Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est appel au gouvernement marocain. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est appel au gouvernement marocain. Afficher tous les articles

vendredi 3 juillet 2015

Maroc : appel pour la défense des libertés individuelles

Maroc. 33 personnalités publient un appel pour la défense des libertés individuelles
Maroc. 33 personnalités publient un appel pour la défense des libertés individuelles
 
Les milieux modernistes bougent enfin. Un appel pour la défense et la protection des libertés individuelles a été diffusé par 33 personnalités du monde de la culture, des médias, de l'université, de la science. Il est ouvert aux signatures.
L'appel est publié conjointement par Libération, Telquel, Panorapost et Médias24. En voici le texte.

Appel pour la défense des libertés
Depuis quelques semaines, nous assistons à une série de faits et de décisions politiques qui nous préoccupent sur le respect des libertés individuelles et le droit à la différence au Maroc. Ainsi, on peut citer parmi ces faits, l’avant-projet de Code pénal, élaboré par le ministère de la Justice et marqué par un esprit conservateur et liberticide, l’interdiction de Much Loved, le film du réalisateur marocain Nabil Ayouch, la multiplication des condamnations de personnes pour leur homosexualité et leur agression dans les rues à l’image de ce que s’est passé à Fès, et l’inculpation de deux jeunes filles à Inezgane pour « outrage public à la pudeur » et dont le seul tort est d’avoir porté des jupes au mois de juin.
Nous constatons une dégradation du débat public et une exploitation des sentiments religieux et identitaires pour instaurer un ordre moral rigide et hostile aux libertés individuelles. Un climat délétère et inquiétant entretenu par le gouvernement, qui agit comme le porte-voix d’une partie de la population au détriment de l’autre. Cette attitude se drape dans des habits démocratiques en se présentant comme l’expression de la majorité et l’incarnation de la volonté populaire. Or, faut-il rappeler que l’un des fondements de la pratique démocratique est le respect des minorités, notamment en matière de libertés.
L’espace public démocratique, lieu de débat et d’échange, n’est pas compatible avec l’intimidation et la violence, fussent-elles symboliques ou verbales. Le respect de la diversité intellectuelle et culturelle, l’extension des domaines des libertés et le droit à la différence sont des conditions nécessaires pour accéder pleinement à la démocratie et à un véritable État de droit. On assiste aujourd’hui à la montée inquiétante d’un conservatisme agressif et menaçant, qui s’immisce dans l’intimité même des individus et de leurs choix personnels. Une situation qui installe progressivement un terrorisme intellectuel et crée un sentiment de frustration chez une partie de la société. Le Maroc appartient à tous ses habitants, sans exception, est-il encore besoin de le rappeler.
La prolifération, sur les réseaux sociaux, d’appels au meurtre, d’insultes, d’attaques contre des figures artistiques, culturelles ou politiques sont des expressions de ce danger qui menace le vivre ensemble dans notre pays. Cette situation est d'autant plus dangereuse qu'elle mène la société sur une pente régressive qu’elle aura du mal à remonter. Les faits et décisions, prises de positions publiques, ont un caractère normatif qui instaure et banalise une norme sociale très en retard par rapport aux problématiques du monde contemporain, censure tout débat et trahit les espoirs apportés par la Constitution de 2011.

Nous, signataires de cet appel :
1- exprimons notre inquiétude à l’égard de ce climat malsain qui menace les libertés au Maroc.
2- appelons les autorités publiques à agir avec vigilance et fermeté contre les expressions de haine et de violence.
3- demandons au gouvernement de se hisser au-dessus des appartenances idéologiques et des calculs populistes et de se comporter en tant que gouvernement de tous les Marocains et non pas d’une partie d’entre eux.
4- rappelons toute la place accordée par la Constitution de 2011 aux droits et libertés individuelles et revendiquons leur mise en application.
5- exprimons notre attachement aux valeurs de liberté, de dignité humaine, du droit à la différence et le refus de toute forme d’exclusion et de stigmatisation.
 
Pour signer l’appel, cliquer ici. Et partagez ce lien :  Appel pour la défense des libertés
A 15H00, ce vendredi 3 juillet, quelques heures après sa mise en ligne, l'appel avait déjà réuni 1.474 signataires.
PREMIERS SIGNATAIRES
AÏCHA AKALAY, journaliste
ISMAÏL ALAOUI, universitaire
MEHDI ALIOUA, universitaire
RÉDA ALLALI, artiste
AHMED ASSID, écrivain et militant des droits humains
FOUZIA ASSOULI, présidente de la Ligue démocratique des droits des femmes
NABIL AYOUCH, cinéaste
ABDERRAHIM AZZOUZI, doyen de la faculté de médecine d’Oujda
OMAR BALAFREJ, président du mouvement Clarté, ambition, courage
KHANSA BATMA, artiste
FETTAH BENNANI, président de l’association Bayt Al Hikma
JALIL BENNANI, psychologue
FATHIA BENNIS, présidente de Women's Tribune
AZIZ BOUCETTA, journaliste
KARIM BOUKHARI, journaliste
MERYAM DEMNATI, chercheuse et militante associative
NACEUREDDINE ELAFRITE, journaliste
DRISS JAYDANE, écrivain
LEILA GHANDI, photographe
DRISS KSIKES, écrivain
MOULIM LAROUSSI, universitaire
FATYM LAYACHI, artiste
NOUREDDINE LAKHMARI, cinéaste
MOHAMED MOUAKIT, universitaire
DRISS MOUSSAOUI, psychiatre
KHADIJA ROUISSI, présidente déléguée de l’association Bayt Al Hikma
NARJIS RERHAYE, journaliste
KARIM TAZI, militant associatif
SAMIRA SITAÏL, journaliste
LEILA SLIMANI, écrivaine
ABDELLAH TAÏA, écrivain
ABDELLAH TOURABI, journaliste
BAHAA TRABELSI, écrivaine

jeudi 9 mai 2013

Des prisonniers politiques marocains en danger de mort


Site du Mouvement démocratique arabe
"Résister à l'occupation, c'est vivre libre"

 
mercredi 8 mai 2013, par La Rédaction

par Assawra, Rédaéction, 8 /5/ 2013

Bien que François Hollande se soit félicité qu’il n’y ait pas eu (selon lui) de printemps arabe au Maroc, les manifestations et grèves se multiplient dans le pays ; elles portent sur la revendication de droits socio-économiques et d’avancées démocratiques et sont l’objet d’une répression générale. Militants du Mouvement du 20 février, syndicalistes sont l’objet d’arrestations, de tabassages et de tortures, de procès expéditifs et de lourdes peines de prison.
Amnesty International, Human Rights Watch, et les associations marocaines AMDH et ASDHOM alertent sur la situation de 172 prisonniers politiques*. Actuellement dans les prisons de Fès, Taza et Meknès une vingtaine d’entre eux observent une grève de la faim, dont certains depuis 50 à 60 jours. Ils protestent contre leurs conditions de détentions, les tortures, viols dot ils sont l’objet. Leurs vies sont en danger. 
En France, pays dit des droits de l’Homme, rien ne filtre sur les écrans TV, les ondes des radios périphériques ou la presse dépendante des grands groupes financiers.
Le Maroc est un pays préservé de critique. Najat Vallaud-Belkacem, nommée en 2007 par Mohamed VI membre de la communauté marocaine à l’étranger et depuis un an Ministre française du droit des femmes, porte-parole du gouvernement, veille sans aucun doute à ce que l’image du Maroc ne soit pas ternie.

Un grand muet : l’ancien Vice-Président de la FIDH, Driss El Yazami, Président du Conseil Marocain des Droits de l’Homme mis en place par le roi.

C’est donc dans l’indifférence générale de ceux qui prônaient le bombardement en Libye qu’Hassan Koukou, Soufiane Sghéri, Mounir Aït Khafou et Hassan Ahmouch, poursuivent leur combat pour leur droit et leur dignité. Abdessamad Alhaydour et Tarik Al Hamani sont à leur deuxième grève de la faim. Ils souffrent d’insuffisance rénale, ils pèsent 20kg !
A l’occasion de la journée internationale du prisonnier politique 4 députés européens : Marie-Christine VERGIAT (GUE/NGL), Ana MIRANDA (Verts/ALE), Ana GOMES (S&D) et Willy MEYER (GUE/NGL) ont participé à la conférence organisée le 17 avril au Parlement européen où l’ASDHOM était invitée pour parler des prisonniers politiques marocains. Le cas urgent des grévistes de la faim les a interpellés. Ils ont décidé de mettre la primature marocaine devant Extrait de leur lettre :
« Alors que nous avons célébré la semaine dernière la journée internationale des prisonniers politiques, nous voulons donc tout particulièrement vous alerter sur la situation de ces jeunes gens et plaider pour leur libération et notamment pour celles de Tarek Hammani et Abdessamad Haidour (prison de Taza, en grève de la faim depuis le 3 mars), de Hassan Koukou, Soufiane Sghéri, Mounir Ait Khafou, Mohamed Eloualki et Hassan Ahmouch (prison de Meknès, en grève de la faim depuis le 11 mars) ainsi que de Tarek Jaïbi, Mohamed Saleh, Younes Erroufi et Hicham Boughlad (prison de Fès, en grève de la faim depuis le 26 mars). »

COMMUNIQUE DE L’AFASPA, Bagnolet, 8/5/2013

*Leur nombre ne cesse d'augmenter. En dépit de  quelques libérations ils sont actuellement 219 prisonniers politiques comptabilisés. (ndlr)

Pour vous inscrire à notre liste de diffusion "Assawra"
faites la demande à l’adresse : Assawra1-subscribe@yahoogroupes.fr

mercredi 1 mai 2013

1er mai : appei des immigrés de l'ODTIM


APPEL 1 er MAI
   
Nous Aimons le Maroc, Nous travaillons au Maroc, respectez nos droits humains et socioéconomiques !
La classe ouvrière dans le monde célèbre le 1 mai, la journée mondiale du travail. L'Organisation démocratique des travailleurs Immigrés au Maroc comme faisant partie intégrante de la classe ouvrière marocain, menée par l'Organisation démocratique du travail commémore le 1er mai 2013 après une année de son existence  en tant que première et Unique syndicat au Maroc et sur le continent africain et les pays du Maghreb et le monde arabe qui encadre les travailleurs migrants.
En effet, des milliers de travailleurs, travailleuses immigrés, exilés et sans papiers, toutes catégories sociaux-professionnelles confondues  contribuent  pour le développement du Maroc. Parmi lesquels des ouvriers de chantiers, des boulangers, Enseignants, Médecins et autres qui participent  tant  soit peu à l’économie du Royaume. Mais leurs conditions de vie et du travail  sont  souvent précaires  et d’autres souffrent toujours de difficultés d’intégration et de régularisation. Et ce malgré les espoirs donnés par la nouvelle constitution et  le changement du gouvernement issu de la première élection après la réforme constitutionnelle.
Aujourd’hui, la situation des migrants au Maroc reste marquée par la continuité…  Des milliers de migrants vivent dans des conditions lamentables et inhumaines Plusieurs cas de violations des droits humains à l’encontre des personnes migrantes sont constatés : des licenciements abusifs, le refus de donner des autorisations de travail, l’exploitation des femmes migrantes travailleuses domestiques,… sont  signalés. des centaines de migrants  sont arrêtés et reconduits aux frontières algériennes et mauritaniennes …, Les tentatives de passage à l’autre rive de la méditerranée  se solde généralement par des morts.
l’Organisation Démocratique des Travailleurs Immigrés au Maroc (Odt), appel tous ses adhérents,  travailleurs et travailleuses immigrés, dans les différents secteurs professionnels, Ainsi que ces Alliés dans la lutte du respect des droits socio-économiques et culturels des migrants au Maroc : ( ALEC-MA, LA VOIX DES FEMMES, REMOFIME, COCAM, CMSM … et les associations communautaires, étudiant(e)s étrangers, sympathisant(e)s …), à se mobiliser  pour sortir en masse pour une nouvelle fois pour fêter cet événement international et exprimer de vive voix nos doléances et nos attentes du gouvernement et des autorités compétentes marocaines ; et réaffirmer nos revendications Sous le slogan : « Nous Aussi, Nous Avons des Droits »:
-  Nous voulons La régularisation collective ; parce que nous sommes plusieurs milliers à travailler et à vivre au Maroc depuis de nombreuses années. Sans le visa de travail nous sommes à la merci de l’exploitation et démunis de la  protection sociale ;
-  Nous voulons un moratoire immédiat contre les expulsions massives et/ou individuelles et le respect de nos droits fondamentaux ;
-  Nous voulons que nos enfants, nos femmes enceintes, et nos malades soient soignés comme tout être humain et que nous puissions être pris en compte dans le programme RAMED ainsi que le droit à la scolarisation de nos enfants ;
-  Nous appelons, solennellement, à tous les épris (e) de justice et les démocrates du Maroc, de nos pays d’origine et partout dans le monde à soutenir notre épineuse démarche de régularisation de tous les  sans-papiers  au Maroc et dans tous les pays du Maghreb.
-  Nous exhortons le Gouvernement Marocain à mettre en place une politique migratoire humaine qui respect les conventions internationales ratifiées.
Venez nombreux manifester ! Venez dire :
NON à la politique migratoire inhumaine, NON à l’exploitation, NON aux refoulements !
OUI à la politique migratoire humaine, OUI à la régularisation !
Agissons tous ensemble pour le respect de nos droits
Nous Aimons le Maroc, Nous travaillons au Maroc, respectez nos droits humains et socioéconomiques !
Vive l’Odt centrale syndicale militante démocratique et progressiste
Participons massivement à la marche centrale de l’Odt
(Rabat / place Bab Al-Had le Mercredi 1 Mai 2013 à partir de 9h du matin
 Marcel  AMIYETO
   

-----La pièce jointe associée suit-----


--