 19 novembre 2013, le village minier a connu sa plus grande manifestation avec blocage de route...
Beni Tadjit connait depuis quelques années une descente aux enfers. Pourquoi?
- Beni Tadjit (mon village natal), fait partie de la province de Figuig. Il se trouve à mi-distance entre Bouarfa et  Errachidia. 
- Beni Tadjit est un centre minier. Les livres de l'histoire parlent de Beni Tadjit comme centre minier déjà au 17 siècle
- Beni Tadjit vivait essentiellement de l'exploitation du plomb, du zinc...un peu d'agriculture (petites oasis), et un peu d'élevage rudimentaire.
- Beni Tadjit était un fief de la résistance contre le colonialisme. Il suffit de se rappeler de Ali Ou Houssa, Lahcen Ou Saïd, Lahcen adrghal, Ahmed Ou Mouh, Ouali, Ali Ou fqir, Ali Ou Hmad, Ali Ouhizoune, Jaïda, Assou ou trent, Lahcen Ou Houssa, Moha Ou ali Ounana...et surtout du martyr Idir Ali Ou Abbou (mon oncle maternel) tué au cours d'une bataille contre les légionnaires français. Sans parler de la résistance du début du 20ème siècle dont la bataille de Mnabha .
- Beni Tadjit était un fief du syndicalisme des mineurs.
- Aujourd'hui beni Tadjit est victime :
1- des éléments naturels telle la sécheresse qui a affecté l'élevage et l'agriculture.L'Etat n'a rien fait pour pour secourir les victimes. Pas de barrage sur la grande rivière des Aït Issa, pas de puits dans la région pour le breuvage des animaux...pas d'aliments pour sauver le cheptel. L'exclusion, la marginalisation restent le lot des milliers de citoyens sans droits de citoyenneté.
2- des élément "humains" et donc politique, économiques et sociaux.
- L'ONA s'est accaparé depuis quelques années le monopôle de la commercialisation des minerais. 
- Le géant ONA ne respecte aucunement ses engagements pris avec les exploitants locaux.
- Les "projets" dont ont parlé les chaînes de télévision, les radios officielles et autres relais médiatiques (surtout après la visite du monarque ) n'ont pas connu de suite.
- Les autorités locales, les "élus", les "entrepreneurs" se comportent en véritables mafiosis. Tous les moyens sont bons pour se faire de l'argent aux dépens des citoyens, citoyens sans droits de citoyenneté.
- Les habitants manquent d'éléments de subsistance de première nécessité. L’approvisionnement se fait à partir de Meknès... (400 km).
- Aucune subvention n'est accordée à cette région qui devrait normalement être déclarée région sinistrée. Où est la SOLIDARITÉ NATIONALE?
- Les "élus" brillent par leur implication directe et indirecte dans la détérioration de la situation. C'est le caïd qui décide. Eux ils signent !
- Les jeunes, qui ont bossé dur et réussi leurs études, les jeunes dont les familles ont sacrifié ce qu'elles avaient de cher pour que leurs enfantrs réussissent leurs études, ces jeunes se retrouvent aujourd'hui dans le labyrinthe du chômage, dans l'étoile d’araignée du chômage, dans les sables mouvants de la misère économique, de la misère sociale. Au Maroc d'aujourd'hui, les portes du travail ne s’ouvrent qu'aux enfants des riches et autres potentats. 
 Beni Tadjit, mon cher village natal, jadis splendide et rayonnant, se trouve aujourd'hui victime des charognards.
          MA SOLIDARITÉ AVEC MES CHERS ET CHÈRES "COVILLAGEOIS-ES"
                                Ali Fkir (Ali Ou Hmad Ou Moh), le 20 novembre 2013
    Solidarité avec le combat pour la dignité!

    Depuis une quinzaine de jours, les habitants de Beni Tadjit manifestent quotidiennement. Hier, mardi 19 novembre 2013, le village minier a connu sa plus grande manifestation avec blocage de route... Beni Tadjit connait depuis quelques années une descente aux enfers. Pourquoi? 
    - Beni Tadjit (mon village natal), fait partie de la province de Figuig. Il se trouve à mi-distance entre Bouarfa et Errachidia.
     - Beni Tadjit est un centre minier. Les livres de l'histoire parlent de Beni Tadjit comme centre minier déjà au 17 siècle
     - Beni Tadjit vivait essentiellement de l'exploitation du plomb, du zinc...un peu d'agriculture (petites oasis), et un peu d'élevage rudimentaire.
     - Beni Tadjit était un fief de la résistance contre le colonialisme. Il suffit de se rappeler de Ali Ou Houssa, Lahcen Ou Saïd, Lahcen adrghal, Ahmed Ou Mouh, Ouali, Ali Ou fqir, Ali Ou Hmad, Ali Ouhizoune, Jaïda, Assou ou trent, Lahcen Ou Houssa, Moha Ou ali Ounana...et surtout du martyr Idir Ali Ou Abbou (mon oncle maternel) tué au cours d'une bataille contre les légionnaires français. Sans parler de la résistance du début du 20ème siècle dont la bataille de Mnabha . 
    - Beni Tadjit était un fief du syndicalisme des mineurs.
     - Aujourd'hui beni Tadjit est victime : 
    1- des éléments naturels telle la sécheresse qui a affecté l'élevage et l'agriculture.L'Etat n'a rien fait pour pour secourir les victimes. Pas de barrage sur la grande rivière des Aït Issa, pas de puits dans la région pour le breuvage des animaux...pas d'aliments pour sauver le cheptel. L'exclusion, la marginalisation restent le lot des milliers de citoyens sans droits de citoyenneté. 
    2- des élément "humains" et donc politique, économiques et sociaux. 
    - L'ONA s'est accaparé depuis quelques années le monopôle de la commercialisation des minerais.- Le géant ONA ne respecte aucunement ses engagements pris avec les exploitants locaux. 
    - Les "projets" dont ont parlé les chaînes de télévision, les radios officielles et autres relais médiatiques (surtout après la visite du monarque ) n'ont pas connu de suite. - Les autorités locales, les "élus", les "entrepreneurs" se comportent en véritables mafiosis. Tous les moyens sont bons pour se faire de l'argent aux dépens des citoyens, citoyens sans droits de citoyenneté. 
    - Les habitants manquent d'éléments de subsistance de première nécessité. L’approvisionnement se fait à partir de Meknès... (400 km). 
    - Aucune subvention n'est accordée à cette région qui devrait normalement être déclarée région sinistrée. Où est la SOLIDARITÉ NATIONALE ?
     - Les "élus" brillent par leur implication directe et indirecte dans la détérioration de la situation. C'est le caïd qui décide. Eux ils signent ! 
    - Les jeunes, qui ont bossé dur et réussi leurs études, les jeunes dont les familles ont sacrifié ce qu'elles avaient de cher pour que leurs enfants réussissent leurs études, ces jeunes se retrouvent aujourd'hui dans le labyrinthe du chômage, dans la toile d’araignée du chômage, dans les sables mouvants de la misère économique, de la misère sociale. 
    Au Maroc d'aujourd'hui, les portes du travail ne s’ouvrent qu'aux enfants des riches et autres potentats. Beni Tadjit, mon cher village natal, jadis splendide et rayonnant, se trouve aujourd'hui victime des charognards. MA SOLIDARITÉ AVEC MES CHERS ET CHÈRES "COVILLAGEOIS-ES" 

    ----------------
      Beni Tadjit suite : grève générale

    En plus de ce que j'ai écrit le 20 novembre 2013, il faut signaler les éléments qui sont à la base de la mobilisation actuelle : la cherté des factures de l'électricité, l'absence de l'eau potable malgré la découverte de nappe intéressante suite au forage effectué par l'ONEP. L'eau potable existe en grande quantité mais les services concernés pour l'acheminer sont "absents". La plupart des maisons sont équipées en tuyaux, robinets, compteurs...
    Selon le recensement de 2004:
    - Village de Beni Tadjit: autour de 6 000 personnes
    - Commune de Beni Tadjit: entre 14 000 et 15 000


                  Demain vendredi 22 novembre 2013: 
                                GREVE GÉNÉRALE 
    des habitants ouvriers, commerçants,  enseignement, santé, agriculture...

    Ali Fkir, le 21 novembre 2013

    vendredi 18 octobre 2013

    Au Sahara Occidental, où seront fêtés deux anniversaires, le fond de l'horreur est atteint, des enfants sont torturés. Lire et protester !!!

    Gdeim Izik avant le démantèlement

      Les Sahraouis fêtent leur unité nationale et Gdaim Izik malgré la répression marocaine

     Par EM via APSO,18/10/2013



    En territoires occupés du Sahara Occidental, les citoyens sahraouis ont célébré un double anniversaire, le 12 octobre 1975, date de la déclaration de l'unité nationale et le 10 octobre 2010, date anniversaire du début de la grande manifestation de Gdaim Izik. Une fois de plus ils ont subi l'oppression et la répression du colonisateur marocain.
    Le 12 octobre 1975, à l'appel de El Ouali Mustapha Saied, les Sahraouis se sont réunis sous une tente à Ain Bentili au Sahara Occidental pour déclarer l'unité nationale. Les notables, les Chioukhs ont déclaré qu'ils étaient unis en un peuple, contre tous les ennemis et sous la direction du Polisario. Cette date est un moment essentiel de la lutte pour la libération du Sahara Occidental contre ses colonisateurs.
    À El Aaiun occupée, le 9 octobre 2013, l'association sahraouie pour la diffusion de la culture et le patrimoine a organisé une rencontre pour ces occasions commémoratives. Leur lieu de rencontre est resté assiégé et encerclé par la police et des agents des DST pendant toute la durée de la réunion qui s'est néanmoins tenue jusqu'à sa fin, sans céder à l'intimidation. Les participants à cette rencontre sont des activistes et des représentants des associations et comités des droits de l'homme sahraoui. Les intervenants ont exprimé l'importance de l'unité nationale sahraouie, disant qu'elle est la roche sur laquelle se sont brisés les rêves des envahisseurs. 
    Ils ont insisté sur la nécessité de surveiller et dénoncer les sites créés par les services d'intelligence marocaine pour diffamer les figures importantes de la résistance, afin de les décrédibiliser et d'affaiblir les forces actives. Selon eux, ce sont des sites poubelles et c'est dans ce sens qu'il faut les critiquer. La lutte pour l'indépendance doit dépasser les individus, et chacun doit ignorer les atteintes personnelles sur ses défenseurs les plus exposés. 
    Le 11 octobre, des citoyens sahraouis ont organisé une rencontre sous une tente sur le toit de la maison de la militante sahraouie Oum Lmnain Souaieh. Les participants ont échangé des informations sur les violations des droits de l'homme commis par l'État du Maroc, sur les portés disparus, et les prisonniers politiques dont la détention est insupportable. Le Maroc interdit aux citoyens sahraouis de planter la tente, mais aussi de s'exprimer librement sous peine de violences, et c'est donc uniquement l'espace privé qui protège encore leur dignité.
    A Essmara occupée, dans le quartier Essoukna, le 11 octobre, les forces d'occupation ont arrêté l'enfant sahraoui Mohamed Maelainin, 8 ans, l'ont frappé violemment dans une rue à proximité de la mairie d'arrondissement, avant de le laisser évanoui sur le sol et de partir. Maelainin avait lui aussi participé à une manifestation pacifique pour commémorer le jour de l'unité nationale. 
    Le 12 octobre, à El Aaiun occupée, et pour les mêmes motifs de commémoration, la "coordination Gdaim Izik  pour le mouvement pacifique" a appelé à manifester. Plus de 50 citoyens sahraouis se sont rassemblés sur le boulevard Essmara, où la police marocaine en tenues civiles et en uniformes les a attaqués pour les disperser. Ils ont chassé les manifestants dans les ruelles du quartier Maatala. Parmi les blessés, l'enfant sahraoui Housam Ajaf, 14 ans, a été enlevé par une patrouille de la police dirigée par Mouhcen Serghini et conduit dans la périphérie de la ville où il a été torturé pendant une heure. (voir vidéo).
    Ce même jour, sur le boulevard Tan Tan, les forces d'occupation ont attaqué 40 diplômés chômeurs sahraouis qui manifestaient pour le respect de leur droit au travail. Les chômeurs ont surtout dénoncé dans leurs slogans le pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental par le Maroc. 12 chômeurs ont été blessés lors de l'intervention de la police. (Voir déclaration d'un chômeur)
    Le 12 octobre toujours, à Boujdour occupée, la police a arrêté Mlle El-Ghalia El Ansari, 16 ans, près du lycée Errachidi. Melle El Ghalia est élève et activiste sahraouie pour l'Indépendance du Sahara Occidental. Elle distribuait des tracts célébrant le jour de l'unité nationale quand  la police l'a arrêtée.
    Mlle El-Ghalia a passé deux heures au centre de police, interrogée par le commissaire "Bouazza" et des agents de la DST. Ils l'ont insultée et menacée de la violer si elle continuait ses activités contre l'occupation.
    D'autre part, dans cette même dynamique, dimanche 13 octobre 2013, à El Aaiun occupé, 11 associations et comités sahraouis de défense des droits de l'homme ont formalisé la création d'une coordination locale. Les associations Asvdh, Codapso, Association Sahraouie de diffusion de la culture et du patrimoine, Cspron, La ligue des prisonniers politiques sahraouis, Organisation justice et dignité, Groupe des personnes qui rejettent la nationalité marocaine, Forum avenir de la femme sahraouie (FAFESA), Observatoire de la femme et l’enfant sahraoui, Comité des familles de 15 disparus sahraouis, Coordination Gdaim Izik, ont reçu le soutien du Groupe media, regroupant 3 organisations de journalistes sahraouis.
    La coordination locale appelle à manifester samedi 19 octobre à partir de 17h sur le boulevard Essmara, à l'occasion de la visite de SE Christopher Ross à El Aaiun occupée, puis dans d'autres ville du territoire occupé. Le motif de la manifestation est de rappeler à leur envoyé  la responsabilité des Nations Unies dans le blocage de la situation, et qu'il leur faut utiliser des moyens contraignant sur le colonisateur pour que soit organisé le référendum d'autodétermination du peuple sahraoui. 
    Repos dans la Prison  Noire
    Les prisonniers politiques sahraouis de la prison Noire à El Aaiun occupée ont eux aussi commémoré les mêmes dates importantes. En réaction, le 13 octobre, vers 23h, un groupe des gardiens de la prison a pris d'assaut leurs cellules, et les ont frappés et insultés.
    C'est un acte de brutalité de plus dans cette prison dont les conditions carcérales sont des infractions caractérisées et connues de toutes les organisations nationales et internationales en matière de traitement des prisonniers.
    Le 17 octobre, le directeur de cette même prison a transféré les deux prisonniers politiques sahraouis Ouled Chaikh Mahjoub et Kamal Trayh dans une cellule contenant 50 prisonniers des droits commun, dont des assassins. En signe de protestation et parce qu'ils craignent pour leurs vies, les 2 prisonniers politiques sahraouis ont entamé ce soir une grève de la faim illimitée.
    C'est dans ce contexte global que des journalistes hollandais et suédois, spécialistes des guerres et conflits ont séjourné à El Aaiun occupée. Du lundi 7 au vendredi 11 octobre, ils ont rencontré des associations sahraouies des droits de l'homme, des journalistes, des victimes des violations des droits des droits de l'homme, des anciens disparus, et assistés à des préparatifs, et rencontres publiques de célébration de l'anniversaire de l'unité nationale sahraouie.

    http://apsoinfo.blogspot.fr/2013/10/em-les-sahraouis-fetent-leur-unite.html
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