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Ma maison était faite de bois et de feuilles de cocotier. Nous sommes sortis
tout de suite quand les vents ont soufflé. Elle s'est envolée en seulement
quelques minutes. Avec mes enfants et mon mari, nous nous sommes réfugiés chez
une voisine le temps que le cyclone passe. Sa maison a tenu par miracle. Le
bateau de mon mari, pêcheur, a lui aussi été détruit aussi vite qu'on déchire du
papier.
SOLIDARITÉS
INTERNATIONAL a fait une analyse de l'eau dont nous disposons grâce à une pompe
qui a tenue. Elle est potable. Nous avons du riz que nous distribue le
gouvernement. Mais ce que nous voulons tous ici, c'est reconstruire nos maisons,
avoir de quoi prendre soin des nôtres et les protéger. "
Pour en savoir plus sur nos actions, cliquez ici. Merci beaucoup pour votre soutien, Renaud Douci SOLIDARITÉS INTERNATIONAL |
jeudi 21 novembre 2013
Témoignage Philippines : "Ma maison s'est envolée en seulement quelques minutes".
vendredi 7 décembre 2012
Travail des domestiques étrangères et marocaines au Maroc
Exploitation et violences minent le secteur
Des domestiques philippines ont témoigné de cas d'exploitation et de maltraitance dans l'exercice de leur métier au Maroc, mercredi à Rabat, lors d'une conférence de presse organisée par l'Organisation démocratique du travail. Une situation qui concerne la majorité d'entre elles, mais aussi d'autres domestiques étrangères telles que les Sénégalaises, sans oublier les petites bonnes marocaines, elles aussi victimes du même traitement.
“J'ai été séquestrée chez une dame qui avait confisqué mon passeport. Pour le récupérer, elle m'a dit que je devais lui donner 4.000 dollars”, a affirmé Analissa Dalambines, une jeune Philippine. “Je suis prête à abandonner mon salaire de deux ans et demi et retourner dans mon pays”, a-t-elle ajouté avant de lancer: “mon employeur m'a violée”.
Présent à cette conférence de presse, le consul honoraire des Philippines, Porto Joselito, a affirmé que le Maroc comptait “près de 3.000 jeunes domestiques philippines”. “La majorité d'entre elles sont victimes de mauvais traitements et d'exploitation, y compris sexuelle”, a-t-il accusé.
À la question, est-ce que les domestiques sénégalaises sont victimes de violences de la part de leurs employeurs, M. Sal répond: “Il m'est difficile de répondre par oui, car cela équivaudrait à traduire le fait comme un phénomène permanent et quasi-général, et répondre par non ne correspondrait pas à la réalité.”
“Le phénomène de violence relève d'une forme de tromperie, en fait, sur les termes même du contrat. En général, les employeurs font croire aux domestiques qu'elles vont faire du travail de nurserie, ou s'occuper juste de la maison à une heure définie. Mais souvent quand elles débarquent, on les fait travailler du matin au soir sans arrêt, sans leurs laisser l'espace de liberté qui sied”, explique M. Sal.
Cheikh Tidiane Sal reconnaît également que des employeurs confisquent les passeports de leurs domestiques sur recommandations de réseaux d'intermédiaires sénégalais et marocains, qui ne cherchent qu'à rentabiliser leur investissement à travers cette pratique.
Dans pareil cas, affirme le consul, “nous disposons de moyens de pression morale parce que quand les gens sont conscients que le consulat s'implique, ils deviennent plus prudents. Et souvent nous aboutissons à des solutions heureuses.”
Le consul confie également interpeller souvent les autorités locales pour parer à pareille situation.
Le dernier rapport de Human Rights Watch (HRW), paru en novembre, indique que la majorité des filles domestiques interrogées travaillent dur pendant 12 heures par jour, 7 jours sur 7, pour des sommes insignifiantes.
La majorité des filles interrogées ont indiqué avoir été maltraitées à la fois physiquement et verbalement par leurs employeurs. Certaines d’entre elles ont fait état de harcèlement ou agression sexuelle de la part de membres masculins du foyer les employant.
Selon une étude de HRW, effectuée en 2005, pas moins de 66.000 petites filles sont employées comme personnels de maison au Maroc. Aujourd’hui, aucune amélioration de la situation n’a été constatée, même si, pour le Collectif associatif pour l'éradication du travail des petites bonnes, leur nombre a été réduit de moitié en 2012, puisqu'elles ne sont plus que 30.000, alors que HRW maintient qu'il y a entre 60.000 et 80.000.
Ces dernières appellent à l’harmonisation des lois marocaines avec la convention internationale des droits des enfants ainsi qu'à l’ensemble des conventions internationales relatives au travail, auquel le Maroc a pourtant adhéré.
Dans ce cadre, le ministère de l'Emploi et de la formation professionnelle a signé, mercredi à Rabat, des conventions de partenariat avec huit associations opérant dans la lutte contre le travail des enfants.
Lors de cette cérémonie, le ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle, Abdelouahed Souhail, a souligné que l'adoption du plan d'action national pour l'enfance 2006-2015, “Maroc digne de ses enfants”, donne la mesure de la détermination du gouvernement à combattre ce phénomène, vu ses retombées négatives sur l'effort de scolarisation, et pour aider à leur intégration dans la société.
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samedi 16 janvier 2010
Le prix Nobel alternatif Nicanor Perlas rentre dans la course à la présidence philippine
Nous invitons chacun à s'intéresser aux idées défendues par Nicanor Perlas : c'est vraiment une vision d'avenir mobilisatrice s'appuyant non-seulement par des actions politiques mais aussi par des actions et des coopérations dans les champs de la culture ( éducation, société civile) et de l'économie. Bien sûr les questions écologiques, de lutte contre la pauvreté et contre la corruption sont centrales dans une plateforme politique impressionnante pour un vrai développement humain et durable authentique. Les concepts de coopération tri-sectoriels et de tri-articulation sociale y sont présentés et y montrent leur potentielvendredi 18 septembre 2009
Une occupation militaire qui ne dit pas son nom
par Roland G. SIMBULAN
MANILLE – La présence de soldats usaméricains lourdement armés jusque dans les campagnes philippines les plus reculées fait désormais partie du paysage local. Nous marquons, cette année, les dix ans (1999-2009) de l’Accord sur les forces en visite (VFA – Visiting Forces Agreement), ratifié par le Sénat des Philippines le 27 mai 1999, accord qui a fait de nos campagnes une zone de tir libre pour les « exercices militaires conjoints » utilisant des munitions réelles et de l’artillerie qui a tué, blessé ou mutilé nos gens, y compris des enfants. Ces forces étrangères sont entrées en territoire philippin sans passeports ni visas, sans autorisations de la part de nos douanes ni de la part de nos autorités d’immigration, sans mise en quarantaine de la part de nos autorités sanitaires, et sans permis, ni immatriculation pour conduire leurs véhicules dans notre pays. Elles ont échappé à la justice après avoir commis des meurtres, des tentatives de meurtre, des viols, des harcèlements de nos femmes, des mauvais traitements de nos compatriotes et la destruction de notre environnement. Un document appelé l’Accord sur les forces en visite (VFA) leur a donné le droit de faire tout cela.
Plus de 40.000 soldats usaméricains sont ainsi entrés en territoire philippin dans plus de 25 provinces depuis l’entrée en vigueur du VFA en 1999. Ils sont arrivés dans plus de 78 vaisseaux et flotilles de la marine usaméricaine, comptant des porte-avions avec des armes nucléaires, des croiseurs, des sous-marins –tout cela en violation flagrante de la Constitution des Philippines qui interdit l’entrée d’armes nucléaires dans une partie quelconque du pays.
Le VFA est la plus grave anomalie dont souffrent nos relations étrangères aujourd’hui, 17 ans après le démantèlement historique des bases militaires usaméricaines en 1992. C’est un document éhonté à sens unique, puisqu’il n’est pas réciproque. Il va à l’encontre de la disposition constitutionnelle des Philippines qui prévoit « une égalité de la protection légale» par le simple fait qu’il assure des droits et privilèges spéciaux à des forces armées étrangères sur le territoire des Philippines. Le VFA a été une indignité envers notre peuple, un travestissement pour nos droits et notre État de droit. C’est pourquoi les Philippins de tous les milieux, partout dans le pays, continuent à manifester contre le soi-disant traité. Il nous rappelle que nous ne sommes pas encore vraiment souverains sur notre propre territoire en tant que nation.
Le VFA est par conséquent un mauvais exemple pour les autres accords militaires proposés ou en instance avec les autres pays tel que le Statut philippino-australien de l’Accord des forces en visite qui est toujours en examen au Sénat, ou les projets d’accord avec Singapour et la Nouvelle-Zélande. Ces derniers utilisent ostensiblement le VFA avec les USA comme modèle.
Le VFA est-il légal et constitutionnel ?
Il est clair que les décisions de la Cour Suprême en 2000 et 2009 sur le VFA ne permettent que des exercices militaires conjoints comme Balikatan (épaule contre épaule), ainsi que des exercices d’entraînement de petites unités mixtes. Elle n’accorde pas de droits pour la construction de bases ou d’installations pour des forces US de passage en visite aux Philippines. Elle n’autorise pas non plus les forces US à prendre part à des opérations de contre-insurrection dans le pays.
Protestation contre le VFA, 2008
TAMAZIGHT Filippin: Iγallen imarikaniyen "inebgawen"
DEUTSCH Die Militärbesatzung der Philippinen durch die US-Armee: eine unendliche Geschichte?

