L'ONG internationale Human Rights Watch a réagi lundi quant à l’adoption au
Parlement de la loi n° 19.12 relative aux conditions de travail et d'emploi des
travailleurs domestiques. Le bureau MENA de l’ONG qualifie la loi de « révolution
» mais souligne l’insuffisance de ses nouvelles dispositions.
On l’imagine déjà comme une « révolution ». La nouvelle
loi régulant le travail domestique adoptée mardi 26 juillet pourrait aider à
protéger des milliers de femmes et de filles contre l'exploitation et les abus,
estime le bureau MENA (Middle East and North Africa) de Human Rights Watch
(HRW). Un texte législatif qu’Ahmed Benchemsi, directeur de la communication et
du plaidoyer du bureau régional de HRW, a en effet qualifié de «
révolutionnaire pour les travailleuses domestiques au Maroc » dans un communiqué.
L’ONG rappelle la
situation des travailleuses domestiques avant l’adoption de la loi 19.12,
insistant sur le fait qu’elles étaient initialement exclues du Code du travail,
« ce qui les laissait sans droits légaux en termes de salaire minimum et de
nombre d’heures de travail, et sans jour de repos hebdomadaire ».
