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samedi 4 février 2017

Plusieurs milliers de manifestants contre le gouvernement d'Abdelilah Benkirane

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Des milliers de personnes ont manifesté calmement, dimanche à Rabat, lors de deux manifestations distinctes, rapporte ce lundi l’Agence France Presse (AFP). La…

La réforme des retraites instaurée par le gouvernement de Benkirane, continue à faire des mécontents au sein des fonctionnaires. Ceux-ci sont contraints de passer à la caisse en ce mois de janvier, puisque leurs salaires seront amputés pour appliquer les clauses de la loi, prévoyant d’augmenter le taux de cotisations de 4 points pendant les quatre années à venir. 

A partir de ce mois, ce taux sera de 11% du salaire net des fonctionnaires. Mais le mouvement de protestation contre ces mesures, jugées injustes, risque de s’amplifier. Ainsi, la coordination de lutte contre cette réforme, appelle à une marche nationale le 5 mars prochain, qui concernera les principales villes du royaume.
A rappeler que devant la supposée faillite de la caisse marocaine de retraite, le gouvernement a fait voter une loi consistant à élever l’âge de la retraite à 63 ans, l’augmentation du taux des cotisations et la baisse des montants des pensions de retraite.
Par Yabiladi.com

vendredi 19 août 2016

Lettre ouverte à M. Benkirane en réponse aux contre-vérités sur la dette publique marocaine


Date de publication sur Tlaxcala : 19/08/2016
Original: ردا على مغالطات بنكيران حول المديونية العمومية المغربية


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Salaheddine Lemaizi صلاح الدين المعيزي



À M. Abdelilah Benkirane, Chef du gouvernement du royaume du Maroc
Objet : En réponse à vos contre-vérités sur la dette publique
Monsieur le chef du gouvernement, 

J’ai écouté avec beaucoup d’intérêt votre réponse à la question relative « à la gestion de la politique publique dans le domaine de l’endettement extérieur et son impact sur l’investissement et les défis de la régionalisation » |1|, lors de la séance publique de la Chambre des conseillers (sénat) le 19 juillet 2016. Ce thème nous intéresse au plus haut point au sein de l’Association pour la taxation des transactions et en aide aux citoyens (ATTAC) au Maroc car nous sommes membre du Comité pour l’abolition des dettes illégitimes. Notre réseau international milite pour l’annulation immédiate et sans conditions des dettes illégitimes au Nord comme au Sud, ainsi que l’annulation des dettes odieuses et enfin le CADTM se fixe comme objectif l’abandon par les États des Programmes d’ajustement structurel (PAS).
En premier lieu, je voudrais vous remercier pour votre franchise. C’est la première fois qu’un responsable gouvernemental reconnaît publiquement l’existence de conditionnalités fixées par le FMI au Maroc afin de bénéficier de prêts. Cet aveu confirme ce que nous ne cessons de dénoncer depuis des années, la perte de la souveraineté nationale. Votre déclaration à la 2e chambre du parlement marocain contredit les propos de votre ministre des Finances qui ne cesse d’assurer que le Maroc ne s’engage pas sur des conditionnalités auprès du FMI. Le gouverneur de Bank al-Maghrib, la banque centrale du Maroc, assure aussi qu’il « n’y a point de conditionnalités ». Ces deux responsables signent pourtant la lettre d’intention au nom du Maroc, destinée au FMI concernant la Ligne de précaution et de liquidité |2|.

samedi 21 novembre 2015

Le chef du gouvernement ne compte pas résilier le contrat avec Amendis comme les habitant de Tanger l’ont réclamé.

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Benkirane: « Le roi m’a reproché de ne pas avoir fait le nécessaire » sur le dossier Amendis


Le gouvernement ne compte pas résilier le contrat avec Amendis, mais revoir les contrats entre les collectivités territoriales et cette société, ainsi qu’avec Redal. C’est l’annonce phare que le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane a fait lors de son grand oral devant la première chambre mardi 17 novembre. 
Il n’existe, selon lui,  aucune société marocaine capable d’assurer ce service. Résilier le contrat avec Amendis obligerait les autorités à chercher une autre société et payer 2 milliards de dirhams à Amendis pour frais de résiliation, a déclaré le Premier ministre.

dimanche 23 août 2015

Elections : « Comme le médecin ou l’avocat, l’élu se doit de travailler chaque jour », affirme Mohammed VI


Les prochaines échéances électorales étaient au cœur du discours du roi Mohammed VI du 20 août. Le souverain a appelé les citoyens à aller voter pour le candidat qui une fois élu « se doit de travailler chaque jour ».
Mohammed VI a consacré la première partie de son discours du 20 août à l’occasion du 62ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple aux élections communales et régionales du 4 septembre. Le roi a insisté sur la responsabilité des citoyens de voter « en faveur du candidat qui remplit les conditions de compétence, de crédibilité et de disponibilité à se mettre au service de l’intérêt général ». Malheureusement, à l'heure du choix des élus ces critères sont souvent éclipsés face à l'argent ou aux considérations tribales. Ce qui affecte la qualité des services fournis par les communes et renforcent par la même occasion le camp de l’abstention.

La lourde charge des votants
Pour éviter que les scrutins du 4 septembre ne ressemblent aux précédents rendez-vous avec les urnes, le souverain a lancé un appel aux électeurs d’aller voter. « C’est une lourde charge qu’il vous incombe d’assumer. C’est un moyen que vous détenez entre les mains pour modifier la méthode de gestion quotidienne de vos affaires, ou de maintenir et consacrer la situation déjà en place, bonne ou mauvaise ».
Force est de constater que la réalité dicte sa propre loi. Les partis persistent à accréditer des individus ayant des antécédents judiciaires ou sur ceux qui pèsent de lourds soupçons de prévarication, de connivence ou même de trafic de drogue. Autant d’indicateurs qui éloignent davantage la perspective de la réconciliation des citoyens avec les politiques.
Il est certes facile de culpabiliser les formations politiques ou les citoyens démunis alors que les pouvoirs publics ne mettent pas assez de garde-fous pour interdire à des personnes de cet acabit de se présenter aux élections et par la suite gagner les présidences des communes, des mairies ou des régions. Le gouvernement Benkirane a d'ailleurs raté une occasion en or de mettre un peu d’ordre dans le système en autorisant des ex-trafiquants de drogue à se présenter aux prochaines élections.

jeudi 6 août 2015

Le chef du gouvernement a justifié dans les colonnes d’Akhbar Al Yaoum le double baiser qu’il a donné au roi Salmane d’Arabie saoudite.

À l’occasion de la réception du roi Salmane d’Arabie Saoudite a l’aéroport de Tanger, le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a gratifié le chef d’Etat saoudien d’un salut spécial. En effet, celui-ci a embrassé les deux épaules du monarque saoudien, ce qui a suscité l’indignation sur la toile qui dénonce une façon « humiliante » de saluer un chef d’État étranger.
Une indignation à laquelle le chef du gouvernement a tenu à répondre dans les colonnes de l’édition du 5 août du quotidien Akhbar Al Yaoum. Il y a défendu son attitude qu’il considère justifiée : « Cet homme a l’âge de mon père, il est roi d’Arabie saoudite ou se situent les lieux saints de l’islam ».
Autre raison justifiant ce salut un peu spécial : « [le roi Salmane] est un grand ami du Maroc et du roi Mohammed VI, nous l’aimons et il nous aime. C’est comme ça que je saluais le défunt roi Abdellah Bin Abdelaziz, et je continuerai à la faire de cette manière ». À en croire Akhbar Al Yaoum, le PJD chercherait à séduire les dignitaires des pays du Golfe qui sont connus pour avoir soutenu le coup d’État contre les Frères musulmans en Égypte.

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vendredi 3 octobre 2014

Soixante neuvième session de l’ONU, quand Mohammed VI « croquait de l’ail » de la bouche de Benkirane


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Abdelilah Benkirane prononçant le discours de Mohammed VI, 
à la soixante neuvième assemblée de l’ONU


On savait que Mohammed VI  était tout, sauf un homme d’Etat. Il vient d’en faire l’éclatante démonstration, en confiant à la toute dernière minute, à Abdelilah Benkirane, la responsabilité de prononcer son discours,  jeudi 25 septembre, devant la soixante-neuvième (69) session de l’assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies.
D’aucuns aimeraient voir dans le refus du chef de l’état, de faire le déplacement, une volonté assumée de confier un minimum de prérogatives à son chef de gouvernement, qui en était réduit, depuis son arrivée, au rôle de supplétif de la dictature, orchestrant la répression et inspirant des lois liberticides, destinées principalement à vider la constitution de ses derniers recoins de démocratie.
Les observateurs avertis s’accordent plutôt à mettre la défection royale, au compte d’une nouvelle bouderie. Mohammed VI qui avait déjà échoué à décrocher un rendez-vous, avec François Hollande et l’hôte de la Maison-Blanche, s’est emporté à l’idée de n’avoir pas, non plus, convaincu Ban Ki-Moon de lui réserver l’entretien, au cours duquel il espérait le voir amender certains passages du rapport 2014, sur le dossier du Sahara, que l’Organisation des Nations Unies compte soumettre prochainement, au Conseil de sécurité. Mais le secrétaire général de l’ONU qui a très peu goûté que Rabat fasse obstruction à la mission de Christopher Ross, son représentant spécial pour le Sahara Occidental, a prétexté un calendrier chargé, pour éluder la rencontre. Un refus qui a provoqué le colérique Mohammed VI, avec la conséquence que l’on sait.
Ce n’est pas la première fois que le roi donne ainsi  le pitoyable spectacle de son immaturité politique. Il perpétue ainsi, la tradition chère à son géniteur. Hassan II pouvait bouder une ville, une région, un proche, un ministre ou un parent, et les vouer aux gémonies, des années durant. On doit à l’une de ces sombres bouderies, le retrait du Maroc de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), après l’admission de la République Sahraouie (RASD), comme membre au sein de cette organisation. Le Maroc n’en finit plus de payer ce caprice d’un jour !
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Hassan II sur le perron de la Maison-Blanche, en mars 1995, 
lors de la conférence de presse commune avec Bill Clinton

Le défunt roi pouvait aller jusqu’à se ridiculiser, en donnant le spectacle de sa mauvaise humeur, en public et en présence de chefs d’états étrangers, comme il le fit avec Bill Clinton, ce jour de mars 1995, lorsque le président américain s’était, au cours d’une conférence de presse commune, sur le perron de la Maison Blanche, attardé dans ses réponses aux journalistes. La photo d’un Hassan II, avachi sur son pupitre, avait alors fait le tour du monde, révélant à qui en doutait encore, le caractère capricieux du dictateur.
Une chose est de s’en prendre à des proies aussi faciles que les plus proches collaborateurs et le petit personnel, en les tyrannisant et en leur infligeant des corrections mémorables, jusqu’à les laisser pour mort, comme le fait Mohammed VI, certain de l’impunité absolue dont il jouit. Une autre est de bouder les réunions internationales ou s’en prendre à des pays tiers, avec des fâcheries et espérer en sortir grandi.
La dernière en date, fut celle qui a suivi l’interpellation de son hors-bord, par la marine espagnole, croyant avoir affaire au « Go-fast » de quelques narcotrafiquants marocains. L’homme s’était à ce point, offusqué de ce contrôle, qu’il avait inspiré, sinon commandité, quelques heures plus tard,  l’assaut massif de « Pateras » bourrées d’immigrants clandestins, contre les côtes espagnoles.
Auparavant, en  2013, le roi avait cru bon manifester sa mauvaise humeur, au Président français qui avait rendu visite à l’Algérie, en décembre 2012, avant le Maroc. Le locataire des « Sablons » y avait vu, rien moins qu’un crime de lèse-majesté, qu’il fit payer à son homologue français, en donnant la préséance à un périple aussi soudain, qu’impromptu au Sénégal, en Côte d’ivoire et au Gabon. Colérique, mais pas complètement fou, Mohammed VI  s’était tout de même rattrapé, en offrant à son hôte, en avril 2013, un aperçu du savoir-faire marocain, en matière d’hospitalité. « L’Immeuble Liberté » et la place qu’il surplombe à Casablanca, s’en souviennent encore !
Dans un registre beaucoup moins comique, la réaction violente du palais qui a fait suite à la convocation en février dernier, par la justice française,  d’Abdellatif Hammouchi,  chef de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST). L’homme est, en effet accusé par plusieurs citoyens et militants, de diriger une administration, dont on sait qu’elle est le bras séculier de la dictature marocaine et une de ses succursales de la terreur. Inconsolable que l’on s’en soit pris à l’un de ses nervis, le roi  avait, alors, ordonné la suspension de la coopération judiciaire  entre les deux pays, avec les répercussions tragiques qu’on devine, sur les détenus français au Maroc, particulièrement ceux désireux d’accomplir en France, le reliquat de leur peine. Une  tragédie que le Makhzen s’est chargé de teinter de ridicule aussitôt après, en signifiant à Nicolas Hulot, envoyé spécial du président français pour la planète, qu’il était indésirable au Maroc.
Hormis sa fortune personnelle qu’il s’est appliqué à décupler, Mohammed VI aura, depuis le début de son règne, raté tous les rendez-vous, avec l’histoire. Son absence à l’ONU, ce jour de septembre, fait résolument partie de ce bilan calamiteux.
Le discours prononcé par un Abdelilah Benkirane, trop heureux de ravir, le temps d’une tribune,  la vedette, se voulait révolutionnaire. Il a pris, à l’aune de la fâcherie royale, des allures pitoyables d’éructation et de règlement de compte, avec les anciens colonisateurs, l’Oncle Sam, la Banque mondiale, le Fonds Monétaire International (FMI) ou les agences de notation. A « croquer de l’ail » de la bouche de son Chef de gouvernement, comme dit le dicton marocain, Mohammed VI en avait oublié que son régime est le prolongement naturel du colonialisme français, avec près d’un millier d’entreprises hexagonales implantées au Maroc, frayant avec les membres de la famille royale et le dessus du panier de la courtisanerie et s’y comportant en terrain conquis, sous le parapluie de la monarchie.
Quand aux Etats-Unis que le roi fustige, aveuglé par la colère, il oublie les milliards que ce pays injecte, à puits perdu, chaque année, en aides diverses et en matériel, ainsi que le soutien politique qui permet au régime marocain de tenir, malgré les exactions, les passe-droits et la corruption éhontés dont ses gouvernants se rendent coupables.
Difficile d’en espérer autant des organismes internationaux !
C’est un silence assourdissant qui a fait suite au discours onusien de Benkirane qui, inconscient des énormités qu’il vient de proférer au nom du tyran, boit du petit lait. Un silence qui tient de la stupéfaction, engendrée par la phraséologie navrante du despote, qui, à l’instar de ses pairs, recourt au stratagème éculé de l’ennemi extérieur, pour expliquer les souffrances de son peuple, occulter ses turpitudes et éluder ses propres responsabilités dans le désastre économique que subit son pays et la misère que vit son peuple.
Cynisme suprême du dictateur, le discours a été expurgé de la partie traitant du Sahara, privilège de la monarchie. Pas la moindre allusion à ce dossier si brûlant, qu’il menace le régime, dans son existence même. Le prix à payer de l’infantilisation par la monarchie de ses diplomates amateurs et dilettantes, dont pas un seul n’est autorisé à aborder le chapitre, sans autorisation préalable du Palais. Ce sont d’autres, comme l’Algérie, le Zimbabwe ou l’Afrique du Sud,  qui se sont chargés de le rappeler au bon souvenir du Maroc, décidés qu’ils sont à en découdre avec l’autisme du régime, qui a fait de ce dossier, comme de celui de l’Islam et de la monarchie, des sacralités et son fonds de commerce.
Le cru 2014, aura permis à Mohammed VI, de faire l’économie d’une apparition, à la tribune de l’ONU,  qui aurait donné de lui, le spectacle qu’on connaît, désormais, d’orateur pitoyable et de piètre communicateur. Rien de bien humiliant pour notre pays ou ses hommes libres, les dictateurs ne ridiculisent et ne salissent jamais que leur propre image.
Beaucoup plus grave, il aura révélé au monde ce qu’ont fait de nos politiciens, de nos gouvernants et de notre peuple, soixante ans de dictature et d’incurie. Elles n’auront même pas épargné le principal intéressé, le monarque lui-même !

jeudi 18 septembre 2014

5 raisons pour lesquelles la rentrée sociale risque d’être chaude. Grève 24/9/2014



5 raisons pour lesquelles la rentrée sociale risque d’être chaude
Le gouvernement d'Abdelilah Benkirane ne peut plus reculer face aux réformes prioritaires et urgentes. /DR
Dernière mise à jour le 16/9/2014 
Après un weekend au vert à Ifrane, le gouvernement d’Abdelilah Benkirane se prépare à une rentrée sociale tendue, entre dossiers cruciaux à gérer et menaces des organisations syndicales.

1. La réforme du régime des retraites qui tarde

Promise depuis des années, la réforme du régime des retraites a encore pris du retard malgré la situation alarmante des finances de la Caisse marocaine des retraites.
Les propositions faites par le cabinet Benkirane durant l’été ont réveillé de nombreux opposants au gouvernement, qui critiquent le relèvement de l’âge du départ à la retraite de 2 à 5 ans et l’augmentation du taux de cotisation. Cependant, L’Economiste livre dans son édition de mardi que le gouvernement a décidé ce week-end de débloquer 5 milliards de dirhams pour financer cette réforme.
Abdelilah Benkirane devra également faire face aux parlementaires. /DR
Abdelilah Benkirane devra également faire face aux parlementaires. /DR

2. La réforme de la Caisse de compensation doit être menée à terme

Le sujet est tabou, pourtant le PJD l’avait pris à bras le corps lors de la campagne électorale d’il y a trois ans. Le régime de compensation devait être réformé tant il accablait les caisses de l’Etat.
Un effort a été entrepris puisque les dépenses liées à la Caisse de compensation se sont établies à 6,6 milliards de dirhams à fin mars 2014, contre 16,5 milliards un an auparavant, selon le bulletin de la Trésorerie générale du royaume publié en avril dernier.
Pourtant, la Cour des comptes appelle par l’intermédiaire de son président, Driss Jettou, a poursuivre les efforts, notamment la décompensation totale de l’essence et du fuel industriel.

3. La promotion de l’emploi en berne

Le patronat et les syndicats sont inquiets quant à la politique d’austérité et aux décisions que va prendre le gouvernement Benkirane pour favoriser la relance de l’emploi. Et les chiffres ne se veulent pas rassurants.
En effet, selon le Haut commissariat au plan (HCP), le taux de chômage est passé de 8,8% à 9,3% de la population active lors du deuxième trimestre 2014.
Le taux de chômage national continue de grimper. /DR
Le taux de chômage national continue de grimper. /DR

4. Le risque de grève générale et de menace sur la paix sociale

Face à cette situation sociale, la Confédération Démocratique du Travail (CDT) a appelé, samedi dernier, à l’organisation d’une grève nationale pour « protester contre la politique du gouvernement et sa gestion du dialogue social ». Cette grève serait suivie par un sit-in devant le Parlement.
L’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) n’est pas en reste et se dit déterminée à faire pression sur le gouvernement pour que celui-ci respecte ses engagements de concertation avec les centrales syndicales pour mener ces reformes décisives. L’UGMT reproche ainsi au gouvernement de mener ces questions sociales « de façon unilatérale et injuste », au détriment de la classe ouvrière marocaine. Un appel à la grève a été lancé pour le mercredi 24 septembre.

Les principales centrales syndicales ont appelé à une grève nationale le 24 septembre. /DR
Les principales centrales syndicales ont appelé à une grève nationale le 24 septembre. /DR

5. Le droit de grève remis en cause

Cette volonté assumée des principaux syndicats de rompre le climat d’apaisement social, par des grèves sectorielles et générales, n’est pas surprenant après la décision du gouvernement de systématiser la déduction des jours de grèves des salaires des fonctionnaires grévistes, comme dans le privé.
Cette annonce faite en novembre dernier par Mustapha Ramid, ministre de la Justice et des libertés, avait été suivi par des ordres de prélèvements sur les salaires des fonctionnaires grévistes de la Justice et de la Santé. Les enseignants grévistes ont également été touchés par cette « décision gouvernementale, appliquée dorénavant systématiquement ».
M.C.

samedi 28 juin 2014

Benkirane préfère la femme au foyer: protestations au Maroc

Par J20.MA,  24/6/2014
Des militantes et responsables politiques marocaines ont exprimé mardi leur indignation, devant le Parlement de Rabat, à la suite de propos du chef du gouvernement islamiste, Abdelilah Benkirane, vantant la place de la femme au foyer.

Photo: Brahim Taougar

« Benkirane, ça suffit! », « Benkirane dégage, le Maroc n’est pas à toi! »: à l’appel de la « Coalition civile pour l’application de l’article 19 de la Constitution », environ 200 personnes, brandissant pour certaines casseroles et cuillères, ont marqué leur courroux contre le chef du parti Justice et développement (PJD).
« Sa vision rétrograde, nous ne l’accepterons jamais! Nous refusons cette humiliation de la part d’une personne qui considère les femmes comme des lustres de maison », a déclaré à l’AFP l’ancienne ministre de la Famille, Nouzha Skalli.
La semaine passée, s’exprimant devant le Parlement, Benkirane avait ouvertement regretté l’évolution de la société marocaine, fustigeant « le modèle européen » et louant le « rôle sacré » de la femme dans les foyers.
« Il y a un problème par rapport au rôle de la femme dans la famille moderne. (…) Lorsque la femme est sortie des foyers, ceux-ci sont devenus sombres », avait-il jugé.
« Vous qui êtes là, vous avez été éduqués dans des maisons où ils y avaient des lustres. Ces lustres étaient vos mères », avait notamment ajouté Benkirane, affirmant: « nous sommes fiers car Dieu nous a honorés pour défendre cette dimension ». Ces propos ont entraîné une levée de boucliers, y compris sur les réseaux sociaux sous le hashtag « #anamachitria » (« je ne suis pas un lustre »).
Il s’agit d’un « appel implicite à confiner la femme à la fonction biologique reproductive et au travail domestique », a dénoncé un collectif de dizaines d’ONG locales.
Dans un autre communiqué, les femmes de l’Union socialiste des forces populaires (USFP, opposition) ont condamné ces propos, exhortant M. Benkirane « à se concentrer plutôt sur l’application de l’article 19 de la nouvelle constitution » de 2011, adoptée durant le Printemps arabe.
Cet article exhorte, entre autres, « l’Etat marocain à oeuvrer à la réalisation de la parité homme-femme ».
Cantonné durant des décennies dans l’opposition, le PJD a remporté un succès historique lors des législatives de fin 2011, suscitant un vent d’espoir, quelques mois après l’adoption d’une nouvelle constitution censée accorder une série de droits nouveaux, notamment en matière d’égalité homme-femme.
Photo: Brahim Taougar

Photo: Brahim Taougar

Photo: Brahim Taougar

Photo: Brahim Taougar

Les femmes clament leur indignation devant le parlement Brahim Taougar 3

Photo: Brahim Taougar

Photo: Brahim Taougar
Photos: Brahim Taougar

Un sit-in pour dénoncer les propos d’Abdelilah Benkirane



Un sit-in pour dénoncer les propos d’Abdelilah Benkirane

Une coalition d’associations appelle à manifester contre Abdelilah Benkirane qui compare la femme à un « lustre » (tria) dévoué exclusivement à son ménage.

La polémique entourant les déclarations d’Abdelilah Benkirane le 17 juin devant les députés de la Chambre des conseillers connaît un nouveau rebondissement. Après avoir créé un véritable buzz sur les réseaux sociaux, la coalition pour l’application de l’article 19 de la constitution, un groupement d’associations des droits de la femme appelle à manifester le mardi 24 juin à 15 heures devant le parlement. 
 Dans son communiqué, la coalition « condamne fermement les propos hostiles à l’égalité et aux droits humains des femmes, ainsi que les stéréotypes et clichés utilisés par le Chef du gouvernement ».
Pour rappel, ladite coalition avait organisé le 13 avril à Rabat, une marche de protestation pour dénoncer les politiques gouvernementales sur les droits des femmes, en particulier ceux énoncés dans l’article 19 de la constitution et qui ne sont toujours pas appliqués, selon ce collectif. Contacté par TelQuel, Fouzia Assouli, coordinatrice de la coalition déclaré avoir envoyé un fax à l’adresse des autorités compétentes pour les informer de la tenue dudit sit-in. Ces derniers n’auraient toujours pas répondu.
Pour rappel, voici l’article 19 de la constitution du Maroc :
L’homme et la femme jouissent, à égalité, des droits et libertés à caractère civil, politique, économique, social, culturel et environnemental, énoncés dans le présent titre et dans les autres dispositions de la Constitution, ainsi que dans les conventions et pactes internationaux dûment ratifiés par le Royaume et ce, dans le respect des dispositions de la Constitution, des constantes et des lois du Royaume. L’État marocain œuvre à la réalisation de la parité entre les hommes et les femmes. Il est créé, à cet effet, une Autorité pour la parité et la lutte contre toutes formes de discrimination.
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