Archives 2009-2017 du blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA), créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala. Rejoignez-nous!
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Chers amis lecteurs de solidmar,
Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeausolidmar !
La marche du 2 avril 2015 est une source de
leçons pour ceux et celles qui sont à "la recherche" d'un syndicalisme militant.
La marche était composée à plus de 70% d'ouvriers (essentiellement agricoles),
de petits bourgeois de l’administration étatique , de jeunes (étudiants,
lycéens, chômeurs), de quelques militants politiques (essentiellement
marxistes)...etc. L'organisation était parfaite, Toutes les composantes tenaient
à l'unité et au respect des slogans "préfixés". La surenchère petite bourgeoise
avait laissé place à l'esprit responsable.
Le syndicalisme marocain vit son agonie. Plus
de 90% des travailleurs boudent aujourd'hui les syndicats existants. La
naissance de la TENDANCE DÉMOCRATIQUE qui traverse l'UMT et la CDT, principaux
syndicats du pays, ouvre de nouvelles perspectives pour l'épanouissement d'un
syndicalisme militant. Un syndicalisme qui se doit mettre à la poubelle de
l'Histoire l'esprit de collaboration de classes, l'esprit de "paix sociale",
l'esprit qui privilège le "respect des valeurs sacrées(hhhh)" aux dépens des
aspirations légitimes des travailleurs.
Conditions du succès de la TENDANCE
DÉMOCRATIQUE:
-Gestion démocratique interne
-L'ouverture sur les 90% des travailleurs non
syndiqués. Il ne faut pas "se chamailler" avec les bureaucrates des centrales
existantes, bureaucrates aliénés au régime et au patronat, sur la poignée de
syndiqués (moins de 10%). C'est une perte de temps. Les emblèmes des "maisons
existantes" ont perdu leur éclat de jadis. Ils sont devenus
repoussants.
-Développement de l'esprit de combativité, de
résistance, L'ESPRIT DE CLASSE. La formation syndicale classique n'est pas
suffisante. Elle est nécessaire mais loin d'être suffisante. Les travailleurs
doivent être conscients de leur appartenance de classe, de l’impossibilité de
coexistante de classes. La lutte est l'aspect principal dans les rapports
ouvriers-patrons. La lutte syndicale n'a pour finalité que "d'adoucir"
l'exploitation et non de la supprimer, c'est pourquoi, le mouvement syndical ne
doit en pas être "indépendant" de la lutte politique du peuple marocain, ni
insensible aux luttes des travailleurs des autres pays. Comme le capitalisme n'a
pas de frontières, l'internationalisme prolétarien n'en a pas aussi.
Sans la triple formation: syndicale,
politique idéologique, la TENDANCE DÉMOCRATIQUE régénérera les maladies qui ont
mené l'UMT et la CDT à la décadence.
Le gouvernement d'Abdelilah Benkirane ne peut plus reculer face aux réformes prioritaires et urgentes. /DR
Dernière mise à jour le 16/9/2014
Après un weekend au vert à Ifrane, le gouvernement
d’Abdelilah Benkirane se prépare à une rentrée sociale tendue, entre
dossiers cruciaux à gérer et menaces des organisations syndicales.
1. La réforme du régime des retraites qui tarde
Promise depuis des années, la réforme du régime des retraites a
encore pris du retard malgré la situation alarmante des finances de la
Caisse marocaine des retraites. Les propositions faites par le cabinet Benkirane durant l’été ont
réveillé de nombreux opposants au gouvernement, qui critiquent le
relèvement de l’âge du départ à la retraite de 2 à 5 ans et
l’augmentation du taux de cotisation. Cependant, L’Economiste
livre dans son édition de mardi que le gouvernement a décidé ce
week-end de débloquer 5 milliards de dirhams pour financer cette
réforme.
Abdelilah Benkirane devra également faire face aux parlementaires. /DR
2. La réforme de la Caisse de compensation doit être menée à terme
Le sujet est tabou, pourtant le PJD l’avait pris à bras le corps lors
de la campagne électorale d’il y a trois ans. Le régime de compensation
devait être réformé tant il accablait les caisses de l’Etat. Un effort a été entrepris puisque les dépenses liées à la Caisse de
compensation se sont établies à 6,6 milliards de dirhams à fin mars
2014, contre 16,5 milliards un an auparavant, selon le bulletin de la
Trésorerie générale du royaume publié en avril dernier. Pourtant, la Cour des comptes appelle par l’intermédiaire de son
président, Driss Jettou, a poursuivre les efforts, notamment la
décompensation totale de l’essence et du fuel industriel.
3. La promotion de l’emploi en berne
Le patronat et les syndicats sont inquiets quant à la politique
d’austérité et aux décisions que va prendre le gouvernement Benkirane
pour favoriser la relance de l’emploi. Et les chiffres ne se veulent pas
rassurants. En effet, selon le Haut commissariat au plan (HCP), le taux de
chômage est passé de 8,8% à 9,3% de la population active lors du
deuxième trimestre 2014.
Le taux de chômage national continue de grimper. /DR
4. Le risque de grève générale et de menace sur la paix sociale
Face à cette situation sociale, la Confédération Démocratique du
Travail (CDT) a appelé, samedi dernier, à l’organisation d’une grève
nationale pour « protester contre la politique du gouvernement et sa
gestion du dialogue social ». Cette grève serait suivie par un sit-in
devant le Parlement. L’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) n’est pas en reste
et se dit déterminée à faire pression sur le gouvernement pour que
celui-ci respecte ses engagements de concertation avec les centrales
syndicales pour mener ces reformes décisives. L’UGMT reproche ainsi au
gouvernement de mener ces questions sociales « de façon unilatérale et
injuste », au détriment de la classe ouvrière marocaine. Un appel à la
grève a été lancé pour le mercredi 24 septembre.
Les principales centrales syndicales ont appelé à une grève nationale le 24 septembre. /DR
5. Le droit de grève remis en cause
Cette volonté assumée des principaux syndicats de rompre le climat
d’apaisement social, par des grèves sectorielles et générales, n’est pas
surprenant après la décision du
gouvernement de systématiser la déduction des jours de grèves des
salaires des fonctionnaires grévistes, comme dans le privé. Cette annonce faite en novembre
dernier par Mustapha Ramid, ministre de la Justice et des libertés,
avait été suivi par des ordres de prélèvements sur les salaires des
fonctionnaires grévistes de la Justice et de la Santé. Les enseignants
grévistes ont également été touchés par cette « décision
gouvernementale, appliquée dorénavant systématiquement ». M.C.
Les ouvriers affiliés à trois centrales syndicales vont marcher le 6
avril pour manifester leur mécontentement. Les chefs de L’Union
Marocaine du Travail (UMT), de la Confédération Démocratique du Travail
(CDT) et de la Fédération Démocratique du Travail (FDT) ont finalement
décidé de manifester à Casablanca pour dénoncer la détérioration des
conditions sociales et économiques de la classe ouvrière.
Selon Miloudi
Moukhariq le SG de l’UMT, les trois syndicats veulent ainsi dénoncer
le « blocage » du dialogue social et « l’atermoiement » du gouvernement à
résoudre les problèmes des travailleurs et des salariés. En janvier
dernier, les trois syndicats avaient décidé de constituer un front
commun, d’unifier leurs rangs et de coordonner ensemble leurs actions
syndicales en vue de défendre les droits de la classe ouvrière
marocaine. Cette initiative « historique et sans précédent » n’est pas
« un choix tactique » mais traduit une conviction profonde de toutes les
instances et organisations syndicales, de « la nécessité de sortir de
l’état de la division pour passer à une étape de coordination des
initiatives et d’unification des efforts des militants syndicalistes
pour faire face aux tentatives visant le mouvement syndical et la classe
ouvrière », avaient annoncé les trois centrales.
le dimanche 21 juillet 2013 par Said , Wahid et Tisgmine
La mine est située dans la province de Tiznit et à environ 70 Km au Sud Est de Tafrout
(soit à 280au sud Est d’Agadir)
L’exploration géologiqueremonte
aux années 80 et l’abattage a commencéavec le BRPM ( bureau des recherches et des participations minières)
1996 et après l’étude de faisabilité l’exploitationa commencé 1998 avec l’ONA( la société national
d’investissementactuellement). Mais la déclaration n’a été faite que
2001 .
L’extraction a engendré desimpacts négatifs sur le milieu naturel (la
pollution de l’air, du sol, de l’eau et la surexploitation de eaux
souterraines (dans ce cadre les habitants du douar Inlioua proche de la
mineont manifesté et ont arrêté le
puits Sud jusqu’à ce que l’administration de la mine accepte de rembourser les
quantités de l’eau qui a été asséché par l’exploitation ).
Quand aux ouvriers ils travaillent dans une zone éloignée et
dansdes conditionsde travail très sévères et risquées ( le
travail dans le fond de la mine qui atteint 930 m de profondeur où les
travailleurs sont exposés aux blessures voire à la mort (mort au moins de cinq
personnes) ; aussi sont-ils exposés à des maladies chroniques, à savoir : la silicose-à cause de
l’inhalation de particules de silice dans le poumons ce que provoque des blessures
dans les poumons et l’incapacité de respiration; la surdité-comme
résultat du bruit des engins et des tirs de mines, aussi la sensibilité des
yeux…..
Alors le premierbureau syndical (CDT) des ouvriers titulaires (AGM) a été
constitué en avril 2011, puis le deuxième bureau syndicale serait constitué
pour les temporaires des trois sociétés soustraitantes de la même famille de
Agazoumi qui sont : Agazoumi ; Top forage et Polytramines ;
aussisi AGM a besoin des ouvriers,
Agazoumi les emploie sous forme de régie autrement l’ouvrier reste à la
disposition de AGM mais administrativement il est lié à Agazoumi….
Ces syndicalistes ont fait un sit-in à côté du puits principal de
l’extraction -Puits Nord- depuis 13 joursen protestant contrela
transmissionarbitraire de cinq
activistes en réclamant la fin du chantier de Bouzarif -Province de Tata et le
cahier revendicatif se résume en :
1-Le retour des
activistes exclus et transmis à Oumgrane , au travail dans le même
chantier ;
2-La
déclaration des ouvriers dans la CNSS avec l’octroi des mêmes points que les
jours travaillés ;
3-L’amélioration
des salaires ;
4-L’embauche
pour tous les temporaires ;
5-Arrêter le
changement de matricule tous les trois dans la fiche de paie des
temporaires ;
6-L’amélioration
de la prime au logement ;
7-L’amélioration
de la prime Aid Aladha ;
8-Le congéannuel.
De sa part
l’administration fait croire à la minorité qui travailleque l’extraction est normale et a essayé de
briser la grèveen affectant les maçons
(ouvriers journaliers qui travaillent dans le génie civil de la mine sans fiche
de paie ) dans l’usine de traitement ! Parce que les gens qui ont de
l’expérience sont en grève elle a essayé aussi de former les nouveaux pour
exercer des tâches, et les affecter dans chantiers lointains, mais le
militantisme et le combat des gréviste ont mis fin aux initiatives de
l’administration.
L’administration
prétend qu’elle va arrêter l’exploitation dans ce site parce qu’il n’est
rentable ! comme prétexte à ne pas répondre aux revendications des ouvriers.
On note la
non participation et la non solidaritédes techniciens , des agents de maitrise et des ingénieurs dans la
grève ; bien qu’ils soient exploités et que la majorité d’eux est universitaire !
Une caravane
de solidarité a été organisée par la CDT Agadir le Mardi 23 Juillet 2013 , en
commençant par un sit-in devantla
province de Tiznitpuis un autre sit-in
avec les femmes des mineurs grévistes puis un autre sit-in devant la mine.
Un débat a été faitavec l’administration a abouti à la
réalisation de trois points du dossier revendicatif, et les autres points
seront discutés le 03 Septembre prochain :
1- Le retour des activistes exclus et transférés à Oum Jrane , au
travail dans le même chantier : ces activistes du syndicat ont refusé la
transmission vers la mineOum Jrane pour
éviter le harcèlement de l’administration puisque le syndicat est absent là ,
alors l’administration estpour le
traitementnormal de ces activistes
comme tout le mondeavec uneaugmentation salariale de 50% ;
3-L’amélioration des salaires : une augmentationest promis par l’administration, en fonction
de l’ancienneté 5%,10% et 15% ;
5-Arrêter le
changement du matricule tous les trois dans la fiche de paie des
temporaires : l’administration a promis
Laconservation de la même date d’embauche
SALUTATIONS
Photo1 : sit-in pour revendiquer le respect de
la convention signéeavec l’administra
Manifestation de soutien à Hamid Majdi devant le tribunal de Marrakech - Mercredi 8 mai 2013
Accusé de possession de drogue, le syndicaliste et conseiller
municipal de Ouarzazate dénonce «un coup monté». Hamid Majdi s'attaque
depuis plusieurs années aux pratiques anti-sociales de certaines
entreprises de la région, notamment de la filiale minière du holding
royal SNI.
Hamid Majdi, secrétaire général adjoint à l'Union locale de la
Confédération Démocratique du Travail (CDT) Ouarzazate, et conseiller
municipal de la ville (PSU), est poursuivi en état de liberté pour
possession de drogue. Il risque de 5 à 10 ans de prison ferme. Les
Douanes réclament également une amende de 800 000 DH.
La dernière audience du procès a eu lieu mercredi dernier au tribunal
de première instance de Marrakech, où le groupe de soutien à Hamid
Majdi ainsi que les mouvements démocratique de la région (CDT, PSU,
PADS, Annajh Addimocrati, AMDH) ont organisé un sit-in de solidarité.
Lors de son réquisitoire, le procureur a affirmé que Hamid Majdi
n'était pas poursuivi pour ses activités syndicales et politiques mais
pour un délit de droit commun, et que tous les indices concordaient pour
déterminer sa culpabilité. Ses avocats qualifient au contraire ce
procès de politique. Ils soulignent les incohérences du dossier et
dénoncent un coup monté pour faire taire leur client.
Hamid Majdi, un syndicaliste qui dérange
Hamid Majdi
Hamid
Majdi, père de famille de 48 ans, est originaire de Demnate, à 100 km
de Marrakech. Il est engagé dans l'action syndicale de la région depuis
plus de vingt ans, au sein de la Confédération démocratique du travail
(CDT). Employé à la préfecture de la province de Ouarzazate, où il a
crée en 1999 une section de la CDT, il est également conseiller
municipal de la ville sous l'étiquette PSU.
C'est d'ailleurs avec sa casquette de conseiller municipal qu'il
dépose une plainte en 2011 contre l'ancienne équipe de la mairie de
Ouarzazate. «J'ai découvert que des millions de dirhams manquaient
dans les caisses de la ville. Où est parti cet argent ? J'ai des
documents qui prouvent ce que j'avance mais malgré ma plainte il ne se
passe rien», affirme t-il à Lakome.
Dans cette région marquée par l'exclusion et la misère sociale, Hamid Majdi est de tous les combats, malgré «les pressions qui ne s'arrêtent jamais».
La CDT Ouarzazate comprend plusieurs sections qui couvrent les secteurs
minier et hôtelier, les deux principales activités économiques de la
région. «A Ouarzazate, nous nous sommes battus contre certains
propriétaires hôteliers qui ne déclarent pas leurs employés à la CNSS ou
qui les ont licenciés lorsque ceux-ci ont entamé une grève. Il y a eu
des décisions de justice en notre faveur : elles ne sont pas
appliquées !», explique-t-il.
Manifestation à Ouarzazate à l'appel de la CDT (janvier 2012) :
Mais le grand conflit social auquel participe Hamdi Majdi depuis plus
d'un an concerne les mineurs de Bou Azzer, localité qui abrite une mine
de cobalt exploitée par SMI (Managem, filiale du holding royal SNI). «C'est
une bataille pour faire appliquer le code du travail. Dès que nous
avons crée un bureau de la CDT à la mine, la direction l'a fermé et a
licencié les syndicalistes. Grèves, arrestations de mineurs, marches
pacifiques ont suivi», affirme Hamid Majdi. Il dénonce les
sous-déclarations à la CNSS et le fait que certains ouvriers sont
engagés par des sociétés de sous-traitance avec des contrats à durée
déterminée de trois mois, renouvelables à l'infini, bien qu'ils
travaillent depuis plus de dix ans à la mine. Il explique par ailleurs
que les conditions de travail sont particulièrement difficiles et que la
sécurité des mineurs n'est pas respectée : 9 mineurs sont morts depuis
2011. «J'ai des documents qui prouvent tout ce que j'avance. On ne
réclame pas des augmentations de salaire, simplement le respect du code
du travail !», lance-t-il.
Marche de solidarité avec les mineurs de Bou Azzer (octobre 2012) :
Novembre 2012 : l'arrestation
Début novembre 2012, alors qu'il participe à une marche de solidarité
avec les mineurs d'Imider, une autre mine de la région exploitée par
Managem, Hamid Majdi reçoit un coup de téléphone. «Il s'agissait
d'une femme, une certaine Nawal, qui se présentait comme une
syndicaliste vivant en France et qui souhaitait vivement me rencontrer.
Elle m'a dit qu'elle était en ce moment au Maroc et m'a demandé de venir
la voir à Skhirat. J'ai eu des doutes et j'ai refusé, bien qu'elle
m'ait rappelé plusieurs fois pour insister», explique-t-il à Lakome.
Mi-novembre, après la fête de l'Aïd, Hamid Majdi décide de se rendre à
Marrakech pour visiter sa famille. Il reçoit alors un nouveau coup de
téléphone de la dénommée Nawal, qui lui apprend qu'elle compte elle
aussi venir à Marrakech ce jour-là pour voir sa mère. «Elle m'a
demandé de venir la chercher devant la gare de Marrakech le lendemain
matin, ce que j'ai fait. Elle devait repartir le soir-même par avion».
La mystérieuse "Nawal"
Lorsque Hamid Majdi arrive devant la gare, «Nawal» est accompagnée
d'une vieille femme, qu'elle présente comme étant une domestique de sa
mère qu'il faut déposer au domicile familial. Le syndicaliste s'exécute
puis se rend dans un café avec Nawal devant l'hypermarché de la ville. «Je sentais que quelque chose ne tournait pas rond mais tant qu'on était en public, je ne craignais rien»,
affirme-t-il. Hamid Majdi prend alors congé de Nawal et se rend chez sa
famille. Une heure plus tard, nouveau coup de fil de la mystérieuse
femme, qui lui demande de passer la chercher en fin d'après-midi pour
l'amener à l'aéroport. Elle lui donne rendez-vous dans un café.
Problème : Hamid Majdi s'y rend mais n'y trouve personne. Le téléphone
de Nawal est désormais éteint. Après avoir attendu près d'une heure, il
décide de partir.
C'est en sortant de ce café, alors qu'il s'apprêtait à entrer dans sa voiture, que des policiers en civil surgissent. «Ils
étaient huit et ont encerclé mon véhicule. Ils ont pris la clé, m'ont
mis derrière la voiture et ont commencé à fouiller. Je n'ai pas vu ce
qu'ils faisaient. Un des policiers est alors revenu vers moi en
brandissant des sachets de drogue, de la chira et de la cocaïne, en
disant qu'ils l'ont trouvé dans ma voiture, sous mon siège et côté
passager !», explique le syndicaliste.
Les incohérences du dossier
Il est alors arrêté et amené au commissariat. La maison de sa famille
est également fouillée mais les policiers ne trouvent rien. «Ils m'ont amené avec eux, j'étais menotté devant ma mère, comme un vulgaire trafiquant, c'était dur... ». Après être passé devant un juge d'instruction, il est relâché et poursuivi en état de liberté pour possession de drogue.
Lors de son interrogatoire, Hamid Majdi raconte aux policiers
l'histoire de la mystérieuse Nawal, qu'il pense être au moins complice
de ce qu'il appelle «un coup monté». Les policiers se rendent à la gare
de Marrakech pour examiner les caméras de surveillance. Et là surprise :
ils se rendent compte que la dénommée Nawal n'est pas arrivée en train à
Marrakech, elle était déjà sur place ! Les caméras l'identifient
clairement : elle est entrée dans la gare puis en est ressortie dès que
le syndicaliste est arrivé devant le bâtiment. Les caméras la montrent
aussi entrer dans la voiture de Majdi, côté passager.
La suite est alors invraisemblable : les enquêteurs n'ont pas cherché à
retrouver cette femme ! Ils n'ont pas non plus relevé ses empreintes
sur la voiture de Majdi (qui a été saisie par la police). Les avocats du
syndicaliste ont également demandé à prélever les empreintes sur les
sachets de drogue, afin de les comparer avec celles de l'accusé. Demande
rejetée...
Le dossier précise que la police a été informée ce jour-là par un
coup de fil anonyme. Lors du procès, qui s'est ouvert en décembre
dernier, le mystérieux témoin ne s'est pas présenté, le procureur
invoquant la protection des témoins. Les avocats de Majdi ont demandé à
ce que le juge le rencontre quand même en privé. En vain...
«Le dossier est complètement vide, le procureur dit simplement
que je suis coupable car la police aurait trouvé la drogue dans ma
voiture. Pourquoi refusent-ils d'examiner les indices, la voiture, les
empreintes, les téléphones, les vidéos ? Lorsque mes avocats ont demandé
ça, le procureur n'a rien répondu !», lance Hamid Majdi.
Selon lui, il est impossible de savoir ce que va décider le juge, alors que le verdict est prévu pour le 22 mai prochain. «Normalement
je ne devrai pas être inquiet, ils savent très bien que je suis
innocent. Mais au Maroc la justice n'est pas indépendante, c'est un
procès politique. Tout peut arriver et ça fait peur...».
Hamid Majdi demande deux choses : que son innocence soit reconnue et que la vérité soit faite pour trouver «qui se cache derrière ce complot».
Manifestation de soutien à l'ouverture du procès Majdi (décembre 2012) :
L'affaire Majdi fait bien sûr penser à celle du jeune blogueur Mohamed Sokrate,
ancien militant du 20 février, condamné en appel en octobre dernier à
un an et demi de prison ferme pour "possession et trafic de drogue". Il
avait été arrêté il y a un an, en mai 2012, à la sortie d'un cybercafé à
Marrakech. Les policiers affirmaient avoir trouvé sur lui 400 grammes
de haschich. Son père et son frère avaient également été interpellés,
«enlevés» selon eux, et relâchés après que Sokrate ait signé le
procès-verbal de la police. Le jeune blogueur, dont la condamnation a
provoqué l'indignation de la société civile marocaine et des ONG internationales, est toujours incarcéré.
Il fait d'ailleurs partie des 206 détenus politiques recensés par
l'AMDH et le collectif Mamfakinch dans leur base de données récemment
mise en ligne, freekoulchi.org.
Amina Mourad et Benasser Ismaini, les deux coordinateurs du mouvement des
victimes des microcrédits de la région de Ouarzazate sont passés devant le juge
au tribunal de Ouarzazate ce jeudi 25 avril 2013 .
Leur procès a été reporté 14 fois. Les
représentants des 5 organismes de microcrédits qui avaient porté plainte ne se
présentant pas aux convocations du tribunal. Amina Mourad et Benasser Ismaini
sont trainés en justice pour avoir défendu, rassemblé les victimes des
microcrédits dans leur région et mis à nu les abus des organismes des
microcrédits.
Le 4 avril 2013, 4 des 5 organismes de microcrédits
se sont rétractes, ont retiré leurs plaintes, sans pour autant envoyer leurs
avocats.
Aujourd’hui, ce jeudi 25 avril 2013 au
tribunal de Ouarzazate : une première victoire !
Le
procès de Amina Mourad et Benasser Ismaini, s'est tenu ce jour avec une présence
importante de femmes et l’appui du syndicat CDT, la mobilisation et le soutien
international ont permis une première victoire : tous les chefs d'inculpations
retenus contre les deux coordinateurs du mouvement des victimes des microcrédits
dans la région de Ouarzazate ont été retirées sauf l’accusation pour insulte,
ils sont condamnés à payer une amende de 4000 dh chacun.
C’est une première victoire pour le mouvement des
victimes des organismes de microcrédits de la région de Ouarzazate.
Majoritairement des femmes, certaines venues de Kalaat Magouna, Agdz, M'Hamid,
Zagoura, elles sont venues en nombre manifester leur solidarité devant le
tribunal, et dans le tribunal, malgré une présence importante des forces de
répression. A l’annonce du jugement, elles sont sorties en manifestation
soutenues par les syndicalistes de la CDT. Elles ont marché dans la ville en
lançant les slogans : « dégage microcrédits » accompagnées de you you.
Une première victoire qu'il faut saluer haut et
fort . Mais la lutte continue pour demander réparations des préjudices:
depuis 2 ans Amina et Nasser sont trainés devant la justice. Pour poursuivre
la lutte contre les organismes de microcrédits au-dessus de la loi, pour refuser
de payer, pour un réel développement
La solidarité est plus qu’urgente et nécessaire
pour transformer ce succès en victoire pour toutes les victimes des organismes
de microcrédits , pour étendre et développer ce mouvement dans toutes les villes
et régions.
Pour exiger un réel développement qui s’attaque en
profondeur aux sources de la pauvreté et stopper l’engrenage de la dette , pour
des droits et une justice sociale, pour le jugement des organismes qui se
nourrissent de la pauvreté des femmes.
Rabat: marée humaine à la marche du 31 mars 2013, marche des travailleurs par excellence dont l'initiative revient à la CDT et à la FDT. Pour celles et ceux qui connaissent Rabat: la tête de la marche à Bab Rouah , la queue toujours à Baba Al Had. GRANDIOSE MARCHE Syndicales (CDT, FDT, UMT courant démocratique), soutenue par la gauche démocratique et progressiste, le MVT20FEVRIER... Les islamistes ont préféré ne pas y assister. FÉLICITATION AUX ORGANISATEURS ET A TOUTES ET A TOUS CELLES/CEUX QUI ONT CONTRIBUE AU SUCCÈS DE CETTE DÉMONSTRATION DE FORCE! Bâtissons ensemble un front uni contre le makhzen, un front démocratique et progressiste.
Plusieurs milliers de travailleurs ont défilé ce
dimanche à Rabat contre les politiques menées par le gouvernement
actuel. Une marche dont la principale cible a été le chef du
gouvernement.
L'opposition marocaine s'est réunie ce dimanche, le temps d'une
marche organisée à l'appel des deux centrales syndicales, la CDT et la
FDT. A cet appel, plusieurs partis politiques et organisations de la
société civile ont répondu, ainsi que quelques dizaines de membres du
mouvement du 20 février. La marche pour « les droits et les libertés » s'est transformée en un
procès contre le gouvernement actuel. « Benkirane dégage, tu n'as rien
pu faire ! » scandaient les manifestants, dont des dirigeants de partis
politiques comme Habibi El Malki et Driss Lachgar (USFP) ou Nabila
Mounib (PSU)... Les islamistes d'Al Badil Al Hadari et d'al Oumma ont également été
de la partie, la manifestation qui a rassermblé 30.000 personnes selon
les organisateurs a appelé au départ du gouvernement actuel et la
« chute » de son chef. Mais il n'y avait pas que la gauche et les islamistes d'opposition
dans la marche d'aujourd'hui, plusieurs individus appartenant au PAM et
au RNI, partis de l'opposition parlementaire ont rejoint la
protestation. Celle-ci a, d'ailleurs, ressuscité le martyr Omar
Benjelloun après que les militants de la mouvance ittihadie aient scandé
le célèbre slogan anti-islamiste « criminels, criminels, les assassins
de Benjelloun ». http://fr.lakome.com/index.php/politique/587-syndicats-une-marche-anti-benkirane
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Des milliers de personnes
manifestent à Rabat à l'appel de syndicats Plusieurs
milliers de personnes ont manifesté dimanche à Rabat "pour l'ensemble des droits
et des libertés", affichant leur mécontentement à l'égard de la politique du
gouvernement, à l'appel notamment de deux organisations syndicales, a constaté
un photographe de l'AFP.
Selon la même source, les manifestants, qui ont achevé leur marche devant le
Parlement, dans le centre de la capitale, étaient entre 5.000 et 10.000. La
police a pour sa part évoqué le chiffre de 3.000 participants. Organisée sous
le signe "Pour l'ensemble des droits et des libertés", cette manifestation s'est
déroulée dans le calme, le cortège brandissant des pancartes et scandant des
slogans anti-corruption, "contre la vie chère et pour l'emploi", et plus
généralement contre la politique du gouvernement.
"Le Maroc vit une régression sociale", Abdelilah "Benkirane (le chef du
gouvernement, ndlr) nous emmène dans un ravin", ont clamé des manifestants,
parmi lesquels des membres du mouvement pro-réformes du 20-Février. D'après
l'agence MAP, des partis de l'opposition ainsi que des associations et des
organisations actives dans les domaines des droits humains et de la société
civile s'étaient également joints au cortège.
Cette manifestation constitue "une sorte de mise en garde" au gouvernement,
ont déclaré des syndicalistes cités par la MAP. Le parti islamiste Justice et
développement (PJD) d'Abdelilah Benkirane, qui dirige le gouvernement, est
arrivé au pouvoir par les urnes fin 2011-début 2012, dans le tumulte du
printemps arabe.
Confronté à un ralentissement de la croissance l'an dernier ainsi qu'à un
creusement du déficit public, il doit mener au cours des prochains mois
d'importantes réformes sociales, concernant les retraites mais aussi la caisse
de compensation, qui subventionne à grand frais des produits de première
nécessité.
**************************************************************************************************************************************************** (APS)
dimanche 31 mars 2013 14 : 56
Maroc : marche à Rabat contre la politique
économique et sociale du gouvernement
RABAT - Plusieurs centaines de travailleurs marocains de différents secteurs
ont manifesté dimanche à Rabat contre la politique économique et sociale du
gouvernement dirigé par Abdelilah Benkirane, à l’appel de deux syndicats, la
Fédération démocratique du travail (FDT) et la Confédération démocratique du
travail (CDT), a-t-on constaté.
Placée sous le signe "Pour l’ensemble des droits et des libertés", cette
marche a été soutenue par des organisations de la société civile, des partis
politiques de gauche et par une branche dissidente de l’un des principaux
syndicats marocains, l’Union marocaine du travail (UMT). Venant de différentes villes du royaume, les manifestants ont réclamé la
démission de l’actuel gouvernement de coalition dirigé par le Parti justice et
développement (PJD, islamiste), le respect du droit syndical dans les secteurs
privé, public et semi-public et contre les prélèvements des salaires des
grévistes notamment ceux des collectivités locales et contre la baisse du
pouvoir d’achat des travailleurs. Dans des déclarations à la presse, les initiateurs à cette marche ont indiqué
que l’objectif de cette action est de dénoncer la politique du gouvernement qui
menace la paix sociale du Maroc suite à la hausse du coût de la vie, du taux de
chômage et au non-respect des accord conclus avec les syndicats. Selon le Haut-Commissariat marocain au plan (HCP), le taux de chômage est
passé de 8,9 % en 2011 à 9,0 % en 2012 augmentant de 1.028.000 à 1.038.000
chômeurs en 2012, soit 10.000 chômeurs en plus. La même source a relevé que le coût de la vie a augmenté de 2,6% en janvier
2013 par rapport au même mois de l’année 2012. Le gouvernement de coalition marocain est dirigé depuis janvier 2012 par le
PJD, vainqueur des législatives anticipées du 25 novembre 2011 avec 107 sièges
sur 395 députés de la chambre des représentants. L’exécutif comprend des membres du Parti de l’Istiqlal (conservateur, 60
députés), du Mouvement populaire (MP, libéral, 32 députés) et du Parti du
progrès et du socialisme (PPS, ex-communiste, 18 sièges). URL Source : http://www.aps.dz/Maroc-marche-a-Rabat-contre-la.html
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marche
Rabat 31 mars 2013
1
avr. 2013 de S G Attac - Maroc
Marche unitaire
Rabat 31/3/2113: à l'appel des syndicats CDT , FDT et ODT: une "marche pour les
droits et libertés" contre les mesures du gouvernement Benkirane qui a rassemblé
militants de la gauche radicale pour l'unité syndicale , du M20Février, Attac,
également des islamistes mais aussi les partis de droite RNI et PAM dans
l'opposition au Parlement contents de reprendre le slogan "dégage Benkirane",
espérant prendre la place...Une étrange large coalition contre le gouvernement
Benkirane
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Benkirane embarrassé par l’ampleur de la manifestation.
Le chef du gouvernement n’en revient pas de l’ampleur de la manifestation syndicale de dimanche à Rabat. Enivré par des sondages rassurants sur sa popularité personnelle, Abdelilah Benkirane ne s’attendait pas à une telle démonstration de force contre la politique de son gouvernement. Surtout que l’imposante marche qui a drainé plusieurs dizaines de milliers de manifestants, a été organisée à l’appel de la CDT et de la FDT, deux de principales centrales syndicales du pays, auxquelles se sont jointes plusieurs figures de l’opposition. Surtout aussi que la manifestation intervient au moment où la colère gronde à l’intérieur même de la majorité menée par les islamistes.
Lors de la dernière réunion des chefs de la coalition gouvernementale, l’Istiqlal s’est vivement opposé à toute nouvelle hausse des prix. C’est dire que les projets de Benkirane pour réformer, même partiellement, la caisse de Compensation, ne font pas consensus à l’intérieur de la majorité. Une réforme devenue pourtant inévitable pour faire face à l’inquiétante détérioration des indicateurs économiques et financiers du pays. Réuni samedi, le comité central de l’Istiqlal s’est clairement opposé à toute nouvelle mesure d’austérité qui accablerait davantage les citoyens et rendrait le gouvernement plus impopulaire encore.
De fait, 15 mois après son arrivée aux affaires, Abdelilah Benkirane et son cabinet mi-islamiste peinent à convaincre. Pire encore, la seule mesure économique concrète décrétée jusqu’à présent, à savoir l’augmentation des prix de l’essence et du gazole, a eu un effet impopulaire évident. Le reste tient soit à l’effet d’annonce soit aux déclarations de bonnes intentions. On est loin des promesses électorales du PJD de porter le salaire minimum à 3000 DH. Plus loin encore l’objectif d’atteindre une croissance de 7%. A la place, le pays doit faire face à un marasme économique aggravé par un chômage persistant, la hausse effrénée des prix, le déficit des services publics…
La marche syndicale de dimanche a sonné l’alarme d’un mécontentement social difficilement contenu. La balle est aujourd’hui dans le camp du chef du gouvernement.
Solidarité Maroc, Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA) solidmar05[at]gmail.com 17 rue Jean Eymar 05000 Gap France
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