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mardi 14 octobre 2014
samedi 25 janvier 2014
Sahara Occidental : La ville de Smara se joint aux manifestations pour l'extension du mandat de la MINURSO
La ville de Smara, la capitale culturelle du Sahara Occidental, s’est
jointe dans la soirée d’hier à la manifestation convoquée par la
Coalition des Associations sahraouies des droits de l’homme.
La manifestation a été organisée dans le quartier Sakane et l’avenue
principale de la ville. Pour disperser la manifestation, les forces de
police sont brutalement intervenues laissant plusieurs blessés. Certains
ont été évacués à l’hôpital régional de la ville. Parmi eux, Souleina
Belkher Louali, avec une fracture au genou.
Pour rappel, les manifestations convoquées mercredi ont pour but
revendiquer l’élargissement des prérogatives de la MINURSO pour le
monitoring des droits de l’homme au Sahara Occidental.
La MINURSO est l’unique mission de l’ONU qui n’a pas une composante pour rapporter sur les violations des droits de l’homme.
vendredi 13 décembre 2013
Droit de l'Homme et pêche, journées sanglantes au Sahara
Par Equipe media, Al Aaiun occupée, 10/12/2013 et 11/12/2013
Cette
année, la date coïncide avec le jour du vote du Parlement Européen de l'accord
de pêche avec le Maroc, qui couvre les eaux du Sahara Occidental. Depuis le 7
décembre d'importants convois de renforts sécuritaire et paramilitaire, soit
plus de 300 véhicules, sont arrivés à El Aaiun en provenance, selon des sources
policières, de Casablanca, Rabat, Meknes, Marakech Agadir, Essaouira.
Le
mercredi 10 décembre, la coordination des associations et comités sahraouis de
défense des droits au Sahara Occidental a appelé tous les citoyens sahraouis à
une manifestation pacifique rue Essmara, pour dénoncer les violations des
droits de l'homme commise par les forces d'occupation, mais aussi après la
déception du vote européen, pour dénoncer l'accord de pêche illégal de l'Union
Européenne avec le Maroc.
À
17h, et malgré le blocus imposé par les autorités d'occupation pour empêcher
l'accès au départ de la manifestation, plus de 150 sahraouis femmes et hommes
étaient sur place et ont commencé à lever leurs pancartes et les bannières
contre l'accord de pêche, alors que d'autres manifestants levaient le drapeau
de la RASD. Cinq ressortissants espagnols solidaires avec la cause
sahraouie ont également participé à la manifestation. Ils portaient des
tee-shirts oranges sur lesquels étaient écrits des slogans.
Les
forces marocaines sont intervenues avec violence très peu de temps après
le début de la manifestation pour la disperser. Le chef de la zone sécuritaire
Mohamed Ait Omar et l'assistant du directeur régional de la DGST ont
personnellement dirigé l'opération.
Cernés
par les attaques, les manifestants et militants sont tombés au sol et y sont
restés sous les coups de pieds et
de matraques, avant de parvenir à se relever et à continuer à crier les
slogans. Voir http://www.youtube.com/watch?v=IA3RlqLKAjM
Les
cinq espagnols ont eux aussi été attaqués et frappés à coup de poing et
matraques, et pour les hommes, ont été déshabillés de leurs tee-shirt.
http://www.youtube.com/watch?v=BYtTTGG3OBQ. Après l'attaque, on pouvait encore
lire sur les tee-shirts des femmes "liberté pour les prisonniers
politiques sahraouis", "non aux accords de pêche", "Sahara
libre", et "Maroc assassin, UE voleur".
Les
manifestants dispersés se sont rassemblés à nouveau au centre du quartier
Ma'atalah, rue Maghreb Arabe, et ont levé les drapeaux de la RASD et chanté des
slogans pour l'indépendance du Sahara Occidental. Ils ont aussi à nouveau
dénoncé la décision du Parlement Européen de renouveler l'accord de pêche avec
le Maroc sans exclure les eaux sahraouies, qui va permettre aux navires
espagnols de revenir rapidement pêcher dans les eaux sahraouies, et d'aggraver
les problèmes de graves diminutions du nombres de certains poissons malgré les
multiples alertes d'organisations de pêcheurs sahraouis et marocains.
Plus
de 400 policiers et agents des forces auxiliaires ont encerclé le quartier, et
ont commencé à attaquer les manifestants. Ils criaient des insultes racistes et
"vive le roi Med 6". http://youtu.be/I74wdVFAxlM. Ils ont aussi
caillassé des maisons des Sahraouies jusque tard dans la nuit. http://youtu.be/mojDKSAqWCI
A
minuit, un camion canon à eau chaude est arrivé en renfort pour intimider la
population. il n'a pas servi.
Au
total, ce sont plus de 150 personnes qui ont été blessées, dont la moitié des
femmes, mineurs et des handicapés lors de cette journée internationale des
droits de l'Homme.
Mercredi
11 décembre, tous les établissements scolaires ont été encerclés par les
policiers en civil. Les agents ont empêché les enfants de s'attarder et les ont
intimidés. Voir devant le lycée Essaguia El Hamra.
http://www.youtube.com/watch?v=r3OkoZnq040
Malgré
cela, plus d'une centaine d'élèves de ce même lycée se sont rassemblés et ont
crié des slogans en brandissant le drapeau de la RASD. http://www.youtube.com/watch?v=mSvIqQC-cPI#t=117
Le
siège de la Minurso a lui aussi été encerclé par les forces policières
d'occupation, mais aussi par des barrières de sécurité. Selon les hypothèses
des témoins, ces barrières seraient destinées à empêcher l'accès de la Minurso
aux victimes sahraouies de la répressions marocaines pour y demander la
protection de l'ONU. http://www.youtube.com/watch?v=K0E1ixkGvWM
À
12h, plus de 300 Sahraouis se sont rassemblés rue Tan Tan avec des drapeaux de
la RASD et ont crié leur souhait de l'indépendance du Sahara Occidental.
30 véhicules de police et 10 des forces auxiliaires sont arrivés rapidement
pour intervenir contre les manifestants, et ont forcé les marchands de fermer
leurs boutiques.
Au
même moment, plus de 150 sahraouis se sont rassemblés pour une manifestation
sur le boulevard Al Qods. Les forces d'occupation sont là encore intervenues
brutalement et une de leur voiture a percuté l'enfant Sahraoui Boubakar
Khraibach 13 ans. Il a été conduit à l'hôpital et souffre d'entorse aux deux
genoux.
De
façon très insolite, la presse marocaine, en ce jour de grande violence des
autorités d'occupation contre les sahraouis, a annoncé sans photos, ni aucun
fondement, une manifestation de 40 femmes aux seins nues, qui selon eux ont choqué
la morale locale.
À
Essmara occupée
Le
10 décembre, les familles des portés disparus ont organisé une manifestation
devant la confédération démocratique du travail, la "CDT" et avec la
participation des associations et comité sahraouis des droits de l'homme. Les
manifestants ont chanté et crié des slogans politiques, et notamment le très
populaire : "Le phosphate et le poisson vendus à l'Europe et les Sahraouis
traînent les rues".
À
Boujdour occupée
Plus
de cinquante sahraouis se sont rassemblés dans la rue principale "Hassan
2" pour dénoncer l'accord de pêche Union Européen avec le Maroc et ont été
empêchés de manifester par les forces de la police marocaine.
Devant
l'insistance des activistes, les forces d'occupation ont attaqué et ont blessé
10 personnes, dont 5 femmes.
Parallèlement
de l'autre côté de la rue, 30 chômeurs sahraouis ont organisé une manifestation
brandissant des pancartes dénonçant le pillage systématique par l'État marocain
des ressources naturelles du territoire occupé et la marginalisation
généralisée des jeunes sahraouis diplômés. Les chômeurs diplômés ont également
dénoncé la décision du Parlement européen concernant l'accord de pêche
malhonnête avec le Maroc.
Publié par
APSO
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Par Said Karaoui, Groupe Marocain, soutiens le peuple sahraoui dans son droit à l'autodétermination
Écœurant !
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Par Said Karaoui, Groupe Marocain, soutiens le peuple sahraoui dans son droit à l'autodétermination
Cela s'appelle le respect du droit des Sahraouis à la libre expression dans le territoire du Sahara occidental !
Écœurant !
samedi 26 octobre 2013
Sahara Occidental Mensonges et répression
Par Olivier Quarante, l'Humanité, 22/10/2013
Sahara occidental, correspondance.
Cinq mois après les manifestations de Sahraouis qui protestaient en masse contre l’adoption d’une nouvelle résolution minimaliste de l’ONU sur le conflit du Sahara occidental, la vie se poursuit, entre état de siège et colonisation intense. Alors que la proposition américaine d’intégrer un volet droits de l’homme à la mission onusienne, la Minurso, a été rejetée mi-avril, c’est bien la place de cette dernière, créée en 1991 pour organiser le référendum d’autodétermination devant décider de l’avenir de ce « territoire non autonome », qui est en question. La communauté internationale semble bien impuissante. Pas de mécanisme de surveillance des droits de l’homme, pas de pouvoir pour faire cesser l’exploitation effrénée des ressources naturelles… Quelle légitimité reste-t-il à la Minurso ? Même son siège, à El-Aiun, est contraint physiquement. À trente centimètres de la porte d’entrée a été planté le drapeau du royaume chérifien pour signifier symboliquement l’évidence : Mohamed VI n’entend pas lâcher un centimètre de ces 277 000 km2 que le Maroc occupe illégalement depuis 1975.
Cinq mois après les manifestations de Sahraouis qui protestaient en masse contre l’adoption d’une nouvelle résolution minimaliste de l’ONU sur le conflit du Sahara occidental, la vie se poursuit, entre état de siège et colonisation intense. Alors que la proposition américaine d’intégrer un volet droits de l’homme à la mission onusienne, la Minurso, a été rejetée mi-avril, c’est bien la place de cette dernière, créée en 1991 pour organiser le référendum d’autodétermination devant décider de l’avenir de ce « territoire non autonome », qui est en question. La communauté internationale semble bien impuissante. Pas de mécanisme de surveillance des droits de l’homme, pas de pouvoir pour faire cesser l’exploitation effrénée des ressources naturelles… Quelle légitimité reste-t-il à la Minurso ? Même son siège, à El-Aiun, est contraint physiquement. À trente centimètres de la porte d’entrée a été planté le drapeau du royaume chérifien pour signifier symboliquement l’évidence : Mohamed VI n’entend pas lâcher un centimètre de ces 277 000 km2 que le Maroc occupe illégalement depuis 1975.
El-Aiun, Boujdour, Dakhla, Semara… Dans ces quatre villes, les signes
de la présence du Maroc sont démonstratifs. Les périphéries n’en
finissent pas de s’étendre. Partout, des parcelles sont viabilisées et
attendent l’arrivée de leurs habitants. D’anciens colons s’entassent
dans des bidonvilles. Aux nouveaux migrants, pêcheurs, chauffeurs de
taxi, militaires, on a promis un avenir meilleur, une solde doublée et
des prix subventionnés. Chaque ville s’ouvre sur une large avenue,
bordée de trottoirs improbables, de lampadaires plus somptueux les uns
que les autres et de kilomètres de palmiers. À El-Aiun, l’avenue de
Samara, où se déroulent nombre de manifestations des Sahraouis, connaît
un lifting complet. À Dakhla, des panneaux sont implantés pour annoncer
ici la construction d’un complexe touristique (comme le Dakhla Bay), là
la réalisation d’un lotissement. Le pouvoir marocain entend ainsi
montrer combien il a investi au Sahara occidental, combien consulter le
peuple du Sahara occidental, tel que l’ONU le prévoit depuis 1963, n’est
plus plausible. Une politique du fait accompli. Tant pis pour la
légalité internationale et tant pis pour le peuple Sahraoui qui proteste
et demande simplement l’application du principe d’autodétermination
sous les coups, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées.
Samara, à 250 kilomètres à l’est d’El-Aiun. Une ville de garnison.
Nous sommes à une dizaine de kilomètres du mur de sable construit par le
Maroc dans les années 1980, en pleine guerre avec le Front Polisario.
Des graffitis « Vive le Polisario », « Vive la RASD » (1), ou demandant
l’application de l’autodétermination sont toujours visibles. Samara est
une ville très active de la résistance sahraouie et porte encore les
marques des manifestations qui ont eu lieu fin mai.
Dans une petite pièce surchauffée (la température extérieure a
dépassé les 45 degrés), chez Cheicki Loubbihi, président de
l’association de défense des droits humains, les témoignages affluent,
même si la police surveille et filme les allers et venues. Chacun veut
venir raconter l’histoire de son fils, de son frère ou d’un autre membre
de la famille. À la suite de la manifestation du 27 mai pour le droit à
l’autodétermination, cinq Sahraouis ont été arrêtés. Parmi eux, Malah
Sidi Mohamed, vingt-trois ans, que la police est venue arrêter à l’aube.
Il a fallu attendre trois jours pour que sa famille puisse lui rendre
visite. Au bout de cinq jours, il a été transféré à El-Aiun. Même
scénario pour ses camarades, dont un mineur. Des conditions
d’arrestation et une manière de recueillir de soi-disant aveux qui sont à
recouper avec la répression qui a frappé six autres militants, âgés de
dix-sept à trente et un ans à El-Aiun, le 9 mai. Amnesty International,
qui a lancé une action urgente les concernant le 15 mai, estime qu’ils
auraient été arrêtés arbitrairement et torturés pour leur faire signer
des aveux. Pour les familles de Samara, la situation est intenable. Aux
mauvais traitements, s’ajoutent les entraves aux visites. Aller voir les
prisonniers est pourtant indispensable si l’on veut s’assurer qu’ils
mangent à leur faim, qu’ils ne sont pas davantage maltraités, mais les
déplacements sont coûteux pour des temps de parloir brefs. Une seule
visite hebdomadaire est permise.
Le but est de casser les militants sahraouis. Qu’ils soient des
leaders ou de simples activistes, ils sont jugés, quand ils le sont,
pour des faits de droit commun. Ils ne sont pas reconnus comme des
prisonniers politiques. Les derniers événements de Samara s’ajoutent à
la longue liste des répressions subies par les familles sahraouies
depuis 1975.
Dans une autre maison du centre de Samara, une femme ne retient plus ses larmes. Soukaina Jed Ahlou est la présidente du Forum de la femme sahraouie. Ce qui atteste de son activisme puisque toutes les associations de nature sahraouie sont illégales aux yeux des autorités occupantes. Mais depuis février dernier que son fils, Cheikh, est paralysé des jambes suite, dit-elle, à une ou des injections qui lui ont été imposées par des policiers (plusieurs témoignages accréditent cette pratique, sans qu’il soit possible de préciser le ou les produits ainsi inoculés), cette femme semble être abattue. Pourtant, elle a déjà survécu à seize ans de disparition forcée, entre 1975 et 1991, comme des centaines de Sahraouis au lendemain de la Marche verte. Pendant cette mise au secret, sans inculpation ni jugement, Soukaina Jed Ahlou raconte avoir perdu un bébé de neuf mois, comme d’autres femmes, faute de pouvoir continuer à l’allaiter. Après sa libération en juin 1991 avec plus de 300 autres « disparus », elle dit avoir été violée devant son fils, puis de nouveau arrêtée en septembre 1992 à Samara, toujours avec son fils. Tous deux sont restés emprisonnés un an et quatre mois. Le 25 août 2012, devant la délégation américaine du Centre Robert-F.-Kennedy pour la justice et les droits humains, venue pour une observation de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental, la militante sahraouie a été frappée violemment par des policiers. C’est dire l’impunité dans laquelle les autorités marocaines œuvrent dans cette région. Mais, en cette fin juillet, assise sur le sol, elle est épuisée, son énergie absorbée par les soins qu’il faut prodiguer à Cheikh. Les frais sont élevés. Le salaire qu’elle ne perçoit plus depuis 2006, en représailles, lui manque cruellement pour acheter les médicaments nécessaires pour soulager son enfant.
Dans une autre maison du centre de Samara, une femme ne retient plus ses larmes. Soukaina Jed Ahlou est la présidente du Forum de la femme sahraouie. Ce qui atteste de son activisme puisque toutes les associations de nature sahraouie sont illégales aux yeux des autorités occupantes. Mais depuis février dernier que son fils, Cheikh, est paralysé des jambes suite, dit-elle, à une ou des injections qui lui ont été imposées par des policiers (plusieurs témoignages accréditent cette pratique, sans qu’il soit possible de préciser le ou les produits ainsi inoculés), cette femme semble être abattue. Pourtant, elle a déjà survécu à seize ans de disparition forcée, entre 1975 et 1991, comme des centaines de Sahraouis au lendemain de la Marche verte. Pendant cette mise au secret, sans inculpation ni jugement, Soukaina Jed Ahlou raconte avoir perdu un bébé de neuf mois, comme d’autres femmes, faute de pouvoir continuer à l’allaiter. Après sa libération en juin 1991 avec plus de 300 autres « disparus », elle dit avoir été violée devant son fils, puis de nouveau arrêtée en septembre 1992 à Samara, toujours avec son fils. Tous deux sont restés emprisonnés un an et quatre mois. Le 25 août 2012, devant la délégation américaine du Centre Robert-F.-Kennedy pour la justice et les droits humains, venue pour une observation de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental, la militante sahraouie a été frappée violemment par des policiers. C’est dire l’impunité dans laquelle les autorités marocaines œuvrent dans cette région. Mais, en cette fin juillet, assise sur le sol, elle est épuisée, son énergie absorbée par les soins qu’il faut prodiguer à Cheikh. Les frais sont élevés. Le salaire qu’elle ne perçoit plus depuis 2006, en représailles, lui manque cruellement pour acheter les médicaments nécessaires pour soulager son enfant.
Ainsi va la vie pour les Sahraouis qui se dressent contre le pouvoir
marocain. Chaque témoignage raconte les trente-huit ans de conflit et
d’opposition. Chaque ville compte son ou ses groupes de militants
arrêtés. Avec toujours le même procédé : la moindre occasion est saisie
pour éradiquer le réseau d’activistes.
À Dakhla, tout au sud, les interpellations groupées les plus récentes datent d’octobre et novembre 2011. En cette mi-juillet, l’accueil à l’entrée de la ville est agressif. Les seuls étrangers bien accueillis ici sont les adeptes du « tourisme colonial ». Les autres sont des « ennemis du Maroc », des « Polisario », qui n’ont rien compris à l’histoire du Grand Maroc. L’heure est à l’intimidation : saisie de documents, effacement de cartes mémoire et fouille minutieuse des bagages. Malgré cela, des familles sahraouies se regroupent à l’abri des regards pour dénoncer le sort réservé aux six militants toujours en prison suite à ce 25 septembre 2011 où des heurts violents ont éclaté entre Sahraouis et Marocains, sous l’œil impassible des forces de l’ordre. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place à l’époque et récemment, les Marocains auraient même été incités à affronter les Sahraouis les premiers. Bref, l’occasion est trop belle pour interpeller des militants déjà connus, dont Abdelaziz Barray, Ahsanna El Ouali ou Atiq Barray. « Quarante-huit policiers sont venus à la maison pour l’arrêter et puis il a subi deux jours de torture, explique la sœur de ce dernier. Il a écopé de trois ans de prison. Officiellement, on lui reproche un cambriolage de banque, mais c’est évidemment parce qu’il est sahraoui et militant qu’il a été arrêté ! »
À Dakhla, tout au sud, les interpellations groupées les plus récentes datent d’octobre et novembre 2011. En cette mi-juillet, l’accueil à l’entrée de la ville est agressif. Les seuls étrangers bien accueillis ici sont les adeptes du « tourisme colonial ». Les autres sont des « ennemis du Maroc », des « Polisario », qui n’ont rien compris à l’histoire du Grand Maroc. L’heure est à l’intimidation : saisie de documents, effacement de cartes mémoire et fouille minutieuse des bagages. Malgré cela, des familles sahraouies se regroupent à l’abri des regards pour dénoncer le sort réservé aux six militants toujours en prison suite à ce 25 septembre 2011 où des heurts violents ont éclaté entre Sahraouis et Marocains, sous l’œil impassible des forces de l’ordre. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place à l’époque et récemment, les Marocains auraient même été incités à affronter les Sahraouis les premiers. Bref, l’occasion est trop belle pour interpeller des militants déjà connus, dont Abdelaziz Barray, Ahsanna El Ouali ou Atiq Barray. « Quarante-huit policiers sont venus à la maison pour l’arrêter et puis il a subi deux jours de torture, explique la sœur de ce dernier. Il a écopé de trois ans de prison. Officiellement, on lui reproche un cambriolage de banque, mais c’est évidemment parce qu’il est sahraoui et militant qu’il a été arrêté ! »
L’arrestation, entre le 7 novembre et le 25 décembre 2010, puis le
jugement en février dernier de 24 militants après une protestation au
camp de Gdeim Izik, la plus grande opération de protestation pacifique
depuis l’invasion marocaine, sont emblématiques de la stratégie de
répression contre l’opposition sahraouie. Condamnés à des peines allant
de vingt ans à la perpétuité, sans que le tribunal ait pu présenter les
preuves incontestables de leur implication dans le meurtre de onze
policiers (bilan dressé par les autorités marocaines), ils sont à la
prison de Salé, près de Rabat. La presse marocaine bruisse de libération
anticipée accrochée au bon vouloir du roi, rappelant ainsi que le
système qui devait, à force de réformes constitutionnelles (la dernière
date de décembre 2011 pour couper les ailes du Mouvement du 20-Février),
sortir de l’arbitraire et devenir une démocratie moderne, patine et se
répète. Le 21 juin 1995, huit jeunes Sahraouis avaient été condamnés par
le même tribunal militaire à des peines allant de quinze à vingt ans
pour avoir participé à une manifestation pacifique pro-indépendantiste.
Une amnistie royale avait réduit les durées des peines à un an. En
sera-t-il de même pour le groupe de Gdeim Izik ?
Le royaume sait que pour continuer à voir son plan d’autonomie
(contre-proposition qui a pour effet d’empêcher depuis 2007
l’organisation du référendum d’autodétermination) être soutenu par les
puissances occidentales, il doit montrer de la bonne volonté, en
particulier sur la question des droits de l’homme. Il pourrait être
tenté de saisir l’occasion du vote de la prochaine résolution onusienne,
en avril 2014, pour libérer les prisonniers d’opinion sahraouis. Un
geste royal et un contre-feu qui masqueraient une nouvelle fois
l’opposition du Maroc à la mise en place d’un mécanisme de surveillance
des droits de l’homme international. La création du Conseil national des
droits de l’homme (CNDH) et de sa délégation régionale à El-Aiun en
décembre 2011 est, elle, généralement mise au profit de la « bonne
volonté » marocaine et cautionne les louanges que la France, notamment,
dresse au Maroc. Mais Mohamed Salem Cherkaoui, un Sahraoui nommé
président de la section régionale par le roi, semble bien impuissant.
« Il faut bien comprendre que des poches de résistance œuvrent contre le
CNDH et sa délégation régionale, admet-il. Ici, nous sommes dans un
état d’exception, ce qui ne facilite pas la transparence et la
communication avec les autorités. Mon message est qu’il faut respecter
la dignité des Sahraouis, éviter de pénétrer dans leurs maisons. »
Le chemin va être long. Un bras de fer est engagé avec les forces de l’ordre. Son équipe est en train de négocier un protocole avec ces forces de l’ordre pour que les membres de la commission ne soient plus agressés comme cela a déjà été le cas. Outre un message compassionnel (« Quand je vois une femme violée, tabassée, je suis touchée au plus profond »), on peut se demander quelle sera à court terme l’efficacité de cette instance, qui a reçu plus de 200 plaintes, dont 122 concernent les forces de sécurité. Rien ne remplacera en tout cas un mécanisme indépendant de surveillance des droits de l’homme. « Si l’on obtient ce dispositif en même temps qu’une décision d’interdire l’exploitation des ressources naturelles, on pourra avancer », veut croire Brahim Sabbar, un ex-disparu. En attendant, Aminatou Haidar, figure emblématique de la résistance pacifique sahraouie, voit une société civile en train de se construire. « Il ne s’agit pas juste d’inciter les Sahraouis à voter oui ou non à telle option du référendum, il s’agit de bâtir une société moderne, tolérante et pacifique, souligne la militante. Seul le référendum pourra dire si les Sahraouis sont divisés ou non. »
Le chemin va être long. Un bras de fer est engagé avec les forces de l’ordre. Son équipe est en train de négocier un protocole avec ces forces de l’ordre pour que les membres de la commission ne soient plus agressés comme cela a déjà été le cas. Outre un message compassionnel (« Quand je vois une femme violée, tabassée, je suis touchée au plus profond »), on peut se demander quelle sera à court terme l’efficacité de cette instance, qui a reçu plus de 200 plaintes, dont 122 concernent les forces de sécurité. Rien ne remplacera en tout cas un mécanisme indépendant de surveillance des droits de l’homme. « Si l’on obtient ce dispositif en même temps qu’une décision d’interdire l’exploitation des ressources naturelles, on pourra avancer », veut croire Brahim Sabbar, un ex-disparu. En attendant, Aminatou Haidar, figure emblématique de la résistance pacifique sahraouie, voit une société civile en train de se construire. « Il ne s’agit pas juste d’inciter les Sahraouis à voter oui ou non à telle option du référendum, il s’agit de bâtir une société moderne, tolérante et pacifique, souligne la militante. Seul le référendum pourra dire si les Sahraouis sont divisés ou non. »
(1) La République arabe sahraouie démocratique a été proclamée en 1976 et elle est membre de l’Union africaine depuis 1982.
Nouveaux heurts à Smara Alors que l’envoyé
personnel du secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross, achevait sa
mission au Sahara occidental, de nouveaux heurts ont éclaté dimanche à
Smara, au Sahara occidental occupé, la police ayant tenté d’empêcher par
la violence la tenue d’une manifestation pour le droit à
l’autodétermination. Au total, une vingtaine de personnes ont été
blessées, dont une grièvement, selon le bilan établi par l’Association
marocaine des droits humains (AMDH, indépendante). Aujourd’hui, le
Parlement européen doit procéder en séance plénière au vote sur le
rapport de l’eurodéputé britannique Charles Tannock, plutôt sévère sur
l’attitude de Rabat dans ce conflit de décolonisation. Dans sa version
adoptée par la Commission des affaires étrangères, ce rapport réaffirme
le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, condamne les
violences infligées aux populations civiles et demande la libération
immédiate de tous les prisonniers politique sahraouis. Il appelle « au
plein respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales de la
population sahraouie, y compris de sa liberté d’association, de sa
liberté d’expression et de son droit à manifester pacifiquement ».
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La presse aux ordres continue à nier l'évidence et à étaler ses ignobles mensonges : www.lematin.ma/
Rapport du Parlement européen sur les droits de l’Homme dans la région du Sahel
L’Europe félicite le Maroc
• Réuni en session plénière mardi
dernier, le Parlement européen a adopté le rapport sur les droits de
l’Homme dans la région du Sahel. Ce dernier souligne les efforts du
Maroc pour la promotion des droits de l’Homme dans les provinces du Sud
et met en avant son rôle en tant que facteur de paix et de stabilité
dans la région.
• En revanche, le document épingle le polisario et sa tutrice, l’Algérie, pour l’opacité qui caractérise la gestion des camps de Tindouf et le blocus médiatique imposé aux observateurs internationaux. À signaler que les eurodéputés ont rejeté le projet d’amendement présenté par l’eurodéputé Pino Arlacchi au sujet de la question de l’exploitation des ressources naturelles dans la région.
• En revanche, le document épingle le polisario et sa tutrice, l’Algérie, pour l’opacité qui caractérise la gestion des camps de Tindouf et le blocus médiatique imposé aux observateurs internationaux. À signaler que les eurodéputés ont rejeté le projet d’amendement présenté par l’eurodéputé Pino Arlacchi au sujet de la question de l’exploitation des ressources naturelles dans la région.
Les eurodéputés ont dénoncé le blocus médiatique imposé dans les camps de Tindouf par les dirigeants du polisario.
Présenté par le conservateur anglais Charles Tannock,
le rapport du Parlement européen sur les droits de l’Homme dans la
région du Sahel a été adopté mardi dernier à Strasbourg. Le document
souligne l’engagement du Royaume du Maroc en matière de consolidation
des droits de l’Homme et «rappelle, à cet égard, la signature et la
ratification par le Maroc de plusieurs traités internationaux relatifs
aux droits de l’Homme». Il s’agit notamment, précise le rapport, «de la
Convention internationale des Nations unies pour la protection de toutes
les personnes contre les disparitions forcées, le Pacte international
relatif aux droits civils et politiques, la Convention des Nations unies
contre la torture, la Convention des Nations unies sur l’élimination de
toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et la
Déclaration des Nations unies sur la protection des défenseurs des
droits de l’Homme».(...)Maroc : Usage excessif de la force, à Laâyoune et Smara, contre les partisans du Polisario
La visite de Christopher Ross à Laâyoune et Smara a été
l’occasion idoine pour les partisans du Polisario de descendre dans la
rue. L’intervention des forces de l’ordre les a amplement aidées dans
leur revendication d’élargir le mandat de la Minurso à la surveillance
des droits de l’homme au Sahara.
Laâyoune a renoué avec la tension. Pendant deux jours, samedi et dimanche, la ville a connu des manifestations et des marches des sympathisants du Polisario. L’arrivée de Christopher Ross dans la capitale du Sahara a stimulé les partisans de la solution de l’autodétermination. Les forces de l’ordre sont intervenues, non sans violence, contre les manifestants. Une intervention qui est allée jusqu’à la perquisition des maisons à la recherche de « perturbateurs », terme utilisé par le communiqué de la wilaya de Laâyoune pour désigner les contestataires.
Un cadeau pour les partisans de l’élargissement du mandat de la Minurso
Hier, l’AMDH a dressé un bilan provisoire des affrontements de samedi. L’ONG parle de blessés dans les rangs des pro-Polisario, transportés à l’hôpital central de la ville. Elle a fait état, également, d’un déploiement massif des forces de sûreté dans le quartier Maâtallah, un des bastions des indépendantistes à Laâyoune. L’AMDH avance que les habitants auraient été privés d’électricité durant la nuit de samedi à dimanche.
Les mesures prises par les autorités locales avaient un seul objectif : empêcher les manifestants de battre le pavé pendant la visite de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU au Sahara occidental, en vain. Pire en ayant recours à la matraque, ils ont donné des arguments nouveaux et au Polisario et à ses alliés, Etats, institutions élues et associations, dans leurs demandes d’élargir le mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’homme dans la région.
La version des autorités de Laâyoune
Quelques heures après que l’AMDH ait rendu son bilan provisoire, la wilaya de Laâyoune a réagi. « Quelque 400 individus, constituants des groupes de 20 à 80 personnes, ont tenté, dans la soirée de samedi à différents endroits de la ville de Laâyoune, de s'attrouper sur la voie publique sans autorisation et commencé à jeter des pierres et des cocktails Molotov et utilisé des pneus en flamme pour dresser des barrages dans certaines rues et perturber la circulation », souligne un communiqué.
Le texte des services de Khalil Dkhil, rejette certaines informations faisant état de participation de « personnes en civil » aux côté des forces de l’ordre. Il « dément catégoriquement ces allégations colportées par certains éléments, de mauvaise foi », menaçant que « toute violation de la loi par les forces de l'ordre sera sévèrement sanctionnée ». Le communiqué des autorités locales parle de cinq blessés parmi les policiers.
Tension à Smara, également
La ville de Smara a constitué la deuxième étape de la tournée de Christopher Ross au Sahara. Là aussi, la présence du médiateur américain a encouragé les composantes d’une coordination, constituée il y a une semaine, à initier, dimanche, des marches. L’une d’elle a tourné en un affrontement direct entre des jeunes et les forces de l’ordre, notamment dans les quartiers des Imarates et Tan Tan. A Smara, Ross s’est réuni, hier, avec une délégation des familles des détenus sahraouis.
L’envoyé de l’ONU au Sahara devra présenter, dans les semaines à venir, ses conclusions sur la situation au Sahara occidental, au conseil de sécurité. Bien avant cette date, le mardi 22 octobre à midi, la plénière du parlement européen examinera et votera le rapport de l’eurodéputé Charles Tannock sur le Sahara.
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Intervention
du Président de la Section LAAYOUN / AMDH sur une chaîne télé ce
soir...L'intervention est en lien avec la vague de répression du régime
Makhzen contre les manifestant-e-s Sahraouis dans les territoires
occupés du Sahara occidental...Fraternellement
https://www.facebook.com/photo.php?v=651783894842828&set=vb.100000336693971&type=2&theater
http://www.youtube.com/ watch?v=347ejXXIqb4&feature=you tu.be
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Manifestations pro-indépendance dispersées à Laâyoune
- Écrit par Lakome21/10/2013
La venue ce weekend à Laâyoune et Smara de l'envoyé personnel de Ban Ki moon, Christopher Ross, a déclenché Samedi des manifestations pro-indépendance, réprimées par les forces de l'ordre selon des associations locales et des activistes sahraouis pro-indépendance. La Wilaya de Laâyoune parle de son côté «d'actes de vandalisme et de violence» commis par «400 individus» et qui ont fait «5 blessés» parmi les policiers, selon un communiqué publié dimanche par l'agence officielle MAP.
Le diplomate Christopher Ross est arrivé Vendredi soir au Sahara occidental dans le cadre de sa nouvelle tournée régionale, après un passage à Rabat puis à Tindouf.
Il a rencontré ce weekend les autorités marocaines et des responsables associatifs sahraouis (unionistes et pro-indépendance) au siège de la Minurso à Laâyoune et à Smara. Il doit quitter le territoire ce Lundi 21 octobre.
Sa présence à Laâyoune, qui est quadrillée par les forces de l'ordre, a déclenché samedi des manifestations pro-indépendance, qui ont commencé à 17h selon l'association CODAPSO. Des vidéos publiées sur Youtube par les activistes pro-indépendance d'Equipe Media Sahara (voir ci-dessous) montrent plusieurs petits groupes de manifestants sahraouis scandant des slogans et dont certains brandissent des drapeaux du polisario. Les forces de l'ordre, dont de nombreux policiers en civil, seraient intervenues au bout d'une demi-heure et «en usant une force excessive et sans avertissement» selon le CODAPSO, notamment avec des lances à eau, des pierres et du gaz lacrymogène. Mais les vidéos mises en ligne par Equipe Media ne montrent pas cette intervention des forces de l'ordre. D'autres extraits montrent en revanche des tentatives de sit-in d'activistes systématiquement dispersés par des policiers en civil, parfois avec brutalité.
Le responsable de l'AMDH-Laâyoune, Hamoud Iguilid, a déclaré à l'AFP que l'intervention des forces de l'ordre a fait des «dizaines» de blessés parmi les manifestants.
Le CODAPSO a publié dans un communiqué une liste nominative d'une cinquantaine de blessés, dont le président de l'association Sidi Mohammed Daddach et le président de l'ASVDH Brahim Dahane. Le communiqué avance que certains blessés ne se sont pas rendus à l'hôpital de crainte d'être arrêtés sur place.
La Wilaya ne mentionne pas les manifestations
La Wilaya de Laâyoune, dont l'agence officielle MAP* a relayé Dimanche un communiqué, ne mentionne pas les manifestations pro-indépendance mais affirme que «dans la soirée de Samedi», «quelques 400 individus, constituant des groupes de 20 à 80 personnes, ont tenté [...] de s'attrouper sur la voie publique sans autorisation et commencé à jeter des pierres et des cocktails Molotov et utilisé des pneus en flamme pour dresser des barrages dans certaines rues et perturber la circulation.»
La Wilaya affirme que leur objectif était «de provoquer les forces de l'ordre afin de pouvoir, par la suite, les accuser de violence et de violation des droits.»
Domiciles attaqués par les forces de l'ordre
Le CODAPSO affirme de son côté que Samedi en fin de journée, vers 19h30, les autorités ont coupé l'électricité du quartier de Maâtallah et les ruelles avoisinantes, avant de lancer «une vague de raids et de pillage» contre certains domiciles sahraouis dans le quartier Maâtallah, Inâach, Avenue al Qods, et l'avenue du Maghreb arabe.
Dans son communiqué, la Wilaya de Laâyoune «dément catégoriquement, les allégations colportées par certains éléments, de mauvaise foi, et selon lesquelles les forces de l'ordre auraient fait irruption dans certaines maisons, soulignant que toute violation de la loi par les forces de l'ordre sera sévèrement sanctionnée.»
Une vidéo postée Samedi sur Youtube par Equipe Media (voir ci-dessous) montre pourtant des éléments des forces de l'ordre, en civil et en uniforme, attaquer certaines maisons la nuit tombée en criant «Nous n'avons qu'un seul roi, Mohammed VI.»
Vidéos des manifestations et sit-ins (Equipe Media)
https://www.youtube.com/watch?v=UHNzPgYtP64&feature=c4-overview&list=UUAkNuuprgawv9MLTIcsaHUw
https://www.youtube.com/watch?v=CarupoaHT_I&list=UUAkNuuprgawv9MLTIcsaHUw
https://www.youtube.com/watch?v=0FJuhNfxmFg&list=UUAkNuuprgawv9MLTIcsaHUw
https://www.youtube.com/watch?v=nHMaRvunbKg&list=UUAkNuuprgawv9MLTIcsaHUw
https://www.youtube.com/watch?v=qv2-IzGn9SI&list=UUAkNuuprgawv9MLTIcsaHUw
Vidéo des forces de l'ordre attaquant des maisons (Equipe Media)
https://www.youtube.com/watch?v=o9DRu9lr-Ik&list=UUAkNuuprgawv9MLTIcsaHUw
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Version MAP*
La visite de Christopher Ross dans les provinces du sud "s'est déroulée dans de bonnes conditions" (ministre de l'Intérieur). Le ministre de l'Intérieur, M. Mohamed Hassad a affirmé, mardi, que la visite de l'Envoyé personnel du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies pour le Sahara, M. Christopher Ross, dans les provinces du sud "s'est déroulée dans de bonnes conditions", malgré certains actes "n'impliquant pas plus de 400 personnes". Dans une réponse à une question orale sur les actes de vandalisme à Laâyoune à l'occasion de la visite de Christopher Ross, formulée par le groupe istiqlalien de l'unité et de l'égalitarisme, le groupe RNI et le groupe PJD à la Chambre des représentants, le ministre a indiqué que depuis l'arrivée de M. Ross à Laâyoune, vendredi dernier et durant toute la journée de samedi, l'Envoyé personnel du SG de l'ONU a tenu, librement et sans aucune intervention des autorités marocaines, des rencontres avec plusieurs acteurs conformément au programme qu'il a préparé à l'avance. Des acteurs associatifs, des élus et des chioukh des tribus sahraouies de la région de Laâyoune et de Smara ont réaffirmé, lors de rencontres avec l'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU, que le plan d'autonomie proposé par le Maroc constitue l'unique solution à la question du Sahara. MAP
EM : La visite de C. Ross fin octobre 2013 et ses conséquences sur les Sahraouis des territoires occupés
Par EM, El Aaiun Sahara Occidental occupé Le 22 octobre 2013
Samedi 19 octobre 2013, l'envoyé spécial du secrétaire général pour le
Sahara Occidental M. Christopher Ross a reçu, au siège de la Minurso à
El Aaiun occupée, des associations et comités des droits de l'homme non
reconnus par les autorités marocaines d'occupation.
À 9h, M. C. Ross a rencontré les membres du CODESA à propos des violations des droits de l'homme dans les territoires depuis sa dernière visite. Le CODESA a profité de cette occasion pour demander l'élargissement du mandat de la Minurso afin d'inclure le monitoring des droits de l'homme. Il a également présenté une lettre à M. Ross dans laquelle il demande la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis.
À 10.30 M. Ross a tenu une réunion avec l'ASVDH. De la même façon l'association a fait un point détaillé sur l'actualité des diverses violations des droits de l'homme.
M. Ross a déclaré le secrétaire général des NU très intéressé par la question des droits de l'homme au Sahara Occidental et a ajouté que ce dernier profite toujours des visites des responsables marocains pour leur demander avec insistance de respecter les droits de l'homme au Sahara Occidental.
En ce qui concerne les ressources naturelles M. Ross a souligné que l'avis juridique du conseiller juridique du Secrétaire Général est clair. Selon M. Ross, c'est en vertu de cet avis de Hans Corel que la Minurso contacte chaque entreprise impliquée dans les ressources naturelles de notre pays pour l'informer ou lui rappeler le statut juridique du territoire.
Interpellé sur le problème de la liberté des médias sahraouis, et notamment des violences rencontrées par les journalistes de l'Équipe Média, M. Ross a assuré être intéressé de recevoir des rapports détaillés sur la question, et que ce point serait présent dans son rapport à paraître le 30 octobre.
A 12h M. Ross a reçu collectivement des représentants de toutes les autres associations et comités sahraouis de défense des droits des Sahraouis : Codapso, Association Sahraouie de diffusion de la culture et du patrimoine, Cspron, La ligue des prisonniers politiques sahraouis, l'Organisation justice et dignité, Groupe des personnes qui rejettent la nationalité marocaine, Forum avenir de la femme sahraouie (FAFESA), Observatoire de la femme et l’enfant sahraoui, Comité des familles de 15 disparus sahraouis, Coordination Gdaim Izik, Groupe des sahraouis rescapés des geôles secrets (Agdez et Kal'aat Magouna), CSTS d'Ahmed Eddaia.
Dans le domaine des droits de l'homme, les associations et les comités ont souligné la détérioration de la situation en territoires occupés après l'adoption de la résolution 2099, et insisté pour que les prisonniers politiques soient relâchés tant que le Maroc ne présente aucune preuve de leurs culpabilités.
La confédération Syndicale des Travailleurs Sahraouis (CSTS) a soulevé le problème des travailleurs sahraouis du phosphate embauchés sous le colonialisme espagnol et de leurs conditions de vie et retraites, ainsi que le problème du fort chômage actuel des Sahraouis, quand les emplois sur les ressources naturelles du territoire sont détournés pour les colons.
Samedi 19 octobre 2013, à 17h GMT et suite à un appel à manifester de la coordination des associations et comités sahraouis des droits de l'homme dans la rue Smara à El Aaiun occupée, les autorités marocaines d'occupation ont encerclé les rues et ruelles menant au lieu de la manifestation. Ni les voitures 4-4 des sahraouis, ni les petits taxis n'ont pu circuler sur le boulevard.
Pour tenter de passer ces barrages de la police, 40 activistes sahraouis réunis dans une maison de la rue Chawia sont partis ensemble vers la rue Essmara. La tentative a échouée quand les forces d'occupation les ont arrêtés et battus.
Par l'ouest de la rue Essmara, d'autres activistes des droits de l'homme ont essayé d'accéder à l'endroit de la manifestation. Une quarantaine de policiers en civil les a attaqué, blessant de nombreux activistes. Ceux qui ont dû aller à l'hôpital n'ont pu recevoir ni certificat ni attestation de soin.
Des activistes sont allés au siège de la Minurso pour informer M. Ross et le représentant personnel chef de la Minurso Mr Wolfgang Wiber de ce qui venait de se passer. En réaction à l'omniprésence policière et aux événements, les citoyens sahraouis sont sortis pour manifester dans les rues proches de la rue Essmara.
Dans le quartier ma'atala plus du 150 sahraouis sont sortis avec les drapeaux du Polisario. Ils ont été attaqués par des voyous marocains protégés et soutenus par la police. Ceux ci les ont poursuivi et sont entrés dans certaines maisons pour saccager les mobiliers.
Sur le boulevard Al Quds, Mezouar, quartier El Matar, quartier Lina'ach, rue Jiratoria, quartier Hchaicha, rue Skaikima, quartier El Aaouda, les appartements rouge, les citoyens sahraouis sont sortis avec les drapeaux du Polisario et ont chanté des slogans pour l'indépendance du Sahara Occidental.
La répression policière marocaine a fait plus de 100 blessés, dont des mineurs, des anciens, et des journalistes de l'Équipe Média.
Selon de nombreux témoignages, les coups étaient violents et arbitraires.
Dimanche 20 octobre, les citoyens sahraouis de quartier Ma'atala dont les biens ont été détruis par la police se sont rassemblés pour protester, et ont été attaqués par la police, blessant de nouvelles personnes.
À Essmara occupée la coordination locale des associations et comités des droits de l'homme a appelé les citoyens sahraouis à manifester sur le boulevard Ennasr, dimanche à 17h à l'occasion de la visite de M. Ross.
Les forces d'occupations sont intervenues violemment contre les manifestants qui sont sortis avec les drapeaux de Polisario et les ont chassés dans le quartier Taqadoum les bâtiments rouges.
Plus de 50 personnes ont été blessées, et la plupart sont des femmes et des mineurs.
Les autorités d'occupation à Essmara ont fermé le boulevard, et forcé les magasins et boutiques à fermer leurs portes.
Il ne restait donc sur le boulevard que les véhicules de la police et des forces auxiliaires qui ont circulé sans cesse pour intimider les citoyens.
L'hôpital du Essmara n'a pas les possibilités et les moyens de soigner les blessés .
Photos, vidéos, infos, voir http://emsahara.com/ar, https://www.facebook.com/#!/EquipeMedia2010?fref=ts
À 9h, M. C. Ross a rencontré les membres du CODESA à propos des violations des droits de l'homme dans les territoires depuis sa dernière visite. Le CODESA a profité de cette occasion pour demander l'élargissement du mandat de la Minurso afin d'inclure le monitoring des droits de l'homme. Il a également présenté une lettre à M. Ross dans laquelle il demande la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis.
À 10.30 M. Ross a tenu une réunion avec l'ASVDH. De la même façon l'association a fait un point détaillé sur l'actualité des diverses violations des droits de l'homme.
M. Ross a déclaré le secrétaire général des NU très intéressé par la question des droits de l'homme au Sahara Occidental et a ajouté que ce dernier profite toujours des visites des responsables marocains pour leur demander avec insistance de respecter les droits de l'homme au Sahara Occidental.
En ce qui concerne les ressources naturelles M. Ross a souligné que l'avis juridique du conseiller juridique du Secrétaire Général est clair. Selon M. Ross, c'est en vertu de cet avis de Hans Corel que la Minurso contacte chaque entreprise impliquée dans les ressources naturelles de notre pays pour l'informer ou lui rappeler le statut juridique du territoire.
Interpellé sur le problème de la liberté des médias sahraouis, et notamment des violences rencontrées par les journalistes de l'Équipe Média, M. Ross a assuré être intéressé de recevoir des rapports détaillés sur la question, et que ce point serait présent dans son rapport à paraître le 30 octobre.
A 12h M. Ross a reçu collectivement des représentants de toutes les autres associations et comités sahraouis de défense des droits des Sahraouis : Codapso, Association Sahraouie de diffusion de la culture et du patrimoine, Cspron, La ligue des prisonniers politiques sahraouis, l'Organisation justice et dignité, Groupe des personnes qui rejettent la nationalité marocaine, Forum avenir de la femme sahraouie (FAFESA), Observatoire de la femme et l’enfant sahraoui, Comité des familles de 15 disparus sahraouis, Coordination Gdaim Izik, Groupe des sahraouis rescapés des geôles secrets (Agdez et Kal'aat Magouna), CSTS d'Ahmed Eddaia.
Dans le domaine des droits de l'homme, les associations et les comités ont souligné la détérioration de la situation en territoires occupés après l'adoption de la résolution 2099, et insisté pour que les prisonniers politiques soient relâchés tant que le Maroc ne présente aucune preuve de leurs culpabilités.
La confédération Syndicale des Travailleurs Sahraouis (CSTS) a soulevé le problème des travailleurs sahraouis du phosphate embauchés sous le colonialisme espagnol et de leurs conditions de vie et retraites, ainsi que le problème du fort chômage actuel des Sahraouis, quand les emplois sur les ressources naturelles du territoire sont détournés pour les colons.
Samedi 19 octobre 2013, à 17h GMT et suite à un appel à manifester de la coordination des associations et comités sahraouis des droits de l'homme dans la rue Smara à El Aaiun occupée, les autorités marocaines d'occupation ont encerclé les rues et ruelles menant au lieu de la manifestation. Ni les voitures 4-4 des sahraouis, ni les petits taxis n'ont pu circuler sur le boulevard.
Pour tenter de passer ces barrages de la police, 40 activistes sahraouis réunis dans une maison de la rue Chawia sont partis ensemble vers la rue Essmara. La tentative a échouée quand les forces d'occupation les ont arrêtés et battus.
Par l'ouest de la rue Essmara, d'autres activistes des droits de l'homme ont essayé d'accéder à l'endroit de la manifestation. Une quarantaine de policiers en civil les a attaqué, blessant de nombreux activistes. Ceux qui ont dû aller à l'hôpital n'ont pu recevoir ni certificat ni attestation de soin.
Des activistes sont allés au siège de la Minurso pour informer M. Ross et le représentant personnel chef de la Minurso Mr Wolfgang Wiber de ce qui venait de se passer. En réaction à l'omniprésence policière et aux événements, les citoyens sahraouis sont sortis pour manifester dans les rues proches de la rue Essmara.
Dans le quartier ma'atala plus du 150 sahraouis sont sortis avec les drapeaux du Polisario. Ils ont été attaqués par des voyous marocains protégés et soutenus par la police. Ceux ci les ont poursuivi et sont entrés dans certaines maisons pour saccager les mobiliers.
Sur le boulevard Al Quds, Mezouar, quartier El Matar, quartier Lina'ach, rue Jiratoria, quartier Hchaicha, rue Skaikima, quartier El Aaouda, les appartements rouge, les citoyens sahraouis sont sortis avec les drapeaux du Polisario et ont chanté des slogans pour l'indépendance du Sahara Occidental.
La répression policière marocaine a fait plus de 100 blessés, dont des mineurs, des anciens, et des journalistes de l'Équipe Média.
Selon de nombreux témoignages, les coups étaient violents et arbitraires.
Dimanche 20 octobre, les citoyens sahraouis de quartier Ma'atala dont les biens ont été détruis par la police se sont rassemblés pour protester, et ont été attaqués par la police, blessant de nouvelles personnes.
À Essmara occupée la coordination locale des associations et comités des droits de l'homme a appelé les citoyens sahraouis à manifester sur le boulevard Ennasr, dimanche à 17h à l'occasion de la visite de M. Ross.
Les forces d'occupations sont intervenues violemment contre les manifestants qui sont sortis avec les drapeaux de Polisario et les ont chassés dans le quartier Taqadoum les bâtiments rouges.
Plus de 50 personnes ont été blessées, et la plupart sont des femmes et des mineurs.
Les autorités d'occupation à Essmara ont fermé le boulevard, et forcé les magasins et boutiques à fermer leurs portes.
Il ne restait donc sur le boulevard que les véhicules de la police et des forces auxiliaires qui ont circulé sans cesse pour intimider les citoyens.
L'hôpital du Essmara n'a pas les possibilités et les moyens de soigner les blessés .
Photos, vidéos, infos, voir http://emsahara.com/ar, https://www.facebook.com/#!/EquipeMedia2010?fref=ts
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lundi 24 juin 2013
Mustapha Salma hospitalisé à Nouakchott
- Écrit par Lakome, 19/6/2013
Le militant sahraoui unioniste Mustapha Salma a été hospitalisé mardi
soir suite à une grève de la faim qu'il mène depuis près d'un mois à
Nouakchott, en Mauritanie. Il exige de pouvoir réintégrer les camps de
réfugiés de Tindouf, en Algérie, où se trouvent encore sa femme et ses
quatre enfants.
En septembre 2010, à son retour d'un séjour au Maroc durant lequel il
a annoncé son soutien au plan marocain d'autonomie, Mustapha Salma,
ancien patron de la sécurité des camps de Tindouf, a été arrêté par la
direction du Polisario et accusé d'espionnage au profit de Rabat. Détenu
au secret pendant plusieurs jours, il a finalement été relâché sous la
pression internationale et expulsé vers la Mauritanie, où il se trouve
toujours actuellement sous la supervision du Haut Commissariat aux
réfugiés (HCR).
Malgré son ralliement à la cause marocaine, Mustapha Salma refuse de
s'installer avec les siens à Smara, d'où il est originaire et où vit
toujours son père. Le Polisario de son côté le qualifie de «traitre» et
refuse de le laisser revenir dans les camps de réfugiés de Tindouf. Une
impasse qui dure depuis plus de deux ans maintenant.
http://fr.lakome.com/index.php/breves/966-mustapha-salma-hospitalise-a-nouakchotthttp://fr.lakome.com/index.php/breves/966-mustapha-salma-hospitalise-a-nouakchott
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samedi 8 juin 2013
Après les affrontements de Smara (SO), la semaine dernière, 4 personnes en détention
Affrontements de Smara
Quatre personnes interpellées
Par AuFait,
Selon
ses responsables locaux, il s'agit de quatre jeunes majeurs, dont
certains sont connus pour leur militantisme. Ils ont été arrêtés lundi
et mardi, puis incarcérés à Laâyoune.
D'après l'agence MAP, ils sont poursuivis pour “attroupement armé pendant la nuit” ou encore “incitation à la violence, rébellion, coups et blessures avec préméditation à l'encontre de fonctionnaires”.
En début de la semaine dernière, des médias marocains avaient fait état de “violents affrontements” les jours précédents entre des manifestants séparatistes et des forces de l'ordre à Smara, une ville d'environ 50.000 habitants.
Entre 26 et 48 policiers ont été blessés dans ces affrontements, selon les quotidiens Al-Massae et Assabah.
Les quatre Sahraouis arrêtés à Smara seront jugés en même temps que les six personnes récemment interpellées à Laâyoune pour “violences contre les forces de l'ordre”, a précisé le responsable de l'AMDH à Laâyoune, Hamoud Iguilid.
Plusieurs manifestations pro-indépendance ont eu lieu fin avril-début mai au Sahara, dans la foulée du vote du Conseil de sécurité de l'ONU prolongeant le mandat de sa mission, la Minurso, sans y inclure la question des droits de l'Homme. Les violences en marge de ces rassemblements ont fait des dizaines de blessés.
À rappeler qu'au cours des derniers mois, l'ONU a insisté sur “l'urgence” d'un règlement, en raison de l'instabilité au Sahel.
D'après l'agence MAP, ils sont poursuivis pour “attroupement armé pendant la nuit” ou encore “incitation à la violence, rébellion, coups et blessures avec préméditation à l'encontre de fonctionnaires”.
En début de la semaine dernière, des médias marocains avaient fait état de “violents affrontements” les jours précédents entre des manifestants séparatistes et des forces de l'ordre à Smara, une ville d'environ 50.000 habitants.
Entre 26 et 48 policiers ont été blessés dans ces affrontements, selon les quotidiens Al-Massae et Assabah.
Les quatre Sahraouis arrêtés à Smara seront jugés en même temps que les six personnes récemment interpellées à Laâyoune pour “violences contre les forces de l'ordre”, a précisé le responsable de l'AMDH à Laâyoune, Hamoud Iguilid.
Plusieurs manifestations pro-indépendance ont eu lieu fin avril-début mai au Sahara, dans la foulée du vote du Conseil de sécurité de l'ONU prolongeant le mandat de sa mission, la Minurso, sans y inclure la question des droits de l'Homme. Les violences en marge de ces rassemblements ont fait des dizaines de blessés.
À rappeler qu'au cours des derniers mois, l'ONU a insisté sur “l'urgence” d'un règlement, en raison de l'instabilité au Sahel.
aufait/AFP
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Smara
vendredi 14 janvier 2011
15 lycéens sahraouis blessés dans de "violents" affrontements avec des lycéens marocains à Smara
Par SPS, SMARA (territoires occupés) 1/1/ 2011
Un collectif de militants sahraouis des droits de l'homme a indiqué jeudi dans un communiqué qu'"un groupe important d'enfants de colons marocains s'est rassemblé dans la cour du lycée et a commencé à scander des slogans "racistes et provocants", ce qui a amené un groupe de lycéens sahraouis à scander des slogans appelant au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination".
"Les enfants des colons marocains ont alors jeté des pierres et ont eu recours à la violence, causant des blessures, plus ou moins graves, aux lycéens sahraouis, ce qui a nécessité le transfert de certains d'entre eux à l'hôpital", a souligné le communiqué.
Le collectif a appelé, dans son communiqué, l'Etat marocain à "la nécessité de garantir aux étudiants sahraouis le droit à l'instruction et à la vie et de préserver leur intégrité physique", outre "la protection des civils sahraouis et la garantie de leur droit à l'autodétermination". (SPS)
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