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dimanche 23 septembre 2012

Khouribga : BRAVO les militants !


Par Ali Fkir   23/9/2012, 10h40
 
URGENT URGENT URGENT
Khouribga, la capitale minière du Maroc: Il est 10h 40 mn du 23 septembre 2012.
Les mafieux de la directions de l'UMT et avec leurs milices/baltajias venus de Casablanca, de Settat , de Oued Zem,..n'arrivent pas à s'approcher du local de l'UMT  le dit local est toujours défendu par des militants ouvriers (UMT), étudiants et jeunes du MVT20FEVRIER...

Signalons que les militants syndicalistes ont accusé des membres d'AL ADL OUA AL IHSAN d'avoir pris d'assaut (hier soir) le local en cassant les portes...préparant ainsi le terrain pour les mafieux de la direction pourrie de l'UMT. Dans l'attente de plus de précisions, je ne fais que "transmettre" les accusations des syndicalistes.
Pour le moment le local est toujours entre de bonnes mains.

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Par Samira Kinani
La mafia bureaucratique essaie depuis hier , à Oujda et à Khouribga,  avec renforts de baltajis d’occuper les locaux. Le fameux Bahnisse, homme du sale boulot, essaie d'entrer, il est empeche par les militants.
Prière aux militants de la région de rejoindre nos camarade !
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 Ali Fkir,  14h20 suite
Khouribga: dernières données en attendant plus de précisions.

Dans l'incapacité d'occuper le local de l'UMT - Khouribga qui est défendu par les militantEs, les mafieux de la direction ont accepté les conditions du bureau local, bureau légitime des travailleurs:

- Refoulement des milices fascistes amenées de Casablanca, Settat , Oued Zem...

- Discussion au sein du local entre les représentants des mafieux et la direction locale sous forme d'une visite de routine à caractère organisationnel.

Effectivement les baltajias ont quitté la région, la discussion a eu lieu elle vient de se terminer.
Seul le bureau local et son secrétaire général, le camarade Abdellah Housby, sont aptes à donner plus de précisions
BRAVO les militants de Khouribga.
Soyez sûrs que ce n'est qu'une partie remise. Les mafieux et le makhzen n'abandonneront jamais

lundi 12 mars 2012

Emeutes dans le Rif.(suite) La harira mijote à feu doux


Par Abdellatif Gueznaya, 12/3/2012

Tanger.- Les services secrets marocains et leurs comparses de la « baltagia royale » ont lancé ces derniers jours des opérations coup de poing de piratage du net pour prendre possession des sites rifains qui sont à l’avant-garde des informations sur ce qui se passe dans les émeutes à Beni Bouayach, Imzouren, Boukidane, etc..

Mais cela n’a pas empêché les manifestants de sortir dans la rue pour affronter les forces de l’ordre, débordées ces derniers temps, comme durant les événements de Taza.

Preuves de tabassage
En guise de réponse, les forces de l’ordre ont procédé à la méthodologie de la terreur en insultant, en tabassant et en menaçant de viol la population locale, même celle qui n’est pas partie prenante dans ces événements.

De son côté, la police a procédé à l’arrestation de Driss Hassani, le frère de Kamal Hassani, l’activiste rifain du Mouvement du 20 février assassiné dans d’obscures circonstances par un « baltagi royaliste » il y a quelques mois.

Des journalistes et des activistes locaux ont également été arrêtés, sans qu’on connaisse les charges retenues contre eux.

Hier, dimanche, des affrontements ont eu lieu à Tamassint, pas très loin de Beni Bouayach, menaçant de s’étendre à tout le Rif. Et à Tanger, où réside une importante communauté rifaine, des manifestations de solidarité avec les Rifains ont eu lieu au quartier de Beni Makada, l’un des fers de lance du M20F dans cette ville.

En Europe, la très importante communauté rifaine installée en Espagne, en Belgique, en Hollande et en Allemagne s’organise pour venir en aide à ses fils au pays.

La harira mijote à feu doux...

http://www.demainonline.com/2012/03/12/emeutes-dans-le-rif-la-harira-mijote-a-feu-doux/
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Infos Facebook : Salah Elayoubi

10 militants rifains d’Imezouren, seront présentés demain, en comparution immédiate devant la justice pour leur implication dans les jets de pierres contre les forces de l’ordre, l’incendie de véhicules de police .
Si le régime marocain pense qu’en agissant ainsi, à la va-vite, il va distiller la terreur et frapper les esprits de nos compatriotes, il se trompe lourdement.
Le combat continue jusqu'à la chute de l'absolutisme

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Younes Derraz

Il est très possible que les forces de désordre makhzéniennes puisent l'eau qu'elles projettent sur les manifestants à "Aït Bou Ayache" au barrage "Abdelkarim Al Khattabi". C'est pourquoi cette eau "bénie" au lieu de calmer les manifestants, elle les dope !
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  Lundi soir : Région d'Elhouceima sur le brasier

Par le Correspondant local du site d’ANNAHJ ADDIMOCRATI
 - Militarisation de toute la région
- Nouveaux renforts  acheminés par voie terrestre et par avions
- La situation reste explosive
- A Imzourne: 10 arrestations dont un mineur
- Les forces démocratiques et progressistes à Elhouceima sont en réunion actuellement pour évaluer la situation (19h, heure locale, du lundi 12 mars 2012)

Dernières informations : certains auraient été relâchés (Abd Nacer Ahbbaz, Badr Eddine…)
 LA SOLIDARITÉ AVEC LES VICTIMES DE LA RÉPRESSION NOUS INTERPELLE


mercredi 23 novembre 2011

STOP AUX ASSASSINATS DES MILITANT-E-S DU MOUVEMENT DU 20 FEVRIER

 Par Ayad Ahram, 23/11/2011
 
Le pouvoir et ses milices de la mort continuent leurs crimes

Nous avons appris que la jeune militante Sarah SOUJARE, membre active de la Coordination de Casablanca du Mouvement Marocain du 20 février et du PADS (Parti de l'Avant garde démocratique et Socialiste), a été victime d'une violente agression par un  criminel au service du Makhzen.

Alors qu’elle était, en compagnie d'autres camarades, en train de mobiliser dans le quartier populaire Sbata à Casablanca en faveur du boycott de la mascarade électorale du 25 novembre au Maroc, Sarah a été, selon plusieurs témoins, lâchement poignardée au niveau de l'utérus. Elle est actuellement hospitalisée.

Cette nouvelle tentative d'assassinat  arrive après le crime  abject à l'arme blanche, dans des conditions similaires, du  militant du mouvement 20 février Kamal Hassani de Ait Bouayech (Al Hoceima) le 27 octobre 2011. Elle fait suite également à l'assassinat de Mohamed Boudourra à Safi  en octobre et celle de Kamal Ammari en mai 2011.

L'escalade répressive du régime continue. Face à l'amplification de la contestation et de la mobilisation  contre sa mascarade électorale et le fiasco prévisible qu'elle va certainement essuyer, le pouvoir tente de semer la terreur et la peur en agissant dangereusement dans l'ombre à travers ses Baltagias (milice violente utilisée et payée misérablement par le régime).
Le Mouvement Marocain du 20 février Paris / île de France :
-        Condamne fermement ce nouveau crime abject dont Sarah SOUJARE a été victime.

-        Apporte tout son soutien et son entière solidarité à Sarah, à ses proches, à toutes et à tous les militant-e-s de la coordination Casablancaise du mouvement du 20 février ainsi qu'à toutes les coordinations du mouvement du 20 février à l’intérieur comme à l’extérieur du Maroc.

-        S'insurge contre ces pratiques irresponsables et machiavéliques du régime qui tente à dresser une partie de la population contre le mouvement du 20 février et contre toutes les voix militantes et libres dans notre pays.

-        Exige du régime marocain de respecter, dans le cadre de la campagne électorale en cours, le droit du mouvement marocain du 20 février et des autres forces politiques appelant au boycott,  d'exprimer librement leurs opinions.

-  Alerte l'opinion publique nationale et internationale sur les dérives, les dangers et les drames humains que le régime marocain est en train de commettre à l'encontre de notre peuple.

-        Appelle les organisations politiques, syndicales et de défense des droits humains  françaises à se mobiliser pour apporter le soutien nécessaire au peuple marocain dans sa lutte pour la dignité, la liberté, la démocratie et la justice sociale.

-        Demande au gouvernement français de cesser son soutien aveugle et inconditionnel au pouvoir marocain. Le gouvernement français doit se rendre compte, avant qu'il ne soit trop tard,  que son silence sur la situation des droits humains au Maroc est une complicité que le peuple marocain ne lui pardonnera pas.

vendredi 28 octobre 2011

Nouvel assassinat d'un militant

Par Samira Kinani, 27/10/2011
KAMAL AL-HASSANI MILITANT DE L' ANDCM BNI BOUAYACH VIENT DE PERDRE LA VIE À CASA,POIGNARDÉ PAR UN GROUPE DE BALTAJIS DE LA MÊME REGION

Source : un membre du bureau exécutif de l’ANDCM
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Par Ali Fkir, 28/10/2011
Aït Bouayach (Elhouceima):
Kamal, militant du MVT20FEVRIER et de l'ANDCM, vient d'être assassiné ( vers 19h du jeudi 27 octobre 2011).
Les informations sur le défunt et les conditions de son assassinat seront communiquées une fois réunies
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De Samira Kinani

pour kamal al- Hassani ,kamal lomari,boudouroua,chaib,les 5jeunes d el hoceima,pour fadwa,pour tous ces jeunes assassinés par les forces de répression,soit directement,soit par interim...
http://youtu.be/K3qZsBzpdKI

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    URGENT: Attaque à l'arme blanche contre un rassemblement du #FEB20 à Beni Bouayach tuant un militant.
Par Mamfakinch, 28/10/2011
    Urgent - Al Hoceima.

Un individu attaque à l'arme blanche un rassemblement du mouvement du Février 20 à Beni Bouayach, au nord du Maroc, tuant un militant.

    Jeudi 27 Octobre, vers 19h, un individu attaque à l'arme blanche un rassemblement de militants du mouvement du 20 Février à Beni Bouayach. S'en prenant à Kamal al-Hassani, militant du mouvement et membre de l'Association Nationale des Diplômés Chômeurs du Maroc (ACDM). Il le blesse au niveau de la nuque avant de le poignarder mortellement dans le dos.

    Les militants participaient à une rassemblement pour étudier les actions que l'ACDM devait mener dans les jours qui viennent dans le cadre de sa mobilisations en faveur des diplômés chômeurs, quand l'assaillant, armé d'un long couteau, attaqua sa victime. L'individu fut ensuite poursuivi par les militants avant d'être encerclé et finalement appréhendé par des agents de la gendarmerie. La victime fut transportée à l'hôpital régional d'Al Houceima mais elle perdit la vie en chemin.

    Un militant du mouvement à Beni Bouayache joint par téléphone a déclaré reconnaître l'assaillant le decrivant comme un "Baltaji". "Il est connu et a été vu à plusieurs reprises autour des manifestations... C'est bien un fils de Beni Bouayach" a t-il conclu.

mardi 11 octobre 2011

La Saga des baltajias au Maroc


Par Larbi  11/10/2011

Avec des précautions épistémologiques, nous allons nous pencher aujourd’hui sur le cas des baltajias marocains. On excusera l’abus du langage, on aurait pu les appeler Chmakriyas ou « mouvement 20 dirhams » mais le terme baltajia s’est progressivement installé pour devenir un usage courant.

Purification médiatique

Leur dernière victime ? Les journalistes d’Akhbar Al yaoume, traités de traitres, des exemplaires de leurs quotidien brûlés au bûcher et leur local échappant de peu à une invasion. Mais quel crime a donc commis le journal ? Il est soupçonné de soutenir le mouvement 20 février. C’est que les baltajias adorent la purification médiatique. Que toutes les télévisions publiques, radios privées que la majorité de la presse écrite soient anti-feb20, ça ne leur suffit pas. Le plébiscite et rien de moins, c’est leur vœu le plus cher. Aux pieds la presse ! Toute la presse !

Purification médiatique : les journaux au bûcher !

A quelque chose malheur est bon. Cette attaque a permis au moins à certains de se rendre compte de la gravité des agissements de ces bandes ou du moins prouver qu’elles existent vraiment.
Mai 2011. Pour arrêter les manifestations du mouvement 20 février, l’Etat marocain a mobilisé ses forces et diverses unités de répression dont certaines on en ignorait jusqu’à l’existence, pour matraquer violemment les manifestants. Près de Témara et à Sbata, les images de la répression sont d’une violence insoutenable. Elles font le tour du monde. Les missions diplomatiques à Rabat font comprendre au pouvoir marocain que ces méthodes sont nuisibles à son image, la seule qui compte. 
Changement de tactique, les élus locaux et les agents d’autorité sont priés de mobiliser des « civils » présentés comme de simples citoyens pour faire le boulot à la place de la police d’Etat , attendu que les démons de cette dernière la poussent à réprimer de temps en temps par intermittence. C’est ainsi qu’on a assisté à une drôle de répartition de rôles entre blatajias payés à la tâche et forces de l’ordre fermant les yeux, dans une indifférence totale alors que des actes de violences sont commises souvent devant ses yeux.

Au début c’était moul Chakor
Début de la saison de machettes

C’est Moul Chakor (le type à la hache) qui donna en premier visage médiatique au mouvement des baltajias. L’image est insoutenable, un type exhibant une hache à la main s’adresse aux manifestants 20 février et promet de les brûler vifs. La vidéo a  depuis été supprimée de youtube pour « représentation d’activités dangereuses » et bien qu’il ait été identifié, le type à la hache ne sera jamais inquiété par les autorités malgré son appel au meurtre.
A sa décharge il aurait changé d’avis après une rencontre avec des jeunes 20 février, se déclarant même pour le mouvement ! Mais le fait est là : pour peu qu’il s’agisse des manifestants 20 février, vous pouvez appeler au meurtre des manifestants sans jamais risquer une poursuite. Une jurisprudence est née !

Des bandes armées

Progressivement commence à s’installer dans le paysage des bandes armées (parfois à la hache) qui se déplacent sur des moyens de transports spécialement affrétés pour eux et exécutent la mission qui leur est donnée : intimider le manifestant 20 février, quitte à l’agresser physiquement en totale impunité.


 
Ceci n’est pas une fiction de mauvais goût

C’est ainsi donc que le port des haches et des matraques est légalisé du moment que les criminels portent le drapeau national et la photo du roi et se proclament défenseurs du trône. Ils blesseront, agresseront beaucoup de manifestants sans qu’il y ait jamais une seule poursuite judiciaire contre eux. Pas une seule.

Extension du domaine de baltajisme 

Captures de "guerre"

Progressivement la légalisation des délits et des crimes s’entend à la « capture » des manifestants et au vol de leurs téléphones. L’impunité est devenue dans les habitudes au point que les baltajias ne se gênent pas d’exhiber leurs « faits d’armes » sur Internet avec la conscience qu’ils ne seront jamais inquiétés.
http://youtu.be/U7cY8mEpHkI

Comme qui dirait du cannibalisme

La routine s’installe… à chaque manifestation 20 février, un bus ou un utilitaire de transport ramène des bandes de blatajias souvent des adolescents dans un état second qui, devant les forces de l’ordre, insultent caillassent et agressent les manifestants. Leur moment préféré : à la fin des manifestations quand ils peuvent prendre les activistes un par un les passant à tabac et quand ils s’adonnent à une véritable chasse au manifestant 20 février.
Autre scène terrible quand ils commencent à crier « tal9ouna 3alihoum tal9ouna 3alihoum » (lâchez nous sur eux [Pour qu’on les agresse], lâchez nous sur eux [Pour qu’on les agresse]) . Pour tous ceux qui ont vécu cette scène, régulière, la première chose qui vient à leur esprit est ce mot : cannibalisme.

Fanatisation

Les insultes ont fusé

Triste époque où des baltajias incapables d’aligner deux phrases s’en prennent dans la rue à un militant comme, Abdelhamid Amine, 67 ans, grande figure des droits humains au Maroc. A la présidente de l’AMDH, et aux membres du bureau central de l’association marocaine, essayant de les forcer à dire « Vive le roi ».


Et c’est de ces tentatives d’intimidation qu’est né le slogan « vive le peuple ». Lassés de la simplification de la donne politique et de l’intimidation des activistes marocains visant à les forcer à dire « vive le roi », les manifestants du mouvement 20 février y ont répondu par un « vive le peuple » qui sera scandé dans chaque manifestation à chaque fois que les baltajias se manifestent.
Parmi les moments les plus pénibles vécus par l’auteur de ces lignes, un sit-in organisé la veille du referendum à Rabat où la haine d’une foule fanatisée, ramenée dans des bus publics, dépassait l’inimaginable. Isabelle Mandraud, du monde, était parmi nous ce jour-là, elle racontera plus tard.

Le malaise vient aussi de ceux que les manifestants nomment, comme en Egypte, les baltaguis, des provocateurs partisans du pouvoir. La veille du vote, à Rabat, Le Monde a pu constater que les manifestants du Mouvement du 20 février, guère nombreux au demeurant, ont été encerclés et menacés par une foule haineuse venue en bus, équipée de sonos et vêtue de T-shirts rouges. Des hommes portaient un faux cercueil sur lequel figuraient, barrées, les photos des principaux animateurs du 20 février. En face, les manifestants brandissaient des billets, façon de démontrer que leurs agresseurs étaient payés. Les insultes ont fusé, les coups aussi et les militants du 20 février n'ont dû leur survie qu'aux forces de sécurité.

Dans une lettre ouverte adressée le 6 juillet au ministre de l'intérieur, Abdelhamid Amine, membre de l'Association marocaine des droits de l'homme et figure bien connue de la gauche radicale, a décrit ces incidents. "On a permis à ces baltaguis, devenus pratiquement des forces auxiliaires, non officielles (...) de traiter les militants de vendus, d'ennemis du roi, d’athées, de mangeurs du Ramadan, de prostituées, d'homosexuels..." Des débordements qui se sont produits ailleurs d'autant plus superflus que le oui était assuré de l'emporter.

Le bureau politique des baltajias

le chef du bureau politique reçoit les consignes
 L’alliance Royaliste » est le bureau politique des baltajias, c’est elle qui a fixé dès le 9 mars la doctrine de leur mouvement basé sur deux principes :

1- Au lieu de manifester pour défendre ses idées, il faut plutôt aller empêcher les autres de manifester pour défendre les leurs
2- Simplifier à l’extrême le débat institutionnel sur la démocratie, la séparation du pouvoir et la réforme de la constitution. Et le réduire à une question « êtes-vous pour ou contre le roi ? ».

Drôle d’alliance royaliste qui non seulement veut être plus royaliste le roi mais qui a essayé d’engager le pays dans un débat dangereux sur la personne du roi au lieu de ses prérogatives et ses pratiques comme le veut feb20. Alliance qui de surcroît a de drôles d’encadreurs démasqués par la chaine de télévision TV5
http://youtu.be/lBEFR6NNICs

Un baltaji nommé Taliyani

Ceci est une « victime »
Le mec en photos s’appelle Mohamed dit Hamouada. Il est connu sous le surnom « Taliyani » (l’Italien). Il se revendique « Représentant de la communauté marocaine en Italie » et en son nom il dit oui à la constitution. Il est connu des manifestants 20 février à Casablanca, par ses gestes obscènes, ses provocations et ses tentatives d’agression à l’encontre des militants du mouvement.
Et c’est ce baltaji , au profil peu glorieux, qui est à l’origine de la plainte contre Moad Lhaqed l’accusant de coups et blessures. Depuis plus de trente jours, le rappeur du mouvement 20 février est en prison dans l’attente du procès. Taliyani quant à lui on l’a vu il y a neuf jours en pleine action à Hay Mohamedi, fidèle au poste, en train de provoquer les manifestants lors de la marche du mouvement 20 février. Le lendemain il s’est présenté enfin auprès du juge pour faire sa déposition. Pendant plus de trois semaines le tribunal était incapable de le convoquer, laissant croupir Moad Lhaqed en prison. En racontant ça, on résume tout.

Et pour finir
A nos amis anti-« 20 février ». Je ne fais pas d’amalgame entre baltajias et ceux qui sont contre le mouvement. La plus grande insulte faite aux anti -« 20 février », et croyez bien que j’en ai dans ma petite famille et parmi mes amis proches, ce sont ces pratiques venant d’un autre temps condamnables sur le fond et sur la forme. Vous valez, nous valons tous, mieux que ça.

Ce billet a été écrit avec une pensée particulière pour Moad Lhaqed, pour toutes les victimes 20 février des agressions de baltajias et pour les journalistes d’Akhabr Al yaoume .