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Affichage des articles dont le libellé est répression sauvage. Afficher tous les articles
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mercredi 9 octobre 2013

La chasse aux migrants a repris au Maroc : Un Subsaharien meurt à Tanger [Video]

 Par
 
Hier, Moussa, un jeune Sénégalais vivant à Tanger, poursuivi par la police, est mort défenestré. Les rafles contre les Subsahariens soupçonnés de vouloir passer irrégulièrement en Espagne, ont repris dans la ville du détroit. Vers Nador, elles n’ont même jamais cessées.
La trêve n’aura pas été très longue pour les migrants irréguliers de Tanger. Hier matin, jeudi 10 octobre, plusieurs sources concordantes associatives et directes, affirment que Moussa, un jeune Sénégalais de 22 ans est mort défenestré par la police ou au cause d’elle, dans le quartier de Boukhalef, qui rassemble une forte communauté de Subsahariens. L’annonce d’une nouvelle politique migratoire marocaine pour une approche « globale et humaniste », début septembre, avait pourtant laissé croire que les droits des migrants irréguliers seraient mieux respectés.

Moussa, en situation régulière selon ses amis, habitait dans un appartement qu’il partageait avec 7 amis. La police est arrivée vers 6 ou 7 heures du matin pour interpeller ou chasser les habitants, supposés être des migrants irréguliers en partance pour l’Europe via Gibraltar, de l’appartement. Tous les occupants ont alors tenté de prendre la fuite, mais Moussa a été rattrapé et quelques minutes plus tard il passait par la fenêtre du 4e étage. Ses amis accusent les policiers de l’avoir défenestré volontairement, mais aucun témoin direct ne peut l’attester. Il est également possible qu’il se soit jeté de lui-même dans le vide dans l’espoir d’échapper à la police. Transporté en urgence à l’hôpital Mohammed V de Tanger, il serait mort, en fin de matinée.

4 morts connus depuis janvier
Ce dernier décès porte à 4 le nombre de morts connus par la presse marocaine depuis le début de l’année. La trêve opérée par les forces marocaines, à Tanger, suite à la publication du rapport du CNDH appelant à une refonte de la politique migratoire au Maroc n’aura finalement duré qu’un mois. « Depuis ces évènements, les policiers ne venaient plus nous chasser tous les jours des appartements comme ils le faisaient auparavant mais depuis deux jours, ils ont recommencé », témoigne Aboubakar*, un autre habitant du quartier Boukhalef de Tanger.

Les interpellations de Subsahariens viennent de reprendre sans plus de respect pour les droits individuels que par le passé. « Des ‘frères’ ont été pris et dont nous sommes restés sans nouvelles jusqu’à hier. Aujourd’hui, je viens d’apprendre que 50 d’entre eux ont été emmenés en bus par la police sans savoir où. Ce qui est très inquiétant c’est qu’elle leur a pris leur passeport », s’alarme Aboubakar.

Gourougou : 2 bases des forces auxiliaires
La trêve d’un mois dont a bénéficié le quartier de Boukhalef, à Tanger n’a pas bénéficié à d’autres régions du Maroc. Du côté de Nador, avec ou sans déclaration du palais royal, rien n’a changé selon les associatifs qui interviennent localement pour aider les migrants. « Les forces auxiliaires ont continué à ratisser la forêt de Gourougou [au dessus de Melilla, elle abrite les migrants qui veulent tenter de travers la frontière avec l'enclave espagnole, ndrl] deux fois par jours pour détruire les campements des migrants », témoigne Stéphane Julinet, chargé de programme droits des étrangers et plaidoyers, pour le Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (GADEM).

Pire, il a pu observer directement que la répression contre les migrants irréguliers, dans cette zone, augmente. « Depuis le 30 septembre, les forces auxiliaires ont installés une base permanente, sur la placette qui donne accès à la forêt, où était installé MSF à l’époque où elle intervenait au Maroc », rapporte-t-il. Mardi 8 octobre, une seconde base a été installée, « près de la source où les migrants viennent s’approvisionner », précise Stéphane Julinet. Régulièrement, des dizaines d’entre eux sont interpelés et éloignés de la frontière espagnole en direction d’Oujda.

Témoignage de l'un des colocataires de Moussa
http://youtu.be/W6eGY3OTmq0

http://www.yabiladi.com/articles/details/20202/chasse-migrants-repris-maroc-subsaharien.html

samedi 30 mars 2013

CONSÉQUENCES DES VIOLENCES POLICIERES lors de la visite de Christopher Ross à El Aaiun

Par Lamina Halab, 26/3/2013
Liste provisoire des blessés, violations de domiciles et d’autres détails sur les conséquences de la sauvage répression des autorités d’occupation marocaines contre les citoyens sahraouis, pendant la visite de Christopher Ross, envoyé personnel du Secrétaire Général de l’ONU à la ville d’El Aaioun, capitale du Sahara Occidental.


  • · l’activiste Abdel Karim Mberkat
  • · le défenseur des droits de l’homme Hasanna Duehi
  • · le défenseur des droits de l’homme  Sidi Mohamad Dadach
  • · l’activiste sahraouie Mena Ba Ali
  • · l’activiste sahraouie Sultana Jaya
  • · l’activiste sahraouie Dagja Lachkar
  • · l’activiste sahraoui Bchiri Ban Talab
  • · l’activiste sahraoui Sidi Mohamad Aluat
  • · l’activiste sahraoui Dafa Walad Ali Walad Bachir
  • · l’activiste sahraoui Luali Lahsen
  • · l’activiste sahraouie Leila Alili
  • · l’activiste sahraouie Galia Jumani
  • · l’activiste sahraoui Said Ljer Fia
  • · l’activiste sahraoui Alhasan Dalil
  • · l’activiste sahraoui Ahmad Babu
  • · l’activiste sahraouie Mbarka Alina
  • · la citoyenne sahraouie Aziza Lahnafi Butabaa
  • · la citoyenne sahraouie  Almaluma Almahdi Milad
  • · le citoyen sahraoui Mohamad Jar
  • · l’activiste sahraouie Salam Anumri
  • · la citoyenne sahraouie  Afraiak Hadhum
  • · le citoyen sahraoui Abdallahi Sbai
  • · la citoyenne sahraouie Halab Fatimatu
  • · la citoyenne sahraouie Salma Limam Isalmu
  • · la citoyenne sahraouie Ahdidhum Mant Laroussi
  • · la citoyenne sahraouie Mantu Ban Lgasam
  • · la citoyenne sahraouie  Saduni Ndur
  • · la citoyenne sahraouie  Kalzum Ndur
  • · la citoyenne sahraouie Nguiya Afrik
  • · le citoyen sahraoui Mohamad Abas
  • · la citoyenne sahraouie  Fatma Hemud
  • · la citoyenne sahraouie Yahdiha Hemud
  • · la citoyenne sahraouie Salka Talbi
  • · la citoyenne sahraouie Fala Chtuki
  • · la citoyenne sahraouie Kabara Babait
  • · la citoyenne sahraouie Zuleja Sueyah
  • · le citoyen sahraoui Brahim Ali Chej
  • · le citoyen sahraoui Salmu Bara
  • · la citoyenne sahraouie  Lgalia Rgebi
  • · la citoyenne sahraouie Aziz Bu-hala
  • · le citoyen sahraoui Ali Lmam
  • · le citoyen sahraoui Hafad Ali Fal

ENLEVEMENTS ET DETENTIONS ENREGISTREES:
- 9 cas d’enlèvements de citoyens sahraouis qui ont été torturés et jetés d’une manière sauvage en banlieue de la ville d’El Aaioun.

LES TYPES DE TORTURES QU’ON A PRATIQUEES SUR LES CITOYENS SAHRAOUIS:
  • · Abus sexuels contre les citoyennes sahraouies
  • · Piqure avec du contenu inconnu
  • · Tirer les cheveux
  • · Coups avec du matériel pointu sur la tête ainsi que sur le foie
CAS DE PILLAGES DES MAISONS SAHRAOUIES:
- 2 cas; le premier à la maison de la famille Taglabut et le deuxième à la maison de la famille Hafdalla.

LES ZONES OU ONT EU LIEU LES MANIFESTATIONS:
- Manifestations en 4 points différents d’El Aaioun occupé, dans lesquels se trouve le quartier de Matalla.
BLESSES QUI ONT ETE REFUSES LA ASSISTANCE MÉDICALE:
- 15 cas

VÉHICULES DE LA MINURSO QUI ONT ÉTÉ SUR LE LIEU OU SE DÉROULAIENT LES MANIFESTATIONS ET QUI ONT PU OBSERVER CE QUI SE PASSAIT:
- Présence constante de 5 véhiculs de la MINURSO.

RÉSULTATS DE LA PERTE MATERIEL CHEZ LES SAHRAOUIS A CAUSE DES BRUTALES INTERVENTIONS DES AUTORITES MAROCAINES:
- dégât d’un Café de propriété sahraouie dans la rue Bir Ajdid et le vol de 7 téléphones portables de propriétés sahraouies.
(Traduction WSHRW)

vendredi 30 novembre 2012

Younes Derraz a retrouvé son policier-voleur

Par Salah Elayoubi, 


L’activiste Younes Derraz jeté par terre par les policiers et le policier-voleur qui s’enfuit avec le butin. C’était lors de la manifestation du du 23 août 2012 (Photo DR) !
Qui n’a pas assisté à la première partie de la confrontation entre forces de l’ordre et militants du vingt février,  le dimanche 18 novembre, où il s’agissait de dénoncer l’enveloppe budgétaire du palais royal, aura raté un grand moment d’hilarité.

Afin de prévenir tout rassemblement devant le parlement, les policiers avaient fait de la prévention une priorité. Tous les rassemblements de plus de deux personnes ou ceux  des militants connus devaient être dispersés.
Sur la terrasse du BALIMA, le célèbre hôtel, le gérant, obéissant aux instructions de la maréchaussée, n’ a dressé qu’un minimum vital de tables et de chaises. La curiosité de nos compatriotes étant légendaire,  les autorités redoutaient de laisser derrière elles les témoins gênants de leurs exactions et de leur sauvagerie habituelle.
La scène s’ouvre sur cinq militants debout,  à l’ombre des splendides frondaisons des « Ficus Benjamina » de la terrasse du BALIMA. On reconnaît Younes Derraz et Hamza Mahfoud, entourés de trois autres militants inconnus. Un officier de police en grand uniforme s’approche, le talkie-walkie  crachotant. Il ordonne sèchement aux quatre militants de se disperser. On l’entend crier avec la délicatesse qui sied à notre police.
-         «  Sir Bhalek ! Yalla oua sir bhalek ! »
L’un des militants ne se le fait pas redire. Il bat en retraite. Impassible, Younes ne bouge pas. Hamza esquisse un mouvement de rotation puis se ravise. Le pandore qui devient carrément menaçant s’avance alors vers Younes. Pour toute réponse celui-ci, d’un calme olympien, a ces mots :
-         « Tu te souviens de moi ? »
   La conversation prend des allures surréalistes :


Younes Derraz affrontant le policier-voleur (Photo prise d’écran
« Non qui es-tu ? » demande le policier devenu  soudain prudent.

-         « Je suis celui à qui tu as pris le sac l’autre jour à la manifestation ! »
-         «  Non, non non ! tu dois faire erreur ! »
-         «  Si si ! insiste Younes,  j’ai même la photo ! Ne pourrais-tu me le rendre, à présent ?  »
Le policier qui bombait le torse jusque-là, histoire de distiller la peur, perd alors toute contenance. Il a la visière qui le démange. Il la gratte, soulève sa casquette pour s’aérer le front qui transpire. Plus question d’avancer, mais plutôt de battre en retraite, en se drapant d’un semblant de dignité. L’officier se retourne. Il aperçoit la caméra qui a tout saisi. Il est abattu !
-         «  Non non non tu te trompes ! »
Younes enfonce le clou, alors que le pandore pivote sur lui-même pour battre gentiment en retraite :
-         «  Tu vas me le rendre ? Dis ! »
-         «  Non non ! Tu fais erreur, ce n’est pas de moi qu’il s’agit ! »
-         « Si si ! Ta photo est parue dans les journaux »
Vidé de toute substance, l’homme en uniforme décide de tourner les talons, alors que Younès continue de le titiller et lui rappeler les faits qui ont valu à l’intéressé sa célébrité. Le bonhomme se retourne encore une fois et soulève la casquette qui lui enserre décidément bien trop fort la tête. Un dernier coup d’œil aux militants qui se sont regroupés, confortés par la confusion qu’ils ont semée dans l’esprit du voleur de sac.
Hamza  intervient à son tour, pour réclamer le retour de la musette. Espiègle et rieur, il lance :
-         «  Ta photo a paru dans les journaux ! elle a même paru dans les journaux français ! Une Chouha 3alamiya ! (Une honte internationale) »
On voit le policier redescendre, penaud, les quatre marches, qu’il avait gravies fièrement quelques minutes auparavant, investi de la mission de terroriser ses semblables. Il marmonne misérablement dans sa moustache.
Une centaine d’yeux ont suivi la scène. La caméra ne le montre pas, mais le policier bat piteusement en retraite, sous les quolibets des militants complètement hilares. Les  consommateurs et les quelques policiers en tenue d’intervention, médusés n’ont pas perdu une miette du spectacle. Notre homme disparaît en se grattant le derrière.
- «  Nous ne te battons pas de gaieté de cœur ! »


La suite est connue. Une chasse à l’homme impitoyable dans les rues avoisinantes avec des blessures à déplorer dans les rangs des militants. Au passage, quelques citoyens qui se trouvaient, par inadvertance,  sur la route de la charge policière, subiront également les foudres de la répression. Hamza s’en tirera avec de graves écorchures à la jambe ainsi que des contusions multiples qu’il doit, en partie à l’esprit revanchard du représentant du désordre, le policier-voleur !
Blessures au pied de l’activiste Hamza Mahfoud (Photo prise d’écran)
Salah Elayoubi
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=23108http://www.demainonline.com/?p=23108
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Le Maroc de "la force imbécile"
Cet homme sur la photo est un tortionnaire attitré ! A chaque manifestation qui se déroule dans la capitale ou les environs, il est de la partie. 
Ici, on le voit gifler violemment Hamza Mahfoud et lui maintenir la tête baissée, alors que l'officier de police lui assène des coups de talkie-walkie sur l'épaule et le crâne ! 
Sur le cliché de gauche, il contemple son oeuvre, après avoir participé à la bastonnade de Younes Derraz.
Les deux photos ont été prises, lors de la parodie de l'allégeance face au parlement !
Pourtant rien dans ses fonctions n'oblige cet ignoble individu, ce suppôt de la torture à procéder ainsi, son rôle devant se limiter à donner des ordres à ses forces auxiliaires !
Le peuple se souviendra !!!!
Cet homme sur la photo est un tortionnaire attitré ! A chaque manifestation qui se déroule dans la capitale ou les environs, il est de la partie.
Ici, on le voit gifler violemment Hamza Mahfoud et lui maintenir la tête baissée, alors que l'officier de police lui assène des coups de talkie-walkie sur l'épaule et le crâne !
Sur le cliché de gauche, il contemple son oeuvre, après avoir participé à la bastonnade de Younes Derraz.
Les deux photos ont été prises, lors de la parodie de l'allégeance face au parlement !
Pourtant rien dans ses fonctions n'oblige cet ignoble individu, ce suppôt de la torture à procéder ainsi, son rôle devant se limiter à donner des ordres à ses forces auxiliaires !
Le peuple se souviendra !!!!

mercredi 28 novembre 2012

Condamnation de la répression sauvage à l’encontre des militantEs,

Par Mouvement du 20 Février,( Coordinations de Paris/ ile-de-France, Bruxelles et Lille ) : 


Condamnation de la répression sauvage à l’encontre des militantEs, lors du rassemblement pacifique en face du Parlement le dimanche 18 novembre 2012 contre le budget colossal attribué à la monarchie au Maroc

Le dimanche, 18 novembre 2012, un rassemblement a été appelé par le mouvement du 20 février au Maroc, devant le parlement marocain pour dire NON au budget colossale attribué annuellement à la monarchie pour couvrir leurs énormes dépenses au moment où le peuple marocain, affamé, est appelé à se serrer la ceinture et se voit augmenter le prix de l’essence, des produits alimentaires, etc…Ce fut l’occasion de dire STOP aussi aux parlementaires, sans scrupules, qui votent un projet de finance sans avoir le courage de l’examiner minutieusement, ni même le discuter car ils le votent sans même oser regarder le montant.

Face à cette mobilisation, le pouvoir a peur, réprime, intimide, interdit, et porte atteinte aux libertés fondamentales, en totale violation de toutes les conventions que l'Etat marocain a signé, et de la constitution qu’ils nous ont attribué. Les policiers recourent à des méthodes de répression sauvage contre les manifestants pacifiques: ils leur assènent des coups de matraques sur le crâne, et les rouent de coups de pied, sans distinction aucune. Les manifestants, eux, sont restés profondément pacifiques.

Depuis des siècles le peuple marocain, supporte un coût exorbitant de la monarchie généré, notamment, par le train de vie, le faste qui la caractérisent et les dépenses à des fins privées du roi, en plus du monopole assuré dans les secteurs stratégiques de l’économie qui nuit gravement à la santé économique de notre pays. Hélas, dans un pays où la monarchie est très puissante, avec une logique de prédation, le fait de procéder à un examen minutieux de la plus importante des lois de la législature, est une mission impossible même si elle engage les deniers de tout un peuple, Nos politiques restent impuissants et aucun parlementaire ne se risquerait à contester le budget de la monarchie car il encourt la disgrâce royale. Dans cette configuration la monarchie fait un usage patrimonial de l’Etat et considère le parlement comme une propriété privée, dans un climat pareil, l'arbitraire se fait roi et vice versa.

Face à cette répression sauvage, le Mouvement du 20 Février,( Coordinations de Paris/ ile-de-France, Bruxelles et Lille ) :

· Salue le courage des militantEs à contester bravement et dignement contre cette énorme allocation budgétaire, injustifiable et impardonnable,
· Condamne cet acte sauvage de la machine répressive de l’Etat marocain et dénonce l’oppression du régime marocain pour étouffer les voix libres,
· Exprime les vives inquiétudes que lui inspire l’évolution de la situation politique au Maroc,
· Apporte son soutien aux revendications du mouvement du 20 février au Maroc pour la liberté, la dignité, l’égalité et la justice sociale,
· Interpelle l’opinion publique nationale et internationale sur la dégradation des droits humains au Maroc, et
· Appelle toutes les organisations démocratiques à exprimer leur solidarité avec les victimes des violations des droits humains au Maroc.

mercredi 21 novembre 2012

Répression contre la manifestation au sujet du budget faramineux alloué au roi

Mohammed Belmaïzi , AMDH Bruxelles, 20/11/2012
Maroc

Communiqué
Répression contre le droit de manifester
au sujet du budget faramineux alloué au roi

Aujourd’hui 18 novembre 2012, une manifestation pacifique devant le Parlement à Rabat a été sauvagement réprimée, La police a chargé en visant expressément la Présidente de l’AMDH (Association Marocain des Droits Humains) Khadija Ryadi et le Vice-président Abdelhamid Amine, en tabassant sans répits les militantes et les militants présents au sit-in, causant blessures et sévères traumatismes.

Pourtant la manifestation était programmée sous le registre des droits économiques et sociaux. Selon un communiqué de plusieurs mouvements qui soutiennent « l'appel à manifester le 18 novembre, devant le Parlement marocain, contre le budget attribué au roi, prévu dans le projet de loi de finance de 2013 », c’était un devoir, dans un contexte de crise exacerbée, de dénoncer cette dotation au roi « qui s’élève à 2.576.769.000 Dirhams (L’équivalent de 232.980.922 Euros). Une somme colossale pour un pays dont le taux de pauvreté avoisine les 28% et les indicateurs économiques sont parmi les plus catastrophiques dans la région (chômage, dette publique, enseignement)».

Le Maroc, l’un des pays signataires du « Pacte international relatif aux droits Economiques, Sociaux et Culturels » se trouve dans ce cas précis en flagrante violation des principes les plus fondamentaux qui reconnaissent que « tous les peuples peuvent disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles ».

Il est à enregistrer que l’AMDH, une association de renommée internationale qui œuvre pour l’instauration de l’Etat de Droit, dont les principales personnalités agressées dans ce sit-in par la police marocaine, subit depuis un certain temps violences, intimidations, agressions et menaces.

Nous tenons, en tant que Sections de l’AMDH en Europe, à informer les institutions européennes et la conscience universelle que ces nombreuses violations des droits de l’Homme au Maroc, prouvent que la Constitution continue à mettre entre les mains du roi tous les leviers du pouvoir coercitif et économique, et que l’arbitraire de cet Etat est l’un des obstacles majeurs contre toute ouverture vers l’Etat de Droit, vers la démocratie, le progrès et la prospérité.

Bruxelles 18/11/12 
CP AMDH Bruxelles.



Communiqué

Répression contre le droit de manifester
au sujet du budget faramineux alloué au roi

Aujourd’hui 18 novembre 2012, une manifestation pacifique devant le Parlement à Rabat a été sauvagement réprimée, La police a chargé en visant expressément la Présidente de l’AMDH (Association Marocain des Droits Humains) Khadija Ryadi et le Vice-président Abdelhamid Amine, en tabassant sans répits les militantes et les militants présents au sit-in, causant blessures et sévères traumatismes.

Pourtant la manifestation était programmée sous le registre des droits économiques et sociaux. Selon un communiqué de plusieurs mouvements qui soutiennent « l'appel à manifester le 18 novembre, devant le Parlement marocain, contre le budget attribué au roi, prévu dans le projet de loi de finance de 2013 », c’était un devoir, dans un contexte de crise exacerbée, de dénoncer cette dotation au roi « qui s’élève à 2.576.769.000 Dirhams (L’équivalent de 232.980.922 Euros). Une somme colossale pour un pays dont le taux de pauvreté avoisine les 28% et les indicateurs économiques sont parmi les plus catastrophiques dans la région (chômage, dette publique, enseignement)».

Le Maroc, l’un des pays signataires du « Pacte international relatif aux droits Économiques, Sociaux et Culturels » se trouve dans ce cas précis en flagrante violation des principes les plus fondamentaux qui reconnaissent que « tous les peuples peuvent disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles ».

Il est à enregistrer que l’AMDH, une association de renommée internationale qui œuvre pour l’instauration de l’Etat de Droit, dont les principales personnalités agressées dans ce sit-in par la police marocaine, subit depuis un certain temps violences, intimidations, agressions et menaces.

Nous tenons, en tant que Sections de l’AMDH en Europe, à informer les institutions européennes et la conscience universelle que ces nombreuses violations des droits de l’Homme au Maroc, prouvent que la Constitution continue à mettre entre les mains du roi tous les leviers du pouvoir coercitif et économique, et que l’arbitraire de cet Etat est l’un des obstacles majeurs contre toute ouverture vers l’Etat de Droit, vers la démocratie, le progrès et la prospérité.

Bruxelles 18/11/12
CP AMDH Bruxelles.
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lundi 3 septembre 2012

KENITRA : SOYONS PRÉSENTS À LA NOUVELLE AUDIENCE DES ÉTUDIANTS LE 10 SEPTEMBRE

 Par Samira Kinani, 3/9/2012

SOUVENEZ-VOUS DES ÉTUDIANTS DE KENITRA - NOUVELLE AUDIENCE LE 10 SEPTEMBRE : SOYONS-Y !!!

Je vous rappelle un peu les évènements: mi-mars, les étudiantEs de l’UNEM organisaient des manifs, des sit-in pour des revendications syndicales, somme toute, très simples : amélioration de la qualité de services : buvette, bibliothèque (pas assez de tables ni de chaises) , eau devenue imbuvable, droit de visite au sein de la cité aux non résidents....
Le 27/3 après un sit in spécialement réussi, Abderrazak Ajou9a sortit de la cité, il fut poursuivi, arrêté, sauvagement battu puis jeté, évanoui, devant la cité , récupéré par ses camarades, qui essayèrent tant bien que mal de le réanimer devant le refus de l’ambulance de venir, malgré les appels des étudiants, il ne fut transporté à l’hôpital que le lendemain, par taxi, le médecin refusant de lui fournir un certificat médical. Nouvelle manif de colère des étudiants, des escarmouches avec la police...

Le lendemain, une descente impressionnante des forces de la répression, porte de la cité enfoncée par bulldozer, et c 'est la répression pure et simple, vols d'ordinateurs et tel , harcèlement sexuel des étudiantes, la totale, comme ce qu'on a vu à Larache, à Ifni, à Taza... Même comportement sauvage et malheureusement impuni de ceux qui sont censés être des gardiens de l'ordre..

.61 étudiantEs arretêEs cette nuit du 28 mars, 48 seront libérés après avoir goûté l’hospitalité sinistrement célèbre de nos commissariats, 13 seront poursuivis:11 en prison et deux filles en liberté provisoire..et depuis ils croupissent en prison, la prochaine audience aura lieu le 10 septembre, un sit in de solidarité est prévu devant le tribunal.

soyons là pour que jamais ça ne se reproduise
soyons là pour qu'on obtienne ne serait ce qu 'un semblant de droit
soyons là parce qu'aucun être humain ne mérite ça
soyons là pour crier haut et fort WA BARAKA

nb:à Kenitra la répression est toujours de mise contre tout ce qui bouge, souvenez vous les sit in du Mouvement 20 février

samedi 11 août 2012

Communiqué de l'Association Sahraouie des Victimes des Violations Graves des Droits Humains Commises par l'Etat Marocain

(A.S.V.D.H)
Président: Mr. Brahim DAHANE.                                         Vice-présidente: Mme. Elghalia DJIMI
E-mail: brahimabde@gmail.com                                                         E-mail: elghaliadjimi@yahoo.fr
Tél: +212 657886476                                                                           djimi.elghalia84@gmail.com
                                                                                                                     Tél: +212 66 05 14 35

Association Sahraouie
des Victimes des Violations Graves des Droits Humains Commises par l’Etat Marocain
A S V D H
Communiqué
À l’occasion de ce 9 août, Journée Internationale des Peuples Autochtones, l'ASVDH adresse ses meilleurs vœux à tous les peuples autochtones à travers le monde et exprime sa préoccupation totale à l’égard de la série de violations touchant des droits du peuple sahraoui dans les territoires occupés.
Créée le 7 mai 2005 et toujours en attente d’enregistrement par le gouvernement marocain, l'ASVDH suit avec rigueur et attention la situation des droits de l'homme au Sahara Occidental.
L'ASVDH souligne l'ampleur des violations commises contre les civils sahraouis sur leur terre et attire l’attention sur les violations de leurs droits politiques et civils, mais aussi de leurs droits économiques et socioculturels.
Depuis le 21 mai 2005, dans plusieurs villes du Sahara Occidental et au Maroc, les Sahraouis sortent régulièrement dans la rue pour des manifestations pacifiques de revendication du respect du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui. Les forces de police, forces auxiliaires marocaines ont répondu par une répression sauvage et brutale contre les manifestants et perpétré de graves violations des droits humains. Résultat : des centaines de Sahraouis blessés, torturés, jetés dans les prisons marocaines et 17 portés disparus.
En contravention de l’article 29 de la Convention relative aux Droits de l’Enfant et de l’article 5 de la Déclaration de l’UNESCO sur la diversité culturelle, les Sahraouis n’ont accès à l’école qu’à l’histoire officielle du Maroc, et rien ne leur est enseigné de leur propre histoire, ni transmis de leur culture.
Dans le désert, les mines antipersonnel et autres restes de guerre, les interdictions marocaines mettent en péril la vie nomade et traditionnelle des Sahraouis. Vivre dans le désert, transmettre les connaissances autochtones ancestrales n’est pas possible.
Les Sahraouis ne peuvent d’autre part pas enregistrer leurs enfants à l’état civil sous le prénom qu’ils souhaitent, en particulier des prénoms hassani composés.
Les droits socio-économiques des Sahraouis sont quotidiennement violés dans ce territoire riche en ressources naturelles. Selon le droit international, le peuple sahraoui doit être entendu sur les activités économiques qui se déroulent dans son pays, il doit y consentir et en bénéficier. Mais le Maroc n'a jamais consulté les Sahraouis qui ne sauraient consentir, et les bénéfices découlant de l'exploitation des ressources naturelles vont au gouvernement, aux entreprises du Maroc, et de pays complices.
Le pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental est en connexion avec le changement démographique dans la partie occupée du territoire, du fait de l'introduction massive de colons en provenance du Maroc. La population de colons est aujourd'hui plus importante que la population autochtone sahraouie.
En cette journée dédiée aux peuples autochtones
L’ASVDH réitère sa demande à l’ONU d'élargir le mandat de la MINURSO à la surveillance des droits humains dans le Sahara Occidental, pour en protéger activement le peuple autochtone.
Et demande au gouvernement marocain de respecter les droits culturels du peuple du Sahara Occidental, et dénonce les mesures coercitives menées contre la promotion de la culture sahraouie, et le détournement de certains de ces aspects en un pâle folklore au service de la colonisation.
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ASVDH, Sahara Occidental, 09  Aout 2012

الجمعية الصحراوية
لضحايا الانتهاكات الجسيمة لحقوق الإنسان
المرتكبة من طرف الدولة المغربية
A S V D H
بيـــــــــــــــان
العيون- الصحراء الغربية
09 -08- 2012
بمناسبة اليوم العالمي للشعوب الاصلية ، الذي يصادف التاسع من اب اغسطس  ، تتوجه الجمعية باطيب متمنياتها للشعوب الاصلية في كل بقاع العالم ، وتعبر عن انشغالها الكامل فيما يتعلق بسلسلة الانتهاكات التي تطال حقوق الشعب الصحراوي بالمناطق المحتلة.
منذ تاسيسها بتاريخ السابع من ايار مايو 2005 وفي انتظار تسلمها الوصل من طرف السلطات المغربية واكبت الجمعية باهتمام وجدية اوضاع حقوق الانسان باقليم الصحراء الغربية  .
حاولت الجمعية تسليط الضوء حول الانتهاكات المرتكبة بحق المدنيين الصحراويين  داخل وطنهم الام ، واثارت الانتباه ليس فقط حيال الحقوق المدنية والسياسية بل ايضا الاقتصادية والثقافية والاجتماعية .
تعيش مدن الصحراء الغربية وجنوب المغرب منذ 21 ايار مايو 2012 مظاهرات سلمية للمطالبة باحترام حق تقرير المصير تتم مواجهتها من طرف الشرطة والقوات المساعدة والخاصة بعنف همجي والنتيجة مئات الجرحى ، ومن تعرضوا للتعذيب ، واخرين زج بهم في السجون المغربية و17 مختطفا مجهولا للمصير .
خلافا للفقرة 27 من المعاهدة المتعلقة بحقوق الطفل والفقرة الخامسة من اعلان اليونسكو حول التنوع الثقافي يلج الصحراويين المدارس مرغمين على قراة التاريخ الرسمي للمغرب حيث لا يسمح لهم بدراسة تاريخهم ولا ثقافتهم .
الالغام المضادة للافراد ومخلفات الحرب ، والحظر الذي تفرضه السلطات المغربية كل ذلك يمس من الحياة التقليدية  للبدو الذين يفضلون العيش في الصحاري ويجعل نقل معارفهم الاصيلة التي ورثوها عن اسلافهم غير ممكن.
في جانب اخر لايستطيع الصحراويون تسجيل ابنائهم بالاسماء التي يختارونها بالحالة المدنية بخاصة الاسماء الحسانية المركبة .
حقوق الصحراويين  السوسيواقتصادية تنتهك هي الاخرى في ذاك الاقليم الغني بموارده الطبيعية . بحسب القانون الدولي فانه يجب استشارة الشعب الصحراوي حول الانشطة الاقتصادية التي تجري داخل بلده ، تجب موافقته اذن واستفادته . لكن المغرب لم يستشر ابدا الصحراويين  وعائدات استغلال الثروات الطبيعية تذهب الى الحكومة المغربية ومؤسساتها وبلدان متواطئة .
نهب الثروات الطبيعية لاقليم الصحراء الغربية له علاقة بالتغير الديمغرافي داخل المنطقة المحتلة من الاقليم حيث تعمل السلطات المغربية على  اغراق المنطقة بالمستوطنين القادمين من المغرب . ان ساكنة الاقليم اليوم تعد اكثر من الساكنة الاصلية .   
بمناسبة هذا اليوم العالمي المخصص للساكنة الاصلية توجه الجمعية الصحراوية نداءها الى منظمة الامم المتحدة لتوسيع صلاحيات بعثتها للاستفتاء في الصحراء الغربية لتشمل مراقبة حقوق الانسان وحماية الشعب الاصلي .
تطالب الحكومة المغربية باحترام الحقوق الثقافية لشعب الاقليم وتندد بالتدابير القسرية المتخذة ضدا على النهوض بالثقافة الصحراوية ، وتحويلها الى فولكلور باهت يخدم السلطات المغربية . 
الجمعية الصحراوية
لضحايا الانتهاكات الجسيمة لحقوق الإنسان
المرتكبة من طرف الدولة المغربية
 


lundi 30 juillet 2012

Ce que j’ai vu à Bernoussi

 العفاريت والتماسيح والمخلوقات التي لا يعرف أحد أين Par Larbi, 24/7/ 2012

 Sommes-nous en démocratie ? Non, nous sommes au Maroc.

 Faut-il vous le confesser comme si on confessait un horrible crime ? 

Hier j’étais dans la manifestation du mouvement 20 février dans le quartier Bernoussi à Casablanca. Certes le cœur n’y est plus depuis un moment, mais je me fais un devoir d’assister au moins une fois par mois à une manifestation du mouvement. Parce que contrairement à ce que dit ce clown triste et personnage insignifiant faisant office de chef de gouvernement, la demande de réformes politiques est toujours présente et il faut être sourd et aveugle pour l’ignorer. 

Parce que des militants du mouvement dorment toujours derrière les barreaux pour des crimes qu’ils n’ont pas commis. Et parce que le mouvement 20 février, c’est un peu la famille, on n’arrive pas à s’en séparer et il faudrait bien se retrouver de temps en temps pour ne pas laisser la flamme vaciller. 

 Dimanche soir donc, un impressionnant comité d’accueil composé de diverses unités policières était massé au point de départ et attendait les irréductibles du mouvement. A croire que les forces d’ordre n’ont rien d’autres à faire qu’intimider les manifestants. Dans la même journée à Derb Kebir des trafiquants de drogue ont semé la terreur et attaqué les policiers et il faut croire que ces derniers sont venus se rattraper auprès des manifestants. Forts avec les faibles, faibles avec les forts telle est leur ligne de conduite lâche et nauséabonde.

 La manifestation est arrivée à démarrer à la faveur d’un changement de point de départ de dernière minute, prenant les bataillons de force de l’ordre de court. Pendant une heure, on a volé quelques moments de manifestation qu’on savait précaire. Voici Hamza Haddi, jeune du mouvement, sorti de prison il y a à peine trois jours, qui reprenait déjà service et donnait le ton avec abnégation et courage. Pendant une heure on a un peu retrouvé le mouvement qui milite pour un idéal : la dignité et la justice pour tous. Et s’en tient à une ligne de conduite : les actions pacifiques.
 Avec détermination, quand beaucoup d’autres ont renoncé. Avec courage, quand beaucoup d’autres se sont réfugiés dans la lâcheté et le silence. Pour de nobles idéaux, quand beaucoup d’autres ont choisi la médiocrité et la servilité.

 Et soudain les chiens sont lâchés. On n’est jamais préparé à une attaque de police, c’est lâche et soudain une attaque de police, d’autant plus que cette dernière a accumulé une longue expérience répressive. Il y a eu les motards qui essayaient d’écraser des manifestants avec leurs engins rappelant des scènes horribles de chiens lâchés sans laisse. Il y a eu les matraques qui pleuvaient pour chasser les manifestants faisant plusieurs blessés. 

C’est toujours spécial quand des policiers marocains matraquent des manifestants, ils se mettent à la tâche avec ardeur et à bras le corps, comme s’ils avaient un compte personnel à régler avec chaque manifestant. Quelqu’un m’a dit un jour qu’on les laissait toute la journée, exprès, sans repas pour qu’au moment du passage à l’acte ils le fassent avec la rage des affamés. Je me demande si dimanche soir on n’a pas fait exprès de ne pas les laisser rompre le jeune du ramadan. 

 Il y a eu les violents coups de pieds, qui paradoxalement passaient pour un moindre mal. Il y a eu des passants et des vendeurs qui prenaient eux aussi des coups parce qu’ils se trouvaient, là, sur le chemin d’un policier en rage qui a besoin d’atteindre son quota de matraqués.

 Puis il y a ce moment, peu glorieux où l’on se déteste. Ce moment où face aux matraques on commence à courir et à fuir pour ne pas prendre un coup, pour ne pas être interpellé, pour ne pas donner l’occasion à un médiocre élément des forces de l’ordre, ne sachant parler qu’en injures, de nous faire humilier. Ce moment où l’on se déteste parce qu’on se dit, après coup, qu’on aurait pu rester regroupé, résistant aux coups, accueillant les matraques avec dignité. Il y a eu ce moment où on commence à faire le compte, à chercher qui manque à l’appel et à déduire qui a été interpellé et qui est en train d’être ramené en ce moment dans un obscure poste de la police, subir l’arbitraire de la justice. Ce moment où l’on s’appelle pour se rassurer, prendre des nouvelles des disparus, chercher des infos…. 

Il y a eu enfin ce moment où l’on regarde les passants, les yeux dans les yeux. Où l’on lit la peur dans leurs yeux, elle se lit très bien la peur dans le regard des gens, et l’on se dit que ceux-là ils ne sortiront jamais manifester après avoir assisté à cette leçon de la politique de la peur. Ainsi apprend-on aux foules à bien se tenir. Ce que j’ai vu à Bernoussi, je ne l’oublierai pas. Il se rajoutera ce que j’ai vu avant à Rabat, à Sbata, à divers moments et endroits pendant un an et demi de manifs.

 Ce que j’ai vu à Bernoussi est révoltant, triste et abject. Et quand on échappe de cette épreuve sans blessure dans le corps, on garde fondamentalement des blessures dans le cœur. Mon dieu, ça en fait des séquelles ! 

 Beaucoup de ceux qui étaient présents hier vous le diront : par une alchimie mystérieuse, et assez paradoxale, on sort de ce genre d’épreuves encore plus fort et encore plus déterminé. Alors oui, à la prochaine manifestation pacifique du mouvement 20 février je sortirai dans la rue sans haine et sans crainte. Et si on est encore réprimé, tant pis, on sortira la fois suivante. Quelque chose est définitivement cassée dans le pays et ce n’est pas la répression qui va la réparer. 

Ils sont sortis manifester pacifiquement, ils ont été jetés en prison
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Un Journaliste tabassé par la police lors de la manifestation du M20F Casa à Bernoussi

Conférence de presse du M20
http://youtu.be/qI9pVhI6Kq0

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