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mardi 11 novembre 2014

Nouveaux éléments, nouvelle pétition pour la libération des 3 Français arrêtés, emprisonnés et torturés au Maroc !


À l'attention : Ministre de la justice du Maroc,

et ministre des Affaires Etrangères de France

 

L’affaire des trois Franco-Maghrébins partis au Maroc avec un ami marocain se dévoile petit à petit, à mesure qu’apparaissent de nouveaux éléments. 
L’année dernière une « bande de quatre» malfrats sévissait dans les environs de Tanger, véritable association de malfaiteurs vivement recherchée par la police.
Arrive à Tanger une "bande de quatre" amis qui souhaite passer des vacances tranquilles au Maroc : Abdel-Aziz, un Franco-Algérien qui compte y rencontrer Karima, une jeune Marocaine qu’il a connue sur facebook, Yassine un Franco- Tunisien, Tarek un Franco-Marocain et un ami marocain.
  Le 5 décembre 2013 des membres de la DST les arrêtent brutalement pour "trafic d’armes à feu". Traités comme des malfaiteurs, pendant cinq jours ils sont sauvagement torturés à Casablanca : têtes plongées dans l'eau, crachats, suspension par les pieds, décharges électriques dans les testicules à l'aide de batteries de voiture …
Y a-t-il eu réelle confusion entre les deux bandes ? On en doute lorsque l'on apprend qu’après avoir été torturés, durant leur garde à vue à Casablanca, ils ont été confrontés à une personne qui avait été violemment agressée par une bande de 4 malfrats : aucun des quatre détenus en garde à vue n’est reconnu comme l’un des agresseurs que cette personne avait vue au moment du braquage.
Donc, dès le début de l’affaire, la police sait qu’ils ne sont pas les malfrats recherchés.
Au lieu d’avouer son erreur, n’ayant aucune preuve de leur culpabilité, la police a continué de les torturer, pour les forcer à s'accuser les uns les autres à avouer un trafic de stupéfiants. En les torturant il était facile de faire avouer n’importe quoi ! Ramenés à Tanger, le juge les informe qu’en appel Abdel-Aziz et Yassine sont condamnés à 2 ans de prison ferme. Tarek, condamné à un an de prison, bénéficiera de la grâce royale le 20 août lors de l’Aïd. Quant à l’ami marocain il est libéré deux semaines après l’arrestation.
« Désespéré en apprenant qu’il aura à passer deux ans dans cette prison pour fausses accusations, Abdel-Aziz tente de se suicider, heureusement empêché par ses codétenus. Il est asthmatique il a été traité comme un chien » écrit Souad la sœur d’Abdel-Aziz
Tous les trois mois, une de ses deux sœurs, ou sa mère fait le déplacement pour apporter les médicaments indispensables et soutenir ce fils et frère parti en vacances qui se trouve en prison pour trafic de drogue qu’il n’a avoué que sous la torture, mais sinon qu’ il a toujours nié.
Souad l’ainée des deux sœurs d’Abdel-Aziz compte d’abord sur la justice marocaine pour rétablir la vérité.
«J’en suis au 4ème avocat. Ils ne servent à rien. Ils ont toujours menti en me disant: "Ça y est, il va bientôt passer devant le juge et de là il sortira". Ils nous ont coûté 18 000€. Le consul leur demande d’arrêter la grève de la faim. Maigre assistance consulaire ! Le juge leur demande une caution de 40 000€ "réduite" à 20 000 dont la famille, flairant l’arnaque, n’a payé qu’une partie. Les gardiens volent plusieurs fois l’argent que la famille envoie et lors de chaque visite demandent à être payés pour qu' «il soit bien traité». Et le déplacement en avion coûté cher. La famille Redaouia voudrait bien prendre un avocat français mais elle a dépensé toutes ses économies, pour rien !
Souad finit par s’adresser à Amnesty, à l’ACAT, à des associations de droits de l’Homme, à la presse, au président de la République. Les associations de Droits de l’Homme ne réagissent pas, à part le Comité de soutien aux familles des prisonniers européens détenus au Maroc, et Solidarité Maroc 05.
Début juin 2014 les prisonniers entament une grève de la faim, seul moyen pour crier leur innocence. Depuis plus de 4 mois ils obligent ainsi l’administration pénitentiaire à assurer un minimum de suivi médical et leur fournir ce qu’il faut pour, malgré tout, rester en vie (sucre, un peu d’eau, etc.), ce qui rend furieuse cette administration qui réagit par des menaces : vols de leurs biens, transfert vers une prison plus éloignée s’ils n’arrêtent pas cette grève. Vie misérable pourtant jalonnée d’espoirs (deux grâces royales, transfert en France) mais aussi de désespoirs et d’incompréhension, puisqu'ils sont toujours exclus. 
Le 8 septembre les quatre malfrats de Tanger sont reconnus et arrêtés. Deux de ces malfrats sont des policiers !
(“Arrestation de 4 personnes recherchées dans une affaire d’association de malfaiteurs, d’enlèvements et de tentative d’extorsion” http://www.medias24.com/SOCIETE/14157-Tanger-de deux-policiers-arretes-nouvelle-piste-pour-le-braquage-du-fourgon-blinde.html)
Mais rien ne change pour eux. Ils restent en prison. Ils ne font pas partie des libérés suivants. Pourquoi ? C’est le désespoir !
La police ne chercherait-elle pas à «couvrir» les deux collègues en continuant à « punir » des innocents ?
De quoi Abdel-Aziz et Yassine sont-ils donc coupables alors que leurs compagnons sont libérés ?
 Qu’ont-ils fait que les deux autres n’ont pas fait ? Pourquoi ne sont-ils pas libérés, puisque la vraie bande des quatre, arrêtée, a reconnu les braquages et autres méfaits dont ils sont accusés.
Il faut lever le silence sur cette injustice, partout, par tous les moyens ! Le fait de n’être que de simples citoyens français et non des militants n’est pas une raison pour être oubliés des associations et des militants des droits de l’Homme qui doivent lutter pour la libération de ces deux garçons, en prison depuis plus de 10 mois alors que les vrais coupables, et parmi eux des membres de la police sont arrêtés.
Qu’attend le gouvernement marocain pour appliquer les principes les plus élémentaires de justice et libérer ces deux garçons qui n’ont commis aucun méfait 
!
Pour signer, cliquer sur :



samedi 17 mars 2012

Aït Bouayach : Communiqué du 20 février pour la Suisse

Par Salah Elayoubi, 12/3/2012

Suite aux développements récents qu’a connus la ville d’Aït Bouayach, le Mouvement du 20 février pour la Suisse, impute la responsabilité totale d’extrême tension et de grande violence de ces dernières quarante-huit heures, aux forces de l’ordre acheminées en nombre, dans cette ville, pour terroriser ses habitants et museler la contestation qui s’étend à l’ensemble du pays, en protestation contre les méthodes de gouvernance indignes.

Les force de police, appuyées par les compagnies mobiles d’intervention (CMI) et les forces auxiliaires, s’en sont pris aux citoyens, sans distinction de sexe ni d’âge, y compris ceux d’entre eux qui n’étaient pas partie prenante des manifestations, mais qui étaient de simples passants, les accablant d’humiliations, de coups, d’intimidations et d’arrestations.

Les policiers se sont, en outre, comportés, à l’instar de hooligans, en parfaits voyous, s’en prenant aux domiciles, fracturant portes et fenêtres, menaçant les propriétaires, les insultant et saccageant les intérieurs, au prétexte de perquisitionner, à la recherche des jeunes manifestants, dont on sait que la plupart avaient fui en direction des montagnes environnantes. Ils ont également utilisé les méthodes expérimentées sur la ville de Taza et qui consistaient à se venger de la révolte, en s’attaquant aux biens privés, tels des cafés ou des commerces, afin de distiller la terreur dans les esprits de simples citoyens et les dissuader d’apporter aide et assistance aux émeutiers ou de prendre fait et cause pour leur action.

Les témoignages concordants de nos compatriotes, font également état de violences administrées à ceux que la force publique a maîtrisés et sur lesquels s’acharnent les policiers à coup de matraques, de pieds et de poings, alors même qu’ils sont à terre et menottés.

Une fois de plus, le régime marocain apporte la démonstration qu’il ne connaît de solution aux revendications de justice, d’égalité et de dignité de ses citoyens, que la répression aveugle menée par des éléments qui tiennent plus de sicaires assoiffés de vengeance, que de policiers responsables du rétablissement de l’ordre public.

Au vu de ce qui précède, le mouvement du 20 février pour la Suisse:

- Condamne la répression sauvage qui s’abat sur les populations qui protestent pacifiquement contre les conditions de vie indignes imposées par un régime dont le seul but est l’enrichissement de la monarchie et du clan dont elle s’est entourée pour défendre ses intérêts.
- Se solidarise avec tous ceux qui luttent pour faire valoir leurs droits légitimes à une vie digne et tout particulièrement, avec nos compatriotes d’Aït Bouayach.
- Exige la fin de la marginalisation, la levée du blocus et l’arrêt de la militarisation de la ville d’Ait Bouayache.
- Exige la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques au Maroc et appelle au jugement des responsables des exactions commises à l’encontre des manifestants pacifiques et contre tous ceux qui luttent pour la démocratie, la dignité et la justice sociale.

Vive le peuple marocain
Vive la liberté

vendredi 16 mars 2012

Témoignage accablant du directeur du lycée d’Imzouren sur les violences policières

Par Abdellatif Gueznaya, demainonline, 16/3/2012
Le directeur du lycée d'Imzouren (Capture d'écran d'une vidéo de Rifnow)


Tanger.- Ce n’est pas un manifestant, ni même un activiste, même pas un politicien. C’est le directeur du lycée d’Imzouren qui témoigne à visage découvert, et en pesant ses mots, sur la violente répression policière qui s’est abattue sur son lycée le mercredi 14 mars.

« Je vais parler rapidement de certaines choses », commence-t-il par dire avec un sourire aux lèvres. Puis, il enchaîne. Il explique que les manifestations de lycéens sont une chose normale qu’il essaye toujours de traiter avec la discussion et la concertation.

Il raconte que mercredi dernier des élèves de son lycée ont voulu sortir pour protester « normalement », c’est-à-dire pacifiquement, contre l’arrestation d’un de leur camarade arrêté récemment. Mais au moment de sortir, les lycéens se sont retrouvés face à un « mur sécuritaire » constitué par les forces de l’ordre.

Ce responsable académique explique alors que sans crier gare les forces de l’ordre ont commencé à frapper les lycéens. Des membres des forces de l’ordre ont alors pénétré dans l’enceinte du lycée. « Un fait que nous n’avons pas accepté, que personne n’a accepté », s’insurge le directeur du lycée.

Des lycéens ont été violemment frappés, tabassés, dont trois qui se trouvaient dans un état grave ont été transportés au centre hospitalier d’Imzouren.

Dans la soirée, la scène se répète. Plus de 30 membres des forces auxiliaires envahissent le lycée et l’internat en sautant le mur de l’établissement et en frappant tous ceux qui croisent leur chemin.

Mais, le plus grave, raconte le directeur du lycée, c’est le cas de trois internes dont l’un était entrain de prier et l’autre entrain de faire ses ablutions pour la prière. Ils ont été alors embarqués et « bien torturés » dans les installations policières avant d’être relâchés dans la soirée.

Le même scénario se serait reproduit les jours suivants, avec « plus de violences » policières. Par exemple, les forces auxiliaires, en grand nombre, pénètrent, en sautant encore une fois le mur, dans l’établissement scolaire saccageant tout sur leur passage, agressant et tabassant tout le monde. « Il y avait trois policiers pour un lycéen », conclue ce responsable qui estime que ce qui s’est passé « est totalement inacceptable à l’intérieur d’un établissement d’enseignement ».
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Extraits de 2 commentaires :
"Mais quel établissement d’enseignement? Y a t il au Maroc un enseignement de qualité? C’est juste des lieux pour confiner les élèves et les tirer de la rue où ils peuvent devenir dangereux. Et au cas où ils ne sont plus dociles, la matraque les attends même dans l’enceinte du lycée. ...
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Au royaume heureux du descendant du prophète, tout est permis au nom de la sûreté du Roipace. Tout. Pas de limites. Il faut surtout pas se priver. Les chiens de la sûreté royale attendent toujours une occasion pour attaquer, piller, voler et violer. Dressés pour le pilage, c’est ça leur entraînement. On leur souffle le mot clé « attaque », et comme les chiens, il aboient et attaquent, mordent, volent et violent.
Un policier m’a une fois dit qu’il volait ça car le salaire était dérisoire. Les attaques sur les civils sont toujours une occaz en or pour arrondir les fins du mois..."
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Par Ali Fkir, facebook
Les militants des droits humains et tous les démocrates doivent se mobiliser, aller recueillir les informations à Imzourne et région sur ce qui se passe."
Nous avons déjà 3 témoignages accablants:
- Le directeur du lycée Moulay Ismaïl
- Deux élèves victimes de la répression

Ce directeur qui a le courage de raconter honnêtement ce qu'il a vu et entendu doit être épaulé en cas de représailles. C'est une fierté pour les hommes et les femmes de l'enseignement et pour le peuple marocain en général.(...)