Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est exploitation illégale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est exploitation illégale. Afficher tous les articles

mardi 16 décembre 2014

La plate-forme belliqueuse est arrivée au port de Las Palmas



atwood_achiever_16.12.2014_b_610.jpg

Le navire de forage le Atwood Achiever est entré aujourd'hui dans le port de Las Palmas, dans les Îles Canaries. Là, il va faire ses derniers réglages avant de commencer le forage au Sahara Occidental occupé.
Mis à jour le: 16/12/2014  

Avant la fin de l'année aura lieu le premier forage au Sahara Occidental occupé.
Le forage débutera en violation du droit international, tel que décrit par le Conseiller juridique des Nations Unies.

"Aucun État ne reconnaît ces eaux comme marocaines, et ce forage est jugé illégale par l'ONU. Cette plate-forme symbolise la pire espèce imaginable d'opération de forage, c'est tout simplement le vol de la richesse d'un peuple. Elle contribuera directement à saboter les pourparlers de paix de l'ONU ", a déclaré Erik Hagen, président de Western Sahara Resource Watch (WSRW).

La plate-forme va forer entre le Sahara Occidental et les îles Canaries, dans les eaux du Sahara Occidental, à plus de deux kilomètres de profondeur. Aucune étude environnementale n'a encore été publiée, et les océanographes de l'université de Las Palmas de Gran Canaria ont averti qu'une marée noire irait directement sur les plages des Canaries.

"Ce forage a lieu en dehors des eaux nationales marocaines. Alors, qui va payer la facture s'il y a un déversement de pétrole sur les plages des Canaries? L'absence de cadre juridique et l'emplacement ultraprofond du forage constituent un risque élevé pour les Canaries. Il est curieux de voir que le gouvernement des Canaries permet l'utilisation de son port de Las Palmas pour faciliter un tel projet kamikaze ", a déclaré Hagen.

Le peuple du Sahara Occidental a manifesté à de nombreuses reprises contre les projets du gouvernement marocain d'effectuer ce premier forage au Sahara Occidental. Kosmos n'a pas sollicité le consentement du peuple du territoire.

Pour en savoir plus sur le fonctionnement dangereux et controversé, lire notre rapport "Une plate-forme pour un conflit".

atwood_achiever_16.12.2014_610.jpg

  
  

vendredi 13 juin 2014

Kosmos energy annonce la première huile de forage de Boujdour




Kosmos Energy annonce la première huile de forage  de Boujdour. En  octobre la société Kosmos Energy va forer un puits d'exploration pétrolière à Boujdour, au large de la côte du Sahara occidental. Kosmos Energy travaille avec et au profit du gouvernement marocain. Et ses partenaires dans ce processus sont le « Kern », dit "Atwood

Ce que veut  faire cette société  est illégal, interdit par le droit international,  la colonie du Sahara occidental  est  non autonome. Le roi  a
besoin de l' approbation pour l'exploitation qui ne peut se faire que pour le bénéfice des Sahraouis,  ces conditions sont obligatoires 

.
En d'autres termes, conformément au droit international, selon le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires juridiques Hans Corell,  les "autres activités dans l'exploration ou l'exploitation, sans égard pour les intérêts et selon les souhaits du peuple du Sahara occidental ,constitueraient une violation des principes du droit international applicables aux activités minières dans des territoires non autonomes."

Kosmos Corporation a annoncé que les plans sont conformes au droit international et s'est engagé à traiter sur le plan éthique, notant que la découverte du pétrole profite positivement à la population sahraouie.

Ces données sont fausses, quelles que soient les justifications fournies par l'entreprise à l'occupant marocain sur des hypothèses concernant l'utilisation par la population sahraouie. Et qu'aucun autre engagement ne sert à légitimer ce commerce, en dehors des Sahraouis. Ces derniers se situeront uniquement au moyen d'un référendum,  or ils vivent dans les zones occupées, dans les camps de réfugiés en Algérie ou en exil à travers le monde

.
 Certains étrangers veulent croire aux mensonges du Maroc sur le profit positif et bénéfique au peuple sahraoui sans le consentement des Sahraouis. Ils devraient plutôt prendre conscience de la situation catastrophique, du manque de soins, d'éducation et des infrastructures dans les zones occupées.

La présence des colons est pour piller les richesses naturelles, celle du roi du Maroc, le maghzen et les officiers supérieurs.

Des représentants de la société civile  refusent  l'exploration et l'exploitation des ressources naturelles
dans le désert, dans les zones occupées par le Maroc. Ils protestent régulièrement contre la violence de la police marocaine .

Les Sahraouis manifestent depuis 2010  contre les activités de l'énergie de Kosmos dans les zones occupées. Par exemple récemment et depuis l'annonce des terrassements en octobre, était organisée la lutte contre Kosmos le 26 février , manifestations à Boujdour le 12 et le 20 avril et en Espagne le 15 avril.

Le 19 avril ont été filmées des déclarations demandant le départ de Kosmos et des lettres ont été envoyées avec les mêmes significations à la société le 15 avril (voir mon Observatoire international) pour la protection des richesses naturelles


Sultana Khaya, Président de l'Observatoire des droits de l'homme sahraouis et la protection des ressources naturelles de la bbogdor occupée a confirmé: "nous sommes contre l'exploitant les richesses, mais aussi contre les explorations. Si vous commencez à percer les opérations et a conduit à la découverte du pétrole, cela signifie que les efforts de l'ONU continuera d'être paralysé par l'oppression et de répression à l'encontre des Sahraouis "ensemble.

Les militants nous ont dit ils continueront de manifestations pour exprimer leur opposition à toutes les activités d'exploration et l'exploitation du pétrole, gaz et autres ressources naturelles au Sahara occidental n'est pas écouter d'eux et respecter leur volonté, malgré le négligé.

  Les Sahraouis n'ont pas cessé leurs manifestations. Ces manifestants ont enregistré la désapprobation des Sahraouis et aboli toutes les justifications fournies par Kosmos sur la légalité de leurs activités.

Règles de fonctionnement de l'énergie de Kosmos doivent être établies par les travailleurs de Bogdor gardées par l'armée, la gendarmerie, les Marocains.

Le solde indiqué montre que le Maroc n'a pas tout intérêt à négocier une solution en cas de découverte du pétrole. En effet, le Maroc est un des pays plus pauvres du monde dans le domaine de l'énergie au point qu'il importe, selon la Banque mondiale, 95 % de ses besoins.

Du côté du désert, l'Organisation internationale "Observatoire international pour la protection des ressources naturelles a  en particulier condamné le projet Kosmos, ajoutant, « si le Maroc a vraiment le désir de consulter les habitants du Sahara occidental il doit donc coopérer avec les Nations Unies dans le but d'un référendum d'autodétermination ».

En revanche le Président Eric Hagen  de l'Observatoire
, a demandé le mécanisme pour le Maroc c'est à dire de consulter la population locale si la moitié des Sahraouis vit dans les camps de réfugiés.

Les organisations de la société civile dans le désert à propos de l'Observatoire, avaient été contactés à  par la société.

Par ailleurs, Reuters a rapporté que Kosmos, Total Français veut son  débat au Sahara occidental. La société Française est le partenaire du Maroc dans la zone maritime « anzran » au sud du Sahara occidental .

L'équipe médias désert "Equipe médias http://apsoinfo.blogspot.fr/2014/05/em-1er-forage-pour-kosmos-energy-en.html 31 mai 2014 (Traduit par Bing))

vendredi 7 décembre 2012

Travail des domestiques étrangères et marocaines au Maroc

Exploitation et violences minent le secteur

Par Salma Raiss et Kisito Ndour ,

Des domestiques philippines ont témoigné de cas d'exploitation et de maltraitance dans l'exercice de leur métier au Maroc, mercredi à Rabat, lors d'une conférence de presse organisée par l'Organisation démocratique du travail. Une situation qui concerne la majorité d'entre elles, mais aussi d'autres domestiques étrangères telles que les Sénégalaises, sans oublier les petites bonnes marocaines, elles aussi victimes du même traitement.

Au Maroc,  60.000 à 80.000 filles mineures travaillent comme domestiques, selon Human Rights Watch. /DR
Au Maroc, 60.000 à 80.000 filles mineures travaillent
 comme domestiques, selon Human Rights Watch. /DR
Agrandir
Nombre de domestiques au Maroc sont victimes d'exploitation et de mauvais traitements. Mercredi, lors d'une conférence de presse organisée à Rabat par l'Organisation démocratique du travail (ODT), des domestiques philippines employées au Maroc ont témoigné de la violence dont elles sont victimes de la part de leurs employeurs.
“J'ai été séquestrée chez une dame qui avait confisqué mon passeport. Pour le récupérer, elle m'a dit que je devais lui donner 4.000 dollars”, a affirmé Analissa Dalambines, une jeune Philippine. “Je suis prête à abandonner mon salaire de deux ans et demi et retourner dans mon pays”, a-t-elle ajouté avant de lancer: “mon employeur m'a violée”.
Présent à cette conférence de presse, le consul honoraire des Philippines, Porto Joselito, a affirmé que le Maroc comptait “près de 3.000 jeunes domestiques philippines”. “La majorité d'entre elles sont victimes de mauvais traitements et d'exploitation, y compris sexuelle”, a-t-il accusé.

Et les domestiques sénégalaises ?
L'exploitation et le mauvais traitement, les domestiques sénégalaises au Maroc en sont également victimes, même si le consul général du Sénégal à Casablanca, Cheikh Tidiane Sal, qui nous a accordé un entretien hier, ne veut pas généraliser.
À la question, est-ce que les domestiques sénégalaises sont victimes de violences de la part de leurs employeurs, M. Sal répond: “Il m'est difficile de répondre par oui, car cela équivaudrait à traduire le fait comme un phénomène permanent et quasi-général, et répondre par non ne correspondrait pas à la réalité.”
“Le phénomène de violence relève d'une forme de tromperie, en fait, sur les termes même du contrat. En général, les employeurs font croire aux domestiques qu'elles vont faire du travail de nurserie, ou s'occuper juste de la maison à une heure définie. Mais souvent quand elles débarquent, on les fait travailler du matin au soir sans arrêt, sans leurs laisser l'espace de liberté qui sied”, explique M. Sal.

Des réseaux d'intermédiaires
Le consul de préciser que “quand la personne n'a pas la possibilité de sortir ne serait-ce qu'une fois par semaine, ou une fois toutes les deux semaines, on peut considérer que c'est une forme de violence”.
Cheikh Tidiane Sal reconnaît également que des employeurs confisquent les passeports de leurs domestiques sur recommandations de réseaux d'intermédiaires sénégalais et marocains, qui ne cherchent qu'à rentabiliser leur investissement à travers cette pratique.
“Le phénomène est complexe. Il y a nos propres compatriotes qui jouent les intermédiaires, qui démarchent eux-mêmes les filles pour les amener et les placer chez des employeurs, qui leurs recommandent de confisquer le passeport de la domestique. C'est une forme de pression qu'on exerce sur la personne pour l'obliger à faire ce qu'on veut.”
                                                   Cheikh Tidiane Sal, consul général du Sénégal au Maroc.
Le consul précise qu'“assez souvent, nous recueillons dans nos locaux, des filles qui partent de chez leur employeur en laissant bagages et salaires”. “Il est arrivé qu'une employée échange des coups pour se défendre, mais ce ne sont pas des situations qu'on vit habituellement”, ajoute M. Sal.
Dans pareil cas, affirme le consul, “nous disposons de moyens de pression morale parce que quand les gens sont conscients que le consulat s'implique, ils deviennent plus prudents. Et souvent nous aboutissons à des solutions heureuses.”
Le consul confie également interpeller souvent les autorités locales pour parer à pareille situation.

Les domestiques marocaines aussi
Cependant, l'exploitation et les mauvais traitements ne sont pas l'apanage des domestiques étrangères. Les filles marocaines, mineures pour la plupart, en font également les frais.
Le dernier rapport de Human Rights Watch (HRW), paru en novembre, indique que la majorité des filles domestiques interrogées travaillent dur pendant 12 heures par jour, 7 jours sur 7, pour des sommes insignifiantes.
La majorité des filles interrogées ont indiqué avoir été maltraitées à la fois physiquement et verbalement par leurs employeurs. Certaines d’entre elles ont fait état de harcèlement ou agression sexuelle de la part de membres masculins du foyer les employant.
Selon une étude de HRW, effectuée en 2005, pas moins de 66.000 petites filles sont employées comme personnels de maison au Maroc. Aujourd’hui, aucune amélioration de la situation n’a été constatée, même si, pour le Collectif associatif pour l'éradication du travail des petites bonnes, leur nombre a été réduit de moitié en 2012, puisqu'elles ne sont plus que 30.000, alors que HRW maintient qu'il y a entre 60.000 et 80.000.

Conventions de partenariat avec les associations
Quoiqu’il en soit, les chiffres sont alarmants, et ne laissent pas indifférentes les associations militant pour les droits de l’Homme et des enfants.
Ces dernières appellent à l’harmonisation des lois marocaines avec la convention internationale des droits des enfants ainsi qu'à l’ensemble des conventions internationales relatives au travail, auquel le Maroc a pourtant adhéré.
Dans ce cadre, le ministère de l'Emploi et de la formation professionnelle a signé, mercredi à Rabat, des conventions de partenariat avec huit associations opérant dans la lutte contre le travail des enfants.
Lors de cette cérémonie, le ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle, Abdelouahed Souhail, a souligné que l'adoption du plan d'action national pour l'enfance 2006-2015, “Maroc digne de ses enfants”, donne la mesure de la détermination du gouvernement à combattre ce phénomène, vu ses retombées négatives sur l'effort de scolarisation, et pour aider à leur intégration dans la société.



--------------------------------------------------------------------
 



  Salah Elayoubi, fb
La tragédie des Philippines au Maroc !
Eric Becker , fb
Je connais des femmes d’Afrique de l'ouest qui sont également abusées au Maroc, pour limiter les risques avec les petites bonnes, ces "patrons" s'en prennent à des étrangères !!!
  https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=BNtMagpx6Pg#!


























































jeudi 18 août 2011

Maroc, mines d'argent d'Imiter : un trésor volé à la population

Par Ali Fkir, 18/8/2011
Les actionnaires de l'ONA sucent le sang 
de  la région
Les victimes réagissent
Imiter, (ou Imider) commune à 30 km de Tinghir, centre minier (l'argent) exploité par managem (ONA). Commune gérée par le PAM. 
Revendication des habitants :
-  réserver le travail pour les enfants de la région, 
-  mettre fin à la pollution (eaux des laveries...), 
-  mettre fin au pompage excessif des eaux de la nappe souterraine qui alimente la région,
-  assurer le transport des écoliers Imider-Tinghir.... Ramadan ou pas, la lutte ne jeûne pas

Ali Fkir (18/08/2011)
Vidéo de la marche organisée le 17 août 2011 par les habitant-es d'Imiter.

En savoir plus :

Imiter : Une mine d’argent avec une population locale dans la misère
Écrit par Tourtite Ahmed en mai 2010

Mine d'argent d'Imiter
Les travaux archéologiques les plus sérieux établissent que le gisement d’Imiter a fait l’objet d’une exploitation importante à partir des VIIème et IXème siècles. Il s’inscrit donc parmi ces mines d’argent dont la production a fondé la prospérité des principautés dynasties du Maroc, en favorisant leur commerce et leurs échanges monétaires avec l’Afrique noire. C’est à cette mine qu’Idriss 1er doit d’avoir pu frapper la première monnaie d’argent du royaume. Signe symbolique fort, puisque la frappe monétaire, et la constitution d’un trésor qu’elle induit, constituent les premières affirmations d’un Etat organisé au Maroc.

Les anciens ont abandonné un volume important de déchets stériles évalués en 1962 à 650 00 tonnes titrant 300g/T en argent. C’est ainsi que la société Métallurgique d’Imiter (SMI) fut créée en 1969 par le Bureau des Recherches et Participations Minières (BRPM).
Au début de sa création l’activité de la société était essentiellement concentrée sur la valorisation de ces déchets. Cette valorisation se faisait dans une usine de traitement hydrothérmométallurgique à base de cyanure.
La société a ensuite entrepris une vaste campagne de recherches qui ont abouti à la découverte d’importantes réserves de minerai, ce qui a permis dès 1978 de passer à la phase de l’exploitation souterraine.
Le plan de développement, entièrement conçu et réalisé par le BRPM, a non seulement atteint son objectif, mais la production de ces dernières années a enregistré des chiffres records dépassant les 200 tonnes d’argent métal et des chiffres d’affaires annuels à l’export de plus de 300 millions Dhs.
En 1996, la SMI est privatisée. Managem, holding minier du groupe ONA rachète 36,07% du capital. En 1997, le holding minier porte sa participation de 67% à 80% du capital en exerçant son option d’achat.
En 1999, une deuxième extension de l’usine a été mise en place en insérant le procédé de flottation entre la gravimétrie et la cyanuration. Ceci a permis d’augmenter la capacité de traitement à 1400T/j pour assurer une production annuelle de 300 T métal d’argent sous forme d’anodes.
La mine d’Imiter place le Maroc au premier rang africain et au 10ème rang mondial.
En Islam, le bien commun correspond à tout corps se trouvant au sein de la terre, comme les veines d’or et d’argent, le cuivre, le plomb, le soufre, le sel, le pétrole, ou dans la mer comme les perles, le corail, etc.
Le métal reste un bien commun de la population et de l’Etat et la zakat sur ce bien est de 20%.
La mine d’argent d’Imiter est un bien commun de la population et de l’Etat et l’Etat ne peut pas la privatiser. Elle peut seulement céder l’exploitation avec un pourcentage pour l’exploitant. Donc, Managem en tant qu’exploitant ne peut bénéficier que des droits d’exploitation et le seul prioritaire reste l’Etat.

La mine d’Imiter se trouve sur le territoire des communes d’Imiter et Timatrwine. Mais le développement de la mine n’a pas de retombées ni économiques ni sociales sur le développement durable de ces deux communes et de la région de Boumalne Dades. En plus leur nappe aquifère est asséchée par le pompage d’eau pour le traitement de l’argent dans l’usine. Seuls les déchets toxiques à base de cyanure sont stockés sur place et présentent un grand risque pour la population.

Normalement, 20% des bénéfices de la mine doivent revenir à la population locale ce qui représente une somme de 20 millions de dirhams si le bénéfice est de 100 millions de dirhams. C’est suffisant pour le développement durable de la population locale et de leur région.

La solution sécuritaire face au vol de l’argent perpétué dans la mine est une solution à court terme et ne peut résoudre ce problème qui dure depuis des années.
La solution peut venir d’une stratégie de développement durable qui fait sortir la population de la région de la misère. Managem en tant qu’exploitant de la mine d’Imiter doit faire bénéficier la population de la région des revenus de la mine et ça en partenariat avec les élus locaux par :
argent et amalgame d'argent. Imiter
-la création d’un centre de formation dans les métiers d’orfèvrerie de l’argent et d’un village de l’artisan organisé dans le cadre de coopératives qui regroupe diverses activités consistant notamment à transformer des matières premières naturelles, telles que la laine, la pierre, le cuir, le cuivre, l'argent, et les émaux de couleurs en produits utilitaires ou en objets d'art (bijoux, marbre, poterie….).
-l’intégration des diplômés locaux dans l’exploitation minière. Car c’est un facteur de considération pour la population locale.
-le développement de l’exploitation des substances industrielles telles que la Barytine, l’Oligiste…. La région possède un sous-sol rocheux extrêmement varié. On y trouve quasiment toutes les variétés de roches employées dans la construction : le calcaire, le granite, le basalte, le grès, le marbre…. L'extraction commerciale de pierre naturelle est une industrie importante mais elle est moins développée dans la région. La pierre extraite peut être utilisée dans l'industrie de la construction comme agrégats de béton et d'asphalte, comme matériau d'infrastructure dans la construction de route, comme blocaille et support de remblai, comme ballast de voie ferrée et routes et comme gravillons dans le stuc et la mosaïque..
-la valorisation de petits gisements non exploitables à l’échelle industrielle voire semi-industrielle.
-le développement du tourisme minier qui permet la réhabilitation des anciennes mines comme celle de Tiouit et le relancement de l’exploitation artisanale de cette mine par des anciens mineurs.
-la rémunération des agriculteurs locaux sur les pertes due à la surexploitation par la mine de la nappe aquifère.
- le recyclage des déchets à base de cyanure car c’est un poison pour la nappe, la population et la faune et la flore.
Le moment est venu pour le groupe ONA à travers sa filiale minière Managem de monter que c’est un groupe solidaire qui joue son rôle de leader dans la promotion des valeurs de citoyenneté et de responsabilité sociale.

lundi 26 juillet 2010

Maroc : « Bensmim » : l’eau est une source de vie, non une source de profits

Communiqué du secrétariat national d' ATTAC Maroc, Casablanca, 3/7/2010
La société « Brasseries du Maroc », appartenant au groupe mondial CASTEL (après acquisition des parts de la société SNI en 2003), a annoncé lors de son assemblé générale en session ordinaire du 14 juin 2010 sa récente acquisition de la société « Euro-africaine des eaux », société française qui tente depuis 10 ans de s’approprier l’eau de la source de Bensmim contre la volonté des villageois.
La société « Euro-africaine des eaux » bénéficiait depuis 2001 d'un contrat avec l’Etat pour l’exploitation de l'eau de la source de Bensmim à hauteur de 60% et ce alors que la population du village avait plusieurs fois exprimé son rejet de ce projet. En effet, ce projet constitue une menace pour leur ressource en eau, qui constitue la base de leur survie, étant donné que les activités des villageois reposent principalement sur l’agriculture et l’élevage et dépendent entièrement de l'eau.Malgré cette opposition, la société a
achevé la construction de l’usine d'embouteillage en coopération avec les autorités locales, qui n'ont pas hésité à réprimer la population et lancer des poursuites judicaire contre eux. Jusqu’à présent, sept habitants sont poursuivis devant les tribunaux et seront présentés le 08 Juillet prochain, devant la Cour d'appel de Meknès.
Nous, ATTAC Maroc, convaincus que l'eau est un bien public commun qui ne doit pas être soumise à la logique du marché, affirmons notre solidarité inconditionnelle avec la population de « Bensmim » et déclarons devant l'opinion publique nationale et internationale :
ü Nous appelons les autorités à lever l’ensemble des poursuites judiciaires à l’encontre de la population du village de Bensmim.
ü Nous nous opposons à l'exploitation de l'eau de la source de Bensmim par la société Brasseries du Maroc, le nouveau propriétaire, contre la volonté des villageois, les propriétaires effectifs de la source.
ü Nous mettons en garde contre les conséquences du contrôle de la source par une entreprise sur les risques d’épuisement des réserves en eau et sur les effets qui en découleraient sur les conditions de vie des habitants du village.
ü Nous appelons à l’arrêt de toute forme de privatisation directe ou indirecte par l’Etat des ressources en eau (Aïn Atlas, Aïn Sultan, Aïn Chefchaoun)
ü Nous appelons toutes les organisations militantes à soutenir les habitants et à œuvrer à l’ouverture d’un débat national autour de la question de la propriété des ressources en eau dans notre pays et de la gestion de ce bien vital, dont on sait officiellement qu’il se raréfiera dans les années à venir, les données officiel affirmant sa réduction dans les années à venir (moins de 600 mètres cube par personne à l’horizon 2020).