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samedi 15 juin 2013

Appel de l'Odt Maroc pour la libération immédiate des deux militants syndicalistes



Par Ali lotfi, SG, Rabat, bureau exécutif de l'Organisation démocratique du travail, 30/5/2013
Appel de l'Odt Maroc  pour la libération immédiate des deux militants syndicalistes Chahid al Moukhtar et Belkadi  Khalid,  emprisonnés arbitrairement et pour des raisons purement politiques.
              En violation manifeste des droits humains et du principe universel de la présomption d'innocence, les deux militants syndicalistes de l'organisation démocratique du travail Mrs Chahid el Moukhtar et Belkadi Khalid sont incarcérés en détention provisoire depuis plus de deux mois  de façon abusive et arbitraire, injuste et injustifiée et ce  suite à des accusations non fondées colportées de mauvaise foi sur la base d'un document falsifié, et suite à un scenario  commandité  par les autorités locales  de la ville de  Meknès. Ceci dans un cadre de règlement de compte associant un autre syndicat instrumentalisé dans cette affaire. On continue à refuser leur liberté malgré les multiples demandes de nos avocats et malgré l'absence  totale de motif de la privation de leur  liberté et partant du principe que     « toute personne mise en examen, présumée innocente, demeure libre » sachant aussi que les deux militants âgés sont malades. 
L'organisation démocratique du travail/ Maroc tout en exprimant son étonnement de cette décision du tribunal pénal de la ville de Fès où sont poursuivis et emprisonnés  les deux militants, réclame leur libération immédiate et sans délai et que les poursuites judiciaires soient abandonnées.
       Les oditistes expriment leur entière solidarité et appui aux deux braves militants connus dans tous les milieux particulièrement sanitaires  par leur militantisme, leurs actions sociales, leur moralité et leur mérite de respect et de considération. Ils ont  toujours eu le courage de dénoncer la corruption, l'exploitation, la discrimination et  l'abus du pouvoir des autorités et  leur ingérence dans les affaires des associations et syndicats
          L'odt déclenche aujourd'hui une campagne médiatique  pour la libération de nos deux militants et pour l'abandon de toutes les accusations à leur encontre, et demande à toute les bonnes volontés et forces vives  et démocratiques de la nation  : associations de droits humains et  syndicats nationaux et internationaux de nous soutenir dans cette cause et  action nobles et légitimes de défense des militants syndicalistes en détention forcée illégale arbitraire et sans procès.
                                      Pour la liberté sans délai de tous les détenus politiques et syndicals au Maroc.  .
pour le bureau exécutif de l'Odt


mercredi 1 mai 2013

1er mai : appei des immigrés de l'ODTIM


APPEL 1 er MAI
   
Nous Aimons le Maroc, Nous travaillons au Maroc, respectez nos droits humains et socioéconomiques !
La classe ouvrière dans le monde célèbre le 1 mai, la journée mondiale du travail. L'Organisation démocratique des travailleurs Immigrés au Maroc comme faisant partie intégrante de la classe ouvrière marocain, menée par l'Organisation démocratique du travail commémore le 1er mai 2013 après une année de son existence  en tant que première et Unique syndicat au Maroc et sur le continent africain et les pays du Maghreb et le monde arabe qui encadre les travailleurs migrants.
En effet, des milliers de travailleurs, travailleuses immigrés, exilés et sans papiers, toutes catégories sociaux-professionnelles confondues  contribuent  pour le développement du Maroc. Parmi lesquels des ouvriers de chantiers, des boulangers, Enseignants, Médecins et autres qui participent  tant  soit peu à l’économie du Royaume. Mais leurs conditions de vie et du travail  sont  souvent précaires  et d’autres souffrent toujours de difficultés d’intégration et de régularisation. Et ce malgré les espoirs donnés par la nouvelle constitution et  le changement du gouvernement issu de la première élection après la réforme constitutionnelle.
Aujourd’hui, la situation des migrants au Maroc reste marquée par la continuité…  Des milliers de migrants vivent dans des conditions lamentables et inhumaines Plusieurs cas de violations des droits humains à l’encontre des personnes migrantes sont constatés : des licenciements abusifs, le refus de donner des autorisations de travail, l’exploitation des femmes migrantes travailleuses domestiques,… sont  signalés. des centaines de migrants  sont arrêtés et reconduits aux frontières algériennes et mauritaniennes …, Les tentatives de passage à l’autre rive de la méditerranée  se solde généralement par des morts.
l’Organisation Démocratique des Travailleurs Immigrés au Maroc (Odt), appel tous ses adhérents,  travailleurs et travailleuses immigrés, dans les différents secteurs professionnels, Ainsi que ces Alliés dans la lutte du respect des droits socio-économiques et culturels des migrants au Maroc : ( ALEC-MA, LA VOIX DES FEMMES, REMOFIME, COCAM, CMSM … et les associations communautaires, étudiant(e)s étrangers, sympathisant(e)s …), à se mobiliser  pour sortir en masse pour une nouvelle fois pour fêter cet événement international et exprimer de vive voix nos doléances et nos attentes du gouvernement et des autorités compétentes marocaines ; et réaffirmer nos revendications Sous le slogan : « Nous Aussi, Nous Avons des Droits »:
-  Nous voulons La régularisation collective ; parce que nous sommes plusieurs milliers à travailler et à vivre au Maroc depuis de nombreuses années. Sans le visa de travail nous sommes à la merci de l’exploitation et démunis de la  protection sociale ;
-  Nous voulons un moratoire immédiat contre les expulsions massives et/ou individuelles et le respect de nos droits fondamentaux ;
-  Nous voulons que nos enfants, nos femmes enceintes, et nos malades soient soignés comme tout être humain et que nous puissions être pris en compte dans le programme RAMED ainsi que le droit à la scolarisation de nos enfants ;
-  Nous appelons, solennellement, à tous les épris (e) de justice et les démocrates du Maroc, de nos pays d’origine et partout dans le monde à soutenir notre épineuse démarche de régularisation de tous les  sans-papiers  au Maroc et dans tous les pays du Maghreb.
-  Nous exhortons le Gouvernement Marocain à mettre en place une politique migratoire humaine qui respect les conventions internationales ratifiées.
Venez nombreux manifester ! Venez dire :
NON à la politique migratoire inhumaine, NON à l’exploitation, NON aux refoulements !
OUI à la politique migratoire humaine, OUI à la régularisation !
Agissons tous ensemble pour le respect de nos droits
Nous Aimons le Maroc, Nous travaillons au Maroc, respectez nos droits humains et socioéconomiques !
Vive l’Odt centrale syndicale militante démocratique et progressiste
Participons massivement à la marche centrale de l’Odt
(Rabat / place Bab Al-Had le Mercredi 1 Mai 2013 à partir de 9h du matin
 Marcel  AMIYETO
   

-----La pièce jointe associée suit-----


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samedi 19 janvier 2013

URGENCE MIGRANTS : AIDEZ NOUS A RÉCHAUFFER LEURS CORPS AINSI QUE LEURS CŒURS !




Suite à la campagne de reportage de la radio allemande RDA qui nous a respectivement mené à Tanger, Oujda et Nador, et nous ayant permis d’utiliser cette grande opportunité pour visiter bon nombre de regroupement de migrants, nous avons ressenti un abattement total en constatant les conditions dans lesquelles vit la quasi totalité d’entre eux en cette période hivernale.

C’est ainsi qu’il nous est venu à l’idée de lancer une collecte de dons manuels dont, des couvertures, des vêtements de froid, des médicament non périmés et d’autres objets de première nécessité. Cette requête s’adresse à toute personne physique ou morale de bonne volonté qui aimerait apporter un soutien à ces personnes défavorisées de manière à parfaire leurs conditions actuelles.

Une fois les dons recueillis, ils seront par la suite acheminés vers Oujda et Nador où le besoin est plus gargantuesque.

NB : Ladite collecte des dons se refermera le 03 Février 2013. Nous vous prions de bien vouloir vous manifester bien avant celle-ci.


Merci de contacter : 0659065030, 0533812684, 0537201501 ou par Email :

marcelamiyeto@yahoo.fr, odt.tousensemble@gmail.fr

Adresse: 21,Av Jazeerat Al-Arab, Bab Al-Had, CP 10040 Rabat.

Tous ensembles réchauffons leurs corps ainsi que leurs cœurs !

vendredi 7 décembre 2012

Travail des domestiques étrangères et marocaines au Maroc

Exploitation et violences minent le secteur

Par Salma Raiss et Kisito Ndour ,

Des domestiques philippines ont témoigné de cas d'exploitation et de maltraitance dans l'exercice de leur métier au Maroc, mercredi à Rabat, lors d'une conférence de presse organisée par l'Organisation démocratique du travail. Une situation qui concerne la majorité d'entre elles, mais aussi d'autres domestiques étrangères telles que les Sénégalaises, sans oublier les petites bonnes marocaines, elles aussi victimes du même traitement.

Au Maroc,  60.000 à 80.000 filles mineures travaillent comme domestiques, selon Human Rights Watch. /DR
Au Maroc, 60.000 à 80.000 filles mineures travaillent
 comme domestiques, selon Human Rights Watch. /DR
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Nombre de domestiques au Maroc sont victimes d'exploitation et de mauvais traitements. Mercredi, lors d'une conférence de presse organisée à Rabat par l'Organisation démocratique du travail (ODT), des domestiques philippines employées au Maroc ont témoigné de la violence dont elles sont victimes de la part de leurs employeurs.
“J'ai été séquestrée chez une dame qui avait confisqué mon passeport. Pour le récupérer, elle m'a dit que je devais lui donner 4.000 dollars”, a affirmé Analissa Dalambines, une jeune Philippine. “Je suis prête à abandonner mon salaire de deux ans et demi et retourner dans mon pays”, a-t-elle ajouté avant de lancer: “mon employeur m'a violée”.
Présent à cette conférence de presse, le consul honoraire des Philippines, Porto Joselito, a affirmé que le Maroc comptait “près de 3.000 jeunes domestiques philippines”. “La majorité d'entre elles sont victimes de mauvais traitements et d'exploitation, y compris sexuelle”, a-t-il accusé.

Et les domestiques sénégalaises ?
L'exploitation et le mauvais traitement, les domestiques sénégalaises au Maroc en sont également victimes, même si le consul général du Sénégal à Casablanca, Cheikh Tidiane Sal, qui nous a accordé un entretien hier, ne veut pas généraliser.
À la question, est-ce que les domestiques sénégalaises sont victimes de violences de la part de leurs employeurs, M. Sal répond: “Il m'est difficile de répondre par oui, car cela équivaudrait à traduire le fait comme un phénomène permanent et quasi-général, et répondre par non ne correspondrait pas à la réalité.”
“Le phénomène de violence relève d'une forme de tromperie, en fait, sur les termes même du contrat. En général, les employeurs font croire aux domestiques qu'elles vont faire du travail de nurserie, ou s'occuper juste de la maison à une heure définie. Mais souvent quand elles débarquent, on les fait travailler du matin au soir sans arrêt, sans leurs laisser l'espace de liberté qui sied”, explique M. Sal.

Des réseaux d'intermédiaires
Le consul de préciser que “quand la personne n'a pas la possibilité de sortir ne serait-ce qu'une fois par semaine, ou une fois toutes les deux semaines, on peut considérer que c'est une forme de violence”.
Cheikh Tidiane Sal reconnaît également que des employeurs confisquent les passeports de leurs domestiques sur recommandations de réseaux d'intermédiaires sénégalais et marocains, qui ne cherchent qu'à rentabiliser leur investissement à travers cette pratique.
“Le phénomène est complexe. Il y a nos propres compatriotes qui jouent les intermédiaires, qui démarchent eux-mêmes les filles pour les amener et les placer chez des employeurs, qui leurs recommandent de confisquer le passeport de la domestique. C'est une forme de pression qu'on exerce sur la personne pour l'obliger à faire ce qu'on veut.”
                                                   Cheikh Tidiane Sal, consul général du Sénégal au Maroc.
Le consul précise qu'“assez souvent, nous recueillons dans nos locaux, des filles qui partent de chez leur employeur en laissant bagages et salaires”. “Il est arrivé qu'une employée échange des coups pour se défendre, mais ce ne sont pas des situations qu'on vit habituellement”, ajoute M. Sal.
Dans pareil cas, affirme le consul, “nous disposons de moyens de pression morale parce que quand les gens sont conscients que le consulat s'implique, ils deviennent plus prudents. Et souvent nous aboutissons à des solutions heureuses.”
Le consul confie également interpeller souvent les autorités locales pour parer à pareille situation.

Les domestiques marocaines aussi
Cependant, l'exploitation et les mauvais traitements ne sont pas l'apanage des domestiques étrangères. Les filles marocaines, mineures pour la plupart, en font également les frais.
Le dernier rapport de Human Rights Watch (HRW), paru en novembre, indique que la majorité des filles domestiques interrogées travaillent dur pendant 12 heures par jour, 7 jours sur 7, pour des sommes insignifiantes.
La majorité des filles interrogées ont indiqué avoir été maltraitées à la fois physiquement et verbalement par leurs employeurs. Certaines d’entre elles ont fait état de harcèlement ou agression sexuelle de la part de membres masculins du foyer les employant.
Selon une étude de HRW, effectuée en 2005, pas moins de 66.000 petites filles sont employées comme personnels de maison au Maroc. Aujourd’hui, aucune amélioration de la situation n’a été constatée, même si, pour le Collectif associatif pour l'éradication du travail des petites bonnes, leur nombre a été réduit de moitié en 2012, puisqu'elles ne sont plus que 30.000, alors que HRW maintient qu'il y a entre 60.000 et 80.000.

Conventions de partenariat avec les associations
Quoiqu’il en soit, les chiffres sont alarmants, et ne laissent pas indifférentes les associations militant pour les droits de l’Homme et des enfants.
Ces dernières appellent à l’harmonisation des lois marocaines avec la convention internationale des droits des enfants ainsi qu'à l’ensemble des conventions internationales relatives au travail, auquel le Maroc a pourtant adhéré.
Dans ce cadre, le ministère de l'Emploi et de la formation professionnelle a signé, mercredi à Rabat, des conventions de partenariat avec huit associations opérant dans la lutte contre le travail des enfants.
Lors de cette cérémonie, le ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle, Abdelouahed Souhail, a souligné que l'adoption du plan d'action national pour l'enfance 2006-2015, “Maroc digne de ses enfants”, donne la mesure de la détermination du gouvernement à combattre ce phénomène, vu ses retombées négatives sur l'effort de scolarisation, et pour aider à leur intégration dans la société.



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  Salah Elayoubi, fb
La tragédie des Philippines au Maroc !
Eric Becker , fb
Je connais des femmes d’Afrique de l'ouest qui sont également abusées au Maroc, pour limiter les risques avec les petites bonnes, ces "patrons" s'en prennent à des étrangères !!!
  https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=BNtMagpx6Pg#!


























































mardi 4 décembre 2012

Fin de la paix sociale au Maroc

  Les syndicats et associations déclarent la guerre au gouvernement Benkirane

Par Salma Raiss & Yassine Benargane 
Après la marche nationale, sous le thème "Y en a marre", du 11 novembre dernier, l'ODT compte organiser une grève nationale prochainement. /DR
Après la marche nationale, sous le thème "Y en a marre", du 11 novembre dernier,
 l'ODT compte organiser une grève nationale prochainement. /DR

Pas de trêve à l'horizon entre le gouvernement Benkirane et son environnement politique et social. Après une polémique marathonienne sur le projet de loi de Finances 2013, l'Exécutif se retrouve cette semaine, face à la colère des syndicats et associations. Ces derniers déclarent la guerre et crient haut et fort leurs principales revendications.

A
 
La hache de guerre entre le gouvernement Benkirane et les centrales syndicales n’est pas enterrée. Après avoir claqué la porte du dialogue social en se retirant de la commission du secteur public, trois grands syndicats les plus représentatifs, à savoir l’Organisation Démocratique du Travail (ODT), la Confédération Démocratique du Travail (CDT) ainsi que la Fédération Démocratique du Travail (FDT) décident de hausser le ton.
Par ailleurs, les associations des droits de l’Homme ont organisé, dimanche soir, une marche pour appeler à la protection des droits et des libertés, alors que les syndicats du transport routier manifesteront demain dans le cadre d'une marche nationale.

ODT: une grève nationale en vue
Ainsi, la réunion du conseil national de l’ODT, tenue dimanche dernier, s’est clôturée sur la décision, votée à l’unanimité, d'une grève nationale, sans pour autant définir une date exacte. Selon le secrétaire général de ce syndicat, Ali Lotfi, “c’est le bureau exécutif qui se chargera de choisir une date afin d’organiser une journée de grève nationale”.
L'ODT ne compte pas manifester seule. Puisque l'union fait la force, le bureau exécutif de l'organisation tend vers une éventuelle collaboration avec les autres syndicats, afin d’organiser une manifestation nationale conjointe.
“C’est une réponse à l’attaque sans précédent contre les droits et les acquis de la classe ouvrière par le gouvernement Benkirane. Les gains que cette classe a pu obtenir sont menacés actuellement.”
Ali Lotfi, secrétaire général de l’ODT.
En attendant la confirmation des autres syndicats, l’ODT est déterminée à mener la bataille jusqu’au bout, pour défendre ses droits et ses acquis.

La FDT et la CDT, main dans la main
Pour leur part, le bureau central de la FDT et le bureau exécutif de la CDT se sont mis d’accord pour organiser, le 8 décembre courant, une journée nationale de protestation dans les différentes villes marocaines, dans le cadre de la mise en œuvre des décisions des conseils nationaux des deux formations, tenus le 17 novembre.
Contacté par nos soins, El Arbi Habchi, membre du bureau central de la FDT, a affirmé que la journée de protestation, prévu samedi prochain, connaîtra l’organisation de sit-in, de manifestations et de regroupements à l’échelle nationale. Cet évènement sera l’occasion pour mettre en avant plusieurs revendications urgentes.
“Nous manifestons pour dénoncer la répression des libertés, les prélèvements sur les salaires des grévistes, le projet de loi de Finances 2013, les insuffisances du dialogue social, et la non application de l’accord du 26 avril 2011.”
El Arbi Habchi, membre du bureau central de la FDT.

Les associations tirent la sonnette d’alarme
Par ailleurs, dans le cadre de sa lutte permanente pour le respect des recommandations de l’Instance Équité et Réconciliation (IER), l’instance de suivi des recommandations du colloque national sur les violations graves des droits de l'Homme au Maroc a organisé, une marche nationale, dimanche à Rabat.
Ont pris part à cette marche, l’Association Marocaine des Droits de l'Homme (AMDH), l’Organisation Marocaine des Droits de l’Homme (OMDH) et le Forum Justice et Vérité (FJV), ainsi que d’autres acteurs de la société civile.
Les participants à cette marche ont plaidé pour un pouvoir judiciaire indépendant et impartial, capable de mettre fin à l’impunité et protéger les droits et libertés des citoyens.
Les associations ont également appelé le pouvoir judiciaire à assumer ses responsabilités pour faire éclater la vérité escamotée dans les dossiers de violations graves des droits de l'Homme en vertu de la loi. Selon elles, cela rendra justice aux victimes, à leurs familles et à la société dans son ensemble.
Elles ont, par ailleurs, insisté sur l’abolition de la peine capitale, la ratification de la Convention de Rome relative à la Cour pénale internationale et l’élaboration d’une stratégie nationale de lutte contre l'impunité.

La vague n'épargne pas le transport routier
Les professionnels du transport font aussi la moue. En effet, ils avaient décidé de mener une grève de 48 heures à partir de vendredi dernier. Or, cette grève a été prolongée de trois jours, et couronnée, aujourd’hui mardi, par une marche nationale, en direction du ministère de l’Equipement et du transport.
Ce mouvement de protestation intervient malgré le fait que les professionnels du secteur aient signé, mercredi dernier, un procès-verbal de levée de grève avec Aziz Rebbah, ministre de tutelle.
Contacté par nos soins, Younes Bellaq, secrétaire général du bureau syndical des investisseurs des petites entreprises et des sociétés de transport, a expliqué que la raison principale de cette grève est que “les opérateurs du transport n’ont pas admis que le ministre dépose et publie les nouveaux cahiers des charges avec un appel à candidature, et ce sans consensus avec les parties concernées”. M. Bellaq a souligné, à cet égard, que le ministre s'était engagé, lors de la signature du procès-verbal, de reporter la mise en œuvre de ces cahiers des charges.
Après ces grèves qui menacent de paralyser certains secteurs, une réaction du gouvernement Benkirane est vivement attendue. La paix sociale va-t-elle en prendre un coup ?

jeudi 15 novembre 2012

Maroc : Les travailleurs étrangers dénoncent leur exclusion de la société


Suite à la parution de la une du 2 Novembre du magazine Maroc Hebdo traitant les subsahariens de « Péril Noir », la colère a été intense chez les travailleurs immigrés subsahariens. Regroupés au sein de l’Organisation Démocratique des Travailleurs Immigrés au Maroc, ils ont rejoint les rangs des militants de l’Organisation Démocratique du Travail qui manifestaient hier Dimanche à Rabat leur « ras-le-bol général du gouvernement Benkirane ». 
Une manière pour ces travailleurs étrangers de lancer un signal fort au gouvernement et de rappeler qu’ils sont des acteurs du développement économique du Royaume.
« Égalité, justice et liberté », « non à l’exploitation », « y’en a marre », « nous sommes tous Africains », « différences = richesses », « oui à l’éducation des enfants immigrés » : voilà les principaux slogans qui ont retentis aux abords du centre-ville de Rabat. Dès 10 heures, ils étaient tous ensembles Marocains et étrangers, sur le pied de guerre pour braver la pluie de cette matinée et manifester leur indignation et leur colère suite à la parution d’un article jugé « haineux » publié dans l’hebdomadaire Maroc Hebdo International.
Dans un communiqué rendu public, l’Organisation Démocratique des Travailleurs Immigrés au Maroc « s’insurge contre ce traitement médiatique à l’encontre de cette communauté et qualifie les sous-titres dudit hebdomadaire de racistes, de xénophobes et de négrophobes en particulier ». Ainsi, « le chapeau de la publication généralise et traite toute la communauté noire de mendiants, de prostituées et de dealers de drogues », s’indigne Marcel Amiyeto, Secrétaire Général de l’Organisation Démocratique des Travailleurs Immigrés au Maroc (ODTIM), organisation affiliée à l’Organisation Démocratique du Travail (ODT).

Un poids économique non négligeable
« Notre syndicat regroupe 260 travailleurs étrangers qui participent au développement économique du Maroc. Ces personnes paient chaque mois un loyer très cher et s’acquittent de leurs factures d’eau, d’électricité et d’internet. Ils envoient leurs enfants dans des écoles privées chères puisqu’ils n’ont pas droit à l’école publique. Nous ne pouvons être ignorés indubitablement ». Toutes ces dépenses participent ainsi au tissu économique du Royaume.
« Nous sommes des travailleurs honnêtes, même si je reconnais que certains s’adonnent à des pratiques peu orthodoxes. Cela ne peut s’étendre à toute une communauté. Pour preuve, le frère de Rachida Dati, ex-ministre de la Justice française avait été arrêté pour trafic de drogue. Cela n’a pas écorné l’image des Maghrébins en France », poursuit Marcel Amiyeto.
« Traiter les subsahariens de la sorte nous a écœurés, raison pour laquelle nous avons convenu de manifester notre désapprobation en compagnie de nos amis et frères marocains, de marcher pour dire non au racisme et à la xénophobie, non à la discrimination et à l’exploitation des travailleurs immigrants. Nous demandons aux parlementaires de faire respecter les conventions et accords internationaux ratifiés par le Maroc et d’arrêter les expulsions arbitraires vers le désert ».
Marcel Amiyeto, SG du 1er syndicat de travailleurs immigrés au Maroc, originaire de la République Démocratique du Congo vit au Maroc depuis 2004. Formé en audiovisuel, il a effectué plusieurs stages à la Soread 2M mais aussi à la Société Nationale de Radiodiffusion et de Télévision. Malgré ses compétences il confie n’avoir malheureusement pas été embauché, contrairement à ses camarades de classe qui occupent tous un poste dans le secteur. La loi marocaine en effet ne lui permet pas d’exercer dans le Royaume. « J’avais eu la chance d’être engagé dans une boite de production mais les choses se sont compliquées puisqu’il m’était impossible de signer le contrat à l’ANAPEC. J’ai été mis à la porte ».
Marcel Amiyeto qui avait assisté au Forum Social Mondial en 2011 à Dakar a ainsi eu l’idée de créer de retour au Maroc un syndicat propre aux étrangers. Il a par la suite contacté des syndicats marocains pour une affiliation possible, puisqu’il est impossible selon la loi marocaine de former une centrale syndicale qui regrouperait des étrangers. Les dirigeants marocains font savoir au militant qu’ils « ont déjà assez de problèmes à gérer pour s’occuper encore des étrangers ». Se sentant « abandonné à son propre sort », Marcel Amiyeto ne se décourage pas pour autant. Il rencontre bien plus tard un ami marocain dont il avait fait la connaissance à Dakar qui l’invite à rejoindre l’Organisation Démocratique du Travail. C’est ainsi que l’Organisation Démocratique des Travailleurs Immigrés au Maroc a vu le jour le 1er Mai 2012. L’association ne regroupe pas seulement des subsahariens mais plutôt l’ensemble des étrangers résidant au Maroc.
http://www.yabiladi.com/articles/details/13834/maroc-travailleurs-etrangers-denoncent-leur.html

mardi 12 juin 2012

URGENT - Rabat : Arrestation de 100 migrants africains

 Par l ’Organisation Démocratique du Travail , 6/6/2012

L' Organisation Démocratique du Travail condamne vivement l'arrestation de près de 100 migrants africains à Rabat, dans la soirée du mercredi 6 juin 2012, et exige leur libération immédiate et sans conditions et la garantie de leurs droits légitimes. Elle déplore encore une fois cette attitude gouvernementale contraire aux droits de l'homme et à la Convention internationale sur la protection des droits des migrants et de leurs familles, ratifiée par le Maroc.

 L’Organisation démocratique du travail vient d’être informée avec une grande stupéfaction et préoccupation, par l’un des membres de l’Alliance des migrants au Maroc , l'arrestation de près de 100 migrants africains et y compris les membres de l'Alliance qui sont enregistrés auprès du Haut Commissariat pour les réfugiés HCR. Ces arrestations ont eu lieu dans la capitale du Maroc et viennent au moment même où les travailleurs et travailleuses migrants se préparent pour l’organisation d’un congrès national d’affiliation. 

 L'Organisation démocratique du travail condamne avec fermeté ce traitement contraire aux droits de l'homme et la Convention internationale sur la protection des droits des migrants et leurs familles, ratifiée par le Maroc , renouvèle et réitère sa demande au gouvernement marocain pour :

 - La libération de tous les prisonniers de migrants africains sujets de cette campagne d’arrestation et sans conditions - - La réalisation des principes et des exigences des conventions internationales et humanitaires tel que stipulé dans la Constitution marocaine afin de protéger les droits des migrants. La mise en œuvre de la Conférence interparlementaire de l'Afrique, tenue à Rabat en 2008 qui appelle à la sécurisation des droits énoncés dans les instruments internationaux, en particulier la Convention internationale sur la protection de tous les travailleurs migrants et leurs familles, et de chaque personne qui est sur la terre du Maroc, sans aucune forme de discrimination, et d’éloigner ce dossier de toute approche sécuritaire. Les restrictions de l'immigration légale, qui a produit, en particulier, les résultats de la tente immédiatement fait les migrants plus vulnérables à l'exclusion, la violence, l'agression et de marginalisation. 
 - Le respect des décisions et recommandations de l'Organisation internationale pour les migrations, l'Organisation internationale du Travail, et le Haut Commissaire pour les Droits de l'Homme de l'Organisation des Nations Unies, conformément à la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui stipule que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits et que chacun a les droits et les libertés énoncés par cet outil, à se conformer aux instruments internationaux relatifs à la protection des réfugiés :
- "la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et la Convention de 1961 de l'Organisation de l'unité africaine, et la protection de l'expulsé (la Convention de 1954 sur l'état de l'expulsion, 
-  la Convention de 1961 sur la réduction des cas de expulsé), et la protection des travailleurs migrants (la Convention de 1990 pour la protection de tous les travailleurs et les membres de leurs familles), et la protection des victimes du commerce illégal des migrants (Protocoles contre le trafic d'immigrants clandestins en 2000 Protocoles à la Convention contre la criminalité transnationale organisée de la frontière). 

Pour le Bureau exécutif Secrétaire général Ali Lotfi 05 37 20 15 01 06 61 08 17 60