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samedi 29 mars 2014

6 avril, une dure journée attend Benkirane


Les syndicats CDT, FDT et UMT réunis
Les syndicats CDT, FDT et UMT réunis
Les ouvriers affiliés à trois centrales syndicales vont marcher le 6 avril pour manifester leur mécontentement. Les chefs de L’Union Marocaine du Travail (UMT), de la Confédération Démocratique du Travail (CDT) et de la Fédération Démocratique du Travail (FDT) ont finalement décidé de manifester  à Casablanca pour dénoncer la détérioration des conditions sociales et économiques de la classe ouvrière. 

 Selon Miloudi  Moukhariq le SG de l’UMT, les trois syndicats veulent ainsi  dénoncer le « blocage » du dialogue social et « l’atermoiement » du gouvernement à résoudre les problèmes des travailleurs et des salariés. En janvier dernier, les trois syndicats avaient décidé de constituer un front commun, d’unifier leurs rangs et de coordonner ensemble leurs actions syndicales en vue de défendre les droits de la classe ouvrière marocaine. Cette initiative « historique et sans précédent » n’est pas « un choix tactique » mais traduit une conviction profonde de toutes les instances et organisations syndicales, de « la nécessité de sortir de l’état de la division pour passer à une étape de coordination des initiatives et d’unification des efforts des militants syndicalistes pour faire face aux tentatives visant le mouvement syndical et la classe ouvrière », avaient annoncé les trois centrales.

mardi 2 avril 2013

Benkirane embarrassé par l’ampleur de la grandiose marche du 31 mars 2013 à Rabat "Pour l'ensemble des droits et des libertés"

Par Ali Fkir, 31/3/2013

FÉLICITATION et mille fois BRAVO !


Rabat: marée humaine à la marche du 31 mars 2013, marche des travailleurs par excellence dont l'initiative revient à la CDT et à la FDT. Pour celles et ceux qui connaissent Rabat: la tête de la marche à Bab Rouah , la queue toujours à Baba Al Had. GRANDIOSE MARCHE Syndicales (CDT, FDT, UMT courant démocratique), soutenue par la gauche démocratique et progressiste, le MVT20FEVRIER... Les islamistes ont préféré ne pas y assister. FÉLICITATION AUX ORGANISATEURS ET A TOUTES ET A TOUS CELLES/CEUX QUI ONT CONTRIBUE AU SUCCÈS DE CETTE DÉMONSTRATION DE FORCE! Bâtissons ensemble un front uni contre le makhzen, un front démocratique et progressiste.


 






















Plusieurs milliers de travailleurs ont défilé ce dimanche à Rabat contre les politiques menées par le gouvernement actuel. Une marche dont la principale cible a été le chef du gouvernement.


 L'opposition marocaine s'est réunie ce dimanche, le temps d'une marche organisée à l'appel des deux centrales syndicales, la CDT et la FDT. A cet appel, plusieurs partis politiques et organisations de la société civile ont répondu, ainsi que quelques dizaines de membres du mouvement du 20 février.
La marche pour « les droits et les libertés » s'est transformée en un procès contre le gouvernement actuel. « Benkirane dégage, tu n'as rien pu faire ! » scandaient les manifestants, dont des dirigeants de partis politiques comme Habibi El Malki et Driss Lachgar (USFP) ou Nabila Mounib (PSU)...
Les islamistes d'Al Badil Al Hadari et d'al Oumma ont également été de la partie, la manifestation qui a rassermblé 30.000 personnes selon les organisateurs a appelé au départ du gouvernement actuel et la « chute » de son chef.
Mais il n'y avait pas que la gauche et les islamistes d'opposition dans la marche d'aujourd'hui, plusieurs individus appartenant au PAM et au RNI, partis de l'opposition parlementaire ont rejoint la protestation. Celle-ci a, d'ailleurs, ressuscité le martyr Omar Benjelloun après que les militants de la mouvance ittihadie aient scandé le célèbre slogan anti-islamiste « criminels, criminels, les assassins de Benjelloun ».
 http://fr.lakome.com/index.php/politique/587-syndicats-une-marche-anti-benkirane
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Des milliers de personnes manifestent à Rabat à l'appel de syndicats

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche à Rabat "pour l'ensemble des droits et des libertés", affichant leur mécontentement à l'égard de la politique du gouvernement, à l'appel notamment de deux organisations syndicales, a constaté un photographe de l'AFP.
Selon la même source, les manifestants, qui ont achevé leur marche devant le Parlement, dans le centre de la capitale, étaient entre 5.000 et 10.000. La police a pour sa part évoqué le chiffre de 3.000 participants.
Organisée sous le signe "Pour l'ensemble des droits et des libertés", cette manifestation s'est déroulée dans le calme, le cortège brandissant des pancartes et scandant des slogans anti-corruption, "contre la vie chère et pour l'emploi",  et plus généralement contre la politique du gouvernement.
"Le Maroc vit une régression sociale", Abdelilah "Benkirane (le chef du gouvernement, ndlr) nous emmène dans un ravin", ont clamé des manifestants, parmi lesquels des membres du mouvement pro-réformes du 20-Février.
D'après l'agence MAP, des partis de l'opposition ainsi que des associations et des organisations actives dans les domaines des droits humains et de la société civile s'étaient également joints au cortège.

Cette manifestation constitue "une sorte de mise en garde" au gouvernement, ont déclaré des syndicalistes cités par la MAP. Le parti islamiste Justice et développement (PJD) d'Abdelilah Benkirane, qui dirige le gouvernement, est arrivé au pouvoir par les urnes fin 2011-début 2012, dans le tumulte du printemps arabe.
Confronté à un ralentissement de la croissance l'an dernier ainsi qu'à un creusement du déficit public, il doit mener au cours des prochains mois d'importantes réformes sociales, concernant les retraites mais aussi la caisse de compensation, qui subventionne à grand frais des produits de première nécessité.
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(APS) dimanche 31 mars 2013 14 : 56
Maroc : marche à Rabat contre la politique économique et sociale du gouvernement
RABAT - Plusieurs centaines de travailleurs marocains de différents secteurs ont manifesté dimanche à Rabat contre la politique économique et sociale du gouvernement dirigé par Abdelilah Benkirane, à l’appel de deux syndicats, la Fédération démocratique du travail (FDT) et la Confédération démocratique du travail (CDT), a-t-on constaté.
Placée sous le signe "Pour l’ensemble des droits et des libertés", cette marche a été soutenue par des organisations de la société civile, des partis politiques de gauche et par une branche dissidente de l’un des principaux syndicats marocains, l’Union marocaine du travail (UMT).
Venant de différentes villes du royaume, les manifestants ont réclamé la démission de l’actuel gouvernement de coalition dirigé par le Parti justice et développement (PJD, islamiste), le respect du droit syndical dans les secteurs privé, public et semi-public et contre les prélèvements des salaires des grévistes notamment ceux des collectivités locales et contre la baisse du pouvoir d’achat des travailleurs.
Dans des déclarations à la presse, les initiateurs à cette marche ont indiqué que l’objectif de cette action est de dénoncer la politique du gouvernement qui menace la paix sociale du Maroc suite à la hausse du coût de la vie, du taux de chômage et au non-respect des accord conclus avec les syndicats.
Selon le Haut-Commissariat marocain au plan (HCP), le taux de chômage est passé de 8,9 % en 2011 à 9,0 % en 2012 augmentant de 1.028.000 à 1.038.000 chômeurs en 2012, soit 10.000 chômeurs en plus.
La même source a relevé que le coût de la vie a augmenté de 2,6% en janvier 2013 par rapport au même mois de l’année 2012.
Le gouvernement de coalition marocain est dirigé depuis janvier 2012 par le PJD, vainqueur des législatives anticipées du 25 novembre 2011 avec 107 sièges sur 395 députés de la chambre des représentants.
L’exécutif comprend des membres du Parti de l’Istiqlal (conservateur, 60 députés), du Mouvement populaire (MP, libéral, 32 députés) et du Parti du progrès et du socialisme (PPS, ex-communiste, 18 sièges).
URL Source : http://www.aps.dz/Maroc-marche-a-Rabat-contre-la.html
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marche Rabat 31 mars 2013
1 avr. 2013
de S G Attac - Maroc
Marche unitaire Rabat 31/3/2113: à l'appel des syndicats CDT , FDT et ODT: une "marche pour les droits et libertés" contre les mesures du gouvernement Benkirane qui a rassemblé militants de la gauche radicale pour l'unité syndicale , du M20Février, Attac, également des islamistes mais aussi les partis de droite RNI et PAM dans l'opposition au Parlement contents de reprendre le slogan "dégage Benkirane", espérant prendre la place...Une étrange large coalition contre le gouvernement Benkirane
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  Benkirane embarrassé par l’ampleur de la manifestation. 

 Le chef du gouvernement n’en revient pas de l’ampleur de la manifestation syndicale de dimanche à Rabat. Enivré par des sondages rassurants sur sa popularité personnelle, Abdelilah Benkirane ne s’attendait pas à une telle démonstration de force contre la politique de son gouvernement. Surtout que l’imposante marche qui a drainé plusieurs dizaines de milliers de manifestants, a été organisée à l’appel de la CDT et de la FDT, deux de principales centrales syndicales du pays, auxquelles se sont jointes plusieurs figures de l’opposition. Surtout aussi que la manifestation intervient au moment où la colère gronde à l’intérieur même de la majorité menée par les islamistes.

 Lors de la dernière réunion des chefs de la coalition gouvernementale, l’Istiqlal s’est vivement opposé à toute nouvelle hausse des prix. C’est dire que les projets de Benkirane pour réformer, même partiellement, la caisse de Compensation, ne font pas consensus à l’intérieur de la majorité. Une réforme devenue pourtant inévitable pour faire face à l’inquiétante détérioration des indicateurs économiques et financiers du pays. Réuni samedi, le comité central de l’Istiqlal s’est clairement opposé à toute nouvelle mesure d’austérité qui accablerait davantage les citoyens et rendrait le gouvernement plus impopulaire encore.
 De fait, 15 mois après son arrivée aux affaires, Abdelilah Benkirane et son cabinet mi-islamiste peinent à convaincre. Pire encore, la seule mesure économique concrète décrétée jusqu’à présent, à savoir l’augmentation des prix de l’essence et du gazole, a eu un effet impopulaire évident. Le reste tient soit à l’effet d’annonce soit aux déclarations de bonnes intentions. On est loin des promesses électorales du PJD de porter le salaire minimum à 3000 DH. Plus loin encore l’objectif d’atteindre une croissance de 7%. A la place, le pays doit faire face à un marasme économique aggravé par un chômage persistant, la hausse effrénée des prix, le déficit des services publics…
 La marche syndicale de dimanche a sonné l’alarme d’un mécontentement social difficilement contenu. La balle est aujourd’hui dans le camp du chef du gouvernement.

mercredi 5 décembre 2012

Les syndicalistes de la santé s'indignent


Prélèvements sur les salaires 

Par Salma Raiss,  aufait,

Sit-in des syndicalistes du secteur de la santé, en septembre dernier./DRLa décision gouvernementale relative aux prélèvements sur les salaires des grévistes crée des remous. Après les fonctionnaires des collectivités locales, les syndicalistes du secteur de la santé se sont indignés fortement, après avoir remarqué, la semaine dernière, les prélèvements d’importantes sommes sur leurs salaires, à cause de leur participation à des grèves et manifestations.


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Après le ministère de la Justice et des libertés et les collectivités locales, c'est au tour des syndicats de la santé de s'indigner contre les prélèvements sur les salaires des grévistes. Ce mouvement de colère vient s'ajouter à celle causée par le décret du ministre de tutelle, Houcine El Ouardi, permettant aux lauréats des instituts privés d’exercer dans le public.
En protestation contre la décision du gouvernement de faire des prélèvements sur les salaires des grévistes, les quatre syndicats du ministère de la Santé affiliés à la Fédération démocratique du travail (FDT), à la Confédération démocratique du travail (CDT), à l'Union générale des travailleurs marocains (UGTM) et à l'Union nationale des travailleurs marocains (UNTM), ont décidé d’observer un énième sit-in, jeudi 6 décembre, devant les sièges des délégations de la santé, au niveau national.
Ce sit-in intervient après maintes autres manifestations tenues par les syndicats, pour “déplorer cette décision gouvernementale, que les fonctionnaires du secteur jugent “unilatérale, précipitée et impopulaire”, a expliqué Mustapha Chennaoui, secrétaire général du syndicat national de la santé, affilié à la CDT.
“Les prélèvements sur les salaires ont été opérés et cela sera à l’origine d’une réaction forte, voire agressive, de la part des centrales syndicales.”
Dr Mustapha Chennaoui, secrétaire général du syndicat national de la santé.
Il considère que c'est inacceptable et illégal, étant donné que la grève est un droit fondamental et constitutionnel des fonctionnaires, tant qu'elle se tient dans un cadre pacifique.
Et Dr Chennaoui de souligner que la grève est l'ultime recours des syndicats pour faire entendre leurs revendications, qui tombent, depuis longtemps, dans la sourde oreille du ministère de tutelle.

Appel à la restitution des sommes défalquées
Le syndicaliste a, par ailleurs, précisé, que ces prélèvements interviennent au moment où les fonctionnaires de la santé s’attendaient à l’application du contenu de l’accord du dialogue social du 5 juillet 2011. Cet accord comprend entre autres la rémunération du rendement, de la garde et de la permanence, l’activation de la rémunération de la responsabilité, la motivation du médecin chef et l’infirmier chef exerçant dans les centres de santé et le personnel travaillant dans les unités de santé mobiles.
Dans un communiqué conjoint, les quatre syndicats appellent à un retrait immédiat de la décision gouvernementale et à la restitution des sommes d’argent défalquées sur les salaires des grévistes.
La bataille s’annonce dure, puisque le chef de gouvernement, Abdelillah Benkirane, est catégorique et n’entend pas revenir sur cette décision.

mardi 4 décembre 2012

Fin de la paix sociale au Maroc

  Les syndicats et associations déclarent la guerre au gouvernement Benkirane

Par Salma Raiss & Yassine Benargane 
Après la marche nationale, sous le thème "Y en a marre", du 11 novembre dernier, l'ODT compte organiser une grève nationale prochainement. /DR
Après la marche nationale, sous le thème "Y en a marre", du 11 novembre dernier,
 l'ODT compte organiser une grève nationale prochainement. /DR

Pas de trêve à l'horizon entre le gouvernement Benkirane et son environnement politique et social. Après une polémique marathonienne sur le projet de loi de Finances 2013, l'Exécutif se retrouve cette semaine, face à la colère des syndicats et associations. Ces derniers déclarent la guerre et crient haut et fort leurs principales revendications.

A
 
La hache de guerre entre le gouvernement Benkirane et les centrales syndicales n’est pas enterrée. Après avoir claqué la porte du dialogue social en se retirant de la commission du secteur public, trois grands syndicats les plus représentatifs, à savoir l’Organisation Démocratique du Travail (ODT), la Confédération Démocratique du Travail (CDT) ainsi que la Fédération Démocratique du Travail (FDT) décident de hausser le ton.
Par ailleurs, les associations des droits de l’Homme ont organisé, dimanche soir, une marche pour appeler à la protection des droits et des libertés, alors que les syndicats du transport routier manifesteront demain dans le cadre d'une marche nationale.

ODT: une grève nationale en vue
Ainsi, la réunion du conseil national de l’ODT, tenue dimanche dernier, s’est clôturée sur la décision, votée à l’unanimité, d'une grève nationale, sans pour autant définir une date exacte. Selon le secrétaire général de ce syndicat, Ali Lotfi, “c’est le bureau exécutif qui se chargera de choisir une date afin d’organiser une journée de grève nationale”.
L'ODT ne compte pas manifester seule. Puisque l'union fait la force, le bureau exécutif de l'organisation tend vers une éventuelle collaboration avec les autres syndicats, afin d’organiser une manifestation nationale conjointe.
“C’est une réponse à l’attaque sans précédent contre les droits et les acquis de la classe ouvrière par le gouvernement Benkirane. Les gains que cette classe a pu obtenir sont menacés actuellement.”
Ali Lotfi, secrétaire général de l’ODT.
En attendant la confirmation des autres syndicats, l’ODT est déterminée à mener la bataille jusqu’au bout, pour défendre ses droits et ses acquis.

La FDT et la CDT, main dans la main
Pour leur part, le bureau central de la FDT et le bureau exécutif de la CDT se sont mis d’accord pour organiser, le 8 décembre courant, une journée nationale de protestation dans les différentes villes marocaines, dans le cadre de la mise en œuvre des décisions des conseils nationaux des deux formations, tenus le 17 novembre.
Contacté par nos soins, El Arbi Habchi, membre du bureau central de la FDT, a affirmé que la journée de protestation, prévu samedi prochain, connaîtra l’organisation de sit-in, de manifestations et de regroupements à l’échelle nationale. Cet évènement sera l’occasion pour mettre en avant plusieurs revendications urgentes.
“Nous manifestons pour dénoncer la répression des libertés, les prélèvements sur les salaires des grévistes, le projet de loi de Finances 2013, les insuffisances du dialogue social, et la non application de l’accord du 26 avril 2011.”
El Arbi Habchi, membre du bureau central de la FDT.

Les associations tirent la sonnette d’alarme
Par ailleurs, dans le cadre de sa lutte permanente pour le respect des recommandations de l’Instance Équité et Réconciliation (IER), l’instance de suivi des recommandations du colloque national sur les violations graves des droits de l'Homme au Maroc a organisé, une marche nationale, dimanche à Rabat.
Ont pris part à cette marche, l’Association Marocaine des Droits de l'Homme (AMDH), l’Organisation Marocaine des Droits de l’Homme (OMDH) et le Forum Justice et Vérité (FJV), ainsi que d’autres acteurs de la société civile.
Les participants à cette marche ont plaidé pour un pouvoir judiciaire indépendant et impartial, capable de mettre fin à l’impunité et protéger les droits et libertés des citoyens.
Les associations ont également appelé le pouvoir judiciaire à assumer ses responsabilités pour faire éclater la vérité escamotée dans les dossiers de violations graves des droits de l'Homme en vertu de la loi. Selon elles, cela rendra justice aux victimes, à leurs familles et à la société dans son ensemble.
Elles ont, par ailleurs, insisté sur l’abolition de la peine capitale, la ratification de la Convention de Rome relative à la Cour pénale internationale et l’élaboration d’une stratégie nationale de lutte contre l'impunité.

La vague n'épargne pas le transport routier
Les professionnels du transport font aussi la moue. En effet, ils avaient décidé de mener une grève de 48 heures à partir de vendredi dernier. Or, cette grève a été prolongée de trois jours, et couronnée, aujourd’hui mardi, par une marche nationale, en direction du ministère de l’Equipement et du transport.
Ce mouvement de protestation intervient malgré le fait que les professionnels du secteur aient signé, mercredi dernier, un procès-verbal de levée de grève avec Aziz Rebbah, ministre de tutelle.
Contacté par nos soins, Younes Bellaq, secrétaire général du bureau syndical des investisseurs des petites entreprises et des sociétés de transport, a expliqué que la raison principale de cette grève est que “les opérateurs du transport n’ont pas admis que le ministre dépose et publie les nouveaux cahiers des charges avec un appel à candidature, et ce sans consensus avec les parties concernées”. M. Bellaq a souligné, à cet égard, que le ministre s'était engagé, lors de la signature du procès-verbal, de reporter la mise en œuvre de ces cahiers des charges.
Après ces grèves qui menacent de paralyser certains secteurs, une réaction du gouvernement Benkirane est vivement attendue. La paix sociale va-t-elle en prendre un coup ?

jeudi 24 mai 2012

Un mouvement des indignés prend forme au Maroc. Grande mobilisation syndicale contre le gouvernement

Par Au Fait Maroc: 23/05/2012 

La mobilisation autour des syndicats CDT et FDT fait émerger un grand front de protestation contre le gouvernement. Tous les mouvements d'opposition soutiennent cette initiative qui sera le premier grand mouvement des indignés depuis l'arrivée du PJD au gouvernement. La Confédération démocratique du travail (CDT), renoue des liens étroits avec la Fédération démocratique du Travail, (FDT), les deux centrales syndicales appelant de concert, à une marche pour la dignité, le 27 mai prochain à Casablanca. 

 Selon les organisateurs, le Maroc fait face à des insuffisances structurelles multiples, qui touchent tous les secteurs, et en particulier les secteurs sociaux. Le pays a besoin de décisions nationales importantes courageuses, loin des petites mesures superficielles, ont-ils expliqué. Ces centrales syndicales constatent une détérioration des équilibres sociaux, du coût de la vie, de l’emploi et de l’incapacité du gouvernement de gérer les services de l’enseignement, de la santé et de l’habitat et de la sécurité. Elles considèrent que la corruption n’a fait qu’augmenter et revendiquent la construction d’une démocratie pour tous, la distribution égalitaire des richesses, et l’instauration d’une véritable justice sociale.

 Revendications principales de ce grand rassemblement  

• Le respect des libertés syndicales
 • La résolution des conflits sociaux 
•La libération et l’arrêt des poursuites contre les délégués syndicaux 
• La réintégration des employés licenciés 
• L’augmentation des salaires 
• L’application de l’échelle mobile pour les salaires en fonction du coût de la vie 
• La réponse aux revendications de tous les secteurs et la promotion des employés des échelles 5 à 9 après 5 ans d’ancienneté 
• L’application des décisions de l’accord du 26 Avril 2011 du dialogue social 
• L’assainissement des caisses mutuelles 
• L’alignement du salaire minimum agricole sur le salaire minimum dans l’industrie 
• La création d’un environnement général favorable pour le développement de l’emploi et de la paix sociale 
• La révision des lois sur l’élection des représentants du personnel 
• L’assainissement des secteurs de l’enseignement et de la santé.- La réforme des caisses de retraite 
• La création de postes d’emploi pour les chômeurs 
• La lutte contre l’appropriation abusive des terrains et l’augmentation des prix et de l’immobilier. 

 Une grande majorité des mouvements et partis politiques de l’opposition soutiennent cette marche de protestation. On y retrouvera, l’USFP, le PSU, les dissidents de l’UMT, le mouvement du 20 Fevrier, Ennahj Democrati, le parti Avant-garde, le SNESUP, le Congrés National Ittihadi, la Gauche Verte… D'autres vont probablement rejoindre ce mouvement avant le 27 mai. 

mardi 16 juin 2009

Les bureaucrates syndicaux marocains à Genève

Pour ceux qui naïvement croyaient que le rôle des syndicats était de défendre les droits des travailleurs, il faut lire ce communiqué qui se passe de commentaires.
La délégation des travailleurs marocains, constituée de membres de la FDT, CDT, UMT et UGTM, qui participent à la 98ème session de la Conférence internationale à Genève, a refusé l'instrumentalisation de l'OIT pour des finalités propagandistes et politiques, et ce au moment où le Maroc a présenté un projet d'autonomie des provinces du Sud largement salué et soutenu par la communauté internationale (sic).
Elle en a fait part de son rejet, via un communiqué de la délégation syndicale, à la suite de la tentative de syndicats notamment l’un d’eux hostiles à l’intégrité territoriale du Maroc, de tenir une rencontre sur « les droits syndicaux et humains au Maroc ». Cette rencontre, qui devait se tenir au siège de l'OIT, a été avortée donc par les représentants des centrales syndicales marocaines en signe de protestation contre son caractère politique et anti-marocain (resic).
Devant l’insistance de la délégation marocaine à propos de l’illégalité de cette réunion qui n’avait d’objectif que de valider les mensonges véhiculés par le polisario (l'ennemi n'a pas droit aux majuscules) et ceux qui soutiennent leur thèse séparatiste, les organisateurs ont annulé cette rencontre et prié tout le monde de quitter la salle.
Dans son communiqué commun, la délégation syndicale marocaine a souligné que le débat sur les droits syndicaux et humains suppose l'existence d'organisations syndicales, des travailleurs syndiqués et un État qui dispose de toutes les attributions nécessaires et qui siège à l’ONU.
De ce fait, la tenue de cette rencontre en présence d'un syndicat fictif, non accrédité et n'appartenant pas à un pays membre de l'OIT contredit les principes, les objectifs de l’OIT et ne respecte pas la charte de cette organisation mondiale.
Par ailleurs, les syndicalistes marocains présents à la conférence ont également réaffirmé que la question des libertés syndicales, leur protection, leur élargissement, constituent de manière permanente une constante dans les orientations et les programmes d'action du mouvement syndical marocain (ouf, nous voilà rassurés).
Tout en déclarant son attachement aux principes et objectifs de l'OIT relatifs aux libertés syndicales et aux droits humains, la délégation marocaine a exprimé sa pleine disposition à recevoir toute organisation syndicale souhaitant prendre connaissance de la situation syndicale et des droits de l'Homme au Maroc, conclut le communiqué.