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mardi 11 novembre 2014

Nouveaux éléments, nouvelle pétition pour la libération des 3 Français arrêtés, emprisonnés et torturés au Maroc !


À l'attention : Ministre de la justice du Maroc,

et ministre des Affaires Etrangères de France

 

L’affaire des trois Franco-Maghrébins partis au Maroc avec un ami marocain se dévoile petit à petit, à mesure qu’apparaissent de nouveaux éléments. 
L’année dernière une « bande de quatre» malfrats sévissait dans les environs de Tanger, véritable association de malfaiteurs vivement recherchée par la police.
Arrive à Tanger une "bande de quatre" amis qui souhaite passer des vacances tranquilles au Maroc : Abdel-Aziz, un Franco-Algérien qui compte y rencontrer Karima, une jeune Marocaine qu’il a connue sur facebook, Yassine un Franco- Tunisien, Tarek un Franco-Marocain et un ami marocain.
  Le 5 décembre 2013 des membres de la DST les arrêtent brutalement pour "trafic d’armes à feu". Traités comme des malfaiteurs, pendant cinq jours ils sont sauvagement torturés à Casablanca : têtes plongées dans l'eau, crachats, suspension par les pieds, décharges électriques dans les testicules à l'aide de batteries de voiture …
Y a-t-il eu réelle confusion entre les deux bandes ? On en doute lorsque l'on apprend qu’après avoir été torturés, durant leur garde à vue à Casablanca, ils ont été confrontés à une personne qui avait été violemment agressée par une bande de 4 malfrats : aucun des quatre détenus en garde à vue n’est reconnu comme l’un des agresseurs que cette personne avait vue au moment du braquage.
Donc, dès le début de l’affaire, la police sait qu’ils ne sont pas les malfrats recherchés.
Au lieu d’avouer son erreur, n’ayant aucune preuve de leur culpabilité, la police a continué de les torturer, pour les forcer à s'accuser les uns les autres à avouer un trafic de stupéfiants. En les torturant il était facile de faire avouer n’importe quoi ! Ramenés à Tanger, le juge les informe qu’en appel Abdel-Aziz et Yassine sont condamnés à 2 ans de prison ferme. Tarek, condamné à un an de prison, bénéficiera de la grâce royale le 20 août lors de l’Aïd. Quant à l’ami marocain il est libéré deux semaines après l’arrestation.
« Désespéré en apprenant qu’il aura à passer deux ans dans cette prison pour fausses accusations, Abdel-Aziz tente de se suicider, heureusement empêché par ses codétenus. Il est asthmatique il a été traité comme un chien » écrit Souad la sœur d’Abdel-Aziz
Tous les trois mois, une de ses deux sœurs, ou sa mère fait le déplacement pour apporter les médicaments indispensables et soutenir ce fils et frère parti en vacances qui se trouve en prison pour trafic de drogue qu’il n’a avoué que sous la torture, mais sinon qu’ il a toujours nié.
Souad l’ainée des deux sœurs d’Abdel-Aziz compte d’abord sur la justice marocaine pour rétablir la vérité.
«J’en suis au 4ème avocat. Ils ne servent à rien. Ils ont toujours menti en me disant: "Ça y est, il va bientôt passer devant le juge et de là il sortira". Ils nous ont coûté 18 000€. Le consul leur demande d’arrêter la grève de la faim. Maigre assistance consulaire ! Le juge leur demande une caution de 40 000€ "réduite" à 20 000 dont la famille, flairant l’arnaque, n’a payé qu’une partie. Les gardiens volent plusieurs fois l’argent que la famille envoie et lors de chaque visite demandent à être payés pour qu' «il soit bien traité». Et le déplacement en avion coûté cher. La famille Redaouia voudrait bien prendre un avocat français mais elle a dépensé toutes ses économies, pour rien !
Souad finit par s’adresser à Amnesty, à l’ACAT, à des associations de droits de l’Homme, à la presse, au président de la République. Les associations de Droits de l’Homme ne réagissent pas, à part le Comité de soutien aux familles des prisonniers européens détenus au Maroc, et Solidarité Maroc 05.
Début juin 2014 les prisonniers entament une grève de la faim, seul moyen pour crier leur innocence. Depuis plus de 4 mois ils obligent ainsi l’administration pénitentiaire à assurer un minimum de suivi médical et leur fournir ce qu’il faut pour, malgré tout, rester en vie (sucre, un peu d’eau, etc.), ce qui rend furieuse cette administration qui réagit par des menaces : vols de leurs biens, transfert vers une prison plus éloignée s’ils n’arrêtent pas cette grève. Vie misérable pourtant jalonnée d’espoirs (deux grâces royales, transfert en France) mais aussi de désespoirs et d’incompréhension, puisqu'ils sont toujours exclus. 
Le 8 septembre les quatre malfrats de Tanger sont reconnus et arrêtés. Deux de ces malfrats sont des policiers !
(“Arrestation de 4 personnes recherchées dans une affaire d’association de malfaiteurs, d’enlèvements et de tentative d’extorsion” http://www.medias24.com/SOCIETE/14157-Tanger-de deux-policiers-arretes-nouvelle-piste-pour-le-braquage-du-fourgon-blinde.html)
Mais rien ne change pour eux. Ils restent en prison. Ils ne font pas partie des libérés suivants. Pourquoi ? C’est le désespoir !
La police ne chercherait-elle pas à «couvrir» les deux collègues en continuant à « punir » des innocents ?
De quoi Abdel-Aziz et Yassine sont-ils donc coupables alors que leurs compagnons sont libérés ?
 Qu’ont-ils fait que les deux autres n’ont pas fait ? Pourquoi ne sont-ils pas libérés, puisque la vraie bande des quatre, arrêtée, a reconnu les braquages et autres méfaits dont ils sont accusés.
Il faut lever le silence sur cette injustice, partout, par tous les moyens ! Le fait de n’être que de simples citoyens français et non des militants n’est pas une raison pour être oubliés des associations et des militants des droits de l’Homme qui doivent lutter pour la libération de ces deux garçons, en prison depuis plus de 10 mois alors que les vrais coupables, et parmi eux des membres de la police sont arrêtés.
Qu’attend le gouvernement marocain pour appliquer les principes les plus élémentaires de justice et libérer ces deux garçons qui n’ont commis aucun méfait 
!
Pour signer, cliquer sur :



samedi 30 novembre 2013

A écouter ! Zakaria Moumni raconte les atroces tortures subies par la police du roi.



Video : Rassemblement Vérité et justice pour Zakaria Moumni et les autres...

Samedi 23 Novembre 2013 devant l'Ambassade du Maroc à Paris

Réalisée par Said Laayari 24/11/2013
 
Le jeune champion du monde de boxe Thaï, Zakaria Moumni, ne lâche rien. Le jeune sportif qui avait été enlevé à sa descente d'avion le 27 septembre 2010 à l'aéroport de Rabat, conduit les yeux bandés à l'ancienne prison secrète de la DST à Témara, et torturé pendant plusieurs jours par les boys d'Abdellatif Hammouchi, revient sur le devant de la scène. A l'occasion de la visite du roi Mohamed VI aux Etats-Unis, Moumni a organisé samedi 23 novembre 2013, avec le soutien de plusieurs associations de défense de droits de l’Homme en France dont l’ASDHOM, de l’immigration marocaine ainsi que des partis politiques démocratiques marocains une manifestation en face de l'ambassade du Maroc à Paris.
Zakaria Moumni a choisi le jour où le chef d’État marocain rend visite aux USA, il vient également d'envoyer une lettre au président  Barack Obama dans laquelle il lui rappelle les tortures qu'il a subies à Témara et les raisons qui l'ont amenées à ce haut lieu de la torture qui ne dépend d'aucune structure gouvernementale, étant lié directement avec le Palais royal.





Le retour de Zakaria Moumni

Par Badr Soundouss, 21/11/2013

Zakaria Moumni lors d'un combat (Photo DR)
Zakaria Moumni lors d’un combat (Photo DR)

Le jeune champion du monde de boxe Thaï, Zakaria Moumni, ne lâche rien. Le jeune sportif qui avait été enlevé à sa descente d’avion le 27 septembre 2010 à l’aéroport de Rabat, conduit les yeux bandés à l’ancienne prison secrète de la DST à Témara, et torturé pendant plusieurs jours par les boys d’Abdellatif Hammouchi, revient sur le devant de la scène.A l’occasion de la visite du roi Mohamed VI aux Etats-Unis, Moumni organise samedi prochain, avec le soutien de plusieurs associations de droits de l’homme en France une manifestation en face de l’ambassade du Maroc à Paris.
 Il vient également d’envoyer une lettre au président américain Barack Obama dans laquelle il lui rappelle les tortures qu’il a subies à Témara et les raisons qui l’ont amenées à ce haut lieu de la torture qui ne dépend d’aucune structure gouvernementale, étant lié directement avec le Palais royal. Zakaria Moumni a été kidnappé et passé à la gégène de « Sidi » pour avoir dérangé la quiétude du roi en son château picard, dans le nord de la France. Pour avoir exigé devant l’entrée du château de Betz (département de l’Oise), comme tout citoyen vivant dans un Etat de droit comme le Maroc (ne riez pas !), un droit auquel il pensait avoir droit (tout champion international marocain peut prétendre à un poste de conseiller au ministère des sports selon une circulaire de « Sidna » Senior), il a été puni. Touche pas le repos de « Sidna » junior !
Après un procès expéditif pour une affaire imaginaire (les plaignants ne sont jamais présentés devant la cour !), il avait été condamné à 3 ans d’emprisonnement pour « escroquerie ». Finalement, sous la pression de la FIDH, de Human Rights Watch, d’Amnesty International, ainsi que d’un grand nombre d’organisations de défense des droits de l’Homme, regroupées dans un comité de soutien à Paris, Zakaria Moumni a vu, comme par miracle, sa condamnation passer de deux ans et six mois à 20 mois… avant d’être gracié par celui qui était à l’origine de ses malheurs. A sa sortie de taule, il avait passé 18 mois de détention.

Depuis, il n’a cessé de réclamer sa réhabilitation et de demander à ce que les responsables de son enlèvement, des tortures qu’il a subies et de sa détention illégale soient traduits devant la justice. Il vise concrètement le directeur du cabinet royal et homme à tout faire du roi, Mohamed Mounir Majidi, ainsi que le patron de la DST, Abdellatif Hammouchi.
Selon ce qu’a pu savoir Demain, après un an et demi d’échanges avec le ministre de l’intérieur, mandaté par le roi, on aurait fait comprendre à Zakaria Moumni que « les responsables des actes de torture qu’il a subis ne peuvent être traduits en justice car ils sont intouchables et que ce service (en parlant de la DST) ne dépend pas du gouvernement, il est sous les ordres du roi ! ». Selon la même source, un responsable marocain lui aurait lancé à la figure :« Tu veux quoi ? tu veux qu’on juge le roi ? «  

Ce qui confirme ce que raconte Moumni depuis sa sortie de prison. Alors que les agents de Hammouchi le torturaient, l’un d’eux avait été franc avec lui (si on peut dire!), et lui avait dit : 

« Ici, c’est l’abattoir de Sa Majesté et, nous, on ne dépend ni du ministère de l’Intérieur, ni du ministère de la Justice. Nous, on travaille directement avec le roi. Et ça, c’est les ordres du roi. Ici, on va te découper, faire de toi de la viande hachée et tu sortiras dans des boîtes de conserve.(…) Tu as beau remuer ciel et terre, tu ne sortiras pas d’ici vivant et comme ça, ça t’apprendra à aller manifester devant chez le roi ».

Pourtant, on nous affirmé récemment qu’au Maroc on respectait les droits de l’homme, au sud comme au nord.
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=28128

samedi 10 novembre 2012

Le monde entier dénonce les tortures au Maroc !

 par abdel illah el fehli 7/11/2012

اليوم العالمي ضد التعسف والظلم والتعذيب في المغرب الذي نظمته المنظمة العالمية لمغاربة المهجر٠
Journée mondiale contre l'arbitraire, l'injustice et la torture au Maroc organisée par MRE International

Vidéo à voir absolument :
http://youtu.be/8LaZtOQgVWM


aufaitmaroc.com
L'ONU demande au Maroc de rendre "imprescriptible le crime de torture"

1- إطلاق سراح المعتقلين السياسيين ومعتقلي الرأي والعقيدة بالمغرب .
2- محاسبة المسؤولين عن الانتهاكات تطبيقا لعدم الإفلات من العقاب .

3- جبر ضرر الضحايا وإدماج
                                                                                                                                               L'ONU demande au Maroc de rendre "imprescriptible le crime de torture"

هم اجتماعيا.
4- إعادة النظر بشكل شامل في قانون مكافحة الإرهاب بما يتلائم مع حقوق الإنسان وكل الضمانات القانونية في تطبيقه .
5- احترام المغرب لكل التزاماته الدولية ذات الصلة بحقوق الإنسان .

                           
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Avant et après la torture

vendredi 9 novembre 2012

Le CNDH de Mohamed VI reconnaît « la torture et les traitements cruels dans la plupart des prisons marocaines » ... dans quel but ?

Photo : conférence de presse CNDH à Rabat

Du jamais vu. Et une gifle à tous ces fidèles défenseurs du régime marocain, qui n’arrêtent pas de nous assurer qu’au Maroc « rien n’est plus comme avant ». Le mardi 30 octobre 2012, le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) a démontré le contraire. Lors d’une conférence de presse à Rabat il a présenté son rapport choc, intitulé : “La crise des prisons, une responsabilité partagée : 100 recommandations pour la protection des droits des détenu(e)s”.

Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH)
Le CNDH a été créé en mars 2011 par le roi Mohamed VI lui-même. Il en a nommé tous les membres. Après les manifestations de masse du Mouvement du 20 février, qui avaient rassemblé des dizaines de milliers de personnes, réclamant le respect des droits de l’homme, sa création avait été annoncée comme « une des réformes globales menée par la monarchie », voulant éviter ainsi une révolution à la tunisienne ou à l’égyptienne. Force est de constater que, depuis lors, cette « reforme globale » de la justice ou du système carcéral n’a jamais eu lieu.
Ces derniers mois, il y a eu pas moins de trois rapports officiels sur les conditions infernales qui persistent dans les prisons marocaines, et que le nouveau rapport du CNDH ne vient que confirmer.

Des rapports successifs..
photo : Juan Mendez à la conférence de presse à Rabat
En juillet 2012, un rapport sur la prison de Oukacha (Casablanca) de la Commission de la Justice, de la législation et des droits de l’Homme du parlement marocain, dénonçait les conditions carcérales constatées lors d’une visite d’inspection à cette prison : « 4 détenus enfermés dans une espace de 2 m² », « 7.572 prisonniers pour une capacité de 5800 détenus », « manque d’infrastructure de base », « absence des “conditions de santé adéquates », « qualité de la nourriture qui laisse à désirer ». Puis, il y a eu le rapport provisoire de Juan Mendez, le Rapporteur spécial de l’ONU sur la torture en septembre et en octobre 2012 (http://www.freeali.eu/2012/10/17/torture-la-cooperation-judiciaire-avec-le-maroc-ne-peut-plus-continuer/). Suivi le 25 septembre d’une condamnation ferme de la pratique systématique de la torture au Maroc par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (http://www.freeali.eu/2012/10/17/torture-la-cooperation-judiciaire-avec-le-maroc-ne-peut-plus-continuer/)                                       
 
.. avec toujours le même constat.
 
Le rapport du CNDH se base sur des visites des membres du Conseil effectuées dans 15 établissements pénitentiaires durant la période allant du 31 janvier au 19 juin 2012. De ce rapport « un résumé exécutif du rapport sur la situation dans les prisons et des prisonniers » est disponible 1 Bien qu’il ne s ’agit que d’un résumé de 14 pages, l’image de la situation carcérale marocaine y apparaît dans toute sa clarté. On peut y lire que le Conseil « a voulu s’arrêterde manière objective et précise, sur les violations qui pourraient porter atteinte aux droits des détenu(e)s ». Chose nouvelle : il s’agit d’exactions commises par le personnel des prisons. Donc survenues après que ces détenus ont déjà subi les interrogations par la police ou la DST : « Ces violations (dans les prisons) se manifestent par des coups portés aux moyens de bâtons et de tuyaux, la suspension sur des portes à l’aide de menottes, les coups administrés sur la plante des pieds (FALAQA), les gifles, les pincements à l’aide d’aiguilles, les brûlures, les coups de pied, le déshabillage forcé des détenus au vu et au su des autres prisonniers, les insultes et l’utilisation d’expressions malveillantes et dégradantes portant atteinte à la dignité humaine des détenus. Ces exactions ont été observées dans la plupart des prisons visitées avec une prévalence et une intensité qui diffèrent d’une prison à une autre, à l’exception des prisons d’Inezgane et de Dakhla où seuls des cas isolés ont été enregistrés. » (page 4).
On apprend aussi que dans la plupart des prisons « l’alimentation amenée par les familles est parfois refusée ou détruite (!); l’existence d’une pratique de punitions collectives; des transferts administratifs comme mesure disciplinaire… »
Le rapport insiste sur l’absence totale « de procédures et de mécanismes de contrôle, d’enquêtes au sujet des plaintes déposées à l’encontre du personnel, y compris le personnel sanitaire, ou au sujet des violations relatées par la presse et les associations. Il y a la « non effectivité du contrôle judiciaire » (page 5). En un mot : l’arbitraire et l’abus du pouvoir règnent dans les prisons marocaines.

Deux (!) libérations conditionnelles en 2011
Je prends à titre d’exemple quelques chiffres et données dans le résumé qui nous donnent une idée de la situation des prisons marocaines : « le pourcentage de détenus incarcérés pour trafic et/ou consommation de drogues s’élève à 37,25 % du nombre total de détenus ». C’est-à-dire que presque 1 sur 2 détenus est en prison pour des affaires de drogues. Dans les recommandations du Conseil, on peut lire qu’on doit « mettre à la disposition des détenus suffisamment de couvertures, de matelas et de vêtements » et qu’il faut « la distribution juste et équitable des couvertures à l’ensemble des détenu(e)s sans exception. » (page 10). Ce qui veut dire qu’il y a des détenu(e)s qui n’en reçoivent tout simplement pas. A signaler aussi : la nourriture qui est insuffisante, pas de qualité ou trop chère dans les cantines; les soins médicaux inexistants ou insuffisants. Aussi faut-il, dit le rapport : « équiper les parloirs de toutes les prisons en chaises et tables en vue d’améliorer les conditions d’accueil des familles. » (page 10). L’image humiliant de familles assises par terre n’a pas échappé au Conseil.
Et puis, il y a la surpopulation carcérale dramatique qui, selon le Conseil : « contribue à la survenance des violations graves qui touchent essentiellement les prestations, la santé, l’hygiène, l’alimentation et la sécurité d’un côté et la réhabilitation des détenus d’un autre ». (page 7).
Pour le Conseil les raisons de la surpopulation sont les suivantes : « Le surpeuplement est dû en grande partie à la détention provisoire qui concerne 80% des détenus, au retard enregistré dans le jugement des affaires, à la non-application de la liberté conditionnelle et à l’absence de normes objectives dans la procédure de Grâce ». En langage normal, on peut dire qu’au Maroc la prison est utilisée pour terroriser les pauvres et tous ceux qui dérangent. On peut vous mettre en prison à tout moment et pour tout en n’importe quoi. Si vous avez de la chance, vous bénéficierez d’une peine avec sursis ou un non lieu ou serez reconnu innocents, à moins de bénéficier d’une Grâce Royale, accordée de manière aussi arbitraire que les arrestations. « Chaque année des milliers (!) de personnes incarcérées bénéficient d’un non-lieu, sont acquittées ou condamnées à des peines avec sursis » (page 11). S’ajoute à cela, la non-application de la libération conditionnelle, pourtant prévue par la loi. Ainsi, on ne compte que « deux libérations conditionnelles en 2011 ». (page 4) La libération conditionnelle « est refusée à la majorité des demandes formulées. » Pourtant, parmi ceux qui auraient pu en bénéficier en 2011, se trouvaient « 17939 détenus qui ont purgé les deux-tiers de leur peine, les personnes âgées, les 9228 condamné(e)s à moins de six mois et les personnes atteintes de maladies chroniques » (page 11) 

Les femmes détenues et leurs enfants.
Les femmes détenues : « .. pâtissent davantage… de traitements cruels et comportements dégradants (insultes, humiliations), aussi bien dans les postes de police qu’en prison .» (page 6). Le Conseil constate « (…) l’exiguïté de l’espace », réservé à ces femmes dans « plusieurs prisons, l’absence de crèches et de moyens de divertissement pour ces enfants … Dans les cas où les crèches existent, elles ne sont pas équipées. A l’expiration du délai, qui leur est accordé pour garder leurs enfants, et en l’absence des proches ou devant leur refus de les prendre en charge, les détenues sont contraintes de les abandonner à des tiers qui les exploitent dans certains cas dans la mendicité ou les placent dans des orphelinats ». « Les détenues incarcérées pour des affaires de moeurs sont particulièrement visées par certaines surveillantes ». (page 6)
Les mineurs.
Au Maroc on peut être mis en prison à partir de 12 ans. Le Conseil propose d’élever cet age à 15 ans. Et de commencer à prendre des mesures pour remédier à : “la non existence d’une police des mineurs et de lieux de garde à vue ad hoc, la non existence de substituts du procureur du Roi spécialisés dans la justice des mineurs, le manque de moyens humains et matériels à même de garantir qu’aucun préjudice ne soit causé aux mineurs en garde à vue ou la non information des parents dans certains cas des dispositions prises.

100 recommandations, mais aucune sanction.
Le rapport dénonce aussi le racisme et l’isolement total dont sont victimes les détenus étrangers de la part des autres détenus et du personnel « à cause de leur couleur ». Souvent personne n’est mise au courant de leur présence en prison.
Mais après tout cela, on se demande à quoi va servir ce rapport ? Quelle sera la suite ? Bien qu’il ose dénoncer des situations accablantes dans le monde carcéral, il y a des raisons d’être particulièrement méfiant par rapport à la suite de ce rapport du CNDH.
 S’agit-il d’une nouvelle manœuvre du régime pour prouver à l’opinion publique et internationale « qu’il y a un esprit d’ouverture  au Maroc», que le Maroc « travaille au changement positif », « qu’il est en train de développer une culture de respect des droits de l’homme en vue de l’élimination de la torture dans un futur proche» ? Bref, ce rapport sera -t-il l’occasion pour répéter les formules et les promesses qu’on entend depuis trop longtemps? Et qui pourraient ouvrir au Maroc la porte au Comité des droits de l’homme de l’ONU pour y occuper un siège permanent, que le Maroc veut obtenir à tout prix. 
Le rapport fait état de tout…
Sauf des prisonniers politiques et de leur torture systématique, surtout quand il s’agit de « terrorisme » et de la « sécurité nationale ». Comment ne pas mentionner l’état dans lequel ces détenus, comme Ali Aarrass et tant d’autres, arrivent en prison, après leur passage par les mains de la DST et la brigade BNPJ ? Comment nier qu’il n’y a aucune reconnaissance de ces faits, pas de suite aux plaintes des torturés, pas d’examens médicaux impartiaux et objectifs.., comme le dit Juan Mendez ?
Le rapport parle du « personnel » dans les prisons, responsable pour les tortures. Une demande de démission immédiate et de punition par la justice de ses auteurs ne se retrouve pas parmi les 100 recommandations. Le rapport évite aussi soigneusement de citer ne fût-ce qu’un des responsables au plus haut niveau, qui portent pourtant la responsabilité finale pour la torture. Or, sans nettoyer à fond le sommet de l’appareil de l’état, toute idée de changement restera une illusion.
Le Conseil se limite dans sa « conclusion générale » à la nécessité « d’accélérer le processus de ratification du protocole facultatif à la Convention internationale contre la torture », «de la mise sur pied d’un mécanisme national et indépendant pour la prévention de la torture », et « de l’élaboration un plan d’action pour l’éradication de la torture ». Mais la torture n’est-elle pas déjà considérée comme un crime dans la nouvelle constitution marocaine sans que cela a changé quoi que ce soit?
Quand on fait 100 recommandations, c’est souvent pour noyer le poisson. Donnez-nous cinq recommandations et surtout cinq mesures concrètes qui visent l’essentiel, au lieu de 100 qui parlent de tout et de rien, et qui permettront de dire, en 2013, qu’on a quand même obtenu quelque chose (une crèche par ici, un matelas par là), sans toucher au cœur du problème. 
Réclamer la punition des responsables serait un signe clair. Exiger la libération immédiate des prisonniers politiques et de toutes les victimes de la torture, avant et pendant leur incarcération, en serait un autre.

http://www.lesechos.ma/index.php?option=com_content&view=article&id=26889:rapport-cndh-la-crise-des-prisons&catid=22:documents-utiles
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Driss El Yazami, président du CNDH
Les détenus subissent des "traitements cruels, inhumains ou dégradants" dans la plupart des prisons du Maroc surpeuplées. Tel est le triste constat dressé à l'issue de visites de terrain par le Conseil national des droits de l’homme (CNDH), dans un rapport intitulé "La crise dans les prisons, une responsabilité partagée", rendu public à Rabat, mardi 30 octobre. Souvent dénoncées par les militants des droits de l'homme, et notamment par l'Observatoire marocain des prisons, ces violations sont cette fois reconnues par un organisme officiel, présidé par Driss El Yazami, et dont tous les membres ont été nommés par le roi Mohammed VI.
(...)
La publication du rapport de la CNDH intervient alors que 76 Européens, Français, Belges ou Espagnols - possédant pour nombre d'entre eux la double nationalité - emprisonnés au Maroc, ont commencé le 22 octobre une grève de la faim pour protester contre les actes de torture et les procès inéquitables dont ils estiment avoir été victimes, et pour s’élever face à l’absence d’assistance de leurs gouvernements respectifs.
L’ACAT-France (Action des chrétiens contre la torture), qui soutient leur initiative, a annoncé avoir saisi le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture pour deux de ces grévistes, Adil Lamtalsi, producteur de cinéma, et Moustapha Naïm, animateur social. Ces deux Franco-marocains, détenus à la prison de Salé, près de Rabat, ont été condamnés pour des crimes de droit commun. Leurs récits sont similaires, dénonce l'ACAT dans un communiqué : "plusieurs jours de sévices au centre de détention secret de Temara, aux mains de la Direction générale de la surveillance du territoire, des aveux signés sous la contrainte, des magistrats complices et des plaintes pour torture restées lettre morte".
Le 11 septembre, le CNDH avait déjà établi un constat critique sur la situation dans les hôpitaux psychiatriques, la qualifiant "d'archaïque et inadaptée".
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Le CNDH et à sa tête Driss El Yazami connaissent cette situation (ou devraient la connaître) depuis, mars 2011... Ils n'ont cessé de chanter les louanges de l'exemplaire "nouvelle" constitution...Pourquoi cette tardive réaction  un an et demi après ? Gênés par tous les rapports accablants qui dénoncent les violations des ddH ? Manoeuvre pour prendre les devants pour que la situation des principales victimes, les prisonniers politiques, les jeunes du M20F, non cités,  continuent à être passés sous silence ?(ndlr)

samedi 6 octobre 2012

Le Maroc condamné par la cour européenne des droits de l’homme pour la pratique systématique de la torture .

Torture au Maroc : Communiqué de presse 

du cabinet JUSCOGENS

Par Me Christophe Marchand, demainonline, 3/10/2012


Par un arrêt rendu ce 25 septembre 2012, la cour européenne des droits de l’homme a condamné fermement la pratique systématique de la torture au Maroc.
Au delà des images charmantes que l’on a du Royaume du Maroc, pays de vacances idylliques, la réalité de la torture systématique a été dévoilée par la cour européenne des droits de l’homme.

A l’occasion d’un arrêt EL HASKI c/ BELGIQUE, la cour européenne est arrivée à une conclusion accablante contre le Maroc. Après une analyse fouillée des informations données par des rapports d’instances de  l’Organisation des Nations-Unies et d’organisations non-gouvernementale de défense de droits de l’homme (Fédération Internationale des Droits de l’Homme, Human Rights Watch et Amnesty International), la plus haute instance judiciaire européenne a considéré qu’il existe une pratique systématique de la torture au Maroc, et que le système judiciaire (juges et procureurs), en refusant de voir le problème et de juger les tortionnaires, se rendent complices des actes de barbarie commises à grande échelle au Royaume Chérifien du Maroc.
La cour considère ainsi:
la torture est un fléau exceptionnellement grave en raison, dune part, de sa barbarie et dautre part de son effet corrupteur sur le processus pénal, quelle est pratiquée en secret, souvent par des interrogateurs expérimentés qui savent parfaitement comment ne pas laisser de traces visibles sur leur victime et que, bien trop souvent, ceux-là même qui sont chargés de garantir labsence de torture – juges, procureurs, médecins – se font les complices de sa dissimulation. Elle a retenu que dans un système de justice pénale où les tribunaux sont indépendants du pouvoir exécutif, où les affaires sont jugées de manière impartiale et où les allégations de torture font lobjet dinvestigations sérieuses, il serait concevable que lon exige dun accusé quil démontre par des preuves solides que les éléments à charge présentés contre lui ont été obtenus par la torture ; en revanche, dans un système pénal complice des pratiques même quil est censé empêcher, un tel niveau de preuve est totalement inapproprié” (Cour Européenne des Droits de l’Homme, EL HASKI c/ BELGIQUE,  25 septembre 2012, § 86).
Et:
 La Cour considère pour sa part que, dès lors que ces déclarations émanaient de suspects interrogés au Maroc dans le cadre des enquêtes et procédures consécutives aux attentats de Casablanca du 16 mai 2003, les rapports susmentionnés établissaient lexistence dun « risque réel » quelles aient été obtenues au moyen de traitements contraires à larticle 3 de la Convention. Il en ressort en effet que des mauvais traitements aux fins daveux ont été largement pratiqués à lencontre de ces suspects.“ (Cour Européenne des Droits de l’Homme, EL HASKI c/ BELGIQUE,  25 septembre 2012, § 98).
Au delà de la dénonciation sans équivoque de la pratique marocaine de torture (viols systématique en utilisant une bouteille, brûlures de cigarettes, chocs électriques, pendaison par les pieds et les mains, bastonnades…), la décision européenne a pour conséquence que la coopération judiciaire avec le Maroc ne peut plus continuer.
Le Maroc a trahi la confiance mutuelle qui régit cette coopération et tous les États européens doivent maintenant revoir leur manière de travailler avec le Maroc, particulièrement dans la lutte anti-terroriste.
Il est à noter que Juan MENDEZ, Rapporteur Spécial des Nations-Unies contre la Torture, était au Maroc la semaine passée, et que le 22 septembre 2012, à l’occasion d’une conférence de presse donnée à Rabat, il à sévèrement critiqué les autorités marocaines pour cette pratique systématique de la torture et la complicité du système judiciaire marocain, laissant impunis les auteurs de ces crimes terribles. Le Rapporteur Spécial a également encouragé le Maroc à continuer d’améliorer la situation des droits de l’homme.
Gageons que le Maroc entendra enfin ces critiques et mettra en œuvre les moyens nécessaires afin que cette pratique cesse, que les bourreaux soient punis, et que les aveux obtenus sous la torture ne soient plus utilisés comme preuve en justice, au Maroc ou dans d’autres pays.

vendredi 21 septembre 2012

Juan Mendez ou le traumatisme du cas marocain

Juan Mendez ou le traumatisme du cas marocain

par Salah Elayoubi,19/9/2012

Le rapporteur spécial pour la torture auprès de l’ONU s’est dit profondément choqué par ce qu’il a entendu dans les prisons marocaine. Juan Mendez qui était accompagné de deux traducteurs et d’un médecin légiste aura vécu ces journées comme un véritable cauchemar, lorsque les prisonniers ont enfin pu lui témoigner du calvaire qui fut le leur, au cours des interrogatoires, mais également tout au long de ces années d’enfermement, où ils n’ont rien eu à envier à des bêtes sauvages.

Des détails effrayants,  comme la bastonnade, le viol à la bouteille ou le viol tout court, les coups administrés sur le sexe, l’arrachement des dents ou des ongles, le supplice de la baignoire, l’étouffement à la serpillère mouillée. la privation d’eau, de nourriture et de sommeil, l’isolement dans le noir complet avec des musiques jouées à plein volume pendant des semaines.

Le missionné de l’ONU s'est dit particulièrement choqué lorsque certains prisonniers ont évoqué la signature des procès-verbaux, les yeux bandés, sous la contrainte et la menace de supplément de torture. Des procès-verbaux qui, rappelons-le ont valu aux suspects des condamnations. à de lourdes peines de prison.

Les cas les plus terribles de barbarie ont été rapportés par les prisonniers de Tiflet et de Salé, bien que Juan Mendaz n’ait pas eu le temps de visiter d’autres prisons désormais célèbres pour les abominations qui y sont commises, à l’endroit des prisonniers salafistes, comme celle de Toulal.
Le fonctionnaire de l’ONU a promis d’établir un rapport  exhaustif sur tout ce qu’il a entendu au cours de ses visites des prisonniers et qu’il n’oublierait pas d’y adjoindre les compte-rendus de torture en langue anglaise qui lui sont parvenus. Il a également rassuré les prisonniers et leurs proches à propos d’éventuelles représailles de l’administration pénitentiaire, suite aux révélations dont ils lui ont fait part. Enfin il a transmis aux détenus son adresse électronique afin qu’ils puissent l’informer de toute information supplémentaire.

Nouvelle ère ou pas, les organisations des droits de l’homme n’ont jamais cessé de dénoncer la torture au Maroc.
Dans un rapport intitulé « Arrêtez de chercher vos fils ! », daté d’octobre 2010, l’organisation Human Right Watch,  dénonçait les exactions systématiques commises par les services de sécurité, à l’encontre des personnes suspectées d'appartenance à des réseaux terroristes.

Puis le rapport 2011, d’Amnesty International, qui, citant les témoignages des prisonniers et de leur famille était accablant pour les méthodes en vigueur,  dans les services de police, de justice et de l’administration pénitentiaire.
Le rapport Mendez vient compléter avec des exemples concrets les deux précédents.

Le cas de torture le plus emblématique restera sans doute, celui de Bouchta Charef qui, le premier a osé témoigner dans une vidéo de son calvaire.
Extradé par les autorités syriennes vers le Maroc  le 17 Juillet 2009, il est  immédiatement transféré   au centre secret à Temara où  il est  victime  du viol à la bouteille et de chocs électriques sur le pénis. Des tortures qui lui valent  des séquelles irréversibles.
Aucun supplice ne lui est épargné. Battu sans relâche et à la moindre occasion, il explique comment les bourreaux ont recousu son rectum déchiré par le supplice de la bouteille et attendu qu’il guérisse de ses hématomes avant de le prendre en photo pour les besoins de la fiche de police. 

Mohamed Rhaloud, cet étudiant à l’université de Fes, incarcéré  à la prison locale de la ville de Fès sous le numéro d’écrou 70 840, racontait:
 «  A l’instant même de  mon arrestation le 18 mai 2011, la torture physique et psychologique a commencé de diverses manières : coups par bâton, de chaînes, coups de pieds, gifles jusqu’à la perte de connaissance.  Après avoir repris mes esprits, je me suis retrouvé dans une voiture de police les yeux bandés et les mains menottées. A ce moment, j’ai entendu les cris de douleur de la camarade Fatima Zohra Elmaklaoui  torturée à son tour.
J'ai été torturé de façon barbare et impitoyable, le froid et la faim étaient aussi au rendez-vous
Le dernier jour de torture,  samedi 21 mai 2011, après avoir ficelé et falsifié mon dossier, ils m'ont demandé  de signer. A la simple question de savoir ce que je devais signer, une pluie de coups s’est abattue sur moi, m’obligeant à signer le procès verbal. »

Le Maroc qui ne s’est jamais défait de ce qui fait sa spécificité, le mépris du droit humain est de nouveau sur la sellette et Juan Mendez qui s’est envolé pour la ville de Layoune n’est certainement pas au bout de son traumatisme.



Relire "Le Maroc sous  surveillance internationale"   http://www.yabiladi.com/articles/details/12942/torture-maroc-sous-surveillance-internationale.html
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 par Salah Elayoubi, 22/9/2012
Il paraît que Juan Mendez le rapporteur spécial a trouvé révoltant, le comportement des autorités marocaines envers lui: Surveillance rapprochée (un peu beaucoup), espionnage de ses entretiens, infiltration policière parmi le personnel hôtelier et toutes sortes de pratiques délicieuses dont souffrent les pauvres Marocains depuis plus de soixante ans. 
Si on ajoute à ces réjouissances les abominations racontées par les prisonniers islamistes et les Sahraouis, il m'est avis que notre ami aura intérêt à entreprendre un check-up complet à son retour at home, avant de se fendre d'un rapport qui promet à "truc-chose VI" des raisons supplémentaires de ressembler à un ballon de baudruche !!!!