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jeudi 9 mai 2013

Des prisonniers politiques marocains en danger de mort


Site du Mouvement démocratique arabe
"Résister à l'occupation, c'est vivre libre"

 
mercredi 8 mai 2013, par La Rédaction

par Assawra, Rédaéction, 8 /5/ 2013

Bien que François Hollande se soit félicité qu’il n’y ait pas eu (selon lui) de printemps arabe au Maroc, les manifestations et grèves se multiplient dans le pays ; elles portent sur la revendication de droits socio-économiques et d’avancées démocratiques et sont l’objet d’une répression générale. Militants du Mouvement du 20 février, syndicalistes sont l’objet d’arrestations, de tabassages et de tortures, de procès expéditifs et de lourdes peines de prison.
Amnesty International, Human Rights Watch, et les associations marocaines AMDH et ASDHOM alertent sur la situation de 172 prisonniers politiques*. Actuellement dans les prisons de Fès, Taza et Meknès une vingtaine d’entre eux observent une grève de la faim, dont certains depuis 50 à 60 jours. Ils protestent contre leurs conditions de détentions, les tortures, viols dot ils sont l’objet. Leurs vies sont en danger. 
En France, pays dit des droits de l’Homme, rien ne filtre sur les écrans TV, les ondes des radios périphériques ou la presse dépendante des grands groupes financiers.
Le Maroc est un pays préservé de critique. Najat Vallaud-Belkacem, nommée en 2007 par Mohamed VI membre de la communauté marocaine à l’étranger et depuis un an Ministre française du droit des femmes, porte-parole du gouvernement, veille sans aucun doute à ce que l’image du Maroc ne soit pas ternie.

Un grand muet : l’ancien Vice-Président de la FIDH, Driss El Yazami, Président du Conseil Marocain des Droits de l’Homme mis en place par le roi.

C’est donc dans l’indifférence générale de ceux qui prônaient le bombardement en Libye qu’Hassan Koukou, Soufiane Sghéri, Mounir Aït Khafou et Hassan Ahmouch, poursuivent leur combat pour leur droit et leur dignité. Abdessamad Alhaydour et Tarik Al Hamani sont à leur deuxième grève de la faim. Ils souffrent d’insuffisance rénale, ils pèsent 20kg !
A l’occasion de la journée internationale du prisonnier politique 4 députés européens : Marie-Christine VERGIAT (GUE/NGL), Ana MIRANDA (Verts/ALE), Ana GOMES (S&D) et Willy MEYER (GUE/NGL) ont participé à la conférence organisée le 17 avril au Parlement européen où l’ASDHOM était invitée pour parler des prisonniers politiques marocains. Le cas urgent des grévistes de la faim les a interpellés. Ils ont décidé de mettre la primature marocaine devant Extrait de leur lettre :
« Alors que nous avons célébré la semaine dernière la journée internationale des prisonniers politiques, nous voulons donc tout particulièrement vous alerter sur la situation de ces jeunes gens et plaider pour leur libération et notamment pour celles de Tarek Hammani et Abdessamad Haidour (prison de Taza, en grève de la faim depuis le 3 mars), de Hassan Koukou, Soufiane Sghéri, Mounir Ait Khafou, Mohamed Eloualki et Hassan Ahmouch (prison de Meknès, en grève de la faim depuis le 11 mars) ainsi que de Tarek Jaïbi, Mohamed Saleh, Younes Erroufi et Hicham Boughlad (prison de Fès, en grève de la faim depuis le 26 mars). »

COMMUNIQUE DE L’AFASPA, Bagnolet, 8/5/2013

*Leur nombre ne cesse d'augmenter. En dépit de  quelques libérations ils sont actuellement 219 prisonniers politiques comptabilisés. (ndlr)

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faites la demande à l’adresse : Assawra1-subscribe@yahoogroupes.fr

jeudi 18 avril 2013

L’ASDHOM invitée par des parlementaires européen(ne)s pour parler des prisonniers politiques et d’opinion au Maroc



Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc

ASDHOM 79, rue des Suisses  92000 Nanterre




L’ASDHOM invitée par des parlementaires européen(ne)s pour parler des prisonniers politiques et d’opinion au Maroc



Le mercredi 17 avril, le président de l’ASDHOM s’est rendu à Strasbourg sur invitation de la députée européenne Marie-Christine Vergiat (Gauche Unitaire Européenne GUE) pour donner un témoignage sur les détenus politiques et d’opinion au Maroc lors d’une conférence au Parlement européen.

Cette conférence était organisée à l’initiative de Mme Marie-Christine Vergiat à l’occasion de la journée internationale du prisonnier politique à travers le monde.

Rappelons que cette journée fait référence à celle proposée et instaurée par les Palestiniens pour célébrer la journée du prisonnier palestinien.

Ont pris part à cette conférence, présidée par Mme Marie-Christine Vergiat, la députée (Verts) espagnole Ana Miranda, la députée (Socialistes) portugaise Ana Gomes, la députée allemande Barbara Lochbihler (présidente de la sous-commission des droits de l’Homme) et le député (Verts) espagnol Willy Meyer.

Après les interventions des député(e)s qui ont abordé la question de la détention politique dans le monde (Palestiniens, Basques, Kurdes, Mapuches, Corses, etc.), la parole était donnée à Bachir Moutik, représentant du CORELSO qui a parlé des prisonniers politiques sahraouis et notamment du groupe Gdeim Izik qui vient d’être condamné à des peines très lourdes par le tribunal militaire de Rabat.

Quant au président de l’ASDHOM, il a parlé dans son témoignage du phénomène de la détention arbitraire qui continue de sévir au Maroc et de la campagne de parrainage des prisonniers politiques. Il a notamment tiré la sonnette d’alarme sur les grèves de la faim menées dans les prisons de Taza, Meknès et Fès par les militants de l’Union Nationale des Étudiants du Maroc.

Sensibles à cette intervention et notamment au danger qui guette la vie des prisonniers politiques qui mènent cette grève de la faim, Mme Vergiat, ainsi que les député(e)s présent(e)s, ont proposé une initiative qui consiste en l’interpellation des autorités marocaines sur les conditions de détention de ces détenus et pour leur sauver la vie. Cette initiative, en cours de préparation avec l’ASDHOM, prendra probablement une forme de lettre qui sera proposée à la signature des député(e)s européen(ne)s.



Pour le bureau exécutif

Ayad Ahram

Président de l’ASDHOM

Paris, le 18 avril 2013 
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Conférence : journée internationale des prisonniers politiques

Voir la vidéoLe 17 avril 2013 à l'occasion de la journée internationale des prisonniers politiques j'ai organisée une conférence au Parlement européen. Voici de courts extraits de cette conférence. Je vous invite également à lire le rendu compte de notre débat fait par mes amis de l'ASDHOM.
L’ASDHOM invitée par des parlementaires européen(ne)s pour parler des prisonniers politiques et d’opinion au Maroc
Le mercredi 17 avril, le président de l’ASDHOM s’est rendu à Strasbourg sur invitation de la députée européenne Marie-Christine Vergiat (Gauche Unitaire Européenne GUE) pour donner un témoignage sur les détenus politiques et d’opinion au Maroc lors d’une conférence au Parlement européen.
Cette conférence était organisée à l’initiative de Mme Marie-Christine Vergiat à l’occasion de la journée internationale du prisonnier politique à travers le monde.
Rappelons que cette journée fait référence à celle proposée et instaurée par les Palestiniens pour célébrer la journée du prisonnier palestinien.
Ont pris part à cette conférence, présidée par Mme Marie-Christine Vergiat, la députée (Verts) espagnole Ana Miranda, la députée (Socialistes) portugaise Ana Gomes, la députée allemande Barbara Lochbihler (présidente de la sous-commission des droits de l’Homme) et le député (Verts) espagnol Willy Meyer.
Après les interventions des député(e)s qui ont abordé la question de la détention politique dans le monde (Palestiniens, Basques, Kurdes, Mapuches, Corses, etc.), la parole était donnée à Bachir Moutik, représentant du CORELSO qui a parlé des prisonniers politiques sahraouis et notamment du groupe Gdeim Izik qui vient d’être condamné à des peines très lourdes par le tribunal militaire de Rabat.
Quant au président de l’ASDHOM, il a parlé dans son témoignage du phénomène de la détention arbitraire qui continue de sévir au Maroc et de la campagne de parrainage des prisonniers politiques. Il a notamment tiré la sonnette d’alarme sur les grèves de la faim menées dans les prisons de Taza, Meknès et Fès par les militants de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc.
Sensibles à cette intervention et notamment au danger qui guète la vie des prisonniers politiques qui mènent cette grève de la faim, Mme Vergiat, ainsi que les député(e)s présent(e)s, ont proposé une initiative qui consiste en l’interpellation des autorités marocaines sur les conditions de détention de ces détenus et pour leur sauver la vie. Cette initiative, en cours de préparation avec l’ASDHOM, prendra probablement une forme de lettre qui sera proposée à la signature des député(e)s européen(ne)s. 
Pour le bureau exécutif
Ayad Ahram
Président de l’ASDHOM
Paris, le 18 avril 2013

 


samedi 30 mars 2013

FSM / Des eurodéputés dénoncent la politique extérieure de l’UE

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte
El Watan,  28/3/2013
 
© Photo : AFP

La politique extérieure de l’Union européenne en direction de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient est empreinte d’un double langage.

Tunis. De notre correspondant  

Présents au Forum social mondial à Tunis, des eurodéputés de la gauche unitaire et de la gauche verte du Nord (GUE/NGL) ont dénoncé, hier au cours d’une conférence de presse, la politique de «deux poids, deux mesures» adoptée par Bruxelles vis-à-vis du conflit du Sahara occidental et de la question palestinienne.
L’Espagnol Willy Mayer, connu pour son engagement en faveur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, a vilipendé une Europe qui ne travaille pas en direction du règlement des conflits. «La politique extérieure de l’Union européenne doit être dictée par les valeurs des militants en faveur de l’émancipation des peuples opprimés et colonisés. Elle doit jouer un rôle important pour l’achèvement du processus de décolonisation du Sahara occidenta. Elle doit être clairement en faveur de la création d’un État palestinien. Malheureusement, elle met au centre des préoccupations ses intérêts géostratégiques aux dépens du droit international». L’eurodéputé, qui a été refoulé avec trois autres parlementaires à l’aéroport de Rabat, empêchés par les autorités marocaines de se rendre à la ville de Layoune occupée, a dénoncé «le silence de l’Union européenne sur les violations des droits de l’homme au Sahara occidental. Au lieu d’exiger du Maroc un strict respect des droits humains, tel que stipulé dans l’article 2 de l’accord d’association, Bruxelles accorde un statut avancé au Maroc pour mieux exploiter les richesses appartenant au peuple sahraoui».
M. Mayer, vice-président de la commission des affaires étrangères au Parlement européen, a appelé l’Espagne «à exercer sa responsabilité administrative pour le parachèvement du processus de décolonisation et elle ne doit continuer indéfiniment à fuir cette responsabilité, car elle est entièrement engagée dans ce conflit». De son côté, l’eurodéputé Soren Bo Sondergaard (Danemark), qui a pu se rendre dans les territoires sahraouis occupés, dit «ne pas comprendre comment l’Union européenne continue de favoriser des accords avancés avec un gouvernement (le Maroc) qui opprime un peuple et spolie ses richesses». Il estime que pour permettre au peuple sahraoui de recouvrer son indépendance, «il faut qu’on arrive à mobiliser les opinions publiques partout dans le monde afin d’exercer des pressions sur les gouvernements pour les amener à reconnaître l’Etat sahraoui».

Le soutien intéressé de l’UE au Printemps arabe


Après avoir soutenu les régimes arabes avant le vent de révolte qui les a ébranlés, Bruxelles apporte son appui politique aux nouveaux pouvoirs. Mais, «fondamentalement, rien n’a changé dans l’approche de la politique extérieure de l’Union à l’égard de ces pays. Derrière les mots gentils, se voile une vision opportuniste. Ce qui intéresse Bruxelles, ce sont les marchés qu’elle pourrait obtenir des nouveaux régimes. C’est un soutien intéressé», selon l’eurodéputé d’Irlande Paul Murphy. Pour lui, l’Union européenne «pousse vers la libéralisation des économies des pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient pouvant permettre une libre circulation des marchandises à travers les accords d’échanges». C’est une politique qui conduirait à l’appauvrissement des populations et l’étranglement des économies de ces pays. Le parlementaire irlandais a par ailleurs dénoncé «la realpolitik de l’Union en apportant un soutien sans faille à l’Etat d’Israël. Il y a des financements européens accordés à Israël pour l’achat d’armements qui servent à tuer les Palestiniens et construire des colonies».

Le conférencier estime que l’establishment européen est «soumis au diktat de la politique étrangère des USA pour promouvoir le rôle d’Israël dans la région». Sur un autre plan, la députée portugaise, Inès Zuber, estime que l’UE est engluée hypocritement dans «des contradictions en matière de politique étrangère». Elle en veut pour exemple, «l’inquiétude qu’elle exprime à l’égard des radicaux islamistes au Mali, et elle les finance en Syrie. Elle s’alarme de la prolifération des armes nucléaires en Iran, pendant que l’Etat d’Israël, une puissance nucléaire, refuse d’adhérer au Traité de non-prolifération». Enfin, les quatre parlementaires européens estiment que face à une Union européenne mue par des intérêts «bassement étroits, il faut opposer une solidarité des peuples de tous les pays pour instaurer un autre monde».
C’est l’esprit du Forum social mondial.

URL Source : http://www.elwatan.com/international/des-eurodeputes-denoncent-la-politique-exterieure-de-l-ue-28-03-2013-208243_112.php


lundi 11 mars 2013

FSM : Des eurodéputés dénoncent la politique extérieure de l’UE

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El Watan, 28/3/2013

© Photo : AFP

La politique extérieure de l’Union européenne en direction de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient est empreinte d’un double langage.

Tunis.De notre correspondant

Présents au Forum social mondial à Tunis, des eurodéputés de la gauche unitaire et de la gauche verte du Nord (GUE/NGL) ont dénoncé, hier au cours d’une conférence de presse, la politique de «deux poids, deux mesures» adoptée par Bruxelles vis-à-vis du conflit du Sahara occidental et de la question palestinienne.
L’Espagnol Willy Mayer, connu pour son engagement en faveur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, a vilipendé une Europe qui ne travaille pas en direction du règlement des conflits. «La politique extérieure de l’Union européenne doit être dictée par les valeurs des militants en faveur de l’émancipation des peuples opprimés et colonisés. Elle doit jouer un rôle important pour l’achèvement du processus de décolonisation du Sahara occidental. Elle doit être clairement en faveur de la création d’un Etat palestinien. Malheureusement, elle met au centre des préoccupations ses intérêts géostratégiques aux dépens du droit international». L’eurodéputé, qui a été refoulé avec trois autres parlementaires à l’aéroport de Rabat, empêchés par les autorités marocaines de se rendre à la ville de Layoune occupée, a dénoncé «le silence de l’Union européenne sur les violations des droits de l’homme au Sahara occidental. Au lieu d’exiger du Maroc un strict respect des droits humains, tel que stipulé dans l’article 2 de l’accord d’association, Bruxelles accorde un statut avancé au Maroc pour mieux exploiter les richesses appartenant au peuple sahraoui».
M. Mayer, vice-président de la commission des affaires étrangères au Parlement européen, a appelé l’Espagne «à exercer sa responsabilité administrative pour le parachèvement du processus de décolonisation et elle ne doit continuer indéfiniment à fuir cette responsabilité, car elle est entièrement engagée dans ce conflit».
 De son côté, l’eurodéputé Soren Bo Sondergaard (Danemark), qui a pu se rendre dans les territoires sahraouis occupés, dit «ne pas comprendre comment l’Union européenne continue de favoriser des accords avancés avec un gouvernement (le Maroc) qui opprime un peuple et spolie ses richesses». Il estime que pour permettre au peuple sahraoui de recouvrer son indépendance, «il faut qu’on arrive à mobiliser les opinions publiques partout dans le monde afin d’exercer des pressions sur les gouvernements pour les amener à reconnaître l’Etat sahraoui».

Le soutien intéressé de l’UE au Printemps arabe

Après avoir soutenu les régimes arabes avant le vent de révolte qui les a ébranlés, Bruxelles apporte son appui politique aux nouveaux pouvoirs. Mais, «fondamentalement, rien n’a changé dans l’approche de la politique extérieure de l’Union à l’égard de ces pays. Derrière les mots gentils, se voile une vision opportuniste. Ce qui intéresse Bruxelles, ce sont les marchés qu’elle pourrait obtenir des nouveaux régimes. C’est un soutien intéressé», selon l’eurodéputé d’Irlande Paul Murphy. Pour lui, l’Union européenne «pousse vers la libéralisation des économies des pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient pouvant permettre une libre circulation des marchandises à travers les accords d’échanges». C’est une politique qui conduirait à l’appauvrissement des populations et l’étranglement des économies de ces pays. Le parlementaire irlandais a par ailleurs dénoncé «la realpolitik de l’Union en apportant un soutien sans faille à l’Etat d’Israël. Il y a des financements européens accordés à Israël pour l’achat d’armements qui servent à tuer les Palestiniens et construire des colonies».
Le conférencier estime que l’establishment européen est «soumis au diktat de la politique étrangère des USA pour promouvoir le rôle d’Israël dans la région». Sur un autre plan, la députée portugaise, Inès Zuber, estime que l’UE est engluée hypocritement dans «des contradictions en matière de politique étrangère». Elle en veut pour exemple, «l’inquiétude qu’elle exprime à l’égard des radicaux islamistes au Mali, et elle les finance en Syrie. Elle s’alarme de la prolifération des armes nucléaires en Iran, pendant que l’Etat d’Israël, une puissance nucléaire, refuse d’adhérer au Traité de non-prolifération». Enfin, les quatre parlementaires européens estiment que face à une Union européenne mue par des intérêts «bassement étroits, il faut opposer une solidarité des peuples de tous les pays pour instaurer un autre monde».
C’est l’esprit du Forum social mondial.
URL Source : http://www.elwatan.com/international/des-eurodeputes-denoncent-la-politique-exterieure-de-l-ue-28-03-2013-208243_112.php



«En 1976, le Maroc tirait au napalm sur les Sahraouis et l´Espagne regardait !»


Par Hania A., 10/3/2013

La condamnation à de très lourdes peines des 24 indépendantistes sahraouis et l´expulsion mercredi de Casablanca des quatre eurodéputés qui voulaient se rendre à Al Ayoune pour se solidariser avec leur cause donnent lieu, régulièrement en Espagne, à des témoignages sur la tragédie que vit le peuple sahraoui depuis l´occupation de son territoire par le Maroc.

L´un de ces témoins est le lieutenant-colonel à la retraite, Tòfol Fuster, actuellement âgé de 71 ans. Il a effectué entre 1965 et 1970 une mission d´information à Mahbes, la «Mer intérieure» du Sahara occidental, non loin de la frontière avec l´Algérie, le Maroc et la Mauritanie. C´est la plus belle page de la vie de cet ancien officier supérieur qui était le seul Européen du contingent de méharis qu´il commandait. Des liens puissants sont nés avec la société nomade sahraouie.

Il se souvient que son affectation dans l´ancienne colonie espagnole avait pour objectif de surveiller cette partie de la province espagnole de l´époque, peu de temps après «l´invasion, en 1963, de Tindouf et Béchar», par l´armée marocaine, deux villes de l´extrême sud-ouest de l´Algérie qui venait à peine d´accéder à son indépendance. «Il y avait un cessez-le-feu, mais les incidents étaient fréquents dans la zone», dit-il, ce qui avait conduit l´Espagne à renforcer sa vigilance dans sa colonie.

Il raconte à la presse des Baléares comment s´est déroulée, à partir de 1976, l´occupation militaire par le Maroc de l´ancienne colonie espagnole, et les violations des droits de l´homme qui s´en sont suivies à ce jour. «Le Front Polisario avait été créé en 1973 pour réclamer l´indépendance du Sahara occidental vis-à-vis de l´Espagne. Au moins 28 attaques avaient été enregistrées entre 1973 et 1976 contre des intérêts de l´Espagne dans la zone, notamment ses activités de pêche», dit-il. Mais la vraie tragédie du peuple sahraoui est à venir. «Après la mort du général Franco, le gouvernement de Navarro Arías a cédé la colonie espagnole au Maroc sous la pression du puissant lobby économique marocain.

Les Sahraouis ont commencé alors à fuir massivement leur territoire envahi militairement après la «Marche Verte». Il se souvient : «Les enfants, les femmes et les vieillards qui se dirigeaient vers Tindouf ont été bombardés au napalm, alors que l´Espagne regardait de l´autre côté.»

«J´ai très mal vécu la situation de ces 170 000 Sahraouis qui étaient encore des citoyens espagnols. Ce fut pour mois (et pour tous les Espagnols, un choc très fort.» Depuis, cet ancien officier supérieur s´était converti en sympathisant et activiste pro-sahraoui. «Un peuple avec lequel j´ai vécu des moments extraordinaires qui me donnaient le sentiment que je vivais dans la peau de ‘ ‘Laurence d´Arabie’’.»

Ses souvenirs ont été ravivés par le dernier film «Enfants du Désert» qui vient d´obtenir le prix Goya, produit par le double Oscar du cinéma Javier Bardem, un autre militant de la cause sahraouie, comme lui et comme l´eurodéputé Willy Meyer qui vient d´être expulsé par les autorités marocaines. 

Hania A.

Le Temps d'Algérie, 10/03/2013

samedi 9 mars 2013

Protestations suite à l'expulsion de quatre parlementaires européens

Willy Meyer (Photo DR)
Willy Meyer (Photo DR)
Le Maroc a interdit aujourd’hui à quatre europarlementaires l’accès à son territoire. Il s’agit des Espagnols Willy Meyer du parti de gauche Izquierda Unida et du socialiste Vicent Garcès. L’eurodéputée du parti des Verts suédois Isabella Lövin et son collègue slovène  le libéral Ivo Vajgl ont étté interdits d’entrée au Maroc. Tous ont été immédiatement expulsés.
Ces eurodéputés avaient l’intention de se rendre au Sahara occidental pour s’enquérir de la situation des droits de l’homme sur place et avoir des entretiens avec la MINURSO (Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental).
Willy Meyer qui venait de Madrid était attendu par la police des frontières de Casablanca sur la passerelle de l’avion. La police lui a retiré son passeport et lui a expliqué qu’il existait un « ordre du gouvernement marocain » qui lui interdisait l’entrée au Maroc.
Les trois autres europarlementaires, qui venaient eux de Paris, ont subi le même sort.
Pourtant, il y a à peine quelques semaines, en février dernier, Willy Meyer a pu assister comme observateur sans aucun problème au polémique procès des Sahraouis impliqués dans les événement de Gdeim Izik et condamnés à de très lourdes peines par le tribunal militaire (entre 20 et 30 ans de prison).

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=25770
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Nicole Kiil-Nielsen, députée européenne écologiste française

Bruxelles, 08/03/2013
Les élus européens expulsés par les autorités marocaines

Ce mercredi 6 mars, une délégation de l’intergroupe Sahara occidental du Parlement européen composée de quatre députés européens a été empêchée de se rendre sur le territoire marocain.
Ces élus européens, Ivo Vajgl (Libéraux, Slovenie),  Vicent Ramón Garcés (Socialistes, Espagne), Isabella Lövin (Verts/Ale, Suède) et  Willy Meyer (Gauche Unitaire, Espagne) appartenant à des groupes politiques et des nationalités différentes ont tenté d’effectuer une mission d’observation  à Laâyoune, au Sahara occidental, portant sur les droits humains dans les territoires occupés. Ils avaient notamment prévu des rencontres avec les autorités marocaines, les représentants de la société civile marocaine et les représentants de la mission  de l’ONU – Minurso.
Les eurodéputés avaient bien évidemment informé les autorités marocaines par écrit en donnant les détails sur leur déplacement et programme de mission.
Fait étrange, le 6 mars – jour de leur voyage annoncé, les bureaux de ces eurodéputés ont reçu une lettre de l’ambassadeur du Maroc auprès de l’Union européenne qui leur annonçait qu’ils n’étaient pas bienvenus au Maroc. Ils étaient  attendus par les policiers marocains à la descente de l’avion à Casablanca. Les élus européens ont été forcés de reprendre les mêmes avions et de retourner à Paris et à Madrid. Autre mauvaise surprise, les polices française et espagnole les ont attendus et escortés comme s’il s’agissait de criminels. Leur explication : « quand une personne est expulsée vers l’Europe, la police du pays vers lequel elle est expulsée doit aussi l’accueillir ».
Ceci est tout simplement scandaleux: le Maroc, partenaire et voisin privilégié de l’Union européenne expulse les élus européens sans aucun droit et justification (il faut savoir que les policiers marocains n’ont présenté aucun document ou ordre officiel aux élus arrêtés à l’aéroport de Casablanca). Il les traite comme des criminels et l’ambassadeur marocain les insulte dans sa lettre officielle (voir le document) en les qualifiants de « groupe de lobbyistes pro-algériens/pro-Polisario » et « anti-marocains ».
Pour Nicole Kiil-Nielsen, membre de l’intergroupe Sahara Occidental et de la Sous-commission Droits humains du PE, il est absolument inacceptable de qualifier des eurodéputés démocratiquement élus de lobbyistes et de les classer dans les catégories d’anti-marocains ou de pro-algériens.
Ce geste du gouvernement marocain survient au moment où le procès des détenus de Gdem Izik a dominé l’actualité internationale et où le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture vient de présenter un rapport accablant sur le Maroc au Conseil des droits humains onusien à Genève (Voir le rapport (EN) et la   note résumé rédigée en FR).
Nicole Kiil-Nielsen se joint à ses nombreux collègues parlementaires (voir le CP de Daniel Cohn-Bendit et d’Isabella Lövin) qui demandent une réaction adéquate de la Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères Catherine Ashton, du Président du Parlement européen Martin Schulz, de la Commission européenne M. Barroso et des gouvernements européens.
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L’AMBASSADEUR DU MAROC A BRUXELLES "DOIT ETRE INTERDIT D’ACCES" AU PARLEMENT EUROPEEN

8/03/2013
BRUXELLES - Des eurodéputés ont demandé jeudi d’"interdire" à l’ambassadeur du Maroc à Bruxelles l’accès au Parlement européen, en réaction au refoulement la veille par les autorités marocaines d’une délégation de parlementaires européens, devant se rendre à El Ayoun (capitale sahraouie occupée).
Cette demande a été formulée lors d’une conférence de presse animée par les quatre eurodéputés refoulés mercredi dernier par les autorités marocaines dès leur arrivée à l’aéroport de Casablanca.
Il s’agit notamment du député slovène du groupe ALDE (centre droite), M. Ivo Vajgl, de la député du groupe socialiste européen, M. Vincent Ramon Gorles (Espagne) et de la Suédoise Isabella Lavin, du groupe des Verts européens, ainsi que de Mme Willy Mayer.
Réagissant à la déclaration de l’ambassadeur marocain à Bruxelles dans laquelle il affirme avoir adressé un message aux eurodéputés en partance pour El Aâyoun via Casablanca, les eurodéputés concernés ont indiqué qu’ils étaient déjà embarqués dans l’avion au moment où l’ambassadeur leur avait envoyé ce message.
Les eurodéputés ont qualifié la missive du représentant diplomatique du Maroc à Bruxelles d’"un chef-d’oeuvre de mauvais comportement diplomatique", demandant à ce que "le diplomate soit interdit d’aller au Parlement européen".
La délégation refoulée est composée de quatre députés, représentant chacun un groupe parlementaire à savoir les socialistes, la gauche unie, les libéraux et les verts, et de cinq assistants parlementaires.
Les eurodéputés devaient effectuer une visite à la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) et prendre contact avec les défenseurs des droits de l’homme au Sahara occidental en application des résolutions adoptées par le parlement européen en janvier de cette année.
La résolution du Parlement européen exigeait "la libération des prisonniers politiques sahraouis" et "le respect des droits de l’homme au Sahara Occidental".
Cette résolution a été élaborée suite aux "graves violations" des droits de l’homme, signalées par le rapporteur spécial des Nations unies pour le Sahara Occidental, notamment celles relatives à la torture, ainsi que dans les rapports d’Amnesty internationale et d’autres organisations de défenses des droits de l’homme.
Des eurodéputés accusent le Maroc de vouloir dissimuler ses violations des droits de l’homme au Sahara Occidental

BRUXELLES- Les eurodéputés, Daniel Cohn-Bendit (France) et Isabella Lôvin (Suède) ont fustigé, jeudi à Bruxelles, la décision des autorités marocaines de les refouler de l’aéroport de Casablanca, affirmant, dans ce cadre, que le gouvernement marocain veut cacher ses violations des droits de l’homme dans le Sahara Occidental occupé.
Ainsi, le co-président du groupe des Verts/ALE, M. Cohn-Bendit a qualifié, lors d’une conférence de presse, de "totalement inacceptable" la décision du gouvernement marocain de les refouler, précisant que les quatre députés voulaient "obtenir des informations de première main sur la situation sur le terrain".
Il a souligné que la question du Sahara Occidental "ne peut-être résolue qu’à travers un débat ouvert avec un accès direct aux faits".
Pour sa part, l’eurodéputé Isabella Lôvin a déclaré que le régime marocain "a quelque chose à cacher car il veut m’empêcher de rencontrer des Sahraouis".
"Ce voyage a été annoncé à l’avance, mais nous avons reçu une lettre indiquant que nous n’étions pas les bienvenus qu’après notre départ", a-t-elle indiqué.
Elle a ajouté que des réunions étaient prévues avec "tous les intervenants de la région, y compris des représentants des droits de l’homme et des délégués de la mission de l’ONU au Sahara Occidental", soulignant que les eurodéputés avaient aussi demandé une réunion avec les autorités marocaines "afin d’avoir un programme équilibré".
La visite de la délégation européenne entre dans le cadre de l’application de la résolution du Parlement européen (PE) de janvier 2013 qui exigeait "la libération des prisonniers politiques sahraouis" et "le respect des droits de l’homme au Sahara Occidental", rappelle-t-on.
Cette résolution a été élaborée suite aux "graves violations" des droits de l’homme, signalées par le rapporteur spécial des Nations unies pour le Sahara Occidental, notamment celles relatives à la torture, ainsi que dans les rapports d’Amnesty internationale et d’autres organisations de défenses des droits de l’homme".
URL Source http://www.constantine-aps.dz
/spip.php?article11097

samedi 2 mars 2013

Des eurodéputés dénoncent un "procès de type colonial"



BRUXELLES
 - Des eurodéputés ont condamné, mercredi à Bruxelles le procès des 24 prisonniers politiques sahraouis ou "groupe Gdeim Izik" devant un tribunal militaire marocain, le qualifiant de "véritable honte" et de "type colonial".
Les eurodéputés Norbert Neuser, Willy Meyer et Antonio Masip, respectivement président de l’Intergroupe de solidarité avec le peuple sahraoui, vice-président de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen (PE) et membre de la commission juridique au PE ont animé une conférence de presse de retour de Rabat où ils ont assisté au procès en tant qu’observateurs.
Le Tribunal militaire de Rabat avait condamné le 16 février en cours, les 24 prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik à des peines allant de 20 ans de prison à la réclusion à perpétuité.
Pour M. Neuser, le procès est "déplorable", "indigne" et "ressemble aux procès militaires du franquisme dans les derniers moments du dictateur espagnol". "C’est une véritable honte. Ni les gouvernements ni le Parlement européens ne peuvent passer sous silence ce procès", a souligné M. Neuser.
"Le procès a été pénible, pas respectueux du droit. Ce qui est intolérable pour un pays (le Maroc) qui a des relations avec l’Europe", a-t-il insisté, faisant remarquer que "c’est un jugement imposé à des personnes loin de leur pays et devant un tribunal d’exception" a-t-il déploré.
L’eurodéputé a tenu par ailleurs à saluer le "courage" et la "compétence" des avocats des prévenus notamment les Marocains.
L’eurodéputé Willy Meyer a également condamné le procès des 24 militants sahraouis. "Actuellement, 24 personnes sont en prison. Elles ont été torturées et nous ne pouvons passer cela sous silence", a-t-il martelé. Il a dénoncé, par ailleurs, l’accord de pêche entre le Maroc et l’Union européenne (UE) soulignant que le droit international "est clair" à ce sujet.
"Le Maroc n’a aucun mandat sur le Sahara Occidental, territoire non autonome selon l’ONU et l’UE doit tenir compte de cela et exclure le Sahara Occidental de l’accord de pêche avec le Maroc", a-t-il affirmé. M. Meyer a rappelé qu’au PE, une "nette majorité" est en faveur du peuple sahraoui et de son droit à l’autodétermination.
Les eurodéputés ont informé, par ailleurs, qu’ils allaient saisir "tous les parlements du monde, notamment le Congrès américain" sur la situation des droits de l’homme au Sahara Occidental et sur "l’inique procès" des militants sahraouis de Gdeim Izik et ce, "avant la présentation du rapport sur le Sahara Occidental devant le Conseil de sécurité de l’Onu".
URL Source : http://www.aps.dz/Des-eurodeputes-denoncent-un.html

dimanche 24 février 2013

Invitation à une conférence de presse sur le procès des événements de Gdeim Izik (Maroc)

     Conférence de presse

Procès des accusés des événements de Gdeim Izik (Maroc)
Lundi 25 Février à 16 30,
 au cabinet de maître Michel de Guillenchmidt, 
6 Villa Bosquet 
75007 Paris.


Le procès des personnes poursuivies pour leur participation dans les événements criminels de Gdeim Izik près de Laayoune, s’est tenu à Rabat (Maroc) du 1er Février au 17 février 2013
Les observateurs Français, une dizaine d’universitaires et d’avocats, qui ont assisté au procès présenteront leur rapport lors d'une conférence de presse le Lundi 25 Février à 16 30, au cabinet de maître Michel de Guillenchmidt, 6 Villa Bosquet 75007 Paris. Une copie du rapport global sera distribuée.

A cette occasion le groupe de juristes français annoncera la création officielle de l’Association pour la Promotion des Libertés fondamentales, qui sera domiciliée au cabinet De Guillenchmidt & Associés.

Contact

Maitre Michel de Guillenchmidt

De Guillenchmidt & Associés

6 Villa Bosquet 75007 Paris

T. 01 71 19 72 40

Informations, inscriptions (par courriel):

aplf.france@gmail.com
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Le Groupe S&D réprouve les condamnations de militants sahraouis par un tribunal militaire marocain
 

 21/02/2013

Les Socialistes & Démocrates au Parlement européen ont exprimé leurs graves inquiétudes au sujet des condamnations prononcées contre un groupe de militants des droits de l'homme sahraouis. En effet, le 16 février 2013 un tribunal militaire marocain leur a infligé des peines d'emprisonnement très lourdes : 9 perpétuités, 4 peines de 30 ans, 7 peines de 25 ans et 3 peines de 20 ans.
Motivées politiquement, ces peines constituent l’aboutissement d’un procès chargé d’irrégularités juridiques soulignées par des observateurs internationaux indépendants, dont deux membres du Parlement européen, Antonio Masip Hidalgo et Willy Meyer.
De nombreuses organisations des droits de l'homme ont également exprimé leurs profondes inquiétudes concernant les procédures judiciaires de ce procès injuste. Amnesty International a qualifié le procès de vicié dès le départ.
Véronique de Keyser, vice-présidente du Groupe S&D chargée des affaires étrangères et Norbert Neuser, eurodéputé S&D et président de l’intergroupe pour le Sahara occidental, réprouvent vigoureusement les condamnations des civils sahraouis et l’absence de procédures judiciaires dignes de ce nom.
« Les droits de l'homme comme la liberté d'expression et le droit au procès équitable sont des valeurs fondamentales du Groupe S&D. Nous ne pouvons accepter cette violation grossière des droits de l'homme au Maroc, pays voisin de l’Europe », ont martelé les S&D.
Les vingt-quatre militants des droits de l'homme ont été arrêtés le 8 novembre 2010 lors d’une attaque violente lancée par l’armée et la police marocaines contre des milliers de civils sahraouis manifestant pacifiquement au camp de Gdeim Izik près de la ville d'El Aaiun dans le Sahara occidental occupé par le Maroc.
Norbert Neuser rappelle également les nombreuses résolutions du Parlement européen, la dernière datant du 7 février 2013, lancées à l’initiative du Groupe S&D ou soutenues par celui-ci. Ces résolutions expriment les inquiétudes concernant la situation des droits de l'homme au Sahara occidental et appellent à la protection des droits fondamentaux des Sahraouis, dont le droit au rassemblement et la liberté d'expression. Elles demandent aussi une solution équitable et durable au conflit, fondée sur le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui et conforme aux résolutions en la matière des Nations Unies.
S&D Press contact: Dimitris Komodromos
+ 32 2 283 14 59
+ 33 3 88 17 46 98
+ 32 474 62 28 84



Contacts

NEUSER Norbert
NEUSER Norbert
+ 33 3 88 17 58 92
+ 32 2 284 58 92
norbert.neuser@europarl.europa.eu
DE KEYSER Véronique DE KEYSER Véronique
+ 33 3 88 17 57 74
+ 32 2 284 57 74
veronique.dekeyser@europarl.europa.eu

URL Source : http://www.socialistsanddemocrats.eu/gpes/public/detail.htm?id=137906&section=NER&category=NEWS&startpos=0&topicid=-1&request_locale=FR

jeudi 24 mars 2011

Conférence d'Annahj Addimocrati au parlement européen.


Par Karima Imerhrane, 23/3/2011

« Le Maroc ne peut progresser sur le chemin de la démocratie et de l’effectivité des droits humains sans un changement radical de la constitution pour restituer la souveraineté aux citoyens», a déclaré Abdellah El Harif (photo), secrétaire national d’Annahj Addimocrati (la Voie démocratique, ex-Ilal Amam) lors de son intervention au parlement européen, mardi 22 mars, dans le cadre d’une conférence organisée par son parti sur la « Situation des Droits de l'homme au Maroc », avec le soutien du parti espagnol, Izquierda unida (Gauche unie) et du groupe parlementaire européen ‘’Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique’’ (GUE/NGL).
L’opposant marocain estime qu’il est nécessaire de soumettre toute politique à la sanction des urnes, de permettre à la presse d’être libre sans se heurter à la notion du sacré et aux lignes dites, rouges, et de mettre fin à l’impunité.
Abdellah El Harif a expliqué que les avancées réalisées en matière des droits humains, après les années de plomb, ont été partielles et fragiles. Or on assiste dit-il, dix ans après à une régression flagrante, en contradiction totale avec le discours officiel, destiné au marketing et à la consommation médiatique.
« Aucune démocratie, ne peut fonctionner sans séparation des pouvoirs. Aucun état ne peut œuvrer à l’encontre des intérêts de ses citoyens. Ce sont les citoyens qui peuvent donner sens à l’état et non l’inverse ». C’est ce qu’a souligné le secrétaire national d’Annahj Addimocrati, avant de conclure en affirmant que « le Maroc ne peut se soustraire au standard mondial reconnu en matière de démocratie et des droits humains, à moins de considérer que nos concitoyens sont une catégorie de sous humains qui ne peuvent exercer leur souveraineté légalement... »
Modérée par le député européen espagnol Willy Meyer, membre de la Commission des affaires étrangères au Parlement Européen, la rencontre a été marquée par l’intervention de Abid El Khattabi, qui a donné un aperçu sur l’ASDHOM Association de défense des droits de l’homme au Maroc, et du témoignage de Saïd Faouzi, ancien réfugié politique en France, ex-membre d'Ilal Amam.
La plupart des intervenants ont salué cette initiative d’Annahj Addimocrati et ont montré leur soutien au mouvement du 20 février.

Pour l’anecdote, signaler la ‘’minute de silence’’ qui a été observée à la mémoire des ''victimes du mouvement du 20 février’’, de même que l'intervention de Mohamed Yeslem Beissat, indépendantiste du Front Polisario (photo), qui n’a pas aimé entendre prononcer l’expression : « le Maroc, de Tanger à Lagouira… », arguant que Lagouira se trouvait au ‘’Sahara occidental’’ qui fait l’objet d’un contentieux aux Nations unies.
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Communiqué de la VOIE DÉMOCRATIQUE relatif à son intervention au parlement européen le 22 mars 2011

الكتابة الوطنية
بلاغ توضيحي حول مشاركة النهج الديمقراطي
في ندوة البرلمان الأوروبي
نشرت جريدة الأحداث المغربية ليومي السبت والأحد 26 و27 مارس 2011 على صفحتها الأولى ضمن ركن "من صميم الأحداث"تعليقا على مشاركة النهج الديمقراطي في نشاط سياسي في البرلمان الأوروبي ببروكسيل يوم 22 مارس 2011،متهمة النهج الديمقراطي بالاستقواء بالأجنبي وبالعمل وفق أجندة أجنبية وبالقفز على الفرصة التي يمر منها المغرب لأغراض خاصة معتبرة أن النهج الديمقراطي كان حريا به التعبير عن أرائه في المغرب لا خارجه،وهي اتهامات تلتقي في مضمونها مع ما ورد في تصريح لوكالة المغرب العربي للأنباء ليوم 25 مارس حول نفس الموضوع.
إن الكتابة الوطنية بعد تدارسها لما ورد في الركن والتصريح المشار إليهما وتنويرا للرأي العام تود توضيح ما يلي:
1) إن النشاط المشار إليه هو ندوة من تنظيم فريق اليسار الموحد الأوروبي وهو فريق برلماني يضم القوى اليسارية التقدمية ببلدان الاتحاد الأوروبي وطبعا لم تعرف مشاركة لقوى يمينية كما لمحت إلى ذلك جريدة الأحداث المغربية في نفس الركن رغبة منها في خلط الأوراق،وقد كان مبرمجا منذ مدة طويلة قبل انطلاق حركة 20 فبراير ببلادنا.
2)إن الندوة تدخل في إطار العلاقات الخارجية للنهج الديمقراطي مع القوى التقدمية الصديقة عبر العالم لتبادل الخبرات وتنسيق الجهود وتطوير القواسم المشتركة بينها وتطوير التضامن بين الشعوب في نضالها من أجل الديمقراطية والتحرر الوطني.وتهدف إلى تدارس التطورات التي عرفها ما يسمى بالعهد الجديد ببلادنا وفضح ديمقراطية الواجهة التي يسوق لها النظام المخزني وزبانيته على نطاق واسع في الخارج.أما قضية الصحراء التي يريد البعض إثارة زوبعة مصطنعة حولها فلم تكن أصلا مطروحة على جدول الأعمال وهذه بالطبع محاولة مقصودة لصرف الأنظار عما يجري بالمغرب.
3)إن مواقف النهج الديمقراطي من الاستقواء بالأجنبي ومن الامبريالية واضحة تمام الوضوح ونذكر هنا بموقفنا الرافض لعقد لقاء مع القنصلية الأمريكية بالدار البيضاء وندين بالمناسبة التدخل السافر للسفارة الفرنسية في شؤون الداخلية لبلادنا وفي شؤون حركة 20 فبراير في محاولة من الدولة الفرنسية توجيهها ورسم أفق معين لهذه الحركة ضمانا لاستمرار مصالحها في بلادنا وهو أمر كان على الذين يتحاملون علينا انتقاده وفضحه والوقوف ضده بدل الانخراط في الجوقة الإعلامية للتضييق على الأصوات الحرة.والحقيقة فان النظام المخزني والقوى الملتفة حوله هو من يستقوي بالخارج على المستوى الأمني والعسكري والاقتصادي عبر عقد الصفقات والاتفاقات تسهل للرأسمال الأجنبي كل الشروط لنهب خيرات بلادنا والحكم عليها بالتبعية مقابل التستر على الاستغلال البشع للطبقة العاملة المغربية وعلى الانتهاكات المتواصلة لحقوق الإنسان وهو الآن يستعين بالخارج لكسب التأييد لمبادرته الرسمية حول الدستور.
4)إن اتهام النهج الديمقراطي بالتحرك وفق أجندة خارجية يدخل في إطار الحملة المسمومة على النهج الديمقراطي بهدف تشويهه وهو أمر مرفوض يتطلب تقديم الاعتذار.وفي جميع الأحوال فان هذا الاتهام ما هو إلا تكرار لأسطوانة مشروخة لجأت وتلجأ إليها كل الأنظمة المنهارة والمتهالكة في العالم العربي كتونس ومصر واليمن وليبيا والبحرين والأردن والسعودية وسوريا...
5)إن اتهام النهج الديمقراطي بالركوب على حركة التغيير الجارية ببلادنا هو أيضا ادعاء مغرض ويدعو إلى السخرية لأن النهج الديمقراطي بكل بساطة هو جزء من هذه الحركة ومكون من بين مكوناتها يتفاعل معها بشكل ديمقراطي.
6)إن تقديم النصح للنهج الديمقراطي لكي يعبر عن أرائه بداخل المغرب وبين المغاربة ويكف عن ذلك في الخارج يدعو أيضا إلى الاستغراب لأن النهج الديمقراطي من حقه التعبير عن أرائه ومواقفه في كل مكان ودون قيود ويرفض بتر ومسخ أحد حقوق الإنسان الكونية والأساسية أي الحق في التعبير عن الرأي هذا مع العلم أن النهج الديمقراطي يعمل ما في وسعه بإمكانياته البسيطة على التعريف بمواقفه وسط الشعب المغربي وقواه المناضلة.كما أن هذه الدعوة تتجاهل واقع الإعلام العمومي السمعي-البصري الممول من طرف الشعب الذي يعرف الجميع انه عبارة عن مملكة مغلقة للفكر الوحيد ونشر التفاهة تتحكم فيه كمشة من الجلادين الإعلاميين تحكم على كل التعبيرات المجتمعية والقوى المعارضة بالتهميش والتعتيم دون أن يكون لها حتى حق الرد.
7)أخيرا وليس آخرا فان جريدة الأحداث المغربية التي تكيل لنا كل هذه الاتهامات كان حريا بها لو أرادت الاشتغال وفق الضوابط والقواعد المهنية الاتصال بالكاتب الوطني للنهج الديمقراطي لاستفساره عن مضمون الندوة وأهدافها وماذا قال وما لم يقل وهذا من مقومات العمل الصحفي النزيه.
الكتابة الوطنية.