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dimanche 4 octobre 2015

Le PSU serait le mieux armée pour défendre la position du Maroc sur le SO ?!?

Sahara
 Crise Maroc-Suède : Nabila Mounib tente de corriger les erreurs de la diplomatie officielle 
Avant son départ en Suède, la secrétaire générale du PSU s’est entretenue avec l’ambassadrice de ce pays. Mme Mounib essaie de corriger les erreurs de la diplomatie officielle.
 
Nabila Mounib, 
secrétaire générale du PSU / Ph. ALM


Depuis sa désignation à la tête de la délégation des partis de gauche qui se déplacera en Suède, la secrétaire générale du PSU a pris très au sérieux sa mission. Hier elle s’est réunie avec l’ambassadrice de Stockholm à Rabat, Mme Erika Ferrer, qui affronte sa première grande crise depuis sa nomination à ce poste en septembre dernier.
« L’entrevue a abordé la question du Sahara et la tension que connaissent les relations maroco-suédoises dans le sillage du projet de résolution de reconnaissance d’une entité au sud du Maroc », indique un communiqué du PSU parvenu à notre rédaction.

Un tour de chauffe avant son départ en Suède
Mme Mounib a présenté à l’ambassadrice « un exposé sur l’évolution du conflit opposant le Maroc et les séparatistes du Polisario », axé sur « l’Histoire » et « les enjeux des relations internationales et régionales ». Elle a par ailleurs saisi cette occasion pour réitérer la position de son parti à l'égard du différend territorial, privilégiant une « solution politique négociée accordant une autonomie de cette région sous la souveraineté marocaine », ajoute la même source. Ce qui cadre parfaitement avec la proposition du Royaume présentée au Conseil de sécurité en 2007.
Cet entretien avec l’ambassadrice est un tour de chauffe pour la n°1 du PSU. Nabila Mounib devra répéter le même exercice avec les mêmes arguments, du 4 au 7 octobre, à l’occasion des réunions qu’elle tiendra avec ses interlocuteurs suédois. Une visite à laquelle l’autre partie est déjà préparée. La ministre des Affaires étrangères, Mme Margot Wallström, s’est dite prête à entendre la position marocaine sur le dossier du Sahara occidental.
Sur ce dossier, la démarche de Mme Mounib suit les traces de Abderrahman El Youssoufi. L’ancien premier ministre était à l’origine de suspensions ou de retraits de la reconnaissance de la prétendue "RASD" par quelques Etats d’Amérique du sud. La gauche, aujourd'hui plus particulièrement le PSU, est la mieux armée pour défendre la position du Maroc dans des pays gouvernés par les sociaux-démocrates.

jeudi 8 août 2013

Tollé au Maroc après la grâce royale d’un pédophile espagnol




par
Rédacteur en chef adjoint, Tolerance.ca, membre de Tolerance.ca®, 5/8/2013
Les enfants sont le dernier tabou. Y toucher, c’est toucher au cœur même d’une société, la traumatiser et compromettre son développement psychologique optimal futur. Et son développement tout court. La contraignant inutilement à investir un temps précieux dans sa reconstruction et sa reconnexion avec elle-même. C’est pourquoi tout dirigeant politique avisé a intérêt à ce que son nom soit dissocié d’une telle entreprise hautement dommageable.

Le Maroc était plongé dans la torpeur d’un Ramadan particulièrement chaud cette année. Les préparatifs des festivités organisés par l’État pour célébrer le quatorzième anniversaire de l’accès de Mohamed VI au Trône allaient bon train. Mais, voilà! Coup de tonnerre dans le ciel bleu de l’été marocain! Une nouvelle, révélée d’abord par un site électronique (andaluspress.com), reprise ensuite et documentée par deux sites indépendants marocains ("Lakome.com" et "Alif Post") et relayée par les médias sociaux et la presse internationale, a eu l’effet d’une bombe. Le black out des médias d’État et des radios marocaines dites privées n’a pas pu empêcher cette nouvelle de se répandre comme une traînée de poudre dans le cyberespace marocain.


Daniel Galván, un pédophile espagnol gracié par Mohamed VI
Daniel Galván Viña (1950-) est celui par qui le scandale est arrivé. Ce ressortissant espagnol s’est installé en 2004 à Kenitra, une ville située au nord de la capitale Rabat. Il était connu dans son voisinage comme ancien professeur universitaire à la retraite ("El Pais" n'a trouvé aucune trace de lui à l'université de Murcie, où il prétendait avoir été professeur). Quelques années plus tard, le pot aux roses est découvert. On a appris que le sympathique retraité ibérique était en fait un dangereux pédophile. Il avait non seulement violé onze enfants, un garçon (Omar, 14 ans) et dix filles, âgés au moment des faits entre deux (Nawal) et quinze ans (Fatéma), mais également filmé ses "exploits". Il agissait à ses heures perdues comme proxénète. Pour appâter ses jeunes proies, il leur offrait des bonbons et les invitait à son appartement ou dans sa ferme et s’y livrait à des agressions sexuelles.
Le 2 mai 2011, le tribunal de première instance de la ville de Kenitra l’a condamné à une réclusion criminelle ferme de 30 ans pour pornographie et abus sexuels sur ses victimes mineures et à leur verser 50 000 dirhams. Un jugement confirmé en appel le 9 septembre de la même année.
Jusque-là, les jeunes victimes et leurs familles traumatisées pouvaient avoir le sentiment que le prédateur sexuel n’a pas réussi à échapper à la justice marocaine. Une condition incontournable à la guérison de leur blessure narcissique. Mais, le 30 juillet 2013, les plaies d’une blessure non encore cicatrisée se sont rouvertes.
À l’occasion de son quatorzième anniversaire d’accession au Trône, Mohamed VI a ordonné la libération de 48 (sur un total de 163) prisonniers espagnols qui purgeaient leur peine dans différents centres de détention. Une réponse à la requête formulée auprès de lui par le roi Juan Carlos d’Espagne lors de sa récente visite au pays. Le hic? Le nom du fameux pédophile de Kenitra figure dans cette liste. Il a donc quitté la prison après y avoir passé dix-huit mois seulement! Le 1er août, il a logé une poursuite auprès de la justice marocaine contre les familles de ses victimes pour éviter de leur payer les 50 000 dirhams d’indemnités qui leur sont dues. Il a également récupéré auprès de la Cour d'appel de Kenitra un passeport qui avait expiré pendant sa détention et pu regagner le même jour l’Espagne.


Indignation au Maroc et sur la toile marocaine
La décision royale a suscité un tollé sur les réseaux sociaux. Plusieurs Marocains se sont indignés d’une grâce ressentie comme un second viol des victimes du pédophile espagnol. Des activistes du mouvement d’opposition du 20 Février ont lancé sur YouTube et Facebook un appel à tenir sit-in le vendredi 2 août devant le parlement à Rabat contre la grâce du pédophile espagnol. Un rendez-vous placé sous le thème: "le peuple demande l’indépendance de la justice". En quelques heures, la page a recueilli un franc succès auprès des Marocains, totalisant 24 742 participants sur plus de 146 000 invités. Les commentaires postés y sont dans l’ensemble hostiles à la libération du pédophile espagnol. (1).
D’autres pages l’ont rejoint dans la mobilisation populaire.
Parallèlement à la campagne sur les réseaux sociaux, une pétition sous le thème "Non à la grâce de violeurs d’enfants" est visible sur le site Avaaz.org. (2)
Dans différentes villes, d’autres manifestations sont prévues pour les jours à venir.
Devant la tournure inattendue qu’a prise cette affaire controversée, on était en droit de s’attendre rapidement de la part du Palais royal ou du gouvernement Benkirane à une campagne de communication publique pour tenter de contrôler les dommages faits à l’image de Mohamed VI et inverser la vapeur populaire. Silence radio! Même attitude chez les leaders des partis politiques. Chose surprenante, les opposants islamistes du mouvement Al-Adl Wal-ihssane sont étrangement demeurés silencieux. Même mutisme embarrassé du côté des médias d’État et des radios dites privées (vivant indirectement des subsides de l’État) et chez nombre d’intellectuels et d’artistes de renom. Il suffisait d’aller sur leurs pages Facebook pour le constater.
Ce silence a montré dans un premier temps la difficulté réelle éprouvée par le pouvoir à trouver la voie appropriée de communiquer sans commettre une nouvelle bourde. Mais d’un autre côté, il lui a fourni un moment de répit pour affûter ses arguments et lancer des ballons d’essai sur la Toile.
Alors que le Cabinet royal marocain se murait dans le silence, le Palais royal espagnol communiquait sur le rôle de Juan Carlos dans cette affaire de grâce. Son service de presse a confirmé par exemple au site d’informations marocain Alif Post (1er août) que le souverain ibérique avait sollicité de Mohamed VI sa grâce à un groupe de prisonniers espagnols, mais sans fixer la liste des bénéficiaires. Une tâche qui a incombé à l’ambassade espagnole à Rabat, toujours selon les communicants du palais ibérique. Cette représentation diplomatique a de son côté fait endosser cette responsabilité à son ministère de tutelle. Ce dernier a quant à lui pointé du doigt les autorités marocaines. Autrement dit: aucune des parties ibériques ne voulait être associée à la grâce controversée du pédophile toxique.
Côté marocain, pouvoir et médias d’État et radios dites privées se sont imposés un black out assourdissant sur toute cette affaire. Le temps également de préparer les éléments de langage. Pendant ce temps, le hiatus s’est élargi entre un pouvoir demeuré muet et une opinion publique qui voulait déjà connaître l’identité de la personne qui avait mis le nom du pédophile ibérique sur la fameuse liste.
Il a fallu donc attendre le 1er août pour qu’enfin on commence à apprendre un peu plus sur cette affaire. Au compte-gouttes! Le ministre islamiste de la Justice, Mustafa Ramid, a confirmé à l’AFP la grâce du pédophile et indiqué que désormais il sera interdit de territoire au Maroc. Mais ni lui ni son collègue de communication, Mustapha El Khalfi (PJD), n’ont voulu commenter la décision royale, faute d’être habilité à le faire, du propre dire de M. Ramid. Donc, le violeur d’enfants marocains a bénéficié d’une mesure de clémence royale. Mais, comment cela a-t-il pu arriver?
Lors de la même entrevue téléphonique à l’AFP, le ministre Ramid a ajouté, sur le mode sibyllin, que "l'administration a pour mission d'exécuter." Une affirmation qui pourrait être interprétée comme un aveu d’impuissance de son département face au Cabinet royal. D’ailleurs, le site "Lakome.com" a rapporté, le 1er et 3août, deux nouveaux éléments susceptibles d’éclairer d’un jour nouveau cette affaire. D’une part, une citation rapportée par l’agence espagnole "Europa Press" nous apprend que c’est à Rabat (et donc à aucune partie espagnole) qu’est revenu l’établissement de la liste des amnistiés espagnols. D’autre part, Ramid a dit à ''Akhbar Youm'' que son département a reçu du Cabinet royal la liste des Espagnols à gracier et son ministère s’est exécuté. Autrement dit, l’entourage royal voulait voir le pédophile ibérique libéré. Cet empressement répondait-il à un échange de bons services entre services secrets extérieurs marocains (DGED) et espagnols (CRI)? Est-ce à cela que faisait allusion M. Ramid quand il a dit que cette grâce répondait à des "raisons d’intérêt national"? La question se pose encore avec plus d’acuité puisque le dénommé Daniel Galvan pourrait être, selon "El Pais" et "Lakome.com", (3) un ancien officier de l’armée irakienne. Il aurait collaboré en Irak avec le CRI et d’autres services occidentaux de renseignement, avant d’être exfiltré d’abord en Espagne, où il a obtenu une nouvelle identité, ensuite au Maroc, lieu de son point de "chute".


 La grâce, une prérogative royale
Selon la Constitution octroyée en 2011, ''le Roi exerce le droit de grâce" (Article 58).
La grâce fait donc partie des prérogatives de Mohamed VI et personne n’a légalement le droit de la discuter. D’ailleurs, malgré le caractère hautement controversé de la grâce du pédophile espagnol, à l’exception de la chef du PSU, Nabila Mounib, aucun chef politique n’a émis le moindre commentaire là-dessus. Les salafistes et les islamistes de l’oppositionnelle Al-Adl Wal Ihssane et du gouvernemental PJD n’ en ont soufflé mot. Idem pour la quasi-totalité des figures publiques de l’art, de la culture, de l’académie, de l’associatif et des médias. On a même entendu, sur le réseau de télévision Al-Jazeera, Najat Anouar refuser catégoriquement de commenter cette grâce, elle qui, à titre de présidente de l’association "Touche pas à mon enfant", devait être la première concernée par la défense des droits des enfants victimes d’abus sexuels.

 
Répression brutale du sit-in devant le parlement
Plusieurs Marocains n’ont pas été convaincus par l’argument constitutionnel. Ils ont ressenti la grâce royale du pédophile espagnol comme un second viol des onze jeunes victimes et un appel d’air aux pédophiles du monde entier et y ont vu une mesure favorisant l’impunité et une menace pour l’intégrité physique et psychologique et pour la sécurité de leurs enfants. Ils se sont donné rendez-vous, le 2 août, devant le parlement et dans plusieurs villes pour exprimer leur colère et dénoncer la mesure royale.
S’il y avait à Rabat des militants de ce qui reste du mouvement du 20 Février et des membres de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), la plupart des milliers de manifestants étaient de simples citoyens, sans allégeance politique.
Mais, au lieu de les laisser se rassembler devant le parlement, les forces de l’ordre sont intervenues de manière violente. Faisant plusieurs blessés.
La sociologue marocaine Aïcha Taj a expliqué à Tolerance.ca que ''la police était en nombre. Elle avait mis des barrages pour bloquer certaines issues menant au boulevard Mohamed V et contrôler le mouvement de foule et l’accès au site. Même des jeunes attablés à un café à proximité, en attendant l’heure du sit-in, n’avaient pas échappé à ses gourdins. Des dirigeants de l’AMDH, dont Abdelhamid Amine, des journalistes, des photographes, des professeurs universitaires, des artistes, des étudiants ont eu leur part des coups de la police". Le témoignage d’une autre femme, appelons-la Hasna, corrobore la version des faits de la sociologue. Cette mère de famille de classe moyenne a raconté à Tolerance.ca que: ''il y avait plusieurs groupes de manifestants. À chaque fois qu’on revenait sur les lieux, on se faisait "virer". A côté de Balima, sur une terrasse, un type gisait au sol. Il s'est fait massacrer devant nous, la tête dans une flaque de sang. Je ne sais pas qui il était! En avançant un peu, de nouveau, on est tombé sur des flics qui tapaient sur deux jeunes". L’écrivaine Mouna Hachim a fait le même constat: "J'ai vu la brutalité des forces de l'ordre. J'ai vu des citoyens de tous bords, des slogans pacifiques, mais fermes. Des petits groupes à chaque fois dispersés. Des matraques qui pleuvent. Des personnes à terre, certaines embarquées en estafette" (extraits de son post "Candide n’a pas raison'' sur Facebook). D’autres villes ont assisté à un scénario similaire. Décuplant la colère des manifestants et leur sentiment de frustration.


Opération de "damage control"
Pris au dépourvu, le Cabinet royal devait réagir vite pour préserver l’image de Mohamed VI de souffrir de cette situation. Selon un premier communiqué, diffusé vendredi soir, le roi "n'a jamais été informé, de quelque manière que ce soit et à aucun moment, de la gravité des crimes abjects pour lesquels l'intéressé a été condamné". Le communiqué poursuit: "Il est évident que jamais le Souverain n'aurait consenti à ce que Daniel Galvan Fina puisse arrêter de purger sa peine, au regard de l'atrocité des crimes monstrueux dont il a été reconnu coupable". Il n’est donc pas responsable de la grâce qu’il avait pourtant ordonnée, d’où le lancement d’une enquête en vue de "déterminer les responsabilités et les points de défaillance qui ont pu mener à cette regrettable libération et d'identifier le ou les responsables de cette négligence afin de prendre les sanctions nécessaires". Comme ce communiqué n’avait pas suffi à calmer une grogne qui promettait de prendre de l’ampleur, un second communiqué, tombé ce dimanche 4 août, a annoncé l’annulation de la grâce royale du pédophile espagnol.
Ces communiqués dédouanent donc Mohamed VI de toute responsabilité de la décision qu’il avait pourtant ordonné.
***
Une brèche s'est ouverte au Maroc. Le roi a cédé devant la pression populaire. Désormais, il devra composer avec une opinion publique qui a profondément changé sous l’impact, entre autres, du Printemps arabe et des médias sociaux. Il devra à l’avenir prendre en compte les nouvelles contraintes de son action. D’un autre côté, cette affaire controversée de la grâce royale devrait être saisie comme une occasion pour réformer en profondeur le système de grâce et doter le pays d’un pouvoir judiciaire autonome par rapport au pouvoir exécutif.


1) https://www.facebook.com/events/312545095558719/?notif_t=plan_user_invited
2) http://www.avaaz.org/ar/petition/dn_lfw_lmlky_n_mGtSb_Tfl_lmGrb/?copy
3) Le Monde, 3 août 2013

 


































© Droits réservés.

dimanche 21 août 2011

Agression de militants de l'USFP et de l'AMDH samedi à Rabat . Deuxième lettre d'Abdelhamid Amine au Ministre de l'Intérieur

Par Mamfakinch, 21/8/2011

A la fin de la manifestation du samedi 20 Aout à Rabat, une centaine de baltagias poursuivaient des militants du Parti Socialiste Unifié (Mohamad Ouhnaoui, Ali Jlili et un autre) deux policiers les protégeaient puis une vingtaine d'autres sont venus les entourer. Les baltagias n'arrêtaient pas de lancer des insultes en criant : "telkona 3lihom" (laissez-nous en découdre). C'était effrayant. Ensuite la police a emmené les militants du PSU.
Les baltagias se sont ensuite attaqués à Amine Abdelhamid (Vice-Président de l'Association Marocaine des Droits Humains - AMDH), on était 6 à l'entourer et eux nous suivaient en répétant les pires insultes. Ils s'attaquaient surtout à la personne de Amine Abdelhamid et de Khadija Riyadi (Présidente de l'AMDH). Moi je pense que cette centaine de baltagias ont été engagés par le makhzen, qui les a laissé faire pour intervenir vers la fin, question de montrer qu'une bonne partie des marocains est hostile au mvt du 20fev et que l'autorité joue son rôle de protecteur. (Propos recueillis auprès d'une manifestante à Rabat).

 Vidéo de l'agression d'Amine Abdelhamid

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Abdelhamid AMINE: "J'accuse vos services"
2ème lettre au Ministre de l'intérieur

عبد الحميد أمين
ــ نائب رئيسة  الجمعية المغربية لحقوق الإنسان
ــ نائب منسق لجنة المتابعة للمجلس الوطني لدعم حركة 20 فبراير
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رسالة مفتوحة رقم 2
إلى السيد وزير الداخلية في الحكومة المغربية (*)
ــ الرباط ــ
الموضوع: أتهم مصالحكم الأمنية باللعب بالنار، وتهديد سلامتي البدنية وحياتي، بعد مطاردتي مجددا
               ليلة 20 غشت 2011 من طرف البلطجية المعادين لحركة 20 فبراير
المرجع: ــ رسالتي الأولى المفتوحة الموجهة إليكم بتاريخ 01 يوليوز 2011 تحت موضوع: "سلامتي
              البدنية في خطر وحياتي مهددة: تحملوا مسؤولياتكم". (أنظر الملحق)
          ــ "إخبار بمضمون بحث الشرطة القضائية معي يوم 11 يوليوز 2011" (أنظر الملحق)
         تحية طيبة وبعد
سبق لي أن بعثت إليكم بتاريخ 01 يوليوز 2011 برسالة مفتوحة موضوعها "سلامتي البدنية في خطر وحياتي مهددة: تحملوا مسؤولياتكم"؛ وقد أخبرتكم وأشهدتكم من خلالها عما عاينته ــ ضمن مجموعة كبيرة من المواطنين والمواطنات ــ من إهانة وشتم وتهديد وتحرش وملاحقة وتعنيف على يد البلطجية الذين اعتبرتهم بمثابة قوات مساعدة، غير رسمية، لأجهزة الأمن، مسخرين لمحاربة حركة 20 فبراير.
وقد اختتمت رسالتي إليكم ــ والتي وجهتها في نفس الوقت للسادة مدير الديوان الملكي والوزير الأول ووزير العدل ليتحملوا مسؤولياتهم كذلك ــ بالجملة التالية: "إنني من خلال المعطيات الواردة في هذه الرسالة، واعتمادا على التهديدات التي مازلت أتلقاها، أريد أن أنبهكم إلى أن سلامتي البدنية في خطر، وأن حياتي أصبحت مهددة وأحملكم كوزارة، كحكومة وكسلطة مسؤولية أي مكروه ــ مهما تم حبك ظروفه ــ قد يصيبني في المستقبل. فكفى من اللعب بالنار، وعليكم أن تحترموا التزاماتكم في مجال حقوق الإنسان".
وقد كان لهذه الرسالة صدى مهما لدى القوى الديمقراطية والحقوقية ببلادنا وخارجها حيث سارع عدد منها إلى التنديد بالخروقات المثارة فيها وإلى وضع الحكومة المغربية أمام مسؤولياتها والتزاماتها باحترام حقوق الإنسان.
وقد توصلت برسالة منكم (رقم 98/2011 مؤرخة في 11 يوليوز 2011) بلغتموني فيها "بأنه تم تكليف الشرطة القضائية  بفتح تحقيق وإجراء بحث في الموضوع". وبالفعل، تم يوم 11 يوليوز نفسه، وعلى إثر دعوتي لحضور مصلحة الشرطة القضائية بالرباط، البحث معي لمدة 3 ساعات (أنظر الملحق حول "إخبار بمضمون بحث الشرطة القضائية معي يوم 11 يوليوز 2011").
لا أدرك لحد الآن مآل هذا البحث. كل ما أعرف أن مجموعة بلطجية الرباط واصلت بدون انقطاع تحرشاتها واستفزازاتها لحركة 20 فبراير كلما خرجت هذه الأخيرة للتظاهر السلمي؛ ولم أسمع أبدا أن أحدا من هذه المجموعة، بمن فيهم أولائك الذين اعتدوا علي والمنشورة صورهم بالجرائد والمواقع الإلكترونية مازالوا يصولون ويجولون ويعيثون في الأرض فسادا دون حسيب. أليس هذا هو الإفلات من العقاب الذي ظلت الحركة الحقوقية تنادي إلى مناهضته بقوة كأحد الإجراءات الضرورية لإعمال دولة الحق والقانون؟
وفي ليلة 20 غشت، عشنا في الرباط طورا جديدا من أطوار التعاون الأمني البلطجي لقمع حركة 20 فبراير والإعتداء على المناضلين الشرفاء والشباب المناضل المسالم. وقد عشت بدوري الملاحقة والمطاردة والمحاصرة والتهديد والشتم والإهانة على يد تلك القوات المساعدة غير النظامية المسماة شعبيا بالبلطجية والتي كما قلت في رسالتي السابقة تستعمل اليوم كفيالق للترهيب، وقد تصبح غدا فيالق للموت.
وهاكم السيد الوزير الوقائع، كما عشتها ليلة 20 غشت:
كما هي العادة، ومنذ بداية شهر رمضان، ووفقا لقرار الجمع العام لتنسيقية حركة شباب 20 فبراير، انطلقت تظاهرة 20 فبراير على الساعة العاشرة ليلا من ساحة باب الحد متجهة نحو شارع محمد الخامس عبر شارع الحسن الثاني. وكانت الانطلاقة عادية حيث لم ألاحظ وجودا يذكر لقوات الأمن، وقلت مع نفسي أن التظاهرة ستكون عادية ومشرفة للجميع، خصوصا وأنني لاحظت من قبل فراغ شارع محمد الخامس من السيارات كمؤشر على أجواء التظاهر السلمي العادي.
وعند وصول التظاهرة قرب عمارة "السعادة"، فوجئنا بوجود مجموعة من المواطنين متحلقين حول راية مغربية كبيرة، يحملون صور الملك، ويتوفرون على إمكانيات لوجيستيكية مهمة، ويرددون عددا من الشعارات. فأدركت، من خلال بعض الوجوه، ومن خلال شعاراتهم المعادية لحركة 20 فبراير، ومن خلال اعتراضهم سبيل التظاهرة نحو شارع محمد الخامس، أن الأمر يتعلق بمجموعة البلطجية وبدورها المعهود المتجسد في استفزاز المتظاهرين بممارسة العنف اللفظي والمادي وخلق الأجواء لتبرير تدخل قوات الأمن ضد تظاهرة حركة 20 فبراير.
أمام هذه الوضعية المحرجة، ولتفادي التصادم مع البلطجية ــ خاصة وأن قوات أمنية شكلت حزاما بين البلطجية والمتظاهرين، وأصبحت بدورها حاجزا أمام تقدم المسيرة نحو شارع محمد الخامس ــ، اختار متظاهرو حركة 20 فبراير مسلكا آخرا للوصول إلى الشارع؛ وهو ما تم بنجاح وبشكل سلمي مما أدى، رغم بعض الإحتكاكات مع البلطجية، إلى مواصلة المسيرة في الشارع إلى أن وصلت بسلام أمام البرلمان.
وقبل إنهاء التظاهرة، ارتأى الشباب أن يقدموا عرضا مسرحيا حول حركة 20 فبراير وعلاقتها بالمخزن. وقد نالت اللوحة الفنية المقدمة استحسان الحضور بعد أن تحولت الأجواء من أجواء نضالية صاخبة إلى أجواء فنية هادئة ومرحة. وبذلك أوشكت التظاهرة على نهايتها.
وهنا كانت المفاجأة الكبرى، حيث تدخل المئات من قوات الأمن بشكل عنيف ودون سابق إشعار لتفريق المتظاهرين المسالمين، مستعملين هرواتهم والدفع والركل إلى أن تم إفراغ الشارع أمام البرلمان من متظاهري حركة 20 فبراير، إلا من بعض الحقوقيين الذين وقفوا مشدوهين أمام هذا التدخل دون أدنى مبرر، اللهم إذا كانت قوات الأمن تكره الفن.
وبعد ذلك مباشرة، جاءت مجموعة من البلطجية برايتها الطويلة العريضة وصورها المعهودة وعتادها اللوجستيكي المتطور وشعاراتها المتشفية في حركة 20 فبراير، مزهوين بالنصر الذي حققته قوات الأمن لصالحهم. وقد استقروا في الطريق أمام البرلمان في نفس المكان الذي كانت تتموقع فيه تظاهرة حركة 20 فبراير، وظلوا يتظاهرون بكل حرية أمام البرلمان. أليس هذا هو التواطؤ المكشوف بين قوات الأمن والبلطجية، والذي يمكن أن يعاينه أي شخص حتى ولو كان غبيا؟
السيد الوزير
بالنسبة لي، لم تنته الأمور عند هذا الحد، حيث عشت شخصيا طورا آخرا من الإهانة على يد البلطجية، ومن التواطئ البوليسي المكشوف معهم، كيف ذلك؟
بعد كل ما رأيته وعشته، والذي حاولت وصفه بموضوعية أعلاه، أردت الإنصراف نحو مقر الجمعية، وبعد وصولي إلى ساحة البريد ومذاكرتي مع بعض المعارف حول أخبار بشأن اعتقالات في صفوف المتظاهرين، أحسست ببعض من البلطجية يتحلقون حولي صارخين "هذا هو عبد الحميد أمين، هذا هو الخائن، هذا هو وكال رمضان، هذا هو عميل البوليساريو إلى غير ذلك من الشتائم والتهديدات ("فاين الشعب ديالك، قل لو يجي يفكك... عاش الملك")؛ كان إلى جانبي بعض الأصدقاء من المتظاهرين، شعروا بالمخاطر التي تهدنني، فظلوا بجانبي وتحت الضغط، وأخذنا شارع محمد الخامس باتجاه باب الأحد، وأخذ عدد البلطجية يتكاثر إلى أن وصل حوالي الأربعين؛ ولحسن الحظ تكاثر كذلك عدد أنصار حركة 20 فبراير إلى جانبي. وظل البلطجية يطاردونني بالشتم والإهانة، وكنت أواجههم بعبارة واحدة "عاش الشعب... عاش الشعب" وهي العبارة التي كانت تخفف عني من وطأة الإهانة وتساعدني على التحمل وفي نفس الوقت كانت تربكهم وتفزعهم، بل تخرسهم لبعض الوقت. يا لسحر الكلمة!
وظلت المطاردة قائمة ــ تحت أنظار رجال الأمن طبعا ــ طيلة الطريق وأنا أمشي إلى جانب أصدقائي من حركة 20 فبراير، إلى أن وصلنا قرب مقر الإتحاد المغربي للشغل عبر شارع محمد الخامس، فشارع الحسن الثاني، فشارع ابن تومرت، ثم شارع جان جوريس.
ووقفنا نحن أنصار 20 فبراير أمام المقر، الذي كان مغلقا، وجها لوجه مع البلطجية؛ وكان عددنا قد تكاثر بشكل كبير.. أحدهم رمى علينا حجرة لم تصب الهدف، لكننا لم نستفز. وأخيرا ظهر البوليس بشكل رسمي لتشكيل حاجز بين الفريقين، وفي الحقيقة لحماية البلطجية ظنا منهم ربما أننا سننتقم منهم بعد كل من ما قاموا به تلك الليلة من سب وإهانة وملاحقة ومطاردة للمناضلين الشرفاء؛ لم يجد البوليس أي صعوبة لتفريقهم: إشارة واحدة كانت كافية لذلك.
أليست هذه الواقعة دليلا آخرا على التواطئ المكشوف بين قوات الأمن وقواتهم المساعدة غير النظامية المسماة بالبلطجية.
ولم أفوت الفرصة أمام مقر الإتحاد المغربي للشغل، وعلى مرآى الجميع لأخاطب عميد الأمن الذي كان يدير العمليات، محتجا على التواطؤ المكشوف لقوات الأمن مع البلطجية وعلى حيادهم السلبي وهم يعاينون ملاحقتهم لي بالشتم والإهانة ومطاردتهم لمناضلي حركة 20 فبراير بالعنف أحيانا كما وقع للشاب منتصر الإدريسي الذي عنفوه وهو في طريقه إلى بيته بعد انتهاء المظاهرة.
السيد الوزير
– إنني أستخلص مما سبق، أن هناك توزيع محكم للأدوار بين البوليس وقواتهم المساعدة غير النظامية المسماة شعبيا بالبلطجية وهو ما تجلى في:
ــ ترك البلطجية يعترضون سبيل مسيرة 20 فبراير، بل ووضع حزام أمني لمساعدتهم على ذلك.
ــ السماح لهم بالتجول كما يشاؤون وفي جميع الاتجاهات بسياراتهم وعتادهم وخاصة بمحاذاة المسيرة الشعبية لحركة 20 فبراير للتحرش بالمتظاهرين واستفزازهم وتعنيفهم أحيانا.
ــ إخلاء الطريق أمام البرلمان بشكل عنيف من طرف قوات الأمن وترك البلطجية يتظاهرون بكل حرية في نفس المكان.
ــ مطاردة البلطجية لعدد من المتظاهرين بعد انتهاء المسيرة وتفريق المتظاهرين، وقد أعطيت كنموذج لذلك مطاردتي الشخصية والتي دامت ما يقرب من نصف ساعة.
ــ تدخل البوليس إما لتعنيف متظاهري حركة 20 فبراير أو لحماية البلطجية عندما يكونون في وضعية صعبة.
ــ عدم متابعة البلطجية رغم البحث الذي أجرته الشرطة القضائية معي يوم 11 يوليوز، وهو ما يؤكد المنحى العام المنتهج من طرف الدولة بشأن عدم الإفلات من العقاب الذي يشجع على مواصلة الانتهاكات الجسيمة لحقوق الإنسان.
– إنني أعتبر تأكيدا لما ورد في رسالتي الأولى إليكم، أن الدولة المغربية تلعب بالنار بإقبالها على استعمال البلطجية لقمع متظاهري حركة 20 فبراير.
كما أؤكد بأن سلامتي البدنية في خطر، وأن حياتي مازالت مهددة بعد تمادي البلطجية في الممارسات التي كانت موضوع رسالتي الأولى إليكم.
إن ما يقوم به البلطجية، ومن يوجهونهم، لن يرهبني، ولست شخصيا من طينة أولئك الذيم قد يختبؤون في جحورهم كالجرذان مخافة من الأذى. وإنني لن آخذ شخصيا أي احتياط لضمان سلامتي البدنية وحقي في الحياة؛ وإنني كما قلت في رسالتي الأولى أحملكم كوزارة، كحكومة وكسلطة مسؤولية أي مكروه ــ مهما تم حبك ظروفه ــ قد يصيبني مستقبلا.
وفي انتظار ما ستقدمون به من إجراءات لوضع حد لظاهرة البلطجية المشينة ولتوقيف العنف الأمني والبلطجي ضد التظاهرات السلمية، تقبلوا السيد الوزير عبارات أصدق المشاعر.
وعاش الشعب المغربي
متمتعا بالحرية والكرامة والعدالة الاجتماعية
عبد الحميد أمين
(*) نسخ من هذه الرسالة للسادة:
ــ مدير الديوان الملكي
ــ الوزير الأول
ــ وزير العدل
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Texte de Samira Kinani (membre du Bureau Central de l'AMDH) :
RESPECT BIG LITTLE MAN
AMINE, ENCORE UNE FOIS VISÉ


PAR UNE HORDE DIRIGÉE, ORIENTÉE ....

AMINE, CET HOMME, QUI GÊNE

QUI DÉRANGE PAR SON ENGAGEMENT

PAR SA DÉTERMINATION, PAR SA PRÉSENCE

AMINE, CET HOMME

QUI N' A JAMAIS BAISSÉ LES BRAS

DEPUIS SON JEUNE ÂGE

CET HOMME

QUI ATTIRE LA RAGE

DE CEUX

QUI PROFITENT

QUI EXPLOITENT

QUE LE CHANGEMENT

N' IMPORTE LEQUEL

DÉRANGE

CEUX CES PSEUDOS INTELLECTUELS

QUI DANS LEUR TORCHON

N' ARRÊTENT

D' ESSAYER DE DISTILLER LEUR VENIN

CONTRE UN SYMBOLE

OUI UN SYMBOLE

JE NE SUIS PAS DU GENRE

A IDOLÂTRER LES PERSONNES

MAIS AMINE

LE MÉRITERAIT

DU HAUT DE SES 65 ANS

IL EST PLUS PRÉSENT

QUE LE PLUS JEUNE D'ENTRE NOUS

DANS LES MANIFS

DANS LES COLLOQUES

SYNDICALEMENT

POLITIQUEMENT

ASSOCIATIVEMENT

CET HOMME

DONT LE SEUL RÊVE

EST /DIGNITÉ POUR TOUS/

DÉFIE DU HAUT DE SA PETITE TAILLE

UNE HORDE DE FOUS FURIEUX

REMPLIS DE HAINE

NE CRAIGNANT NI LEUR BÊTISE

QUI POURRAIT CONDUIRE

A LA VIOLENCE

CONVAINCU FERME

IL EST PLUS GRAND QU'EUX TOUS

AMINE

SE FAIT DONC HARCELER

POUR LA Nième FOIS

DEVANT TOUS ET TOUTES

ET EN LE TOUCHANT

EN LE VISANT

EN LE CIBLANT

C'EST NOUS

TOUS ET TOUTES

QUI DISONS

MAMFAKINCH

QU'ILS VISENT

QU'ILS CROIENT ATTEINDRE

AMINE CERTES LEUR A TENU TÊTE

COMME IL A TENU TÊTE

A LEURS MAITRES

AVANT

ET ENCORE

ET TOUJOURS

MAIS CE GENRE DE COMPORTEMENT

DOIT CESSER

NOUS DEVONS FAIRE

EN SORTE QUE ÇA CESSE

NOUS NE DEVONS PAS LE PERMETTRE

LE TOLÉRER

NOUS NE DEVONS PAS ADMETTRE

QUE QUICONQUE

DE CEUX ET CELLES

QUI RESTENT DEBOUT

NE SOIENT SOUILLÉS

PAR CE GENRE D'ÉNERGUMÈNES
C'EST NOTRE RESPONSABILITÉ

À TOUS ET À TOUTES

C'EST UNE DE NOS TÂCHES



QUE LES NOTRES