Après dix ans d’interdiction d’écriture, il est privé
de ses papiers
Hacen Ouali,El Watan, 28.07.15
Ali Lmrabet, journaliste marocain, exhibant sa liste de condamnations
Un apatride. Le célèbre journaliste marocain Ali Lmrabet risque de le devenir. Il se trouve dans une situation où les autorités de son pays refusent de lui délivrer ses papiers d’identité. Kafkaien.
Alors qu’il venait de «purger» une peine aussi arbitraire qu’absurde,
le privant d’exercer son métier de journaliste durant dix ans, il fait
face à un autre acharnement : le refus par l’administration de son pays
de lui délivrer un certificat de résidence pour pouvoir renouveler ses
papiers d’identité marocaine.
Le pouvoir marocain excelle dans les méthodes les plus cyniques pour infliger les pires injustices à ce vaillant journaliste dont l’esprit d’indépendance n’a d’égal que celui des républicains du Rif, sa région natale. Lui qui pensait reprendre son activité de journaliste et relancer ses deux journaux suspendus en 2015 par la monarchie après la fin de l’interdiction, le 11 avril dernier, voit son calvaire se prolonger.
Les autorités de son pays refusent de lui établir ses papiers d’identité nationale. Cela rappelle étrangement l’épisode d’Abraham Serfaty, l’opposant historique au régime de Hassan II.
Le pouvoir marocain excelle dans les méthodes les plus cyniques pour infliger les pires injustices à ce vaillant journaliste dont l’esprit d’indépendance n’a d’égal que celui des républicains du Rif, sa région natale. Lui qui pensait reprendre son activité de journaliste et relancer ses deux journaux suspendus en 2015 par la monarchie après la fin de l’interdiction, le 11 avril dernier, voit son calvaire se prolonger.
Les autorités de son pays refusent de lui établir ses papiers d’identité nationale. Cela rappelle étrangement l’épisode d’Abraham Serfaty, l’opposant historique au régime de Hassan II.



