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dimanche 29 avril 2012

A Béni Bouayach le makhzen inverse les rôles : les victimes deviennent agresseurs, les policiers voyous deviennent victimes...,

Par Demainonline, 27/4/2012

 Des peines de 4 à 6 ans de prison pour les jeunes 
de Beni Bouayach
 

 La mère du principal condamné laisse éclater sa douleur devant le tribunal d'Al Hoceima (Photo CE) Casablanca.-  
Après les violentes charges policières contre les habitants de Beni Bouayach, le Makhzen revient à la charge. Selon l’agence de presse officielle MAP, « la chambre criminelle près la Cour d’appel d’Al Hoceima a rendu, mercredi, des verdicts allant de 4 à 6 de prison ferme, assorties d’une amende collective de 2 millions de dirhams au profit de l’Office national d’électricité (ONE), constitué partie civile, à l’encontre de six personnes poursuivies dans le cadre des événements survenus à Beni Bouayach ». 

La chambre a ainsi condamné le principal accusé, Mohamed Jelloul, à 6 ans de prison ferme pour « perturbation de la circulation sur la voie publique, atteinte et humiliation des forces de l’ordre en exercice de leurs fonctions, détérioration des biens d’autrui et attroupement armé sur la voie publique ». Les autres co-accusés ont été condamnés, l’un à 5 ans de prison ferme, et les quatre autres accusés à 4 ans d’emprisonnement. Bien entendu, toutes les victimes des forces de l’ordre, qui se sont comportées comme en pays conquis, et tous les citoyens et commerces cambriolés par la police, dont on a pu apprécier le « travail » grâce aux vidéos accrochées sur Youtube, n’ont pas été entendus par l’Etat et leurs plaintes sont restées lettre morte.

 Beni Bouayach a dorénavant plus de prisonniers d’opinion qu’elle n’en avait auparavant. Avec d’autres prisonniers politiques, ils pourraient peut-être former un groupe politisé derrière les barreaux, comme celui formé par les membres de la Salafia Jihadia en prison. Après les Sahraouis, les radicaux de gauche, les islamistes, les Amazighs, les fiévristes, puis les Tazaouis de Douar El Koucha, les Rifains arrivent en taule Avec les mauvais temps qui s’annoncent bientôt il n’y aurait plus de place dans les prisons pour les détenus de droit commun. Et vogue le navire de la contestation politique à l’intérieur des prisons marocaines !
 http://www.demainonline.com/?p=16892
/http://www.demainonline.com/2012/04/27/des-peines-de-4-a-6-ans-de-prison-pour-les-jeunes-de-beni-bouayach/
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  Samira Kinani 28/4/2012, fb 
‫المرأة المكافحة ببني بوعياش تعلن عن مسيرة شعبية دفاعا عن حرية المعتقلين

تحت شعار " المرأة المناضلة ببني بوعياش تطالب بالسراح الفوري لكافة المعتقلين السياسيين وإسقاط المتابعات في حق المناضلين " تنظم أمهات وعائلات المعتقلين السياسيين ببني بوعياش وعائلة الشهيد كمال الحساني مسيرة شعبية يوم غد السبت 28 ابريل 2012 تنطلق من حي بوغرمان ( قرب المسجد ) على الساعة الرابعة بعد الزوال 16:00 ،
وتوجه اللجنة المؤقتة لمتابعة أحداث بني بوعياش نداءا لكافة التجار والعمال وكل الفئات الشعبية بالمدينة إلى خوض إضراب عام ابتداءا من الساعة الثالثة 15:00 زوالا إلى حدود الساعة السادسة 18:00 بعد الزوال والمشاركة بكثافة في مسيرة عائلات المعتقلين وعائلة الشهيد كمال الحساني .‬

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 Bni Bouayach, 25 avril :Procès des 6 jeunes détenus: 27 ans de détention pour 6 détenus entre 4 ans et 6 ans de prison ferme.  1 million de dh d’amende réclamée par l’ONE

- suite aux émeutes qui avaient  éclaté  en mars dans la ville et des affrontements avec les forces de répression.

-suite aux manifestations contre cherté de la vie qui avaient été fortement réprimées, la ville quadrillée a été livrée aux forces de l’ordre qui ont détruit les boutiques, pillé, volé et cassé

Parmi les chefs d’accusation : blocage route, menaces à agents de l’ordre,saccage bien public...

Le jour même les manifestants sont venus protester contre les peines prononcées et exigent la libération des détenus.

Le soir manifestation à Bni Bouayache des familles contre les jugements, les manifestants ont été cernés par un important déploiement sécuritaire.

Jeudi 26 avril, Bni Bouayach appelle à la grève générale contre les procès politiques, les emprisonnements, l’usage de la répression pour mâter les mouvements de contestation au lieu de trouver des solutions aux problèmes économiques et sociaux des populations.

Au moment où le tribunal d’Al Hoceima prononce une peine de 6 ans de prison contre Mohamed Jaloul, membre du M20f. Cet instituteur  avait été enlevé à la porte de son lycée, durant l’interrogatoire, on lui a reproché d’avoir déployer le drapeau de la République du Rif durant manifestation.
Abdadim Benchaïb condamné à 5 ans.

Les forces de repression ont saccagé, pillé les commerces à Bni Bouayach et Boukidarn sans aucune ouverture d’enquête sur les pillages  qui avaient pourtant été filmés et les vidéos visionnées , les  demandes d'ouvertures d'enquête exigées par la population sont restées sans réponses.

Ces condamnations sont une preuve de plus pour la population du Rif que les années de terreur ne sont pas enterrées, la répression  toujours aussi forte sans répondre  aux revendications pour l’emploi, la liberté, la dignité.

Bni Bouayach, samedi 28 avril, appel des familles des détenus à manifester malgré l'interdiction et la présence des  forces de répression : 
Appel à la grève générale pour 
-  la libération des détenus, 
-  la vérité sur la mort des 5 jeunes de Al Hoceima, 
-  le jugement des responsables de leur mort

mardi 20 mars 2012

Espace Européen Pour le soutien du Mouvement du 20 février Maroc : soutien au peuple de Rif

12/3/2012
                                  Communiqué
          Contre la répression féroce sur Aït Bouayach et 
                     d’autres localités du Rif

Aït Bouayach est aujourd’hui encerclée par les forces répressives de l’Etat marocain. Une localité dans la province d’Al Hoceima, restée à l’abandon, exposée au mépris des autorités qui se refusent à répondre aux moindres revendications légitimes de la population. Ces revendications inscrites dans la contestation menée par le Mouvement du 20 février, sont scandées sur l’ensemble du pays, durant un an. 
 Et voici un an que l’Etat marocain ignore, d’une manière scandaleuse, la volonté des Marocains de réfuter le statut de « Sujets » pour vivre en dignité, en liberté, en justice sociale, en paix et en prospérité.

Aït Bouayach –  comme hier Taza, avant-hier Sidi Ifni – est une ville martyre exposée à l’arbitraire d’une répression féroce et généralisée, ce 8 mars : boutiques saccagées : pillage à l’étalage par les forces de police ; portes des maisons défoncées ; arrestations ; tabassages et torture ; harcèlements salaces à l’adresse des femmes, insultes ordurières envers les hommes. Les forces de la répression sèment à Aït Bouayach, désarroi et terreur au sein d’une population qui manifeste pacifiquement.
Le même infernal scénario d’un État aux abois, strictement opposé à la construction de l’Etat de Droit, est à l’œuvre dans d’autres localités du Rif (Imzouren et Boukidaren). L’Etat marocain se dirige-t-il dans le sillage des dictateurs qui matent dans le sang les peuples qui exigent la démocratie ? La répétition diabolique des massacres perpétrés par Hassan II et son valet Oufkir, en 1958, serait-elle un objectif inavoué ?

Dans le contexte que nous vivons, la violence de l’Etat ne peut qu’être condamnable  et condamnée ; et ne peut légitimer aucun pouvoir, quel qu’il soit. La haine déversée sur les enfants du peuple marocain par l’Etat et ses élites, est à la mesure de la gestion catastrophique des affaires de la cité. Depuis des décennies, les contentieux ne font que s’accumuler. Le Maroc est la propriété privée de quelques prédateurs, comme viennent de le relater des écrits bien récents. Ni projet de société ni respect de la loi et du droit. L’économie du pays est mise « en coupe réglée » pour l’enrichissement des détenteurs du pouvoir.

Nous dénonçons l’état de siège et le blocus militaire sur l’ensemble des localités du Rif. Et nous demandons que le Makhzen mette un terme à l’escalade punitive, aux emprisonnements et arrestations arbitraires des militantes et militants du Mouvement du 20 février. Nous appelons l’Opinion publique nationale et internationale à la vigilance et au soutien du peuple marocain, contre la barbarie qui s’abat sur les villes marocaines.

C’est aux consciences libres et intègres de déchirer le silence sur la servitude et l’esclavagisme en pleine modernité, et d’accompagner le peuple marocain dans son rêve de construire un Etat de Droit.

Car le Maroc n’est pas un Etat de Droit. Il n’est surtout pas « une exception ».

12/03/2012
http://www.annahjaddimocrati.org/index.php/en/accueil/77-fr/826-espace-europeen-pour-le-soutien-du-mouvement-du-20-fevrier

lundi 19 mars 2012

Le Rif et les Rifains

Par Ali Lmrabet, 18/3/2012

Durant les récents événements de Taza, les forces de l’ordre s’en sont données à cœur joie pour enfoncer les portes des maisons particulières, détruire les biens d’autrui, brutaliser des citoyens, jeunes, femmes, enfants et vieillards inclus, et de temps à autre dévaliser ceux qui ont eu la malchance de se retrouver sur leur chemin.

Au lieu de renvoyer dos à dos émeutiers et membres des forces de l’ordre indélicats, le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, son ministre de la justice et des libertés, Mustapha Ramid, et le ministre de l’intérieur Mohand Laenser, ont choisi de s’en prendre uniquement aux émeutiers. Pas un mot n’a été prononcé pour réconforter les honnêtes gens maltraités par la police.

Le discours de ces responsables se voulait légaliste. Stigmatiser le désordre, défendre la nécessité pour la force publique de maintenir la paix, assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens et faire respecter la loi.

Un discours « responsable », mais qui n’est pas allé au bout de sa logique. Car, les forces de l’ordre aussi ont attenté contre les biens des personnes, fait un usage excessif de la force et violé la loi.

Si Benkirane et ses ministres avaient appelé les policiers à la retenue, les lamentables scènes qu’on a vues cette semaine dans le Rif auraient peut-être pu être évitées.

Ces derniers jours, plusieurs localités rifaines ont été victimes des hordes en uniforme qui ont saccagé tout sur leur passage, agressant et injuriant les habitants, torturant des personnes arrêtées, cambriolant des commerces et faisant montre d’un racisme dément envers leurs propres compatriotes.

Il ne s’agit pas de propagande. Il n’y a pas de complot, islamiste, algérien ou polisarien. Nous sommes devant des faits têtus. Il y a des preuves. Il y a des témoins, des témoignages, sonores et vidéos, qui montrent l’ampleur de la répression et prouvent que les forces expédiées par Rabat se sont comportées comme si elles étaient en pays conquis.

Et quel pays ! En dépit de quelques « gestes » envers le Rif, longtemps marginalisé par l’autre tyran en babouches, rien n’a véritablement changé, ni dans le fond ni dans la forme. L’économie n’a pas décollé, les habitants se sentent toujours étrangers dans leur propre pays et les agents d’autorité envoyés sur place se comportent souvent comme s’ils étaient en face d’indigènes dangereux.

Nous savons tous, pourquoi le cacher ?, que le palais, en dépit de la petite visite royale annuelle, n’aime pas trop ces Rifains qu’il trouve rugueux et pas trop serviles. Et vice versa. Les Rifains non plus n’aiment pas trop cette monarchie, son cérémonial de soumission rétrograde et humiliant, et, quand l’occasion se présente, ils se rappellent que le « bon » sultan Mohamed V (le monsieur que nos aînés disent avoir aperçu sur la lune) et son fils Hassan II ont commis à la fin des années cinquante des crimes contre l’humanité quand ils ont bombardé au Napalm des villes et des villages pour venir à bout d’une rébellion.

Dans tous les mariages de convenance, dont on sait qu’ils finissent toujours par sombrer, les conjoints concluent sagement une sorte d’armistice qui leur permet de rester dans la maison commune. Vivre ensemble, mais sans s’aimer, et souvent sans se préoccuper l’un pour l’autre.

Restons-en là ! Que la raison l’emporte sur la violence. Que Rabat rappelle ses chiens et respecte les sentiments et les particularités des Rifains.

Il n’y a rien de bon à ce qui pourrait sortir de cette marmite si les chiens continuent d’aboyer et de mordre.

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=15213

samedi 17 mars 2012

Aït Bouayach : Communiqué du 20 février pour la Suisse

Par Salah Elayoubi, 12/3/2012

Suite aux développements récents qu’a connus la ville d’Aït Bouayach, le Mouvement du 20 février pour la Suisse, impute la responsabilité totale d’extrême tension et de grande violence de ces dernières quarante-huit heures, aux forces de l’ordre acheminées en nombre, dans cette ville, pour terroriser ses habitants et museler la contestation qui s’étend à l’ensemble du pays, en protestation contre les méthodes de gouvernance indignes.

Les force de police, appuyées par les compagnies mobiles d’intervention (CMI) et les forces auxiliaires, s’en sont pris aux citoyens, sans distinction de sexe ni d’âge, y compris ceux d’entre eux qui n’étaient pas partie prenante des manifestations, mais qui étaient de simples passants, les accablant d’humiliations, de coups, d’intimidations et d’arrestations.

Les policiers se sont, en outre, comportés, à l’instar de hooligans, en parfaits voyous, s’en prenant aux domiciles, fracturant portes et fenêtres, menaçant les propriétaires, les insultant et saccageant les intérieurs, au prétexte de perquisitionner, à la recherche des jeunes manifestants, dont on sait que la plupart avaient fui en direction des montagnes environnantes. Ils ont également utilisé les méthodes expérimentées sur la ville de Taza et qui consistaient à se venger de la révolte, en s’attaquant aux biens privés, tels des cafés ou des commerces, afin de distiller la terreur dans les esprits de simples citoyens et les dissuader d’apporter aide et assistance aux émeutiers ou de prendre fait et cause pour leur action.

Les témoignages concordants de nos compatriotes, font également état de violences administrées à ceux que la force publique a maîtrisés et sur lesquels s’acharnent les policiers à coup de matraques, de pieds et de poings, alors même qu’ils sont à terre et menottés.

Une fois de plus, le régime marocain apporte la démonstration qu’il ne connaît de solution aux revendications de justice, d’égalité et de dignité de ses citoyens, que la répression aveugle menée par des éléments qui tiennent plus de sicaires assoiffés de vengeance, que de policiers responsables du rétablissement de l’ordre public.

Au vu de ce qui précède, le mouvement du 20 février pour la Suisse:

- Condamne la répression sauvage qui s’abat sur les populations qui protestent pacifiquement contre les conditions de vie indignes imposées par un régime dont le seul but est l’enrichissement de la monarchie et du clan dont elle s’est entourée pour défendre ses intérêts.
- Se solidarise avec tous ceux qui luttent pour faire valoir leurs droits légitimes à une vie digne et tout particulièrement, avec nos compatriotes d’Aït Bouayach.
- Exige la fin de la marginalisation, la levée du blocus et l’arrêt de la militarisation de la ville d’Ait Bouayache.
- Exige la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques au Maroc et appelle au jugement des responsables des exactions commises à l’encontre des manifestants pacifiques et contre tous ceux qui luttent pour la démocratie, la dignité et la justice sociale.

Vive le peuple marocain
Vive la liberté

mercredi 14 mars 2012

Inculpation de six personnes après les violences dans le nord du Maroc

SOUTIEN AUX RÉVOLTES DU RIF
Par Demainonline, 14/3/2012
Six personnes ont été inculpées et placées en détention provisoire au Maroc pour des « actes de violences » commis dimanche lors d’une manifestation à El Hoceima, selon une source judiciaire.

Quatre autres personnes poursuivies dans le cadre de cette affaire par le parquet ont bénéficié de la liberté provisoire alors que le sort de neuf autres prévenus sera prochainement fixé au terme d’une enquête « approfondie », selon la même source citée par l’agence MAP.

Mardi, *l’AMDH et une section locale du Parti islamiste Justice et Développement (PJD) ont appelé à l’ouverture d’enquêtes à la suite d’actes de violence ces derniers jours de la part de la police contre des manifestants.

Les autorités locales ont indiqué pour leur part que les manifestants, parmi lesquels de nombreux jeunes « ont refusé de se disperser après la marche » de dimanche. Selon la MAP, plusieurs policiers ont été blessés à cette occasion.

L’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH) a réclamé dans un communiqué, « l’ouverture d’une enquête sur les violations des droits humains dans la répression violente de la police contre des mouvements de protestation à Béni Bouayach » (nord), et appelé au « dialogue » pour régler les problèmes sociaux des villageois.

La section locale du PJD a demandé pour sa part l’envoi d’une « mission parlementaire pour enquêter sur les incidents de Beni Bouayach, notamment la répression violente contre des citoyens innocents », tout en s’interrogeant sur « les motivations de ceux qui attisent le feu ».

Le PJD a aussi souhaité l’instauration d’une « politique de dialogue » pour régler les problèmes sociaux dans la région.

Des incidents violents plus ou moins similaires avaient eu lieu début février dans la ville de Taza, sur fond de malaise social et de chômage.

La lutte contre le chômage et les inégalités sociales figurent parmi les priorités du nouveau gouvernement de l’islamiste Abdelillah Benkirane.

AFP
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vidéo : Emeutes au Rif : Chakib Alkhyari

http://youtu.be/VbF1ocWV2MAhttp://youtu.be/VbF1ocWV2MA 
 Al Jazeera Channel 
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   *Violences policières
L'AMDH et une section locale du PJD montent au créneau

La violence dans la répression des forces de l'ordre est dénoncée par l'AMDH et le PJD./DR
                          

Après la dispersion d'une manifestation à Béni Bouayach dans le Rif, lundi, accompagnée d'une dizaine d'arrestations, l'AMDH et la section locale du PJD ont demandé mardi, l'ouverture d'une enquête parlementaire. Les deux parties s'offusquent contre la violence utilisée par les forces de l'ordre dans la répression des manifestants.
L'Association marocaine des droits de l'homme et une section locale du Parti islamiste Justice et Développement (PJD) ont appelé à l'ouverture d'enquêtes à la suite d'actes de violence ces derniers jours de la part de la police contre des manifestants à Béni Bouayach dans le Rif.
L'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH) réclame “l'ouverture d'une enquête sur les violations des droits humains dans la répression violente de la police contre des mouvements de protestation à Béni Bouayach”, et appelle au “dialogue” pour régler les problèmes sociaux des villageois, dans un communiqué.
“L'Etat répond par la seule force aux revendications, depuis plusieurs mois, des habitants marginalisés” de cette région, ajoute l'AMDH qui demande la libération des personnes arrêtées, et que soit assuré “le droit de protester”.
“Dix personnes ont été arrêtées lundi après l'intervention des forces de l'ordre pour disperser une marche de protestation, partie du centre d'Imzouren à destination de la ville de Béni Bouayach”.
L'agence MAP citant une source sécuritaire.
Depuis plusieurs jours, des habitants de Béni Bouayach protestent contre leur conditions de vie, dans cette région du Rif, une des plus pauvres du pays, ce qui a conduit à de violents heurts avec les forces de l'ordre qui ont fait des blessés parmi les manifestants et la police, selon diverses sources.
Selon la MAP, “des éléments des forces de l'ordre ont été blessés, dont certains grièvement, dans des actes de vandalisme ayant éclaté dimanche dans la ville d'Imzouren, relevant de la province d'Al Hoceima”.
Une enquête parlementaire
Pour sa part, la section locale du PJD a demandé l'envoi d'une “mission parlementaire pour enquêter sur les incidents de Beni Bouayach, notamment la répression violente contre des citoyens innocents”, tout en s'interrogeant sur “les motivations de ceux qui attisent le feu”.
Le PJD a également souhaité l'instauration d'une “politique de dialogue” pour régler les problèmes sociaux dans la région.
Des incidents violents plus ou moins similaires ont eu lieu début février à Taza, toujours sur fond de malaise social et de chômage.
aufait avec AFP