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mercredi 1 mai 2013

1er mai : appei des immigrés de l'ODTIM


APPEL 1 er MAI
   
Nous Aimons le Maroc, Nous travaillons au Maroc, respectez nos droits humains et socioéconomiques !
La classe ouvrière dans le monde célèbre le 1 mai, la journée mondiale du travail. L'Organisation démocratique des travailleurs Immigrés au Maroc comme faisant partie intégrante de la classe ouvrière marocain, menée par l'Organisation démocratique du travail commémore le 1er mai 2013 après une année de son existence  en tant que première et Unique syndicat au Maroc et sur le continent africain et les pays du Maghreb et le monde arabe qui encadre les travailleurs migrants.
En effet, des milliers de travailleurs, travailleuses immigrés, exilés et sans papiers, toutes catégories sociaux-professionnelles confondues  contribuent  pour le développement du Maroc. Parmi lesquels des ouvriers de chantiers, des boulangers, Enseignants, Médecins et autres qui participent  tant  soit peu à l’économie du Royaume. Mais leurs conditions de vie et du travail  sont  souvent précaires  et d’autres souffrent toujours de difficultés d’intégration et de régularisation. Et ce malgré les espoirs donnés par la nouvelle constitution et  le changement du gouvernement issu de la première élection après la réforme constitutionnelle.
Aujourd’hui, la situation des migrants au Maroc reste marquée par la continuité…  Des milliers de migrants vivent dans des conditions lamentables et inhumaines Plusieurs cas de violations des droits humains à l’encontre des personnes migrantes sont constatés : des licenciements abusifs, le refus de donner des autorisations de travail, l’exploitation des femmes migrantes travailleuses domestiques,… sont  signalés. des centaines de migrants  sont arrêtés et reconduits aux frontières algériennes et mauritaniennes …, Les tentatives de passage à l’autre rive de la méditerranée  se solde généralement par des morts.
l’Organisation Démocratique des Travailleurs Immigrés au Maroc (Odt), appel tous ses adhérents,  travailleurs et travailleuses immigrés, dans les différents secteurs professionnels, Ainsi que ces Alliés dans la lutte du respect des droits socio-économiques et culturels des migrants au Maroc : ( ALEC-MA, LA VOIX DES FEMMES, REMOFIME, COCAM, CMSM … et les associations communautaires, étudiant(e)s étrangers, sympathisant(e)s …), à se mobiliser  pour sortir en masse pour une nouvelle fois pour fêter cet événement international et exprimer de vive voix nos doléances et nos attentes du gouvernement et des autorités compétentes marocaines ; et réaffirmer nos revendications Sous le slogan : « Nous Aussi, Nous Avons des Droits »:
-  Nous voulons La régularisation collective ; parce que nous sommes plusieurs milliers à travailler et à vivre au Maroc depuis de nombreuses années. Sans le visa de travail nous sommes à la merci de l’exploitation et démunis de la  protection sociale ;
-  Nous voulons un moratoire immédiat contre les expulsions massives et/ou individuelles et le respect de nos droits fondamentaux ;
-  Nous voulons que nos enfants, nos femmes enceintes, et nos malades soient soignés comme tout être humain et que nous puissions être pris en compte dans le programme RAMED ainsi que le droit à la scolarisation de nos enfants ;
-  Nous appelons, solennellement, à tous les épris (e) de justice et les démocrates du Maroc, de nos pays d’origine et partout dans le monde à soutenir notre épineuse démarche de régularisation de tous les  sans-papiers  au Maroc et dans tous les pays du Maghreb.
-  Nous exhortons le Gouvernement Marocain à mettre en place une politique migratoire humaine qui respect les conventions internationales ratifiées.
Venez nombreux manifester ! Venez dire :
NON à la politique migratoire inhumaine, NON à l’exploitation, NON aux refoulements !
OUI à la politique migratoire humaine, OUI à la régularisation !
Agissons tous ensemble pour le respect de nos droits
Nous Aimons le Maroc, Nous travaillons au Maroc, respectez nos droits humains et socioéconomiques !
Vive l’Odt centrale syndicale militante démocratique et progressiste
Participons massivement à la marche centrale de l’Odt
(Rabat / place Bab Al-Had le Mercredi 1 Mai 2013 à partir de 9h du matin
 Marcel  AMIYETO
   

-----La pièce jointe associée suit-----


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jeudi 15 novembre 2012

Maroc : Les travailleurs étrangers dénoncent leur exclusion de la société


Suite à la parution de la une du 2 Novembre du magazine Maroc Hebdo traitant les subsahariens de « Péril Noir », la colère a été intense chez les travailleurs immigrés subsahariens. Regroupés au sein de l’Organisation Démocratique des Travailleurs Immigrés au Maroc, ils ont rejoint les rangs des militants de l’Organisation Démocratique du Travail qui manifestaient hier Dimanche à Rabat leur « ras-le-bol général du gouvernement Benkirane ». 
Une manière pour ces travailleurs étrangers de lancer un signal fort au gouvernement et de rappeler qu’ils sont des acteurs du développement économique du Royaume.
« Égalité, justice et liberté », « non à l’exploitation », « y’en a marre », « nous sommes tous Africains », « différences = richesses », « oui à l’éducation des enfants immigrés » : voilà les principaux slogans qui ont retentis aux abords du centre-ville de Rabat. Dès 10 heures, ils étaient tous ensembles Marocains et étrangers, sur le pied de guerre pour braver la pluie de cette matinée et manifester leur indignation et leur colère suite à la parution d’un article jugé « haineux » publié dans l’hebdomadaire Maroc Hebdo International.
Dans un communiqué rendu public, l’Organisation Démocratique des Travailleurs Immigrés au Maroc « s’insurge contre ce traitement médiatique à l’encontre de cette communauté et qualifie les sous-titres dudit hebdomadaire de racistes, de xénophobes et de négrophobes en particulier ». Ainsi, « le chapeau de la publication généralise et traite toute la communauté noire de mendiants, de prostituées et de dealers de drogues », s’indigne Marcel Amiyeto, Secrétaire Général de l’Organisation Démocratique des Travailleurs Immigrés au Maroc (ODTIM), organisation affiliée à l’Organisation Démocratique du Travail (ODT).

Un poids économique non négligeable
« Notre syndicat regroupe 260 travailleurs étrangers qui participent au développement économique du Maroc. Ces personnes paient chaque mois un loyer très cher et s’acquittent de leurs factures d’eau, d’électricité et d’internet. Ils envoient leurs enfants dans des écoles privées chères puisqu’ils n’ont pas droit à l’école publique. Nous ne pouvons être ignorés indubitablement ». Toutes ces dépenses participent ainsi au tissu économique du Royaume.
« Nous sommes des travailleurs honnêtes, même si je reconnais que certains s’adonnent à des pratiques peu orthodoxes. Cela ne peut s’étendre à toute une communauté. Pour preuve, le frère de Rachida Dati, ex-ministre de la Justice française avait été arrêté pour trafic de drogue. Cela n’a pas écorné l’image des Maghrébins en France », poursuit Marcel Amiyeto.
« Traiter les subsahariens de la sorte nous a écœurés, raison pour laquelle nous avons convenu de manifester notre désapprobation en compagnie de nos amis et frères marocains, de marcher pour dire non au racisme et à la xénophobie, non à la discrimination et à l’exploitation des travailleurs immigrants. Nous demandons aux parlementaires de faire respecter les conventions et accords internationaux ratifiés par le Maroc et d’arrêter les expulsions arbitraires vers le désert ».
Marcel Amiyeto, SG du 1er syndicat de travailleurs immigrés au Maroc, originaire de la République Démocratique du Congo vit au Maroc depuis 2004. Formé en audiovisuel, il a effectué plusieurs stages à la Soread 2M mais aussi à la Société Nationale de Radiodiffusion et de Télévision. Malgré ses compétences il confie n’avoir malheureusement pas été embauché, contrairement à ses camarades de classe qui occupent tous un poste dans le secteur. La loi marocaine en effet ne lui permet pas d’exercer dans le Royaume. « J’avais eu la chance d’être engagé dans une boite de production mais les choses se sont compliquées puisqu’il m’était impossible de signer le contrat à l’ANAPEC. J’ai été mis à la porte ».
Marcel Amiyeto qui avait assisté au Forum Social Mondial en 2011 à Dakar a ainsi eu l’idée de créer de retour au Maroc un syndicat propre aux étrangers. Il a par la suite contacté des syndicats marocains pour une affiliation possible, puisqu’il est impossible selon la loi marocaine de former une centrale syndicale qui regrouperait des étrangers. Les dirigeants marocains font savoir au militant qu’ils « ont déjà assez de problèmes à gérer pour s’occuper encore des étrangers ». Se sentant « abandonné à son propre sort », Marcel Amiyeto ne se décourage pas pour autant. Il rencontre bien plus tard un ami marocain dont il avait fait la connaissance à Dakar qui l’invite à rejoindre l’Organisation Démocratique du Travail. C’est ainsi que l’Organisation Démocratique des Travailleurs Immigrés au Maroc a vu le jour le 1er Mai 2012. L’association ne regroupe pas seulement des subsahariens mais plutôt l’ensemble des étrangers résidant au Maroc.
http://www.yabiladi.com/articles/details/13834/maroc-travailleurs-etrangers-denoncent-leur.html