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vendredi 30 janvier 2015

EM : Nouvelle attaque des autorités marocaines sur des journalistes sahraouis

Apsoinfo, 30/1/2015

EM : Nouvelle attaque des autorités marocaines sur des journalistes sahraouis


Mercredi 28 janvier 2014, la journaliste de la RASD TV Hayat El Khaldi avait invité l'activiste journaliste sahraoui Mohamed Mayara et Zayou Abdelrahmane ancien prisonnier politique du groupe "Gdaim Izik" pour l'enregistrement d'une émission de la télévision sahraouie consacrée à l'Intifada pacifique et aux perspectives de la résistance pour l'année 2015. Deux autres journalistes, des techniciens, étaient venus aussi.

Pendant l'émission, les services des RG marocains ont encerclé la maison de Fatimatou Dahouar où avait lieu l'enregistrement.
Fatimatou Dahouar est militante sahraouie pour l'indépendance et ancienne disparue dans les centres des détentions secrets marocains. Elle avait invité les journalistes et prêté sa maison pour l'émission.
Plus d'une vingtaine de voitures de la police marocaine étaient sur place.

À 18h, alors que Mohamed Mayara sortait de la maison, les agents de police et des renseignements généraux ont encerclé sa voiture et l'ont insulté, crachant sur la voiture.
Le Pacha de El Aaiun occupé, Brahim Benbrahim a lui aussi insulté le journaliste, l'a menacé de "l'enlever avec sa famille, femme et enfant et de l'enfermer dans un centre de détention secret comme son père l'avait été, et avec sa famille". Le père de M. Mayara est mort dans la prison secrète marocaine de Agdez en juillet 1977 des suites des mauvais traitements et tortures qu'il avait subis, alors qu'il avait disparu depuis le 27 février 1976 avec ses trois frères.
Après insultes et crachats, il a été ordonné à M. Mayara de quitter la place immédiatement.

Le réalisateur de l'émission et chef des services techniques de l'Équipe Média, Mamine Hachimi, a lui été attaqué par les agents de police et les RG quand il est sorti de la maison quelques minutes plus tard. Il a été blessé, et son téléphone portable lui a été volé par les policiers. Il a porté plainte auprès du procureur du roi sur ses faits après avoir reçu des soins.
C'est le même Pacha qui a mené cette attaque.

Les autres journalistes Mohamed Saleh Zerouali et Leili Hamoud sont sortis de la maison à minuit quand les policiers ont tous été partis.

Ce n'est pas la première fois que ces journalistes sont agressés par la police marocaine pour leurs activités médiatiques.
Leili Hamoud a passé 8 mois en prison en 2010-2011, Mohamed Saleh Zerouali a été arrêté, interrogé et torturé à quatre reprises depuis 2011, Mamine Hachimi a été arrêté à Tantan en novembre 2011 et interrogé torturé pendant une semaine, sans que sa famille ne sache où il était.

Équipe Média, El Aaiun occupée
Le 29 janvier 2015

lundi 15 décembre 2014

Paris : Enième plainte pour « séquestration » contre la police marocaine

slikh
Une plainte pour séquestration à l’encontre des services de police marocains a été déposée le 2 décembre au tribunal de grande instance (TGI) de Paris. Sympathisante de la cause sahraouie, la Française Michelle Decastel accuse les policiers de l’avoir enlevée par deux fois, alors qu’elle assistait à des procès de militants sahraouis, à Laâyoune puis à Tanger. Elle est représentée par Ingrid Metton, du cabinet Ancile de l’avocat Joseph Breham. 
Ce dernier, habitué des procédures contre le Maroc, compte parmi ses clients Adil Lamtalsi et Naama Asfari dans l’affaire visant le patron de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), Abdellatif Hammouchi.
Le troisième plaignant contre Hammouchi, Zakaria Moumni, défendu par Patrick Baudouin, aurait de son côté à nouveau saisi la justice à la suite de menaces.
Joseph Breham vient par ailleurs de déposer une plainte devant le comité contre la torture des Nations unies dans le cadre de l’arrestation au Maroc pour terrorisme du Franco-Algérien Ahmed Laidouni en juillet.
Source : Maghreb Confidentiel
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vendredi 13 juin 2014

Terre des hommes dénonce les violences policières à l'égard des Subsahariens



Une ONG dénonce la violence policière marocaine contre les Subsahariens

Terre des hommes dénonce les violences policières à l'égard des Subsahariens. Crédit : DR

L’ONG Terre des hommes dénonce les mauvais traitements que subissent les migrants subsahariens au Maroc.

La branche espagnole de Terre des hommes vient d’achever son programme « Tamkine Migrants » de trois ans, financé par la délégation de l’Union européenne à Rabat. A cette occasion, l’ONG alerte sur la situation des migrants subsahariens au Maroc. Pour le directeur des projets de l’ONG, Manuel Marcia, cité par Europapress, le pays se trouve dans une situation « un peu incohérente » en marchant un pas en avant avec la campagne nationale de régularisation lancée en janvier 2014 et un pas en arrière avec la violence exercée par la police.
Terre des hommes dénonce à la fois les violences subies par les personnes en attente de rejoindre l’Europe et la précarité juridique de celles qui ont décidé de rester ici : « Des bus arrivent à Rabat remplis de migrants avec des fractures ouvertes », explique Manuel Marcia, pour qui « ce n’est en aucun cas acceptable ni justifiable. »

Le Maroc n’est plus qu’un pays de transit

Pour lui, « le Maroc a cessé d’être un pays de transit ». Les migrants subsahariens, principalement en provenance de la République démocratique du Congo, du Cameroun ou du Nigeria, restent au Maroc un long moment et « c’est pour cela qu’il faut les protéger quand ils se retrouvent dans un pays inconnu, sans ressource, sans appui et sans connaissance de la langue arabe ».
Les migrants ont de sévères problèmes pour accéder à la santé, l’assistance juridique et l’éducation. Malgré une circulaire du gouvernement visant à « l’intégration des élèves étrangers issus des pays du Sahel et subsahariens dans le système scolaire marocain », très peu d’enfants migrants sont scolarisés aujourd’hui. L’Etat serait en train de plancher sur des classes spécifiques pour eux, dans le but de les faire intégrer le système marocain classique par la suite.

Violence « proportionnelle »

Terre des hommes établit 70 recommandations, parmi lesquelles une meilleure coopération entre l’Espagne et le Maroc. L’ONG demande notamment à l’Espagne de donner une formation et des outils nécessaires aux forces de polices marocaines pour gérer l’immigration avec « un niveau de violence proportionnel ».
Elle recommande également la baisse de l’utilisation des menottes parce que « les personnes menottées ne peuvent pas se défendre des coups. »




jeudi 27 février 2014

Publication des violations des droits de l’homme au Sahara occidental

Human Rights Watch dénonce les pressions du Maroc

Par Liberté Algérie, 25/2/2014
 
Human Rights Watch a confirmé que le régime marocain exerce des pressions sur les militants sahraouis des droits de l'homme pour empêcher la publication des violations des droits de l'homme au Sahara occidental dans le réseau social.
Dans un article publié lundi sur le site de HRW, le directeur adjoint pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Eric Goldstein a déclaré que les militants sahraouis ont confirmé que la police marocaine intervient dans le travail des militants et confisque leurs moyens de travail pour empêcher la publication du contenu sur internet. Les personnes chargées de filmer les actions de la police risquent de se voir confisquer leur matériel. Eric Goldstein, qui était à El-Ayoun avec une délégation parlementaire du Royaume-Uni, a ajouté que la police marocaine “bloque systématiquement” les manifestations organisées par les associations sahraouies. Samedi dernier, a révélé Goldstein, plus de 100 policiers marocains en uniforme et en civil ont été déployés dans toutes les directions afin d'intercepter les participants sahraouis à une manifestation organisée par des organisations sahraouies des droits de l'homme.
“A deux reprises, alors que je tentais d’approcher, des officiers marocains en civil m’ont obligé de quitter le lieu de la manifestation”, a indiqué Goldstein, ajoutant que la police marocaine a également empêché la délégation britannique avant d'en arracher un appareil photo de leur voiture. Il a ajouté qu’un étudiant sahraoui, qui maintient une page Facebook pour documenter les violations des droits humains, a été arrêté dans la rue par des policiers marocains en civil, avant d'être obligé à révéler ses mots de passe et ensuite de lire son courrier et télécharger sa page web sur un ordinateur du commissariat de police. L'étudiant a dit à HRW que lors du filmage des actions de la police marocaine contre les manifestants sahraouis, ses collègues et lui s'accroupirent sur les balcons et les toits. Pour éviter la confiscation de leur matériel. Cela explique pourquoi les images publiées sont souvent floues et saccadées. Le directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch conclu que le régime marocain censure les sites web au Sahara occidental par l'intimidation et les matraques.
SPS
http://www.liberte-algerie.com/international/human-rights-watch-denonce-les-pressions-du-maroc-publication-des-violations-des-droits-de-l-homme-au-sahara-occidental-216187

mercredi 5 février 2014

La camarade Imane Tawfiq agressée en pleine rue, hors manifestation

La camarade Imane Tawfiq vient d'être agressée.

Imane Tawfiq, militante d'ANNAHJ ADDIMOCRATI, responsable au sein de la jeunesse d'ANNAHJ, militante active des étudiants progressistes, militante du MVT20FEVRIER... (Khémisset) vient d'être agressée, tabassée, injuriée ( à Kénitra)...par des policiers descendus d'une voiture officielle de police (Partner) alors qu'elle marchait vers la station des taxis à Kénitra pour rejoindre sa famille à Khémisset.
 
Imane ne se trouvait pas, ni dans une manifestation, ni dans une marche, ni dans un rassemblement. C'est une agression en pleine rue, agression planifiée, préméditée. Il fallait suivre Imane et l'attaquer loin des camarades, loin des gens. Les flics n'ont pas voulu maquiller l'agression par l'anonymat. Des policiers qui descendent normalement d'une voiture officielle de la police et attaquent sauvagement la camarade.
Rappelons qu'hier (22 janvier 2014), des flics en civil étaient allés terroriser la mère d'Imane à Khémisset. Celle-ci a vécu un cauchemar. On lui fait payer cher les activités anti-tyranniques de sa fille Imane.
Imane est une militante exemplaire. Elle se trouve là où il y a des causes justes à défendre.
Nous sommes sur le bon chemin. Tiens bon camarade Imane!

samedi 18 janvier 2014

Le casse tête d’un présumé terroriste marocain assigné à résidence en France

Par Arnaud Scherer/ LOR'Actu.fr, 16/1/2014


Un présumé terroriste poursuivi par le Maroc d’abord établi à Metz puis emprisonné à Nancy vient d’être assigné en France dans un lieu tenu secret. Son avocate estime que sa vie est menacée par les services secrets marocains…
Rachid. R, informaticien âgé de 37 ans d’abord établi à Metz (Moselle) vient d’être libéré après avoir été détenu à la prison de Maxéville, près de Nancy (Meurthe-et-Moselle). L’homme est soupçonné par le Maroc d’appartenir à un groupe terroriste, AQMI. Depuis 2009, la France est contrainte de le retenir prisonnier en attendant d’être extradé vers son pays d’origine. Sauf que la Cour européenne des droits de l’Homme refuse qu’il soit extradé vers le Marc estimant que sa vie est en danger.
  
L’appartement payé par l’Etat
 Le présumé jihadiste risquerait en effet la torture dans son pays d’origine. La chambre de l'instruction de Metz avait en ordonné jeudi dernier la remise en liberté de Rachid R. Toutefois, le ministre de l’Intérieur a ordonné son expulsion suite à son interpellation jeudi dernier. Placé en centre de rétention à Lille dans le nord, il a finalement été assigné à résidence dans un lieu tenu secret. «M. Rafaa ne souhaite pas dire où il se trouve assigné à résidence, car il craint les services secrets marocains. Je redoute un coup tordu et qu'il soit livré en pâture", a expliqué son avocate à l’AFP. Selon nos informations, l’appartement dont l’adresse est tenue secrète est payé aux frais de l’Etat.
Cet arrêté d’expulsion qui s’est finalement transformé en assignation à résidence pose problème à l’avocate qui défend le présumé terroriste. L’homme doit se présenter plusieurs fois par jour devant les autorités puis n’a pas le droit de sortir après 20h. Une sorte de contrôle judiciaire contraint et forcé selon son avocate. Un recours a été déposé devant le Tribunal administratif de Paris.

vendredi 13 décembre 2013

Droit de l'Homme et pêche, journées sanglantes au Sahara


Par Equipe media, Al Aaiun occupée, 10/12/2013 et 11/12/2013

 La journée Internationale des Droits de l'Homme, le 10 décembre, est traditionnellement célébrée par les Sahraouis des territoires occupés par des manifestations pacifiques. Ils demandent alors le respect de la déclaration universelle des droits de l'homme pour leur peuple et pour les autres peuples opprimés dans le monde, et en particulier le peuple palestinien.

Cette année, la date coïncide avec le jour du vote du Parlement Européen de l'accord de pêche avec le Maroc, qui couvre les eaux du Sahara Occidental. Depuis le 7 décembre d'importants convois de renforts sécuritaire et paramilitaire, soit plus de 300 véhicules, sont arrivés à El Aaiun en provenance, selon des sources policières, de Casablanca, Rabat, Meknes, Marakech Agadir, Essaouira.
Le mercredi 10 décembre, la coordination des associations et comités sahraouis de défense des droits au Sahara Occidental a appelé tous les citoyens sahraouis à une manifestation pacifique rue Essmara, pour dénoncer les violations des droits de l'homme commise par les forces d'occupation, mais aussi après la déception du vote européen, pour dénoncer l'accord de pêche illégal de l'Union Européenne avec le Maroc.
À 17h, et malgré le blocus imposé par les autorités d'occupation pour empêcher l'accès au départ de la manifestation, plus de 150 sahraouis femmes et hommes étaient sur place et ont commencé à lever leurs pancartes et les bannières contre l'accord de pêche, alors que d'autres manifestants levaient le drapeau de la RASD.  Cinq ressortissants espagnols solidaires avec la cause sahraouie ont également participé à la manifestation. Ils portaient des tee-shirts oranges sur lesquels étaient écrits des slogans.
Les forces marocaines sont intervenues  avec violence très peu de temps après le début de la manifestation pour la disperser. Le chef de la zone sécuritaire Mohamed Ait Omar et l'assistant du directeur régional de la DGST ont personnellement dirigé l'opération.
Cernés par les attaques, les manifestants et militants sont tombés au sol et y sont restés sous  les coups de pieds et de matraques, avant de parvenir à se relever et à continuer à crier les slogans. Voir http://www.youtube.com/watch?v=IA3RlqLKAjM
Les cinq espagnols ont eux aussi été attaqués et frappés à coup de poing et matraques, et pour les hommes, ont été déshabillés de leurs tee-shirt. http://www.youtube.com/watch?v=BYtTTGG3OBQ. Après l'attaque, on pouvait encore lire sur les tee-shirts des femmes "liberté pour les prisonniers politiques sahraouis", "non aux accords de pêche", "Sahara libre", et "Maroc assassin, UE voleur".
Les manifestants dispersés se sont rassemblés à nouveau au centre du quartier Ma'atalah, rue Maghreb Arabe, et ont levé les drapeaux de la RASD et chanté des slogans pour l'indépendance du Sahara Occidental. Ils ont aussi à nouveau dénoncé la décision du Parlement Européen de renouveler l'accord de pêche avec le Maroc sans exclure les eaux sahraouies, qui va permettre aux navires espagnols de revenir rapidement pêcher dans les eaux sahraouies, et d'aggraver les problèmes de graves diminutions du nombres de certains poissons malgré les multiples alertes d'organisations de pêcheurs sahraouis et marocains.
Plus de 400 policiers et agents des forces auxiliaires ont encerclé le quartier, et ont commencé à attaquer les manifestants. Ils criaient des insultes racistes et "vive le roi Med 6". http://youtu.be/I74wdVFAxlM. Ils ont aussi caillassé des maisons des Sahraouies jusque tard dans la nuit. http://youtu.be/mojDKSAqWCI
A minuit, un camion canon à eau chaude est arrivé en renfort pour intimider la population. il n'a pas servi.
Au total, ce sont plus de 150 personnes qui ont été blessées, dont la moitié des femmes, mineurs et des handicapés lors de cette journée internationale des droits de l'Homme. 
Mercredi 11 décembre,  tous les établissements scolaires ont été encerclés par les policiers en civil. Les agents ont empêché les enfants de s'attarder et les ont intimidés. Voir devant le lycée Essaguia El Hamra. http://www.youtube.com/watch?v=r3OkoZnq040
Malgré cela, plus d'une centaine d'élèves de ce même lycée se sont rassemblés et ont crié des slogans en brandissant le drapeau de la RASD. http://www.youtube.com/watch?v=mSvIqQC-cPI#t=117
Le siège de la Minurso a lui aussi été encerclé par les forces policières d'occupation, mais aussi par des barrières de sécurité. Selon les hypothèses des témoins, ces barrières seraient destinées à empêcher l'accès de la Minurso aux victimes sahraouies de la répressions marocaines pour y demander la protection de l'ONU. http://www.youtube.com/watch?v=K0E1ixkGvWM
À 12h, plus de 300 Sahraouis se sont rassemblés rue Tan Tan avec des drapeaux de la RASD   et ont crié leur souhait de l'indépendance du Sahara Occidental. 30 véhicules de police et 10 des forces auxiliaires sont arrivés rapidement pour intervenir contre les manifestants, et ont forcé les marchands de fermer leurs boutiques. 
Au même moment, plus de 150 sahraouis se sont rassemblés pour une manifestation sur le boulevard Al Qods. Les forces d'occupation sont là encore intervenues brutalement et une de leur voiture a percuté l'enfant Sahraoui Boubakar Khraibach 13 ans. Il a été conduit à l'hôpital et souffre d'entorse aux deux genoux.
De façon très insolite, la presse marocaine, en ce jour de grande violence des autorités d'occupation contre les sahraouis, a annoncé sans photos, ni aucun fondement, une manifestation de 40 femmes aux seins nues, qui selon eux ont choqué la morale locale. 
À Essmara occupée
Le 10 décembre, les familles des portés disparus ont organisé une manifestation devant la confédération démocratique du travail, la "CDT" et avec la participation des associations et comité sahraouis des droits de l'homme. Les manifestants ont chanté et crié des slogans politiques, et notamment le très populaire : "Le phosphate et le poisson vendus à l'Europe et les Sahraouis traînent les rues". 
À Boujdour occupée
Plus de cinquante sahraouis se sont rassemblés dans la rue principale "Hassan 2" pour dénoncer l'accord de pêche Union Européen avec le Maroc et ont été empêchés de manifester par les forces de la police marocaine.
Devant l'insistance des activistes, les forces d'occupation ont attaqué et ont blessé 10 personnes,  dont 5 femmes.
Parallèlement de l'autre côté de la rue, 30 chômeurs sahraouis ont organisé une manifestation brandissant des pancartes dénonçant le pillage systématique par l'État marocain des ressources naturelles du territoire occupé et la marginalisation généralisée des jeunes sahraouis diplômés. Les chômeurs diplômés ont également dénoncé la décision du Parlement européen concernant l'accord de pêche malhonnête avec le Maroc.

samedi 23 novembre 2013

Ali Salem Tamek : Voilà comment et pourquoi la police nous a arrêtés ma femme et moi

Par Ali Lmrabet, 17/11/2013

Ali Salem Tamek aux îles Canaries, il y a quelques années (Photo DR°
Ali Salem Tamek aux îles Canaries, il y a quelques années (Photo DR°
Le militant indépendantiste sahraoui et suiveur du Front Polisario, Ali Salem Tamek, a été arrêté avec sa femme jeudi dernier aux petites heures de la matinée. Son épouse, El Khalifa Ragbi, était recherchée pour « vol ». Embarqués, selon ses dires, dans une fourgonnette sans « signe distinctif de la police », ils ont été relâchés après heures de détention. Immédiatement, une campagne médiatique s’est abattue sur eux. Nous l’avons contacté.

Demain : Votre épouse, El Khalifa Ragbi, a été arrêtée dans un hôtel de Rabat. Que s’est-il passé ?
Ali Salem Tamek : Merci de me poser ces questions parce que personne ne me les a posées. Nous avons eu droit, ma femme et moi, à un tombereau d’injures et d’accusations ignobles, sans que personne ne daigne nous parler. La nuit du mercredi 13 novembre 2013, j’ai pris une chambre dans un hôtel de Rabat. Le lendemain, jeudi 14 novembre 2013, vers le coup de 7h00 du matin, trois policiers en civil se sont présentés devant ma chambre pour procéder à l’arrestation de mon épouse qui, d’après eux, est recherchée par la police de Laâyoune pour vol. Ensuite, ils nous ont embarqués tous les deux dans un fourgon, qui ne portait, je tiens à le signaler, aucun signe distinctif de police. Au commissariat de police, du quartier de la Tour Hassan, pendant que mon épouse était en état d’arrestation, j’ai contacté Khadija Marouazi, secrétaire générale de l’association Al Wassit pour la démocratie et les droits de l’homme, qui a alerté le président du CNDH (NDLR : Conseil national des droits de l’homme), Driss El Yazami, et le secrétaire général du même organisme, Mohamed Sebbar, que je remercie infiniment. Après plusieurs heures d’arrestation et après qu’elle ait accédé à signer un procès verbal nous avons pu quitter les locaux de la police.

Q : Mais c’est quoi cette affaire de vol ?
R : Le secrétaire général du CNDH, Mohamed Sebbar, m’a assuré que l’affaire est close et qu’il s’agit en fait de vol d’électricité, ce qui n’est pas vrai.

Q : Vous avez été arrêtés tous les deux pour un simple vol d’électricité ?
R : Oui Monsieur ! La police s’est présentée à 7h00 du matin et la fourgonnette qui nous a transportés ne portait pas de signe distinctif de la police pour un prétendu vol d’électricité. Ce prétendu délit se serait produit durant la période de ma dernière détention, en 2010. Il y a trois ans. Or, ma femme a réglé toutes les factures d’électricité avant de déménager dans notre nouveau domicile. Et puis s’il y avait eu un problème de vol d’électricité, nous aurions dû recevoir une lettre. Mais jamais nous n’avons reçu aucun avis de paiement ou une quelconque mise en demeure. Ni de l’ONE, ni de la police, ni de la justice.

Q : Peut-être que ces mises en demeure ne vous sont pas parvenues ?
R : Vous plaisantez ! Moi, mon épouse et ma maison sommes sous la surveillance étroite de tous les services de police de Laâyoune. Nous sommes le genre de personnes qui ne passent jamais inaperçues à Laâyoune et ailleurs. Croyez-vous que je puisse me déplacer à Rabat sans que tout le monde, je parle des services de police, ne soit au courant ? D’ailleurs, la preuve que cette affaire sent le coup fourré c’est que je suis parti en premier à Rabat, et ma femme m’a rejoint le 12 novembre par le vol AT480 de la RAM. Je vous donne ces détails parce qu’à l’aéroport de Laâyoune et à celui de Casablanca, ma femme a été contrôlée par la police, pour ne pas dire interrogée, mais pas arrêtée.

Q : C’est donc, selon vous, une affaire politique ?
R : Mais absolument. Pourquoi ma femme n’a pas été arrêtée à l’aéroport de Laâyoune, ou dans celui de Casablanca, s’il y avait un avis de recherche ? Et c’est quoi cette rapide médiatisation de cette prétendue affaire de vol ? Enfin, c’est quoi cette autre accusation, ignoble qui cherche à porter atteinte à notre honorabilité de mari et de femme.

Q : Laquelle ? 
R : Vous n’avez pas lu ce qu’ils ont écrit sur certains sites ? Ils ont écrit que ma femme a été arrêtée pour adultère et j’en passe d’autres accusations immondes qui montrent le désir hargneux des autorités marocaines de se venger de moi. Mais ce genre d’intimidations n’est pas nouveau. Tout au long de mon parcours de militant sahraoui pacifique, j’en ai connu pire. J’ai été emprisonné six fois et pendant de longues années. En 2002, j’ai été révoqué de mon travail. Mon ex-épouse, qui se trouve actuellement exilée à l’étranger, a été victime d’un viol collectif d’agents de la DST en 2003 devant ma fille Thawra. En 2005, les autorités marocaines ont tenté de m’interner dans un hôpital psychiatrique, et en 2007, elles m’ont interdit la poursuite mes études universitaires. Vous n’avez qu’à taper mon nom sur Google et vous trouverez dans la presse marocaine des échantillons de la haine déversée sur moi. Tantôt je suis un agent des services secrets algériens, tantôt je suis un agent des services secrets marocains, et cela au gré des circonstances et des situations. Et avec tout cela, certains nous parlent de respect des droits de l’homme.
Propos recueillis par Ali Lmrabet
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=28009

vendredi 18 octobre 2013

Au Sahara Occidental, où seront fêtés deux anniversaires, le fond de l'horreur est atteint, des enfants sont torturés. Lire et protester !!!

Gdeim Izik avant le démantèlement

  Les Sahraouis fêtent leur unité nationale et Gdaim Izik malgré la répression marocaine

 Par EM via APSO,18/10/2013



En territoires occupés du Sahara Occidental, les citoyens sahraouis ont célébré un double anniversaire, le 12 octobre 1975, date de la déclaration de l'unité nationale et le 10 octobre 2010, date anniversaire du début de la grande manifestation de Gdaim Izik. Une fois de plus ils ont subi l'oppression et la répression du colonisateur marocain.
Le 12 octobre 1975, à l'appel de El Ouali Mustapha Saied, les Sahraouis se sont réunis sous une tente à Ain Bentili au Sahara Occidental pour déclarer l'unité nationale. Les notables, les Chioukhs ont déclaré qu'ils étaient unis en un peuple, contre tous les ennemis et sous la direction du Polisario. Cette date est un moment essentiel de la lutte pour la libération du Sahara Occidental contre ses colonisateurs.
À El Aaiun occupée, le 9 octobre 2013, l'association sahraouie pour la diffusion de la culture et le patrimoine a organisé une rencontre pour ces occasions commémoratives. Leur lieu de rencontre est resté assiégé et encerclé par la police et des agents des DST pendant toute la durée de la réunion qui s'est néanmoins tenue jusqu'à sa fin, sans céder à l'intimidation. Les participants à cette rencontre sont des activistes et des représentants des associations et comités des droits de l'homme sahraoui. Les intervenants ont exprimé l'importance de l'unité nationale sahraouie, disant qu'elle est la roche sur laquelle se sont brisés les rêves des envahisseurs. 
Ils ont insisté sur la nécessité de surveiller et dénoncer les sites créés par les services d'intelligence marocaine pour diffamer les figures importantes de la résistance, afin de les décrédibiliser et d'affaiblir les forces actives. Selon eux, ce sont des sites poubelles et c'est dans ce sens qu'il faut les critiquer. La lutte pour l'indépendance doit dépasser les individus, et chacun doit ignorer les atteintes personnelles sur ses défenseurs les plus exposés. 
Le 11 octobre, des citoyens sahraouis ont organisé une rencontre sous une tente sur le toit de la maison de la militante sahraouie Oum Lmnain Souaieh. Les participants ont échangé des informations sur les violations des droits de l'homme commis par l'État du Maroc, sur les portés disparus, et les prisonniers politiques dont la détention est insupportable. Le Maroc interdit aux citoyens sahraouis de planter la tente, mais aussi de s'exprimer librement sous peine de violences, et c'est donc uniquement l'espace privé qui protège encore leur dignité.
A Essmara occupée, dans le quartier Essoukna, le 11 octobre, les forces d'occupation ont arrêté l'enfant sahraoui Mohamed Maelainin, 8 ans, l'ont frappé violemment dans une rue à proximité de la mairie d'arrondissement, avant de le laisser évanoui sur le sol et de partir. Maelainin avait lui aussi participé à une manifestation pacifique pour commémorer le jour de l'unité nationale. 
Le 12 octobre, à El Aaiun occupée, et pour les mêmes motifs de commémoration, la "coordination Gdaim Izik  pour le mouvement pacifique" a appelé à manifester. Plus de 50 citoyens sahraouis se sont rassemblés sur le boulevard Essmara, où la police marocaine en tenues civiles et en uniformes les a attaqués pour les disperser. Ils ont chassé les manifestants dans les ruelles du quartier Maatala. Parmi les blessés, l'enfant sahraoui Housam Ajaf, 14 ans, a été enlevé par une patrouille de la police dirigée par Mouhcen Serghini et conduit dans la périphérie de la ville où il a été torturé pendant une heure. (voir vidéo).
Ce même jour, sur le boulevard Tan Tan, les forces d'occupation ont attaqué 40 diplômés chômeurs sahraouis qui manifestaient pour le respect de leur droit au travail. Les chômeurs ont surtout dénoncé dans leurs slogans le pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental par le Maroc. 12 chômeurs ont été blessés lors de l'intervention de la police. (Voir déclaration d'un chômeur)
Le 12 octobre toujours, à Boujdour occupée, la police a arrêté Mlle El-Ghalia El Ansari, 16 ans, près du lycée Errachidi. Melle El Ghalia est élève et activiste sahraouie pour l'Indépendance du Sahara Occidental. Elle distribuait des tracts célébrant le jour de l'unité nationale quand  la police l'a arrêtée.
Mlle El-Ghalia a passé deux heures au centre de police, interrogée par le commissaire "Bouazza" et des agents de la DST. Ils l'ont insultée et menacée de la violer si elle continuait ses activités contre l'occupation.
D'autre part, dans cette même dynamique, dimanche 13 octobre 2013, à El Aaiun occupé, 11 associations et comités sahraouis de défense des droits de l'homme ont formalisé la création d'une coordination locale. Les associations Asvdh, Codapso, Association Sahraouie de diffusion de la culture et du patrimoine, Cspron, La ligue des prisonniers politiques sahraouis, Organisation justice et dignité, Groupe des personnes qui rejettent la nationalité marocaine, Forum avenir de la femme sahraouie (FAFESA), Observatoire de la femme et l’enfant sahraoui, Comité des familles de 15 disparus sahraouis, Coordination Gdaim Izik, ont reçu le soutien du Groupe media, regroupant 3 organisations de journalistes sahraouis.
La coordination locale appelle à manifester samedi 19 octobre à partir de 17h sur le boulevard Essmara, à l'occasion de la visite de SE Christopher Ross à El Aaiun occupée, puis dans d'autres ville du territoire occupé. Le motif de la manifestation est de rappeler à leur envoyé  la responsabilité des Nations Unies dans le blocage de la situation, et qu'il leur faut utiliser des moyens contraignant sur le colonisateur pour que soit organisé le référendum d'autodétermination du peuple sahraoui. 
Repos dans la Prison  Noire
Les prisonniers politiques sahraouis de la prison Noire à El Aaiun occupée ont eux aussi commémoré les mêmes dates importantes. En réaction, le 13 octobre, vers 23h, un groupe des gardiens de la prison a pris d'assaut leurs cellules, et les ont frappés et insultés.
C'est un acte de brutalité de plus dans cette prison dont les conditions carcérales sont des infractions caractérisées et connues de toutes les organisations nationales et internationales en matière de traitement des prisonniers.
Le 17 octobre, le directeur de cette même prison a transféré les deux prisonniers politiques sahraouis Ouled Chaikh Mahjoub et Kamal Trayh dans une cellule contenant 50 prisonniers des droits commun, dont des assassins. En signe de protestation et parce qu'ils craignent pour leurs vies, les 2 prisonniers politiques sahraouis ont entamé ce soir une grève de la faim illimitée.
C'est dans ce contexte global que des journalistes hollandais et suédois, spécialistes des guerres et conflits ont séjourné à El Aaiun occupée. Du lundi 7 au vendredi 11 octobre, ils ont rencontré des associations sahraouies des droits de l'homme, des journalistes, des victimes des violations des droits des droits de l'homme, des anciens disparus, et assistés à des préparatifs, et rencontres publiques de célébration de l'anniversaire de l'unité nationale sahraouie.

http://apsoinfo.blogspot.fr/2013/10/em-les-sahraouis-fetent-leur-unite.html
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