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samedi 30 novembre 2013

Rassemblement devant l’Ambassade du Maroc à Paris pour la réhabilitation de Zakaria Moumni




Le jeune marocain Zakaria Moumni, champion du monde de Boxe Thaï, a été enlevé le 27 septembre 2010 à l’aéroport de Rabat à sa descente de l’avion en provenance de Paris où il vit depuis plusieurs années avec sa femme.

Il a été conduit discrètement, les yeux bandés, au centre de torture de Temara où il a subi les pires sévices.



Sous la torture et les yeux toujours bandés, Zakaria a signé des documents qui vont le faire condamner dans un procès expéditif, tenu le jeudi 30 septembre 2010 sans avocat, ni témoins, dans une salle quasi vide.



Zakaria Moumni a été condamné pour escroquerie à 3 ans d’emprisonnement lors d'un procès monté de toutes pièces. Sous la pression de la FIDH, de Human Rights Watch, d’Amnesty International ainsi que d'un grand nombre d'organisations de défense des droits de l'Homme, regroupées dans un comité de soutien à Paris, Zakaria a vu sa peine passer de deux ans et six mois à 20 mois. Ces organisations avaient demandé sa libération tout en condamnant cette procédure judiciaire arbitraire et les tortures qui lui étaient infligées.

                                                   

Zakaria a finalement été gracié le 04 février 2012 sous la pression des organisations internationales de défense des droits de l'homme et des médias. Il aura passé 18 mois en prison sur la base d'un faux procès et d'une décision arbitraire.



Après sa libération, Zakaria Moumni n’a eu de cesse de réclamer sa réhabilitation et de demander à ce que les responsables de son enlèvement, des tortures qu’il a subies et de sa détention illégale soient traduits devant la justice. Il constate avec amertume que tous les contacts au plus haut niveau qu’il a pu avoir avec les officiels marocains sur ce sujet sont restés vains.



Profitant de la visite du chef de l’État marocain aux USA et soutenu par sa femme et son Comité de soutien parisien, Zakaria Moumni organise un rassemblement devant l’Ambassade du Maroc à Paris pour entamer une nouvelle étape dans son action en vue d’obtenir sa réhabilitation et pour que les responsables de ses souffrances répondent de leurs actes devant la justice.

 



RASSEMBLEMENT DEVANT L’AMBASSADE DU MAROC À PARIS

SAMEDI 23 NOVEMBRE 2013 à 15H

5, rue le Tasse  Paris 16ème

Métro : Trocadéro



Comité de soutien : Famille Moumni, ASDHOM, FMVJ-France, AMDH, VD-Paris, PADS-France, PSU-France, AMF, ATMF


Le retour de Zakaria Moumni

Par Badr Soundouss, 21/11/2013

Zakaria Moumni lors d'un combat (Photo DR)
Zakaria Moumni lors d’un combat (Photo DR)

Le jeune champion du monde de boxe Thaï, Zakaria Moumni, ne lâche rien. Le jeune sportif qui avait été enlevé à sa descente d’avion le 27 septembre 2010 à l’aéroport de Rabat, conduit les yeux bandés à l’ancienne prison secrète de la DST à Témara, et torturé pendant plusieurs jours par les boys d’Abdellatif Hammouchi, revient sur le devant de la scène.A l’occasion de la visite du roi Mohamed VI aux Etats-Unis, Moumni organise samedi prochain, avec le soutien de plusieurs associations de droits de l’homme en France une manifestation en face de l’ambassade du Maroc à Paris.
 Il vient également d’envoyer une lettre au président américain Barack Obama dans laquelle il lui rappelle les tortures qu’il a subies à Témara et les raisons qui l’ont amenées à ce haut lieu de la torture qui ne dépend d’aucune structure gouvernementale, étant lié directement avec le Palais royal. Zakaria Moumni a été kidnappé et passé à la gégène de « Sidi » pour avoir dérangé la quiétude du roi en son château picard, dans le nord de la France. Pour avoir exigé devant l’entrée du château de Betz (département de l’Oise), comme tout citoyen vivant dans un Etat de droit comme le Maroc (ne riez pas !), un droit auquel il pensait avoir droit (tout champion international marocain peut prétendre à un poste de conseiller au ministère des sports selon une circulaire de « Sidna » Senior), il a été puni. Touche pas le repos de « Sidna » junior !
Après un procès expéditif pour une affaire imaginaire (les plaignants ne sont jamais présentés devant la cour !), il avait été condamné à 3 ans d’emprisonnement pour « escroquerie ». Finalement, sous la pression de la FIDH, de Human Rights Watch, d’Amnesty International, ainsi que d’un grand nombre d’organisations de défense des droits de l’Homme, regroupées dans un comité de soutien à Paris, Zakaria Moumni a vu, comme par miracle, sa condamnation passer de deux ans et six mois à 20 mois… avant d’être gracié par celui qui était à l’origine de ses malheurs. A sa sortie de taule, il avait passé 18 mois de détention.

Depuis, il n’a cessé de réclamer sa réhabilitation et de demander à ce que les responsables de son enlèvement, des tortures qu’il a subies et de sa détention illégale soient traduits devant la justice. Il vise concrètement le directeur du cabinet royal et homme à tout faire du roi, Mohamed Mounir Majidi, ainsi que le patron de la DST, Abdellatif Hammouchi.
Selon ce qu’a pu savoir Demain, après un an et demi d’échanges avec le ministre de l’intérieur, mandaté par le roi, on aurait fait comprendre à Zakaria Moumni que « les responsables des actes de torture qu’il a subis ne peuvent être traduits en justice car ils sont intouchables et que ce service (en parlant de la DST) ne dépend pas du gouvernement, il est sous les ordres du roi ! ». Selon la même source, un responsable marocain lui aurait lancé à la figure :« Tu veux quoi ? tu veux qu’on juge le roi ? «  

Ce qui confirme ce que raconte Moumni depuis sa sortie de prison. Alors que les agents de Hammouchi le torturaient, l’un d’eux avait été franc avec lui (si on peut dire!), et lui avait dit : 

« Ici, c’est l’abattoir de Sa Majesté et, nous, on ne dépend ni du ministère de l’Intérieur, ni du ministère de la Justice. Nous, on travaille directement avec le roi. Et ça, c’est les ordres du roi. Ici, on va te découper, faire de toi de la viande hachée et tu sortiras dans des boîtes de conserve.(…) Tu as beau remuer ciel et terre, tu ne sortiras pas d’ici vivant et comme ça, ça t’apprendra à aller manifester devant chez le roi ».

Pourtant, on nous affirmé récemment qu’au Maroc on respectait les droits de l’homme, au sud comme au nord.
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=28128

samedi 23 novembre 2013

Sit-in devant l'Ambassade du Maroc pour la réhabilitation du jeune champion marocain Zakaria Moumni ce samedi 23 novembre


Rassemblement devant l’Ambassade du Maroc à Paris pour la réhabilitation de Zakaria Moumni


Le jeune Marocain Zakaria Moumni, champion du monde de Boxe Thaï, a été enlevé le 27 septembre 2010 à l’aéroport de Rabat à sa descente de l’avion en provenance de Paris où il vit depuis plusieurs années avec sa femme.

Il a été conduit discrètement, les yeux bandés, au centre de torture de Temara où il a subi les pires sévices.

Sous la torture et les yeux toujours bandés, Zakaria a signé des documents qui vont le faire condamner dans un procès expéditif, tenu le jeudi 30 septembre 2010 sans avocat, ni témoins, dans une salle quasi vide.

Zakaria Moumni a été condamné pour escroquerie à 3 ans d’emprisonnement lors d'un procès monté de toutes pièces. Sous la pression de la FIDH, de Human Rights Watch, d’Amnesty International ainsi que d'un grand nombre d'organisations de défense des droits de l'Homme, regroupées dans un comité de soutien à Paris, Zakaria a vu sa peine passer de deux ans et six mois à 20 mois. Ces organisations avaient demandé sa libération tout en condamnant cette procédure judiciaire arbitraire et les tortures qui lui étaient infligées.
                                                   
Zakaria a finalement été gracié le 04 février 2012 sous la pression des organisations internationales de défense des droits de l'homme et des médias. Il aura passé 18 mois en prison sur la base d'un faux procès et d'une décision arbitraire.

Après sa libération, Zakaria Moumni n’a eu de cesse de réclamer sa réhabilitation et de demander à ce que les responsables de son enlèvement, des tortures qu’il a subies et de sa détention illégale soient traduits devant la justice. Il constate avec amertume que tous les contacts au plus haut niveau qu’il a pu avoir avec les officiels marocains sur ce sujet sont restés vains.

Profitant de la visite du chef de l’État marocain aux USA et soutenu par sa femme et son Comité de soutien parisien, Zakaria Moumni organise un rassemblement devant l’Ambassade du Maroc à Paris pour entamer une nouvelle étape dans son action en vue d’obtenir sa réhabilitation et pour que les responsables de ses souffrances répondent de leurs actes devant la justice.




RASSEMBLEMENT DEVANT L’AMBASSADE DU MAROC À PARIS

SAMEDI 23 NOVEMBRE 2013 à 15H

5, rue le Tasse  Paris 16ème

Métro : Trocadéro

Comité de soutien : Famille Moumni, ASDHOM, FMVJ-France, AMDH, VD-France, PADS-France, PSU-France, AMF, ATMF

lundi 24 juin 2013

Réhabilitation des prisonniers: Les associations appellent à la simplification des procédures


Aufait Maroc, 16/6/2013

La Commission régionale des droits de l'Homme Casablanca-Settat, l'Association Relais Prison-Société et l'Association Adala ont organisé, la semaine dernière à Casablanca, une conférence-débat sur la réhabilitation des prisonniers. Ces associations exhortent le législateur à simplifier les procédures relatives à cette réhabilitation. En l'absence de chiffres sur son impact, la réhabilitation reste primordiale pour tout ex-détenu.


    La réhabilitation des prisonniers dans la société a toujours été au centre des revendications de plusieurs associations opérant dans l'insertion, et qui ne cessent d'appeler à la simplification des procédures.
    Dans les pays démocratiques ou en mutation vers la démocratie, les principes des droits de l’Homme se reflètent dans les textes juridiques. Au Maroc, bien que la Constitution consacre les droits humains, notre Code pénal attend toujours d’être amendé.
    Et c’est justement ce code qui est pointé du doigt, car il sanctionne encore les personnes ayant purgé leur peine.
    Pour Mohamed Bouzlafa, professeur à l’Université de Fès, et membre de l’Association Adala, la réhabilitation est “une reconnaissance de la citoyenneté d’un ex-détenu”. Il estime également qu’une peine sans réhabilitation est “un jugement accompagné d’une privation et d’une exclusion de l'ex-détenu”.
    “La réhabilitation est la dernière étape franchie par le détenu après la poursuite, le jugement et la détention. Ses problèmes sont liés à ceux relatifs au système pénal. Notre Code pénal contient encore des parties qui appellent à la criminalisation et aux sanctions. Nous, en tant que militants des droits de l’Homme, sommes convaincus que criminaliser est synonyme de priver de sa liberté.”
    Professeur Mohamed Bouzlafa, membre de l’Association Adala.
    Le Code de la procédure pénale stipule en effet que la réhabilitation est accordée à tout détenu, et qu’elle se fait soit par la loi, ou par une décision de la chambre criminelle de la Cour d’appel. La réhabilitation est donc juridique ou judiciaire.
    Dans les deux cas, le détenu dispose de tous les droits pour demander sa réhabilitation et donc bénéficier de l’effacement de la condamnation du casier judiciaire.
    Une procédure lente et compliquée
    Les associations reprochent à la procédure de réhabilitation de varier selon la durée de détention et non pas selon les peines.
    Elles déplorent l’absence de l’institution du juge d’application des peines, et souhaitent que la nouvelle réforme de la Justice puisse lui déléguer les affaires liées à la réhabilitation.
    Cette dernière passe, avant tout, par l’administration pénitentiaire. C’est l’avis de Aufait Maroc , ancien directeur des prisons de Salé, Safi et Inzegane, et auteur de l’ouvrage “Prisons du Maroc”.
    “Aucun programme de réinsertion ou de réhabilitation ne pourra être sérieusement engagé tant qu’il y a ce problème d’encombrement et de surpeuplement dans les prisons.”
    Mohamed Raoudi, ancien directeur de prisons.
    La société civile déplore également l’exigence de la plupart des entreprises, de présenter une copie du casier judiciaire dans les dossiers du personnel, signe “d’exclusion des personnes déjà poursuivies ou détenues”.
    L'exemple de Richbond
    Dans ce contexte, la brillante expérience de la société Richbond est à applaudir. En partenariat avec l’Association Relais Prison-Société, l'entreprise compte une vingtaine d’ex-détenus dans son personnel. La directrice des ressources humaines, Rachida Yamouri, pense que le travail “socialise et responsabilise”, et que la réhabilitation constitue “une responsabilité sociale à part entière”.
    “Notre direction des ressources humaines a opté pour la confidentialité des insertions afin d’éviter la stigmatisation. Nous n’avons pas cherché à connaître les peines ou les crimes des personnes que nous avons embauchées. Aucun papier ou document n’a été demandé.”
    Rachida Yamouri, directrice des ressources humaines chez Richbond.
    Et d’ajouter que sur les vingt cas, seuls deux ont récidivé, et que les femmes font preuve d’une intégration plus facile et plus pérenne.
    La directrice des ressources humaines chez Richbond déplore toutefois un “manque de complémentarité entre l’entreprise et d’autres acteurs”, pouvant assurer le suivi et l’écoute de ces détenus fraîchement insérés, surtout durant la première année.

    Aufait Maroc

    lundi 6 février 2012

    Pour que Moumni ne fasse pas oublier Taza ni la cocotte minute « Maroc »

    Par Salah Elayoubi, demainonline, 5/2/2012

    Opinion. La cocotte minute est au paroxysme de la pression. Il fallait faire diversion, détourner le regard de tous de cette maudite ville de Taza. Donner d’urgence un gage. C’est le « Mouloud » qui apporte au régime le prétexte qu’il lui fallait pour lâcher du lest, sans perdre la face : la libération de Zakaria Moumni, ce champion du monde de boxe thaïe, arrêté, brutalisé, torturé, emprisonné et condamné à vingt mois d’incarcération, pour avoir osé interpeller le roi jusque sous les fenêtres de son château français de Betz pour lui rappeler les engagements contenus dans le décret du 9 mars 1967qui stipule son droit à un poste de conseiller sportif au sein de la Fédération marocaine.
    Le « roi des sportifs » ou encore « le sportif numéro un», selon la formule consacrée, a très peu goûté cette interpellation. Le traquenard monté de toute pièce accusant le champion d’avoir escroqué des fantômes en dit long sur les méthodes du régime qui continue de piocher dans les rubriques des voyous son arsenal répressif.Zakaria est libre. Un long combat s’achève. Un autre débute pour l’innocenter définitivement, démontrer le complot, en démasquer les initiateurs et obtenir réparation des sévices physiques, de la torture morale et de la privation de liberté. Autant le dire, la somme d’épreuves qu’il reste à franchir pour le couple Moumni et son comité de soutien ressemble à un chemin de croix, tant se heurter à la muraille du Makhzen relève de l’exploit.

    En dénouant une facette de cette tragédie, le régime marocain tente de nous en faire oublier une autre qui menace de tout emporter à force d’injustice consommée. Celle des violences de Taza.

    Dans cette sombre affaire qui est loin de sa conclusion, le Makhzen s’est une fois de plus, s’il en fallait, comporté en archétype parfait d’une quelconque administration coloniale.

    Ce qui avait commencé par un sit-in de diplômés chômeurs venus faire monstration de leurs souffrances s’est terminé en guérilla urbaine avec son cortège d’affrontements, de blessés, de destructions et de déprédations.

    Les policiers se sont comportés comme de vulgaires sicaires, de parfaits voyous, dans leur tentative de disperser les manifestants. Gourdins, balles en caoutchouc, gaz lacrymogènes en tir tendu et frondes à pierre. Puis la nuit venue, extinction des feux, acheminement de forces de police d’autres régions pour éviter toute fraternisation avec la population, instauration du couvre-feu, encerclement de quartiers entiers, ratissage des rues, irruption dans les maisons, bastonnade de leurs occupants, sans distinction de sexe ou d’âge, menaces de viols, saccage des meubles, dégradation des compteurs d’eau et d’électricité.

    Qui a parlé d’indépendance ? Qui ose encore évoquer une quelconque citoyenneté ? Tenaillé par le syndrome de ce Rif tout proche qui le hante depuis toujours, le régime a déployé tout l’arsenal de terreur du parfait colonisateur. Les policiers et leurs supplétifs par milliers auront agi comme les forces d’occupation d’antan. Une seule différence. Elle est de taille : les tortionnaires qui répandent la terreur ces nuits-là parlent, cette fois-ci, la même langue que leurs victimes.
    Le nouveau chef du gouvernement, visiblement dépassé par la sauvagerie aveugle avec laquelle les forces de l’ordre ont réprimé la population misérable s’est soudain souvenu qu’il avait « une oreille attentive » et se déclarer : « décidé à rencontrer les diplômés chômeurs, pour les écouter et dialoguer avec eux. »

    L’avenir dira si le chef du gouvernement possède l’ouïe dont il fait étalage et si son organe auditif aura la capacité d’entendre les centaines de milliers de poitrines qui s’escriment à rappeler au pouvoir marocain que près de soixante dix ans après la fin du colonialisme français, les Marocains continuent de subir les assiduités de son successeur : le colonialisme alaouite.