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jeudi 21 novembre 2013

Témoignage Philippines : "Ma maison s'est envolée en seulement quelques minutes".

Solidarités InternationalRenaud Douci, notre reporter terrain, a rencontré Tina Amandi, rescapée du cyclone Haiyan avec sa famille. Nous souhaitons partager ce moment avec vous.
" Ma maison était faite de bois et de feuilles de cocotier. Nous sommes sortis tout de suite quand les vents ont soufflé. Elle s'est envolée en seulement quelques minutes. Avec mes enfants et mon mari, nous nous sommes réfugiés chez une voisine le temps que le cyclone passe. Sa maison a tenu par miracle. Le bateau de mon mari, pêcheur, a lui aussi été détruit aussi vite qu'on déchire du papier.
Tina Amandi, rescapée du cycloneDepuis 10 jours maintenant, nous vivons ici dans cette maison qui appartient à la municipalité. Nous sommes plus de 10 familles, soit plus de 60 personnes dans à peine 70 m².
SOLIDARITÉS INTERNATIONAL a fait une analyse de l'eau dont nous disposons grâce à une pompe qui a tenue. Elle est potable. Nous avons du riz que nous distribue le gouvernement. Mais ce que nous voulons tous ici, c'est reconstruire nos maisons, avoir de quoi prendre soin des nôtres et les protéger. "

Je fais un donNos équipes sont aux côtés des familles comme celle de Tina, pour les aider à retrouver au plus vite un abri.
Pour en savoir plus sur nos actions, cliquez ici.

Merci beaucoup pour votre soutien,

Renaud Douci
SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

vendredi 7 décembre 2012

Travail des domestiques étrangères et marocaines au Maroc

Exploitation et violences minent le secteur

Par Salma Raiss et Kisito Ndour ,

Des domestiques philippines ont témoigné de cas d'exploitation et de maltraitance dans l'exercice de leur métier au Maroc, mercredi à Rabat, lors d'une conférence de presse organisée par l'Organisation démocratique du travail. Une situation qui concerne la majorité d'entre elles, mais aussi d'autres domestiques étrangères telles que les Sénégalaises, sans oublier les petites bonnes marocaines, elles aussi victimes du même traitement.

Au Maroc,  60.000 à 80.000 filles mineures travaillent comme domestiques, selon Human Rights Watch. /DR
Au Maroc, 60.000 à 80.000 filles mineures travaillent
 comme domestiques, selon Human Rights Watch. /DR
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Nombre de domestiques au Maroc sont victimes d'exploitation et de mauvais traitements. Mercredi, lors d'une conférence de presse organisée à Rabat par l'Organisation démocratique du travail (ODT), des domestiques philippines employées au Maroc ont témoigné de la violence dont elles sont victimes de la part de leurs employeurs.
“J'ai été séquestrée chez une dame qui avait confisqué mon passeport. Pour le récupérer, elle m'a dit que je devais lui donner 4.000 dollars”, a affirmé Analissa Dalambines, une jeune Philippine. “Je suis prête à abandonner mon salaire de deux ans et demi et retourner dans mon pays”, a-t-elle ajouté avant de lancer: “mon employeur m'a violée”.
Présent à cette conférence de presse, le consul honoraire des Philippines, Porto Joselito, a affirmé que le Maroc comptait “près de 3.000 jeunes domestiques philippines”. “La majorité d'entre elles sont victimes de mauvais traitements et d'exploitation, y compris sexuelle”, a-t-il accusé.

Et les domestiques sénégalaises ?
L'exploitation et le mauvais traitement, les domestiques sénégalaises au Maroc en sont également victimes, même si le consul général du Sénégal à Casablanca, Cheikh Tidiane Sal, qui nous a accordé un entretien hier, ne veut pas généraliser.
À la question, est-ce que les domestiques sénégalaises sont victimes de violences de la part de leurs employeurs, M. Sal répond: “Il m'est difficile de répondre par oui, car cela équivaudrait à traduire le fait comme un phénomène permanent et quasi-général, et répondre par non ne correspondrait pas à la réalité.”
“Le phénomène de violence relève d'une forme de tromperie, en fait, sur les termes même du contrat. En général, les employeurs font croire aux domestiques qu'elles vont faire du travail de nurserie, ou s'occuper juste de la maison à une heure définie. Mais souvent quand elles débarquent, on les fait travailler du matin au soir sans arrêt, sans leurs laisser l'espace de liberté qui sied”, explique M. Sal.

Des réseaux d'intermédiaires
Le consul de préciser que “quand la personne n'a pas la possibilité de sortir ne serait-ce qu'une fois par semaine, ou une fois toutes les deux semaines, on peut considérer que c'est une forme de violence”.
Cheikh Tidiane Sal reconnaît également que des employeurs confisquent les passeports de leurs domestiques sur recommandations de réseaux d'intermédiaires sénégalais et marocains, qui ne cherchent qu'à rentabiliser leur investissement à travers cette pratique.
“Le phénomène est complexe. Il y a nos propres compatriotes qui jouent les intermédiaires, qui démarchent eux-mêmes les filles pour les amener et les placer chez des employeurs, qui leurs recommandent de confisquer le passeport de la domestique. C'est une forme de pression qu'on exerce sur la personne pour l'obliger à faire ce qu'on veut.”
                                                   Cheikh Tidiane Sal, consul général du Sénégal au Maroc.
Le consul précise qu'“assez souvent, nous recueillons dans nos locaux, des filles qui partent de chez leur employeur en laissant bagages et salaires”. “Il est arrivé qu'une employée échange des coups pour se défendre, mais ce ne sont pas des situations qu'on vit habituellement”, ajoute M. Sal.
Dans pareil cas, affirme le consul, “nous disposons de moyens de pression morale parce que quand les gens sont conscients que le consulat s'implique, ils deviennent plus prudents. Et souvent nous aboutissons à des solutions heureuses.”
Le consul confie également interpeller souvent les autorités locales pour parer à pareille situation.

Les domestiques marocaines aussi
Cependant, l'exploitation et les mauvais traitements ne sont pas l'apanage des domestiques étrangères. Les filles marocaines, mineures pour la plupart, en font également les frais.
Le dernier rapport de Human Rights Watch (HRW), paru en novembre, indique que la majorité des filles domestiques interrogées travaillent dur pendant 12 heures par jour, 7 jours sur 7, pour des sommes insignifiantes.
La majorité des filles interrogées ont indiqué avoir été maltraitées à la fois physiquement et verbalement par leurs employeurs. Certaines d’entre elles ont fait état de harcèlement ou agression sexuelle de la part de membres masculins du foyer les employant.
Selon une étude de HRW, effectuée en 2005, pas moins de 66.000 petites filles sont employées comme personnels de maison au Maroc. Aujourd’hui, aucune amélioration de la situation n’a été constatée, même si, pour le Collectif associatif pour l'éradication du travail des petites bonnes, leur nombre a été réduit de moitié en 2012, puisqu'elles ne sont plus que 30.000, alors que HRW maintient qu'il y a entre 60.000 et 80.000.

Conventions de partenariat avec les associations
Quoiqu’il en soit, les chiffres sont alarmants, et ne laissent pas indifférentes les associations militant pour les droits de l’Homme et des enfants.
Ces dernières appellent à l’harmonisation des lois marocaines avec la convention internationale des droits des enfants ainsi qu'à l’ensemble des conventions internationales relatives au travail, auquel le Maroc a pourtant adhéré.
Dans ce cadre, le ministère de l'Emploi et de la formation professionnelle a signé, mercredi à Rabat, des conventions de partenariat avec huit associations opérant dans la lutte contre le travail des enfants.
Lors de cette cérémonie, le ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle, Abdelouahed Souhail, a souligné que l'adoption du plan d'action national pour l'enfance 2006-2015, “Maroc digne de ses enfants”, donne la mesure de la détermination du gouvernement à combattre ce phénomène, vu ses retombées négatives sur l'effort de scolarisation, et pour aider à leur intégration dans la société.



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  Salah Elayoubi, fb
La tragédie des Philippines au Maroc !
Eric Becker , fb
Je connais des femmes d’Afrique de l'ouest qui sont également abusées au Maroc, pour limiter les risques avec les petites bonnes, ces "patrons" s'en prennent à des étrangères !!!
  https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=BNtMagpx6Pg#!


























































samedi 16 janvier 2010

Le prix Nobel alternatif Nicanor Perlas rentre dans la course à la présidence philippine


Bonne nouvelle pour la démocratie et pour les idées écologistes et humanistes : Nicanor Perlas, prix Nobel alternatif 2003, a été réintégré dans la liste officielle des 10 candidats à la présidentielle des Philippines.
par Frédéric Vanpoulle, pour le groupe francophone de soutien à Nicanor Perlas, 16/1/2010
La campagne internationale de protestation a certainement joué un rôle : 2060 citoyens d'une cinquantaine de pays avaient signé une pétition et interpellé la commission philippine.
Parmi eux, on pouvait voir des personnalités comme Chico Whitaker co-fondateur du forum social mondial, prix Nobel alternatif,2 autres prix Nobel alternatif, et José Bové. Bob Brown leader des verts australiens et " les Verts" ( France) avait publiés des communiqués. Cyberacteurs avait aussi relayé l'information et la campagne à laquelle 3324 d'entre vous ont participé
Nous invitons chacun à s'intéresser aux idées défendues par Nicanor Perlas : c'est vraiment une vision d'avenir mobilisatrice s'appuyant non-seulement par des actions politiques mais aussi par des actions et des coopérations dans les champs de la culture ( éducation, société civile) et de l'économie. Bien sûr les questions écologiques, de lutte contre la pauvreté et contre la corruption sont centrales dans une plateforme politique impressionnante pour un vrai développement humain et durable authentique. Les concepts de coopération tri-sectoriels et de tri-articulation sociale y sont présentés et y montrent leur potentiel
Les philippins auront ainsi un vrai choix pour prendre en main leur destin, en harmonie avec le reste de la planète. Des idées véritablement dignes du 21me siècle vont grandir et elles concernent le monde entier.

ps : merci à tout ceux qui ont participé à cette campagne, merci à tout ceux qui relaieront ces informations.


vendredi 18 septembre 2009

Une occupation militaire qui ne dit pas son nom

Philippines –USA : Dix ans de VFA (Accord sur les forces en visite), une évaluation
par Roland G. SIMBULAN

MANILLE – La présence de soldats usaméricains lourdement armés jusque dans les campagnes philippines les plus reculées fait désormais partie du paysage local. Nous marquons, cette année, les dix ans (1999-2009) de l’Accord sur les forces en visite (VFA – Visiting Forces Agreement), ratifié par le Sénat des Philippines le 27 mai 1999, accord qui a fait de nos campagnes une zone de tir libre pour les « exercices militaires conjoints » utilisant des munitions réelles et de l’artillerie qui a tué, blessé ou mutilé nos gens, y compris des enfants. Ces forces étrangères sont entrées en territoire philippin sans passeports ni visas, sans autorisations de la part de nos douanes ni de la part de nos autorités d’immigration, sans mise en quarantaine de la part de nos autorités sanitaires, et sans permis, ni immatriculation pour conduire leurs véhicules dans notre pays. Elles ont échappé à la justice après avoir commis des meurtres, des tentatives de meurtre, des viols, des harcèlements de nos femmes, des mauvais traitements de nos compatriotes et la destruction de notre environnement. Un document appelé l’Accord sur les forces en visite (VFA) leur a donné le droit de faire tout cela.


Plus de 40.000 soldats usaméricains sont ainsi entrés en territoire philippin dans plus de 25 provinces depuis l’entrée en vigueur du VFA en 1999. Ils sont arrivés dans plus de 78 vaisseaux et flotilles de la marine usaméricaine, comptant des porte-avions avec des armes nucléaires, des croiseurs, des sous-marins –tout cela en violation flagrante de la Constitution des Philippines qui interdit l’entrée d’armes nucléaires dans une partie quelconque du pays.


Le VFA est la plus grave anomalie dont souffrent nos relations étrangères aujourd’hui, 17 ans après le démantèlement historique des bases militaires usaméricaines en 1992. C’est un document éhonté à sens unique, puisqu’il n’est pas réciproque. Il va à l’encontre de la disposition constitutionnelle des Philippines qui prévoit « une égalité de la protection légale» par le simple fait qu’il assure des droits et privilèges spéciaux à des forces armées étrangères sur le territoire des Philippines. Le VFA a été une indignité envers notre peuple, un travestissement pour nos droits et notre État de droit. C’est pourquoi les Philippins de tous les milieux, partout dans le pays, continuent à manifester contre le soi-disant traité. Il nous rappelle que nous ne sommes pas encore vraiment souverains sur notre propre territoire en tant que nation.


Le VFA est par conséquent un mauvais exemple pour les autres accords militaires proposés ou en instance avec les autres pays tel que le Statut philippino-australien de l’Accord des forces en visite qui est toujours en examen au Sénat, ou les projets d’accord avec Singapour et la Nouvelle-Zélande. Ces derniers utilisent ostensiblement le VFA avec les USA comme modèle.


Le VFA est-il légal et constitutionnel ?


Il est clair que les décisions de la Cour Suprême en 2000 et 2009 sur le VFA ne permettent que des exercices militaires conjoints comme Balikatan (épaule contre épaule), ainsi que des exercices d’entraînement de petites unités mixtes. Elle n’accorde pas de droits pour la construction de bases ou d’installations pour des forces US de passage en visite aux Philippines. Elle n’autorise pas non plus les forces US à prendre part à des opérations de contre-insurrection dans le pays.


Protestation contre le VFA, 2008

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Original : Bulatlat-Ten Years of the VFA: An Assessment

TAMAZIGHT Filippin: Iγallen imarikaniyen "inebgawen"

DEUTSCH Die Militärbesatzung der Philippinen durch die US-Armee: eine unendliche Geschichte?