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jeudi 19 février 2015

Le gouvernement britannique appuie les efforts de l'ONU et dénonce l'enlèvement d'enfants sahraouis dans les territoires occupés


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A. Mohamed, 17/2/2015

Le gouvernement britannique appuie les efforts de l'ONU pour l' Autodétermination du peuple sahraoui

Le sous-secrétaire d’État parlementaire britannique des Affaires étrangères, Tobias Ellwood, a réitéré le soutien du gouvernement de son pays aux efforts des Nations unies en faveur d'une solution politique «durable et mutuellement acceptable par les deux parties» garantissant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, a rapporté lundi l'Agence de presse sahraouie. Les représentants du ministère «abordent régulièrement cette question (Sahara occidental) avec leurs homologues dans le monde», a affirmé Ellwood rappelant que les dernières discussions à ce propos ont eu lieu en janvier à New York.
Ellwood a réitéré cette position alors qu'il répondait à une question d'une députée du parti travailliste au Parlement britannique à propos des discussions organisées sur le rôle de la Minurso au Sahara occidental.
Elle a également posé une question sur la situation des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental.

La question des missions de la Minurso refait surface à l'occasion de la visite de l'envoyé personnel du SG de l'ONU, Christopher Ross dans la région.

Un rapport britannique dénonce l'enlèvement d'enfants sahraouis dans les territoires occupés
L'organisation britannique «Adala» a soumis aux Nations unies un rapport sur les violations commises par les forces d'occupation marocaines contre les enfants sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental, a rapporté lundi l'Agence de presse sahraouie (SPS). L'organisation a souligné dans son rapport que les enfants sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental sont victimes d'enlèvements, de tortures et de mauvais traitements par les forces d'occupation marocaines.
La majorité des enfants sahraouis sont enlevés en raison de leur participation aux manifestations réclamant l'autodétermination de leur peuple, a ajouté le rapport qui souligne que les détenus politiques sahraouis dans les prisons marocaines sont victimes de mauvais traitements et de négligence médicale de la part de l'administration pénitentiaire.

mercredi 5 novembre 2014

Une association sahrauie condamne l’enlèvement de six activistes sahraouis

El Aaiun (territoire occupé ) 04 nov 2014 (SPS)  

L’association sahraouie des victimes des violations flagrantes commises par le Maroc a condamné hier lundi  le processus d'enlèvement et de la torture contre des  militants sahraouis de droits de l’homme, selon une source juriste sahraouie.

Les activistes shraouis son : Aluate Sadouni, Hamza Filali, Noureddine Argoubi, Omest Saidi, Khalid rouhi et Mohammed kher  appelant la  solidarité avec eux  ,selon un communiqué publié hier lundi.


 L'association sahraouie a appelé les organisations internationales pour faire pression  sur l'Etat marocain pour arrêter toutes les violations graves commises contre les Sahraouis appelant à l'ouverture d'une enquête sérieuse et responsable appelant  la communauté internationale  à intervenir urgente  pour arrêter les  violations des droits humains au Sahara occidental comisses par les forces d'occupation marocain , rappelant à l'élargissement du mandat de la MINURSO pour inclure la surveillance des droits de l'homme.(SPS).

samedi 30 mars 2013

CONSÉQUENCES DES VIOLENCES POLICIERES lors de la visite de Christopher Ross à El Aaiun

Par Lamina Halab, 26/3/2013
Liste provisoire des blessés, violations de domiciles et d’autres détails sur les conséquences de la sauvage répression des autorités d’occupation marocaines contre les citoyens sahraouis, pendant la visite de Christopher Ross, envoyé personnel du Secrétaire Général de l’ONU à la ville d’El Aaioun, capitale du Sahara Occidental.


  • · l’activiste Abdel Karim Mberkat
  • · le défenseur des droits de l’homme Hasanna Duehi
  • · le défenseur des droits de l’homme  Sidi Mohamad Dadach
  • · l’activiste sahraouie Mena Ba Ali
  • · l’activiste sahraouie Sultana Jaya
  • · l’activiste sahraouie Dagja Lachkar
  • · l’activiste sahraoui Bchiri Ban Talab
  • · l’activiste sahraoui Sidi Mohamad Aluat
  • · l’activiste sahraoui Dafa Walad Ali Walad Bachir
  • · l’activiste sahraoui Luali Lahsen
  • · l’activiste sahraouie Leila Alili
  • · l’activiste sahraouie Galia Jumani
  • · l’activiste sahraoui Said Ljer Fia
  • · l’activiste sahraoui Alhasan Dalil
  • · l’activiste sahraoui Ahmad Babu
  • · l’activiste sahraouie Mbarka Alina
  • · la citoyenne sahraouie Aziza Lahnafi Butabaa
  • · la citoyenne sahraouie  Almaluma Almahdi Milad
  • · le citoyen sahraoui Mohamad Jar
  • · l’activiste sahraouie Salam Anumri
  • · la citoyenne sahraouie  Afraiak Hadhum
  • · le citoyen sahraoui Abdallahi Sbai
  • · la citoyenne sahraouie Halab Fatimatu
  • · la citoyenne sahraouie Salma Limam Isalmu
  • · la citoyenne sahraouie Ahdidhum Mant Laroussi
  • · la citoyenne sahraouie Mantu Ban Lgasam
  • · la citoyenne sahraouie  Saduni Ndur
  • · la citoyenne sahraouie  Kalzum Ndur
  • · la citoyenne sahraouie Nguiya Afrik
  • · le citoyen sahraoui Mohamad Abas
  • · la citoyenne sahraouie  Fatma Hemud
  • · la citoyenne sahraouie Yahdiha Hemud
  • · la citoyenne sahraouie Salka Talbi
  • · la citoyenne sahraouie Fala Chtuki
  • · la citoyenne sahraouie Kabara Babait
  • · la citoyenne sahraouie Zuleja Sueyah
  • · le citoyen sahraoui Brahim Ali Chej
  • · le citoyen sahraoui Salmu Bara
  • · la citoyenne sahraouie  Lgalia Rgebi
  • · la citoyenne sahraouie Aziz Bu-hala
  • · le citoyen sahraoui Ali Lmam
  • · le citoyen sahraoui Hafad Ali Fal

ENLEVEMENTS ET DETENTIONS ENREGISTREES:
- 9 cas d’enlèvements de citoyens sahraouis qui ont été torturés et jetés d’une manière sauvage en banlieue de la ville d’El Aaioun.

LES TYPES DE TORTURES QU’ON A PRATIQUEES SUR LES CITOYENS SAHRAOUIS:
  • · Abus sexuels contre les citoyennes sahraouies
  • · Piqure avec du contenu inconnu
  • · Tirer les cheveux
  • · Coups avec du matériel pointu sur la tête ainsi que sur le foie
CAS DE PILLAGES DES MAISONS SAHRAOUIES:
- 2 cas; le premier à la maison de la famille Taglabut et le deuxième à la maison de la famille Hafdalla.

LES ZONES OU ONT EU LIEU LES MANIFESTATIONS:
- Manifestations en 4 points différents d’El Aaioun occupé, dans lesquels se trouve le quartier de Matalla.
BLESSES QUI ONT ETE REFUSES LA ASSISTANCE MÉDICALE:
- 15 cas

VÉHICULES DE LA MINURSO QUI ONT ÉTÉ SUR LE LIEU OU SE DÉROULAIENT LES MANIFESTATIONS ET QUI ONT PU OBSERVER CE QUI SE PASSAIT:
- Présence constante de 5 véhiculs de la MINURSO.

RÉSULTATS DE LA PERTE MATERIEL CHEZ LES SAHRAOUIS A CAUSE DES BRUTALES INTERVENTIONS DES AUTORITES MAROCAINES:
- dégât d’un Café de propriété sahraouie dans la rue Bir Ajdid et le vol de 7 téléphones portables de propriétés sahraouies.
(Traduction WSHRW)

dimanche 27 janvier 2013

Pas de trêve de noël pour les défenseurs des droits Sahraouis

Publiée le 27/1/2012
 
 Glaimim  : répression d'une manifestation de handicapés
Mardi 25 décembre vers 12.30 pm. Le défenseur des droits des Sahraouis Jamal KRAIDACH a été blessé au niveau du cou lors d'une intervention de la police marocaine contre des manifestants handicapés dans la ville de Glaimim au sud du Maroc.
Jamal KRAIDACH, Sahraoui de 34 ans, filmait la manifestation de ce groupe de personnes porteuses de handicaps qui revendiquaient le respect de leurs personnes et de leurs droits à une place digne dans la société quand un groupe de policiers dirigés par le préfet est intervenu contre lui pour le battre et lui confisquer sa camera.
La manifestation a été dispersée sans ménagement, à l'encontre des droits humains de liberté d'expression et sans considération pour la fragilité physique des manifestants.

El Aaiun occupée: enlèvement de Mohamed Baber
Mardi 25 décembre à 21h, les forces marocaines d'occupation ont enlevé le jeune activiste Mohamed BABER 20 ans, après une manifestation organisée par des Sahraouis dans le quartier El Aaouda à El Aaiun. Les manifestants revendiquaient le droit à l'autodétermination du peuple Sahraoui. Mohamed Baber est un jeune connu pour son grand courage.
La patrouille d'au moins huit hommes qui l'a arrêté l' a conduit  à la préfecture de police, quartier Soug Jaj, oú il y est retenu depuis 15h, sans que, au moment de l'écriture de ce communiqué, il soit possible d'avoir des informations sur son compte.

Où sont les jeunes Sahraouis  séquestrés depuis 7 ans par le Maroc ?
7 ans après l'enlèvement de leurs enfants, les mères des 15 jeunes Sahraouis disparus le 25 décembre 2005 demandent toujours que leurs sorts soient révélés.
Hier après-midi lors de leur rencontre 7 ans jour pour jour après l'enlèvement, les familles ont redit que, selon une source crédible dont elles taisent le nom pour sa sécurité, le groupe des disparus à été enlevé quelques instants après leur embarquement par la gendarmerie royale et la marine royale, et a été ensuite emporté vers une direction inconnue pour interpellation.
Les familles ont déposé plainte auprès du procureur général du roi à la cour d'appel de El Aaiun occupée, le 22 février 2006, sans avoir à ce jour jamais reçu de réponse.
Elles en appellent aux autorités marocaines pour dévoiler la réalité sur les disparitions de leurs enfants et qu'ils soient relâchés immédiatement sans condition.

Morts dans la traversée
Ce triste anniversaire intervient alors que le 17 décembre 2012, on apprenait que des jeunes Sahraouis partis de Sidi Ifni avaient disparu en mer au large des côtes des Canaries vers où ils essayaient de fuir, après que leur bateau ait été heurté par la police espagnole en pleine nuit. Le bilan définitif des morts n'est pas encore connu.
De nombreux jeunes Sahraouis des territoires occupés ou de la zone du sud du Maroc, mais aussi des jeunes Marocains, cherchent à fuir -et bien souvent au prix de leur vie- la situation économique catastrophique imposée par le royaume sur les territoires occupés et sur leur propre terre, ainsi que le système de répression totalitaire qui y règne.

mercredi 28 novembre 2012

Aminatou Haidar : grave situation des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés, enlèvements



 La militante sahraouie des droits de l'homme, Mme Aminetou Haidar, a affirmé mardi, dans un entretien à l'APS que la situation des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés, "restait intenable", soulignant que les autorités marocaines continuaient de réprimer les citoyens sahraouis à chaque action de revendication de leurs droits.
"La situation dans laquelle vivent les populations sahraouies dans les territoires occupés est dramatique, voire intenable", a indiqué Mme Haidar qui a déploré le fait que ces populations subissaient une répression "féroce" toutes les fois qu'elles protestaient pacifiquement pour que leur soient restitués leurs droits.
Selon cette militante sahraouie des droits de l'homme, qui venait de recevoir la citoyenneté d'honneur de deux municipalités italiennes de la province de Florence, chaque jour, et en dépit de cette répression, les Sahraouis manifestent contre l'occupation de leurs terres et le pillage de leurs ressources naturelles par le Maroc et ses alliés occidentaux.
"Je peux affirmer en tant que militante des droits de l'homme qui a été plusieurs fois arrêtée, emprisonnée, torturée et maltraitée, que les autorités marocaines d'occupation n'hésitent pas, à tout instant, à recourir à la force pour faire taire toutes les voix qui dénoncent l'état déplorable dans lequel sont assignés les citoyens sahraouis", a affirmé, Mme Haidar, à propos de la situation prévalant dans les territoires occupés.
C'est ainsi qu'elle a déploré le fait que "le Maroc poursuit sans relâche, sa politique de déni flagrant de ces droits", malgré les nombreux rapports des ONG internationales, des observateurs occidentaux indépendants et des médias internationaux libres faisant état de violations systématiques des droits civiques, politiques, économiques, sociaux et culturels des populations sahraouis .
"Les autorités d'occupation bénéficient de la complicité de pays occidentaux et européens intéressés par le pillage de nos ressources naturelles", a-t-elle noté.
En dépit des appels répétés à la libération des prisonniers politiques sahraouis, des actions de protestations de ces derniers dans les geôles marocaines, a poursuivi Mme Haidar, les autorités d'occupation continuent de maintenir les militants sahraouis pour l'indépendance et militants des droits humains sahraouis dans les prisons, parfois sans jugement.
Abondant dans le même sens, elle a souligné que le gouvernement marocain "se tait sur le sort des nombreux sahraouis portés disparus pour avoir revendiqué le droit du peuple sahraoui à la liberté et l'indépendance".
"Non seulement les autorités d'occupation s'en prennent férocement aux  activistes sahraouis dans les territoires occupés, mais ils font payer leurs enfants et leurs familles", a-t-elle encore dénoncé.
Pour illustrer le climat de répression régnant dans les territoires occupés, Mme Haidar a cité son cas particulier, affirmant qu'elle-même, elle avait subi cette répression, puisque, a-t-elle expliqué, pour la punir, à cause de son combat pacifique pour faire respecter les droits de l'homme au Sahara Occidental, l'occupant et les colons marocains maltraitent sans arrêt, sa fille, dans la rue, à l'école, en un mot partout où elle se trouve.
Elle a ainsi affirmé que les forces marocaines de répression "n'ont pas cessé leur brutalité" contre les protestataires sahraouis, jeunes, hommes, femmes, personnes âgées, même lors de la récente venue d'une personnalité internationale connue, à savoir l'Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara occidental, M.Christopher Ross.
Ce jour-là, a-t-elle dit, "j'ai échappé à un assassinat à l'arme blanche après avoir rencontré M. Ross", précisant que des inconnus l’avaient séquestrée avec sa fille dans son domicile.
"Pour n'avoir pas réussi leur attentant contre ma personne, ils ont détruit mon véhicule", a-t-elle ajouté.
Elle a déploré, dans le même contexte, le fait que "le Maroc jouit de l'impunité", et ce, a-t-elle dit, malgré qu'aujourd'hui avec l'Internet et via les réseaux sociaux, la vérité tant cachée sur la situation dans les territoires occupés est portée, chaque jour, devant l'opinion internationale.
La militante sahraouie des droit de l'homme a tenu, par ailleurs, à s'adresser au peuple marocain qu'elle a qualifié de "peuple frère", en l'assurant que le peuple sahraoui "n'est pas contre lui".
"Le peuple et le gouvernement sahraouis s'opposent au régime marocain et à sa politique d'occupation de nos terres", a-t-elle précisé, ajoutant que le peuple marocain, lui-même, a le droit de vivre en paix et en démocratie.
Elle a lancé, en outre, un appel à la communauté internationale et notamment, les pays européens pour faire pression sur le gouvernement marocain afin qu'il mette fin à l'occupation des terres du Sahara Occidental et aux violations des droits du peuple sahraoui.
"Que les pays occidentaux sortent de cette inertie quand il s'agit de la cause sahraouie, qu'ils cessent leur politique de complaisance envers le gouvernement marocain qui maintient la main-mise sur nos terres et nos ressources naturelles", a déclaré Mme Haidar.
"J'appelle le monde à prendre conscience que le peuple sahraoui a été le premier peuple arabe à avoir déclenché +le printemps arabe+ en octobre 2010, en organisant le camp de la liberté que les forces marocaines de répression avaient démantelé en novembre 2010, par la force, tuant nos frères sœurs et enfants, emprisonnant d'autres, torturant des dizaines de manifestants", a-t-elle poursuivi.
Mme Haidar a enfin expliqué que le règlement du problème sahraoui aura des conséquences "positives" sur la stabilité de la région. (SPS)
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  Enlèvements de 3 Sahraouis, une nouvelle méthode de terreur ?

 EM , 27/11/2012

Des agents de la direction nationale de surveillance des territoires (DST), en tenues civiles, ont envahi trois maisons sahraouies de la ville d'El-Aaiun occupée et enlevé trois citoyens sahraouis avant de les conduire vers une destination inconnue.
 
Hier samedi 24 novembre à 5 du matin, un commando a envahi, sans mandat de perquisition, la maison du citoyen sahraoui Baba Brahim Mohamed Mouloud, 29 ans, chômeur, dans le quartier Ina'ach dit Moulay Rachid tranche 1. 


Dans le même temps un autre commando a enlevé de la même façon le citoyen Moukhtar Saika, 40 ans, chauffeur de taxi, dans sa maison rue Sidi Boujida, quartier Zemla. 


Le troisième enlevé par une autre équipe et selon la même méthode est  Mohamed Salem Khaya, 27 ans, marié, père d'une fille, électricien automobile, dans sa maison rue Chrif Il Idrissi, quartier Zemla. 


Certaines sources font état de l'enlèvement dans le quartier Mezouar, d'un quatrième homme, ouvrier dans une entreprise de construction, sans que cela soit confirmé actuellement.
Il ne semble pas que les 4 hommes ont des liens particuliers entre eux, selon les informations des familles.

Dans l'après midi du samedi, l'agence officiel de presse marocaine a annoncé dans une dépêche le "démantèlement d'une cellule spécialisée dans l'embrigadement de jeunes marocains imprégnés des idées d'«Al-Qaïda» pour les envoyer au Sahel", avec des arrestations à Casablanca, Nadour, Kala Seraghna, Gercif et El Aaiun.
Etant donné la grande proportion de colons marocains subventionnés pour venir habiter au Sahara Occidental et le peu de lien entre les populations sahraouies et marocaines, l'information ressemble à une opération de propagande étatique, dont la MAP est usuelle.

Interrogées au sujet du rapport à la religion des 3 hommes, les familles ont témoigné d'une pratique modérée, comme l'est la pratique sahraouie, et ont assuré qu'ils n'avaient pas changé de comportement les derniers mois ou années.

Ce n'est pas la première fois que les autorités marocaines veulent faire croire à la participation de citoyens sahraouis à des actions de terrorisme islamique.


En mars 2010 les autorités marocaines ont enlevé Mohamed DAIHANI, un jeune Sahraoui, et ont essayé de le forcer à travailler sous leurs ordres pour accomplir “au nom d’Al-Qaïda et du Polisario” des actes terroristes à El-Aaiun, la capitale occupée du Sahara Occidental.
Le but de l'opération était d'associer le Polisario au terrorisme et de dénigrer la lutte pacifique de la résistance sahraouie. Arrêté après avoir disparu, Mohamed DAIHANI a été condamné à dix ans de prison ferme.

EM, Sahara Occidental
El Aaiun occupé, 25 novembre 2012
 

lundi 12 novembre 2012

Arrestation à Taghza et enlèvements à M'Rirt ...et leur libération !

Par AMDH Paris IDF Association Marocaine des Droits Humains - 12/11/2012
Urgent : arrestation du président de la section locale de l'Association Marocaine pour les Droits Humains (AM. 
La police judiciaire a procédé en cette matinée du 12 novembre 2012 à l'arrestation du camarade Mohammed Mftouh président de la section locale de l'AMDH. Une dizaine d'éléments des forces de l'ordre ont été aperçus au moment de son arrestation. Celle-ci a eu lieu sur son lieu de travail à Taghza.
Nous ignorons pour le moment la raison de cette arrestation.

Nous venons également d'apprendre à l'instant l'arrestation de deux autres militants et qui sont:
Chafiq Diane: président de la section locale de l'association nationale des diplômés chômeurs (à Mrirt).
Mohamed Zourar : membre de la section locale de l'association nationale des diplômés chômeurs (à Mrirt).
A titre d'information, l'AMDH avait organisé la veille au soir un sit-in à Mrirt en solidarité avec les travailleurs de Jbel Aouam, décédés dans une mine au sein de cette localité du fait de l'absence des conditions sanitaires et de sécurité. Trois travailleurs ont déjà péri en l'espace de moins d'un mois.
Nous vous tiendrons au courant dès réception de plus d'informations.
En attendant n'hésitez pas à diffuser autour de vous.
Merci.
 
Par Ali Fkir

Enlèvement de militants à M'rirt suite au sit in organisé le 11 novembre 2012 par l'AMDH (section de M'rirt) en protestation contre le non respect des conditions de sécurité de travail qui a coûté ces dernières semaines la vie à 3 ouvriers aux mines de Jbel Ouam, et de solidarité avec les mineurs.
Les militants solidaires kidnappés illégalement:
- Mohamed Maftouh (président de la section locale de l'AMDH)
- Chafik Diane (Président de la section locale de l'ANDCM)
- Mohamed Zourar (Militant de l'ANDCM)
La répression, l’enlèvement, la torture, l'emprisonnement...c'est le Maroc.
Pas de changement à signaler!
Ali Fkir

مريرت اختطاف مناضلين من طرف الأجهزة السرية
فور وصول خبر اعتقال الرفيق محمد مفتوح الى علم المناضلين انتقلوا الى مقر الشرطة بمريرت للاستفسار حول اسباب الاعتقال ونفت الشرطة خبر وجود الرفيق في مقراتهم مع العلم أن أكثر من 10 عناصر انتقلو الى تيغزى واعتقلوا الرفيق مفتوح وتوصلت اللحظة بخبر اختطاف رفيقين آخرين هم شفيق ديان رئيس فرع الجمعية الوطنية لحاملي الشهادات بمريرت والرفيق زورار محمد عضو الجمعية الوطنية لحاملي الشهادات بمريرت
                                


      عزيز  عقاوي

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Ali Fkir a partagé une photo de Aziz Akkaoui.
تحية عالية لمناضلات و مناضلي الجمعية المغربية لحقوق الانسان بمريرت و خنيفرة
و هنيئا للمناضلين المفرج عنهم بعودتهم لساحة المقاومة
libération des militants AMDH + ANDCM aujourd'hui à khénifra le 12 novembre 2012
 
Libération des militants AMDH + ANDCM aujourd'hui à
 
Khénifra le 12 novembre 2012

mercredi 23 mai 2012

Campagne d'arrestations, d’enlèvements et de condamnations pour museler artistes et meneurs du mouvement

 par Salah Elayoubi, Lausanne, 21/5/2012
 Communiqué numéro 3 du mouvement du 20 février    pour la Suisse

La campagne d'arrestations, d’enlèvements et de condamnations qui s’est amplifiée au cours des semaines écoulées a été orchestrée et menée sur ordre du pouvoir, dans le seul but de museler, prioritairement, les artistes et les meneurs du mouvement, instaurer, accessoirement, la peur, parmi les militants de base et dissuader les autres de poursuivre leur campagne de dénonciation de la dictature du makhzen, de la répression des libertés et de la prédation économique du roi, de sa famille et de ses proches.  

Ces comportements menés au mépris absolu de la constitution et des droits de l’homme, nous renvoient aux chapitres les plus sombres de l’histoire moderne du Maroc, particulièrement, aux années de plomb Outre les militants qui mènent, dirigent, inspirent, encadrent et participent activement à la mise en œuvre des marches, des protestations, des sit-in et des autres actions et que la vindicte du régime poursuit, le tribunal de Casablanca a condamné, le 18 mai 2012, Younes Belkhdim, surnommé "le poète du peuple", à deux années de prison ferme et cinq mille (5000) dirhams d'amende, pour de prétendues violences contre les forces de l'ordre, la destruction de biens publics et la constitution de bande armée. Le 11 mai 2012, soit une semaine avant ce jugement infondé, le tribunal de Ain Sebaa, condamnait Mouad Belghouat, Alias "Lhaqed", à une peine d'emprisonnement d'une année ferme, pour offense faite à un corps constitué. Le rappeur était, en effet, accusé d'avoir réalisé un montage vidéo représentant un policier marocain, la tête remplacée par celle d'un âne, sur fond d'un de ses raps, accusant la police marocaine de corruption. 

Le mouvement du 20 février pour la Suisse, s'insurge contre cette répression ciblant des militants pacifistes. Il dénonce les méthodes violentes et illégales en usage chez les forces de l'ordre et les jugements injustes qui discréditent les prétentions du régime à une ouverture démocratique. 

Le mouvement se solidarise totalement et inconditionnellement avec ceux de ses militants qui ont fait l'objet d'interpellations, d'arrestations ou de condamnations, dans l'exercice légitime de leurs droits à protester contre les injustices qui continuent de frapper le peuple marocain. Le mouvement exige la libération de tous ses militants détenus, l'amnistie de tous ceux qui ont été condamnés et l'abandon de toutes les poursuites judiciaires et de toutes les charges retenues contre les autres militants détenus dans les prisons du royaume.

 Le mouvement prend à témoin les organisations des droits de l'homme et les appelle, solennellement, à appuyer sa lutte jusqu’à l'instauration d'une véritable démocratie au Maroc. Fait à Lausanne le 21 mai 2012

mercredi 16 mai 2012

Tortures au Maroc : L’opposition au parlement demande des enquêtes

 Par Mohammed Jaabouk, 16/5/2012 

 L’approche sécuritaire du gouvernement Benkirane 
a été dénoncée,
 hier, à la Chambre des conseillers.  

Mustapha Ramid , présent à l’hémicycle, a essayé de défendre son équipe. Les récents cas de tortures soulevés par les ONG des droits de l’Homme se sont frayés un chemin à la Chambre des conseillers. Mardi, lors de la session hebdomadaire des questions orales, le groupe fédéral, dans son Droit d’informer, a interpellé le ministre de la Justice et des Libertés sur la multiplication de ces actes contraires à la loi et vivement dénoncés par l’article 22 de la nouvelle constitution. « Il ne peut être porté atteinte à l’intégrité physique ou morale de quiconque, en quelque circonstance que ce soit et par quelque personne que ce soit, privée ou publique. Nul ne doit infliger à autrui, sous quelque prétexte que ce soit, des traitements cruels, inhumains, dégradants ou portants atteinte à la dignité. La pratique de la torture, sous toutes ses formes et par quiconque, est un crime puni par la loi ». 

C’est justement sur la base de cet article que le président de ce groupe a axé toute son intervention, étayée par des exemples, comme celui du jeune Yassine El Mhayli. Ce détenu du groupe du 1er août 2011, libéré après dix mois de prison, est dans un état critique, ne pouvant même pas marcher sur ses pieds. Un autre, toujours de Safi, porte des séquelles psychiques de son incarcération au centre pénitencier de cette ville. Le conseiller a cité, également, des exemples de Nador, Al Hoceima, Taza ou encore Khouribga. Il a demandé au ministre de la Justice et des Libertés d’enquêter sur « les graves violations des droits de l’Homme commis dans les locaux de la police et des prisons », critiquant au passage l’approche sécuritaire du gouvernement Benkirane. 

La réplique de Mustapha Ramid 

Répliquant aux propos du président du groupe fédéral, Mustapha Ramid a commencé par annoncer qu’il « ne tolère pas la torture ». Et de poursuivre sur un ton nouveau pour un ministre de la Justice « je ne dis pas que les commissariats de police sont innocents de toute accusations de pratiques de la torture mais je dis que le gouvernement ne l’accepte pas ». S’adressent directement aux victimes « vous avez le droit de porter plainte au procureur général du roi de votre ville et si ce dernier ne lui donne aucune suite, les portes du ministère de la justice vous sont ouvertes pour recevoir vos requêtes ». 

 Et les enlèvements ?

  De la torture, la discussion a abordé le phénomène de l’enlèvement. Le président du groupe PAM (Authenticité et modernité) a évoqué le cas de Halim El Bekkali, ce membre du Mouvement du 20 février, supposé enlevé, samedi dernier à Béni Bouayache, par des policiers habillés en civil. Mustapha Ramid a, encore une fois affirmé que le jeune a été arrêté par des éléments de la police judiciaire lors d’une opération dûment légale et qu’il se trouve actuellement en garde à vue, laquelle devrait se terminer aujourd’hui à moins de la renouveler pour une période supplémentaire de quatre jours. 
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 Par Salah Elayoubi, fb
L'opposition réclame l'ouverture d'une enquête sur les actes de torture ! On croit rêver ! L'autiste qui se moque de l’amnésique ou le contraire ! 

Et ce que faisait la DST à nos compatriotes, à nos militants, dans ses murs sous la législature précédente, c'était quoi ? Des caresses jouissives ?
Et les tortures infligées aux islamistes capturés en Afghanistan, sur commande des USA ou de la Grande-Bretagne ? Des séjours thalasso ?
Le chameau ne voit que les bosses du voisin, c'est bien connu !
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 ...mais pendant ce temps, le 16/5/2012 :
Ibtissame Betty Lachgar Betty nous communique...
Ahmed Benani
Ibtissame Betty Lachgar Betty nous communique à l'instant : "Je reviens du centre-ville de Rabat. Avenue Mohamed V. Les autorités s'en prennent à tous les manifestants à coups de matraques et d'insultes. Mais également à tous les "citoyens".. D'une sauvagerie, d'une vulgarité. Je rentrais juste chez moi et un des chefs de la police arrive avec ses gros sabots et ses grosses paluches insulte des passants, " Casse-toi où je te casse en deux" dit-il à un jeune qui a eu le tort d'être surpris ; arrive vers moi, me menace avec sa matraque : " Tu dégages toi ou je te colle ta face contre ce pot de fleurs ". Donnant l'ordre à ses "subordonnés" de charger toute personne présente ! Dans un espace public !!
 Betty, que se passe-t-il exactement à Rabat? Quel était l'objet de cette manifestation, ses slogans et mots d'ordre ? Les flics ont perdu la raison, ça c'est une chose à laquelle ils sont coutumiers, mais les ordres viennent du haut! Nous attendons tes éclairages et sommes solidaires avec toi et tous les citoyens en lutte et en colère...
------------------------------------------------------------------ A revoir ! Au Parlement Européen Marie-Christine Vergiat s'exprime sur la situation au Maroc Intervention en commission DROIT DE L'HOMME 

lundi 24 octobre 2011

"Toutes les mesures" prises pour libérer les trois Européens enlevés à Tindouf


Par Diaspora sahraui, 23/10/ 2011

ALGER - Le Front Polisario a pris "toutes les mesures" pour libérer "sains et saufs" les trois membres d’ONG européens enlevés dans la nuit de samedi à dimanche dans les camps de réfugiés sahraouis, a indiqué le directeur de la sécurité sahraoui, Mohamed Akiek, cité par l’agence sahraouie d’information SPS.

M. Akiek a affirmé que "les services de sécurité sahraouis poursuivent les ravisseurs non encore identifiés" et que le Front Polisario avait pris "toutes les mesures pour libérer les otages sains et saufs". Il a souligné, en outre, que "la sécurité autour des humanitaires étrangers a été renforcée", précisant que le gouvernement sahraoui a informé des faits les ambassades d’Italie et d’Espagne à Alger et maintenait le contact avec ces chancelleries.

Les trois otages, Aino Fernadez Coin, de nationalité espagnole, membre de l’Association des Amis du peuple du Sahara Occidental en Estrémadure (Espagne), Enrico Gonyalons, de nationalité espagnole, membre de l’ONG espagnole MUNUPAT, et Rossella Urru, une italienne, membre de l’ONG italienne CCISPP, travaillaient tous trois sur des projets humanitaires dans les camps de réfugiés sahraouis.

"Les ravisseurs, qui se sont infiltrés à partir du territoire malien, ont attaqué les sièges des deux ONG et enlevé trois ressortissants européens, en utilisant une voiture tout-terrain et des armes à feu", selon un communiqué du ministère sahraoui de l’Information. Les terroristes ont repris le même chemin par lequel ils sont venus, a-t-on précisé de même source.

"L’un des otages, l’Espagnol Enrico Gonyalons, serait blessé, ainsi que l’un des gardes sahraouis", indique le communiqué. Le gouvernement sahraoui, qui a condamné "fermement" cet "acte criminel", a pris toutes les mesures pour "poursuivre les ravisseurs", a affirmé le ministère sahraoui de l’Information.

vendredi 10 décembre 2010

Journée mondiale des droits de l’homme, du travail pour la cour martiale marocaine

Par Amis du Peuple du Sahara Occidental, 10/12/2010
Au Sahara Occidental occupé, les autorités marocaines - dans la démesure destructrice commencée le 8 novembre 2010 - procèdent quotidiennement à l'enlèvement de militants sahraouis. Ceux qui ont vu et expliqué, ceux qui ont revendiqué que la vérité soit révélée, ceux qui disent leur opinion sont arrêtés dans la rue ou chez eux, par des hommes en civil qui usent de la force.
Les militants des droits de l'homme bien connus, des étudiants, sont traqués puis arrêtes, interrogés, euphémisme pour torturés, et transférés en prison ou gardés dans des lieux tenus secrets.
Parmi eux 18 déjà ont été conduits à la prison de Salé pour être passés devant la cour martiale. Le point commun pour ceux-ci, c'est d'avoir visité leurs familles aux campements de réfugiés, ou d'être soupçonnés d'avoir eu un rôle dans la coordination du campement de Gdeym Izik, que nombreux ont appelé en secret ou ouvertement, le camp de l'indépendance.

Les trois derniers Bachir Khada, Mohamed Tahlil et Hassan Dah sont arrivés hier, après avoir étés enlevés dans un cybercentre par des hommes en civil. Ils rejoignent 15 autres Sahraouis arrêtés depuis le 7 novembre 2010 : Naama Asfari, Abdallahi Lakhfawni, Banga Cheikh, Mohamed Bouryal, Laaroussi Abdeljalil, Bani Mohamed, Mohamed ElAyoubi, Taqi chadoufi, Zayou Abderraman, Mohamed Lamin Aadi, Mohamed Bachir Boutenguiza, Sidi Abdalahi Abhaha, Abdallahi,  Toubbali, Husein Zaoui, Daich Daf.  
Le système répressif et judiciaire marocain n’a-t-il pas de mémoire, ni de jurisprudence ?
Cette cour martiale s'est déclarée incompétente à juger les défenseurs des droits de l’homme Brahim Dahan, Hammadi Nassiri, Ali Salem Tamec, arrêtes le 8 octobre 2009 à leur retour d'une visite aux campements de réfugiés sahraouis prés de Tindouf. Ceux-ci sont maintenant dans la prison d’Okacha à Casablanca et connaissent à nouveau l’isolement, les brimades et les privations de sorties.
Après plus d’un an d’emprisonnement abusif, pendant lequel ils ont connu la torture, et fait 41 jours de grèves de la faim pour protester de leur sort, la cour martiale les a renvoyés vers la justice civile. Le tribunal d’instance avait à la suite de cela, mis en scène deux simulacres de procès sans jugements ni conclusion, les 15 octobre et 5 novembre 2010, qui n’avaient été finalement que le théâtre du déchaînement de haine d’avocats marocains.
La prochaine comparution devant le juge des trois défenseurs des droits de l’homme dont deux ont reçu des prix reconnaissants leur valeur de grands militants pendant cette période de privation de liberté, aura lieu le 17 décembre 2010.
Il faut espérer qu’il ne faudra pas un an à la même cour pour se déclarer incompétente à juger les 18 Sahraouis militants des droits de l’homme qui viennent d'arriver, et donc le motif d'incarcération peut se traduire au choix par : visite familiale ou organisation d'un camping.
C'est aujourd'hui la journée mondiale des droits de l'Homme.
Au Sahara Occidental tous les articles de la déclaration universelle des droits de l’homme sont bafoués un par un.
La justice Marocaine s’attaque aux victimes, et ne punit pas les coupables, les militaires, policiers et civils marocains qui à force d’impunité n’ont plus aucune mesure de leur humanité.
Quant à l’évidence, il faudrait à chacun relire la déclaration universelle des droits de l’homme, il faudrait aussi universellement trouver le moyen de la faire respecter autrement que par des vœux pieux, et cela probablement par des pressions sur ce qui dirige actuellement le monde, les systèmes économiques.
Hayat, torturée en mars 2009
La déclaration universelle des droits de l’homme, versions française et arabe. http://www.un.org/ar/documents/udhr, http://www.un.org/fr/documents/udhr/index.shtml
PS : Nguya Laouassi et Hayat Rgueibi, jeunes sahraouies militantes de 20 ans, mainte fois arrêtées et torturées pour leurs opinions, sont incarcérées depuis hier 9 décembre dans la prison noire de El Aaiun.
Déclaration Universelle des Droits de l'Homme
Préambule
Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.
Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.
Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.
Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.
Considérant que les États Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.
L'Assemblée Générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.
Article premier
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Article 2
1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.
Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
Article 4
Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.
Article 5
Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Article 6
Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.
Article 7
Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.
Article 8
Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.
Article 9
Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.
Article 10
Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.
Article 11
1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.
Article 12
Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.
Article 13
1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

Article 14
1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.
2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.
Article 15
1. Tout individu a droit à une nationalité.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.
Article 16
1. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.
2. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.
3. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.
Article 17
1. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.
Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.
Article 19
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
Article 20
1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.
2. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.
Article 21
1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.
2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.
3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.
Article 22
Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.
Article 23
1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.
Article 24
Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.
Article 25
1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.
Article 26
1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.
3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.
Article 27
1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.
Article 28
Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.
Article 29
1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.
3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.
Article 30
Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.