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samedi 1 octobre 2016

Flash : arrestation de deux journalistes sahraouis EM à Guelmim

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30 septembre 2016
Vendredi 30 septembre 2016, à 14h, cela fait 3h que nous sommes sans nouvelles de nos collègues journalistes Said Amidan et Brahim Laajail.
Les deux journalistes de l’Equipe Média, étudiants à Agadir, voyageaient à bord d’un bus de Supratours (filiale de la compagnie nationale marocaine ONCF ) sur la ligne El Aaiun-Agadir.
Ils partaient pour l’université dont c’est la rentrée scolaire. Said est en 2ème année en droit privé et Laajail, titulaire d’une licence en sociologie est en 2ème année en droit public.

Il y a 3h, Said a envoyé un sms à Ahmed Ettanji, président de l’Equipe Média, pour l’informer que la police marocain les avaient arrêtés dans le bus , au barrage sud de Guelmim (sud du Maroc) et les conduisait vers la préfecture de police de la ville. Contacté en retour son téléphone a sonné sans réponse.

dimanche 3 mai 2015

Equipe Media : Territoires occupés, infos diverses, semaine du 28 avril au 2 mai 2015

    EM : Territoires occupés, infos diverses, semaine du 28 avril au 2 mai 2015


    Est de Smara, 1er mai
    L'explosion d'une mine antipersonnel au passage d'une Land-Rover dans la région Skikima à l’est de Essmara, au Sahara Occidental occupé à fait 4 victimes d’une même famille.
    L’ambulance de l’hôpital de Smara, administré par les autorités marocaines, a refusé de faire les 2km de pistes séparant la route goudronnée de l’accident. Ce sont donc des Sahraouis qui ont transporté les corps des blessés du lieu de l’accident à l’ambulance, soit une prise en charge médicale 3h après l’explosion.
    La mère, Mme Ahjab Ghafiri, dont la jambe avait été arrachée est morte, probablement du fait de l’hémorragie, au moment de l’arrivée dans l’ambulance.
    Son mari, Boutomit Ali, son fils Essahel (13 ans) et sa fille  Lala (15 ans) ont été  conduits à l'hôpital provincial de Smara pour des soins d’urgence. Selon les informations recueillies, le jeune garçon est toujours dans un état critique.
    Le dernier rapport de l'observatoire des mines de l’ONU estime que  10 millions de mines ont été enterrées au Sahara Occidental par l'armée marocaine des deux côtés du mur, qui est pour les Sahraouis le mur de la honte.

    Smara, le 30 avril
    Plus de 30 Sahraouis ont manifesté dans le quartier Essoukna pour revendiquer l’indépendance du Sahara Occidental, en solidarité avec deux jeunes Sahraouis arrêtés par la police marocaine lors de la visite de la commission onusienne des Droits de l’Homme dans les territoires occupées.
    Lahfoud Karoum est encore dans la prison d’Essmara et l’étudiant Rahmoun Hamdi est en liberté provisoire après sa participation à une manifestation contre les discriminations marocaines contre les Sahraouis et contre la partialité de certains hauts fonctionnaires du HCDH en faveur du Maroc laissant supposer leur corruption.

    Dakhla, 1er et 2 mai
    Vendredi 1er mai, 400 Sahraouis ont participé à des manifestations  pacifiques dans les quartiers Ksikisat, Oum Tounsi, et Lebichat, pour protester contre la décision du conseil de sécurité qui a ignoré leurs revendications et leurs appels, ceux des gouvernements et associations des doits de l’homme, pour élargir les compétences de la MINURSO à la surveillance des Droits humains.
    De nombreux drapeaux de la République Arabe Sahraouie Démocratique étaient visibles dans la manifestation, et les manifestants ont également prononcé des slogans contre le pillage de leurs ressources naturelles.
    La police et les blairs (soldats en tenues de police) marocains ont violemment réprimé la manifestation, frappant femmes et hommes. 5 manifestants ont été conduits à la préfecture de police de la ville occupée, interrogés et relâchés le lendemain.

    Samedi 2 mai 2015, à 14h, plus de dix véhicules de la police marocaine ont encerclé la maison de Atikou Barai, située dans le quartier El Ghofran, avant s'y introduire de force en cassant la porte. Ils ont arrêté le militant sahraoui, libéré depuis 4 mois, après 4 ans de prison pour sa participation aux manifestations pacifiques de Dakhla en 2011.
    Selon notre correspondant à Dakhla, quatre autres activistes sahraouis ont été arrêtés dans la rue dans différents quartiers de la ville. Il s’agit de Mohamed Salem Sidi, Mansour Sbaai, Wanati Rbani et Sid Ahmed Bairouk.
    Environ 55 manifestants ont protesté pendant une heure devant la préfecture contre ces arrestations avant d’être dispersés violemment par la police marocaine. À l’heure de la publication de cette information, les militants sont toujours en garde à vue.

    À El Aaiun occupée
    D’importants convois de renforts sécuritaire et paramilitaires sont arrivés à El Aaiun en provenance des villes marocaines de Casablanca, Marakech et Agadir durant cette dernière semaine comprenant la résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU concernant sa mission sur place et son mandat.
    Depuis le 28 avril, les observateurs ont pu estimer à plus de 2000 policiers, agents de force auxiliaires, blairs, et les agents du renseignements généraux stationnés autour des rues et ruelles menant à la rue Essmara et au quartier Ma’atala, des endroits traditionnels de manifestation des militants sahraouis.

    Conséquence de cette présence répressive, la coordination locale des cadres sahraouis chômeurs et le groupe OCP SKILLS n’ont pas pu célébrer le 1er mai.
    Plus de 200 chômeurs sahraouis ont tenté en deux groupe de se rendre rue du 24 février où ils avaient prévu de manifester, à proximité de la banque populaire du centre ville.
    Les policiers en uniforme et en civil sont intervenus violemment pour les empêcher de passer et ont confisqué casquettes et gilets.
    Cinq chômeurs ont été blessés : mesdames Naya Abali, Oum  La’aid El Ansari, Yehdiha Achmir, et messieurs Mohamed Babait, et Salek El Qadi.

    EM, le 3 mai 2015
    Sahara Occidental occupé

    vendredi 30 janvier 2015

    EM : Nouvelle attaque des autorités marocaines sur des journalistes sahraouis

    Apsoinfo, 30/1/2015

    EM : Nouvelle attaque des autorités marocaines sur des journalistes sahraouis


    Mercredi 28 janvier 2014, la journaliste de la RASD TV Hayat El Khaldi avait invité l'activiste journaliste sahraoui Mohamed Mayara et Zayou Abdelrahmane ancien prisonnier politique du groupe "Gdaim Izik" pour l'enregistrement d'une émission de la télévision sahraouie consacrée à l'Intifada pacifique et aux perspectives de la résistance pour l'année 2015. Deux autres journalistes, des techniciens, étaient venus aussi.

    Pendant l'émission, les services des RG marocains ont encerclé la maison de Fatimatou Dahouar où avait lieu l'enregistrement.
    Fatimatou Dahouar est militante sahraouie pour l'indépendance et ancienne disparue dans les centres des détentions secrets marocains. Elle avait invité les journalistes et prêté sa maison pour l'émission.
    Plus d'une vingtaine de voitures de la police marocaine étaient sur place.

    À 18h, alors que Mohamed Mayara sortait de la maison, les agents de police et des renseignements généraux ont encerclé sa voiture et l'ont insulté, crachant sur la voiture.
    Le Pacha de El Aaiun occupé, Brahim Benbrahim a lui aussi insulté le journaliste, l'a menacé de "l'enlever avec sa famille, femme et enfant et de l'enfermer dans un centre de détention secret comme son père l'avait été, et avec sa famille". Le père de M. Mayara est mort dans la prison secrète marocaine de Agdez en juillet 1977 des suites des mauvais traitements et tortures qu'il avait subis, alors qu'il avait disparu depuis le 27 février 1976 avec ses trois frères.
    Après insultes et crachats, il a été ordonné à M. Mayara de quitter la place immédiatement.

    Le réalisateur de l'émission et chef des services techniques de l'Équipe Média, Mamine Hachimi, a lui été attaqué par les agents de police et les RG quand il est sorti de la maison quelques minutes plus tard. Il a été blessé, et son téléphone portable lui a été volé par les policiers. Il a porté plainte auprès du procureur du roi sur ses faits après avoir reçu des soins.
    C'est le même Pacha qui a mené cette attaque.

    Les autres journalistes Mohamed Saleh Zerouali et Leili Hamoud sont sortis de la maison à minuit quand les policiers ont tous été partis.

    Ce n'est pas la première fois que ces journalistes sont agressés par la police marocaine pour leurs activités médiatiques.
    Leili Hamoud a passé 8 mois en prison en 2010-2011, Mohamed Saleh Zerouali a été arrêté, interrogé et torturé à quatre reprises depuis 2011, Mamine Hachimi a été arrêté à Tantan en novembre 2011 et interrogé torturé pendant une semaine, sans que sa famille ne sache où il était.

    Équipe Média, El Aaiun occupée
    Le 29 janvier 2015

    samedi 17 mai 2014

    EM : 38 jours sans manger pour protester contre la violence carcérale marocaine

    Info

    mercredi 14 mai 2014


    EM : 38 jours sans manger pour protester contre la violence carcérale marocaine

    Le prisonnier politique sahraoui  Salek Laasairi a décidé de mettre fin lundi 12 mai 2014 à la grève de la faim qu'il observait depuis 38 jours.
    Il avait commencé sa grève après la destruction de ses effets personnels par les gardiens de la prison de Ait Melloul, les violents coups reçus parce qu'il avait protesté auprès du directeur de la prison, et sa condamnation à 10 jours de cachot pour cela.
    Il revendique aussi que lui soient dispensés les soins médicaux dont il a besoin.
    Des organisations solidaires portugaises et françaises ont suivi avec attention l'évolution de la grève de la faim de Salek dont les présents mauvais traitements ont fait suite à une publication biographique alertant contre les violences et tortures physiques et psychologiques qui lui sont régulièrement infligées depuis bientôt 10 ans.
    Salek a été arrêté le 13/10/2004 et condamné le 6/12/2005 par la cour martiale à la réclusion à perpétuité, selon le chef d'accusation meurtre d’un officier marocain.

    Actuellement 73 militants sahraouis sont incarcérés par les autorités marocaines et des dizaines d’autres sont en liberté provisoire dans l’attente de jugement. Tous sont victimes de tortures, dont la pratique a été dénoncée par le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, Juan Mendez.
    Tous sont des civils sahraouis et nombreux sont ceux qui n'ont d'autre moyens que de mener des grèves de la faim pour protester contre leur arrestation et leurs conditions de détention, au détriment de leur santé.

    EM, El Aaiun occupée
    le 14/05/2014



    38 يوما من اضراب عن الطعام احتجاجا على عنف السجانين المغربيين
    قرر المعتقل السياسي الصحراوي السالك لعسيري  يوم الاثنين 12 ماي ايار 2014 تعليق اضرابه المفتوح عن الطعام  الذي بدأه قبل 38 يوما .بعد كسر وتحطيم أغراضه الخاصة من طرف حراس سجن ايت ملول . وتلقى لعسيري لكمات عنيفة بسبب احتجاجه ضد مدير السجن وعوقب بوضعه في عزلة انفرادية لمدة 10 ايام .
    ويطالب لعسيري بحقه في تلقي الاسعافات الطبية الذي هو بحاجة اليها .
    تابعت منظمات تضامنية من البرتغال وفرنسا وباهتمام تطورات الاضراب عن الطعام الذي خاضه السالك لعسيري بما فيها المعاملة السيئة وقاموا بنشر سيرة ذاتية للتنبيه ضد العنف والتعذيب النفسي والجسدي الذي تعرض له طيلة عشر سنوات من اعتقاله .
    اعتقل السالك لعسيري في 13 من تشرين الاول اكتوبر 2004 وتمت ادانته من طرف المحكمة العسكرية  في 6 من ديسمبر كانون الاول 2005 بتهمة قتل ضابط مغربي..
    يوجد حاليا 73 مناضلا صحراويا بالسجون المغربية فيما يظل العشرات في حال سراح مؤقت في انتظار المحاكمة ، جميعهم تعرضوا للتعذيب وهي المعاملة التي تم ادانتها من طرف مقرر الامم المتحدة الخاص بشأن التعذيب السيد خوان مانديز .
    جميعهم مدنيون صحراويون ، بعضهم لا يملك سوى خوض اضرابات عن الطعام للاحتجاج ضد توقيفهم وظروف اعتقالهم على الرغم من اضرار ذلك على اوضاعهم الصحية .
    الفريق الاعلامي الصحراوي "ايكيب ميديا"
    العيون المحتلة 14 مايو ايار 2014

    vendredi 28 février 2014

    151 prisonniers sahraouis en grève de la faim, la prison de Ait Melloul sur la sellette

    Par EM, Sahara Occidental occupé,  23 /3/2014


    151 prisonniers sahraouis de la prison d'Ait Meloul ont annoncé leur intention de mener une grève de la faim de 24h à partir de lundi 24 mars 2014.
    Par cette grève, les prisonniers politiques et prisonniers de droits commun dénoncent les mauvais traitements et le racisme qu'ils subissent de la part de l'administration pénitentiaire.
    C'est une action d'envergure, qui fait suite à deux autres grèves d'avertissement menée par une partie du groupe pendant le mois de mars. Dans cette prison située près d'Agadir au sud du Maroc, les Sahraouis sont discriminés constamment, torturés, interdits de visite familiale et privés de soins médicaux. 
     
    Quatre prisonniers sahraouis sont morts dans cette prison en 2013, suite aux mauvais traitements et fautes de soins médicaux adéquats. Ce sont Hicham Lasfar, Mohamed Bourhim, 22 ans, diabétique, mort en grève de la faim, Abelmalik Abdesaad, 32 ans, sidéen, et Mbarek Lmotaoakil, 54 ans, insuffisance rénal.

    Les conditions de détention sont connues pour être très mauvaises dans toutes les prisons administrées par le régime marocain. Néanmoins, elles le sont de façon discriminatoire pires à l'encontre de tous les Sahraouis.
    Il apparaît que l'ONU n'assume pas sa responsabilité de protéger ce peuple d'un territoire non autonome, contrairement aux exigences de sa charte, pas plus quelle ne réussit à imposer au Maroc de respecter ses devoirs comme colonisateur.
    Malgré toutes les annonces marocaines, aucune loi ne protège les Sahraouis, encore moins quand leur liberté leur est confisquée.
    D'autre part, le Conseil de Sécurité de l'ONU ne peut actuellement pas être saisi pour le traitement de ces atteintes graves à la sécurité et intégrité des Sahraouis faute de rapports impartiaux menées sur la question et de mandat donné à sa mission sur place pour les établir.
    Le renouvellement de la mission intervenant fin avril, c'est pour solutionner ce problème que les organisations, le gouvernement en exil, le mouvement de libération sahraouis, les organisations de soutien aux sahraouis et de défense des droits de l'homme, demandent actuellement que ce mandat de surveillance des droits de l'homme soit confié immédiatement à la Minurso.

    EM, Sahara Occidental occupé,  23 /3/2014

    vendredi 18 octobre 2013

    Au Sahara Occidental, où seront fêtés deux anniversaires, le fond de l'horreur est atteint, des enfants sont torturés. Lire et protester !!!

    Gdeim Izik avant le démantèlement

      Les Sahraouis fêtent leur unité nationale et Gdaim Izik malgré la répression marocaine

     Par EM via APSO,18/10/2013



    En territoires occupés du Sahara Occidental, les citoyens sahraouis ont célébré un double anniversaire, le 12 octobre 1975, date de la déclaration de l'unité nationale et le 10 octobre 2010, date anniversaire du début de la grande manifestation de Gdaim Izik. Une fois de plus ils ont subi l'oppression et la répression du colonisateur marocain.
    Le 12 octobre 1975, à l'appel de El Ouali Mustapha Saied, les Sahraouis se sont réunis sous une tente à Ain Bentili au Sahara Occidental pour déclarer l'unité nationale. Les notables, les Chioukhs ont déclaré qu'ils étaient unis en un peuple, contre tous les ennemis et sous la direction du Polisario. Cette date est un moment essentiel de la lutte pour la libération du Sahara Occidental contre ses colonisateurs.
    À El Aaiun occupée, le 9 octobre 2013, l'association sahraouie pour la diffusion de la culture et le patrimoine a organisé une rencontre pour ces occasions commémoratives. Leur lieu de rencontre est resté assiégé et encerclé par la police et des agents des DST pendant toute la durée de la réunion qui s'est néanmoins tenue jusqu'à sa fin, sans céder à l'intimidation. Les participants à cette rencontre sont des activistes et des représentants des associations et comités des droits de l'homme sahraoui. Les intervenants ont exprimé l'importance de l'unité nationale sahraouie, disant qu'elle est la roche sur laquelle se sont brisés les rêves des envahisseurs. 
    Ils ont insisté sur la nécessité de surveiller et dénoncer les sites créés par les services d'intelligence marocaine pour diffamer les figures importantes de la résistance, afin de les décrédibiliser et d'affaiblir les forces actives. Selon eux, ce sont des sites poubelles et c'est dans ce sens qu'il faut les critiquer. La lutte pour l'indépendance doit dépasser les individus, et chacun doit ignorer les atteintes personnelles sur ses défenseurs les plus exposés. 
    Le 11 octobre, des citoyens sahraouis ont organisé une rencontre sous une tente sur le toit de la maison de la militante sahraouie Oum Lmnain Souaieh. Les participants ont échangé des informations sur les violations des droits de l'homme commis par l'État du Maroc, sur les portés disparus, et les prisonniers politiques dont la détention est insupportable. Le Maroc interdit aux citoyens sahraouis de planter la tente, mais aussi de s'exprimer librement sous peine de violences, et c'est donc uniquement l'espace privé qui protège encore leur dignité.
    A Essmara occupée, dans le quartier Essoukna, le 11 octobre, les forces d'occupation ont arrêté l'enfant sahraoui Mohamed Maelainin, 8 ans, l'ont frappé violemment dans une rue à proximité de la mairie d'arrondissement, avant de le laisser évanoui sur le sol et de partir. Maelainin avait lui aussi participé à une manifestation pacifique pour commémorer le jour de l'unité nationale. 
    Le 12 octobre, à El Aaiun occupée, et pour les mêmes motifs de commémoration, la "coordination Gdaim Izik  pour le mouvement pacifique" a appelé à manifester. Plus de 50 citoyens sahraouis se sont rassemblés sur le boulevard Essmara, où la police marocaine en tenues civiles et en uniformes les a attaqués pour les disperser. Ils ont chassé les manifestants dans les ruelles du quartier Maatala. Parmi les blessés, l'enfant sahraoui Housam Ajaf, 14 ans, a été enlevé par une patrouille de la police dirigée par Mouhcen Serghini et conduit dans la périphérie de la ville où il a été torturé pendant une heure. (voir vidéo).
    Ce même jour, sur le boulevard Tan Tan, les forces d'occupation ont attaqué 40 diplômés chômeurs sahraouis qui manifestaient pour le respect de leur droit au travail. Les chômeurs ont surtout dénoncé dans leurs slogans le pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental par le Maroc. 12 chômeurs ont été blessés lors de l'intervention de la police. (Voir déclaration d'un chômeur)
    Le 12 octobre toujours, à Boujdour occupée, la police a arrêté Mlle El-Ghalia El Ansari, 16 ans, près du lycée Errachidi. Melle El Ghalia est élève et activiste sahraouie pour l'Indépendance du Sahara Occidental. Elle distribuait des tracts célébrant le jour de l'unité nationale quand  la police l'a arrêtée.
    Mlle El-Ghalia a passé deux heures au centre de police, interrogée par le commissaire "Bouazza" et des agents de la DST. Ils l'ont insultée et menacée de la violer si elle continuait ses activités contre l'occupation.
    D'autre part, dans cette même dynamique, dimanche 13 octobre 2013, à El Aaiun occupé, 11 associations et comités sahraouis de défense des droits de l'homme ont formalisé la création d'une coordination locale. Les associations Asvdh, Codapso, Association Sahraouie de diffusion de la culture et du patrimoine, Cspron, La ligue des prisonniers politiques sahraouis, Organisation justice et dignité, Groupe des personnes qui rejettent la nationalité marocaine, Forum avenir de la femme sahraouie (FAFESA), Observatoire de la femme et l’enfant sahraoui, Comité des familles de 15 disparus sahraouis, Coordination Gdaim Izik, ont reçu le soutien du Groupe media, regroupant 3 organisations de journalistes sahraouis.
    La coordination locale appelle à manifester samedi 19 octobre à partir de 17h sur le boulevard Essmara, à l'occasion de la visite de SE Christopher Ross à El Aaiun occupée, puis dans d'autres ville du territoire occupé. Le motif de la manifestation est de rappeler à leur envoyé  la responsabilité des Nations Unies dans le blocage de la situation, et qu'il leur faut utiliser des moyens contraignant sur le colonisateur pour que soit organisé le référendum d'autodétermination du peuple sahraoui. 
    Repos dans la Prison  Noire
    Les prisonniers politiques sahraouis de la prison Noire à El Aaiun occupée ont eux aussi commémoré les mêmes dates importantes. En réaction, le 13 octobre, vers 23h, un groupe des gardiens de la prison a pris d'assaut leurs cellules, et les ont frappés et insultés.
    C'est un acte de brutalité de plus dans cette prison dont les conditions carcérales sont des infractions caractérisées et connues de toutes les organisations nationales et internationales en matière de traitement des prisonniers.
    Le 17 octobre, le directeur de cette même prison a transféré les deux prisonniers politiques sahraouis Ouled Chaikh Mahjoub et Kamal Trayh dans une cellule contenant 50 prisonniers des droits commun, dont des assassins. En signe de protestation et parce qu'ils craignent pour leurs vies, les 2 prisonniers politiques sahraouis ont entamé ce soir une grève de la faim illimitée.
    C'est dans ce contexte global que des journalistes hollandais et suédois, spécialistes des guerres et conflits ont séjourné à El Aaiun occupée. Du lundi 7 au vendredi 11 octobre, ils ont rencontré des associations sahraouies des droits de l'homme, des journalistes, des victimes des violations des droits des droits de l'homme, des anciens disparus, et assistés à des préparatifs, et rencontres publiques de célébration de l'anniversaire de l'unité nationale sahraouie.

    http://apsoinfo.blogspot.fr/2013/10/em-les-sahraouis-fetent-leur-unite.html
    Suivre Équipe Média ici : https://www.facebook.com/#!/EquipeMedia2010?fref=ts 

    samedi 2 février 2013

    Procès du groupe Gdaym Izik reporté au 8/2, le Maroc cafouille encore

    par 2 /2/2013
    Vendredi 1er  février 2013 vers 08.30, suite à un appel des familles des prisonniers politiques du « groupe Gdaim Izik », plus de 100 personnes ont participé à une manifestation en solidarité avec les prisonniers devant la cour martiale de Rabat, la capitale marocaine.
    Les autorités marocaines ont déployé l'armée et la police en addition des effectifs des  renseignements généraux aux alentours de la cour avant de fermer le boulevard de " Ennaser" du quartier Agdal menant à la cour.
    15 min après le début de cette manifestation sahraouie,  plus de 50 marocains habillés en vêtements traditionnels sahraoui s ont mené une manifestation parallèle, brandissant des drapeaux marocains et des photos du camp de Gdaim Izik après sa destruction par l'armée marocaine. Ils demandaient par leurs pancartes l'exécution des accusés.
    Au tribunal, les autorités marocaines ont laissé entrer les familles des prisonniers dans la salle d'audience et en ont interdit l’accès aux militants des droits de l'homme.
    La cour a reporté le procès au 8 février suite à la demande de la défense. Celle-ci  a souhaiter écouter des responsables marocains  comme le ministre de l'intérieur, la député au parlement marocain Gajmoula ment Abbi , le gouverneur de la ville de El Aaiun occupée et d'autres témoins .
    La cour a refusé d'inviter les responsables et a accepté d'inviter 4 témoins dont l'activiste sahraoui Lehsan Dalil.
    Le procès écourté s’est tenu en présence d’observateurs, juristes et journalistes étrangers.
    A El Aaiun occupée, malgré le blocus sécuritaire impose par les autorités d'occupations, des dizaines des sahraouis sont sortis de chez eux pour manifester leur solidarité avec les prisonniers de Gdaim Izik.
    4 manifestations d’une cinquantaine de personnes ont été dispersées par la violence, selon les méthodes usuelles des forces d'occupation, sans ménager ni les femmes ni les enfants.
    Les violences généralisées et des agressions privées ont eu lieu à cette occasion.
    Par exemple, Momna Chomad, dont le mari est emprisonné sans charge depuis le 6 novembre 2012 a été violement giflée par un policier en civil alors qu’elle sortait pour manifester. Cette femme fière qui ne cède à aucune intimidation a nommé son enfant Ahmed Ben Bella (de l’ancien président algérien) pour affirmer sa résistance à l’occupant.
    L'activiste des droits de l'homme et ancien porté disparu Mustapha Dah a lui été agressé directement par le Pacha, vice gouverneur de El Aaiun occupée  Mohamed Ennachti.
    De nombreux manifestants dont M. Dah ont déclaré  que ces réactions violentes n’arrêteront pas la résistance civile qui parviendra à briser l'embargo et à dévoiler les crimes commis par l'état marocain au Sahara Occidental.
    EM, El Aaiun, Sahara Occidental occupé

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    Sahara Occidental: Médi1 reste au service du Makhzen

    Par Demainonline, 2/2/2013
    Une émission de grande valeur intellectuelle sur Médi1 (Photo DR)
    Une émission culturelle de grande portée sur Médi1 (Photo DR)

    Le journalisme français aux ordres se porte bien. Hier, vendredi 1er février, premier jour du procès des 24 indépendantistes sahraouis accusés du massacre de Gdeim Izik, il y a plus de deux ans, les auditeurs de Médi1 s’attendaient à de l’information contrastée pour savoir ce qui s’est passé ce jour de 2010 quand 10 membres des forces de l’ordre marocaines, un ambulancier et deux sahraouis ont perdu la vie dans des circosntances tragiques.
    Au lieu de cela, Médi1, qui appartient à un consortium public franco-marocain, a fait montre d’un journalisme digne des années de plomb. Et pour une fois, ce ne sont pas des journalistes marocains qui en ont été les protagonistes, mais deux journalistes français.
    Au lieu de parler du procès, la journaliste française qui présentait le journal de 12h30 a préféré évoquer le « ralliement de 300 militants du Polisario » à AQMI, le mouvement terroriste maghrébin. Ajoutant, pour conforter son « information », que c’est « un chercheur tunisien, un spécialiste des mouvements terroristes » qui le rapporte.
    Mais qui est-il ce spécialiste tunisien ?  Son nom ? Silence radio. On n’en saura rien. Tout au plus elle assène ses auditeurs avec un « ce chercheur tunisien a recoupé le constat de plusieurs thinks tank américains ».
    La parole est alors donnée à Claude Porsella, correspondant à Washington de Médi1 (Jean-Louis Pourtet pour RFI). Et là on se serait cru à la bonne époque de la vieille RTM (Radio télévision marocaine), la télé et la radio publiques, figées et archaïques, de l’ère Hassan II.
    Le Polisario serait l’allié d’AQMI, nous dit Porsella en se basant sur les déclarations d’un analyste américain, Yonah Alexander, qui répète ces assertions depuis plusieurs années sans que le Département d’Etat américain, qui veille au grain pour savoir qui est avec qui dans la grande mouvance jihadiste, ne lui fasse cas. Yonah Alexander a visité le Maroc et le Sahara en janvier 2011 à l’invitation des autorités marocaines.
    Puis le vieux journaliste franco-américain, qui a quitté la Voix de l’Amérique il y a quelques années parce qu’il s’estimait « censuré », reprend des termes qui sont généralement utilisés par la presse marocaine pour traiter le conflit du Sahara. Le Polisario aurait signé un « partenariat » avec AQMI, les camps de réfugiés de Tindouf seraient en réalité des « camps de séquestrés » (même si l’ONU dit le contraire!), et les indépendantistes seraient des « séparatistes », etc…
    Qu’un journaliste marocain débite ces formules et ces adjectifs, c’est dans l’ordre des choses. Le journalisme au Maroc est patriotique avant d’être informatif. Mais que des journalistes professionnels français singent verbalement leurs confrères marocains, c’est assez inhabituel. Sauf sur Médi1 bien sûr.
    Le Polisario allié d’AQMI, on en rêve à Rabat. Mais pour le moment c’est un non-sens total que même le plus débile des analystes des mouvements terroristes islamistes rejeterait sans la moindre discussion.
    Une alliance du Polisario avec AQMi serait un suicide en bonne et due forme de ce mouvement indépendantiste dont la survie économique, politique et diplomatique dépend du bon vouloir de l’Etat algérien. AQMI est l’ennemi mortel de l’Etat algérien ; et qui finance et porte à bout de bras le Polisario sinon l’Etat algérien.
    Le Polisario allié avec les terroristes d’AQMI on voudrait bien, comme ça on demandera à l’armée française de François Hollande de nous en débarrasser. Mais pour le moment c’est plus un désir qu’une réalité.
    Au fait, une information qui n’a pas été relevée par les journalistes français de Médi1 : le procès des 24 Sahraouis a été reporté au 8 février.