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mercredi 22 mars 2017

Sahara: Offensive diplomatique du Polisario


Alors que le Conseil de sécurité examinera le mandat de la Minurso en avril, le Polisario et ses soutiens s’activent sur la scène continentale et internationale.

À un mois de l’examen du mandat de la Mission des Nations Unies au Sahara (Minurso) par le Conseil de sécurité de l’ONU, le Front Polisario mène une offensive diplomatique. Ce 20 mars, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), dirigé par l’Algérien Smail Chergui,  s’est réuni pour examiner "la situation au Sahara occidental".
Aucune information n’a été communiquée par l’UA quant à la teneur des débats, mais d'après l’agence de presse algérienne APS, les discussions devaient être centrées sur la situation à Guergarat. L’envoyé spécial de l’UA pour le Sahara, le Mozambicain Joaquin Chissano, était présent lors de cette réunion selon la même source. On rappelle que l'ancien président mozambicain avait été nommé dans ses fonctions par la désormais ex-présidente de la Comission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma.
Selon l'agence de presse algérienne, "l'interdiction de la mission de l'UA d'effectuer son travail à Laâyoune" figurait à l'ordre du jour de la réunion du Conseil de paix et de sécurité de l'UA.

 Lire l'article:

mardi 21 mars 2017

Ghali/Guterres : Le Polisario pose ses conditions en échange d'un retrait de Guerguerate

 
 18/03/2017
Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU / DR
La réunion entre la délégation du Polisario conduite par Brahim Ghali et le secrétaire général de l’ONU a duré presque une heure et demi, sans néanmoins enregistrer de réels progrès.
En échange de retirer ses milices de la zone Guerguerate, le Front a exigé des Nations Unis deux conditions : une reprise des rounds de négociations avec le Maroc en rade depuis cinq ans et un élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental.
Des exigences que le Maroc rejette catégoriquement. La balle est désormais dans le camp de l’ONU.
La rédaction
Journaliste Yabiladi.com

Politique Publié Le 18/03/2017 à 00h30

Réunion Ghali/Guterres : Le Polisario pose ses conditions en échange d'un retrait de Guerguerate

Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU / DR
La réunion entre la délégation du Polisario conduite par Brahim Ghali et le secrétaire général de l’ONU a duré presque une heure et demi, sans néanmoins enregistrer de réels progrès.
En échange de retirer ses milices de la zone Guerguerate, le Front a exigé des Nations Unis deux conditions : une reprise des rounds de négociations avec le Maroc en rade depuis cinq ans et un élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental.
Des exigences que le Maroc rejette catégoriquement. La balle est désormais dans le camp de l’ONU.


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/52003/reunion-ghali-guterres-polisario-pose.html

samedi 11 mars 2017

Sahara Occidental : L’ambassadeur Ross a démissionné à cause des ingérences de la France




Paris était toujours une des escales de l’Envoyé Personnel de l’ONU pour le Sahara Occidental dans chaque tournée qu’il faisait dans la région. Le diplomate était conscient que la solution se trouvait entre les mains de la France et il voulait s’assurer du soutien de l’Elysée à ses efforts de médiation, mais il voulait, surtout, que la France réduise ses ingérences au Conseil de Sécurité pour que ce dernier agisse dans la voie d’imposer des résolutions décisives.

C’était peine perdue. A chaque rendez-vous du Conseil de Sécurité avec le Sahara Occidental, les responsables marocains contactaient leurs homologues français pour écouter leurs conseils et mettre au point un plan d’action pour contrecarrer toute résolution contre les intérêts du Maroc.

Le hacker Chris Coleman vient de pendre sur le site Calameo des documents qui délattent la complicité de la France avec Rabat et ses ingérences qui bloquent toute la solution du conflit quadragénaire du Sahara Occidental.

Dans ces lignes se trouve la véritable raison qui a poussé le diplomate américain à la démission.


https://www.yabiladi.com/articles/details/50409/activistes-droits-l-homme-accusent-autorites.html

Sahara : Vers un retrait «imminent» des milices du Polisario de Guerguerate


Politique Publié Le 10/03/2017
 

D’après une source au Sahara, le retrait des milices du Polisario de Guerguerate serait «imminent». Un geste, explique-t-elle, de la direction du Front en direction de la Mauritanie, pays gravement affecté par la crise qui prévaut dans la zone tampon.
Ce possible retrait, s’il est confirmé, donnerait alors du crédit aux nouvelles faisant état d’une médiation du président Mohamed Ould Abdel Aziz en vue d’un dénouement de la crise.
Hier, le chef d’Etat mauritanien a reçu M’Hamed Khadad, le coordinateur avec la Minurso, qui était porteur d’un message de Brahim Ghali.

La rédaction
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Politique Publié Le 10/03/2017 à 14h37

Sahara : Vers un retrait «imminent» des milices du Polisario de Guerguerate

D’après une source au Sahara, le retrait des milices du Polisario de Guerguerate serait «imminent». Un geste, explique-t-elle, de la direction du Front en direction de la Mauritanie, pays gravement affecté par la crise qui prévaut dans la zone tampon.
Ce possible retrait, s’il est confirmé, donnerait alors du crédit aux nouvelles faisant état d’une médiation du président Mohamed Ould Abdel Aziz en vue d’un dénouement de la crise.
Hier, le chef d’Etat mauritanien a reçu M’Hamed Khadad, le coordinateur avec la Minurso, qui était porteur d’un message de Brahim Ghali.


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/51770/sahara-vers-retrait-imminent-milices.html

lundi 19 décembre 2016

Le Maroc et le Polisario sur le pied de guerre à Guerguerat


Par Ignacio Cembrero, 18/12/2016  Actualité 
 


Le jour, une poignée de casques bleus de la Minurso (contingent des Nations unies au Sahara occidental) s’interposent entre les gendarmes marocains et les hommes en armes du Front Polisario distants de 120 mètres. La nuit, plus personne ne sépare les deux groupes armés qui se font face depuis bientôt quatre mois à Guerguerat, à l’extrême Sud du Sahara occidental dans un no man’s land d’à peu près cinq kilomètres entre le mur militaire marocain et la frontière de la Mauritanie.

Depuis le cessez-le feu de 1991 entre le Maroc et le Front Polisario, qui se disputent cette ancienne colonie espagnole, jamais la tension n’a été aussi vive entre les deux adversaires, ni le risque d’une reprise des hostilités aussi élevé.
 


Acte 1 : les Marocains franchissent le mur à Guerguerat


L’histoire commence le 14 août 2016 quand des hommes du génie civil marocain escortés par des gendarmes franchissent le mur à Guerguerat et commencent à goudronner la piste, par où circulent des camions, qui mène à la douane mauritanienne. Dix jours plus tard, la wilaya de Dakhla confirme l’opération entreprise par le Maroc visant « à garantir la sûreté et la sécurité des usagers de cet axe routier (…) ». Dans un communiqué, elle précise aussi qu’il s’agit de « nettoyer » la zone et de « mettre fin aux activités de contrebande ».

dimanche 20 novembre 2016

Titres sur https://solidmar.blogspot.com du 13 au 20/11/2016

mardi 29 mars 2016

Une conférence à Paris pour l'autodétermination du peuple sahraoui et la reconnaissance de sa république : la RASD !



Introduction : Le Député Patrick Mennucci s'est engagé à nos côtés pour réussir cette importante conférence internationale ! Avec votre participation nous dirons le droit du peuple sahraoui et son urgente application, ce 19 avril 2016, dans la salle Victor Hugo de l'immeuble Chaban Delmas au 101, rue de l'Université, dès 13h !
 
Pour vous inscrire : 
 très vite, envoyez à bur.aarasd@wanadoo.fr votre nom, prénom date et lieu de naissance ; informations obligatoires pour entrer.

INVITATION
CONFERENCE INTERNATIONALE
Immeuble Chaban Delmas PARIS


Le règlement du conflit du Sahara occidental, une question de droit international. Aux côtés de l'ONU, quel rôle pour l'Europe ?

Mardi 19 avril 2016 de 14h à 18h
Salle Victor Hugo : 101, rue de l'Université 3ème sous-sol

(entrée obligatoire à partir de 13h avec un document d'identité)


Conférence invitée par Monsieur Patrick Mennucci
Député et Président du groupe d'amitié France-Algérie
Présidée par Madame Régine Villemont
Présidente de l'association des Amis de la RASD/France
Et par Monsieur Oubbi Bouchraya, Représentant du Front Polisario en France


PROGRAMME
De 13h à 14h : projection d'images du Sahara occidental pendant l'installation des participants

14h Ouverture des travaux : Patrick Mennucci, présentation de la conférence, Régine Villemont, salutations de Oubbi Bouchraya, Représentant du Front Polisario

Monsieur Vincent Chapaux, Maître de Conférence au centre de droit international de l'Université libre de Bruxelles : « Rien ne change mais tout est différent : 40 ans d'application du droit international au Sahara occidental. »


Monsieur Gianfranco Fattorini , Représentant permanent de l'association américaine des juristes auprès de l'ONU
« L'application du droit international dans les différentes instances de l'ONU, le rôle de la France au Conseil de sécurité »
Maître Gilles Devers, Barreau de Lyon, avocat du Front Polisario la sui: « L'arrêt du 10 décembre 2015 de la Cour de justice de l'Union européenne annulant l'accord agricole UE/Maroc, la suite de la procédure et les enjeux internationaux. »
Pause : Questions de la salle, débat

Monsieur Mohamed Sidati, membre du Secrétariat national du Front Polisario, Ministre conseiller auprès de l'Europe : « Au lendemain de la visite de Ban Ki Moon dans les campements de réfugiés sahraouis et à la veille de la réunion du Conseil de sécurité, quelle est l'appréciation de la situation par le Front Polisario. »

Madame Lotta Johnsson Fornave, députée de Suède « La reconnaissance de la RASD le prochain objectif pour l'Europe »
Représentant de l'Union africaine : « L'Europe peut-elle apprendre de l'expérience africaine ? »


Monsieur Patrick Mennucci et un député membre du groupe d'étude Sahara occidental de l'Assemblée nationale : « La position française, vers plus d'équilibre ? »

Conclusions : Pierre Galand, ancien Sénateur de Belgique, Président de la coordination européenne de soutien au peuple sahraoui

Si vous souhaitez participer à cette conférence, votre inscription est obligatoire :Nom, Prénom, Date et lieu de naissance
Adressez votre inscription jusqu'au 05 avril 2016 à bur.aarasd@wanadoo.fr
Important :
si vous ne figurez pas sur la liste avec ces 4 informations vous ne pourrez pas entrer à l'assemblée. Important d'arriver dès 13h avec un document d'identité
Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com

_______________________________________________
Eucoco2010 mailing list
Eucoco2010@listes.eucocolemans.org
http://listes.eucocolemans.org/mailman/listinfo/eucoco2010

vendredi 4 mars 2016

L’appel urgent de Mohamed Abdelaziz à la communauté internationale


40e anniversaire de la création de la RASD

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Zine Cherfaoui, 27/2/2016

Le peuple sahraoui célèbre cette année l’anniversaire de la création de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) qui souffle sa 40e bougie avec un peu plus d’optimisme que d’habitude.

Le travail diplomatique soutenu mené par les cadres du Front Polisario pour faire prendre conscience à la communauté internationale de l’illégalité de la présence du Maroc au Sahara occidental commence à porter ses fruits. Malgré cela, les jeunes Sahraouis s’impatientent. Face aux manœuvres marocaines, ils se disent «persuadés que seule la reprise de la lutte armée permettra aux Sahraouis d’accéder à l’indépendance».
La pression des jeunes, qui s’estiment «floués» et «oubliés» par la communauté internationale, les responsables du Polisario la sentent monter. C’est la raison pour laquelle ils pressent aujourd’hui la communauté internationale d’agir. Et vite. Faute de quoi, ils ne pourront plus répondre de rien.

dimanche 20 décembre 2015

SO : Des eurodéputés jettent de l’huile sur le feu, dit le Maroc qui n'est pas content !



Le Parlement européen (PE) vient de jeter un peu plus d’huile sur le feu au risque de provoquer la rupture du cordon ombilical qui unit de longue date, l’Union européenne au Royaume du Maroc, un pays considéré comme un partenaire stratégique à tous les plans.
pe-bouaidaAprès l’arrêt de la Cour de justice de l’UE (CJUE) qui a annulé partiellement l’accord agricole et de la pêche conclu en mars 2012 entre Rabat et Bruxelles, ce jeudi à Strasbourg, l’autre grande institution de l’UE, le Parlement européen a adopté, à l’instigation d’eurodéputés pro-Polisario, un amendement délibérément hostile au Royaume introduit dans le rapport annuel 2014 de l’UE sur les Droits de l’Homme et la démocratie dans le monde.
Le groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne /Gauche verte nordique (GUE/NGL) a réussi en effet à faire adopter par le PE, une proposition d’amendement prônant l’élargissement du mandat de la MINURSO au monitoring des Droits de l’Homme au Sahara marocain, dont le Polisario revendique l’autodétermination.
Dans cet amendement, il également demandé que soient respectés les droits fondamentaux des Sahraouis, notamment leur liberté d’association et d’expression et leur droit de réunion. Il réclame aussi la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis et le libre accès au Sahara occidental, des parlementaires, observateurs indépendants, ONG et les médias.
Pour rappel, certaines de ces requêtes qui sont en fait de vieilles revendications du mouvement séparatiste sahraoui, le Polisario, comme celle de mandater la MINURSO pour surveiller les droits de l’homme au Sahara Marocain, a été déjà écartée par l’ONU et son Conseil de Sécurité, bien qu’elle ait été soumise par la plus grande puissance mondiale, les Etats-Unis.
Dans une première réaction officielle du Maroc, la ministre déléguée aux affaires étrangères, Mbarka Bouaida a affirmé qu’ »il est très étonnant et dommageable de constater qu’il existe encore des eurodéputés qui méconnaissent encore et à tel point, la réalité de notre pays ».
Le Maroc est non seulement « surpris et étonné » par l’adoption de cet amendement controversé, mais il condamne fermement « l’instrumentalisation de cette affaire dans l’objectif de porter atteinte à son intégrité territoriale», a martelé la diplomate marocaine.
« La thèse de ces eurodéputés est fausse, je les invite à actualiser leurs positions sur le Maroc », a souligné la ministre déléguée qui a même lancé une invitation aux députés auteurs de l’amendement, à «visiter notre pays et à constater de visu qu’on est très loin des mensonges des adversaires » de l’intégrité territoriale du Maroc qui a réalisé, a-t-elle dit, d’immenses progrès en matière de respect des droits de l’homme et de développement au nord comme au sud du pays.

dimanche 17 mai 2015

Ali n’écrira pas car Ali n’existe pas!


samedi 25 avril 2015

Sahara : Le Polisario menace de revoir sa coopération avec l’ONU

Par Mohammed Jaabouk 23/4/2015

Mohamed Abdelaziz, chef du Polisario / DR
Polisario joue sa dernière carte. Elle tente par tous les moyens d’exhumer le projet du referendum au Sahara occidental. Une option qui ne semble plus à l’ordre du jour pour les Nations Unies.

En vue de forcer la main des Quinze à se plier à ses exigences, le Front brandit la menace de rompre sa coopération avec les casques bleus. Une position exprimée, hier à New York par M’Hamed Khadad et ce quelques heures avant que l’envoyé personnel du secrétaire général ne présente, à huis clos, une déclaration devant les membres du Conseil de sécurité sur le processus de négociations.

« L’ONU a cédé aux pressions du Maroc »
« Abandonner cet objectif (ndlr : le referendum), va imposer au Front Polisario de revoir sa coopération avec la MINURSO », a-t-il indiqué à l’agence Reuters. Et d’ajouter que son mouvement « ne peut pas accepter que cette Mission se déplace dans les territoires sahraouis comme s’il s’agissait de territoire marocain ».  
Khadad constate que les pressions du royaume empêchent les Nations Unies de remplir leurs engagements dans l’organisation d’une consultation populaire pour déterminer l’avenir de la province. Le responsable a réitéré les appels de son mouvement à élargir le mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme dans la partie contrôlée par le Maroc. Une recommandation qui ne figure pas dans le dernier rapport de Ban Ki-moon, comme ce fut le cas en 2013 et 2014.
Les déclarations de M'Hamed Khadad traduisent un profond malaise chez la direction du Polisario, et la teneur du document du secrétaire général de l’ONU, publié le 10 avril, n’a fait que l'amplifier. Les divergences entre les deux parties datent en effet de la conversation téléphonique entre Ban et le roi Mohammed VI. Depuis, elles n’ont cessé de s’aggraver, d’autant que le Front s’est montré hostile à tout changement de l’approche des Nations Unies vis-à-vis du conflit vieux de quarante ans.

vendredi 20 mars 2015

Sahara occidental: la France sommée de ne pas entraver le mandat de la Minurso





Par Le Matin | 19/3/2015 
L'Association américaine des juristes a exhorté la France à ne pas s’opposer à l’inclusion d’un chapitre portant sur la protection des droits de l'homme dans le mandat de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO).
Salaheddine Mezouar, le MAE marocain avec Laurent Fabius, MAE français.
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 Salaheddine Mezouar, le MAE marocain avec Laurent Fabius, MAE français.
Salaheddine Mezouar, le MAE marocain avec Laurent Fabius, MAE français.
   "L'Association a pris note avec intérêt de l’annonce faite par le Haut-Commissaire aux droits de l’homme concernant l’envoi prochain d’une mission technique au Sahara Occidental", indique l'Association dans une déclaration rendue publique, mercredi à Genève, à l'occasion de la 28ème session du Conseil onusien des droits de l'homme qui se déroulent du 2 au 27 mars.
L’Association a invité les membres du Conseil des droits de l'homme à "prendre connaissance du rapport qui sera établi par la mission technique et a recommandé à la France de ne pas s’opposer à l’inclusion d’un chapitre sur les droits humains dans le mandat de la MINURSO". Pour l'Association, "les persistantes et graves violations des libertés et droits fondamentaux commises par le Royaume du Maroc dans le territoire du Sahara occidental, illégalement occupé depuis quarante ans, ne peuvent pas se poursuivre impunément".
Elle a appelé la communauté internationale à "ne pas se limiter à accompagner un processus que l’occupant souhaite voir se conclure par une annexion, comme seule issue".L'Association américaine a rappelé que "le territoire non autonome du Sahara occidental est inscrit en tant que tel sur la liste du Comité spécial pour la décolonisation depuis 1963 et que le Royaume du Maroc n’ayant pas la qualité de puissance administrante et ne se soumettant d’ailleurs pas aux obligations prévues par l’article 73 de la Charte, ne peut être que considéré comme une puissance occupante soumise aux normes du droit international, y compris le droit international humanitaire".
APS

vendredi 6 février 2015

Maroc : Vers une grâce royale au profit des détenus sahraouis de Gdim Izik ?

Par Mohammed Jaabouk, yabiladi, 5/2/2015

 L'épineux dossier des détenus de Gdim Izik serait-il sur la voie de la résolution ? La Haute délégation des prisons a demandé à certains centres de détentions la liste des prisonniers sahraouis, notamment ceux incarcérés à Salé et à Kenitra. C’est la procédure suivie à chaque préparation de mesures de grâce royale.  


Le 16 février 2013, le tribunal militaire de Rabat prononçait de lourdes peines contre 24 Sahraouis -dont un par contumace contre Hassanna Aâlia-, poursuivis pour l’assassinat de dix membres des forces de l’ordre lors du démantèlement du camp de Gdim Izik, près de Laâyoune. Deux ans plus tard, de nouveaux éléments annoncent une possible ouverture sur ce dossier.

lundi 24 novembre 2014

Le Maroc est à l'origine du MUJAO selon l'Armée Française


 
Le Maroc a décidé, depuis que la communauté internationale lui a imposé les bons offices du diplomate américain chevronné Christopher Ross en tant qu’Envoyé Personnel du Secrétaire Général des Nations Unies pour le Sahara Occidental, d’utiliser tous les moyens en vue de s’affirmer en partenaire incontournable de la lutte anti-terroriste à un moment où sa réputation a été sévèrement atteinte par plusieurs éléments conjoncturels :
- Le trafic de cannabis, dont les barons agissent sous les ordres du Makhzen, devenu l’une des principales sources de financement des terroristes d’Al-Qaida installés au Mali.
- L’échec du dénommé plan d’autonomie qui n’a pas été avalé par la communauté internationale qui demeure attaché au droit international et aux résolutions onusiennes, à savoir le principe d’autodétermination pour le Sahara Occidental en tant que territoire non-autonome.
- La peur de perdre le contrôle des ressources de l’ancienne colonie espagnole, seul moyen lui permettant de concurrencer l’Algérie au niveau de leadership régional.
- Les violations graves des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental dont il a fait une prison à ciel ouvert verrouillée aux étrangers. 
- L’affirmation de l’Algérie en tant que puissance militaire, économique et son rôle stratégique accru.
- L’étalage en public du linge sale du royaume par le cousin du roi Mohammed VI, le prince Hicham El Alaoui
- Les câbles Wikileaks qui ont dévoilé l’implication dans le trafic de cannabis de hautes personnalités de l’entourage du palais royal ainsi que les déclarations d’un ex-agent des services secrets marocains, Hicham Bouchti, au journal Echourouk.
Les autorités marocaines jouissent d’une longue expérience en matière d’instrumentalisation de la menace terroriste, un sujet sensible aux yeux des puissances occidentales. La situation de chaos au Mali leur offre l’occasion. La situation économique et sociale en Mauritanie permet aux éléments de la DGED marocaine d’agir avec facilité. Depuis Nouakchott, les agents du Maroc multiplient les attaques contre le Front Polisario et l’Algérie. Certains sites mauritaniens parlent de « collusion » du mouvement sahraoui avec les organisations terroristes au Mali. 
L’attaque contre les camps sahraouis et la naissance du MUJAO
Le 23 octobre 2011, un groupe de terroristes attaque la localité de Rabouni, capitale administrative du Front Polisario et enlève deux coopérants espagnols et une italienne. Le relais marocain au Mali, le correspondant de l’AFP à Bamako, Serge Daniel s’acharne sur le mouvement sahraoui dans la période de suspense en attendant que les ravisseurs dévoilent leur identité et leurs revendications. La ministre des affaires étrangères espagnole, Trinidad Jimenez débarque à Rabat deux jours après l’enlèvement pour demander l’aide des autorités marocaines. Malgré que l’incident a eu lieu sur des terres algériennes. Elle semble soupçonner le Maroc d’être derrière l’opération terroriste. Des soupçons partagés par les responsables sahraouis.
Les ravisseurs vont entretenir le suspense pendant deux semaines. Ensuite c’est un mystérieux Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO) qui va en revendiquer la responsabilité. Un mouvement qui a signé son acte de naissance avec son attaque contre la maison d’accueil de Rabouni où logent les coopérants étrangers chargés de suivre les programmes d’aide aux camps des réfugiés sahraouis. Il va se distinguer des autres organisations terroristes activant sur le territoire malien par son acharnement sur l’Algérie dont il fera sa cible principale. Son nom indique l’Afrique de l’Ouest mais son GPS est coincé sur le Nord et plus précisément sur l’Algérie. Les attentats (à Tindouf le 23 octobre 2011, à Tamanrasset le 3 mars 2012, à Ouargla le 29 juin 2012 et surtout du kidnapping de sept diplomates algériens à Gao, en avril 2012), les sorties et attaques médiatiques visant l’Algérie et le Polisario et dont le MUJAO a fait son cheval de bataille, ne laissent aucun doute sur le rôle des services secrets marocains.
Et comme par hasard, le père fondateur de ce mouvement, Hammada Ould Mohamed Kheirou, est originaire de la Mauritanie, pays qui procédera le 21 décembre 2011, un mois après l’attaque contre Rabouni, à l’expulsion de Abdelhafid El Bakkali, officier de la DGED marocaine agissant sous couverture de correspondant de la MAP, agence officielle de presse du Maroc. La décision mauritanienne est un message de fermeté face aux agissements devenus embarrassants des éléments de la DGED marocaine. Depuis, les relations entre les deux pays sont limitées à sauver les apparences, en particulier depuis la tentative d’assassinat du président Mohamed Ould Abdelaziz. Au même temps, selon des documents révélés par le hacker marocain Chris Coleman, le journaliste français Vincent Hervouet est chargé par un agent de la DGED, Ahmed Charai, d’élaborer une vidéo contre le Polisario. En effet, dans un mail datant du 7 décembre 2011, Hervouet annonçait à son « employeur » marocain qu’il allait parler, dans son émission, « des kidnappeurs des deux français au Mali qui s’avèrent être bien des types d’AQMI et qui viennent des camps du Polisario ». Leur relais en Mauritanie, Sahara Médias, semble assurer la liaison médiatique avec le groupe terroriste devenant leur porte-parole privilégié.
Le reportage qui accable le Maroc
Réagissant à une dépêche du correspondant de l’AFP à Bamako, Serge Daniel, l’autre relais de la DGED au Mali, l’ancien porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères algérien, Amar Belani, avait déclaré : « Il s’agit là d’une grossière entreprise de désinformation, puisque les relais régionaux d’instigation et de repli du MUJAO sont bien connus de tous et ils ne se trouvent pas sur le territoire algérien ». Une allusion claire au Maroc. Une accusation qui se trouve renforcée par les découvertes de l’armée française dans la Vallée de l’Amettetaï et qui a été rapportée par un épisode de l’émission Envoyé Spécial diffusée le 17 octobre 2013 sur la chaîne France 2.
Dans le reportage, les éléments du MUJAO ont pris la fuite avant l’arrivée de l’unité de parachutistes français qui fait le ratissage de la vallée de l’Ametettaï : 
« Après la vallée de l’Amettetaï, les militaires s’attaquent à celle de Terz, plus au sud. Au bout de trois jours de marche les parachutistes du deuxième RED descendent dans la vallée. L’essentiel, le contrôle des points d’eau dans cette région désertique. Les renseignements sont exacts. Les djihadistes étaient bien là, mais ils ont fui. Un premier campement est détruit.
Un bivouac pour une quinzaine de personnel en tapis de sol, couvertures. Donc, on suppose que s’il y a des munitions, ce serait côté sud de l’oued. J’ai un groupe en déplacement là-bas pour faire un point-check.
Un peu plus loin dans l’oued, la fouille commence. Rocher après rocher, cavité après cavité, grotte après grotte, jusqu’à ce que les militaires fassent une découverte : Une série de caches que les militaires mettront plusieurs heures à vider. Au milieu de nulle part du matériel informatique, des disques durs, des composants électroniques et aussi tout un arsenal d’armes de gros calibre. Des canons bitubes, des mitrailleuses de 14,5, des armes lourdes qu’on peut installer sur des pick-up". « J’ai trouvé une dizaine de passeports avec une dizaine de cartes d’identité », annonce un des militaires.
Egypte, Tunisie, et même Canada. Ces passeports, précieuses sources de renseignement prouvent que l’international djihadiste s’est constituée ici une base arrière puissamment armée. Tous ces documents et surtout les GPS trouvés ont permis de retracer une autoroute des djihadistes pour les combattants étrangers ». 
Ici, sur l’écran apparaît une carte qui indique le chemin suivi par les terroristes du Maroc jusqu’au Mali. 
« Le massif de l’Ifoghas mettra des mois à livrer tous ses secrets », souligne le commentateur. En effet, les 400 prisonniers capturés par l’armée française ont sûrement apporté des renseignements précieux qui sont actuellement entre les mains des militaires français. Mais « l’autoroute tracée » à travers le décryptage des GPS ne laisse aucun doute. Les terroristes du MUJAO proviennent bel et bien du Maroc et ses dirigeants sont tous d’anciens trafiquants du cannabis marocain.
Une dépêche du magazine Jeune Afrique en date du 5 septembre 2012 rapporte que « Les services de renseignement français affirment que des armes auraient récemment été livrées, via le Burkina Faso, au Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO) ».
« Du coup, les responsables français se montrent perplexes : comment des camions chargés d'armes pourraient-ils traverser le Burkina sans l'aval des autorités », ajoute le magazine français. Une autre complicité découverte dans le pays de Blaise Compaoré qui se trouve aujourd’hui au Maroc pour échapper à la justice de ses compatriotes.