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samedi 20 août 2011

Maroc : El Harif appelle au boycott des élections pour délégitimer les institutions

Par Ali Fkir, 20/8/2011


« Le mouvement du 20 février devrait éviter les erreurs et pousser plutôt le régime à continuer à en commettre », a déclaré vendredi soir à Tanger, le secrétaire national de la Voie démocratique (Annahj Addimocrati) Abdellah El Harif, qui a qualifié justement d’erreur, la hâte avec laquelle on a célébré le référendum et fait approuver la constitution octroyée.
Il a lancé un appel pour le boycott des prochaines élections afin de décrédibiliser et délégitimer toutes les institutions
La monarchie parlementaire ne doit pas être forcément le plafond des revendications du mouvement, a-t-il dit, car « personne n’a le droit de dicter au peuple sa volonté s’il n'en veut plus ! »
Le rôle de la classe ouvrière cependant reste incontournable pour tout changement politique, a-t-il souligné, appelant à l’implication des forces syndicales et à « l’arrêt de production » comme moyens de pression.
C’est pourquoi le mouvement du 20 F doit appuyer les actions revendicatives ponctuelles où qu’elles soient et y être présent.
Ledit mouvement doit aussi identifier ses vrais « ennemis » a-t-il dit, expliquant que son parti n’a pas d’ « alliance » avec le mouvement islamiste « Justice et bienfaisance » (Al Adl wal Ihssane), mais une « coordination de terrain »
Ce point particulier aura été le plus soulevé lors des débats où plusieurs intervenants, notamment des activistes du Groupe Tanger d’Attac Maroc se sont relayés pour « dénoncer » ce qu’ils ont qualifié d’alliance avec une force réactionnaire, mettant en avant des valeurs de la gauche telles que « la laïcité », « l’égalité des femmes »…etc.
Dans sa réplique, Abdellah El Harif n’a pas caché son exaspération par ce qu’il a qualifié d’excès de dogmatisme, et de manque de confiance en soi chez une ‘’certaine gauche’’.
Il a rappelé que la revendication de la monarchie parlementaire a été refusée avec le référendum et la nouvelle constitution, aussi faudrait-il chercher une « autorité alternative ». Mettre en place les assemblées constituantes par exemple et développer ainsi une plateforme constitutive en prévision d’une véritable constitution démocratique future.
Il a invité le mouvement du 20 février aussi à développer son action et à revendiquer par exemple la fin de l’impunité et même à identifier quelques personnes au lieu de se limiter à lancer des slogans généraux contre la corruption.
Le secrétaire national de « La voie démocratique » Abdellah El Harif, animait, rappelons-le, une rencontre ayant pour thème : Les mutations politiques actuelles au Maroc, organisée par la section locale du parti en célébration du 41èmeanniversaire de l’organisation Ila Al Amame (En avant)
Une minute de silence a été observée au début de la rencontre à la mémoire des martyrs de l'organisation et des luttes du peuple marocain

mardi 16 août 2011

Abdellah El Harif (VD) à Tanger


Par Ali Fkir,  15/8/2011
Tanger: Rencontre avec Abdellah El Harif sur les mutations politiques actuelles au Maroc
Le secrétaire national de « La voie démocratique » (Annahj Addimocrati) Abdellah El Harif, animera vendredi 19 août à Tanger une rencontre ayant pour thème : Les mutations politiques actuelles au Maroc.

La rencontre devrait se tenir au Complexe artisanal (près de l’Emsallah Garden) à partir de 21 h.
Selon la section tangéroise du parti, cette activité commémore la célébration du 41ème anniversaire de l’organisation Ila Al Amame (En avant)
D'inspiration Marxiste-léniniste le mouvement politique marocain « Ila Al Amame » est né en 1970 d'une scission avec le PLS (Parti de la Libération et du Socialisme) ex-parti communiste marocain. Il était très implanté dans le milieu estudiantin, et notamment au sein de l'Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM).
Parmi ses fondateurs on comptait, l'opposant au régime : Abraham Serfaty et le poète Abdellatif Laâbi ainsi que Raymond Benhaïm.
Ce mouvement proclamait notamment « le droit à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental » s'opposant en cela de manière frontale à la position officielle du royaume.
Il a été très durement réprimé pendant les années de plomb sous le règne du défunt roi Hassan II.
Il compte parmi ses martyrs Saida Menebhi, morte en prison des suites d'une grève de la faim en décembre 1977, Abdellatif Zeroual mort sous la torture en novembre 1974, ou encore Amine Tahani mort sous la torture le 6 novembre 1985.
Converti en parti politique il y a quelques années, La voie démocratique est sans aucun doute le parti le plus à gauche du paysage politique marocain. Le parti a fait campagne ouvertement pour le boycott des élections législatives de 2007. Pour Abdellah El Harif, “participer aux élections revient à valider une certaine pratique de la politique que nous refusons. On refuse d’être de simples courroies de transmission du pouvoir [Palais]”.
Annahj Addimocrati fait partie des coordinations d’appui au mouvement du 20 février aux côtés de partis de gauche tels que le PSU (Parti socialiste unifié) ou le PADS (Parti d’avant-garde démocratique et socialiste), mais aussi de la plus importante organisation islamiste marocaine : Justice et Bienfaisance (Al Adl wal Ihssane).

jeudi 24 mars 2011

Conférence d'Annahj Addimocrati au parlement européen.


Par Karima Imerhrane, 23/3/2011

« Le Maroc ne peut progresser sur le chemin de la démocratie et de l’effectivité des droits humains sans un changement radical de la constitution pour restituer la souveraineté aux citoyens», a déclaré Abdellah El Harif (photo), secrétaire national d’Annahj Addimocrati (la Voie démocratique, ex-Ilal Amam) lors de son intervention au parlement européen, mardi 22 mars, dans le cadre d’une conférence organisée par son parti sur la « Situation des Droits de l'homme au Maroc », avec le soutien du parti espagnol, Izquierda unida (Gauche unie) et du groupe parlementaire européen ‘’Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique’’ (GUE/NGL).
L’opposant marocain estime qu’il est nécessaire de soumettre toute politique à la sanction des urnes, de permettre à la presse d’être libre sans se heurter à la notion du sacré et aux lignes dites, rouges, et de mettre fin à l’impunité.
Abdellah El Harif a expliqué que les avancées réalisées en matière des droits humains, après les années de plomb, ont été partielles et fragiles. Or on assiste dit-il, dix ans après à une régression flagrante, en contradiction totale avec le discours officiel, destiné au marketing et à la consommation médiatique.
« Aucune démocratie, ne peut fonctionner sans séparation des pouvoirs. Aucun état ne peut œuvrer à l’encontre des intérêts de ses citoyens. Ce sont les citoyens qui peuvent donner sens à l’état et non l’inverse ». C’est ce qu’a souligné le secrétaire national d’Annahj Addimocrati, avant de conclure en affirmant que « le Maroc ne peut se soustraire au standard mondial reconnu en matière de démocratie et des droits humains, à moins de considérer que nos concitoyens sont une catégorie de sous humains qui ne peuvent exercer leur souveraineté légalement... »
Modérée par le député européen espagnol Willy Meyer, membre de la Commission des affaires étrangères au Parlement Européen, la rencontre a été marquée par l’intervention de Abid El Khattabi, qui a donné un aperçu sur l’ASDHOM Association de défense des droits de l’homme au Maroc, et du témoignage de Saïd Faouzi, ancien réfugié politique en France, ex-membre d'Ilal Amam.
La plupart des intervenants ont salué cette initiative d’Annahj Addimocrati et ont montré leur soutien au mouvement du 20 février.

Pour l’anecdote, signaler la ‘’minute de silence’’ qui a été observée à la mémoire des ''victimes du mouvement du 20 février’’, de même que l'intervention de Mohamed Yeslem Beissat, indépendantiste du Front Polisario (photo), qui n’a pas aimé entendre prononcer l’expression : « le Maroc, de Tanger à Lagouira… », arguant que Lagouira se trouvait au ‘’Sahara occidental’’ qui fait l’objet d’un contentieux aux Nations unies.
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Communiqué de la VOIE DÉMOCRATIQUE relatif à son intervention au parlement européen le 22 mars 2011

الكتابة الوطنية
بلاغ توضيحي حول مشاركة النهج الديمقراطي
في ندوة البرلمان الأوروبي
نشرت جريدة الأحداث المغربية ليومي السبت والأحد 26 و27 مارس 2011 على صفحتها الأولى ضمن ركن "من صميم الأحداث"تعليقا على مشاركة النهج الديمقراطي في نشاط سياسي في البرلمان الأوروبي ببروكسيل يوم 22 مارس 2011،متهمة النهج الديمقراطي بالاستقواء بالأجنبي وبالعمل وفق أجندة أجنبية وبالقفز على الفرصة التي يمر منها المغرب لأغراض خاصة معتبرة أن النهج الديمقراطي كان حريا به التعبير عن أرائه في المغرب لا خارجه،وهي اتهامات تلتقي في مضمونها مع ما ورد في تصريح لوكالة المغرب العربي للأنباء ليوم 25 مارس حول نفس الموضوع.
إن الكتابة الوطنية بعد تدارسها لما ورد في الركن والتصريح المشار إليهما وتنويرا للرأي العام تود توضيح ما يلي:
1) إن النشاط المشار إليه هو ندوة من تنظيم فريق اليسار الموحد الأوروبي وهو فريق برلماني يضم القوى اليسارية التقدمية ببلدان الاتحاد الأوروبي وطبعا لم تعرف مشاركة لقوى يمينية كما لمحت إلى ذلك جريدة الأحداث المغربية في نفس الركن رغبة منها في خلط الأوراق،وقد كان مبرمجا منذ مدة طويلة قبل انطلاق حركة 20 فبراير ببلادنا.
2)إن الندوة تدخل في إطار العلاقات الخارجية للنهج الديمقراطي مع القوى التقدمية الصديقة عبر العالم لتبادل الخبرات وتنسيق الجهود وتطوير القواسم المشتركة بينها وتطوير التضامن بين الشعوب في نضالها من أجل الديمقراطية والتحرر الوطني.وتهدف إلى تدارس التطورات التي عرفها ما يسمى بالعهد الجديد ببلادنا وفضح ديمقراطية الواجهة التي يسوق لها النظام المخزني وزبانيته على نطاق واسع في الخارج.أما قضية الصحراء التي يريد البعض إثارة زوبعة مصطنعة حولها فلم تكن أصلا مطروحة على جدول الأعمال وهذه بالطبع محاولة مقصودة لصرف الأنظار عما يجري بالمغرب.
3)إن مواقف النهج الديمقراطي من الاستقواء بالأجنبي ومن الامبريالية واضحة تمام الوضوح ونذكر هنا بموقفنا الرافض لعقد لقاء مع القنصلية الأمريكية بالدار البيضاء وندين بالمناسبة التدخل السافر للسفارة الفرنسية في شؤون الداخلية لبلادنا وفي شؤون حركة 20 فبراير في محاولة من الدولة الفرنسية توجيهها ورسم أفق معين لهذه الحركة ضمانا لاستمرار مصالحها في بلادنا وهو أمر كان على الذين يتحاملون علينا انتقاده وفضحه والوقوف ضده بدل الانخراط في الجوقة الإعلامية للتضييق على الأصوات الحرة.والحقيقة فان النظام المخزني والقوى الملتفة حوله هو من يستقوي بالخارج على المستوى الأمني والعسكري والاقتصادي عبر عقد الصفقات والاتفاقات تسهل للرأسمال الأجنبي كل الشروط لنهب خيرات بلادنا والحكم عليها بالتبعية مقابل التستر على الاستغلال البشع للطبقة العاملة المغربية وعلى الانتهاكات المتواصلة لحقوق الإنسان وهو الآن يستعين بالخارج لكسب التأييد لمبادرته الرسمية حول الدستور.
4)إن اتهام النهج الديمقراطي بالتحرك وفق أجندة خارجية يدخل في إطار الحملة المسمومة على النهج الديمقراطي بهدف تشويهه وهو أمر مرفوض يتطلب تقديم الاعتذار.وفي جميع الأحوال فان هذا الاتهام ما هو إلا تكرار لأسطوانة مشروخة لجأت وتلجأ إليها كل الأنظمة المنهارة والمتهالكة في العالم العربي كتونس ومصر واليمن وليبيا والبحرين والأردن والسعودية وسوريا...
5)إن اتهام النهج الديمقراطي بالركوب على حركة التغيير الجارية ببلادنا هو أيضا ادعاء مغرض ويدعو إلى السخرية لأن النهج الديمقراطي بكل بساطة هو جزء من هذه الحركة ومكون من بين مكوناتها يتفاعل معها بشكل ديمقراطي.
6)إن تقديم النصح للنهج الديمقراطي لكي يعبر عن أرائه بداخل المغرب وبين المغاربة ويكف عن ذلك في الخارج يدعو أيضا إلى الاستغراب لأن النهج الديمقراطي من حقه التعبير عن أرائه ومواقفه في كل مكان ودون قيود ويرفض بتر ومسخ أحد حقوق الإنسان الكونية والأساسية أي الحق في التعبير عن الرأي هذا مع العلم أن النهج الديمقراطي يعمل ما في وسعه بإمكانياته البسيطة على التعريف بمواقفه وسط الشعب المغربي وقواه المناضلة.كما أن هذه الدعوة تتجاهل واقع الإعلام العمومي السمعي-البصري الممول من طرف الشعب الذي يعرف الجميع انه عبارة عن مملكة مغلقة للفكر الوحيد ونشر التفاهة تتحكم فيه كمشة من الجلادين الإعلاميين تحكم على كل التعبيرات المجتمعية والقوى المعارضة بالتهميش والتعتيم دون أن يكون لها حتى حق الرد.
7)أخيرا وليس آخرا فان جريدة الأحداث المغربية التي تكيل لنا كل هذه الاتهامات كان حريا بها لو أرادت الاشتغال وفق الضوابط والقواعد المهنية الاتصال بالكاتب الوطني للنهج الديمقراطي لاستفساره عن مضمون الندوة وأهدافها وماذا قال وما لم يقل وهذا من مقومات العمل الصحفي النزيه.
الكتابة الوطنية.

samedi 23 janvier 2010

...pour ne pas se joindre aux dindons de la farce...

Par Ali Fkir, membre du Comité National d'Annahj Addimocrati, 22/1/2010

Le camarade Abdellah El Harif, directeur du journal "ANNAHJ ADDIMOCRATI" (la Voie démocratique) vient de recevoir un "appel" à l'organisation d'un "dialogue national élargi" relatif au rôle et à l'avenir des moyens d'information/communication... Le dit appel a été adressé au camarade par les "présidents des groupes parlementaires" du PI (dont le patron est les premier ministre actuel du Maroc), de l'USFP, du PPS, du MP, du RNI ( qui participent depuis 12 ans au gouvernement) et du PAM, le dernier rejeton du makhzen (enfanté en 2009 et devenu aujourd'hui le 1er parti "fort" du pays!!!).
ANNAHJ ADDIMOCRATI a rejeté "l'invitation". Pourquoi?
- Actuellement la presse non partisane est victime de persécution makhzenienne et de tracas administratifs. Or, nous constatons que le gouvernent à qui incombe la responsabilité d'assurer le droit inaliénables des citoyen-nes à l'information est, juridiquement et politiquement, responsable aujourd'hui des graves atteintes à ce droit en instaurant sur le terrain la censure, et en réprimant des journalistes non inféodés au makhzen ou aux dits partis.
Le PAM étant le "premier parti du Maroc", et qui préside en outre la "2ème chambre", n'a jamais manifesté son opposition à la politique de bâillonnement suivie par le gouvernement.
- Le gouvernement des 5 premiers partis a toujours cadenassé les moyens d'information/communication publics devant ANNAHJ ADDIMOCRATI, et cela malgré que ces moyens soient financés par l'argent du peuple marocain.
- Ces parlementaires, toutes tendances confondues, n'ont aucune légitimité populaire pour qu'ANNAHJ ADDIMOCRATI discute avec eux sur le rôle et l'avenir des mass médias. Ils sont le produit "d'élections" boycottées par le peuple, élections où l'administration et l'argent (achats de voix) étaient le seul réel "électeur".
- Ces parlementaires ainsi que leur partis ne sont pas fiables. Ils n'ont aucune crédibilité sérieuse. Tout le monde sait que l'élaboration des "politiques stratégiques" étatiques est du ressort du palais et de son entourage "privé".
Le rôle des partis parlementaires se limitent essentiellement à l'applaudissement des décisions royales.
Les parlementaires ont-ils un jour dénoncé la répression qui s'abat sur la presse?.
- d'aucuns se précipitent pour s'engager aveuglement dans des opérations de diversion, opérations initiées par des services spéciaux liés au centre makhzenien de décisions (Sahara, régionalisation, remaniement du gouvernement...). Ces messieurs ne font que jouer (honteusement) le rôle de piètres acteurs.
ANNAHJ ADDIMOCRATI a son agenda, et ce ne sont pas les tentatives de diversion makhzeniennes qui vont le détourner de sa VOIE de combat conséquent.
Comme il avait décliné hier l'invitation de Moatassim (conseiller du roi) à participer au "dialogue" sur le Sahara Occidental, ANNAHJ ADDIMOCRATI refuse aujourd'hui de se joindre aux dindons de la farce pour cautionner en fait la politique de censure dont est victime la presse, et la répression qui s'abat sur des journalistes qui essaient de faire honnêtement leur travail.
ANNAHJ ADDIMOCRATI, avance, lentement certes, mais sûrement.

--- En date de : Mer 20.1.10, kitabanahj a écrit :
الكتابة الوطنية للنهج الديمقراطي
رسالة مفتوحة حول الإعلام
توصلت جريدة النهج الديمقراطي في شخص مديرها الرفيق عبد الله الحريف برسالة موقعة من طرف رؤساء الفرق البرلمانية التالية : حزب الاستقلال و الاتحاد الاشتراكي والتقدم والاشتراكية والأصالة و والمعاصرة والأحرار والحركة الشعبية.
والرسالة هي عبارة عن نداء هذه الفرق" لتنظيم حوار وطني موسع حول دور ومستقبل وسائل الإعلام في المجتمع المغربي".......
وفي إجتماعها العادي ليوم 16/01/20010 ،تدارست الكتابة الوطنية للنهج الديمقراطي هذه الدعوة ،فقررت عدم مشاركتها في هذا الحوار مع توجيه هذه الرسالة المفتوحة في الموضوع للرأي العام الوطني ولجميع المهتمين بقطاع الإعلام ببلادنا.
إننا في النهج الديمقراطي نعتبر أن من الضروري توفير الشروط السياسية الأدنى قبل إطلاق أي حوار وطني حول الإعلام ببلادنا ،وذلك لكي نضمن لهذه المبادرة المصداقية والجدية..
1 - محنة الإعلام الديمقراطي بالمغرب
يعيش الإعلام ،وخاصة الديمقراطي منه ببلادنا في الفترة الراهنة ،وضعية القمع والتضييق والخنق .وهذه الوضعية تعد ترجمة ملموسة وتجسيدا لسياسة قمع حرية الرأي والتعبير بالمغرب.
فلا مفر من الاعتراف بواقع الحال هذا ومن أجل معالجته فورا وبدون تأخير.
* إننا في النهج الديمقراطي نرفض المشاركة في ذلك الحوار لأن الدعوة له صادرة عن قوى برلمانية مساهمة أو مساندة لحكومة مسئولة عن واقع القمع الذي يتعرض له الإعلام الديمقراطي أو الإعلام الغير موالي....إنهم يفعلون كمثل الذي يقتل الميت ويسير في جنازته ...إنها لعبة خلط الأوراق التي نرفضها وندعو باقي الفرقاء إلى عدم تزكيتها .إننا لم نسمع من هذه الفرق البرلمانية وأحزابها إستنكارا واضحا لهذه الأمواج المتلاطمة من القمع الذي يتعرض له الإعلام الديمقراطي ببلادنا...فكلامهم عن دعم الإعلام و...سيبقى بدون مصداقية.
* لفتح نقاش وطني جدي من أجل دعم الإعلام ببلادنا ومن أجل ترشيده، لابد من توفر الإرادة السياسية التي تحمي الحقوق الديمقراطية لشعبنا وعلى رأسها حرية التعبير وحرية إبداء الرأي بعيدا عن فزاعة المقدس. إن التطورات الأخيرة والإعتقالات والمحاكمات المنصوبة لجرائد وصحفيين مغاربة كافية للتدليل عن خطورة التراجعات عن تلك المكتسبات البسيطة التي إنتزعها شعبنا عبر تضحيات مناضليه وقواه الحية.
* فمن أجل إطلاق نقاش مسئول لابد من توفير الشروط السياسية الملائمة له وعلى رأسها إطلاق سراح الإعلاميين المعتقلين وإلغاء الأحكام الجائرة والمتابعات في حق منابر إعلامية وصحفيين...وإلتزام الدولة بتطبيق وإحترام حرية الرأي والتعبير.
2- الإعلام العمومي محتكر من طرف الدولة المغربية
فقبل الكلام عن الحوار بشان الإعلام ببلادنا ،لابد من تسليط الضوء على الخلل الفاضح والمتمثل في الاحتكار الذي تقوم به الدولة المغربية للإعلام العمومي .
إننا في النهج الديمقراطي ممنوعون من حقنا في الأعلام العمومي والذي نعتبره ملكا لشعبنا ولا يحق للدولة أن تحتكره لنفسها أو تسخره للأحزاب الموالية .والحالة هذه ، فإننا نرفض المشاركة في ذلك الحوار لأننا نرفض أن نكون كومبارس لمسرحية تستبلد ذكاء جماهير شعبنا أو تستغفل قطاع الإعلام الديمقراطي ببلادنا.
و من أجل توفير الشروط السياسية الملائمة لنقاش جدي حول وضع الإعلام ببلادنا وجب فتح مجالات الإعلام العمومي أمام النهج الديمقراطي وكل القوى المحرومة منه إلى حد الآن.
3- الإعلام الديمقراطي في المواجهة.
إن الإعلام الديمقراطي ببلادنا يخوض معارك ضارية ضد الرجعية وقواها القمعية ،وذلك مند بدايات سنوات الاستقلال الشكلي ،ولازال المشتغلون في هذا المضمار يؤدون ضريبة الدفاع عن المواقف النبيلة صونا لكرامة شعبنا ودودا عن حقوقه بالكلمة الشجاعة. لذلك لا يمكن لهذا الإعلام الديمقراطي إلا التعويل على نفسه و على القوى الديمقراطية الحقيقية من أجل إنتزاع الحقوق وصيانة المكتسبات .
ولهذا فإننا في النهج الديمقراطي نعتبر تلك الدعوة لن تثمر أية نتيجة لأنه سرعان ما سيطوي النسيان خلاصاتها لأنه ليس المهم الخلاصات بقدر ما يهمهم الكم الهائل من الندوات والحوارات .أليست هذه من آليات الديمقراطية الشكلية ديمقراطية الواجهة؟
لكننا في الوقت الذي نرفض فيه سلك طريق الحوارات الشكلية والعقيمة وخلط الأوراق والمساواة بين من يجلد الإعلام وبين الضحية ،فإننا ندعو جميع المسئولين عن المنابر الإعلامية وكل المشتغلين في مجال الإعلام الديمقراطي ببلادنا إلى تنظيم مناظرة وطنية تتوخى تناول مشاكل الإعلام ببلادنا وتسطير برنامج وخطة عمل تؤطر البرنامج المطلبي الذي يوجه للحكومة كمطالب وجب تحقيقها مع إعتماد الأدوات النضالية المناسبة.ومن أجل تجسيد ذلك ،فان النهج الديمقراطي يوجه نداء لتشكيل تنسقية تتولى الإعداد للمناظرة الوطنية للأعلام الديمقراطي ببلادنا.
عن الكتابة الوطنية

lundi 4 janvier 2010

Maroc : LES ESPOIRS POLITIQUES DE 2010

Un peu d’optimisme dans l’incohérence générale
par Hicham Bennani, 3/1/2010

Dans un gouvernement phagocyté par le PAM (Parti Authenticité et Modernité) de Fouad Ali El Himma, difficile de parler d’hommes politiques «porteurs d’espoirs» pour la démocratie. Au sein de l’hémicycle, les notions de majorité et d’opposition ont encore moins de sens depuis la victoire du PAM aux élections communales de juin 2009 et l’élection de Mohamed Cheikh Biadillah, secrétaire général du PAM (parti de l’opposition), à la tête de la deuxième chambre, en octobre dernier. Lorsqu’il s’agit de se prononcer sur des questions épineuses comme l’affaire Aminatou Haidar, les membres des partis dirigeants se contentent de s’aligner sur les positions officielles les yeux bandés. Même les plus engagés préfèrent ne pas donner d’opinion. Pourtant, certains hommes politiques, qui bénéficient d’une légitimité et d’un respect, non seulement à l’intérieur de leur parti, mais aussi en dehors, ont dénoncé, à des degrés différents, au cours de l’année 2009, les dérives du processus électoral, les dysfonctionnements de leur parti et les incohérences des instances dirigeantes. Parfois même, en militant pour des causes délaissées par l’Etat. Si ces hommes n’abandonnent pas leurs idées, si ces hommes restent fidèles à leurs engagements et ne s’alignent pas sur le pouvoir en place, tout en concrétisant leurs visions politiques sans penser à leur intérêt personnel, ils pourront sans doute apporter une once d’espoir à ce que l’on peut appeler, la démocratie.
Ali Bouabid, membre du bureau politique de l’USFP (Union Socialiste des Forces Populaires):
Une lueur d’espoir dans une gauche en mal d’identité

«Pour l’année 2010, je souhaite que pour briser ce cercle de la défiance envers le politique, nos gouvernants consentent à sacrifier à l’exigence minimale de cohérence entre les postures affichées et les pratiques observées !»
Cette année, Ali Bouabid, co-fondateur du mouvement «pour la refondation de l’USFP», a tenté de faire valoir auprès des membres de l’USFP, la nécessité d’un réajustement de la ligne politique du parti, «que je défends depuis 2002, et sans laquelle aucune refondation du parti, en accord avec nos valeurs, n’est à mon sens envisageable». Qu’a-t-il pensé des élections communales ? «Le processus électoral est venu cristalliser la misère politique dans laquelle le Maroc est englué», dénonce Bouabid. Le 5 décembre 2009, Ali Bouabid, a fait le choix de ne pas participer à la deuxième session du Conseil national de l’USFP. Il n’était «pas solidaire avec les orientations du bureau politique» car la participation au gouvernement a été présentée comme un postulat, alors que «c’est une hypothèse qui reste discutable». En cette fin d’année, il résume la situation ainsi : «si notre présence au gouvernement n’allait pas de soi à l’origine, l’absence de tout relief politique à la participation actuelle de l’USFP n’arrange pas les choses !» En 2010, Ali Bouabid devra réaffirmer et clarifier ses positions, tout en se détachant de l’étiquette de «fils de» Abderrahim Bouabid, un des fondateurs de l’USFP, qui lui colle à la peau.


Abdellah El Harrif, secrétaire national du parti d’extrême gauche Annahj Addimocrati
Le militant convaincu
«Les actuels reculs sur le plan démocratique sont très graves, nous appelons de nouveau pour 2010 à la création d’une instance nationale pour défendre les acquis démocratiques».
Le 4 avril dernier, lors d’un sit-in de protestation contre l’Otan devant le Parlement à Rabat, Abdellah El Harrif a été violenté, avec plusieurs militants, par les forces auxiliaires. «L’un d’eux m’a giflé et je lui ai aussitôt retourné la gifle. Ils se sont alors tous retournés contre moi», témoigne El Harrif. Tant au niveau des droits de l’homme que sur le volet social, les militants d’Annahj, ont plus que jamais fait entendre leur voix en 2009. La force de ce parti est d’avoir toujours maintenu ses idées : la lutte contre le sionisme, la position en faveur de l’auto-détermination du peuple sahraoui, le combat afin d’améliorer l’enseignement et le pouvoir d’achat, etc. Tout en boycottant les élections communales de juin 2009, El Harrif, a véhiculé ses idées alors qu’il était interdit de médias dits officiels. El Harrif se dit pessimiste pour la démocratie en 2010 : «Nous serons toujours la cible du Makhzen et des partis qui lui obéissent, car nous avons toujours été contre la répression et l’approche sécuritaire».
Mustapha Ramid, président du groupe parlementaire du PJD (Parti Justice et Développement) à la chambre des représentants
Le coup de gueule permanent
«Pour la prochaine année, je souhaite que le Maroc rectifie la voie de la démocratie en adoptant une véritable réforme constitutionnelle, qu’il trouve une solution pacifique à la question du Sahara et qu’il ouvre les frontières avec l’Algérie, pour l’intérêt commun des deux peuples».

Dimanche 19 juillet 2009, dans les locaux du Journal Hebdomadaire, en insistant la réforme des institutions comme priorité, Mustapha Ramid a annoncé un rapprochement entre le PJD et l’USFP. Il a parlé d’un Front pour la réforme démocratique. «En dépit de toutes nos divergences, les impératifs du moment exigent une coopération mutuelle». Le 27 octobre, Ramid, a accusé le PAM d’avoir usé de «l’argent sale» pendant les élections communales, lors de la séance d’examen en commission du projet de budget. Ce qui a provoqué une véritable guerre médiatique entre les deux partis ennemis. Selon Ramid : «le PAM a déséquilibré l’échiquier politique à cause du phénomène de transhumance». Ramid faisait partie du groupe parlementaire qui avait fait voter une loi sanctionnant toute «atteinte au drapeau national» en 2004. Regrettant que cette loi soit utilisée contre la presse, il est devenu l’avocat de Taoufiq Bouachrine, directeur de publication du quotidien Akhbar Al Youm condamné «pour offense au drapeau national» le 30 octobre dernier. Avec le PJD, Ramid a défendu le fond de solidarité familiale, qui n’a finalement pas été validé. Après avoir dénoncé haut et fort les incohérences gouvernementales, Ramid va devoir transformer ses paroles en actes pour 2010, en tirant les leçons du conseil national du PJD du 12 décembre.
Mohamed El Morabit, membre du bureau politique du MP (Mouvement Populaire)
Le trublion qui veut assainir son parti
«2010 doit être l’année de la mise à niveau du MP de façon transparente et démocratique pour qu’il puisse avoir sa place sur le champ politique. L’Etat doit faire en sorte que les femmes et la jeunesse du pays s’intéressent à la politique et à la chose publique».
Petit à petit, un nouveau courant à pris forme au sein du Mouvement Populaire (MP) durant l’année 2009, suite aux promesses non tenues et à la mauvaise gouvernance de Mohand Laenser, secrétaire général du MP. Ce courant est aujourd’hui mené par Mohamed El Morabit, coordinateur du réseau des cadres du MP. Le réseau des cadres a été démantelé par Laenser en octobre après que ce mouvement ait dénoncé la mauvaise gestion du parti au cours de deux réunions tenues le 19 septembre à Fès et le 17 octobre à Casablanca. Samedi 19 décembre, lors de la réunion du Comité central du MP, les opposants exclus du MP ont été officiellement réhabilités et la direction du parti s’est alignée sur leurs requêtes, à savoir l’organisation d’un congrès transparent et démocratique, «afin que les futures instances du parti soient élues de façon démocratique», explique Morabit. Dans ce sens, il a annoncé un mouvement appelé «Initiative pour un processus pour le renouveau démocratique participatif au MP». Face à un secrétaire général controversé qui pourrait bien être reconduit lors du prochain congrès national en mars 2010, les hommes d’El Morabit constituent un rempart important qui symbolise un espoir de changement.
Mohamed Sassi, membre dirigeant du PSU (Parti socialiste unifié)

La dernière chance

«On a l’impression que le PAM est venu pour assurer la continuité de l’ère Driss Basri et ce qui se passait, à l’époque, avec l’Union constitutionnelle. Il faut contrer ce danger en 2010 !»
Après les communales de juin 2009, Mohamed Sassi a tiré à boulets rouges sur le PAM en dénonçant sa complicité avec le ministère de l’Intérieur qui lui a permis de remporter les élections. «Tous les partis ont été victimes d’une véritable conspiration», déclarait Sassi, dans les colonnes du Journal Hebdomadaire en juin 2009. Concernant l’arrondissement de Yacoub El Mansour, Sassi parle d’une véritable falsification des résultats au profit du PAM qui s’est accomplie en deux phases : avant et après le scrutin. «Les candidats du PAM tiennent une stratégie électorale qui inspire aux électeurs le fait qu’il s’agit d’un parti de l’Etat», indique Sassi. Mais lorsqu’il s’agit d’évoquer les défaillances de son parti ou plus généralement de la gauche, Sassi a manqué de pugnacité cette année. Parce qu’il avait violemment tourné le dos à l’USFP en 2001, il est attendu sur des positions plus courageuses en 2010. Pourrait-il devenir le catalyseur d’un nouveau front commun de la gauche ? Pour cela, il devra agir et se défaire d’une image aujourd’hui assez controversée que lui attribuent ses anciens alliés.

mercredi 10 juin 2009

Abdellah El Harif: toujours debout.......

par smirnova, 10/6/2009

cet homme de 65ans...
cet homme
ayant passé les meilleures années
de sa vie en prison:
17ans...
pour avoir osé
pour avoir rêvé
lui et ses camarades
à un Maroc digne
un Maroc meilleur...
cet homme à peine sorti de prison
s'est jeté dans l'arène
essayant de reconstruire
-avec les temps qui courent-
essayant de sauvegarder
la bougie allumée
de préserver l'immunité
contre les démissions collectives
face au makhzen
face au néolibéralisme..
cet homme
a été interpellé hier
et interrogé pendant des heures
pourquoi?
parce que son mouvement
a appelé au boycott des élections!!!!
ce mouvement
dont plusieurs membres
ont été arrêtés
ont été interrogés
pendant des heures
un peu partout au Maroc..
faut pas sortir de l'"unanimité"
de ceux qui gouvernent!!!!
qu'en pensent les démocrates??
même s'ils pensent différemment?
même s'ils pensent qu'il faut participer??
ne doivent-ils pas réagir
contre
ce bafouement
de la liberté d'expression???